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Contre vents et secrets, Cynthia Kafka

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Quatrième de couverture :

Charlène, 35 ans, sort d’un divorce qui l’a ébranlée. Contrainte de vivre chez ses parents, avec qui elle entretient des rapports conflictuels, elle choisit de fuir au plus vite en s’inventant un contrat professionnel sur une petite île bretonne : l’écriture d’un ouvrage sur les habitants de Broavel.
Cette décision n’est pas le fruit du hasard : Charlène vient de découvrir, dans une mystérieuse lettre, que sa mère y a vécu juste avant sa naissance. Cet exil, pense-t-elle, pourrait également lui permettre de faire le point sur son existence.

L’avis d’Audrey :

Comment ne pas aimer Charlène dès les premières lignes de cette histoire. Petit bout de femme fragile et peu sûre d’elle. Son couple a explosé, après des années de tentatives pour avoir un bébé. Elle se retrouve à devoir retourner vivre chez ses parents, une perspective peu réjouissante. Une découverte inattendue va l’amener à fuir vers une île bretonne. Sur place, l’accueil est plus que sympathique et elle ne se doute pas des secrets qu’elle va dévoiler.

Charlène (tout comme Rose, l’an passé dans Je suis venue te dire)  m’a prise par la main pour un moment d’émotion intense et vif. Charlène pourrait être moi, je me suis reconnue en elle dans sa façon de douter, dans sa façon de s’excuser sans cesse. Puis comment ne pas compatir avec toutes les épreuves qu’elle a du endurer, le manque d’enfant, le corps qui ne veut pas faire d’elle une mère.

Sur cette île bretonne, elle saura trouver du réconfort parmi ses habitants. Aux oisillons, la maison où elle va loger, les rencontres se succèdent, et permettront petit à petit de lever le voile sur les questions qu’elle se pose, mais lui permettront surtout de se libérer, de s’émanciper de toutes les souffrances qui la hantent.

Elle en a de la chance Charlène, d’avoir croisé la route de gens si bienveillants et attachants, qui vont tous à leur manière lui permettre de prendre un nouvel élan dans sa vie. Des âmes pures, des mains tendues, des sourires, des présences, comme un phare dans sa nuit torturée. Et enfin, revoir la lumière.

En refermant ce roman, je n’avais qu’une envie, tout plaquer pour quelques jours, et aller poser ma valise sur une île bretonne. Chiche ?

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(Merci à Mylène des éditions L’Archipel pour cett lecture)

Le fleuve des souvenirs, José Maria Mérino

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Quatrième de couverture :

« On raconte qu’un être humain met à peine plus de huit secondes à tomber amoureux, et tandis que tu regardais et que tu écoutais cette fille aux yeux brillants (…), tu sentis à son égard cette sympathie particulière, ce désir invincible de proximité que revêt l’amour lorsqu’il apparaît. » En compagnie de son fils Silvio, Daniel parcourt l’Alto Tajo, un lieu légendaire où il prévoit de disperser les cendres de sa femme. Ce sont les mêmes lieux où cet homme et cette femme, dans leur prime jeunesse, ont partagé une forte passion amoureuse. Ce voyage imprévu va permettre à Daniel de se remémorer sa bouleversante histoire d’amour, de trahison et de regret.

L’avis de Laure :

Le nouveau roman Faubourg Marigny est une fois de plus bien particulier, on s’y habitue, cette maison d’édition a une ligne éditoriale très forte. Ce roman sera peut-être un quitte ou double pour vous parce qu’il n’est pas si facile à lire.

José Maria Mérino fait le choix d’une narration bien particulière, j’ai mis un peu de temps avant de m’y faire. Il raconte l’histoire de Daniel, comme s’il s’adressait à Daniel lui-même. Ainsi, le tu est le pronom de la narration. Un premier point très inhabituel à lire. Et puis, il conte le passé de Daniel et son histoire d’amour avec Tere au passé simple. Croyez-moi, c’est un temps que nous n’avons l’habitude de voir nulle part. Il alourdit le texte parce que justement nous sommes habitués à lire et entendre un passé composé plus habituel. Et en même temps, il a son charme, il rend le texte fort, ce passé simple. Mais il faut s’immerger dans le texte et se laisser un peu de temps pour passer outre ces deux partis pris de l’auteur.

J’ai réussi à me laisser absorber par l’histoire de Daniel, Tere et leur fils Silvio. Parce que nous savons dès le départ que le père et le fils partent en excursion avec les cendres de Tere. Que lui est-il arrivé ? Quelle est l’histoire de ce couple et de leur fils particulier ? On retrace une histoire d’amour chaotique, j’ai aimé parce que c’est différent. Et puis il y a ce lien paternel, une paternité à laquelle Daniel n’aspirait pas, une paternité dont il n’avait pas prévu qu’elle se compliquerait par le chromosome supplémentaire de son fils. La relation se noue lors de cette randonnée d’adieu à Tere, on s’immerge peu à peu dans le duo père-fils, dans leur évocation de la mère décédée mais toujours si présente dans les esprits.

Et puis cette fin, je ne m’attendais pas à une telle montée dramatique, tant dans le passé que dans le présent. Je ne vous en dis pas plus. Oui, c’est un roman particulier mais il est à découvrir, non ?

Ma notation :

Un texte dont j’ai réussi à surmonter les embuches d’une narration particulière. Et je suis contente d’y être parvenue pour la finalité de l’histoire !

(Merci aux éditions Faubourg Marigny pour cette lecture)

La strip-teaseuse et le chasseur de nuages, Sofia Giovanditti

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Quatrième de couverture :

« D’accord. Dix questions. Mais j’ai droit à un joker. Si une de tes questions ne me convient pas, j’ai le droit de la zapper et tu n’as pas le droit de la remplacer par une autre. Deal ? »

L’avis d’Audrey :

La rencontre d’un chasseur de nuages et d’une strip-teaseuse. Un rencontre détonante, qui pourtant va apporter de la bienveillance et de la douceur dans le quotidien de ces deux personnages, qui chacun a sa manière se trouve dans une étape de vie difficile.
Nathan est paumé, nostalgique et pense beaucoup à sa mère, décédée il y a 9 ans maintenant. A reculons, il assiste à l’enterrement de vie de garçon de son frère. Une soirée qui va l’amener à rencontrer Lola, une strip-teaseuse espiègle et intrigante. Alors quand Nathan lance malgré lui, un jeu de 10 questions à Lola, les voilà parti pour passer quelques semaines ensemble, à se découvrir, se livrer et pour l’un et l’autre c’est peut-être le moment de vivre enfin et de croire en soi. 
L’histoire va enchainer quelques surprises et révélations sur le passé douloureux de Lola et Nathan. Et un petit coup du destin, ou plutôt les interventions cachées de certains proches vont tout changer pour eux.
J’ai beaucoup aimé suivre ce duo de personnage, dans ce roman à la façon d’une quête personnelle. Ils sont attachants, humains, sensibles et leur histoire nous permet de nous interroger sur nos propres blocages pour peut-être réaliser la vie de nos rêves. Le tout sous la plume pleine de peps et d’humour de Sofia Giovanditti. Un roman solaire qui fait du bien!

Jouvence

Les dernières heures, Ruth Druart

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Quatrième de couverture :

À l’aube de la Libération, Paris vit ses heures les plus sombres. Mais la jeune Élise n’hésite pas à braver les dangers et à partager le peu qu’elle possède avec un orphelinat juif. Affamée de justice, elle va encore plus loin, exfiltrant les enfants avant qu’ils ne soient envoyés au camp de Drancy. Un jour, elle fait la rencontre de Sebastian, un jeune soldat allemand. Chaque jour, pour le Reich, il traduit les lettres de dénonciation. Mais sa rencontre avec Élise va le confronter à l’horreur de ses actes et à un terrible dilemme : trahir son pays ou renoncer à l’amour de la belle Française. Dix-neuf ans plus tard, une jeune femme, Jospéhine, découvre dans une vieille valise, une lettre qui remonte à la guerre. Un mot d’amour destiné à sa mère mais écrit par un autre homme que son père. Peu à peu, elle remonte le fil d’une histoire d’amour interdite. L’histoire d’une trahison et d’une vérité indicible qui va changer sa vie à tout jamais.

L’avis de Laure :

J’avais beaucoup aimé l’an dernier le précédent roman de Ruth Druart, L’enfant du train. Cette année, elle confirme son talent avec toujours le même angle de traitement des faits historiques : les retombées de la seconde guerre mondiale. J’aime beaucoup ce regard, on va plus loin que les années 39 à 45 et on vit à travers ses personnages ce que les drames de la guerre entrainent comme bouleversements dans les années qui suivent.

Ces bouleversements, c’est Josephine qui va les découvrir, dans les années 60 lorsqu’elle se rend compte que l’homme mentionné sur son acte de naissance, ce père qu’elle n’a jamais rencontré, n’est pas celui dont on lui a donné le nom. Alors Josephine va enquêter, contre le choix de sa mère, et se faire raconter ce qu’Elise a vécu, à Paris, pendant la guerre.

C’est une jolie histoire que celle de ce couple, une histoire d’amour qui dépasse les nationalités, celle d’un Allemand qui tombe amoureux d’une française. On pourrait se dire que ce thème est déjà vu mais Ruth Druart y apporte sa propre petite touche par le devenir de ses personnages après la guerre. Et là, comment ne pas s’émouvoir par le destin qui a éloigné chacun ? Lorsque qu’on comprend ce que chaque personnage a vécu de son côté, on se demande quel sera l’avenir possible, sachant que l’amour est toujours là.

Pourtant, l’histoire est complexe et j’ai trouvé cela très bien ainsi, on aurait pu reprocher sinon à l’auteure de céder à la facilité. Et puis finalement, ce qui est beau et qui occulte tout le reste, c’est la force de l’amour que chacun a pour l’autre. Cette force est telle qu’elle va apporter à Josephine ce père qu’elle n’aurait jamais connu sans doute…  Ce sentiment d’amour est le plus précieux, il absorbe tous les tracas, toutes les embûches et porte juste chacun à être heureux. On referme le roman avec la satisfaction de savoir chaque personnage apaisé, guéri du passé et prêt à laisser le présent lui apporter de nouvelles joies.

Ma notation :

Un bien joli roman.

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(Merci à Eric Poupet et City Editions pour cette lecture))

Juste une fois pour essayer, Elodie Garnier

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Quatrième de couverture :

Une passion universelle, un amour singulier

Rien ne prédestinait Élodie et Sara à se rencontrer.
À Paris, Élodie mène une vie à cent à l’heure jusqu’au jour où elle plaque tout pour trouver refuge chez sa grand-mère, dans le centre de la France. Là, elle prend ses marques, se reconnecte à elle-même et fait la rencontre de Sara, une trentenaire à la vie bien rangée sur le point de se marier.
Un soir, alors que Sara n’avait jamais ressenti le moindre désir pour une femme, elle lui confie avoir envie d’elle.
Une fois, comme ça.
Juste une fois pour essayer…
Une passion universelle.
Un amour singulier.

L’avis de Laure :

Je suis quelqu’un d’assez curieux et j’aime bien lire des romans sur des thématiques très variées. Je peux m’intéresser à tout un tas de sujet et c’est pour cette raison que cette histoire d’amour entre deux femmes m’a intriguée, j’étais curieuse de ce que ça allait me montrer, si cela allait être une histoire d’amour comme les autres ou s’il y aurait des choses différentes.

A la base, comme le dit bien le titre, c’est l’histoire d’une curiosité, celle de Sara, en couple, mère de jumeaux et attirée par Elodie qui est célibataire et homosexuelle. Mais ni l’une ni l’autre des deux femmes n’imaginait ce qu’il allait se passer après ce choix anodin « allez j’essaye »… Et c’est aussi là que le roman a pris une autre tournure pour moi… et m’a moins plu. Plus qu’une histoire d’amour homosexuelle, j’ai découvert ici un couple qui se déchire, une histoire d’amour impossible. Pas très joyeux ni positif donc et j’ai plus d’une fois pesté contre Elodie, qui s’entête dans quelque chose qui ne fonctionne pas.

Parce que Sara va, contre toute attente, tomber amoureuse. Mais, incapable de voir voler en éclat sa vie confortable avec un homme, elle va longtemps vivre son histoire cachée avec Elodie. Elodie qui souffre de passer au second plan mais Elodie qui espère chaque jour un peu plus. De mon point de vue de lectrice, je voulais qu’Elodie arrête tout, se protège et arrête d’espérer. Mais on avance dans cette histoire qui ne fait que souffrir et c’est en cela que j’ai moins aimé cette lecture car elle ne présente pas les bons côtés d’une histoire d’amour.

J’ai aussi ri jaune un peu à l’évocation de l’histoire homosexuelle sur le plan de la sexualité tant le roman est au début une succession de scènes de sexe dont l’auteure détaille chaque fois le nombre d’orgasmes et le temps du rapport. Vraiment, je me suis demandé ce que ces détails apportaient à l’histoire…

Ma notation :

Vous l’aurez compris, j’ai été plutôt déçue par ce roman.

Harper collins

(Merci à Harper Collins pour cette lecture)