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Lectures de juillet (2020)

Et nous voici d’attaque pour le deuxième semestre 2020. Puisse-t-il être plus doux et simple que le premier… Sur le plan livresque, alors qu’on entend déjà beaucoup parler de la rentrée littéraire, mes envies lectures sont pour le moment concentrées sur les parutions de printemps et d’été. Et c’est déjà amplement suffisant à me donner la possibilité de faire de jolies découvertes.

Au premier plan de cette photo, j’ai remis le livre de Sarah Morgan, je n’ai pas pu le lire en juin mais j’y tiens, il sera lu cet été ! D’autres bien jolis titres qui ont des airs d’été se joignent à lui :

  • le nouveau Sophie Kinsella, A charge de revanche qui va faire l’objet d’un book club au cours du mois de juillet, l’occasion d’échanger avec les autres lecteurs.
  • Ceux qu’on aime de Victoria Hislop que m’avait offert Audrey lors de sa sortie
  • Sous le soleil de Key West, une nouveauté Archipel à la couverture captivante
  • Un dimanche matin viendra amener la petite touche plus sérieuse parmi cette PAL légère
  • et je découvrirai sûrement en duo avec Audrey, Un enfant à tout prix dont la thématique devrait faire écho en nous.
  • A quoi s’ajoutera normalement la dernière romance de Tamara Balliana, Je veux un homme qui
  • ainsi qu’une nouveauté Eyrolles : Il est temps de vivre la vie que tu t’es imaginée

Tout ça annonce déjà un joli programme de vacances qui devrait être complété de quelques ebook :

  • Ces petits riens qui nous animent, le nouveau Claire Norton dont nous vous parlerons avec Audrey
  • La belle de Jérusalem qui sortira chez Charleston en septembre
  • Comme les pièce d’un puzzle, un roman dont le résumé m’a donné très envie.

Une fois de plus, un bien joli programme qui va m’accompagner lors de mes vacances. J’ai hâte de vous en reparler !

Et vous, que lisez / lirez-vous ?

Livres du Mois : Juin 2020

Juin s’achève, nous voilà avec un nouveau semestre derrière nous. L’occasion de faire un premier bilan de ce que 2020 a représenté pour nous sur le plan livresque. Malgré le confinement, malgré ces mois pénibles que nous avons traversés, nous avons lu beaucoup, on note toutes les 2 qu’on a réussi à lire plus que sur la même période en 2019. On verra si on poursuit sur cette lancée pour le second trimestre. En attendant, place aux lectures de juin !

  • LES AVIS DU MOIS 

Rétrospective des 21 livres dont nous avons parlé en juin, Parmi ces 21 livres, y en a-t-il un qui a rejoint votre PAL ou que vous avez lu depuis notre avis ?

  • LE LIVRE DU MOIS

Audrey a lu 10 titres en juin et Laure 13. Audrey vous parlera d’ici quelques jours de son coup de cœur pour le roman de Sophie Villers et Laure est toujours subjuguée par son voyage sous la plume de Lori Nelson Spielman.

  • LE BOOK HAUL DU MOIS

Ouh là je ris par avance de l’horreur que je vais vous présenter là. Vous nous connaissez à force, Audrey et moi. Parfois on se ressemble et d’autre fois pas du tout ! L’une peut être sage quand l’autre peut être folle. Ben tiens, en voilant une parfaite illustration avec nos book haul de juin !

On commence donc par la plus sage … j’ai nommé : Audrey et son ultra mini book haul. Merci à son facteur qui a décidé de ne pas lui livrer son courrier et de contribuer ainsi à sa sagesse … (ou en fait non, on ne le remercie pas !)

De l’autre côté, je vous avoue tout : j’ai même triché pour faire rentrer mon book haul sur cette photo en ne mettant pas les livres que j’ai déjà lus. Vous avez donc là 15 titres, la fête des mères, les craquages en librairie et les nouveautés arrivées dans ma BAL. De quoi être occupée tout l’été !!

RDV demain pour la traditionnelle PAL du mois et la découverte des lectures qui me suivront en vacances. D’ici là, n’hésitez pas à nous raconter ce que vous avez lu ou lirez !

Et que ne durent que les moments doux, Virginie Grimaldi

Quatrième de couverture :

L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place.
L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu.
L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.

C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

Avec une infinie justesse et beaucoup d’humour, Virginie Grimaldi déroule le fil de leur existence et nous invite à partager leurs joies et leurs angoisses, mais aussi les souvenirs, les rêves et les espoirs.

L’avis de Laure :

Ce livre… il est prévu dans ma whish list depuis des mois, depuis que Virginie Grimaldi nous annonçait cette sortie, ce livre qu’elle n’avait pourtant pas prévu d’écrire. Je l’ai acheté le lendemain de sa sortie, les avis unanimes, élogieux, évoquaient tous un tsunami d’émotion qu’il me tardait de découvrir à mon tour.

J’étais convaincue que j’allais être transportée et émue à mon tour. Mais non. Je vais être totalement à contre courant dans mes mots sur ce titre. Et parce que mon avis n’est pas celui de la majorité, je veux être concise. C’est un roman qui marche très bien et j’en suis vraiment heureuse pour l’auteure, pour la personne si généreuse et drôle que je lis chaque jour sur les réseaux sociaux. Si ce roman vous tente, j’ai envie de vous dire de le lire, de vous faire votre avis.

Pourquoi ça n’a pas marché avec moi ? C’est une question à laquelle il est très difficile de répondre quand on a lu un livre qui ne nous a pas touchée. Pourquoi ? Je n’en sais strictement rien ! L’histoire d’Elise et Lili est une histoire de mères, une histoire d’amour filial, une histoire de moments pas toujours faciles à traverser. Toutes deux traversent une page de leur vie qui va amener du renouveau, les événements du moment nécessitent qu’elles donnent un nouveau tournant à leur vie. Il leur faut se préparer à écrire une nouvelle page. Et on va les suivre dans cette transition.

J’ai attendu l’émotion, le moment-clé qui allait faire chavirer mon cœur, j’étais convaincue qu’il serait là. Mais il n’est jamais venu et j’ai le regret de dire que j’ai refermé ce livre sans avoir ressenti ce que tous les lecteurs évoquent. Et comme c’est un roman dont la clé est l’émotion, si l’émotion ne prend pas, la lecture est mitigée. Ça n’enlève rien à l’affection que j’ai pour l’auteure et au fait que j’aurai certainement envie de lire son prochain roman. Parfois, certaines lectures ne fonctionnent pas et c’est comme ça.

Ma notation :

Une lecture très mitigée, qui n’a pas suscité les émotions attendues chez moi

De mort lente, Michaël Mention

Quatrième de couverture :

« Nous sommes en guerre. Il en va de notre évolution, de l’avenir de l’humanité. Ils noyautent la Commission, alors nous noyautons l’industrie. Tous les coups sont permis. »

Marie, Nabil et leur fils étaient heureux.
Philippe était un éminent scientifique.
Franck était journaliste au Monde.
Désormais, ils sont victimes du puissant lobby de l’industrie chimique. Leur erreur : s’être interrogés sur les perturbateurs endocriniens, ces substances présentes dans notre alimentation et les objets de notre quotidien, responsables de pathologies telles que l’infertilité, le diabète ou encore le cancer.
Marie et les autres exigeaient des réponses, ils subissent une riposte d’une violence sans précédent. Rien ne leur sera épargné. Une guerre sans pitié, de Paris à Bruxelles, de la Bourse à la Commission européenne, où s’affrontent santé publique et intérêts privés, notre avenir et leurs profits.

L’avis de Laure :

J’ai attendu un petit peu avant de lire ce livre, sorti en mars. L’actualité et la thématique du livre cumulées, cela me faisait peur de m’y plonger. Michaël Mention romance en effet ici autour d’un sujet dont vous avez forcément entendu parler : celui des perturbateurs endocriniens. Je n’y connais pas grand chose mais en pleine crise sanitaire, ce n’était pas le moment pour moi de m’atteler à un sujet d’actualité aussi lourd.

Ça a été une lecture plus fluide que je ne le pensais, je craignais de buter sur la thématique et sa complexité. La complexité y est, ne m’interrogez pas sur le sujet, je serai incapable de vous en faire un résumé clair et concis, j’ai touché du doigt la thématique et ses enjeux. Comme beaucoup de sujets de société, ça m’intéresse, j’aime beaucoup ces lectures qui me permettent aussi de m’instruire au passage. Ici, on plonge dans la grande guerre qui oppose les ONG et monsieur et madame tout le monde, soucieux de notre devenir, de notre santé aux puissants industriels qui n’ont qu’une seule pensée : leurs bénéfices. C’est pas joli-joli de découvrir comment le monde est mené, et en même temps autant savoir ce qui se trame dans l’ombre. C’est resté compliqué à lire pour moi car je n’ai aucune connaissance des structures qui entrent en jeu et qui sont évoquées ici.

De mort lente reste un roman et je crois que c’est le point qui m’a facilité les choses avec cette lecture, je pense qu’avec un essai pur j’aurais vite abandonné, découragée par la complexité du sujet. Au cœur de la problématique des perturbateurs endocriniens, il y a une famille qui va mener son combat : Marie, Nabil et leur fils Léo. L’enfant est autiste, Marie est atteinte d’une hypothyroïdie. Deux maladies qui peuvent êtres liées à leur vie à côté d’une usine. Ce sera leur combat de le prouver et d’obtenir une reconnaissance. J’ai regretté dans le roman qu’on n’ait pas d’autres exemples de ce que les perturbateurs endocriniens peuvent provoquer. Mais l’essentiel de l’axe qu’a voulu aborder l’auteur n’est pas là.

La loi est toujours du côté des puissants, vous le savez bien. Le risque était calculé.

Cette phrase résume à elle seule tout le cheminement qu’on a en tête avec ce roman, un combat. Les puissants contre les faibles. Des chances biaisées. C’est navrant, désolant, enrageant. Et ça ne concerne pas que le sujet des perturbateurs endocriniens. Alors bien sûr, on réfléchit avec cette lecture mais comment inverser cette tendance ? Je crois que l’auteur aurait sans doute encore beaucoup à nous dire au vu de ce que l’actualité nous a fait traverser ces derniers mois. Ces quelques mois où la santé est passée en quelque sorte devant l’économie. Peut-on s’appuyer là dessus pour faire changer le monde ?

Ma notation :

Une lecture intéressante mais qui est restée bien complexe pour moi. Je la destine plutôt à un public averti.

Pierrot et Miette, Sophie de Mullenheim

Quatrième de couverture :

– Tu as mal? s’angoisse le garçon en se penchant vers Petit Père. Quelqu’un t’a fait mal? […]
Le vieil homme tend la main et la pose sur l’épaule de son petit-fils avec tendresse.
– C’est Miette… dit-il d’une voix éteinte.
Pierrot pâlit.
– Ils l’ont emmenée… Les soldats. […] Ils m’ont dit qu’ils avaient besoin des chiens, de tous les chiens… Sur le front. Dans les tranchées. Pour passer des messages. Je n’ai rien pu faire, mon Pierrot. Rien…
Pierrot ferme les yeux, incapable d’articuler le moindre mot. Puis, tout à coup, il s’arrache à l’étreinte de son grand-père et sort de la maison en hurlant.
– Miiiieeeetttttte !
La guerre vient de lui prendre sa meilleure amie.

L’avis de Laure :

Avec ce petit roman jeunesse, j’ai eu des airs de déjà vu, ça m’a replongée dans mes lectures d’ado, déjà fascinée par les récits pendant la guerre. C’est une lecture que je recommande sans hésiter aux jeunes à qui il est destiné, c’est un roman instructif avec des personnages attachants.

Pierrot est un jeune garçon devenu orphelin depuis peu, il est élevé par son grand père, un homme plein d’amour pour lui. Ils vivent tous deux avec Miette, la chienne du jeune garçon et sa meilleure amie. Un jour, Miette est réquisitionnée par des soldats pour les aider à transmettre des messages sur le front. Pierrot est anéanti et refuse qu’on lui vole son amie.

Je n’avais pas du tout connaissance du fait que des chiens étaient utilisés pendant la guerre pour cela et encore moins qu’ils réquisitionnaient les animaux des civils ! Pourtant, en lisant ce roman on comprend quelle aide précieuse les animaux pouvaient apporter pour cela. Et Miette se révélera notamment une vraie héroïne. On va la suivre aux côtés d’un jeune soldat qui aura la charge de la dresser et de la faire travailler, un jeune homme à peine plus âgé que Pierrot et qui va lui aussi s’attacher très vite à l’animal.

Pierrot est décidé à tout pour retrouver sa chienne et va quitter la maison de son grand-père, sans le prévenir pour partir sur les traces de celle-ci. C’est à ce moment là que notre jeune garçon sera confronté aux moments si pénibles de la guerre, auxquels il avait jusque là échappé. Dans cette guerre des tranchées, où il n’a pas sa place, il va pourtant faire de jolies rencontres à la recherche de Miette. De notre regard d’adulte, cela s’enchaîne drôlement facilement pour Pierrot mais il ne faut pas oublier que c’est une lecture destinée à la jeunesse. Et je trouve que c’est un livre très réussi pour ce public, sur fond historique plein de jolis moments sont vécus par les personnages et mettent en avant de bien belles valeurs. Tout à fait le genre de livre que je verrai bien entre les mains de mes filles dans quelques années.

Ma notation :

Une lecture jeunesse très agréable.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)