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J’étais si jolie, Katie Piper

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Quatrième de couverture :

Katie Piper était belle, jeune et insouciante jusqu’à ce qu’un homme l’asperge d’acide.

Défigurée après avoir connu le pire de la violence dans sa relation amoureuse, Katie a toute une vie à reconstruire. Un chemin d’épreuves fait de découragement mais aussi d’espoir, qu’elle nous dévoile dans ce récit puissant.

Sincère et émouvante, Katie répond à l’horreur avec une incroyable force de vie.

L’avis de Laure :

Je lis de temps à autre des témoignages comme celui-ci, les sujets durs ne me font pas peur, je trouve ça important d’avoir conscience des horreurs qui peuvent avoir lieu dans le monde. Et l’histoire de Katie Piper ne fait pas défaut. 

Cette jeune femme avait tout, sa beauté lui avait ouvert les portes du mannequinat et elle commençait à se faire connaitre comme présentatrice TV. Il lui manquait l’amour pour se sentir pleinement heureuse. Le jour où elle rencontre Danny, parfait en toutes apparences, elle se dit qu’elle va enfin pouvoir construire un avenir. Mais jamais elle n’aurait imaginé à quel point cet homme abject allait finalement la détruire.

Tout m’a mis la puce à l’oreille très vite et c’est dommage qu’il n’en ait pas été de même  pour Katie, j’ai été navrée de l’enchainement d’évènements que va subir Katie dont la pire partie aurait pu, je pense, être évitée. C’est d’abord un homme qui va peu à peu emprisonner Katie moralement. Ainsi, elle n’ose pas dire non quand il lui propose une nuit à l’hôtel. Quand elle dit non, il est alors trop tard, elle va vivre une nuit d’horreur. Le lendemain, à force de mots, elle parvient à le convaincre de la libérer. Mais elle est sous son joug moralement et n’osera pas porter plainte, seule solution qui aurait pu permettre à ce qu’il cesse à lui nuire. Elle est sous son emprise et même si elle parle à ses amis, convaincue qu’elle pourra fuir sous peu, partir à l’étranger et ne jamais le revoir, aucun d’entre eux ne lui dit « non Katie, on porte plainte, tout de suite ». C’est tristement révélateur malheureusement du fait qu’être victime ne suffit pas à mettre en marche la justice.

Il restait seulement quelques heures à Katie avant de pouvoir se mettre en sécurité. Quelques heures qui ont suffit à faire tourner sa vie au cauchemar. Un verre d’acide, une souffrance épouvantable et un parcours du combattant pour se relever, se battre pour sa survie et pour la condamnation des deux hommes à l’origine de cet horrible crime. On suit un parcours médical semé d’embûches, de douleurs, de dizaines d’opérations. La reconstruction et l’acceptation nécessaire d’un nouveau visage. Le nouveau sens à imaginer à sa vie. Cette partie médicale est fort bien décrite et Katie Piper nous montre vraiment quel parcours du combattant cela représente.

Plus tard, la jeune femme se relève enfin et décide de vivre. En aidant les autres, victimes eux aussi de brûlures graves. La jeune femme est héroïque sur ce plan et je ne peux que saluer l’énergie et l’investissement notable qu’elle a mis en œuvre une fois le pire passé. 

Ma notation :

Une lecture nécessaire et instructive.

(Livre lu dans le cadre des Masse Critique Babelio)

Le parfum des cendres, Marie Mangez

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Quatrième de couverture :

Les parfums sont toute la vie de Sylvain Bragonard. Il a le don de cerner n’importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, qu’elles soient vives ou délicates, subtiles ou entêtantes. Tout le monde y passe, même les morts dont il s’occupe tous les jours dans son métier d’embaumeur.
Cette manière insolite de dresser des portraits stupéfie Alice, une jeune thésarde qui s’intéresse à son étrange profession. Pour elle, Sylvain lui-même est une véritable énigme : bourru, taiseux, il semble plus à l’aise avec les morts qu’avec les vivants. Elle sent qu’il cache quelque chose et cette curieuse impénitente veut percer le mystère.
Doucement, elle va l’apprivoiser, partager avec lui sa passion pour la musique, et comprendre ce qu’il cache depuis quinze ans.

L’avis d’Audrey :

Je commence mon aventure dans le jury du prix Audiolib 2022 avec ce roman. Je trouvais la couverture sublime, pleine de grâce et de douceur, et l’idée de partir à la rencontre de ce duo de personnages intriguants m’attirait beaucoup.

Sylvain est thanatopracteur, il veille et s’occupe des morts avec passion. Un homme solitaire, fade et qui semble si triste. Une vie sans saveur, sans gout, sans envie. Alice va venir bousculer son quotidien morose. Elle rédige une thèse et demande à observer Sylvain de sa pratique. A l’inverse de lui, elle est pleine de vie, déborde d’enthousiasme. Cette pétillante jeune femme, va doucement tenter de briser la carapace de Sylvain, qui l’intrigue fortement. Qu’a bien pu vivre Sylvain pour être ainsi renfermé dans sa coquille?

Avec ce roman, c’est tous vos sens qui vont être sollicités. L’ouïe, avec la musique comme fil conducteur dans le roman. Celle qu’Alice aime tant, et qu’elle fait découvrir à Sylvain. Tout ces titres mélangés qui composent l’album de  sa vie. On use de son nez également. On sentirait presque à travers les pages, les odeurs décrites par Sylvain.

Une rencontre qui va réveiller Sylvain. Il est aussi mort que les corps qu’il a devant lui sur sa table. Il a peur de reprendre goût à la vie, et pourtant, doucement, avec délicatesse, Alice va amener un peu de lumière dans son quotidien.

C’est un univers bien particulier que nous livre ce texte. Un duo de personnages que tout oppose. J’ai apprécié la poésie qui se dégage lors des descriptions du travail de Sylvain. Vous saviez que l’on peut sortir un cerveau par les narines et le remplacer par des herbes aromatiques afin de l’embaumer?

Sophie Frison, utilise un ton espiègle et mutin pour sa lecture, qui colle si bien à l’ambiance du texte et à l’humour d’Alice. Elle sait parfaitement jouer de sa voix, pour ce texte qui oscille entre douceur et échanges plus tendus.

Ma notation:

Une plume singulière, une voix tout en bonhomie et tendresse. Autant dire que je commence très bien mes écoutes pour le prix Audiolib.

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[Duo lecture] Vers le soleil, Julien Sandrel

Pourquoi ce livre :

(Audrey) C’est devenu notre rituel de printemps, on lit en duo les parutions de Julien Sandrel sans même s’intéresser au « pitch » du roman.

(Laure) J’ai toujours envie de savoir ce que nous réserve Julien Sandrel d’une année à l’autre et puis c’est toujours chouette de partager nos ressentis avec Audrey.

La couverture :

Ebook pour IG

(Laure) Rien d’exceptionnel ou très peu d’indices en lien avec l’histoire dans cette couverture mais des couleurs attractives.

(Audrey) A l’image de toutes ses couvertures. Colorée et moderne !

La quatrième de couverture :

14 août 2018. Tess part vers la Toscane, où elle doit rejoindre pour les vacances sa fille Sienna et l’oncle de celle-ci, Sacha. Mais alors qu’elle fait étape chez sa meilleure amie à Gênes, un effroyable grondement ébranle la maison, et tout s’écroule au-dessus d’elle. Une longue portion du pont de Gênes vient de s’effondrer, enfouissant toute la zone. Tess est portée disparue.

Après lecture :

(Audrey) Petite nouveauté avec l’auteur, cette fois ci, il met en avant un homme pour personnage principal. Une nouvelle perspective intéressante, lui qui nous avait habitué à des femmes au cœur de ses romans. C’est donc Sacha qu’on découvre dans ce roman. Comédien sans succès, il tombe sous le charme de Tess dans un café. La jeune femme le recontacte rapidement, non pas pour un RDV de séduction, mais pour une mission. Laquelle ? haha, je vous laisse découvrir.

On retrouve Sacha quelques années plus tard, en 2018. Il est en Italie avec Sienna, la fille de Tess qui doit les rejoindre. Un drame (que chaque lecteur doit encore avoir en tête) survient,  le pont Morandi de Gène s’écroule. Tess est portée disparue ! Sacha est incapable d’annoncer à Sienna la nouvelle. Les voilà partis pour plusieurs jours sur les routes d’Italie. Le temps pour Sacha d’appréhender les évènements et de préparer un plan. Car même s’il n’a aucun lien de sang avec la jeune enfant, il n’est pas envisageable qu’on les sépare.

De beaux personnages, touchants et humains. J’ai beaucoup aimé Sienna, son espièglerie, son innocence et la façon dont Sacha veille sur elle, comme sur sa propre fille. Sacha est une homme bienveillant et bon. Julien Sandrel nous livre un roman lumineux et plein d’émotions, avec certaines scènes qui m’ont serré le ventre. Une histoire qui se dévore, avec toujours chez cet auteur, ce petit goût de trop peu. J’aurai voulu en lire davantage.

(Laure) Une lecture dévorée en seulement 2 jours, une narration fluide, entrainante et forcément addictive sinon on ne le lirait pas si vite. J’ai de suite aimé les personnages de ce nouveau roman. Comment ne pas s’attacher à ce que ce drôle de trio a construit ? Cette petite fille si touchante, sa mère qui a  construit sa vie après un passé bien difficile et Sacha qui s’est peu à peu tellement attaché aux 2 femmes.

Lorsque le drame survient, c’est un quotidien qui vacille, venant anéantir le lien entre Sacha et Sienna. Il n’est plus rien pour la petite fille en l’absence de sa mère. Mais il ne veut pas rompre le lien. Alors, il fuit. Il y a plein de choses déroutantes dans ce roman, dans les choix des personnages, dans la vitesse à laquelle Julien Sandrel nous dévoile ses secrets les uns après les autres. C’est le reproche que je lui fais facilement. Ce roman me convaincrait plus avec 100 pages supplémentaires. 100 pages pour amener du suspense, pour nous laisser faire quelques hypothèses, pour répondre à des questions que l’on se pose.

Et pourtant, malgré l’absence de ces 100 pages qui auraient fait monter ma notation sur ce roman, je l’ai aimé ! Et je remercie Julien Sandrel de m’avoir emmené avec lui en Italie, malgré le drame que l’on traverse aux côtés des personnages, je me suis sentie bien dans ces doux instants de vie que Sacha et Sienna vont partager sous le beau soleil de l’Italie.

Un havre de paix, Nicholas Sparks

Quatrième de couverture :

Katie débarque seule et sans attache dans la petite ville de Southport, en Caroline du Nord. Belle, jeune et mystérieuse, elle devient vite le sujet de toutes les conversations. D’abord déterminée à préserver sa solitude, elle finit par se lier d’amitié avec Alex, veuf et père de deux enfants. Ensemble, ils pansent des blessures anciennes. Mais alors que Katie reprend confiance en la vie, les fantômes de son passé la rattrapent. Ces mêmes fantômes qui l’avaient poussée, après un long voyage, à venir vivre recluse dans ce havre de paix. Va-t-elle céder aux doutes qu’ils lui inspirent, ou admettre que l’amour est souvent la meilleure chance d’échapper au souvenir des heures les plus sombres ?

L’avis de Laure :

J’avais lu Nicholas Sparks il y a 2 ans et en garde un excellent souvenir, c’est un auteur que j’avais envie de relire. Et puis ils sont justement édités dans cette belle collection Michel Lafon poche qui m’attire beaucoup. J’ai vite craqué lors de mon passage en librairie post déconfinement et ce titre n’a pas fait long feu dans ma PAL !

Pourtant, j’étais loin de m’attendre au climat de tension dans lequel cette lecture m’a plongée. Dans la petite ville de Southport, Katie est nouvelle, elle vient de s’y installer et travaille comme serveuse. Alex tient un supermarché où la jeune femme s’approvisionne et va vite être très attiré par elle. Un roman qui commence très classiquement, cela semble un peu trop simple et évident. Oui mais, il y a aussi le passé de Katie.

Katie n’est pas vraiment Katie, elle est en exil, en fuite, elle vit dans la peur à chaque instant. Elle a fuit un mari bourreau, est convaincue qu’il est capable de la retrouver et est vigilante à chaque instant. Se construire un présent serein n’est pas sa priorité. Elle veut survivre.

Pourtant, peu à peu, Alex, ce jeune veuf et ses 2 enfants, vont entrer dans sa vie. Alex a tout de l’homme attentionné, il ne brusquera jamais Katie et va très bien comprendre ce que la jeune femme cache. Il ne lui impose pas de confidence, il l’accepte ainsi et se contente du présent. Mise en confiance, Katie va se confier, par bribes.

Kevin, le mari bourreau de son côté n’a pas abandonné l’idée de ramener sa femme à la maison. On suit cet homme affreux, le passé conjugal qu’il a vécu avec Katie, sa quête pour la retrouver et la tension monte petit à petit au cours de la lecture. Ce qui s’annonçait comme une jolie histoire d’amour en est loin et va nous livrer un drame qui tient en haleine entre cet homme alcoolique, violent, malveillant et cette femme qui a si bien su lui obéir pendant des années pour ne pas s’attirer ses foudres. Mais Katie a désormais un présent et un futur à sauvegarder. Et une famille d’adoption qui ne mérite pas d’être confrontée à son passé.

Moi qui étais partie pour lire une histoire d’amour, j’ai été bien surprise mais j’ai vraiment apprécié le climat de tension qui se noue dans ce roman et je voulais désespérément que Katie s’en sorte.

Ma notation :

Une agréable lecture. J’ai d’or et déjà mis d’autres titres de Nicholas Sparks dans ma PAL !

Mémoire d’une nuit d’orage, Nancy Pickard

Quatrième de couverture :

Á Rose, au Kansas, la terre est dure, séchée par le soleil, et les orages son dévastateurs. Cette nuit de 1986, c’et sur la maison des Linder que s’abat la foudre : au matin on découvre le corps de Hugh-Jay, le fils aîné, assassiné. La belle Laurie, son épouse, a disparu, laissant derrière elle leur fille Jody. Alcoolique et violent, Billy Crosby est le coupable évident.
Vingt-trois ans plus tard, le procès est révisé, et Billy sort, libre. Jody, qui avait pris soin de tenir son passé tragique à distance, voit sa vie basculer à nouveau. Mensonges, rancunes et jalousies ressurgissent, la ville s’embrase et un nouvel orage gronde…

L’avis de Laure :

Qui dit extraction de relique de ma PAL (j’ai acheté ce livre il y a au moins 4-5 ans), dit lecture à l’aveugle. Je le prends sans relire la quatrième de couverture et je plonge alors dans un roman que je ne saurai pas trop bien classifier. Certains parlent de roman policier mais pour moi ça n’en est pas un, au final je le laisserai bien dans la catégorie roman, sous thème drame.

Jody est une jeune femme orpheline, son père a été tué lorsqu’elle avait 3 ans et sa mère a disparu la même nuit sans jamais être retrouvée. A 26 ans, la jeune femme voit un jour débarquer ses 3 oncles pour lui annoncer que le meurtrier de son père est remis en liberté. Des preuves viendraient mettre le doute sur sa peine, la famille est anéantie, convaincue que Billy est bien le meurtrier d’Hugh-Jay.

On fait un saut dans le passé qui nous retrace les événements qui ont mené au meurtre d’Hugh-Jay et à l’évidence concernant la culpabilité de Billy.  Dans cette petite ville perdue des Etats-Unis où tout le monde se connait, une animosité et un faisceau d’éléments sont clairs. Mais 23 ans après cette arrestation, de nouveaux événements font jour. Billy n’a jamais cessé de clamer son innocence et cet homme violent semble bien déterminé à faire payer ces années à la famille Linder.

C’est donc dans ce climat houleux que Jody va petit à petit s’interroger. Elle a passé toute son adolescence à chercher des traces de sa mère, l’espérant toujours en vie. Elle a beau craindre pour sa vie face à la menace du retour de Billy, elle peut enfin questionner son entourage sur les faits qui se sont réellement déroulés dans son enfance. Et comme elle, on va se mettre à douter.

J’ai bien aimé la partie finale du roman lorsque les vérités tombent mais j’ai trouvé le début longuet. En soi, ce roman n’a rien d’exceptionnel, c’est l’histoire d’une famille marquée par un drame. J’ai aimé le côté petite ville avec ses ouï-dire et ses non dits,  ça amène une ambiance sympathique au roman. La fin m’a surprise parce que je ne voyais pas bien quel personnage allait nous surprendre.

Ma notation :

Une lecture sympathique mais rien d’exceptionnel.