Archives pour la catégorie Laure

Funérailles molles, Fang Fang

Couverture Funérailles molles

Quatrième de couverture :

Sur les berges d’une rivière, une femme est découverte, le corps brisé, amnésique, sans passé et sans nom. Le Dr Wu la nomme Ding Zitao, la soigne et finit par l’épouser. De cette union naîtra un fils, Qinglin.
À la mort de son père, ce dernier, devenu homme d’affaires, offre à sa mère une retraite paisible dans une grande maison. Mais la vieille dame sombre dans une étrange apathie, et reviennent alors à son fils des détails auxquels il n’avait pas pris garde : son talent pour la broderie, sa connaissance des classiques… Folie ou réminiscences ?
Pour répondre à ces questions, Qinglin décide d’aller au-devant de son passé, dans cette Chine rurale qui se souvient encore… Et, à mesure qu’il déroule le fil de son histoire, c’est celle de son pays, de la Réforme agraire à la Révolution culturelle, dans ce qu’elle a de plus sombre, qui s’ouvre à lui.
Un roman puissant sur la transmission, la tentation de l’oubli et le devoir de mémoire.

L’avis de Laure :

Mauvais timing de lecture, j’ai enchaîné 2 romans se passant en Chine, un pays que je connais mal et qui n’est pas dans mes habitudes de lecture. De plus, j’appréhendais un peu cette lecture, de peur que la thématique traitée n’arrive pas à m’intéresser.

J’ai eu une agréable surprise pendant le premier quart de ma lecture, j’ai découvert une femme retrouvée au bord d’un fleuve et qui a perdu la mémoire. Elle sera appelée Ding Zitao et on va suivre la construction de sa nouvelle vie, sans souvenirs et sans repères. Le personnage me plaisait bien et j’avais envie de savoir ce qu’elle avait vécu.

Pourtant, par la suite j’ai déchanté, changement d’angle dans la narration, à travers le fils de Ding Zitao, l’auteure évoque tout autre chose et m’a perdue. Il est question de la réforme agraire chinoise, un sujet complexe dont j’ai compris les grandes lignes mais que j’ai trouvé mal expliqué pour nous, français, qui ignorons tout de l’histoire du pays. J’étais à ce point perdue que j’ai songé abandonner la lecture.

Pourtant je me suis accrochée et j’ai pu apprécié un nouveau passage du roman qui a su me plaire de nouveau. Avant de reperdre pied… On sait depuis le début avec cette histoire d’amnésie, que des révélations arriveront dans l’histoire. Mais je suis à moitié passée à côté car tout est complexe dans ce roman, de nombreux personnages aux prénoms qu’il nous est compliqué de mémoriser, des époques qui se mélangent et un final que j’ai déjà à moitié oublié justement parce que rien n’est assez clair. Et c’est dommage parce que j’ai bien ressenti que ce roman avait en lui une clé, quelque chose de fort à livrer. Mais trop peu clair pour moi, malheureusement.

Ma notation :

Une belle déception que cette lecture…

Juré Litté

Tout en haut de ma liste, Emily Blaine

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Quatrième de couverture :

Six destinées, trois rencontres, des kilos de neige et des montagnes d’amour : découvrez le nouveau roman choral d’Emily Blaine !

Jefferson est paumé. Depuis qu’il a arrêté ses études, il ne sait pas ce qu’il veut faire de sa vie. Au point d’accepter de participer à cette étude sociologique bizarre que lui propose sa sœur. Mais, quand il rencontre Alana, le deuxième cobaye, il comprend qu’il ne sera plus jamais perdu.
Olivia est coincée. Pour attirer l’attention de celui qu’elle aime depuis le lycée, elle s’est enterrée sous les mensonges. Désormais, elle doit présenter à ses parents son petit ami imaginaire, Callum. Callum existe… sauf que Callum est juste un ami. Un ami sympa au point de jouer le rôle d’un fiancé ?
Mason étouffe. Malgré sa célébrité, il se sent plus seul que jamais et ne sait plus qui il est vraiment. Alors, quand il découvre une petite annonce qui propose de retaper un vieux chalet en échange du gîte et du couvert, il fonce. Son hôtesse Stella aura bien le temps de se rendre compte qu’il a légèrement surestimé ses compétences en bricolage…

L’avis de Laure :

Avec Emily Blaine, je sais que je pars dans une romance valeur sûre donc, en débutant cette lecture, comme souvent, je n’ai pas cherché à en lire le résumé d’abord.

J’ai donc eu l’agréable surprise de découvrir au cours de ma lecture que dans ce roman nous ne suivons pas une, ni deux mais bien 3 romances ! 3 couples, 3 femmes qui sont amies dans la vie et qui vont au même moment voir leur destinée amoureuse évoluer. Et franchement, je me suis régalée car les 3 histoires sont toutes très belles, ce sont des romances fortes qui mettent des papillons dans le ventre.

Pour Olivia, ce sera une énorme surprise pour elle qui est déterminée à rendre jaloux l’homme qu’elle convoite depuis toute jeune, qu’elle n’a peut être pas bien visé. Lorsque son meilleur ami, Callum, accepte de se faire passer pour son petit ami, on se rend bien compte que le plan de départ va vite être oublié et heureusement !

Pour Alana et Jefferson, je me suis beaucoup amusée de la rencontre, orchestrée par la sœur de Jefferson qui va leur faire répondre à une série de questions pour son mémoire. Très vite, ça tourne court et les 2 jeunes gens ont hâte de se découvrir par d’autres questions mais … dans l’intimité aussi ! Il y a une tension sexuelle entre ces deux-là qu’on adore lire.

Et pour Mason, star du cinéma qui se met au vert, l’amour n’était pas non plus prévu au programme. Pourtant, la simplicité de Stella va lui faire vivre une vie normale que la célébrité lui a fait oublier et … les sentiments seront très vite aussi de la partie.

Trois romances franchement réussies dont on aurait tort de se priver !

Ma notation :

J’ai adoré !!

Le palanquin des larmes, Chow Ching Lie

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Quatrième de couverture :

 » Je suis née dans la Chine de la misère et des larmes. Petite fille, j’ai souffert et pleuré de bonne heure. J’étais jolie : ce n’est pas un mérite, ce fut une malédiction. Laide et difforme, je n’aurais sans doute pas été mariée de force à l’âge de treize ans « . Choisie pour son exceptionnelle beauté, Chow Ching Lie est contrainte d’épouser l’héritier d’une des plus grosses fortunes de Shanghaï. Elle incarne ainsi, sous le règne de Mao Tsé-Toung, le drame de la femme chinoise et de son asservissement séculaire.
D’un bouleversement à l’autre, Chow Ching Lie est donc soumise à rude épreuve. Heureusement, son don pour la musique la sauve. Envers et contre tout, elle poursuit ses cours de piano et entre au Conservatoire. Artiste et virtuose, elle voit alors s’ouvrir à elle une carrière internationale.

L’avis de Laure :

Lorsque j’ai reçu ce livre en début d’année, je me suis dit pourquoi pas mais ce n’est pas un titre que j’aurais choisi de moi-même. Et très honnêtement, si ma collègue Torah ne l’avait pas fait sortir de ma PAL, il y attendrait encore pour un bout de temps…

Ce roman est en fait l’histoire personnelle de l’auteure, Chow Ching Lie qui se fera appeler Julie dans sa vie en France. A travers sa vie, son enfance, sa vie de femme mariée, de musicienne, on découvre un pan complet de l’histoire de son pays, la Chine, à une époque où le pays va connaitre de profondes modifications.

Culturellement, la Chine est vraiment à l’opposé de la société que nous connaissons en Europe, j’ai donc trouvé très instructif de découvre les grandes différences avec la société chinoise. Les femmes chinoises notamment n’ont pas une vie bien douce. Ching Lie sera mariée extrêmement jeune, à 13 ans pour devenir veuve à 26 ans. Je ne lui envie pas sa destinée avec toutes les injonctions que sont celles de la société chinoise. Lors de son mariage notamment, elle change de famille, perdant quasiment sa propre famille. Pire, elle devient asservie à sa belle famille au sens large.

Pourtant, Ching Lie a eu la chance de naitre et de se marier dans une famille aisée. Je n’ose imaginer alors ce que serait le récit de vie d’une chinoise pauvre… Sur le plan romanesque, ce roman n’est pas celui qui me sera mémorable mais j’ai vraiment trouvé instructif tout ce que j’ai pu apprendre de la Chine et des chinois à travers cette lecture.

Ma notation :

Une lecture instructive mais pas mémorable.

A fleur de peau, Jodi Picoult

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Quatrième de couverture :

Quand votre fils ne vous regarde jamais dans les yeux… comment savoir s’il est coupable ?
Adolescent atteint du syndrome d’Asperger, Jacob Hunt ne possède pas le mode d’emploi pour communiquer avec les autres. Enfermé dans sa bulle, il est pourtant d’une intelligence prodigieuse. Un sujet le passionne plus que tout : la criminalistique. Il parvient souvent à se rendre sur des scènes de crime, où il ne peut s’empêcher d’expliquer aux policiers comment faire leur travail. En général, il tombe juste.
Mais lorsqu’un assassinat se produit dans le quartier, l’attitude de Jacob est un signe flagrant de culpabilité pour la police. Pour la mère et le frère de Jacob, l’intolérance et l’incompréhension qui ont toujours menacé leur famille resurgissent brutalement.
Et cette question lancinante, qui ne laisse pas leur âme en paix… Jacob a-t-il, oui ou non, commis ce meurtre ?

L’avis de Laure :

Cette lecture m’a emportée du début à la fin autour d’un thème très fort, qui nous apprend beaucoup de choses. C’est la marque de fabrique de Jodi Picoult et c’est la raison pour laquelle j’aime tant la lire.

Ici, nous allons découvrir la vie particulière de Jacob Hunt, autiste Asperger. Son mode de vie a été totalement adapté par sa mère afin de minimiser au maximum les crises. Et nous sommes plongés à notre tour dans cette vie très codée, bien trop pour les humains lambda que nous sommes. On le ressent d’ailleurs via son petit frère qui subit lui aussi les contraintes de la vie de Jacob et qui a bien du mal à les accepter : une couleur pour chaque jour qui va des vêtements au contenu de l’assiette, des horaires extrêmement cadrés pour que rien ne soit hors des habitudes et puis une communication qui ne laisse aucune place au second degré car le cerveau des autistes ne le comprend pas. C’est à la fois la découverte d’un personnage haut en couleurs, touchant, amusant et déroutant en même temps, on se rend bien compte à quel point il est complexe de vivre avec lui, les crises menacent à tout moment et le moindre grain de sable peut les engendrer.

Et justement, un tsunami va venir retourner la vie de Jacob lorsqu’il se trouve mêlé au meurtre de la jeune fille qui lui donnait des cours de socialisation. Le jeune homme passionné de criminalistique va se retrouver accusé, emprisonné et jugé. Et tous ces événements vont bien évidemment être totalement invivables pour Jacob. De l’emprisonnement au procès, on suit Jacob, son avocat, son entourage et l’enquête de police puisque le doute est présent tout du long : Jacob qui ne sait absolument pas mentir a-t-il pu commettre l’irréparable ? C’est un roman profondément humain, captivant, j’étais vraiment pleinement absorbée et chaque fois pressée de reprendre ma lecture, oubliant totalement les 650 pages du roman tant il faut bien ça pour traiter ce sujet complexe et captivant !

Ma notation :

Captivant, instructif, enrichissant, un livre à recommander pour changer de regard sur l’autisme.

Les perce-neige s’éveillent sous les flocons, Sophie Jomain

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Quatrième de couverture :

Liia Josserand et son père sont très fiers de ce refuge, dans lequel les rennes sont élevés en liberté dans des pâturages verdoyants. Les fins de mois sont difficiles, mais jamais ils n’abandonneraient leurs animaux, et encore moins pour les vendre au chef étoilé qui voudrait les mettre à sa carte.

À quelques semaines des fêtes, le temps presse pour Barone Verroni : il veut du renne à son menu de Noël ! Aussi le cuisinier n’hésite-t-il pas à s’infiltrer incognito au refuge du Perce-neige pour en savoir plus sur cet élevage et convaincre cette étrange famille de lui vendre à bon prix un ou deux caribous.

La guerre semble inévitable, mais la présence d’un certain Nicolas Claus pourrait bien venir tout chambouler…

De sa plume pétillante et humoristique, Sophie Jomain nous offre une comédie féerique, portée par des personnages plus attachants les uns que les autres.

L’avis de Laure :

Cela fait 3 ans que je me régale avec les romans de Noël de Sophie Jomain. Et celui-ci n’a pas fait exception à la règle : un régal de lecture empli de si jolies choses. La vraie lecture qui fait du bien.

Sophie Jomain sait à merveille réunir les ingrédients qui vont nous plonger dans un monde de douceur et d’émotion. Liia Josserand vit dans un endroit magique avec son père et son fils, un petit garçon de 10 ans atteint d’une malformation de la tête et qui ne fait qu’enchainer les opérations depuis sa naissance. On est immédiatement touchés par ce duo, leur force face aux épreuves et les difficultés rencontrées au quotidien à cause des réactions que le visage de Tim engendre.

Ils vivent au calme, en montagne avec leur élevage de rennes et en accueillant des touristes pour la nuit. Parmi eux, Nicolas Claus, le Père Noël haut en couleurs que nous avions déjà rencontré dans Les tortues ne fêtent pas Noël sous la neige. Et puis, Barone qui arrive ici incognito, espérant acheter de la viande de rennes pour son restaurant.

Les événements s’enchainent, les difficultés financières de Liia, le quiproquo avec Barone qui va étonnamment se prendre d’affection pour la petite famille, les scènes amusantes avec ce faux Père Noël plus vrai que nature, le lieu qui contribue si bien à créer la magie de Noël, tout y est pour créer une belle ambiance. Cela monte crescendo pour amener plein de jolies surprises et un final émouvant et heureux. J’ai adoré !

Ma notation :

J’ai adoré et il est fort possible que ce soit mon coup de cœur du mois !

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture