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L’enclave, Nicolas Druart

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Quatrième de couverture :

Sur l’Enclave, tout a été dit : qu’elle serait une zone blanche perdue dans la vallée du Lot, qu’on y vivrait en parfaite autonomie, qu’une créature y régnerait sans partage… Tout a été dit, mais on préfère se taire.
C’est ce à quoi le jeune adjudant-chef Stanislas Sullivan est confronté. À l’inverse de ses collègues de la gendarmerie de Buzac, il n’est pas un enfant du pays. Aussi, quand une de ses affaires, tombée au coeur de l’été, se révèle être un cas de disparitions de pèlerins reliées à l’Enclave, il va devoir ignorer les mises en garde et faire quelques entorses à la procédure.

L’avis d’Audrey :

Attention, en commençant ce roman, vous vous assurez quelques frissons et de nombreuses questions !

L’enclave, personne ne veut y aller. De nombreuses légendes tournent sur ce lieu, si bien qu’on se demande si on peut vraiment en revenir. Et c’est surement cette part de mystère qui attire un gendarme, Stan. Il doit enquêter sur des disparitions liées à cet endroit maudits. Et comme on s’y attend, rien ne va être facile ni très cohérent dans son enquête.

Dès les premières lignes, on est nous aussi sous la chaleur accablante de cette région. Une ambiance écrasante, presque glauque. Et l’on se demande alors ce qu’une jeune éducatrice fait avec 4 patients porteurs de diverses pathologies, si près de l’Enclave. Et quand tout bascule pour eux, on n’est pas au bout de nos surprises.

Rapidement, le pire prend place. Le rythme est fou, certaines scènes sont presque insoutenables pour mon petit cœur de lectrice peu habituée aux thrillers trop violents et je crois bien que j’ai détesté presque tous les personnages de ce roman.  Tout est crasseux et répugnant. Les thèmes traités n’ont rien de joyeux, bien au contraire, et j’ai par moment été même assez dérangée par la façon dont l’auteur fait parler ses personnages.

Mais vous savez quoi ? Malgré cette impression nauséabonde tout au long du récit, j’ai apprécié ce roman. Surtout avec ce final complètement insoupçonnable qui conclut ce roman en beauté.

Ma notation:

Un très bon thriller, époustouflant et angoissant.

Harper collins

(Merci à Harper Collins Noir pour cette lecture)

L’île du diable, Nicolas Beuglet

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Quatrième de couverture :

Le corps recouvert d’une étrange poudre blanche…
Des extrémités gangrenées…
Un visage figé dans un rictus de douleur…
En observant le cadavre de son père, Sarah Geringën est saisie d’épouvante. Et quand le médecin légiste lui tend la clé retrouvée au fond de son estomac, l’effroi la paralyse.
Et si son père n’était pas l’homme qu’il prétendait être ?

L’avis d’Audrey :

Troisième tome des aventures de Sarah Geringën. Cela fait un bout de temps que j’avais lu les précédents romans, et pourtant j’ai de suite reconnecté avec cette jeune femme blessée et tourmentée. On retrouve Sarah alors qu’elle quitte la prison où on l’avait laissée et elle apprend la mort de son père. Mais on est loin d’une mort naturelle, vu l’état dans lequel le corps est retrouvé.

Sarah va donc enquêter, dans l’ombre, entourée d’un jeune flic. Elle va s’immiscer dans l’intimité de son père, pour comprendre, mieux saisir qui il était. Mais à vouloir dévoiler la vérité, elle risque bien d’être confrontée à des vérités tragiques. La deuxième partie de l’intrigue va donner sens au titre du roman. Quelle est cette énigmatique île du diable?

Nicolas Beuglet nous livre une fois encore, un roman haletant et complètement addictif. On ne s’ennuie pas, et j’ai aimé retrouver le coté sombre et noir dans lequel est plongée Sarah. Ce que j’aime avec cet auteur, c’est qu’il sait inclure dans ses fictions des faits réels. Et ici, accrochez vous, car vous risquez bien, comme moi, de découvrir un fait historique bien traumatisant.

J’ai été glacée par le final, qui annonce bien une suite, enfin je l’espère, car j’ai bien envie de retrouver Sarah Geringën, même s’il est difficile de lui imaginer un avenir serein.

Ma notation:

Un roman diablement efficace. J’ai adoré.

L’ombre du renard et l’engrenage du mal, Nicolas Feuz

L’avis d’Audrey :

L’ombre du renard, c’est la seconde enquête du procureur suisse Jemsen, et quel plaisir de le retrouver. Et puisque j’aime les lectures immersives, j’ai embarqué ce roman lors d’un séjour à Neuchâtel, une façon de marcher dans les pas des personnages du roman. Mais je ne suis pas restée en Suisse, car ce roman nous embarque également sur l’ile de beauté, au sein d’un clan pas très net, en Corse.

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Il va être question de mafia, de trésor nazi, de toxicomane retrouvé mort, du passé et du présent. Tout pour rendre fou Jemsen et sa greffière  Flavie.

Ce que j’ai aimé, c’est ce mélange de fiction qui emprunte quelques éléments au réel pour nous livrer une intrigue passionnante et sacrément divertissante. Avec Nicolas Feuz, on ne s’encombre pas de détails ou de long passages sans intérêt. Tout est rapide, net et précis. Et pourtant, le récit est complexe, avec des intrigues différentes  que l’on va doucement relier entre elles.

Difficile de ne pas enchainer avec la suite de cette série, mais j’ai patienté quelques semaines, gardant bien au chaud le 3e tome de cette série, et j’ai profité d’un nouveau séjour chez les helvétes pour lire L’engrenage du mal.

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On reste en Suisse, à La chaux de Fond où l’on trouve Jemsem et ses deux acolytes de choc. La patte de Nicolas Feuz, avec des chapitres brefs et percutants restent sa marque de fabrique dans ce 3e tome. Pas d’ennui, on va à l’essentiel dans une enquête que j’ai trouvé plus percutante que les précédentes. Une famille vit un drame en pleine activité de loisir, un prisonnier s’évade de sa cellule. Et c’est parti pour un roman assez violent et qui vous promet quelques surprises.

Ma notation:

Vous l’aurez compris, j’ai un petit faible pour le procureur Jemsem, qu’il me tarde de retrouver dans Brume Rouge.

Les soeurs de Montmorts, Jérôme Loubry

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Quatrième de couverture :

Novembre 2021. Julien Perrault vient d’être nommé chef de la police de Montmorts, village isolé desservi par une unique route. Alors qu’il s’imaginait atterrir au bout du monde, il découvre un endroit cossu, aux rues d’une propreté immaculée, et équipé d’un système de surveillance dernier cri.
Mais quelque chose détonne dans cette atmosphère trop calme. Est-ce la silhouette menaçante de la montagne des Morts qui surplombe le village ?
Les voix et les superstitions qui hantent les habitants ? Les décès violents qui jalonnent l’histoire des lieux ?

L’avis d’Audrey :

Envie de frissonner en écoutant un livre. 1, 2, 3…. partez ! La narration de Slimane Yefsah est efficace et sonne très juste tout au long de cette histoire. Il sait nous immerger dans l’univers qu’a créé Jérôme Loubry, sans en faire « trop » dans sa lecture. Sa diction est naturelle, toute en fluidité et agréable à écouter.

Je parle d’immersion, car dans ce roman, l’ambiance dans laquelle on est plongé dès le début du roman est très importante. On perd vite pied, on ne sait pas où l’on va, et on déambule de chapitre en chapitre dans un climat énigmatique, glaçant et intrigant. On est plus précisément à Montmorts, un village où les apparences sont trompeuses, et qui cache bien des mystères et secrets, comme va le découvrir le nouveau commissaire de Police, fraichement débarqué.

Il va être question de vieilles légendes, de magie, de sorcières. Mais quand on trouve un cadavre dans le village, on est loin des vieilles légendes du passé. Le danger est bien présent. Comme moi, vous risquez bien de faire des centaines d’hypothèses sur le déroulement de cette histoire. Et vous risquez bien vous aussi de vous faire berner par l’auteur, alors même que j’ai cherché les indices pour ne pas me faire manipuler. Bravo à Jérôme Loubry.

Ma notation:

Un thriller brillamment réussi, une narration plaisante. C’est le roman à écouter sans hésiter!

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Son vrai visage, Karin Slaughter

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Quatrième de couverture :

Le métier de Laura consiste à soigner les troubles de la parole. Dans sa profession, elle est reconnue et admirée. Elle a pourtant plus de difficultés quand il s’agit de faire parler sa fille de trente ans, qui semble collectionner les échecs en tout genre. Il aura suffi qu’elle l’invite au restaurant pour avoir une vraie discussion mère-fille,Il aura suffi qu’un gamin armé entre en scène,Il aura suffi d’un unique coup de couteau,Pour que tout bascule. Andy vient de voir sa mère tuer un homme. Sans une once d’hésitation. Efficace. Calme.Andy vient de comprendre que sa mère n’est peut-être pas celle qu’elle prétend. Et, maintenant que les masques tombent, la voix de ces deux femmes pourrait bien ne plus jamais se faire entendre.

L’avis d’Audrey :

Je voulais regarder la série Netflix inspirée de ce roman. Mais à choisir entre un écran ou un livre, mon choix est vite fait, alors quand Harper Collins m’a proposé de découvrir ce titre sorti en poche, je n’ai pas pu résister bien longtemps.

J’ai de suite aimé le rythme effréné de ce roman. Dès les premières pages, on est embarqué dans une folle histoire. Une mère et sa fille sont au restaurant, quand elles assistent à une fusillade. Tout aurait pu s’arrêter là, être de simples témoins. Mais Laura, la mère d’Andy, abat avec précision et sans aucune panique l’homme à l’origine de la fusillade. Andy est sous le choc, elle n’attendait pas une telle réaction de sa mère. Puis surtout, comment peut-elle savoir se servir ainsi d’une arme, et pourquoi Laura demande à Andy d’oublier ce que vient de se passer.

A partir de là, tout s’enchaine. Alors que Laura est en danger, Andy doit fuir. Et elle n’est pas préparée du tout à cela et à surmonter tout les dangers qui l’attendent. En parallèle, on découvre le passé de Laura, 22 ans plus tôt, qui doucement nous fait comprendre conscience de qui elle est réellement.

Une intrigue pleine de suspense, avec une accumulation d’éléments et de révélations qui vont se lier entre eux, (trop peut-être?)  pour nous livrer un roman détonnant.

Ma notation:

Un roman plein de manipulation et de suspense. Une fois refermée, je comprends parfaitement qu’il ai été adapté en série.

Harper collins

(Merci à Harper Collins pour la lecture)