Archives pour la catégorie Laure

La nuit des temps, Christian de Metter

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Quatrième de couverture :

Les Expéditions Polaires françaises enregistrent le signal d’un émetteur sous la glace de l’Antarctique…
L’expédition internationale découvre les ruines d’une civilisation disparue depuis 900 000 ans et les scientifiques du monde entier affluent vers le site pour aider à explorer et comprendre. Ils découvrent un objet ovoïde en or de trois mètres de diamètre dans lequel se trouvent en état de biostase un homme et une femme dont les têtes sont recouvertes de casques d’or.
Simon, médecin de l’expédition, décide de procéder au réveil des corps en commençant par celui de la femme, le corps de l’homme montrant des traces de brûlures sur le torse…

La Nuit des temps est un roman pacifiste et assez anarchisant. Russes et Américains, renvoyés dos à dos, travaillent malgré tout ensemble, à l’image de l’effort de dépassement des oppositions nationales, assez répandu dans le milieu des sciences de l’époque. Les savants court-circuitent les décisions des gouvernants. Notre civilisation paraît barbare face au raffinement et à la sagesse des savants des temps anciens, leur savoir immense risquant d’être perdu par la bêtise humaine.

L’avis de Laure :

Je n’ai jamais lu le roman La nuit des temps de Barjavel mais je sais que c’est un grand classique de la littérature française. Découvrir l’histoire en BD est, je l’avoue, la voie de la facilité lorsqu’on a peu d’attirance pour les grands classiques ou la science fiction comme c’est mon cas.

C’est pourtant une histoire qui a interpellé mon esprit scientifique, celle de la découverte, en Antarctique d’un homme et une femme mystérieusement figés dans la glace. Ils sont réanimés sans tarder et la femme va raconter son histoire, d’où elle vient, les savoirs de leur civilisation et comment ils sont arrivés là. Et contre toute attente, j’ai vraiment été prise par son récit, embarquée dans cette autre civilisation et les choix de vie qui ont été les leurs.

L’album est vraiment prenant, dessins et coloris m’ont paru très adaptés à l’histoire et moi qui ne suis absolument pas fan de la science fiction, j’ai apprécié l’univers imaginé par Barjavel. Je ne sais pas si c’est l’effet BD qui en simplifiant le récit me l’a rendu plus agréable. Peut-être. On ne saura pas réellement car je ne poursuivrai pas la découverte avec le roman, ça aurait été chouette bien sûr de comparer mais ça ne m’attire pas. Alors, peut-être que vous avez lu les 2 et que vous saurez nous dire en quoi le roman est plus intéressant à découvrir que la BD ?

Quoi qu’il en soit, j’ai eu la satisfaction d’une belle découverte BD et je saurai à présent de quoi parle le grand classique de Barjavel. Un point positif pour ma culture générale ! Si vous ne l’avez pas lu, vous tenteriez plutôt le roman ou la BD ?

Ma notation :

Une belle découverte.

(Merci aux éditions Phileas pour cette lecture)

A l’ombre de nos secrets, Lily Haime

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Quatrième de couverture :

Seconde Guerre mondiale. La passion interdite entre un officier allemand et un résistant français, qui repousseront sans cesse les limites pour survivre et combattre la barbarie.

À quatre-vingt-onze ans, Julien vit aux États-Unis entouré de sa grande famille. Une famille qui ne connaît rien de son passé. Ce jour-là, au crépuscule de sa vie, il se souvient, pour eux…

En 1941, Julien a dix-neuf ans. Le domaine familial, en région bordelaise, est occupé par l’armée allemande. Idéaliste et courageux, le jeune homme se tourne vers la résistance, alors même que l’ennemi est sous son toit. Un ennemi qui peut avoir de nombreux visages… dont celui, saisissant, de Engel, soldat de la Werhmacht qui ne cautionne aucune des horreurs commises par son propre camp, et éveille en Julien des sentiments coupables. À l’heure trouble de l’un des plus grands génocides de l’histoire, au milieu de ces hommes et de ces femmes qui se soulèveront pour leur liberté, l’attirance qu’ils éprouveront l’un pour l’autre les mettra toujours plus en danger.

L’amour peut-il vraiment triompher de la guerre et des préjugés ?

L’avis de Laure :

Lorsqu’Audrey m’a offert ce roman il y a un an, elle n’était pas sûre qu’il me plairait à cause de la romance gay mêlée au roman historique. Je sais aussi que puisque cette histoire d’amour homosexuelle transparait dans la couverture, elle n’attirera pas la plupart d’entre vous. Pourtant ce roman mérite vraiment d’être lu, j’ai été bluffée par son contenu ! Il y a certes une histoire d’amour inhabituelle mais il y a avant tout ici un roman historique très abouti sur la résistance française pendant la seconde guerre mondiale.

Dès le début, j’ai été très touchée par le personnage de Julien, qui a refusé son homosexualité, la pensant contre nature. A cette époque, on « soignait » les homosexuels et Julien lui même a souhaité bénéficier de ce « traitement ». Quelques mois épouvantables qui l’ont anéanti. Pourtant, lorsque la guerre commence et que les allemands viennent occuper Bordeaux, il sait qu’il n’est pas guéri, qu’il ne le sera jamais. La ferme familiale va être occupée par les allemands et notamment Engel. Une attirance immédiate entre les 2 hommes mais impossible pour Julien de pactiser avec l’ennemi. 

Je vous le disais, ce roman va bien au delà de l’histoire d’amour qui va unir ces 2 hommes. Sur 500 pages, Lily Haime nous captive avant tout dans un roman historique tellement dense. Je n’en étais pas encore à la moitié que je me disais, il s’est déjà passé tout ça ! Une infinité d’événements, pas de temps morts, peu à peu nos personnages vont s’engager dans la résistance et vous verrez que la frontière entre les camps est si mince. Nos personnages vont vivre ces années de guerre si traumatiques pour eux tant ils seront confrontés au pire. De Bordeaux vers la Normandie en passant par Paris, on vit ce roman avec tant d’émotions chaque fois que les personnages seront confrontés au pire. C’est un roman dur, qui n’épargne pas.

Et puis, il y a l’amour, une évidence qui n’est pourtant pas censée en être une. Une passion à laquelle personne ne serait capable de résister. Que cela soit 2 hommes ici ne m’a absolument pas gênée, leur histoire est marquante car on passe du plus beau au pire à plusieurs reprises. Ils seront capables tous deux de se donner entièrement, totalement, malgré ce qui les oppose. On lit très peu de couples comme cela qui sauront résister ainsi à des épreuves atroces.

Alors pour moi, ce roman se classera dans mes inoubliables. Pour le côté historique si développé, abouti, captivant, passionnant. Mais aussi pour l’histoire d’amour qui est à la fois simple et compliquée. Ne passez pas à côté de cette lecture, vraiment ! Elle en vaut la peine.

Ma notation :

Inoubliable, sublime, captivant, un roman d’un grand talent.

Les pionnières, Un arc en ciel dans le bush, Anna Jacobs

 

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Quatrième de couverture :

1863. Ismay et Mara, deux orphelines irlandaises de 15 et 11 ans, embarquent pour l’Australie afin de fuir la misère. À peine parvenues sur cette terre sauvage, les voilà séparées l’une de l’autre.

Tandis qu’Ismay devient employée de maison au coeur du bush, Mara demeure sous la protection des religieuses de la mission catholique.

Sans se concerter, toutes deux décident de s’enfuir pour se retrouver plus tard. Mais le désert australien réserve bien des dangers…

Pendant ce temps, leur soeur aînée Keara, partie à Melbourne à la recherche de ses cadettes, doit affronter d’autres menaces. Les trois soeurs ne sont pas au bout de leurs peines. Parviendront-elles à être enfin réunies ?.

L’avis de Laure :

Une suite de saga c’est toujours la joie de retrouver des personnages et ce roman-là, il me tardait de le lire tant j’avais aimé Les pionnières : une place au soleil l’an dernier. 

L’histoire débute avec le même voyage au bout du monde, de l’Irlande vers l’Australie, un voyage une nouvelle fois imposé, aux sœurs de Keara : Ismay et Mara. J’ai très vite été dans le bain de ce grand roman historique, porté par la narration omnisciente si bien choisie par Anna Jacobs. On passe d’un personnage à un autre, des gentils aux méchants, on voit venir toutes les péripéties, tous les malheurs qui vont viser les 3 sœurs. Le rythme est tellement trépidant que j’étais partagée entre le besoin de me jeter sur cette lecture mais aussi de la faire durer pour ne pas la finir trop vite !

On retrouve dans ce tome ce que j’avais aimé dans le premier, la vie isolée et exigeante des colons en Australie, la soif de réussir qui anime bon nombre de personnages, les paysages grandioses et les difficultés que le continent apporte par les temps de transport et les conditions compliquées pour aller d’une ville à une autre.

Et puis, la finalité du roman est superbe, celle de voir les 3 sœurs réunies même si Ismay a gardé rancune envers Keara, convaincue que celle-ci ne s’est jamais souciée de ses 2 cadettes. A chaque fois que je voyais une des sœurs partir dans un nouvel endroit où personne ne pourrait la trouver, mon cœur se serrait et puis à chaque pas qui les rapprochait les unes des autres, j’étais impatiente d’avancer dans le récit.

Je vous conseille tellement de découvrir Anna Jacobs, elle maitrise à la perfection sa saga, riche de personnages qu’on aime tous autant les uns que les autres, elle nous captive, nous plonge dans un rythme si haletant qu’on aimerait que l’histoire ne s’arrête jamais.

Je suis joie parce que … figurez-vous qu’il y a un 3ème tome à cette saga !

Ma notation :

Un vrai régal, le roman historique parfait comme je les aime !

(Merci à Mylène de L’Archipel pour cette lecture)

Juste à côté de moi, Sophie Carquain

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Quatrième de couverture :

Quand Susie Pritt est embauchée par la famille Wagner pour peindre une fresque murale pour leur fils disparu, elle comprend vite qu’il ne s’agit pas d’une banale histoire de fugue ou d’un tragique accident. Niels a disparu dans sa chambre. Depuis un an, il ne sort plus, ne parle plus ni à ses parents ni à sa soeur, ne communique plus par aucun moyen. Il est là, juste à côté, mais il vit en dehors du monde.

Hantée par ses propres démons, Susie se donne pour mission de faire revenir le jeune homme. Alors qu’ils s’apprivoisent mutuellement, ces deux êtres blessés par la vie vont s’accompagner à leur façon sur le chemin de la guérison.

Un roman sensible et bouleversant sur l’ouverture à l’autre, la résilience et la puissance de l’art.

L’avis de Laure :

Il y a 2 ans paraissait Le roman de Molly N., une lecture marquante pour beaucoup d’entre nous. Ce nouveau roman de Sophie Carquain, je voulais le lire, peu importe le sujet, juste pour retrouver l’auteure.

Sans surprise, pas de personnage lisse à la vie simple, ce ne serait pas Sophie Carquain sinon ! Susie a un vécu, lié aux attentats de Paris, un drame avec lequel elle est bien obligée d’avancer. Elle porte cela dans sa chair, dans sa tête à tout instant. Pourtant, dans son présent, dans son métier, aucune noirceur, elle peint sur les murs des gens, des fresques sublimes, porteuses de sens pour ceux qui les lui commandent. J’ai adoré l’immersion que nous offre l’auteure dans cet univers si visuel, elle le relate si bien que les images prennent vie sous nos yeux, ce fil rouge au roman m’a vraiment beaucoup plu.

Un beau jour, Susie est embauchée pour refaire la chambre d’un jeune homme disparu, ses parents ont espoir que ce changement puisse ramener Niels dans leurs vies. Disparu, c’est ce qu’on annonce à Susie pourtant elle va vite découvrir que la réalité est toute autre. Car Niels est là, entre les murs de cet appartement parisien où Susie peint sa fresque. Elle va vite le comprendre et tenter de créer le dialogue avec cet adolescent. 

A partir de là, on comprend ce titre, Juste à coté de toi, il évoque ces êtres qui sont toujours là mais à côté d’eux mêmes. On chemine avec les blessures de Niels aussi bien que celles de Susie, on les accompagne dans un lien qui se noue, on sait qu’il va changer les choses, que plus rien ne sera plus jamais pareil pour eux. C’est un roman émouvant, une rencontre entre deux êtres blessés, Sophie Carquain nous confronte à un sujet que je ne connaissais pas, celui de ces hommes et femmes qui ne savent plus sortir de chez eux, emmurés en eux-mêmes. C’est raconté avec pudeur, douceur, tact, et j’ai beaucoup aimé. Un joli moment.

Ma notation :

Ravie de ce nouveau voyage sous la plume de Sophie Carquain.

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture

La rivière des âmes, Mireille Calmel

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Quatrième de couverture :

Maud, romancière à succès, étouffe sous le poids d’un secret : depuis quelques semaines, elle entend une voix d’homme, dans sa tête.
Dans un hôpital parisien, Vincent, brillant neurologue, tente de comprendre pourquoi il ne peut oublier une inconnue entraperçue dans un grand magasin.
À l’autre bout de Paris, la nuit, un homme tue des prostituées rousses, avec une sauvagerie inouïe.
Maud, Vincent et le tueur, trois chemins de vie qui convergent inexorablement. Trois destins dont la rencontre a déjà provoqué la passion et le drame, il y a très longtemps, au Moyen Âge. S’ils veulent conjurer ce passé, Maud et Vincent devront affronter leurs peurs, se battre contre leurs démons. Pour survivre, mais surtout pour gagner la confiance et l’amour de l’être qui, au-delà du temps, leur est destiné…

L’avis de Laure :

Voici la première relique de ma PAL que je lis pour 2022, un livre acheté d’occasion un peu par hasard et qui ne paie pas de mine. Je n’avais jamais lu Mireille Calmel, c’était donc l’occasion. J’ai aimé l’histoire et la plume dès le début, ça a été une bonne surprise car c’est un roman assez atypique qui mêle contemporain, fantastique, paranormal, thriller, histoire d’amour. Pour un court roman, ça en fait bien des choses à y découvrir.

Maud, notre héroïne, est une romancière à succès. Elle va être mêlée peu à peu à l’histoire de Vincent, médecin qui est tombé fou amoureux d’elle dès qu’il l’a vue. Mais il lui sera difficile d’entrer en relation avec elle et donc d’avoir espoir de construire une histoire avec elle. Bien vite, l’auteure nous entraine vers une histoire à la limite du paranormal, un présent comme un écho à des événements du passé, un passé lointain, pendant le moyen âge, des personnes, des lieux et des événements que Maud a déjà vécus en les écrivant dans un roman. Très étrange.

En parallèle de ça, il y a des meurtre d’une violence inouïe, un meurtrier qu’on connaitra très vite mais dont on aura du mal à comprendre les motivations. La lecture progresse vite parce qu’on suit en parallèle les 3 personnages : Maud, Vincent, le meurtrier. Malheureusement, je pense que ce roman aurait été parfait avec 200 pages de plus parce que l’histoire est complexe et l’idée en est vraiment chouette au demeurant mais je la trouve pas suffisamment bien exploitée. Il aurait fallu que l’auteure nous amène vraiment au Moyen Age pour poser les bases de son mystère, en l’état là j’ai eu du mal à suivre et à comprendre. Même si j’aimais toujours ce que je lisais.

C’est vraiment une lecture que je regrette de terminer avec cet état d’esprit mitigé car tout y était pour me plaire mais un côté brouillon et pas assez creusée m’a perdue et en fait malheureusement une déception. Ca vous est déjà arrivé ce ressenti ?

Ma notation :

Malheureusement cette lecture qui partait bien sera vite oubliée.