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Quand on s’y attend le moins, Chiara Moscardelli

Quatrième de couverture :

De l’amour, du suspense et le doux parfum des Pouilles ! Avec Penelope, authentique Bridget Jones italienne, laissez-vous transporter dans une comédie déjantée, pétillante et pleine de charme.
Penelope a trente-six ans, quelques kilos en trop, une vie amoureuse désespérément inexistante, un job pas très épanouissant d’attachée de presse pour Pimpax – LA multinationale de la serviette hygiénique –, et elle est de surcroît affligée d’une maladresse quasi légendaire.
Comment se sortir de l’impasse ? En s’en remettant au dicton de sa grand-mère :  » C’est quand on s’y attend le moins que l’amour vous tombe dessus.  » Ou, en l’occurrence, qu’on le percute à vélo. Car le jour où elle renverse le ténébreux Alberto, lui brisant la jambe au passage, Penelope en est certaine : ils sont faits l’un pour l’autre.
Et lorsqu’elle le recroise dans les locaux de Pimpax, le doute n’est plus permis. Mais quelque chose cloche : le bellâtre se fait appeler Riccardo et semble avoir tout oublié de sa tendre assaillante. Pourquoi tant de mystères ?

N’écoutant que son courage, notre Penelope se lance dans une folle enquête à la poursuite du prince charmant fuyant et, pourquoi pas, du grand amour…

L’avis de MadameOurse :

Une couverture rose couverte de baisers : le ton est donné, cette lecture sera légère. En attendant de découvrir dans les prochains mois un nouveau roman de l’auteure aux éditions Le Cercle Belfond, j’ai déjà découvert la plume de Chiara Moscardelli à travers son premier roman publié en France.

Avec Penelope, que l’on entendra tout le long du roman plus communément nommée par son nom de famille, Stregatti, on part pour une vraie comédie, tout à fait déjantée. Tous les détails du roman sont un brin foldingue : personnages, lieux, anecdotes, tout contribue à cet esprit fou. Stregatti se rêvait journaliste, mariée avec plusieurs enfants et voyageant autant que possible. Au lieu de ça, elle travaille chez Pimpax une société de serviettes hygiéniques, est célibataire et n’attire que des hommes peu fiables.

Jusqu’au soir où elle renverse un piéton : il est l’homme de ses rêves. Oui sauf que, entre eux ça commence bien mal et en plus, sitôt celui-ci sorti de l’hôpital, elle n’a aucun moyen de le recontacter. Ca part mal pour le grand amour !  Le destin s’en mêle le jour où un homme arrive pour faire le bilan social de Pimpax. Et cet homme n’est autre que le mystérieux piéton écrasé par Stregatti. Enfin c’est ce qu’elle croit car il porte un autre nom et affirme ne pas la connaitre…

Penelope est déterminée à percer le mystère. Nommée comme sa secrétaire, elle va devoir travailler avec lui au quotidien et vivra à ses côtés une succession de péripéties de plus en plus étranges. Le grand amour semble toujours bien loin ! Ce roman est une vraie bouffée d’oxygène avec une héroïne gaffeuse, qui est un peu la bonne copine qu’on aimerait tous avoir et qui vit des situations ubuesques. J’ai parfois eu un peu de mal d’ailleurs à suivre les péripéties ! Ne vous attendez pas à quelque chose d’hyper crédible, ce n’est clairement pas le but du roman. Ici, plus c’est gros, plus on s’amuse. Et au final, ça marche très bien même si on reste loin de la romance tant cela n’arrive qu’à la toute fin du roman.

Ma notation :

Un bon moment de lecture.

Merci à Carine et Irène des éditions Belfond pour cette lecture.

 

 

La version poche du roman sort aux éditions Pocket le 28/02, n’hésitez pas !

 

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Le ciel de Darjeeling, Nicole Vosseler

Quatrième de couverture :

Cornouailles, 1876. Après la mort de son père, Helena, 16 ans, se retrouve dans la misère. Un jour, un inconnu lui fait une offre. Aussi riche que séduisant, Ian Neville lui propose de l’épouser et d’assurer l’éducation de son jeune frère. Mais il y met une condition : qu’elle accepte de le suivre en Inde, où il gère une vaste plantation de thé au pied de l’Himalaya.

En se donnant à son mystérieux bienfaiteur, la jeune femme a conscience de faire un saut dans l’inconnu. Mais l’espoir de ne manquer de rien, le cadre de vie somptueux de Darjeeling et le charme de son époux ont raison de ses réticences.

Jusqu’au jour où, Ian étant en voyage, Helena reçoit la visite d’un homme qu’elle avait rencontré lors d’un bal en Angleterre. Leurs retrouvailles éveillent en elle des questions sur le passé de Ian, dont celui-ci n’a jamais rien voulu lui dire. Pourquoi ignore-t-elle tout de son ascendance ? Cessera-t-il un jour d’être un étranger à ses yeux ?

Un voyage initiatique et sensuel aux confins de l’Inde millénaire.

L’avis de MadameOurse :

Un roman historique, une superbe couverture, une histoire d’amour mais aussi de secrets, hop, il ne m’en fallait pas plus pour être tentée. Je suis toujours fidèle à mes goûts et je ne le regrette jamais, surtout pas en refermant un livre comme celui-ci, charmée une fois de plus.

Avec ce roman, je me suis laissée embarquer en Inde, aux côtés de Ian et Helena. S’ils font connaissance en Angleterre où Helena vient de perdre son père, c’est bien en Inde que Ian va la convaincre de venir vivre avec lui. Car, elle le sait en acceptant de l’épouser, sa vie à lui est en Inde. Ce n’est pas sans peur qu’elle entreprendra ce long voyage avec son énigmatique époux. Ils se connaissent peu, il est immensément riche mais personne ne sait d’où il tient sa fortune ni quel est son passé. Il est également très bon et Helena sera vite sous le charme de son bel époux.

Ce roman est très prenant, il débute par un long voyage qui est passionnant à lire, qui va nous faire traverser des régions sublimes (qui m’ont rappelé ma lecture de La mariée de Ceylan). L’auteure manie à merveille l’art de la description et les images se forment devant nos yeux. J’ai appris beaucoup sur l’Inde dans ce roman; saviez-vous qu’il y avait un désert dans ce pays ? Moi non ! L’histoire se passe pendant la colonisation anglaise, les affrontements entre l’armée de la Couronne et les peuples indiens y sont aussi très présents, sans toutefois nous rendre la lecture lourde, c’est bien amené et mêlé à l’histoire de nos personnages.

Une fois Ian et Helena arrivés sur la plantation de thé de celui-ci, la vie quotidienne s’agence. J’ai aimé le personnage d’Helena, son adaptabilité à sa vie nouvelle, sa simplicité et son intérêt pour les tâches de sa vie d’épouse. Elle reste quand même perturbée par les zones d’ombre que cachent le passé de son mari. Je m’attendais à ce qu’on en apprenne plus sur celui-ci, bribe après bribe mais le procédé choisi par l’auteure est tout autre et j’ai particulièrement aimé cette façon de faire.

Au cœur du roman, elle va en effet nous plonger dans une autre histoire, celle de la famille de Ian. Une histoire époustouflante, très liée avec la culture du peuple indien, à l’époque des maharadjas. Ce procédé du récit dans le récit m’a beaucoup plu car l’histoire des parents de Ian est tellement dense, forte, pleine d’événements traumatiques qu’on n’aurait pas pu la lire seulement bribe après bribe. Il fallait vraiment s’y immerger. Et que les personnages sont beaux ! Ce roman met vraiment en avant les destinées des hommes : Winston, Mohan, Ian, trois très beaux personnages qui sont finalement plus importants encore que les femmes de l’histoire. Du moins, moi je l’ai ressenti comme ça et j’ai beaucoup apprécié que l’auteure fasse la part belle à ses personnages masculins.

Une fois qu’Helena (et nous lecteur) aurons eu la révélation de tous les secrets de cette famille, une révélation vraiment dingue (je n’ai pas de mot pour décrire cela !), viendra alors le temps du choix. Quelle vie Helena choisira-t-elle de vivre ? Se sentira-t-elle la force de porter elle aussi le poids des secrets ? L’auteure nous tisse une fin douce, pleine d’émotion, un final très réussi.

Ma notation :

Un roman magnifique.

(Merci à Mylène des éditions Archipel pour cette lecture)

Summer, Monica Sabolo

Quatrième de couverture :

Lors d’un pique-nique au bord du lac Léman, Summer, dix-neuf ans, disparaît. Elle laisse une dernière image  : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau. Ou ailleurs  ?
Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences.
Comment vit-on avec les fantômes  ?

L’avis de MadameOurse :

Ce roman m’avait tentée lors de sa parution aux éditions JC Lattès en 2017. Cette histoire de disparition me faisait penser à un thriller. En réalité on en est assez loin, c’est plutôt un roman qui évoque le deuil, la perte d’un être cher.

C’est à travers les yeux de Benjamin, son frère cadet, que nous allons apprendre qui était Summer. Lui a 15 ans, il est un peu en adoration devant cette grande sœur qui commençait à vivre les 400 coups, intégré à la troupe de copines, en plein dans ses émois d’adolescent.

Mais celui qui nous raconte les choses c’est le benjamin de 40 ans, qui a perdu sa sœur depuis 25 ans et ne s’en est jamais remis. Il est alors dépressif, ne travaille pas, n’a pas de liens sociaux, toute son existence est encore comme en suspens. Il n’a pas fait son deuil. Le fera-t-il jamais ?

On part alors dans la ré-évocation de moments passés de leur enfance, de cette famille hors norme, plutôt bourgeoise, à la vie assez décalée. J’ai ressenti une écriture très intériorisée, tournée beaucoup plus vers les pensées de notre narrateur que dans l’action, dans les événements du passé. On peut avoir un paragraphe pour évoquer un regard. Je ne dis pas que ça n’a pas d’intérêt mais ça n’a pas marché avec moi. Je m’ennuyais, j’avais envie de sauter des lignes et des paragraphes, chose que j’ai d’ailleurs fait vers la fin. Les moments évoqués sont assez décousus dans le temps, c’est nostalgique, c’est lent, c’est triste. On est bien loin de la lecture joyeuse ou à suspense.

Heureusement, on quitte le narrateur à la fin du roman avec des réponses, on finit par savoir ce qui est arrivé. Mais rien de suffisant pour me faire oublier la difficulté que j’ai eu pour tourner chaque page.

Ma notation :

Je me suis bien trop ennuyée avec cette lecture pour pouvoir lui mettre une bonne note.

Gabriële, Anne et Claire Berest

Quatrième de couverture :

Septembre 1908. Gabriële Buffet, une jeune femme de vingt-sept ans, indépendante, musicienne, féministe avant l’heure, rencontre Francis Picabia, un peintre à succès et à la réputation sulfureuse. Il avait besoin d’un renouveau dans son œuvre, elle est prête à briser les carcans : insuffler, faire réfléchir, théoriser. Elle devient « la femme au cerveau érotique » qui met tous les hommes à genoux, dont Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire. Entre Paris, New York, Berlin, Zurich, Barcelone, Étival et Saint-Tropez, Gabriële guide les précurseurs de l’art abstrait, des futuristes, des Dada, toujours à la pointe des avancées artistiques. Ce livre nous transporte au début d’un XXe siècle qui réinvente les codes de la beauté et de la société.

L’avis de MadameOurse :

Voici le second titre que j’ai lu pour le Prix des Lecteurs Livre de Poche et celui qui me tentait le moins parmi la sélection de février. Il y est question d’un couple d’artistes, elle musicienne, lui peintre. Une thématique qui ne m’attirait pas particulièrement et que j’ai traîné comme un boulet tout au long de ma lecture.

Ce récit est celui d’un couple qui a réellement existé, qui va revivre sous la plume d’Anne et Claire Berest, leurs arrières petites filles. A l’origine de ce texte (que j’ai du mal à qualifier de roman), il y a donc un énorme travail de documentation. Les deux sœurs mêlent des citations des différents protagonistes, au récit de leurs vies. Leur héroïne sera Gabriële, elle qui vécut dans l’ombre de ce mari étouffant. A leur rencontre, il tombe sous le charme de son esprit, de son indépendance et de son intelligence. Gabriële s’est déjà imposée dans la vie en réussissant à faire des études de compositrice de musique, à une époque où seuls des hommes pouvaient avoir cette prétention. C’est une femme forte et libre qui va rencontrer le peintre Francis Picabia et elle le restera toute sa vie.

Malgré tout, elle fait le choix d’arrêter la musique pour se consacrer à sa vie de femme. Elle a une place très importante dans la vie de son époux et de son art, elle l’inspire, elle le pousse, c’est vraiment une femme surprenante qui est loin de se cacher dans l’ombre de Francis Picabia. Elle a ses idées et elle les partage !

Le roman ne conte pas toute leur vie mais la partie du début des années 1900 jusqu’à la première guerre mondiale. Il y est forcément énormément question d’art, du courant de l’époque où une nouvelle forme d’art commence à naître, aux œuvres conçues, aux expositions, à l’accueil par la critique, etc. Comment vous dire ? Moi tout ça ne me passionne pas, pas du tout ! Je ne connais pas le peintre et ses réalisations mais je n’ai pas vraiment envie de m’y intéresser. Alors tout ce descriptif dans le récit, c’était long pour moi et je vous avoue avoir parcouru souvent en diagonale ces passages.

Je me suis plus intéressée aux personnalités de Gabriële, de Francis Picabia et des nombreux amis qui sont très présents dans le récit, en particulier un certain Guillaume Apollinaire dont le nom vous dira forcément quelque chose. Gabriële fut une femme déroutante. Elle a réussi à canaliser ce mari qui était quelqu’un de pas facile, qu’on qualifierait certainement de bipolaire aujourd’hui. Elle a eu une énergie folle dans tout son quotidien, dans le développement de projets artistiques. C’était une amie généreuse et présente. C’était aussi une mère complètement absente (malgré 4 enfants), une femme totalement immatérialiste. Un sacré personnage aux multiples facettes, bien déroutante pour moi et pour l’époque à laquelle elle a vécu.

Ma notation :

Un récit que j’ai réussi à lire vite mais en survolant tant de passages et sans vraiment de plaisir de lecture. Il n’en reste pas moins intéressant pour les lecteurs qui aimeraient se documenter sur le couple Picabia et l’époque picturale qui fut la leur.

[Duo lecture] La clé du cœur, Kathryn, Hughes

Pourquoi ce livre :

(Lunatic) J’ai lu les deux précédents roman de l’auteure, je ne voulais pas rater ce nouveau titre. Comme une évidence de le lire!

(MadameOurse) C’était un des titres que nous avions toutes les deux repéré dans les parutions de la rentrée de janvier. Aussi, quand il a été proposé sur Netgalley, on a bien évidemment sauté sur l’occasion.

La couverture :

(MadameOurse) C’est une jolie couverture, j’aime bien cette belle clé et le côté assez secret que sous entend cette image. Après lecture, je vous avoue cependant que je n’ai pas trop compris pourquoi ce titre…

(Lunatic) Une couv sympa.  A l’image des autres titres.

La quatrième de couverture :

Dans les années 1950 près de Manchester, la jeune Amy vit mal la mort de sa mère, et le fait que son père vienne d’avoir un enfant avec une autre femme. Sur un coup de folie, elle embarque le bébé avec elle dans la rivière. Les deux sont sauvés à temps, mais sa belle-mère exige qu’elle soit envoyée dans un asile de fous nommé Ambergate. Elle y est prise d’affection par un médecin qui comprend tout de suite qu’elle n’est pas folle. Un soir, lors d’une balade avec lui, les choses dérapent, et peu de temps après, Amy découvre qu’elle est enceinte. Le docteur a déjà été muté, et aucune religieuse sur place ne la croit car le docteur est censé être stérile. À la naissance de son fils, on lui fait croire qu’il est mort-né. Quarante plus tard, Sarah commence à fouiller les décombres d’Ambergate dans le but d’écrire un livre. Elle retrouve une valise abandonnée qui contient une lettre adressée à une certaine Amy lui révélant qu’on lui a menti : son fils est vivant et a été adopté. Pour Sarah, il n’y a qu’un choix : tenter de retrouver cette Amy pour lui révéler cette vérité endormie depuis des décennies.

Après lecture :

(MadameOurse) Le roman commence dans les années 2000 lorsque Sarah mène son enquête autour de l’asile d’Ambergate, asile où elle sait que son père a passé quelques années mais dont il ne veut rien dire. Elle y découvre des valises qu’elle va inventorier et l’une d’elle contient une mystérieuse lettre.

Puis nous remontons 50 ans en arrière : Ellen est élève infirmière et vient d’y trouver un poste quand Amy y est internée suite à un choix de son père. On plonge alors dans la vie d’un asile à cette époque. Le roman m’a beaucoup rappelé La salle de bal qui se passe également dans un asile. Bien que l’époque ne soit pas précisément la même, les similitudes sont fortes. Il est si facile alors de faire placer à l’asile une personne de notre famille qui devient gênante pour notre vie quotidienne, pas vraiment besoin de preuve d’une vraie maladie mentale, les médecins en savent bien peu alors sur les mécanismes de la folie et une personne en deuil peut alors dans un moment passager être considérée comme folle alors qu’elle a juste besoin d’aide pour accepter sa perte. C’est ainsi qu’Amy se retrouve coincée à Ambergate alors qu’elle n’a rien à y faire. Elle sera aidée par le Dr Lambourn qui prendre très à cœur de lui faire exprimer son vécu.

Amy m’a bien plu, elle est tellement sensée, elle sait ce qu’on attend d’elle, il va lui falloir un peu de confiance avant d’ouvrir son cœur et elle est très taquine dans sa relation avec son psychiatre, entraînant alors une relation particulière entre eux. Et puis différents événements vont se produire qui m’ont beaucoup attristée, j’étais si attachée à Amy que je souhaitais qu’elle sorte de là au plus vite et qu’elle retrouve sa vie. La difficulté à l’époque est justement qu’il n’y a pas de plan de sortie pour les personnes internés : soit leur famille va accepter de les reprendre au sein du foyer soit ce ne sera pas le cas et alors hommes et femmes restent prisonniers à l’asile des dizaines d’années durant, finissant vraiment par y devenir fous tant ils y sont traités comme des bêtes !

Une fois évoqué le triste sort d’Amy, nous retrouvons Sarah et son enquête dans les ruines d’Ambergate. Les secrets autour de l’histoire d’Amy vont alors se révéler petit à petit. J’ai beaucoup aimé cette partie du roman où plein d’émotions sont amenées par l’auteure. Le dénouement final est très doux pour tous nos personnages et tout en finesse compte tenu des 50 ans qui ont néanmoins passé.

(Lunatic) 2006:  Sarah, une bibliothécaire, fraîchement séparée, s’est installé chez son père après le décès de son épouse. Elle imagine mal son père se débrouiller seul depuis la disparition de sa mère. Parallèlement, afin d’écrire un livre sur l’histoire d’un vieil hôpital psychiatrique, elle n’hésite pas en en fouiller les ruines, et découvre alors une pièce secrète, dans laquelle plusieurs valises sont restées intactes, dévoilant alors tout leur secrets.

Retour à la fin des années 50, au cœur de l’hôpital. On rencontre le personnel médical, médecin et infirmières et les patientes. On fait la connaissance d’Amy, une jeune femme perturbée par le décès accidentel de sa mère, ce qui l’a amené à un acte plus que malheureux. Elle tente de faire comprendre qu’elle n’est pas folle, que sa place est dehors mais peine à se faire entendre. J’ai trouvé assez intéressant cette plongée au cœur d’un asile. C’est assez effrayant d’imaginer la façon dont ces patients étaient traités et surtout comment certains pouvaient y passer toute une vie, sans espoir de liberté.

On ne saisit pas vraiment quel est le lien entre les personnages des années 50 et Sarah, même si l’on comprend vite que le secret qui va nous être dévoilé concerne son père. Je me suis bien plantée dans mes hypothèses, inondant MadameOurse de possibilités mais qui se sont avérées à  coté de la plaque. Tout cela pour dire que le dénouement m’a surprise, mais sans m’épater pour autant. Je n’ai pas été transportée par l’écriture de l’auteure comme les autres fois. J’ai trouvé les personnages plus banals, moins attachants. Un roman un peu moins passionnant mais néanmoins réussi.

 

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)