Archives du mot-clé thriller

Le tricycle rouge, Vincent Hauuy

 

Quatrième de couverture:

Noah Wallace est un homme usé, l’ombre du brillant profileur qu’il était jusqu’à ce qu’un accident lui enlève à la fois sa femme et sa carrière. Mais un appel téléphonique va le contraindre à reprendre du service. Son ami et ex-coéquipier Steve Raymond a besoin de lui. Une carte postale trouvée sur le lieu d’un crime atroce au Canada l’implique directement et le ramène à une série de meurtres commis cinq ans plus tôt. Tout porte à croire qu’un tueur en série présumé mort, le Démon du Vermont, est de nouveau à l’œuvre.
Dans le même temps, à New York, la journaliste-blogueuse Sophie Lavallée enquête sur un reporter disparu dans les années soixante-dix.
Et si les deux affaires étaient liées par le même sombre secret ?

L’avis d’Audrey :

Cela fait plusieurs mois que je voulais lire ce roman. Le titre et la couverture du roman me laissaient simplement imaginer que j’allais lire un thriller dans lequel on allait rechercher une personne qui aurait renversé un enfant. Si le chapitre d’ouverture nous laisse présager cette intrigue, rapidement on comprend que le roman sera bien plus complexe que cela.

Noah Wallace, profileur intervient sur des meurtres assez violents, et le tueur semble s’adresser à lui en lui laissant des messages. Le personnage de Noah est assez mystérieux. Il a un passé qui semble douloureux mais dont il n’a gardé aucun souvenir, sa femme est morte dans un accident de voiture et on rajoute à cela des compétences de médium. Il a des flashs sur les scènes de crimes qui lui permettent d’avancer dans ses recherches. En parallèle, on rencontre Sophie, blogueuse journaliste, embarquée malgré elle dans une folle aventure qui va la mener à Noah. Elle est courageuse et entêtée, mais ses recherches vont faire pas mal de dégâts autour d’elle.

Le récit est assez dense, on a pas mal de personnages, et l’on se demande bien à qui l’on peut faire confiance. Tout est assez flou, puis progressivement on comprend, ou l’on croit comprendre. Le style de l’auteur est très addictif, j’ai enchaîné les chapitres avec l’envie de savoir comment l’enquête allait avancer. Les personnages sont loin de l’image des flics parfaits que l’on peut lire dans d’autres romans ou voir dans les séries. J’ai tellement accroché avec ce roman, que je me suis empressée d’aller acheter Le brasier, dans lequel on retrouve Noah Wallace.

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HS 7244, Lorraine Letournel Laloue

Quatrième de couverture :

Lorsque Marius se réveille dans cette cellule froide et puante, ses derniers souvenirs sont ceux d’une soirée arrosée et joyeuse avec Camille, l’amour de sa vie. Après Saint-Pétersbourg et Moscou, leur voyage à travers la Russie les avait conduits dans un petit bar de Grozny. Des vacances en amoureux, cela avait commencé comme ça…
Aujourd’hui, Marius est enfermé, il a tout perdu, à commencer par ses droits. Il entend des hurlements, des hommes sont torturés. On les accuse d’être malades, contagieux. Dans cette prison non officielle, ils font l’objet d’expériences médicales, menées par ceux qui veulent trouver l’origine de leur mal et surtout un remède à ce fléau.
Avec l’histoire de Marius, inspirée d’un drame qui a choqué le monde entier, Lorraine Letournel Laloue embarque le lecteur pour un aller simple en enfer.

L’avis de MadameOurse :

Vous savez ce qu’on dit « souvent femme varie ». Et bien c’est exactement ce qu’on peut dire de la lectrice en moi. Après un besoin manifeste de couper avec les thrillers / polars, j’ai néanmoins été tentée par ce roman noir, très noir !

Aussi noire que sa couverture, cette lecture ne sera pas à mettre entre toutes les mains. Elle commence avec l’enlèvement de Marius, lors d’un séjour en Russie. Il se retrouve dans une cellule immonde et les sévices commencent. Il ne sait pas ce qu’il fait là, ce qu’on lui reproche, où est Camille, sa moitié avec qui il était en vacances, ne parle pas la même langue que ses geôliers. Il n’aura pas d’explication de leur part, mais il va vite comprendre que c’est en enfer qu’il se trouve.

Je ne vais pas vous donner d’exemple du type de scène insupportable que l’on peut lire ici. C’est extrêmement violent, c’est détaillé donc c’est encore plus difficile à lire, je me disais en lisant que si cette histoire était adaptée au cinéma, ce serait interdit au moins de 16 ans et je n’irai le voir pour rien au monde ! Ici tout y est dans ce que l’on peut faire de mal à un humain : maltraitance psychologique, absence de nourriture et d’eau (le strict minimum pour survivre), coups, corvées en tous genres, abus sexuels et …. le pire de tout, au nom de la science, des expérimentations médicales atroces. C’est un médecin français qui mène ses expériences, un fan de Mengele (rien d’étonnant tant j’avais déjà fait le parallèle).

Marius, qui sympathisera avec Sylvain par la suite va vouloir comprendre à tout prix pourquoi ? Que leur reproche-t-on ? Pourquoi cette qualification de terroristes ? Jusqu’à la révélation faite par l’auteure, au détour d’une phrase, un prénom, un passage que je ne comprenais pas, que j’ai relu 2 fois et puis… tout s’éclaire. Un passage très habile qui vient nous en apprendre plus sur LA raison de ces atrocités. Le choc pour moi. Parce que bien sûr, on ne peut pas cautionner, c’est tellement barbare, inhumain, il n’y a pas de mot pour qualifier les actions de cette bande de fous.

Parce qu’en plus, il faut que je vous dise que tout cela n’a rien de secret, ça se passe en Tchétchénie, avec l’appui du pouvoir politique en place, Marius et ses amis n’ont d’aucune aucune chance d’en sortir vivants… Et comme ce n’est pas tout… L’auteure s’est inspirée d’un fait réel pour écrire HS7244. La lecture ne nous permettra pas de décrypter le vrai du faux, je pense pour ma part qu’une bonne part des violences très détaillées sont fictives. Cela n’en reste pas moins alarmant sur le fait que des hommes et des femmes soient tués,  tabassés, maltraités, violentés à cause de ça.

Je ne peux pas spoiler ici sur le pourquoi de ces violences, sur le fait divers dont il est question parce qu’on ne spoile jamais les romans dans nos avis. Et pour autant, je veux que, vous, qui me lisiez ici et qui n’avez pas forcément envie de lire ce livre (parce qu’il est dur et que je ne le conseille pas à tous) puissiez quand même savoir qui sont ces personnes visées et pourquoi. Alors, j’insère un lien que vous suivrez ou non si vous voulez en savoir plus. Bien sûr, si vous avez prévu de lire le roman, ne cliquez pas !

Ma notation :

Une lecture qui peut intéresser mais que je conseille aux lecteurs avertis compte tenu des terribles scènes de violence.

Jenny, Fabrice Colin

Quatrième de couverture:

Exceptionnellement, je ne vous mettrai la 4ème de couverture. Tout simplement car elle en dit trop, en dévoile trop.

L’avis de Lunatic :

Ce roman c’est l’histoire de Bradley. Tout commence avec un récit de vie assez classique. Souvenirs d’enfance, de sa famille, son boulot, ses soucis personnels puis la rencontre avec April et leur mariage. Mais lors d’un voyage à Las Vegas, elle disparaît. Elle reste introuvable. Fuite délibérée? Enlèvement? Accident? Bradley finira par tenter de combler ce manque en faisant des rencontres. C’est là qu’entre en scène Jenny qui l’amène dans une aventure un peu folle.

Le roman enchaîne sur un semblant d’enquête policière puis l’auteur nous emmène vite dans un récit loin de ce qu’on pouvait imaginer avec les premiers chapitres. Jenny est bien originale, dérangeante même. L’auteur nous plonge dans un sérieux brouillard. J’ai eu beaucoup de mal à cerner la vérité, le vrai parmi la folie, le flou ambiant. C’est un livre qui triture le cerveau, qui rend fou ! L’ambiance générale du roman est assez folle, mêlée à un style que je n’ai pas l’habitude de lire. On rentre dans la tête de Bradley, avec un récit à la première personne. On prend conscience des son questionnement, de ses doutes, de sa peur… C’est fou, c’est noir, c’est violent, c’est surprenant. Un moment de lecture assez inédit pour moi.

Bad Man, Dathan Auerbach

  

Quatrième de couverture:

On dit que, passé quarante-huit heures, les chances de retrouver une personne disparue sont quasi nulles. Deux jours pour ratisser les bois alentour, frapper à toutes les portes, remuer ciel et terre. Passé ce délai, l’espoir n’est plus permis.

Eric, trois ans, a disparu il y a cinq ans. Peu à peu, les affichettes ont jauni, les policiers se sont désintéressés de l’affaire, la vie a repris son cours dans cette petite ville désaffectée de Floride.

Pas pour Ben, le grand frère de la victime. Qui ne s’est jamais remis du drame. Qui a vu sa famille sombrer. Mais qui n’a jamais cessé ses recherches.

L’avis de Lunatic :

Alors que Ben s’occupe de son petit frère, un drame survient. Ce dernier disparait dans un supermarché. Il ne sera pas retrouvé. 5 ans plus tard, alors que la famille ne s’est pas remise de ce drame, Ben trouve un emploi dans ce même supermarché. Imaginez la difficulté pour lui de remettre les pieds dans cet endroit qui lui rappelle ce jour, et surtout sa culpabilité. Puis voilà qu’il découvre quelques secrets sur le magasin et son personnel qui le confortent dans l’idée que son frère est vivant…

J’ai mis un peu de temps à finir ce livre, et pourtant j’ai été complètement happée par son atmosphère. Les personnages sont noirs, ténébreux. L’ambiance est pesante dans ce magasin qui semble cacher beaucoup de choses et au sein de cette famille détruite par le drame. Tout est étouffant, et avoir placé l’intrigue du roman au cœur d’un supermarché est une super idée je trouve. Un lieu connu de chaque lecteur, on peut ainsi facilement s’immerger dans les lieux du récit. Vous ne ferez plus vos courses de la même manière après avoir passé quelques heures de lecture dans ce supermarché !

Le style de l’auteur m’a bien plu, avec des descriptions longues mais pourtant pas ennuyantes, et des dialogues entre personnages très réalistes. Il a vraiment su décrire la douleur que ressent Ben, sa culpabilité, ses angoisses et montre avec quelle force il souhaite sortir de ce cauchemar.

On ne sait vraiment pas ce qui a bien pu arriver à Eric. J’ai eu quelques suppositions, puisque l’auteur a le don de tromper les pistes en mettant sur notre chemin des personnages ou des situations qui laissent planer le doute. J’ai été un peu décontenancée par le twist final. J’avoue avoir du relire quelques passages pour bien saisir le dénouement. L’impression qu’il me manque quelque chose pour bien saisir son sens. Alors si vous le lisez, je serai curieuse d’avoir vos retours sur ce final.

L’ombre de la menace, Rachel Caine

Quatrième de couverture :

Quatre ans que sa vie a explosé en vol. Quatre ans qu’elle a découvert que son mari était un tueur en série. Gwen a survécu aux soupçons et à la honte, aux menaces venues de toute part. Stillhouse Lake, c’est la petite ville tranquille dont elle n’osait plus rêver. Jusqu’au jour où un cadavre de femme est repêché dans le lac. Le cauchemar recommence… Mais loin de la naïve mère de famille qu’elle était autrefois, Gwen est désormais prête à tout pour sauver sa vie et celle de ses enfants.