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Le miroir des âmes, Nicolas Feuz

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Quatrième de couverture :

Lorsque le procureur Jemsen se réveille à l’hôpital, il ne lui reste que quelques bribes de souvenirs : le centre-ville de Neuchâtel, la terrasse d’un café, des visages souriants, puis l’explosion. Ensuite, le trou noir.
Tandis que le procureur, aidé de sa greffière, tente de remonter le fil de sa mémoire pour comprendre qui était visé par la bombe, deux policiers se lancent sur les traces d’un mystérieux tueur en série qui sévit dans la région. On le surnomme Le Vénitien à cause d’un procédé singulier : il coule du verre de Murano dans la gorge de ses victimes.

L’avis d’Audrey :

A l’image des autres romans de l’auteur dont je vous ai déjà parlé, Le miroir des âmes a un rythme fou, addictif et c’est un roman que je n’ai pas réussi à lâcher avant d’en lire le point final.

On rencontre Norbert Jemsen, un procureur suisse, sur un lit d’hôpital après une explosion sur une terrasse de Neufchatel où il se trouvait. Il a eu pas mal de chance quand on compare aux nombreux morceaux de corps que la police doit identifier. Un seul souci semble se poser pour lui, il a perdu la mémoire. Arrive alors à son chevet, Flavie, sa dévouée greffière.

Mais voilà qu’en parallèle à cette explosion, un tueur en série assez sordide, Le vénitien, frappe ou plutôt coule du verre en fusion dans la gorge de ses victimes. Et l’on comprend bien que ce tueur a peut-être un lien avec notre procureur.

On ne s’ennuie pas encore une fois avec ce roman. J’y ai retrouvé une plume nette et concise, parfois crue et violente mais surtout terriblement efficace. J’ai enchaîné les pages, passant d’un personnage à l’autre pour comprendre dans quelle sordide histoire Nicolas Feuz allait m’embarquer cette fois-ci.

Ma notation:

Pas besoin de long discours pour comprendre que je vous conseille fortement la lecture de ce roman.

L’inconnue du lac, Kimberly Belle

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Quatrième de couverture :

Se méfier de l’eau qui dort…
À Lake Crosby, Caroline du Nord, tout le monde se connaît. Un lac, quatre pâtés de maisons, et quelques disparitions inexpliquées. Dans le voisinage, les rumeurs vont bon train sur le récent mariage de Charlotte, jeune femme sans le sou, et Paul, riche veuf qui tient sa fortune de sa défunte épouse. Mais les heureux mariés vivent leur idylle sans se soucier des mauvaises langues. Leur petite vie tranquille bascule le jour où le cadavre d’une femme est retrouvé dans le lac, à l’endroit précis où s’était noyée la défunte épouse de Paul. Cette femme, Charlie le sait, n’est pas une inconnue, alors pourquoi son mari prétend-il le contraire ? Quels sombres secrets cache cet homme qu’elle croyait connaître ?

L’avis d’Audrey :

Charlotte semble avoir pris une revanche sur son passé. Après une enfance difficile, dans la pauvreté, avec un mère instable et droguée, elle est mariée à Paul, un homme aimant et protecteur. La différence d’âge entre eux a pas mal fait jaser autour d’eux, mais pas autant que le fait que la première épouse de Paul, a été retrouvée morte quelques années plus tôt dans le lac proche de la maison.

Alors que la jeune femme venait d’apprendre à Paul sa grossesse, Charlotte trouve un corps sous le ponton près de la maison. Une femme s’est noyé dans le lac, au même endroit que la première femme de Paul. Une répétition qui semble évidemment suspecte. Qui était cette femme ? Que venait-elle faire en ville et pourquoi Paul affirme qu’il ne la connait pas alors que Charlotte les a aperçus ensemble ?

Un thriller psychologique, presque un huis clos entre époux et famille. L’ambiance devient vite pesante et douteuse. On en vient à s’interroger sur chaque personnage. Chet le frère de Charlotte, les amis de Paul…

Quelques chapitres sous forme de flashback dans le passé, permettent d’avancer dans l’intrigue et de saisir ce qui nous a amené à ces drames. On comprend que Charlotte pourrait bien être en danger. Gare à elle, de ne pas être la troisième femme à se retrouver dans le lac.

Ma notation:

Même si j’y ai trouvé quelques longueurs qui ont un peu cassé mon rythme de lecture, j’ai apprécié ce thriller.

Plus fort qu’elle, Jacques Expert

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Quatrième de couverture :

Cette nuit-là, dans la banlieue chic de Bordeaux, Cécile, 44 ans, est réveillée par une voix familière : « Debout, il faut qu’on parle. » Quelques instants après, elle est précipitée dans l’escalier de marbre de sa maison et tuée sur le coup.

Aux origines du meurtre, la police le comprend très vite, il y a la liaison passionnée entre le mari de Cécile et son assistante, Raphaëlle. Liaison pour laquelle Raphaëlle a tout quitté, y compris ses enfants, métamorphosée par cet amour plus fort qu’elle. Qui a tué Cécile ? Le mari, la maîtresse ? Les deux ensemble ?

L’avis d’Audrey :

Ce roman c’est l’histoire banale d’un homme, Patrick, marié et père de deux enfants, qui a besoin de tester ses charmes auprès d’autres femmes que la sienne. En prenant un nouveau poste, son assistante Raphaëlle est tout de suite séduite. Pour lui elle va tout quitter, mari et enfants. Plus rien ne comptera à part les quelques heures qu’elle peut passer auprès de lui lors de rendez-vous furtifs.

Alors quand plus de deux ans après le début de cette liaison, Clémence l’épouse trompée est retrouvée morte chez elle, on comprend bien pourquoi la police soupçonne le mari puis l’amante d’être derrière cet accident.

Ce qui est original avec ce roman, c’est qu’en tant que lecteur, on sait ! On sait ce qui s’est passé. On sait qui du mari ou de l’amante ment et manipule tout le monde autour de soi. On assiste aux manigances et aux stratagèmes pour arriver à ses fins. C’est habile et purement addictif comme façon de raconter une histoire. J’avais peur de m’ennuyer, après tout quel intérêt de lire un roman où l’on pense tout savoir. Mais suivre l’enquête, tout en étant dans la confidence est assez jubilatoire.

J’ai retrouvé avec ce roman tout le style propre à l’auteur. Une plume nette, sans fioritures et qui avec peu de choses peut vous rendre l’ensemble du récit totalement passionnant. Le titre laisse supposer qu’il faut peut-être se méfier des apparences. Pour cela, lisez le roman pour voir quel final nous réserve cet auteur.

Ma notation:

Un roman captivant, qui en partant d’un fait divers commun va vous faire tourner la tête.

Pour seul refuge, Vincent Ortis

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Quatrième de couverture :

De la neige à perte de vue, une ourse affamée, pas une habitation à des kilomètres à la ronde. Seuls, perdus dans les immensités sauvages du Montana, à plus de deux mille mètres d’altitude, deux hommes se font face : un jeune Indien, accusé de viol avec tortures, et le juge qui l’a condamné. Chacun possède la moitié des informations qui pourraient les sauver. Ensemble, ils s’entretueront. Séparés, ils mourront.

L’avis de Laure :

Toujours dans le cadre du Prix Nouvelles voix du polar, je me suis plongée et absorbée très rapidement dans ce thriller prenant.

Un juge se retrouve en panne sur une grande route peu fréquentée à cause de grosses chutes de neige. Un homme de passage par là vient à son secours mais il s’avère très vite que cet homme n’était pas là par hasard. Et notre juge se retrouve à la merci de cet ancien flic au plan diabolique qu’il va mettre beaucoup de temps à comprendre. Ce polar commence comme un huis clos, on avance dans le flou sur les motivations de ce flic, ce qu’il reproche au juge. 

A la moitié du roman, on va en savoir plus et le roman bascule dans un récit mi aventure – mi survie. Le rythme est vraiment bon, la psychologie des personnages en arrière plan maintient une bonne tension à l’intrigue. J’ai trouvé l’enchainement d’événements et le plan prévu par le flic totalement flou donc il peut se poser la question de la crédibilité de cela mais personnellement cela ne m’a pas gênée car j’étais bien absorbée dans l’histoire.

La fin s’accélère comme on l’aime dans les thrillers et si je regrette de ne pas avoir compris un petit élément, j’ai néanmoins passé un bon moment de lecture avec ce thriller.

Ma notation :

Un thriller réussi.

 

Déviation, Michael Fenris

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Quatrième de couverture :

Un car banal peuplé de quelques voyageurs qui ne se connaissent pas entre dans un tunnel… Et soudain tout bascule : les frontières du rationnel et de la réalité se mélangent, la vie dérape, car les passagers semblent tourner en rond dans un espace sans fin. Dans un tunnel, comment auraient-ils pu rater la sortie ? Piégés par cette distorsion de la réalité, les voyageurs désorientés sont alors attaqués par des coyotes anormalement grands et particulièrement agressifs.
Quelle solution ont-ils ? Rester dans le bus cerné par les animaux enragés ? Quitter le bus à la recherche d’une échappatoire ? Qui va se révéler être un leader dans le groupe ? Qui aura l’esprit d’équipe ? Sauront-ils s’allier ? Certains semblent cacher des secrets… Trouveront-ils la sortie avant d’être éliminés les uns après les autres par les animaux sauvages ?

L’avis d’Audrey :

Dans ce roman, on fait d’abord la connaissance de Jack Armstrong, un agent d’assurance qui vient de cambrioler une bijouterie. Il a réussi à échapper à la police, et on le retrouve alors qu’il s’apprête à prendre un bus. Dans ce car, c’est toute une galerie de personnages, bien différents des uns des autres qui prennent place. On a parmi la quinzaine de passagers, une journaliste hautaine, une dame très croyante, une jeune femme qui va passer un entretien d’embauche ou encore un homme lourdement handicapé. Se cache aussi parmi nos voyageur, un flic qui a été rencardé par un appel anonyme de la présence du malfrat. Il compte bien mettre la main sur lui et récupérer le magot qu’il doit transporter avec lui.

Peu de temps après le début du voyage, le chauffeur du bus est contraint de suivre une déviation. Il entre dans un tunnel, qui annonce le début des problèmes pour nos personnages. Au bout de plusieurs kilomètres, le tunnel semble sans fin. Pire encore, le bus se retrouve face à un énorme crevasse. Ils doivent faire demi-tour. A mesure que les kilomètres défilent, la peur et l’angoisse prennent place à bord de ce bus et les esprits s’échauffent. Le pire arrive quand ils sont attaqués par ce qui semble être des bêtes féroces. Comment sortir de ce tunnel ? Qui croire, à qui faire confiance pour s’en sortir? Entre ceux qui veulent rester dans le bus et ceux qui préfèrent sortir pour trouver une échappatoire, la bataille commence.

Un thriller bien original, un huis-clos terrifiant au sein d’un tunnel, dans lequel on se demande tout au long du roman ce qu’il va bien pouvoir advenir de nos personnages. Même si l’ensemble des voyageurs semblent un peu stéréotypés dans les descriptions et dans leurs agissements, ils forment ensemble le casting parfait d’une telle aventure inhumaine et angoissante. Plus on avance dans l’histoire, plus on doute de tout et de tous.

Le style d’écriture est assez cinématographique. Le final peut surprendre, même si pour ma part j’avais émis un large doute sur cette possibilité et une idée de twist déjà vu ailleurs. Je ne connaissais pas du tout cet auteur, et je vais surement me laisser tenter par un autre de ces romans cet été. J’ai repéré Le syndrome Noah, l’avez vous lu?

Ma notation:

C’était vraiment une expérience de lecture très agréable, avec un rythme assez dingue, à l’image d’une bonne série télé.