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Lectures de mars (2021)

Mars débute pour moi avec quelques jours de vacances que je compte bien mettre à profit pour attaquer avec gourmandise cette nouvelle PAL mensuelle. Et en plus, quel plaisir de se dire que l’on va pouvoir prochainement commencer à remettre le nez au soleil pour savourer ces lectures dans un autre cadre.

Voici donc les lectures prévues ce mois-ci  :

  • La promesse d’Edna, un roman historique à paraitre à la fin du mois
  • Une pour toutes, toutes pour toi ! un roman jeunesse que j’aurais sûrement plaisir à partager avec mes filles dans quelques années.
  • Le courage d’une sœur qui sera sûrement la lecture du mois qui nécessitera une boite de mouchoirs.
  • Antonia, la cheffe d’orchestre, la destinée d’une femme qui m’intéresse beaucoup.
  • L’héritage de la villa aux étoffes, la fin de cette trilogie dont j’ai hâte de retrouver les personnages.
  • Toute résistance serait futile, le titre de ma PAL pour lequel vous avez voté il y a quelques mois.
  • Les caprices de Miss Mary, choisi uniquement pour son auteure, je ne sais pas de quoi il est question mais je me laisserai surprendre.

Il y a quelques titres également dont je guette la sortie et que j’essaierai de lire aussi très vite :

Et côté ebook et bien il y a de moins en moins de choses, un roman et une BD seulement de prévus :

Et vous, qu’est-ce que vous êtes en train de lire ?

Livres du Mois : Février 2021

Ce mois très court de l’année s’achève et pourtant j’ai l’impression qu’il a été bien chargé, que nous avons enchainé de très nombreuses lectures. Alors, y avait-il de beaux coups de cœurs parmi elles ?

  • LES AVIS DU MOIS

Rétrospective des 20 titres dont nous avons parlé en février. Parmi ces titres, y en a-t-il un qui a rejoint votre PAL ou que vous avez lu depuis notre avis ?

  • LE LIVRE DU MOIS

Ce mois-ci, Audrey a lu 14 romans et Laure 11 romans (+ 1 abandon) et 2 BD.

Les romans qui ont conquis notre cœur ce mois-ci sont : Certains coeurs lâchent pour trois fois rien de Gilles Paris dont Audrey vous parlera prochainement et La mer en hiver pour Laure.

  • LE BOOK HAUL DU MOIS

Côté book haul, et bien… l’année commence décidément fort et nous n’allons pas manquer de lecture de si tôt.

16 nouvelles lectures ont intégré la bibliothèque d’Audrey…

 

… et 14 nouveautés pour Laure dont 3 reçues juste après avoir fait la photo.

Et chez vous comment s’est passé ce mois de février ? Avez-vous succombé à quelques nouveautés en librairie ? Dites-nous lesquelles.

Le bruit des pages, Livia Meinzolt

Quatrième de couverture :

Eva vient de s’installer au-dessus de l’ancienne librairie de la Butte-aux-Cailles léguée par son vieil ami Ernest. Entre ces murs chargés de livres et de souvenirs, entre anarchie littéraire et poussière, elle retrouve ce tableau qui, selon le testament d’Ernest, ne doit jamais quitter la librairie. Le portrait d’une jeune femme, daté de 1916, le nom d’une ville du Caucase comme seule indication. Tout pour intriguer Eva, étudiante en lettres passionnée de romans et de culture slaves. Alors elle imagine l’histoire de la femme du tableau qui, étrangement, semble petit à petit s’immiscer dans la réalité…

L’avis d’Audrey :

Eva qui se passionne pour les livres, se lance dans un projet d’écriture alors qu’elle s’installe au dessus d’une vieille librairie. Son histoire lui vient naturellement, inspirée par un tableau qui ne doit pas sortir de la librairie. Et c’est à Apollinarya qu’elle va donner vie, alors qu’elle entreprend la rédaction de son journal intime fictif. On virevolte alors entre le présent d’Eva, ses rencontres, son quotidien, ses espoirs et le passé de son héroïne, quelques mois avant la révolution Russe de 1917. 100 ans séparent les deux femmes. Deux destinées, mais pourtant tant de ressemblances et de liens.

Un voyage entre France et Russie, qui abonde de références littéraires, politiques, musicales pour mieux nous imprégner de cette ambiance slave. Toutes ces références ont eu tendance à alourdir le récit, tout comme quelques descriptions trop chargées à mon sens, mais tout cela n’a pas pour autant eu raison de moi. Je me suis vite laissée envahir par le romantisme et la poésie qui se dégageaient de ces deux histoires. J’ai été séduite par certains personnages, et je regrettai que tout ne soit pas si évident pour eux.

J’ai été surprise de la tournure que prenait le roman. On est loin d’une romance banale et par moment il faut s’accrocher pour saisir où le récit va nous mener. L’auteure a su vraiment intégrer de jolies surprises et des révélations inattendues. L’amour devient magique, l’histoire quasi ensorcelante et on se laisse porter dans cet aventure littéraire assez surprenante.

Depuis gamine, je suis attirée par cette époque russe, captivée par exemple par la destinées des Romanov. Et je retrouve ici tout ce que j’aime et ce que j’avais envie d’y retrouver.

Ma notation:

Un roman agréable à lire, je ne suis pas surprise qu’il ait été lauréat du Prix du livre romantique 2019.

Expérience de lecture : ces livres similaires

Aujourd’hui, je ne vous propose pas un avis lecture mais un retour d’expérience sur un moment de lecture. Depuis plusieurs années déjà, je lis systématiquement deux livres à la fois. J’ai toujours un livre papier et un ebook en cours, le livre papier que j’avance le soir lorsque je m’installe dans mon lit et l’ebook comme une lecture itinérante, en salle d’attente, en grapillant des minutes lectures de ci, de là. Je lis ces ebook sur mon smartphone c’est donc toujours la garantie d’avoir ma lecture avec moi, où que j’aille.

La semaine dernière, hasard de ma PAL et de ce que j’avais prévu pour le mois de février, je débute ces deux lectures : Les perles de la moïka de Annie Degroote et Le bruit des pages de Livia Meinzolt. Ces deux livres sont dans ma PAL depuis un moment déjà et donc, comme d’habitude, je ne relis surtout pas les résumés afin de me laisser surprendre par les contenus.

Oui, sauf que… :

  • ces deux romans sont tous deux écrits avec une alternance d’époque passé / présent.
  • tous les 2 mettent en avant au présent une jeune femme un peu paumée qui va enquêter sur son histoire.
  • tous les 2 présentent une héroïne du passée issue de la noblesse russe, avant la première guerre mondiale, époque à laquelle les riches russes blancs vont commencer à s’exiler hors de leur pays pour se protéger de la révolution qui couve sur le pays.

Bref, je ne vais pas aller plus loin car vous l’aurez compris, avec ces lectures, lues en même temps, je me suis complètement emmêlé les pinceaux ! Les noms des personnages (avec un Sacha dans chaque histoire par exemple), les lieux, la construction du récit, tout sans exception était comparable. Alors, quand tu as le sentiment de lire deux fois le même roman, tu perds pied.

En plus de ça, ni dans l’une ni dans l’autre histoire, je n’étais convaincue par le passé historique dans lequel on est plongés. Mais je me demande si ce n’est pas finalement cette période spécifique de l’histoire russe qui, en fait, a peu d’attrait pour moi. A partir de là, j’ai lu beaucoup en diagonale, dans le passé essentiellement. Je me suis efforcée d’aller au bout de Les perles de la moïka, roman plutôt court et qui révélait au final un joli secret qui m’a bien plu. Mais pour le second roman, malheureusement il a pâti de ce hasard de lecture et je n’ai pas pu l’achever.

Comme j’avais entraîné Audrey avec moi dans cette lecture, c’est elle qui vous en dira plus très vite !

Avez-vous aussi vécu ce genre d’expérience de lecture un peu perturbante ? Vous nous racontez ?

La révérence de l’éléphant, Laura Trompette

Quatrième de couverture :

Marguerite est comme l’éléphant de Tanzanie : dans son Ehpad cannois, elle sent que son monde rétrécit. Elle veut tirer sa révérence, mais en France, ce choix ne lui appartient pas. Alors elle entend bien mourir ailleurs, dans la dignité. Avant cela, elle a une dernière tâche à accomplir : redonner goût à l’amour à son petit-fils, Emmanuel. Ce dernier, photographe animalier en Tanzanie, lui semble plus préoccupé par le sort des éléphants d’Afrique que par la solitude dans laquelle il s’est enfermé. La solitude, c’est aussi le lot de Roxanne, depuis qu’elle a abandonné sa carrière de joueuse de poker pour trouver un sens à sa vie. Son arrivée dans la maison de retraite de Marguerite va bousculer leur destin.

Comme une valse à trois temps, un roman qui aborde avec finesse le choix de mourir, la disparition des éléphants d’Afrique et la renaissance du sentiment amoureux.

L’avis de Laure :

Je découvre Laura Trompette avec ce roman car c’est une auteure que je n’avais jamais lue. Le lien générationnel et le voyage en Tanzanie qu’elle nous promettait avec La révérence de l’éléphant m’a donné bien envie. C’est bien le moment ou jamais de voyager à travers les livres !

C’est une histoire qui se lit facilement, simplement et qui m’a fait passer un joli moment. Le trio de personnages m’a de suite plu. Il y a Marguerite qui sent, du haut de ses 93 ans, que son corps est arrivé au bout de son voyage. De son EHPAD cannois, elle veut partir en sachant son petit fils heureux. Emmanuel a 50 ans, elle l’a élevé comme son fils au décès prématuré de sa mère et aurait voulu depuis toujours le voir heureux, installé en ménage et fondant une famille à son tour. Et si elle forçait le destin pour que cela se réalise ?

De son côté, Roxanne n’a pas pu accompagner les derniers instants de sa grand mère, décédée dans le même EHPAD. Et elle s’en veut cruellement. Ce décès a remis en cause toute son existence, jusque là dédiée aux tournois de poker à travers le monde. C’est au sein de l’EHPAD et auprès des autres résidents qu’elle souhaite construire une nouvelle page de sa vie. J’ai apprécié alors ce qu’elle va construire, mettre en place et apporter à ces résidents et en particulier la belle amitié qu’elle nouera avec Marguerite.

La rencontre entre Roxanne et Emmanuel va d’abord faire des étincelles avant qu’ils ne laissent tomber les barrières et voient ce que l’autre est réellement. C’est unis qu’ils vont accompagner Marguerite vers son dernier voyage, au cœur de la Tanzanie où vit Emmanuel.

La révérence de l’éléphant m’a plongée dans une bulle de douceur et c’était un joli moment que de suivre ces 3 personnages si différents. Si j’ai eu la gorge nouée à lire les derniers instants de Marguerite, je m’attendais à des émotions plus fortes tout au long de la lecture que je n’ai finalement pas ressenties. C’est plein de douceur et ça a été un moment très agréable pour moi sans être le tsunami d’émotions que d’autres lecteurs ont pu ressentir. Mais, les émotions, ça ne se commande pas !

Ma notation :

Un joli roman qui m’a plongée dans une bulle de douceur.

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture