Quatre murs et un toit, Camille Anseaume

Quatrième de couverture :

Avec tendresse et humour, Camille Anseaume livre, pièce par pièce, un hymne drôle et poétique à la maison d’enfance.
Quand elle apprend que ses parents ont mis en vente  la maison où elle a grandi, Camille décide d’y séjourner  une dernière fois afin de s’imprégner du lieu et lui  faire ses adieux. Chaque pièce résonne encore de  l’écho des joies et des peines passées et la replonge dans les souvenirs : les manies de sa mère, les blagues de son père, les amis du grand-frère dont elle est  follement amoureuse, les disputes entre sœurs…des cris, des rires, des larmes, et surtout beaucoup, beaucoup d’amour. Mais une semaine, est-ce suffisant  pour dire adieu à son enfance ?

L’avis de MadameOurse :

Ce petit ebook était dans ma PAL depuis un moment et je l’ai lu assez rapidement, c’est un titre court, aux chapitres qui ne font que quelques pages. Il n’y a pas vraiment d’histoire, c’est plus une successions de souvenirs de son enfance que l’auteure évoque à travers la maison de famille.

Elle évoque ainsi chaque pièce dans un chapitre. Toutes les pièces sont l’occasion de revenir sur des souvenirs précis. Et elle nous décrit aussi le présent lié à chaque pièce. J’ai trouvé l’idée de l’agencement de ce roman amusante. Et j’ai souri à lire les souvenirs de Camille Anseaume car je suis de la même génération qu’elle et que plein de choses m’ont rappelé mes propres souvenirs.

Ce roman est léger et mignon mais je pense qu’il ne faut pas trop en attendre dans le sens où c’est presque une nouvelle, ou que, du moins, il n’y a pas de vraie histoire et de vrai objectif derrière le fait de compter les unes après les autres les pièces de cette maison.

Ma notation :

Une lecture agréable.

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Une araignée dans le ventre, Anne Steiger

Quatrième de couverture :

Une araignée vivait en moi, un petit parasite, hargneux et pathétique. Je devais l’empêcher de nuire, trouver le moyen de l’expulser. Anne Steiger a longtemps souffert sans pouvoir mettre de mots sur sa douleur. Il aura fallu dix ans pour qu’un médecin pose enfin un diagnostic : elle souffre d’endométriose. Fin de l’histoire ? Pas vraiment. C’est un véritable parcours du combattant qui commence alors : de médecins en hôpitaux, de prescriptions médicamenteuses en actes chirurgicaux, elle va être confrontée à toutes sortes de traitements, plus ou moins efficaces, et à leurs effets secondaires souvent d’une violence extrême. Jusqu’au jour où elle décide de reprendre son corps en main, d’enquêter sur la maladie et le business qui l’entoure, et de ne plus subir.

L’avis de MadameOurse :

Il est rare que je lise des témoignages mais j’aime bien ça, je trouve souvent cela enrichissant et intéressant. J’ai eu l’opportunité de lire le témoignage d’Anne Steiger via une masse critique Babélio. Anne témoigne de son vécu sur une maladie dont je connais bien le nom : l’endométriose. Je suis une PMette et sans être confrontée moi même à cette maladie je sais quelles douleurs elle engendre. Je serai peut être touchée par l’adénomyose (cousine de l’endométriose) à l’avenir, (mes mère et grand-mère y ayant été confrontées) et c’est précieux d’en savoir plus.

C’est évidemment la première fois que je lisais un témoignage sur cette maladie. Et pourtant, sans comparaison possible, j’ai envie de vous dire que ce témoignage a tout, il est complet, il est dur (car la maladie l’est, car la science et l’état de la médecine de nous jours font que cela est encore dur), il est vrai, il est documenté, il est réaliste.

Anne est une journaliste de profession et elle a fait ici un VRAI travail de recherche en tant que patiente pour comprendre cette maladie et savoir où son médecin l’amenait mais aussi en tant que journaliste où il y a un travail de documentation énorme avec des sources réelles à aller lire pour approfondir le sujet si l’on le souhaite. Le récit va donc naviguer entre le témoignage personnel d’Anne, son vécu, son histoire médicale ainsi que les témoignages d’autres femmes qu’elle a pu rencontrer et des parties plus scientifiques qui expliquent la maladie de façon claire et compréhensible pour le lecteur. L’équilibre entre ces deux éléments du récit est bon, c’est une lecture fluide et c’est très important car ça rend possible la lecture pour un très large public.

Maintenant j’ai envie de vous dire à quel point j’ai été horrifiée par ce que j’ai lu. Je savais déjà que cette maladie est très mal, épouvantablement mal diagnostiquée, que ce sont des années de douleurs pour les femmes et de nombreux médecins avant de parvenir à mettre un mot sur leurs maux. Mais ma lecture m’a amenée bien plus loin dans l’horreur : il y a une source historique très ancienne qui est liée à la condition des femmes en général, à leur statut d’infériorité, à la volonté de les maintenir en dessous de l’homme. On est en 2018 et ces siècles d’histoire ont un poids énorme. La mixité on en est tellement tellement loin. La considération des femmes est un point important de la reconnaissance de cette maladie principalement féminine (et oui quelques hommes peuvent l’avoir). Ben oui quoi on s’en fout, c’est les femmes…. Navrant !

Et au delà de ça, les médecins, les spécialistes de l’endométriose ou ceux qui se présentent comme tels. Et toutes ces façons de soigner qui font plus de mal que de bien. A la limite de la boucherie… Il y a tout encore à découvrir pour SOIGNER vraiment les femmes de ce « cancer qui ne tue pas » et Anne met en lumière les traitements actuellement utilisés et leurs limites. Et encore, limites, le mot est faible. Atterrant !

C’est aussi plus de 20 ans de la vie d’Anne que l’on va suivre. J’espère fort qu’Anne va bien aujourd’hui, ou du mieux qu’il soit possible après cette épouvantable descente aux enfers qu’elle a vécue. Je me suis demandé à plusieurs reprises en la lisant comment j’aurais pu m’accrocher moi même dans une telle vie. Il faut garder en tête que toutes les femmes atteintes n’ont pas forcément de douleurs aussi profondes, pour certaines la maladie peut même être asymptomatique. Mais pour Anne, c’est la traversée du désert, c’est perdre sa vie sociale, intime, professionnelle, c’est la dépression, c’est des semaines entières passées au lit, c’est des maltraitances médicales en nombre, c’est le renoncement à la maternité, c’est encore tant d’autres choses. Oui franchement j’espère qu’Anne va bien aujourd’hui, c’est la seule chose que je peux souhaiter après l’avoir lue.

Ma notation :

Un témoignage important et précieux. A lire sans hésitation si vous voulez en savoir plus sur l’endométriose. Soyez juste prêts, je pense, si vous êtes vous mêmes concernée par la maladie à une lecture très dure.

(Roman lu dans le cadre des Masse Critique Babelio

Vise la lune et au-delà !, Marilyse Trécourt

Quatrième de couverture :

Estelle a 38 ans et, en apparence, tout pour être heureuse. Pourtant, elle rêve d’une vie meilleure dans laquelle son chef de service reconnaîtrait sa vraie valeur, son fils travaillerait à l’école et son mari ferait plus attention à elle. Lors d’une insomnie résistant aux somnifères, Estelle googlise  » changer de vie « . Elle tombe sur un article, inspiré par la loi d’attraction, qui explique que pour amorcer le changement, il suffit de visualiser ce que l’on souhaite et de l’écrire. Sans y croire une seconde, elle formule un premier vœu, qu’elle s’envoie par mail. Le lendemain matin, quand ce vœu se trouve réalisé, Estelle découvre qu’elle vient, sans le savoir, de souscrire à un programme de réalisation de rêves. Prenant goût à l’exercice, Estelle, supervisée par Tom, son assistant virtuel, émettra un ensemble de vœux pour rénover sa vie. Mais, alors que tout change autour d’elle selon ses désirs les plus fantasques, Estelle se sent toujours seule et insatisfaite. A quoi tient donc le bonheur ?

L’avis de MadameOurse :

J’ai été tentée par ce roman et son effet baguette magique sur la vie dont nous rêvons tous avouons-le ! Estelle a cette chance, du jour au lendemain, elle demande à partager sa vie avec Brad Pitt et … le voilà dans sa vie. Pas tout à fait le vrai Brad mais un qui serait installé là depuis plusieurs années et qui aurait toujours été là à la place de Richard, son mari. Richard c’est le mari un peu égocentrique, qui ne fait plus trop attention à sa femme sauf pour demander ce qu’il y a à manger, qui ne fait rien à la maison et qui râle sans cesse.

Alors l’échanger par Brad, le rêve non ? Et bien en fait Estelle va se rendre compte que Brad a aussi ses cotés relou. En fait il est « trop ». Il est attentionné mais c’est trop, amoureux mais c’est trop, positif mais c’est trop. Bref, Estelle va vite se rendre compte qu’il lui faut doser les vœux qu’elle soumet à Tom. Et, avec son aide, elle va se questionner sur sa vie, en admettant que telle chose ne lui plait pas mais en se demandant précisément ce qu’elle voudrait à la place.

Et elle va expérimenter des changements à sa vie, en tâtonnant, en se questionnant sur les relations qu’elle a avec ses proches. Elle va aussi assister à des stages avec d’autres demandeurs de rêves comme elle, des stages complètement connotés développement personnel qui m’ont personnellement appris. C’est le but du roman. On peut le lire juste comme ça, en y prenant l’humour qui y est, en s’amusant et s’intéressant du questionnement de vie auquel Estelle fait face. Mais on peut aussi y puiser plus pour soi même. Et il y a notamment tout un livret final en ce sens à la fin du roman pour pratiquer si l’on le souhaite les exercices décrits dans l’histoire.

Ce roman m’a rappelé une autre publication Eyrolles lue récemment : Et si tu redistribuais les cartes de ta vie ?; je trouve que ce sont deux romans très proches avec deux héroïnes qui font face à un changement de cap en se questionnant et qui vont être aidées l’une et l’autre pour écrire une nouvelle page à leur vie. Ces deux romans développent le tout avec autant de simplicité et avec un humour bien appréciable.

Ma notation :

Une lecture agréable.

Merci aux éditions Eyrolles pour cette lecture

 

Pour que justice soit faite, Jodi Picoult

Quatrième de couverture :

Peut-on venger le pire des crimes ? Et, si la justice est faillible, a-t-on le droit de se faire justice soi-même ?

Quand, du jour au lendemain, le petit Nathaniel perd l’usage de la parole, Nina, sa mère, substitut du procureur, commence à s’inquiéter. Et, lorsque le comportement de l’enfant devient perturbé à l’extrême, elle s’affole et tente d’en découvrir la cause. A l’issue d’une brève enquête, impossible d’en douter : son fils a été victime de sévices sexuels… Dès lors, la jeune femme n’a plus qu’une idée en tête : retrouver l’agresseur. Et lui faire payer son crime.

L’avis de MadameOurse :

Je poursuis ma découverte des romans de Jodi Picoult avec ce quatrième roman d’elle. Il y en avait 2 en attente dans ma PAL et j’ai préféré lire d’abord le plus ancien et plus court. L’autre est son tout dernier roman, Mille petits riens et c’est un pavé. Je le lirai bientôt car il me fait très envie.

Dans ce roman, on va suivre Nina Frost, mère de Nathaniel, épouse de Caleb et procureure. Parmi les affaires qu’elle a à gérer, elle connait bien les affaires concernant des viols commis sur des mineurs. Et c’est donc avec toute sa connaissance de comment ces affaires sont jugées qu’elle va être plus personnellement mêlée à ce crime.

Du jour au lendemain en effet, son fils Nathaniel ne parle plus. Très vite, aidé d’une psychothérapeute, les parents vont comprendre que Nathaniel a été violé. Par qui ? Quand ? Nina se moque de qui est la personne responsable mais elle veut le faire payer. Et elle sait justement qu’il est très difficile de condamner les responsables, qui écopent souvent de peines courtes. Et c’est tout un parcours du combattant pour le mineur qui doit absolument témoigner. Nina refuse que son fils vive cette double peine : en plus du viol, devoir revivre une nouvelle fois tout ça en le racontant devant un tribunal ? Mais comment alors faire justice ?

Nina va « choisir » la pire des justices, celle qui fait parler la mère en elle et non la procureure. Celle qui va chambouler sa vie bien au delà de ce qu’elle aurait dû être. Et nous allons suivre Nina et sa famille au cœur de ce roman, au cœur également des tribunaux qui vont juger l’affaire. Comment vont-ils tous s’en sortir ? C’est ce que l’on découvre dans ce roman. C’est intéressant à travers ce double point de vue de mère et procureure. C’est aussi révoltant de lire que ces crimes sont si rarement punis…

Ma notation :

Une lecture intéressante même si elle ne m’a pas passionnée.