Archives pour la catégorie Audrey

Cabale Pyramidion, Samuel Delage

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Quatrième de couverture :

Au musée Egyptien du Caire, une statuette est retrouvée dans le sac de Marion Evans, une jeune chercheuse aussitôt accusée de vol. Coup monté ? Mais par qui et pourquoi ?
Pour son ami Yvan Sauvage, célèbre expert en art, aucun doute : on veut se débarrasser de la jeune femme sur le point de retrouver le légendaire -et tant convoité- pyramidion de Khéops.

L’avis d’Audrey :

On retrouve dans ce second opus, Yvan Sauvage et Marion, que j’ai rencontré il y a quelques semaines avec Code Salamandre. Cette dernière est en Egypte, pour un stage dans un musée. Et dès les premières lignes, on comprend qu’elle est en mauvaise posture. En effet, on assiste à sa fuite, un garde du musée à ses fesses, l’accusant d’avoir volé une relique du musée. Mais notre étudiante réussi à s’enfuir.

Yvan ne tarde pas à débarquer en Egypte. Pour lui il est impensable que son amie et étudiante puisse être mêlée à une quelconque escroquerie. Mais son statut d’ancien amant ne fait pas de lui le meilleur des défenseurs pour la police locale.  Nous voilà alors embarqués dans une nouvelle aventure, où tout s’enchaine à un rythme assez intense.

J’ai aimé retrouver le gros travail de documentation de l’auteur, qui nous livre un thriller historique, où l’on cherche à démêler le vrai du faux. Dépaysement garanti dans ce pays mythique, et j’ai appris de nombreuses choses sur son histoire et ses secrets anciens.

Ma notation:

Nouvel essai réussi avec cet auteur. Il me tarde de faire un petit tour en Italie avec Yvan et Marion, dans le prochain roman : Arcanes Medicis.

L’enclave, Nicolas Druart

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Quatrième de couverture :

Sur l’Enclave, tout a été dit : qu’elle serait une zone blanche perdue dans la vallée du Lot, qu’on y vivrait en parfaite autonomie, qu’une créature y régnerait sans partage… Tout a été dit, mais on préfère se taire.
C’est ce à quoi le jeune adjudant-chef Stanislas Sullivan est confronté. À l’inverse de ses collègues de la gendarmerie de Buzac, il n’est pas un enfant du pays. Aussi, quand une de ses affaires, tombée au coeur de l’été, se révèle être un cas de disparitions de pèlerins reliées à l’Enclave, il va devoir ignorer les mises en garde et faire quelques entorses à la procédure.

L’avis d’Audrey :

Attention, en commençant ce roman, vous vous assurez quelques frissons et de nombreuses questions !

L’enclave, personne ne veut y aller. De nombreuses légendes tournent sur ce lieu, si bien qu’on se demande si on peut vraiment en revenir. Et c’est surement cette part de mystère qui attire un gendarme, Stan. Il doit enquêter sur des disparitions liées à cet endroit maudits. Et comme on s’y attend, rien ne va être facile ni très cohérent dans son enquête.

Dès les premières lignes, on est nous aussi sous la chaleur accablante de cette région. Une ambiance écrasante, presque glauque. Et l’on se demande alors ce qu’une jeune éducatrice fait avec 4 patients porteurs de diverses pathologies, si près de l’Enclave. Et quand tout bascule pour eux, on n’est pas au bout de nos surprises.

Rapidement, le pire prend place. Le rythme est fou, certaines scènes sont presque insoutenables pour mon petit cœur de lectrice peu habituée aux thrillers trop violents et je crois bien que j’ai détesté presque tous les personnages de ce roman.  Tout est crasseux et répugnant. Les thèmes traités n’ont rien de joyeux, bien au contraire, et j’ai par moment été même assez dérangée par la façon dont l’auteur fait parler ses personnages.

Mais vous savez quoi ? Malgré cette impression nauséabonde tout au long du récit, j’ai apprécié ce roman. Surtout avec ce final complètement insoupçonnable qui conclut ce roman en beauté.

Ma notation:

Un très bon thriller, époustouflant et angoissant.

Harper collins

(Merci à Harper Collins Noir pour cette lecture)

America(s), Ludovic Manchette et Christian Niemiec

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Quatrième de couverture :

Philadelphie, juillet 1973. Voilà un an qu’Amy est sans nouvelles de sa grande sœur partie tenter sa chance au Manoir Playboy, à Los Angeles. Inquiète, la jeune adolescente décide de la rejoindre. Pour cela, il lui faudra traverser les États-Unis. Seule.
Dans une Amérique de la contre-culture secouée par le scandale du Watergate et traumatisée par la guerre du Vietnam, elle croisera la route d’individus singuliers

L’avis d’Audrey :

L’épopée émouvante et rocambolesque d’une jeune ado, au coeur des années 70, bien décidée à traverser les USA pour retrouver sa soeur. Amy n’a que 13 ans quand elle fugue de la Cote Est pour rejoindre  Bonnie, sa soeur partie à Los Angeles pour devenir Playgirl. Amy plaque tout, prend un sac, quelques poignées de billets et là voilà en route.

Un voyage complètement fou, où des rencontres (presque improbables) se succèdent. Amy n’a plus 13 ans, mais 14 ou 15 ans. Elle se prénomme Donna ou Glinda. Elle trouve plusieurs personnalités et histoires pour se présenter, afin de ne pas attirer l’attention sur elle. Sur la route, elle tombera sur des hommes au regards vicieux, mais aussi sur des gens, qui le temps de quelques kilomètres et heures vont l’accompagner avec bienveillance dans sa quête quasi initiatique.

Notre duo d’auteur nous livre ici un roman très addictif, avec un petit bout de femme très attachante et plutôt mûre pour son âge. Elle sait ce qu’elle veut, et malgré son schéma de famille bancal, elle sait reconnaître ce qui est bon pour elle. En allant à la recherche de sa soeur, c’est finalement elle même qu’elle va trouver, et l’idée d’une autre vie. Car après tout, l’essentiel à retenir est juste cela:

Va là où tu es aimée.

Ce que j’ai aimé avec ce roman, c’est d’aller fouiner au fil des étapes du voyage d’Amy, sur Google pour vérifier les éléments qui relèvent de la fiction ou de la réalité. Car Amy va se mêler à la vraie histoire de l’année 1973. Imaginez qu’elle va notamment passer un peu de temps dans un bus, avec The Boss. Un roman qui impose dans un coin de notre cerveau, une mélodie rock et très seventies pour notre plus grand plaisir.

Si j’avais un seul reproche à faire à cette histoire, c’est l’accumulation de rencontres et de situations, mais après tout, un roman ne se doit pas d’être sobre et sage. On doit pouvoir rêver et l’exagération n’est en rien un défaut.

Ma notation:

Un road trip touchant et addictif. Avec ce second roman, les auteurs changent complètement de registre et c’est encore une fois réussi après Alabama 1963.

Les douleurs fantômes, Mélissa Da Costa

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Quatrième de couverture :

Rosalie, Gabriel, Tim, Anton et Ambre formaient un groupe d’amis soudé jusqu’à ce qu’un drame les éloigne les uns des autres. C’est pourtant un appel au secours qui, cinq ans après, va à nouveau les réunir. Entre silences amers et regrets, ces retrouvailles vont raviver leurs douleurs fantômes et bousculer leurs certitudes : mènent-ils vraiment la vie dont ils rêvaient ?

L’avis d’Audrey :

En 2021, Mélissa Da Costa nous livrait l’histoire d’Ambre, dans Je revenais des autres. Jeune femme paumée et peu sûr d’elle, elle avait fait de bien belles rencontres à Arvieux, station de ski des Alpes, mais elle avait achevé ces quelques mois de parenthèses sur une déception.

Dans les douleurs fantômes, on la retrouve 5 ans après. Cela fait bien longtemps qu’elle n’a plus mis les pieds à Arvieux, ni même échangé avec la bande de l’époque. Mais pourtant, elle n’hésite pas une seule seconde quand Rosalie l’appelle à l’aide. C’est fébrile qu’elle y retourne, elle redoute la confrontation avec Tim et Anton. Mais Ambre est plus mûre, plus sûre d’elle et elle a les armes nécessaires pour ces retrouvailles…ou pas.

Quand on connait les aventures vécues dans le passé, on imagine bien que tout ne va pas être simple. Et pourtant, c’est vite l’évidence, elle s’y sent bien à Arvieux, avec eux, avec lui.

C’est un réel plaisir de retrouver la plume de Mélissa Da Costa, surtout pour nous ramener à Arvieux, au coeur de cette bande de copains. L’émotion est bien présente, on a souvent les larmes au bord du coeur. On a mal, on souffle avec eux, on souffre pour eux, on rigole avec eux, on s’émeut et comment ne pas tomber en amour pour Sophinette, ce bébé du premier roman, devenue une petite fille intelligente et espiègle.

J’ai lu quelques critiques reprochant le fait qu’on sait dès le début que tout finira bien. C’est vrai, mais l’essentiel dans ce roman à mes yeux, n’est pas de connaître la fin, mais d’assister à la manière dont Ambre, Tim, Anton, Rosalie et ceux qui gravitent autour d’eux vont y parvenir. Le chemin pour arriver au bonheur n’est pas facile. Ils vont devoir être courageux, oser, décevoir et pardonner. Pardonner aux autres, mais peut-être à eux-même aussi pour enfin vivre.

Ma notation:

Une très beau roman d’amitié et d’amour. Un roman sur la vie, la leur, la nôtre un peu aussi.

L’île du diable, Nicolas Beuglet

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Quatrième de couverture :

Le corps recouvert d’une étrange poudre blanche…
Des extrémités gangrenées…
Un visage figé dans un rictus de douleur…
En observant le cadavre de son père, Sarah Geringën est saisie d’épouvante. Et quand le médecin légiste lui tend la clé retrouvée au fond de son estomac, l’effroi la paralyse.
Et si son père n’était pas l’homme qu’il prétendait être ?

L’avis d’Audrey :

Troisième tome des aventures de Sarah Geringën. Cela fait un bout de temps que j’avais lu les précédents romans, et pourtant j’ai de suite reconnecté avec cette jeune femme blessée et tourmentée. On retrouve Sarah alors qu’elle quitte la prison où on l’avait laissée et elle apprend la mort de son père. Mais on est loin d’une mort naturelle, vu l’état dans lequel le corps est retrouvé.

Sarah va donc enquêter, dans l’ombre, entourée d’un jeune flic. Elle va s’immiscer dans l’intimité de son père, pour comprendre, mieux saisir qui il était. Mais à vouloir dévoiler la vérité, elle risque bien d’être confrontée à des vérités tragiques. La deuxième partie de l’intrigue va donner sens au titre du roman. Quelle est cette énigmatique île du diable?

Nicolas Beuglet nous livre une fois encore, un roman haletant et complètement addictif. On ne s’ennuie pas, et j’ai aimé retrouver le coté sombre et noir dans lequel est plongée Sarah. Ce que j’aime avec cet auteur, c’est qu’il sait inclure dans ses fictions des faits réels. Et ici, accrochez vous, car vous risquez bien, comme moi, de découvrir un fait historique bien traumatisant.

J’ai été glacée par le final, qui annonce bien une suite, enfin je l’espère, car j’ai bien envie de retrouver Sarah Geringën, même s’il est difficile de lui imaginer un avenir serein.

Ma notation:

Un roman diablement efficace. J’ai adoré.