Cadres noirs, Pierre Lemaitre

Quatrième de couverture :

Alain Delambre est un cadre de cinquante-sept ans anéanti par quatre années de chômage sans espoir.

Ancien DRH, il accepte des petits jobs démoralisants. À son sentiment de faillite personnelle s’ajoute bientôt l’humiliation de se faire botter le cul pour cinq cents euros par mois…

Aussi quand un employeur, divine surprise, accepte enfin d’étudier sa candidature, Alain Delambre est prêt à tout, à emprunter de l’argent, à se disqualifier aux yeux de sa femme, de ses filles et même à participer à l’ultime épreuve de recrutement : un jeu de rôle sous la forme d’une prise d’otages.

Alain Delambre s’engage corps et âme dans cette lutte pour regagner sa dignité.

S’il se rendait soudain compte que les dés sont pipés, sa fureur serait sans limite.

Et le jeu de rôle pourrait alors tourner au jeu de massacre.

L’avis de Miliette :

Je m’étais emballée pour Robe de marié, j’ai de même bien accroché avec Cadres Noirs ! Etant par ailleurs intéressée par les questions RH, ce livre m’a fait cogiter. Mon seul petit « regret », l’histoire s’éloigne un peu trop du réalisme à mon goût, quand on avance dans la lecture.
Je me suis néanmoins attachée aux personnages, et j’ai franchement apprécié le ton de l’écriture.

Une ambiance un peu lourde mais une écriture presque drôle, des personnages plus ou moins fracassés qui semblent habiter à côté (bon, ça dépend peut-être où on habite), je ne regrette pas cette lecture.

Ma notation :

Je recommande cet ouvrage !

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Duo Lecture : La disparue de Noël, Rachel Abbot

Pourquoi ce livre ?

(MadameOurse) Je fais partie depuis quelques mois du Club de lectures Le cercle Belfond et on commençait à parler de ce roman qui me semblait bien tentant. Lorsqu’il est paru sur Netgalley, j’en ai directement demandé la lecture. Et je n’ai pas été surprise que Lunatic en ai fait la demande également, c’est tout à fait le genre de lecture sur laquelle nos goûts sont très proches. Et c’était donc l’occasion d’un beau duo lecture.

(Lunatic) La 4ème de couverture était bien tentante, et je savais qu’avec cette auteure il y avait de grandes chances de passer un bon moment de lecture.

 La couverture:
(MadameOurse) Cette couverture est plutôt simple, les couleurs rouge et blanc sont très attractives. Après lecture finalement, cet emballage est archi sobre au vu du contenu qui s’apparente plutôt à de la dynamite ! Alors grosse surprise pour ma part.

(Lunatic) Une couverture sobre et simple. Joli contraste entre le blanc pure de la neige et ce rouge sang.

 

 La quatrième de couverture :

Une route de campagne verglacée. Une voiture qui perd le contrôle : la conductrice est tuée sur le coup ; Natasha, sa fille de six ans assise à l’arrière, se volatilise sans explication.

Quelques années plus tard, David fait de son mieux pour se reconstruire après le drame qui a emporté sa femme et sa fille. Il forme désormais un couple heureux avec la douce Emma et le petit Ollie, adorable bambin de dix-huit mois qui comble leur foyer.
Mais un jour, une inconnue débarque dans leur cuisine. Natasha.
Où était-elle toutes ces années ? Comment a-t-elle retrouvé le chemin de la maison ? Si David est fou de joie, Emma, elle, se sent vulnérable devant cette adolescente silencieuse.

Cadeau ou malédiction ? Que cache le retour de la disparue de Noël ?

Après lecture :

(MadameOurse) C’est un roman dont le premier chapitre nous plonge directement dans le bain : cet accident provoqué en pleine nuit, cet appel mystérieux que Caroline reçoit juste avant et puis la disparition de Tasha… Un premier chapitre complètement à la hauteur de ce qui suit. Il y a quelque chose qui m’a beaucoup plu dans l’histoire c’est le fait non pas d’être confronté à la disparition de l’enfant mais à son retour mystérieux 6 ans après les faits. Elle ne veut pas que son père appelle la police, est très méfiante, ne supporte pas qu’on la touche et ne raconte bien sûr presque rien de ce qui lui est arrivé.

Petit à petit, on est complètement pris dans l’engrenage du roman. Il y a cette histoire parallèle qui concerne le policier Tom Douglas qui a perdu son frère quelques années auparavant. On se dit bien sûr, « où est le lien? ». Les chapitres sont courts comme dans la plupart des thrillers mais le rythme est hyper rapide, on ne peut pas décrocher et d’ailleurs on ne décroche pas. On dévore ce roman page après page, les événements s’enchaînent, les questions que l’on se pose sont de plus en plus nombreuses, les hypothèses de plus en plus folles. Et puis, le final arrive et avec lui le sac de nœuds se démêle. Et je vous assure que ce thriller est excellent ! J’ai beaucoup aimé les personnages que sont Emma, Becky, Tom, Jake.

C’est un thriller que je vous conseille vivement si vous êtes fan du genre et si vous avez envie d’un roman bien prenant, plein d’action et de mystères. Il y a très peu de risques, je pense, de ne pas aimer La disparue de Noël. Mais attention, attendez vous à de la dynamite, le roman est bien plus fort et marquant que ne le laissent deviner le titre et la couverture.

(Lunatic) Un soir de décembre, Caroline rentre d’un repas de famille avec sa petite fille de 6 ans qui dort à l’arrière de la voiture : une voiture au milieu de la route, un appel qui lui ordonne de ne pas s’arrêter et c’est l’accident. Caroline meurt et plus aucune trace de Natasha sa fille.  6 ans plus tard, David le père de Natasha a refait sa vie avec Emma, quand sans crier gare, la jeune fille réapparait. Ou était-elle pendant ces 6 années ? Qui la retenait ? La jeune fille refuse de parler.

A partir de ce moment, le récit s’emballe enchaînant les révélations et les rebondissements. Je n’ai pas pu lâcher ce roman, échangeant régulièrement avec Madame Ourse sur mon ressenti, mes idées sur l’issue de l’intrigue : on s’était d’ailleurs toutes les deux bien plantées sur certains points. Preuve que ce roman est de qualité ! En parallèle à l’histoire de Natasha, on rencontre Tom, un flic qui fait quelques recherches sur son frère décédé il y a quelques années. Les personnages ne tombent pas dans la caricatural, et progressivement l’auteur nous en dévoile davantage sur eux, quitte à faire tomber les masques. Vous aurez compris que j’ai aimé ce roman.

 

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

 Si vous avez envie de faire une lecture en duo, n’hésitez pas, nous en ferons régulièrement en tenant compte de vos envies de lectures et les duos évolueront d’une fois sur l’autre. Faites nous un petit mail en nous disant ce qui vous tenterait.

Pas un mot, Brad Parks

Quatrième de couverture :

Le juge Scott Sampson s’apprête à aller chercher ses enfants à l’école. Et à plonger en plein cauchemar. Il reçoit un message anodin de sa femme adorée, Alison : elle ira récupérer les jumeaux pour les emmener chez le médecin. Alison rentre à la maison. Seule. Elle n’a jamais envoyé ce texto. Le téléphone sonne. Les enfants ont été enlevés. Les ravisseurs n’exigent pas de rançon, mais des verdicts sur commande : si le juge n’obéit pas à leurs demandes, les petits le payeront très cher. Et évidemment : « Pas un mot ! » C’est le début d’un calvaire où chantage, mensonge et paranoïa feront vivre l’enfer à ces parents prêts à tout pour récupérer leurs enfants, quels que soient les dangers, les sacrifices et les compromissions.

L’avis de MadameOurse :

Je n’ai pas lu beaucoup de thrillers cette année et j’ai pourtant chaque fois beaucoup de plaisir à me plonger dans ces lectures. Pas un mot fait partie de ces thrillers très plaisants à lire.

Au tout début du roman, lors du rapt des enfants du Juge Scott, j’ai trouvé sympathique de découvrir les réactions d’un père face à cette horreur. Ce sont tellement souvent les mères qui sont dépeintes dans ces contextes habituellement mais les pères n’en sont pas moins humains. Très vite, la pression est mise sur le juge par les ravisseurs : obéir et se taire. Il lui est alors demandé de donner des verdicts bien précis aux affaires qu’il juge sous peine de violence sur ses enfants. Et bien sûr il obéit.

Le roman est très prenant, rythmé, j’ai beaucoup aimé. D’un côté on suit donc les affaires qui sont à juger avec tous les détails nécessaires. Un peu trop même, j’avais peur d’être larguée par cela, c’est assez technique, l’auteur nous explique le fonctionnement de la justice américaine, le rôle du juge en particulier et bien sûr nous détaille les affaires qui sont jugées. Mais d’un autre côté, le roman va nous amener au cœur de l’enquête que décide de faire le juge pour découvrir qui détient ses enfants et pourquoi. Et cette enquête est pleine de rebondissements, le juge en viendra même à soupçonner sa propre femme. Tout du long, j’ai trouvé que les détails sur la douleur et l’horreur de vivre ça sont toujours extrêmement présents. C’est un point du roman que j’ai trouvé bien travaillé : Alison et Scott sont fous de douleur, ils ne dorment pas, ne mangent pas, ne savent pas comment réagir à la moindre chose.

En temps que lecteur on a aussi quelques détails qui nous sont donnés sur les ravisseurs et le sort réservé aux enfants, on s’attend donc au pire. Par conséquent, je ne voyais pas trop quel final l’auteur allait nous servir. Et bien surprise : je n’ai pas du tout été déçue. D’un coup tout s’emballe et on se retrouve en plein film d’action. Toutes les explications nous sont amenées avec en même temps un final haletant.

Ma notation :

Un thriller très réussi !

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

Il est toujours minuit quelque part, Cédric Lalaury

Quatrième de couverture :

Bill Herrington est un homme heureux.
La cinquantaine approchant, mari et père comblé, il occupe un poste de professeur de littérature dans une prestigieuse université américaine. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes…
Jusqu’au jour où il trouve dans son casier l’exemplaire d’un roman à sensation publié par un mystérieux inconnu : R. P. Kirkpatrick.
Pas de quoi chambouler Bill.

À un détail près : il s’agit d’une histoire vraie.
Celle d’un crime dont il était persuadé que personne n’en avait jamais eu connaissance.
Sur une île qu’il aurait voulu oublier pour toujours.

 

L’avis de Lunatic :

Bill, professeur d’Université connait un deuil dans sa famille : le frère de sa femme est décédé. Dans les jours suivant le décès, il trouve un livre dans son casier auquel il ne s’intéresse pas. Alan une jeune étudiante va rapidement lui parler de ce roman, et Bill se rend compte que ce roman c’est son histoire. L’histoire d’un meurtre, d’un secret datant de son adolescence. Mais qui a bien pu écrire ce texte ? Dans quel but ? Ses proches reçoivent à leur tour ce mystérieux roman. Bill enquête alors à la recherche de l’écrivain et de ses intentions ?

J’ai eu du mal à rentrer dans ce roman. La faute au style très original, déroutant mais dont je ne suis pas fan ? Aux personnages loin d’être attachants ? A son « héros » trop cynique et frôlant l’antipathie ? A une intrigue qu’on n’a l’impression d’avoir déjà lu voire vu dans un film ou téléfilm ? Puis doucement je me suis laissée saisir par l’intrigue, j’avais moi aussi envie de savoir qui était à l’origine de ce roman… C’est un roman court, dont les chapitres s’enchainent bien, et on se laisse vite prendre dans le suspense et les questions.

Ma notation :

Un thriller à l’atmosphère déroutante pour les curieux.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

 

Ragdoll, Daniel Cole

Quatrième de couverture :

Un  » cadavre  » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur  » Wolf  » Fawkes dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d’autant que le tueur s’amuse à narguer les forces de l’ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.
Le dernier nom est celui de Wolf.

 

L’avis de Lunatic :

Ce thriller ne correspond pas vraiment à ce que j’aime lire d’ordinaire. Une 4e de couverture et des critiques qui l’annoncent comme assez violent, sanguinolent, et pourtant j’ai eu envie de le lire. Les premiers chapitres vous plongent directement dans l’ambiance du roman avec la découverte d’un cadavre dans un appartement. Un cadavre certes mais composé de morceaux de 6 victimes, le tout soigneusement assemblés comme peut l’être une poupée de chiffon, d’où le titre du roman. Commence alors l’enquête menée par quatre flics que tout oppose, décrits avec plein de clichés. Il est en de même pour les autres personnages du roman, dommage. Par contre j’ai aimé que l’auteur mette en avant le rôle des médias, des journalistes dans une enquête policière, et montre les dérives que cela entraîne.

Difficile de vous en dire plus sans trop dévoiler l’intrigue qui malgré quelques passages ennuyeux reste tout de même assez captivante. Par contre je n’ai pas trouvé ce roman si sanglant et difficile à lire comme beaucoup le disent. L’auteur distille le récit de quelques touches d’humour qui à mon sens n’apportent rien d’intéressant au roman. Il a su maintenir le suspense sur l’identité du tueur jusqu’au final, et j’aime cela. Néanmoins, j’ai détesté ce final et j’ai refermé le livre en soupirant.

Ma notation :

Petite déception.