Archives du mot-clé thriller

Memento Mori, Mia Leksson

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Quatrième de couverture :

Une jeune fille est retrouvée inconsciente dans un parc parisien, droguée et maculée de peinture rouge. Apparement, elle a été victime d’un jeu qui fait fureur sur les réseaux sociaux : le Witch Game, dans lequel les organisateurs lancent des défis toujours plus dangereux. Peu de temps après, une cinéaste est découverte morte chez elle, victime d’une mauvaise chute. Simple accident domestique ? L’inspectrice Anne Lavelli n’y croit pas. D’autant que la victime préparait un film polémique sur les violences faites aux femmes. Alors que Lavelli enquête en parallèle sur les deux affaires, elle découvre qu’elles sont liées à une vague de suicides de jeunes filles, vingt ans auparavant. Dans l’ombre, un assassin semble tirer tranquillement les ficelles d’un véritable jeu de massacre. Et rien ne semble pouvoir l’arrêter…

L’avis d’Audrey :

Memento Mori ou « souviens-toi que tu vas mourir ». Pour la petite histoire, je ne connaissais pas cette locution latine il y a encore quelques semaines, puis Depeche mode a annoncé la sortie de leur prochain album qui porte ce même titre. Logiquement, en voyant qu’un thriller édité chez City utilisait cette locution également pour titre, j’ai eu envie de le lire.

Sous le nom d’auteur Mia Lekkson se cache en fait un duo d’auteur. A 4 mains, ils nous livrent ici un thriller sur fond de harcèlement numérique. Une jeune femme est trouvée morte dans un parc, et l’enquête mène vite vers un jeu en ligne lançant divers défis aux utilisateurs. Une deuxième victime laisse présager à Anne Lavelli, policière en charge des recherches que rien n’est peut-être si évident que cela. Elle va alors remonter dans le passé, trouvant 20 ans auparavant des pistes qui se rejoignent à son enquête en cours.

L’intrigue s’annonce assez tortueuse, et le rythme s’impose vite comme complètement énergique. On ne s’ennuie pas, on avance minutieusement dans l’enquête, comprenant doucement ce qui a bien pu se passer. En lisant ce thriller, on s’interroge sur notre utilisation des réseaux sociaux. Un sujet central moderne et d’actualité.

J’aurais apprécié un peu plus de surprise, c’est surement ce qui me fait refermer ce roman avec un petit bémol sur l’ensemble.

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(Merci à Eric Poupet et City Thriller pour la lecture)

La constance du prédateur, Maxime Chattam

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Quatrième de couverture :

Ils l’ont surnommé Charon, le passeur des morts. De son mode opératoire, on ignore tout, sauf sa signature, singulière : une tête d’oiseau. Il n’a jamais été arrêté, jamais identifié, malgré le nombre considérable de victimes qu’il a laissées derrière lui. Jusqu’à ce que ses crimes resurgissent du passé, dans les profondeurs d’une mine abandonnée…
Plongez avec Ludivine Vancker dans le département des sciences du comportement, les profilers, jusque dans l’âme d’un monstre.

L’avis d’Audrey :

Quand on voit le récent succès de la série Dahmer sur Netflix, ou les chiffres d’audience des documentaires sur les affaires criminelles, ce nouveau roman de Maxime Chattam risque bien de faire l’unanimité parmi ses lecteurs.

Ludivine Vancker, que les lecteurs de l’auteur connaissent bien, rejoint les rangs du DSC : le département des sciences du comportement. Un peu comme si elle se retrouvait à Quantico dans Esprits Criminels mais dans une version française. Et autant dire, que pour sa première affaire dans cette cellule, rien ne lui sera épargnée.

Dans ce thriller, on suit l’histoire à travers plusieurs prismes : ceux des enquêteurs, déterminés à comprendre et cerner le tueur. Celui d’une victime, qui se bat pour survivre en endurant le pire et celui du tueur, qui échappe à tous depuis bien trop longtemps. Ce tueur, sera vite surnommé Charon par les policiers, comme ce personnage de mythologie qui fait passer les âmes vers le royaume des morts. Un nom comme un écho à l’enfer qu’il fait vivre. Et pourtant, l’enfer doit sembler bien doux en comparaison de ce qu’il fait subir à ses victimes.

Au delà des personnages, ce roman c’est aussi toute une ambiance. La force des lieux y est intense. Je vis au cœur d’un bassin minier, les puits ou carreau de mine sont mon quotidien. Bien souvent ces lieux sont assez lugubres, et après avoir lu ce roman, je regarderai d’un autre œil ces vestiges miniers.

On avance crescendo dans l’intrigue, découvrant les victimes, les sévices, le mode opératoire de meurtres complètement tordus. Croyez-moi vous n’êtes pas prêts à tout découvrir ! Malgré les découvertes et avancées dans l’enquête, on se demande vraiment comment on va pouvoir arrêter ce monstre. Feinte, mensonge, fuite, surprises. Tout y passe pour échapper à la police, depuis des années.

Quand on pense avoir lu le pire, avec une impression d’odeur de javel dans le nez qui ne m’a pas quitté pendant la lecture, Maxime Chattam rajoute de l’horreur sur l’horreur.  Je suis arrivée à la fin du roman, avec un certain soulagement. Enfin, j’étais libérée de ce Charon et de cette ambiance si noire et dérangeante. Si tant est qu’on puisse vraiment oublier une telle lecture.

On se questionne alors sur l’expérience que doit-être l’écriture d’une telle histoire. Comment ne pas être torturé par ses personnages, par cette cruauté, par cette fiction imaginée avec tant de réalisme. Quel est le secret de Maxime Chattam pour nous décrire l’enfer avec un tel sourire d’ange ?

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(Merci à Stéphane de chez 20 minutes pour cette lecture)

Les amants du Mont-Blanc, Christophe Ferré

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Quatrième de couverture :

Au pied du Mont-Blanc, l’enquête autour d’un quadruple meurtre commis la veille du confinement reste irrésolue. Deux couples qui ne se connaissent pas sont froidement criblés de balles sur un parking de montagne. Par qui et pourquoi ? Le mystère est total dans la vallée de Chamonix. Et si un tueur fou rôdait dans les parages ?
Trois ans plus tard, Léa, journaliste passionnée de cold cases, se rend à Chamonix, bien décidée à élucider l’affaire. Mais sa présence dérange. Léa venait pour des réponses, aujourd’hui c’est elle qu’on veut faire taire. Un suspense glaçant inspiré de la mystérieuse tuerie de Chevaline.

L’avis d’Audrey :

J’avais adoré mon séjour en Bretagne, dans les Pyrénées et sur la Côte d’Azur où m’avait embarqué les trois précédents romans de l’auteur. Mais là, j’avoue que ce séjour entre Chamonix et Suisse m’a quelque peu refroidi.

La 4ème de couverture nous indique que ce roman est inspiré de la tuerie de Chevaline. Soit, pourquoi pas. Je ne suis pas une grande fana des faits divers, mais effectivement on fait vite le rapprochement entre la réalité et les meurtres de fiction décrits dans ce roman: mars 2020, deux couples sont abattus sans raison apparente sur un parking. Aucune piste, aucune trace, le tueur à moto est introuvable.

3 ans plus tard, une jeune journaliste pugnace et déterminée relance les recherches. Elle arrive à faire parler ceux qui n’avaient encore rien dit. Elle dénoue les liens, met à jour quelques révélations. Mais les pistes qu’elle va remonter vont la mettre en danger. Qui croire, à qui donner sa confiance ? Léa va vivre une folle enquête.

Je n’ai pas vraiment retrouvé la force d’intrigue des autres romans de l’auteur. Tout était assez creux et plat, souvent invraisemblable mais surtout, j’ai été vite gênée par toutes les allusions faites à la crise du Covid. Un petit tacle sur la gestion gouvernementale, un autre pic sur le port inutile du masque, un petit coup sur les vaccins…. et quand on comprend assez vite l’implication de labos pharmaceutiques dans toute cette histoire, j’ai levé les yeux au ciel. Alors quand on frôle la thèse conspirationniste, c’en était trop pour moi.

J’ai voulu finir ce roman quand même, accélérant la lecture du dernier quart, confirmant mon avis : je n’ai pas aimé ce roman, qui m’a irritée et agacée du début à la fin.

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(Merci à Mylène des éditions L’Archipel pour cette lecture)

Réputation, Sarah Vaughan

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Quatrième de couverture :

Votre réputation. Il vous faut des années pour la bâtir, mais seulement quelques minutes pour qu’on vous la détruise. Votre réputation ne dépend pas de vous : elle dépend des autres. Si vous êtes une femme, protégez-la. Et n’oubliez jamais : ce n’est pas ce que vous êtes réellement qui importe, mais ce que les autres pensent que vous êtes. La question n’est pas de savoir si vous avez ou non tué un homme.
La question est de savoir ce que les autres croient.

L’avis d’Audrey :

On avait laissé Sarah Vaughan avec un thriller familial l’an passé, et on la retrouve ici au coeur d’un thriller psychologique et politique, où l’on va arpenter les rues de Londres ou encore les couloirs du parlement anglais en compagnie d’Emma Webster, une députée compétente et dévouée à sa fonction.

Emme Webster est de beaucoup de combats, dont la cause féministe et elle souhaite légiférer et faire réfléchir l’opinion publique sur le thème du harcèlement et du Revenge Porn qui a entrainé le suicide d’une jeune femme. Une prise de position qui ne va pas plaire à tout le monde, et la voilà à son tour prise à partie. Ses « haters » vont même s’en prendre à Flora, sa fille adolescente. Insultes, menaces, intimidation, tout y passe. Mais quand un homme de sa sphère professionnelle est retrouvé mort chez Emma, et quand on comprend qu’elle est accusée de meurtre, l’intrigue prend une toute autre tournure.

C’est vraiment un roman haletant et complètement fou. Même si j’ai trouvé que le récit souffrait de quelques lenteurs (une ambiance propre aux thrillers anglais je trouve), l’ensemble reste tout de même très captivant. J’ai beaucoup aimé la narration à multiples voix, et la façon dont le roman montre qu’il y a un fossé entre ce que l’on pense dégager et l’image que les gens ont vraiment de nous. Encore plus pour des personnalités ou des politiques.

Un roman ancré dans le réel, une vraie image sociologique du comportement que les réseaux sociaux instaurent dans la vie publique. Et croyez-moi, en refermant ce roman, on se dit que les femmes qui s’engagent en politique ont bien du courage.

Ma notation:

Une joli réussite que ce roman, qui mériterait bien une adaptation Netflix comme l’a été son premier thriller, Anatomie d’un scandale.

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(Merci à Preludes pour la lecture)

Bleu, Koz

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Quatrième de couverture :

Alors qu’une violente tempête se prépare près de Nantes, les météorologues redoutent la conjonction de ce phénomène avec la grande marée d’équinoxe, promesse de crues exceptionnelles. Rapidement, leurs prédictions se révèlent justes et la montée conjuguée des eaux maritimes et de la Loire devient totalement incontrôlable. Mais, plus inquiétant encore, les hôpitaux de la région se retrouvent subitement submergés par des cas d’encéphalite fulgurante qui poussent les malades au suicide. Une situation aussi dramatique qu’inexplicable…

L’avis d’Audrey :

Une  tempête arrive sur l’Ouest de la France, rien de particulièrement  étonnant, mais pourtant les météorologues se préparent à quelque chose de violent, encore pire que la fameuse Xinthia. En parallèle à ces conditions dramatiques, de nombreux corps sont retrouvés. L’hypothèse du suicide semble évidente, mais pourtant, rien ne parait si simple. Alors quand une technicienne, chargée de contrôler les eaux usées succombe à son tour lors d’un accident, on comprend vite que quelque chose de pas très clair se trame. Après plusieurs investigations, se murmure alors la possibilité d’une épidémie d’encéphalite.

Une équipe enquête sur ces éléments, et le roman prend vite une tournure très addictive. Les chapitres s’enchainent, on veut savoir qui est derrière tout cela et pourquoi. C’est une véritable course contre la montre qui se met en place, avec cette montée des eaux qui intensifie le stress de toute cette enquête. Et après avoir vécu le Covid, cette intrigue de Koz a vraiment de quoi faire flipper ses lecteurs.

J’ai découvert après lecture que Bleu est le 3ème tome d’une série apocalyptique. Il avait déjà livré Noir, puis Rouge où il plongeait son intrigue au cœur d’un black-out électrique puis au milieu des flammes. Cette forme de thriller, où le pire des catastrophes prend place au cœur du roman est assez originale, mais j’avoue que je n’ai pas été pleinement convaincue. C’est pessimiste et peut-être trop angoissant pour moi.

Ma notation:

Un thriller apocalyptique, stressant et angoissant.

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(Merci à Estelle des éditions Fleuve pour cette lecture)