Tous les articles par Laure

Pour le sourire d’Isabelle, Fanny André

Quatrième de couverture :

La vie, envers et contre tout… Pour Camille, adorable vieille dame, qui enterre le cœur en berne son fils à Trouville. Pour son ex-belle-fille, Isabelle, la quarantaine pleine de charme, qui la rejoint en ce moment de recueillement. Toutes deux sont à la croisée des chemins : la première veut retrouver sa Bretagne natale ; la seconde vient de quitter son cabinet d’avocats après une sévère dépression. Au-delà de l’épreuve qui les réunit, leur évidente complicité resurgit. Comme ce vieux projet… Ce voyage à deux, avec étapes gourmandes, où chacune montrerait à l’autre les beautés méconnues de son terroir : Normandie versus Bretagne. Voici donc Camille et Isabelle qui s’embarquent sur les routes, complices malgré les différences, le temps d’une parenthèse à la fois itinérante et introspective.

L’avis de Laure :

Un roman contemporain, le périple de deux femmes touchantes partant en voyage comme un nouveau départ, c’est la promesse de ce roman dont la douce couverture m’a bien attirée.

Camille, 81 ans, enterre son fils Arnaud. A cette occasion, elle retrouve Isabelle, son ex-femme dont il était divorcé depuis plusieurs années. Les deux femmes se sont toujours appréciées mais le divorce les avait éloignées. Sur un coup de tête, elle décident de partir en voyage toutes les 2.

On suit alors leur périple, très doux et apaisé, leurs discussions simples, sincères, sans faux semblant mais aussi leurs silences à chacune et les non dits qui passent, par de simples regards. Elles se comprennent, elles savent lire l’une dans l’autre, en cela leur relation m’a touchée. Ce lien intergénérationnel est beau et bien décrit par Fanny André.

Leur voyage va les mener de la Normandie vers la Bretagne où elles trouveront refuge dans la maison d’hôtes de Sonia. C’est là qu’elles commenceront à se dessiner un nouvel avenir, émouvant pour cette vieille dame qui est de retour dans sa région natale et pour Isabelle qui va enfin pouvoir laisser derrière elle le long burn-out qui lui avait enlevé toute envie de vivre.

Si j’ai aimé le final, les relations humaines que l’auteure met ici joliment en avant, ce n’est pas une lecture qui m’a totalement convaincue car le périple m’a semblé un poil ennuyeux avant que l’on n’arrive en Bretagne où il se passe plus de choses. Ça va avec le climat d’apaisement général du roman mais ça manquait un peu de rythme pour moi.

Ma notation :

Une lecture sympathique mais pour laquelle il m’a manqué une petite étincelle.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

 

Souviens-toi que tu m’aimes, Catherine-Rose Barbieri

Quatrième de couverture :

Lorsqu’Héloïse rencontre James dans ce wagon du TGV Lyon-Paris, le coup de foudre est réciproque. Mais rien n’est simple pour Héloïse. D’abord, elle ne croit pas au coup de foudre : le romantisme, très peu pour elle ! Ensuite son sens de la loyauté est particulièrement aigu, au point d’être dans cette histoire un vrai handicap. La jeune femme fait donc taire ces sentiments inédits dont elle ne sait que faire, et ce qui aurait pu être le début d’une belle idylle en reste là. Deux ans et demi plus tard, après bien des épreuves et pas mal d’errance, Héloïse et James se retrouvent par hasard en Ecosse. Le coeur d’Héloïse n’a rien oublié. Elle est prête à croire que le destin vient de lui accorder une faveur. James, en revanche, ne se souvient pas d’elle. En effet, beaucoup de choses ont changé en deux ans et demi. Beaucoup, oui, mais pas toutes…

L’avis de Laure :

Il y a 2 ans j’avais succombé au premier roman de Catherine Rose Barbieri. Je la suis depuis et attendais son second roman avec une grande impatience.

Je le disais il y a déjà 2 ans, Catherine Rose décrit extrêmement bien le sentiment amoureux et j’ai vite retrouvé ici cette même magie. Elle sait avec les mots nous faire ressentir le coup de foudre à nous aussi et nous donner envie d’être dans la peau de ses personnages pour vivre tous ces moments uniques qui constituent les premières fois : les papillons dans les yeux, le désir qui monte, l’impossibilité de détacher son regard de l’autre, l’ivresse du premier baiser, …

Souviens-toi que tu m’aimes c’est l’histoire d’Héloïse et James. Une histoire qu’on va suivre tour à tour par le regard de l’un et de l’autre, une narration qui diffère du premier roman et que j’ai beaucoup appréciée. C’est si bon aussi de lire ce que l’homme vit, ressent, pense ! C’est une romance qui est loin d’être linéaire et qui va amener un très grand nombre de rebondissements. Ça m’a vite rendue accro à l’histoire. Alors qu’on croit être à une marche du bonheur, c’est la chute et il faut encore surmonter une nouvelle embûche.

Quel régal que cette lecture ! Les sentiments décrits sont multiples et très beaux. Héloïse va d’abord refuser de donner sa chance à son histoire avec James parce qu’elle sait que sa meilleure amie a craqué sur lui et qu’elle pense que « premier arrivé, premier servi ». La distance viendra alors rompre le lien entre la jeune française et le bel écossais. Mais le destin est là, et c’est au cœur des sublimes paysages d’Ecosse, que Catherine Rose décrits aussi si bien, que nos deux héros vont pouvoir se donner une seconde chance.

J’ai été très émue par ce que James va vivre, touchée par ce qu’il doit surmonter et bien agacée aussi par cette femme qui se croit si maline pour le garder dans ses filets ! Les romances de Catherine Rose Barbieri sont, heureusement, celles du dialogue, de l’honnêteté et c’est vraiment des valeurs actuelles que je trouve très importantes dans la construction d’une relation amoureuse.

Que vous dire de plus ? J’ai adoré, c’est beau, actuel, moderne, on voyage et ça met des papillons dans le coeur. C’est bien assez de raisons pour le lire, non ?

Ma notation :

Un second roman tout aussi réussi que le précédent.

Merci aux éditions Eyrolles pour cette lecture

La belle de Jérusalem, Sarit Yishai-Levi

Quatrième de couverture :

Gabriela est issue d’une lignée de femmes maudites : chez les Ermoza, on est malheureuse en amour de mère en fille. Même sa mère, la belle Luna, qui fascinait tout Jérusalem par sa liberté et sa joie de vivre, a fini prisonnière d’un mariage sans amour.

Alors que cette dernière vient de disparaître prématurément, Gabriela se penche sur le passé de celle qu’on surnommait la Belle de Jérusalem, et qu’elle n’a connue que froide et amère. Peu à peu se dessine sous ses yeux le portrait de quatre générations de femmes, malmenées par l’histoire, le poids des traditions, des superstitions et des secrets.

Sur fond de bouleversements historiques, de la gouvernance turque à la création de l’État d’Israël, une saga magistrale où les destins d’un peuple et d’une famille se confondent.

L’avis de Laure :

Voyage historique au cœur de Jérusalem au sein d’une famille judéo espagnole, c’est la promesse de ce nouveau roman des éditions Charleston. Un cadre qui change un peu de mes lectures habituelles et c’est toujours agréable de découvrir de nouvelles cultures à travers un roman.

Cette jolie brique de 550 pages nous plonge à la découverte de la famille Ermoza, une famille juive d’origine espagnole installée à Jérusalem depuis des dizaines d’années. On va suivre Rafael, l’arrière grand-père, Gabriel son fils, Luna, Rahelika et Beki ses 3 filles puis Gabriela l’arrière petite fille.

Si j’aime beaucoup les fresques familiales de ce genre, ici j’ai peiné sur la première moitié de l’histoire. J’ai beaucoup apprécié le style de l’auteure et le fait qu’elle intègre dans son récit des mots de judéo espagnol (qu’on comprend facilement tant ils sont proches de l’espagnol). En revanche, j’ai eu du mal à progresser dans l’histoire de Rafael et Gabriel. Cela s’explique facilement : leurs vies ne sont pas joyeuses. On ressent très fortement dans le roman le poids des traditions et de la culture juive. On est à une époque où les jeunes adultes n’étaient pas libre de faire leur vie avec la personne de leur choix. Et dans la famille Ermoza, la malédiction veut qu’aucun homme ou femme ne fasse de mariage d’amour.

Le beau Gabriel va donc épouser Mercada qu’il n’aimera jamais. La pauvre femme attendra toujours un peu de tendresse et de passion de cet homme qu’elle a eu la chance d’épouser. C’est triste à lire parce que Gabriel est malheureux, il en aime une autre et son union avec Mercada va anéantir toute envie de vivre chez cet homme. Et Mercada est amère, elle qui pensait avoir trouvé une belle situation. Puis lorsque leur fille Luna arrive, Gabriel en est immédiatement fou, et Mercada jalouse de cette relation. Là encore, la destinée de la famille n’est donc pas plaisante à lire tant tout est amer et tendu de rancune.

Fort heureusement pour moi, j’ai pris plus de plaisir à ma lecture dès lors qu’on a commencé à suivre l’histoire de Luna et de ses deux sœurs, à une époque où, peut-être, la famille laissait un peu plus les jeunes gens décider de leur avenir. Les embûches de vie des 3 sœurs apportent un meilleur dynamisme à l’histoire, il se passe plein de choses dans la vie de chacune et j’ai alors ressenti plus d’empathie pour ces personnages.

Mais ça reste un roman particulier, bien loin du féminisme qu’on peut trouver dans d’autres lectures. Ici, vous lirez une femme qui se consume d’amour et de désir pour un homme qui ne viendra dans son lit que pour la mettre enceinte ou une autre totalement bloquée et rejetant très vite le devoir conjugal tant cela lui fera horreur ! C’est un roman réaliste, qui dépeint la société juive de l’époque avec beaucoup de précision et qui m’a permis de découvrir un pays et une culture sur lequel j’ai bien peu de connaissance. Mais n’attendez pas ici de combler votre âme romantique, ce n’est pas le roman qu’il vous faut pour cela !

Ma notation :

Une première partie de roman qui m’a été bien difficile et une seconde qui m’a plus enthousiasmée. C’est le lot des fresques familiales et de l’attachement ou non aux différents personnages.

Celles qui restent, Samuelle Barbier

Quatrième de couverture :

Celles qui restent est une histoire de sœurs. De femmes. De liens si puissants que les rompre bouleverse tout.
Clara est l’aînée, la sage, l’exemple à suivre. Celle qui fait tout comme il se doit, quitte à grincer des dents en se forçant à sourire.
Constance est la cadette. Si discrète, qu’on en oublie qu’elle existe… jusqu’à ce qu’elle décide de cesser d’exister en se jetant du haut d’un pont.
Lucy est la benjamine. Celle qui rit trop fort, parle trop fort, vit trop fort. Parce qu’elle a peur qu’on l’oublie.
Mais il y a aussi Marielle, qui elle, n’a ni sœur, ni frère, ni enfant, tout juste un vieux chien obèse. Celle qui a consacré sa vie aux autres pensait arriver au bout de son chemin dans l’indifférence,jusqu’à ce qu’un ange vêtu d’un manteau rouge se jette d’un pont, juste devant elle, et remette tout en question.

L’avis de Laure :

L’an dernier, j’ai vu beaucoup d’avis sur le premier roman de Samuelle Barbier alors cette année, je me suis associée aux lecteurs découvrant son second roman.

Roman choral, Celles qui restent donne la parole à 4 femmes. 3 sœurs : Clara, Constance et Lucy. Et une jeune retraitée bien isolée, Marielle. Un matin, Marielle assiste au drame qui va venir bousculer leurs vies à toutes. Constance, la sœur cadette, vient de se suicider en se jetant du haut d’un pont. Ne sachant pas nager, Marielle ne peut rien faire à part appeler les secours et assister à l’inévitable. Quelques minutes plus tard sont de trop pour laisser une chance à Constance, en ce froid matin d’hiver.

Clara et Lucy vont alors plonger dans le deuil, un deuil douloureux que chaque sœur vivra à sa façon, un deuil qui marquera un avant et un après dans leur vie, un électrochoc qui fera tout changer. Elles vont vivre toutes les étapes du deuil, la forte culpabilité de n’avoir rien vu, la colère pour ce que cette sœur leur fait vivre, la peine immense toujours. Au cours de ces semaines difficiles, elles vont renouer le lien avec la sœur qui reste mais aussi avec Antoine leur ami d’enfance. Et si le geste de Constance avait une explication ? Elles veulent comprendre et j’ai beaucoup apprécié cette part du récit où elles mènent l’enquête sur les événements de la vie de Constance.

Le livre est doux et beau parce qu’il évoque un des drames de la vie humaine, sa reconstruction et je me suis attachée à Lucy et Clara, elles qui ont toutes les deux leurs failles et qui vont bousculer leur être pour en ressortir changées. En revanche, la présence de Marielle dans le récit m’a moins enthousiasmée, j’ai eu du mal à lier la présence de ce personnage secondaire avec le reste du récit.

Celles qui restent est un doux récit sur le deuil, le suicide, les choix. La destinée des 3 sœurs est très touchante.

Ma notation :

Une jolie découverte.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

Bienvenue au CP, Sophie de Mullenheim, Sophie Bouxom

Quatrième de couverture :

Robin et Lilou découvrent l’école élémentaire, les nouvelles règles de la classe, les apprentissages, et le bonheur d’être dans la cour des grands.

3 histoires rassurantes et joyeuses pour une entrée en CP en toute sérénité !

Avec des pages plastifiées pour s’entraîner à écrire et à compter, des petits rituels et un poster abécédaire détachable.

LesChroniquesdeMissC. :

C’est la nouveauté de la rentrée sur le blog avec la venue d’une nouvelle petite lectrice : Miss C., 6 ans. Elle présentera aussi ici de temps à autre ses lectures du moment. A l’occasion de ses débuts dans la lecture, nous présenterons alors les livres qui l’accompagnent dans ce grand apprentissage.

Pour cette toute première chronique, rien de tel que ce joli album dont la thématique est parfaite en ce mois de rentrée. Il inclut 3 histoires : Les petits grands, la ronde des mots et si on comptait. Les jumeaux Robin et Lilou font leur rentrée et partagent avec nous les grandes nouveautés du CP : autres règles, autre organisation du temps scolaire et nouveaux repères, tout y est.

Petit plus, cet album va plus loin avec ses jolies pages plastifiées sur lesquelles on peut écrire comme sur une ardoise pour s’entraîner à écrire ou compter.

Qu’en a pensé MissC. ?

J’ai bien aimé cette histoire et c’est presque comme dans mon école !

Qu’en a pensé maman ?

Une histoire très plaisante à lire, non genrée par la présence des jumeaux Robin et Lilou, qui pourra donc plaire autant aux garçons qu’aux filles. Nous nous sommes interrompus plusieurs fois au cours de la lecture pour faire le parallèle entre le quotidien de Robin et Lilou et celui de Miss C. tant le livre est fidèle à la réalité. Un bel accompagnement pour la grand nouveauté du CP.

Merci à Claire des éditions Fleurus pour cette lecture