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Souviens-toi que tu m’aimes, Catherine-Rose Barbieri

Quatrième de couverture :

Lorsqu’Héloïse rencontre James dans ce wagon du TGV Lyon-Paris, le coup de foudre est réciproque. Mais rien n’est simple pour Héloïse. D’abord, elle ne croit pas au coup de foudre : le romantisme, très peu pour elle ! Ensuite son sens de la loyauté est particulièrement aigu, au point d’être dans cette histoire un vrai handicap. La jeune femme fait donc taire ces sentiments inédits dont elle ne sait que faire, et ce qui aurait pu être le début d’une belle idylle en reste là. Deux ans et demi plus tard, après bien des épreuves et pas mal d’errance, Héloïse et James se retrouvent par hasard en Ecosse. Le coeur d’Héloïse n’a rien oublié. Elle est prête à croire que le destin vient de lui accorder une faveur. James, en revanche, ne se souvient pas d’elle. En effet, beaucoup de choses ont changé en deux ans et demi. Beaucoup, oui, mais pas toutes…

L’avis de Laure :

Il y a 2 ans j’avais succombé au premier roman de Catherine Rose Barbieri. Je la suis depuis et attendais son second roman avec une grande impatience.

Je le disais il y a déjà 2 ans, Catherine Rose décrit extrêmement bien le sentiment amoureux et j’ai vite retrouvé ici cette même magie. Elle sait avec les mots nous faire ressentir le coup de foudre à nous aussi et nous donner envie d’être dans la peau de ses personnages pour vivre tous ces moments uniques qui constituent les premières fois : les papillons dans les yeux, le désir qui monte, l’impossibilité de détacher son regard de l’autre, l’ivresse du premier baiser, …

Souviens-toi que tu m’aimes c’est l’histoire d’Héloïse et James. Une histoire qu’on va suivre tour à tour par le regard de l’un et de l’autre, une narration qui diffère du premier roman et que j’ai beaucoup appréciée. C’est si bon aussi de lire ce que l’homme vit, ressent, pense ! C’est une romance qui est loin d’être linéaire et qui va amener un très grand nombre de rebondissements. Ça m’a vite rendue accro à l’histoire. Alors qu’on croit être à une marche du bonheur, c’est la chute et il faut encore surmonter une nouvelle embûche.

Quel régal que cette lecture ! Les sentiments décrits sont multiples et très beaux. Héloïse va d’abord refuser de donner sa chance à son histoire avec James parce qu’elle sait que sa meilleure amie a craqué sur lui et qu’elle pense que « premier arrivé, premier servi ». La distance viendra alors rompre le lien entre la jeune française et le bel écossais. Mais le destin est là, et c’est au cœur des sublimes paysages d’Ecosse, que Catherine Rose décrits aussi si bien, que nos deux héros vont pouvoir se donner une seconde chance.

J’ai été très émue par ce que James va vivre, touchée par ce qu’il doit surmonter et bien agacée aussi par cette femme qui se croit si maline pour le garder dans ses filets ! Les romances de Catherine Rose Barbieri sont, heureusement, celles du dialogue, de l’honnêteté et c’est vraiment des valeurs actuelles que je trouve très importantes dans la construction d’une relation amoureuse.

Que vous dire de plus ? J’ai adoré, c’est beau, actuel, moderne, on voyage et ça met des papillons dans le coeur. C’est bien assez de raisons pour le lire, non ?

Ma notation :

Un second roman tout aussi réussi que le précédent.

Merci aux éditions Eyrolles pour cette lecture

La belle de Jérusalem, Sarit Yishai-Levi

Quatrième de couverture :

Gabriela est issue d’une lignée de femmes maudites : chez les Ermoza, on est malheureuse en amour de mère en fille. Même sa mère, la belle Luna, qui fascinait tout Jérusalem par sa liberté et sa joie de vivre, a fini prisonnière d’un mariage sans amour.

Alors que cette dernière vient de disparaître prématurément, Gabriela se penche sur le passé de celle qu’on surnommait la Belle de Jérusalem, et qu’elle n’a connue que froide et amère. Peu à peu se dessine sous ses yeux le portrait de quatre générations de femmes, malmenées par l’histoire, le poids des traditions, des superstitions et des secrets.

Sur fond de bouleversements historiques, de la gouvernance turque à la création de l’État d’Israël, une saga magistrale où les destins d’un peuple et d’une famille se confondent.

L’avis de Laure :

Voyage historique au cœur de Jérusalem au sein d’une famille judéo espagnole, c’est la promesse de ce nouveau roman des éditions Charleston. Un cadre qui change un peu de mes lectures habituelles et c’est toujours agréable de découvrir de nouvelles cultures à travers un roman.

Cette jolie brique de 550 pages nous plonge à la découverte de la famille Ermoza, une famille juive d’origine espagnole installée à Jérusalem depuis des dizaines d’années. On va suivre Rafael, l’arrière grand-père, Gabriel son fils, Luna, Rahelika et Beki ses 3 filles puis Gabriela l’arrière petite fille.

Si j’aime beaucoup les fresques familiales de ce genre, ici j’ai peiné sur la première moitié de l’histoire. J’ai beaucoup apprécié le style de l’auteure et le fait qu’elle intègre dans son récit des mots de judéo espagnol (qu’on comprend facilement tant ils sont proches de l’espagnol). En revanche, j’ai eu du mal à progresser dans l’histoire de Rafael et Gabriel. Cela s’explique facilement : leurs vies ne sont pas joyeuses. On ressent très fortement dans le roman le poids des traditions et de la culture juive. On est à une époque où les jeunes adultes n’étaient pas libre de faire leur vie avec la personne de leur choix. Et dans la famille Ermoza, la malédiction veut qu’aucun homme ou femme ne fasse de mariage d’amour.

Le beau Gabriel va donc épouser Mercada qu’il n’aimera jamais. La pauvre femme attendra toujours un peu de tendresse et de passion de cet homme qu’elle a eu la chance d’épouser. C’est triste à lire parce que Gabriel est malheureux, il en aime une autre et son union avec Mercada va anéantir toute envie de vivre chez cet homme. Et Mercada est amère, elle qui pensait avoir trouvé une belle situation. Puis lorsque leur fille Luna arrive, Gabriel en est immédiatement fou, et Mercada jalouse de cette relation. Là encore, la destinée de la famille n’est donc pas plaisante à lire tant tout est amer et tendu de rancune.

Fort heureusement pour moi, j’ai pris plus de plaisir à ma lecture dès lors qu’on a commencé à suivre l’histoire de Luna et de ses deux sœurs, à une époque où, peut-être, la famille laissait un peu plus les jeunes gens décider de leur avenir. Les embûches de vie des 3 sœurs apportent un meilleur dynamisme à l’histoire, il se passe plein de choses dans la vie de chacune et j’ai alors ressenti plus d’empathie pour ces personnages.

Mais ça reste un roman particulier, bien loin du féminisme qu’on peut trouver dans d’autres lectures. Ici, vous lirez une femme qui se consume d’amour et de désir pour un homme qui ne viendra dans son lit que pour la mettre enceinte ou une autre totalement bloquée et rejetant très vite le devoir conjugal tant cela lui fera horreur ! C’est un roman réaliste, qui dépeint la société juive de l’époque avec beaucoup de précision et qui m’a permis de découvrir un pays et une culture sur lequel j’ai bien peu de connaissance. Mais n’attendez pas ici de combler votre âme romantique, ce n’est pas le roman qu’il vous faut pour cela !

Ma notation :

Une première partie de roman qui m’a été bien difficile et une seconde qui m’a plus enthousiasmée. C’est le lot des fresques familiales et de l’attachement ou non aux différents personnages.

Celles qui restent, Samuelle Barbier

Quatrième de couverture :

Celles qui restent est une histoire de sœurs. De femmes. De liens si puissants que les rompre bouleverse tout.
Clara est l’aînée, la sage, l’exemple à suivre. Celle qui fait tout comme il se doit, quitte à grincer des dents en se forçant à sourire.
Constance est la cadette. Si discrète, qu’on en oublie qu’elle existe… jusqu’à ce qu’elle décide de cesser d’exister en se jetant du haut d’un pont.
Lucy est la benjamine. Celle qui rit trop fort, parle trop fort, vit trop fort. Parce qu’elle a peur qu’on l’oublie.
Mais il y a aussi Marielle, qui elle, n’a ni sœur, ni frère, ni enfant, tout juste un vieux chien obèse. Celle qui a consacré sa vie aux autres pensait arriver au bout de son chemin dans l’indifférence,jusqu’à ce qu’un ange vêtu d’un manteau rouge se jette d’un pont, juste devant elle, et remette tout en question.

L’avis de Laure :

L’an dernier, j’ai vu beaucoup d’avis sur le premier roman de Samuelle Barbier alors cette année, je me suis associée aux lecteurs découvrant son second roman.

Roman choral, Celles qui restent donne la parole à 4 femmes. 3 sœurs : Clara, Constance et Lucy. Et une jeune retraitée bien isolée, Marielle. Un matin, Marielle assiste au drame qui va venir bousculer leurs vies à toutes. Constance, la sœur cadette, vient de se suicider en se jetant du haut d’un pont. Ne sachant pas nager, Marielle ne peut rien faire à part appeler les secours et assister à l’inévitable. Quelques minutes plus tard sont de trop pour laisser une chance à Constance, en ce froid matin d’hiver.

Clara et Lucy vont alors plonger dans le deuil, un deuil douloureux que chaque sœur vivra à sa façon, un deuil qui marquera un avant et un après dans leur vie, un électrochoc qui fera tout changer. Elles vont vivre toutes les étapes du deuil, la forte culpabilité de n’avoir rien vu, la colère pour ce que cette sœur leur fait vivre, la peine immense toujours. Au cours de ces semaines difficiles, elles vont renouer le lien avec la sœur qui reste mais aussi avec Antoine leur ami d’enfance. Et si le geste de Constance avait une explication ? Elles veulent comprendre et j’ai beaucoup apprécié cette part du récit où elles mènent l’enquête sur les événements de la vie de Constance.

Le livre est doux et beau parce qu’il évoque un des drames de la vie humaine, sa reconstruction et je me suis attachée à Lucy et Clara, elles qui ont toutes les deux leurs failles et qui vont bousculer leur être pour en ressortir changées. En revanche, la présence de Marielle dans le récit m’a moins enthousiasmée, j’ai eu du mal à lier la présence de ce personnage secondaire avec le reste du récit.

Celles qui restent est un doux récit sur le deuil, le suicide, les choix. La destinée des 3 sœurs est très touchante.

Ma notation :

Une jolie découverte.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

Fuir la solitude, Ameryllis Gallou

Quatrième de couverture :

Clémence, timide trentenaire, s’enlise dans une tristesse gluante depuis le départ de Cyrille. Quatre ans plus tôt, sous le poids d’un quotidien étouffant, il a précipitamment quitté Verdun et Clémence, pour une destination inconnue.
Sous le choc de cette fuite imprévisible, la jeune femme n’a pas réagi à sa proposition de l’accompagner et l’a laissé l’abandonner sans chercher à le retenir. Inconsolable et abattue par la séparation forcée, elle a perdu toute énergie, au point de limiter le périmètre de son quotidien à son travail d’opératrice de production aux Manufactures Javel.
A l’annonce d’un probable plan social à l’usine, une idée fantasque surgit dans la tête de Clémence : « S’ils te licencient, tu pars à sa recherche, et s’ils ne te licencient pas… ».
Mais sa déception est immense quand son hypothétique plan pour retrouver Cyrille devient caduque : elle ne figure pas sur la liste du plan social. Pour changer le cours des choses et fuir sa solitude, Clémence va devoir braver sa nature discrète et anxieuse, et prendre la route, à la reconquête de Cyrille et d’elle-même.

L’avis de Laure :

Il y a quelques semaines, Ameryllis Gallou nous a contactées pour nous présenter son premier roman auto édité. J’étais tentée par cette découverte et ai donc eu la chance de le recevoir dans un colis très soigné et vraiment plaisant à déballer.

Dans ce roman, nous allons revenir sur l’histoire d’amour de Clémence et Cyrille. Une histoire suspendue en plein vol un beau jour lorsque Cyrille annonce à sa compagne qu’il part : « tu viens si tu veux mais moi je pars ». Un besoin d’air qui a mis fin à leur couple il y 4 ans. Parce que Clémence est restée, accrochée à son quotidien. Et aujourd’hui, elle espère être licenciée pour partir à sa recherche. Elle va échapper au licenciement et provoquer quand même sa chance, bien déterminée à tenter de rattraper les choses, même avec 4 ans de recul.

De Verdun, Clémence part alors pour Marseille et fera de douces rencontres sur sa route. Des moments qui la feront s’interroger sur elle-même et repenser à la vie qu’elle mène et à ses désirs. J’avoue ne pas m’être attachée suffisamment à Clémence et au portrait qui nous est fait d’elle, petite jeune femme à la vie tellement banale, boulot, maison, pas de passion. Cyrille avait tenté d’attirer sa compagne à diverses sorties, sans succès. J’ai bien compris alors qu’il soit parti.

L’histoire va aussi nous mener au présent de Cyrille, à ce qu’il a pu trouver dans la nouvelle vie qu’il a construit. Je me suis sentie plus proche de lui. Jusqu’au bout, je me suis demandé ce que les retrouvailles entre ces deux-là allaient provoquer, sur le cheminement que Clémence traversait et ce en quoi ça allait la changer. Si j’ai trouvé la fin mignonne et agréable à lire, j’ai été un spectateur trop longtemps éloigné de l’histoire que je lisais pour m’être laissée emporter par la vie de ces personnages.

Ma notation :

Une lecture qui n’a pas su provoquer en moi les émotions attendues, dommage.

La guerre des tétons, Lili Sohn

Quatrième de couverture :

 » Cancer du sein  » : à l’annonce du terrible diagnostic en février 2014, Lili n’a que vingt-neuf ans. Loin de se laisser abattre, la jeune femme décide de mettre à profit ses compétences de graphiste pour créer un blog et y raconter son combat contre la maladie sous forme de dessins humoristiques. Sa tumeur, elle va l’appeler Günther, et un véritable  » massacre orchestré  » est mis au point pour l’éradiquer.

~~Je ne veux pas qu’on me regarde avec des yeux de petit chat, je n’ai pas besoin de pitié mais plutôt d’énergie cosmique ! Et si ça peut t’inciter à te checker les boobs ou ceux de ta blonde, eh bien tant mieux !

L’avis de Laure :

C’est une amie qui m’a proposé de me prêter cette série BD et, si je n’accepte jamais les prêts de romans car j’ai déjà trop à lire chez moi, je suis toujours ravie de découvrir des BD. Je ne connaissais absolument pas cette série, pas plus que l’auteure, Lili Sohn, mais peut-être est-ce parce qu’elle est canadienne.

C’était à l’origine des billets du blog que Lili a tenu sur sa vie pendant le cancer du sein, qui l’a atteinte alors qu’elle n’avait que 29 ans. Et tout a été repris en 3 tomes de BD, chacun ayant trait à une partie de son histoire : Tome 1 invasion, tome 2 extermination et tome 3 mutation.

Cette série m’a beaucoup plu. Les dessins sont très réussis, c’est drôle, léger et sérieux en même temps. Et on apprend au plus près ce qu’est le vécu d’un cancer, celui que Lili nommera Gunther. Pour elle, c’est particulièrement dur parce qu’elle était toute jeune mais elle a eu un super entourage, des amis en or, un conjoint aux petits soins et une famille très présente.

Entre préservation de sa fertilité future, examens pour déterminer si sa famille présente un risque accru de cancer (ce qui explique qu’elle ait été atteinte si jeune), quotidien de la vie sous chimio, rien n’est laissé de côté et Lili se confie vraiment totalement, laissant de côté bien souvent sa pudeur.  Elle donne aussi des petits conseils sur le comportement qu’on peut adopter face à un proche malade et je pense que la BD peut vraiment être lue à divers niveaux avec, pour chacun, des choses à y apprendre.

En conclusion, si la thématique vous intéresse, n’hésitez pas à découvrir La guerre des tétons.

Ma notation :

Une agréable découverte, que je n’hésiterai pas à relire si un jour le sujet me touche de plus près.