Killing Kate, Alex Lake

Quatrième de couverture :

De retour de vacances, vous vous rendez compte qu’un tueur sévit dans votre ville et que toutes ses victimes vous ressemblent.
Ça pourrait être une simple coïncidence ou une mauvaise blague, mais c’est ce que vit Kate, jeune avocate de vingt-huit ans, quand elle rentre.
Habituée au calme des rues de Stockton Heath, elle ne se sent plus en sécurité. Très vite, elle est convaincue qu’on l’espionne, qu’elle est suivie.
Est-elle le jouet de son imagination ou la prochaine sur la liste ? La vérité est parfois bien plus sinistre…

L’avis de MadameOurse :

Ce thriller est bien sympathique ! Des jeunes femmes sont tuées dans le village où vit Kate. Elle se rend très vite compte que toutes lui ressemblent fortement. Pire, elle en connait certaines et a déjà été confondue avec elles de leur vivant. La peur ne tarde pas à s’installer d’autant que son petit ami, Phil, dont elle vient de se séparer est vite mêlé à l’enquête…

Après quelques événements étranges dans sa vie, elle prend des mesures pour se protéger, change d’apparence et retourne s’installer chez ses parents. Elle tentera alors de continuer à vivre sa vie et fera la connaissance de Mike dont elle va vite tomber amoureuse.

C’est un roman qui évolue très vite car on sait de suite que ce n’est pas par hasard que Kate est « visée ». On sait qu’elle va se retrouver mêlée de près à cette enquête, que sa ressemblance avec les jeunes femmes tuées n’est pas fortuite. Et puis, le lien avec Phil est étrange, qu’a pu faire cet homme avec qui elle était en couple depuis des années et qu’elle croyait au dessus de tout soupçon ?

Et à un quart de la fin, tout bascule. Mes suppositions se sont envolées et on se retrouve en plein roman d’action, dans un final qui abat les vérités les unes après les autres et tout cela va bien au delà de ce qu’on aurait pu imaginer. A ce stade de ma lecture, je ne pouvais plus lâcher le livre, la scène finale est prenante, le destin de Kate se joue là, c’est à la vie à la mort, j’étais happée ! Les masques tombent, les personnages se révèlent, tout ce qui fait un thriller réussi y est.

Ma notation :

Un bon thriller comme j’aime en lire.

(Roman lu dans le cadre des Masse Critique Babelio)

Publicités

Passager 23, Sebastian Fitzek

passager 23

Quatrième de couverture :

Imaginez un lieu isolé.
Un lieu où disparaissent, année après année, des dizaines de personnes…
Sans laisser de trace.
Un lieu rêvé pour des crimes parfaits.
Bienvenue à bord.
La croisière ne fait que commencer…

L’avis de Lunatic :

Il y a quelques semaines je partais pour une croisière un peu ennuyante avec La disparue de la cabine numéro 10.

Ici avec Sebastian Fitzek, tout le contraire… tout s’enchaîne à bord du Sultan des mers, on est en perpétuel stress et angoisse tout au long du roman.

Martin, un flic au caractère bien trempé est appelé à bord par une vieille femme. Une enfant qui avait disparu avec sa mère il y a deux mois est réapparue sur un pont. Une affaire qui l’interpelle, sa femme et son fils Timmy ont trouvé la mort il y a 5 ans sur ce même bateau. Une caméra de surveillance a montré qu’ils étaient passés par dessus bord. Il se sent d’autant plus concerné par cette affaire, que la jeune fille avait dans les mains le doudou de son fils.

Mark va alors essayer de savoir ce qui est arrivé à cette petite fille. Y-a t-il un lien avec sa propre histoire? Il va s’entourer du capitaine et du médecin du paquebot pour enquêter.

Mais rien ne se passera comme prévu. Et si quelqu’un lui avait tendu un piège?

Ce roman est très rythmé. Les chapitres très courts, alternant les récits de plusieurs personnages ne nous laissent aucun répit. Les révélations se succèdent et doucement on peut remettre en place les pièces du puzzle sans pour autant comprendre le sens de cette histoire. On doute sur de nombreux personnages! Certaines scènes sont assez glauques pour moi qui ne suis pas amatrice de thriller un peu dur. (imaginez devoir manger des poignées de vers vivants… beurk). Alors oui, il y a beaucoup de retournements de situations, beaucoup de morts, mais l’ensemble est hyper bien maîtrisé. Je n’arrivais pas à lâcher mon livre, je devais savoir.

Lorsque arrive le final et ses révélations, j’ai été soufflée et dérangée. Fitzek évoque alors un thème peu traité et très tabou. Audacieux !

Ma notation :

Captivant même dans l’horreur. A lire sans hésiter pour les amateurs de thriller.

 

archipel

Merci aux éditions l’Archipel pour le partenariat.

[Duo lecture] Les filles de Roanoke, Amy Engel

Pourquoi ce livre :

(MadameOurse) Je voulais lire ce livre pour pouvoir voter pour le Prix des chroniqueurs web et j’ai demandé à Zapette si ça l’intéressait de le lire avec moi. Elle n’a pas été dure à convaincre !!

(Zapette) Oh ben vous savez moi, quand MadameOurse me propose un duo je suis toujours partante! Toujours prête, comme les scouts ! C’est tellement agréable de partager ses lectures je trouve.  Et la 4ème de couverture m’a donné envie, j’aime bien les histoires où tout semble rose pour cacher des histoires horribles.

La couverture :

(Zapette) Avant lecture, la couverture ne m’a guère intéressé. On la comprend mieux après. Une maison biscornue, qui semble isolée et pourtant imposante, jolie mais bizarre, mise en haut d’une colline, comme sur un piédestal, extérieurement éclairée mais avec un intérieur sombre, une couleur sépia délavée, comme pour un souvenir fort et important qu’on garde précieusement mais qu’on voudrait pourtant jeter au feu.

(MadameOurse) Que voulez-vous que je dise de plus après ça ? On voit que Zapette est une artiste !

La quatrième de couverture :

Dans cette petite ville du Kansas, tout le monde envie les filles Roanoke. Elles sont belles, jeunes et riches. Elles vivent avec leurs grands-parents dans le domaine familial, au milieu des champs de blé. Leur vie semble douce. Mais il y a quelque chose de pourri au royaume des Roanoke. Camilla, Penelope, Eleanor, toutes les filles de la lignée ont connu des fins tragiques. Quand sa cousine Allegra disparaît à son tour, Lane se lance à sa recherche, sans se douter qu’elle va déterrer les plus noirs des secrets de famille. Plongée étouffante dans un huis-clos familial, Les filles de Roanoke est un véritable page-turner atmosphérique et haletant.

Après lecture :

(MadameOurse) Dans ce roman aux chapitres plutôt courts, on rencontre Lane, jeune femme de 28 ans, au moment où son grand père l’appelle pour lui dire que sa cousine Allegra a disparu. Lane part alors directement pour Roanoke, auprès de sa famille. Et elle va nous dévoiler son histoire alternant les chapitres de son passé et le présent à la recherche de sa cousine.

C’est au décès de sa mère que Lane a découvert Roanoke et sa riche famille. Elle a été recueillie par ses grands parents et a vécu un été d’adolescente auprès de sa cousine, à faire les 400 coups avec 2 garçons de la région, Tommy et Cooper. Elle a découvert aussi une histoire de famille émaillée de décès, de disparitions. Toutes les femmes de la famille ont eu de courtes destinées.

Lorsqu’elle revient à Roanoke, Lane replonge dans la façon de vivre typique de cette petite ville isolée du Kansas où il n’y a rien à faire d’autres que de picoler, fumer, traîner, draguer, etc. Une existence morne et particulière qui crée un climat bien lourd pour la lecture qui va en plus de ça nous plonger dans les mystères de la famille Roanoke. On découvre vite les failles des personnages de Lane et Allegra, des personnages que je qualifierai de fêlées. On se demande ce qui se passe dans leur tête pour qu’elles agissent comme ça, elles protègent leurs émotions, ne se donnent pas vraiment dans les relations qu’elles ont avec les gens, ne prennent pas soin d’elles mêmes, semblent n’avoir peur de rien comme si leur vie n’avait que peu d’importance…

J’ai adoré ce roman, on est dans une ambiance prenante et sombre très vite, on a plein d’interrogations sur la partie psychologique de l’histoire. Je me suis vraiment attachée à Lane petit à petit, avec l’envie qu’elle s’en sorte, qu’elle puisse se débarrasser de ces zones d’ombre, de cette mère qui n’en a jamais été une et qu’elle puisse avancer dans une vie heureuse et sereine. Et j’ai bien apprécié qu’elle se mette petit à petit à enquêter sur la disparition de sa cousine, ça n’est pas soudain mais, une action puis une autre, une question et ainsi de suite elle parvient à savoir. Une vérité bien sombre.

J’ai trouvé les personnages vraiment réussis dans ce roman, Cooper notamment m’a surprise, un homme avec ses sensibilités qui saura finalement parler quand il le faut et être juste présent à d’autres moments. Très touchant !

(Zapette) Une grande famille riche dans une région aride, vide et pauvre, donc que tout le monde envie. Un patriarche adoré de tous, enfin surtout de toutes, car il est entouré de toutes les femmes de sa famille. Des sœurs, des filles, des petites filles qui se ressemblent toutes énormément, d’une beauté unique et sans pareil.
Evidemment le portrait est trop beau pour être uniquement vrai. Cette maison cache tellement de choses que toutes ces femmes ont un destin tragique, elles qui pourtant ne quitteraient cet endroit pour rien au monde.

Une maison, une famille, à la fois adorée et détestée, de l’amour, de la passion, de la manipulation psychologique, de la douleur, des fugues, des morts, de la dépendance, des disparitions, et une dernière enquête pour la dernière fille de Roanoke, Lane. Quand l’amour et la souffrance ne font plus qu’un, comme souvent dans les pertes de repères des univers sectaires.

J’ai vraiment bien aimé!

Ton dernier mensonge, Mary Kubica

Quatrième de couverture :

Le monde de Clara Solberg vole en éclats quand son mari, Nick, décède dans un accident de voiture. Heureusement, leur fille Maisie, quatre ans, en sort indemne. La cause de l’accident semble claire, mais Maisie commence à avoir des terreurs nocturnes qui amènent Clara à s’interroger sur ce qui s’est vraiment passé pendant cet après-midi tragique.
Rongée par la douleur, obsédée par l’idée que la mort de Nick n’est peut-être pas accidentelle, Clara s’engage dans une quête désespérée pour découvrir la vérité. Qui aurait pu vouloir du mal à Nick ? Et surtout, pourquoi ? Clara est prête à tout pour obtenir des réponses.

L’avis de Lunatic :

Clara s’occupe de Felix son bébé d’à peine quelques jours, lorsque le pire arrive. Nick et sa fille Maisie ont eu un accident de voiture. Son mari ne survit pas, Maisie s’en sort juste avec quelques égratignures. L’enquête conclut a un simple excès de vitesse (rien d’étonnant, Nick conduisait toujours trop vite).

Clara s’enfonce dans son deuil, refuse de dire la vérité à sa fille. On est témoin alors de la douleur que subit Clara, sa colère, son incompréhension puis ses doutes. Et si ce n’était pas un accident? S’il avait été « poussé » à foncer dans cet arbre au bord de la route. En parallèle à l’enquête de Clara, on a la narration de Nick qui décrit les quelques jours précédent l’accident. Petit à petit on en vient nous aussi à douter à la thèse de la vitesse excessive. Après tout, Kate son ex petit-amie avait ressurgi dans sa vie, il cachait beaucoup de choses à Clara sur ses difficultés professionnelles, il y avait beaucoup trop de mensonges !

Ce roman se lit très très bien. J’ai enchainé les chapitres, courts avec un style très fluide. Le personnage de Clara est attachant, on ne peut qu’être plein d’empathie pour elle. Du jour au lendemain elle se retrouve seule avec 2 enfants; des mensonges et secrets bouleversent son quotidien et son époux, qu’elle a tant aimé lui semble alors si inconnu. Elle a vraiment de quoi perdre les pédales, et pourtant elle se bat pour rétablir la vérité. Quel courage et ténacité. Maisie, cette petite fille de 4 ans est attendrissante, et on sent que même si sa mère lui cache la mort de son papa, qu’au fond d’elle, elle sait la vérité. On pourrait être déçu par la fin, mais j’ai trouvé ce final très beau. Un joli choix pour un thriller.

Ma notation :

Quel plaisir de retrouver cette auteure. Hâte de pouvoir la relire dans un autre roman.

 

Duo lecture : Les jumelles, Claire Douglas

Pourquoi ce livre ?

(MadameOurse) Toujours depuis janvier, j’essaie d’avancer dans les lectures qui m’attiraient parmi la sélection du Prix des chroniqueurs Web.

(Lunatic) J’avais ce roman depuis des mois sur ma PAL numérique, j’ai profité de la lecture de Mme Ourse pour le lire en duo. C’est toujours sympa de parler de notre ressenti sur un roman en parallèle.

La couverture:

(MadameOurse) J’aime beaucoup ce bleu, les couleurs sont chouettes et ces mots « l’une est morte, l’autre ment », c’est intrigant !

(Lunatic) Une couverture sympa, mais pourquoi ce contraste entre basket et talons hauts?

La quatrième de couverture :

L’une est morte. L’autre ment.
Journaliste freelance, Abi Cavendish a fait une tentative de suicide et un séjour en hôpital psychiatrique après la mort de sa soeur jumelle dix-huit mois plus tôt. Fragilisée par cette disparition dont elle se sent responsable, elle tombe sous l’emprise de Beatrice, une inconnue au charme fascinant chez laquelle elle emménage. Beatrice Price est quant à elle la soeur jumelle de Ben.

Après lecture :

(MadameOurse)
Dans ce roman, Abi vit seule après avoir perdu sa soeur jumelle dans un accident dont elle se sent responsable. Un jour, elle rencontre Beatrice, une jeune femme qui lui rappelle fortement sa soeur. Les deux jeunes femmes vont se lier d’amitié et puis, Abi va finir par s’installer dans la riche maison de Bea où celle-ci vit avec le beau Ben, son frère jumeau, et deux autres jeunes femmes en colocation.
Abi aura vite un lien assez fort avec Beatrice mais aussi une très forte attirance, réciproque d’ailleurs pour Ben. Ce trio va amener de nombreuses tensions parce que tous sont jaloux du lien que l’autre forme avec le troisième. Ainsi, Bea sera contre la liaison de sa soeur avec Abi, Abi jalouse du lien fort entre les jumeaux, etc.
Le roman nous amène dans un climat bizarre, malsain, il se passe des choses étranges et anormales dans la vie des jeunes femmes et on se demande tout du long si l’une nous manipule, ment, est folle ou si c’est l’autre. Bref, l’auteure souffle le chaud et le froid.
Je dois vous avouer que j’avais envie de savoir ce que la fin du roman allait révéler sans être attachée tant que ça à ma lecture. Sans doute parce que je me suis pas vraiment attachée à l’un ou l’autre des personnages, l’ambiance du roman est bizarre, je me suis tenue à distance pendant ma lecture. Et lorsqu’est arrivée la fin, malheureusement, je me suis dit « bof ».

(Lunatic)
Une jeune femme en plein deuil de sa soeur jumelle, rencontre une femme (qui lui rappelle fortement sa soeur) et tisse avec elle des liens ambigus. Cette dernière est elle aussi jumelle, et vit avec son frère Ben. La gémellité sera un des thèmes central du roman.
Mon ressenti est assez contradictoire sur ce roman. J’ai trouvé qu’il se lisait bien, le style est fluide, les chapitres s’enchainaient vite mais en même temps je m’ennuyais et je trouvais l’ensemble bien fade. Idem pour les personnages, aucun ne se détachaient du lot à mes yeux: pleins de clichés, déjà vus trop de fois et en même temps ils m’intriguaient, j’étais curieuse de savoir ce qu’ils cachaient vraiment. L’essentiel de l’intrigue se déroule en huis clos entre quelques personnages, et les situations sont bien souvent répétitives (on se dispute, on se soupçonne, on se venge…). Rien de bien passionnant.
L’auteure essaie de nous balader, de brouiller les pistes sans pour autant nous offrir un final digne de ce nom.