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Juste avant de mourir, S.K Tremayne

L’avis d’Audrey :

Au cœur d’une région montagneuse : Le Dartmoor, Kate échappe à un accident de voiture. Après un coma, de retour dans la maison familiale, elle est confrontée à l’hostilité de son mari Adam et de sa fille qu’elle ne comprend pas.

Les lieux et la géographie contribuent grandement à l’ambiance du roman. Une maison isolée au cœur de la lande, rien de très rassurant.  Si on ajoute à cela des faits étranges, des oiseaux morts ou l’apparition d’un homme sur la lande, nous avons tous les éléments pour en faire un thriller flippant et angoissant.

C’est le premier roman de S.K Tremayne que je lis, et j’ai eu un peu de mal avec l’écriture et l’ambiance générale du roman. Il m’a fallu plusieurs jours pour le lire, j’ai trouvé le rythme un peu lent. Mais cette caractéristique dans l’écriture permet également de créer cette ambiance si dérangeante je pense. Je ne suis pas habituée à lire des thrillers aussi noirs, d’où ma gêne surement.

J’ai eu une sympathie pour les personnages. Seule Lyla a su me conquérir. Cette jeune fille sensible (qui a des troubles autistiques) semble très perturbée par les événements du roman. Et qui ne le serait pas ? J’avais juste envie de l’éloigner de cette maison et de ses parents en qui je n’avais aucune confiance.

L’auteur a su placer pas mal de rebondissements, troublant le lecteur et m’empêchant de pouvoir imaginer le scénario final. Doute, question et paranoïa s’installent. Le final qui nous est livré est complètement fou. On vit les derniers moments en apnée. C’est terrifiant et monstrueux.

Le journal de Claire Cassidy, Elly Griffiths

 

Quatrième de couverture:

Dans le collège anglais où elle enseigne, Claire Cassidy donne chaque année un cours sur
un classique de la littérature gothique,  » L’Inconnu « , de R.M. Holland. Cet écrivain a vécu et enseigné dans le même collège que Claire, qui, fascinée par ce personnage qui hante encore les murs de l’établissement, travaille à l’écriture de sa biographie. Mais un jour, Ella, sa collègue et amie est retrouvée morte. À côté de son corps, une citation de  » L’Inconnu « …

L’avis d’Audrey :

Claire Cassidy enseignante, mère célibataire d’une jeune ado de 15 ans et héroïne de ce roman apprend, avec fracas, la mort de sa collègue et amie Ella. Fait étrange, on retrouve près du corps de la victime des éléments faisant référence à un écrivain R.M Holland. Cet écrivain est le sujet d’étude de Claire et le manoir où il habitait abrite maintenant une partie du collège.

Bouleversée par ce meurtre, Claire est d’autant plus inquiète lorsqu’elle trouve dans son journal intime, un mot écrit par un main étrangère, et qu’un autre meurtre a lieu. Claire est-elle en danger? L’enquête sur ces meurtres est alors menée par un duo de flics dont Harbinder Kaur, une femme à la personnalité originale, qui connait très bien les lieux pour avoir étudié dans le collège.

Le récit alterne entre chapitres mettant à l’honneur Claire, sa fille, Harbinder ou même des extraits du roman de R.M Holland, « The stranger« , un roman à l’ambiance terrifiante. J’ai aimé cette alternance qui donne un bon rythme à l’intrigue et ce mélange entre réalité et fiction. On plane dans le mystère, entre fantômes et légendes, école hantée. On ressent vraiment l’angoisse de Claire qui craint pour sa fille et sa propre sécurité. Difficile de se positionner sur un suspect ou d’imaginer la suite que prendra le récit, l’auteure a su amener quelques rebondissements .

Je ne m’attendais vraiment pas à ce genre de roman, frôlant entre le fantastique et un univers gothique. C’est vraiment très bien amené, l’écriture est agréable à lire. C’est une intrigue d’un autre temps tout en étant très moderne et facile à lire. Le final est efficace et je n’avais pas rien présagé. Un thriller réussi à mes yeux !

Ma notation :

Un thriller à l’ambiance fantastique et mystérieuse. Il vous envoûtera.

Sur le toit de l’enfer, Ilaria Tuti

Quatrième de couverture :

« Les tueurs voient l’enfer que nous avons sous nos pieds, tandis que nous, nous ne voyons que les fleurs… »

Dans les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine, la langue acérée et le coeur tendre, est appelée sur les lieux d’un crime pour le moins singulier : un homme a été retrouvé mort, les yeux arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la corde, des branchages… et ses vêtements ensanglantés.
Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s’en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut…

L’avis de Laure :

J’ai gagné ce thriller l’an dernier lorsqu’il est sorti et je l’avais mis dans ma PAL 2019. Sauf que je lis de moins en moins de thrillers et j’ai donc attendu la toute fin d’année pour m’y plonger. Il est donc disponible déjà, en poche.

Je m’y suis plongée sans attente particulière, je n’avais lu aucun avis sur ce roman avant de le débuter. C’est une lecture qui monte crescendo, j’avais le sentiment d’un polar gentillet et classique dans sa construction avant d’avoir quelques surprises ! On y suit une commissaire cinquantenaire qui a une sacrée répartie et … ses failles qui nous font tiquer. A demi mot, on comprend des soucis de santé et le doute de pouvoir continuer à faire son travail comme il faut.

L’histoire se construit aussi dans le passé, fin des années 70, dans un drôle d’orphelinat. Le présent c’est l’enquête dans ce petit village de montagne à la population confiante, ici il ne se passe rien, tout le monde se connait. Et pourtant, un homme décédé, mari et père bien connu de tous, une mise en scène effarante de son cadavre, un tueur dont le profil dressé par Teresa est singulier. Il y a des éléments de l’enquête qu’on imbrique nous mêmes en fait parce que l’auteure nous présente sur un plateau les différents éléments de l’histoire. D’où le fait que je me sois attendue à une enquête classique. Mais ce qui fait la différence dans ce polar c’est bien le tueur, son histoire. Lorsqu’on comprend qui il est, ce qu’il a vécu, pourquoi il a commis ses crimes (car il y aura d’autres faits après le cadavre du début), on porte un autre regard sur les choses.

La traque pour mettre fin aux agissements du criminel prend alors une autre tournure, pour arriver à un dénouement qui m’a beaucoup plu.

Ma notation :

Ce n’est pas un polar exceptionnel et inoubliable (je suis sûre que j’aurais oublié l’identité du tueur dans 6 mois), mais il monte crescendo et réserve des surprises inattendues.

Le temps est assassin, Michel Bussi

Quatrième de couverture :

Été 1989. La Corse, presqu’île de la Revellata, entre mer et montagne. Sur cette route de corniche, au-dessus d’un ravin de vingt mètres, une voiture roule trop vite et bascule dans le vide. Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère n’ont pas eu la même chance.
Été 2016. Clotilde revient pour la première fois sur les lieux du drame, accompagnée de son mari et de sa fille adolescente. Elle veut profiter de ces vacances pour exorciser le passé. C’est au camping dans lequel elle a vécu son dernier été avec ses parents que l’attend une lettre… de sa mère. Vivante ?

L’avis de Laure :

Ça fait un bon moment que j’avais ce polar dans ma PAL. Je ne doutais pas de passer un bon moment, comme chaque fois avec Michel Bussi.

C’est en Corse que nous partons, avec Clotilde qui y remet les pieds pour la première fois depuis 27 ans, depuis ce tragique 23 août 1989 où elle échappe à la mort dans un tragique accident. Si elle en fut rescapée, ça n’a pas été le cas de ses parents et de son frère. Orpheline, la jeune fille a coupé les liens avec sa famille corse. C’est donc à 40 ans passés qu’elle revient, accompagnée de son époux et de leur fille.

Très vite, des choses étranges se produisent qui laissent penser à Clotilde que le passé revient. Pire, elle reçoit des messages qui ne peuvent provenir que d’une seule personne : sa mère. Comment est-ce donc possible alors que celle-ci a péri dans un accident ? Qui est derrière tout ça ?

J’ai été embarquée très vite dans le rythme trépidant de l’intrigue de Michel Bussi, entre 2016 et les vacances du présent de Clotilde et les retours dans son journal intime de 1989 qui est entre les mains d’un mystérieux inconnu. Ce journal intime est une vraie bonne idée de narration, l’auteur se met dans la peau de la jeune ado qui parle à son journal intime, ce sont des passages que j’ai beaucoup aimé lire.

Clotilde va se retrouver à mener l’enquête, 27 ans plus tard. Elle parle à certains personnages qui étaient là également dans le passé et apprend de nouveaux éléments sur le drame. Pour ma part, j’étais perdue, je ne voyais pas du tout ce que l’auteur allait pouvoir révéler qui expliquerait tous ces mystères. Et bon, je vous avoue que je suis un peu sceptique, une fois la ficelle révélée. Je trouve ça un peu gros ! Et c’est donc peu crédible à mes yeux. Mais ça n’empêche pas que j’ai passé un très bon moment de lecture.

Ma notation :

Un thriller au rythme prenant qui nous mène au sein du maquis et des mystères d’une famille corse.

Mortelle tentation, Christophe Ferré

 

Quatrième de couverture :

Quand l’homme que vous aimez est accusé du pire, la confiance et la passion vacillent… Connaît-on vraiment la personne qui partage notre vie ? Dans un coin sauvage des Pyrénées, le cadavre d’une jeune femme est retrouvé entièrement nu. Peter, le mari d’Alexia, randonne en solitaire à cet endroit mais il est injoignable depuis le jour du meurtre. D’abord inquiète qu’il ait croisé la route de l’assassin, Alexia découvre avec effroi qu’il connaissait la victime. Et s’il était en réalité le meurtrier ? Déchirée entre l’amour et le doute, Alexia doit faire éclater la vérité.

 Ma notation :

Un thriller addictif et réussi.

(Merci à Mylène des éditions Archipel pour cette lecture)