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Et que ne durent que les moments doux, Virginie Grimaldi

Quatrième de couverture :

L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place.
L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu.
L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.

C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

Avec une infinie justesse et beaucoup d’humour, Virginie Grimaldi déroule le fil de leur existence et nous invite à partager leurs joies et leurs angoisses, mais aussi les souvenirs, les rêves et les espoirs.

L’avis de Laure :

Ce livre… il est prévu dans ma whish list depuis des mois, depuis que Virginie Grimaldi nous annonçait cette sortie, ce livre qu’elle n’avait pourtant pas prévu d’écrire. Je l’ai acheté le lendemain de sa sortie, les avis unanimes, élogieux, évoquaient tous un tsunami d’émotion qu’il me tardait de découvrir à mon tour.

J’étais convaincue que j’allais être transportée et émue à mon tour. Mais non. Je vais être totalement à contre courant dans mes mots sur ce titre. Et parce que mon avis n’est pas celui de la majorité, je veux être concise. C’est un roman qui marche très bien et j’en suis vraiment heureuse pour l’auteure, pour la personne si généreuse et drôle que je lis chaque jour sur les réseaux sociaux. Si ce roman vous tente, j’ai envie de vous dire de le lire, de vous faire votre avis.

Pourquoi ça n’a pas marché avec moi ? C’est une question à laquelle il est très difficile de répondre quand on a lu un livre qui ne nous a pas touchée. Pourquoi ? Je n’en sais strictement rien ! L’histoire d’Elise et Lili est une histoire de mères, une histoire d’amour filial, une histoire de moments pas toujours faciles à traverser. Toutes deux traversent une page de leur vie qui va amener du renouveau, les événements du moment nécessitent qu’elles donnent un nouveau tournant à leur vie. Il leur faut se préparer à écrire une nouvelle page. Et on va les suivre dans cette transition.

J’ai attendu l’émotion, le moment-clé qui allait faire chavirer mon cœur, j’étais convaincue qu’il serait là. Mais il n’est jamais venu et j’ai le regret de dire que j’ai refermé ce livre sans avoir ressenti ce que tous les lecteurs évoquent. Et comme c’est un roman dont la clé est l’émotion, si l’émotion ne prend pas, la lecture est mitigée. Ça n’enlève rien à l’affection que j’ai pour l’auteure et au fait que j’aurai certainement envie de lire son prochain roman. Parfois, certaines lectures ne fonctionnent pas et c’est comme ça.

Ma notation :

Une lecture très mitigée, qui n’a pas suscité les émotions attendues chez moi

De mort lente, Michaël Mention

Quatrième de couverture :

« Nous sommes en guerre. Il en va de notre évolution, de l’avenir de l’humanité. Ils noyautent la Commission, alors nous noyautons l’industrie. Tous les coups sont permis. »

Marie, Nabil et leur fils étaient heureux.
Philippe était un éminent scientifique.
Franck était journaliste au Monde.
Désormais, ils sont victimes du puissant lobby de l’industrie chimique. Leur erreur : s’être interrogés sur les perturbateurs endocriniens, ces substances présentes dans notre alimentation et les objets de notre quotidien, responsables de pathologies telles que l’infertilité, le diabète ou encore le cancer.
Marie et les autres exigeaient des réponses, ils subissent une riposte d’une violence sans précédent. Rien ne leur sera épargné. Une guerre sans pitié, de Paris à Bruxelles, de la Bourse à la Commission européenne, où s’affrontent santé publique et intérêts privés, notre avenir et leurs profits.

L’avis de Laure :

J’ai attendu un petit peu avant de lire ce livre, sorti en mars. L’actualité et la thématique du livre cumulées, cela me faisait peur de m’y plonger. Michaël Mention romance en effet ici autour d’un sujet dont vous avez forcément entendu parler : celui des perturbateurs endocriniens. Je n’y connais pas grand chose mais en pleine crise sanitaire, ce n’était pas le moment pour moi de m’atteler à un sujet d’actualité aussi lourd.

Ça a été une lecture plus fluide que je ne le pensais, je craignais de buter sur la thématique et sa complexité. La complexité y est, ne m’interrogez pas sur le sujet, je serai incapable de vous en faire un résumé clair et concis, j’ai touché du doigt la thématique et ses enjeux. Comme beaucoup de sujets de société, ça m’intéresse, j’aime beaucoup ces lectures qui me permettent aussi de m’instruire au passage. Ici, on plonge dans la grande guerre qui oppose les ONG et monsieur et madame tout le monde, soucieux de notre devenir, de notre santé aux puissants industriels qui n’ont qu’une seule pensée : leurs bénéfices. C’est pas joli-joli de découvrir comment le monde est mené, et en même temps autant savoir ce qui se trame dans l’ombre. C’est resté compliqué à lire pour moi car je n’ai aucune connaissance des structures qui entrent en jeu et qui sont évoquées ici.

De mort lente reste un roman et je crois que c’est le point qui m’a facilité les choses avec cette lecture, je pense qu’avec un essai pur j’aurais vite abandonné, découragée par la complexité du sujet. Au cœur de la problématique des perturbateurs endocriniens, il y a une famille qui va mener son combat : Marie, Nabil et leur fils Léo. L’enfant est autiste, Marie est atteinte d’une hypothyroïdie. Deux maladies qui peuvent êtres liées à leur vie à côté d’une usine. Ce sera leur combat de le prouver et d’obtenir une reconnaissance. J’ai regretté dans le roman qu’on n’ait pas d’autres exemples de ce que les perturbateurs endocriniens peuvent provoquer. Mais l’essentiel de l’axe qu’a voulu aborder l’auteur n’est pas là.

La loi est toujours du côté des puissants, vous le savez bien. Le risque était calculé.

Cette phrase résume à elle seule tout le cheminement qu’on a en tête avec ce roman, un combat. Les puissants contre les faibles. Des chances biaisées. C’est navrant, désolant, enrageant. Et ça ne concerne pas que le sujet des perturbateurs endocriniens. Alors bien sûr, on réfléchit avec cette lecture mais comment inverser cette tendance ? Je crois que l’auteur aurait sans doute encore beaucoup à nous dire au vu de ce que l’actualité nous a fait traverser ces derniers mois. Ces quelques mois où la santé est passée en quelque sorte devant l’économie. Peut-on s’appuyer là dessus pour faire changer le monde ?

Ma notation :

Une lecture intéressante mais qui est restée bien complexe pour moi. Je la destine plutôt à un public averti.

Pierrot et Miette, Sophie de Mullenheim

Quatrième de couverture :

– Tu as mal? s’angoisse le garçon en se penchant vers Petit Père. Quelqu’un t’a fait mal? […]
Le vieil homme tend la main et la pose sur l’épaule de son petit-fils avec tendresse.
– C’est Miette… dit-il d’une voix éteinte.
Pierrot pâlit.
– Ils l’ont emmenée… Les soldats. […] Ils m’ont dit qu’ils avaient besoin des chiens, de tous les chiens… Sur le front. Dans les tranchées. Pour passer des messages. Je n’ai rien pu faire, mon Pierrot. Rien…
Pierrot ferme les yeux, incapable d’articuler le moindre mot. Puis, tout à coup, il s’arrache à l’étreinte de son grand-père et sort de la maison en hurlant.
– Miiiieeeetttttte !
La guerre vient de lui prendre sa meilleure amie.

L’avis de Laure :

Avec ce petit roman jeunesse, j’ai eu des airs de déjà vu, ça m’a replongée dans mes lectures d’ado, déjà fascinée par les récits pendant la guerre. C’est une lecture que je recommande sans hésiter aux jeunes à qui il est destiné, c’est un roman instructif avec des personnages attachants.

Pierrot est un jeune garçon devenu orphelin depuis peu, il est élevé par son grand père, un homme plein d’amour pour lui. Ils vivent tous deux avec Miette, la chienne du jeune garçon et sa meilleure amie. Un jour, Miette est réquisitionnée par des soldats pour les aider à transmettre des messages sur le front. Pierrot est anéanti et refuse qu’on lui vole son amie.

Je n’avais pas du tout connaissance du fait que des chiens étaient utilisés pendant la guerre pour cela et encore moins qu’ils réquisitionnaient les animaux des civils ! Pourtant, en lisant ce roman on comprend quelle aide précieuse les animaux pouvaient apporter pour cela. Et Miette se révélera notamment une vraie héroïne. On va la suivre aux côtés d’un jeune soldat qui aura la charge de la dresser et de la faire travailler, un jeune homme à peine plus âgé que Pierrot et qui va lui aussi s’attacher très vite à l’animal.

Pierrot est décidé à tout pour retrouver sa chienne et va quitter la maison de son grand-père, sans le prévenir pour partir sur les traces de celle-ci. C’est à ce moment là que notre jeune garçon sera confronté aux moments si pénibles de la guerre, auxquels il avait jusque là échappé. Dans cette guerre des tranchées, où il n’a pas sa place, il va pourtant faire de jolies rencontres à la recherche de Miette. De notre regard d’adulte, cela s’enchaîne drôlement facilement pour Pierrot mais il ne faut pas oublier que c’est une lecture destinée à la jeunesse. Et je trouve que c’est un livre très réussi pour ce public, sur fond historique plein de jolis moments sont vécus par les personnages et mettent en avant de bien belles valeurs. Tout à fait le genre de livre que je verrai bien entre les mains de mes filles dans quelques années.

Ma notation :

Une lecture jeunesse très agréable.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

 

La part des anges, Bruno Combes

Quatrième de couverture :

Lisa a perdu le goût de vivre depuis la mort accidentelle de son fils. Avec son mari et sa fille, elle quitte Paris pour s’installer dans une ferme isolée au fin fond du Périgord, La Part des Anges, dans l’espoir de se reconstruire. En vain…
Jusqu’au jour où Lisa découvre, niché dans le grenier de la vieille bâtisse, le journal d’Alice qui a vécu à La Part des Anges quatre-vingts ans auparavant. Page après page, Alice y raconte toutes les épreuves que la Seconde Guerre mondiale lui a fait traverser, de son mari déporté en Allemagne aux pires souffrances qu’elle a dû endurer pour assurer la sauvegarde de sa famille.
Deux âmes égarées vont ainsi se rencontrer à l’abri des murs de ce lieu mystérieux. Devant le courage d’Alice, Lisa trouvera-t-elle la force de se reconstruire ?

L’avis de Laure :

J’ai été ravie de découvrir cette lecture avec ma copine Aurélie (Monjardinlittéraire), cela faisait longtemps que nous n’avions pas fait de lecture duo. Je n’ai jamais lu Bruno Combes mais me suis vite laissée tenter par le résumé de cette histoire contemporaine dans laquelle intervient un journal intime, qui nous replonge dans la seconde guerre mondiale. Secrets potentiels et seconde guerre mondiale, il n’en fallait pas plus pour me convaincre.

C’est une lecture qui défile sans aucun souci, c’est extrêmement facile à lire et prenant, on s’attache de suite à Lisa, comment ne pas faire autrement quand on apprend le drame que cette mère a vécu ? On la lit dévastée et on sait qu’elle va avoir besoin de temps pour reprendre pied. J’ai adoré l’installation de Lisa, Hugo et leur fille Emilie dans ce petit village de Dordogne et j’ai été complètement charmée par leur achat de cette maison au passé si précieux : La part des anges. C’est là que Lisa va peu à peu reprendre pied, aidée par sa découverte dans l’un des greniers : le journal intime d’Alice et sa correspondance avec son mari Gabriel.

Alice et Gabriel ont vécu à la part des anges pendant la seconde guerre mondiale. Ils ont été séparés pendant 6 longues années, que Gabriel a passé comme prisonnier de guerre. Lisa va découvrir le dur destin d’Alice, cette femme qui va vivre de bien tristes événements mais qui devra faire face parce que c’est la guerre, parce qu’elle est seule à porter la ferme aux côtés de ses parents, parce que le travail n’attend pas, parce qu’elle doit rester présente pour son fils. Tant de raisons qui vont toucher et émouvoir Lisa, elle qui est au fond du trou et a tant de mal à se résoudre à aller de l’avant.

Entre passé et présent, la lecture défile avec facilité, j’ai été emportée par ce cadre, par les personnages, par les événements de leur vie qui s’enchaînent. Mais il m’a manqué un petit je ne sais quoi pour être vraiment conquise, j’ai trouvé l’histoire chouette et j’en attendais je pense un peu plus notamment dans la partie du passé et la présence qu’Alice allait apporter au récit. Au final, c’est une lecture plus simple que je ne m’y attendais, vraiment agréable mais pour laquelle il m’a manqué un petit chouia d’émotion.

Ma notation :

Une lecture fort agréable même s’il m’a manqué un petit quelque chose.

(Merci à Camille des éditions Michel Lafon pour cette lecture)

De mères en filles – Ariane, Dominique Drouin

Quatrième de couverture :

Ariane est la fille ainée d’Alice que les lecteurs ont découvert dans le premier tome de la saga De Mères en filles. Aussi indépendante que sa mère, et très complice de son père, Ariane, après avoir quitté son premier amour à Paris, sur le bateau du retour attrape la typhoïde qui l’oblige à rester à New York pour se soigner. Elle y découvre les nouveaux métiers de la radio et…la liberté. Quand elle rentrera au Québec, elle n’aura de cesse de travailler dans ce média qui la fascine et permet aux gens de cet immense pays de se sentir moins isolés et plus solidaires en ces temps de guerre. L’ainée des Calvino va devenir l’une des premières réalisatrices de feuilletons radiophoniques et rencontrer celui qu’elle pense être son grand amour, Marcel Lepage, le séduisant dandy, fou de jazz et incorrigible noctambule. Mais la vie n’a pas décidé d’être tendre avec Ariane…Si les progrès simplifient un peu la vie des femmes dansla première moitié du XXe siècle, il leur faut une belle dose de courage et d’optimisme pour conjuguer vie amoureuse, familiale et professionnelle.

L’avis de Laure :

Lecture ponctuelle : le second trimestre s’achève et, fidèle à mon programme, j’ai découvert le second roman de cette saga en 4 tomes. Je n’en garderai pas un souvenir inoubliable malheureusement.

J’avais encore en tête les grandes lignes du début de l’histoire de la famille et la constitution de la famille d’Alice et de ses 7 filles ! Ici, nous suivons Ariane, l’aînée de la famille. J’ai eu du mal avec le début du récit que j’ai trouvé plutôt ennuyeux. On suit une adolescente puis une jeune femme qui cherche sa voie, qui peine à se faire sa place dans cette grande tribu. Elle vivra tout le temps avec la douleur d’être moins aimée que sa sœur cadette Agathe, chouchou de sa mère et soutenue dans sa passion partagée avec celle-ci pour le piano !

Ariane s’essaie au théâtre, sans talent particulier mais cela lui plaira. Par la suite, elle va avoir une grande carrière de scénariste pour la radio canadienne. Le récit de sa vie de jeune adulte, indépendante, volontaire, libre et en avance sur son temps m’a bien plus charmée. Elle ne cherche pas l’amour à tout prix, encore moins à avoir des enfants, elle veut exister, se réaliser, être libre. Et j’aime ces personnages qui sortent des sentiers battus, menés uniquement par leur quête du bonheur et se souciant peu du quand dira-t-on. Vu l’époque, c’est un sacré challenge qu’Ariane va relever avec succès.

Comme dans le premier roman, on retrouve une construction de famille atypique avec le fait qu’Ariane, devenue mère de 2 garçons, va finir par élever la fille de sa sœur cadette Agathe, oui celle qu’elle détestait tant ! Je suis curieuse de découvrir ce que la vie sera pour cette jeune fille et en même temps, je sais déjà que ce n’est pas une saga qui va me marquer, peut être que ces histoires m’auraient plus charmée il y a 10 ans. Aujourd’hui, je suis devenue une lectrice plus exigeante et si je trouve toujours ces lectures agréables, il me manque désormais le petit plus. La saga familiale qui se déroule ainsi devant nos yeux, nous révélant des personnalités c’est chouette mais simple…

Ma notation :

J’ai déjà tout dit. Agréable mais pas exceptionnel. RDV au 3ème trimestre pour le 3ème tome !