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Les papillons, Barcella

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4e de couverture :

Rêveur déchu du 21e siècle, Alexandrin a perdu ses papillons.
Vous savez, ceux qui virevoltent au creux de nos ventres endormis lorsqu’on tombe amoureux. Ceux dont le doux bruissement nous émerveille.

Au détour d’un hasard, la jeune Marie croisera sa route et l’aidera à renaître. Mais Marie porte en elle un silencieux fardeau avec lequel il devra composer avant de réentendre ce doux murmure.

Contraints de se cacher, bravant les interdits, nos amoureux se dessineront un monde à part. Jusqu’à ce que…

L’avis d’Audrey :

Un roman, comme une conte, tel une jolie fable tendre et poétique. Ce roman c’est la rencontre de deux âmes : celle d’Alexandrin, un jeune homme qui a peur de ne plus jamais aimer et de Marie, une jeune femme douce et sensible. Entre eux, c’est évident dès un premier regard et un premier échange à un arrêt de bus. Je ne vous dirais rien de plus sur l’histoire, je vous laisse vous envoler dans ce récit sans rien savoir de plus.

Marie est l’anagramme d’aimer. Ces 5 lettres résument en grande partie le roman. Un roman d’amour, une vraie quête d’amour. Un amour sincère, un amour simple, un amour intense et éternel.

Avoir des papillons dans le ventre est défini parfois comme « une impression à la fois plaisante, qui vous traverse de frissons, mais aussi désagréable, les papillons dérangent et bousculent votre corps ». En lisant ce roman, c’est cette expérience que l’on vit également. L’histoire d’Alexandrin et Marie m’a vrillé le ventre et le cœur. J’ai aimé avec eux, j’ai souri, j’ai rêvé mais j’ai aussi souffert et vécu avec frissons et larmes ma lecture.

Une douce expérience poétique et pleine d’émotion. L’expérience musicale de l’auteur se ressent dans la sonorité des mots et des phrases.

Difficile de refermer ce livre, sans penser à l’univers de Matthias Malzieu, de Boris Vian et de quelques autres virtuoses des mots. Mais pour autant Barcella a sa plume à lui. Même si les inspirations sont présentes, il a son univers et ses messages à faire passer.

Ma notation:

Une ode à l’amour, à la liberté et à l’espoir. Un très beau texte.

Un couple, une ville, Collectif

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L’avis d’Audrey :

De Jérusalem à Venise, en passant par Paris, Marseille, Londres, Rome, Boston ou Édimbourg, 8 auteurs nous racontent leur lien à une ville qu’ils aiment à travers l’histoire d’un couple.

L’avis d’Audrey :

Laure m’a offert ce recueil de nouvelles pour les fêtes de fin d’année. Elle connait mon affection pour ce genre, et nul doute que la belle liste d’auteurs présents dans cet ouvrage, ne l’a pas faite hésiter longtemps à m’offrir ce livre.

9 textes avec comme point commun le couple. 8 plumes différentes, qui nous emmènent dans de grandes villes à travers le monde pour nous parler d’amour. Mais attention, on n’est pas en pleine romance, en début de rencontre quand tout va pour le mieux dans le cœur de nos personnages.  On est face à des histoires compliquées, à des personnages ayant leur vécu et leurs expériences.

En quelques lignes, quelques pages, on fait une incursion dans la vie de ces couples. J’ai apprécié l’escapade à Venise de notre couple d’amoureux de Lorraine Fouchet. Un court séjour aux saveurs aigres mais qui a su me surprendre quand même. Avec Gilles Paris, on est à Paris, à la terrasse d’un café, dans un hôtel : une cigarette, un regard, une discussion, une main sur une cuisse et tout s’enchaine. Les autres nouvelles vous mèneront à Boston, Édimbourg, ou encore Jérusalem.

Un livre d’amour, mais d’amour qui fait mal. L’amour qui crie, qui déchire, qui pleure. Des histoires de retrouvailles, de rencontres, de quotidien et d’habitude.

Ma notation:

Un court recueil qui nous livre des histoires d’amour sincères et humaines.

La valse des petits pas, Claire Renaud

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Quatrième de couverture :

Un soir, dans un restaurant parisien.
Une dizaine de couples, certains en devenir, d’autres au bord de la rupture, sont venus dîner.
Le temps d’un repas, les regards se cherchent, se fuient, les mains se frôlent, se retirent. Et chacun projette sur ses voisins une vie, miroir de ses propres fêlures et désirs inassouvis.
Une scène en apparence banale. Pourtant, ce soir, les convives jouent gravement leur partition à chacune des tables du restaurant.
Car à mesure que les assiettes se vident, des sentiments enfouis refont surface.
Des vérités éclatent. Les masques tombent.
Et chacun, d’une façon ou d’une autre, finit par payer l’addition.

L’avis d’Audrey :

Derrière cette couverture colorée, se cache un roman moins guilleret que je ne l’imaginais. 23 chapitres, comme autant de pauses au cœur d’un restaurant parisien. 23 chapitres, au nom de plat, d’amuse-bouche ou dessert.  Plusieurs tables sont occupées ce soir là, quand une femme se lève de sa chaise. Elle se fige devant la table, défiant son mari du regard, sans un mot, sans une parole. Les autres clients s’interrogent, tout autant que les deux serveurs.

A la manière d’une caméra tournant dans la salle, on s’approche de chaque table, témoin des échanges, des discussions parmi la dizaine de clients. Là un homme seul, qui commande pourtant deux entrecôtes est en pleine discussion face à une place vide. Un couple de jeunes parents, avec une mère qui se sent dépassée par l’arrivée du bébé. Un séducteur de pacotille qui amène dans ce restaurant toutes ses futures conquêtes, etc etc…

Plusieurs tables, comme autant de préoccupations et de visions de l’amour différentes, mais dans l’ensemble un point commun : l’amour n’est pas un long fleuve tranquille. Le quotidien s’étiole, les regrets et les déceptions sont trop souvent présents. Et en parallèle de ce pessimiste constat, un couple de serveurs pour qui tout semble possible.

On picore ces 23 chapitres avec gourmandise, tout en perdant l’appétit, tant la réalité et la brutalité de certains portraits sont durs et si négatifs. Un brillant portrait de notre société, de ses codes, de ce que l’on s’impose par amour ou pour l’image parfaite d’un amour réussi. Le récit oscille entre humour et tendresse également, une habile façon d’adoucir le message central du roman.

Après avoir refermé La valse des petits pieds, vous réfléchirez à deux fois avant d’accepter une invitation au restaurant de votre conjoint.

Ma notation:

Une lecture assez déstabilisante mais que j’ai appréciée malgré tout.

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(Merci à Estelle des éditions Fleuve pour cette lecture)

L’ombre du lac, Laure Rollier

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Quatrième de couverture :

Comme chaque année, Valentine, brillante éditrice, vient passer les vacances d’hiver dans le domaine familial, niché au cœur d’un petit village de montagne. Là-bas, un manuscrit anonyme a été déposé à son attention. Valentine découvre avec effroi qu’elle est l’héroïne de ce thriller machiavélique dans lequel elle est assassinée à la fin. À Montuis, petit bourg d’un millier d’âmes où tout le monde se connaît, des secrets enfouis depuis plus de vingt ans vont alors refaire surface. Qui a écrit ce roman ? Valentine doit-elle craindre pour sa vie ? Que s’est-il réellement passé « De l’autre côté du lac » ?

L’avis d’Audrey :

Souviens-toi de l’été 1997, pourrait être le sous titre de ce thriller. Valentine, fraichement séparée de son époux, arrive avec son fils dans les Vosges, comme chaque année pour y passer quelques jours de vacances. Elle a quitté son village de Montuis toute jeune. La jeune femme a fui un passé douloureux et traumatisant. Valentine est éditrice, et est surprise qu’on ait déposé à son intention un manuscrit, celui d’un roman, qu’elle lit d’une traite et qui la plonge dans l’horreur. Ce roman raconte son histoire, l’histoire d’une erreur, d’un cauchemar. Qui peut savoir ? Et pourquoi surgir plus de 20 ans après pour remuer le passé ?

Quel meilleur début que ce roman pour nous plonger d’emblée dans une histoire addictive et complètement folle. Rapidement, on sait ce qui s’est passé, mais au coté de Valentine on se demande bien qui peut vouloir rétablir la vérité sur une tragique nuit d’été 97. Ils étaient 5 amis, unis par une secret et une promesse. Elle va renouer avec Matthieu, son ancien amoureux de jeunesse pour essayer de comprendre.

De façon subtile et brillante, l’auteure nous oriente vers plusieurs pistes. On pense savoir, on hésite, on est certains d’avoir la clé de l’intrigue, quand elle nous propose un nouveau rebondissement qui vient tout remettre en question.

J’avais été bluffée en juin dernier, par son thriller Le disparu de Nantucket. Je disais comme j’avais été surprise par le changement de genre chez Laure Rollier, délaissant le feel-good.  Et avec ce deuxième thriller, je confirme qu’elle n’a rien à envier à d’autres auteurs du genre, et que le pari est réussi. Divertir son lecteur tout en le surprenant, nous livrant un panel de personnages très réalistes, humains, pleins de failles et de culpabilités enfouies.

Après une île des Etats-Unis dans le précédent roman, j’ai apprécié qu’elle situe son roman en France. Et plus précisément dans les Vosges, avec la présence de ce lac mystérieux. Ce lac, comme un personnage à part entière, taiseux et gardien du secret. C’est fou comme les lacs vosgiens semblent inspirer nos auteurs de thriller. Je ne peux que penser Au cri des corbeaux de Matthieu Parcaroli ou à Cinq doigts sous la neige de Jacques Saussey.

Ma notation:

Séduite et conquise à nouveau par ce roman engloutie en une petite journée, tant il m’a happée et captivée.

Comment te dire, Mélissa Bellevigne

 

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Quatrième de couverture :

Arthur Neil est un auteur anglais de romans à succès. Plutôt introverti, il passe le plus clair de son temps plongé dans la rédaction de ses manuscrits, et auprès de son meilleur ami, Philip, un amoureux de la vie à l’humour détonnant. Au détour d’une séance de dédicace à Genève, Arthur croise le regard d’Emily, qui le trouble profondément. Déboussolé, il observe la jeune femme disparaître dans la foule sans parvenir à la retenir. Malgré la fugacité de l’instant, son souvenir s’inscrit de manière indélébile dans ses pensées. De retour en Angleterre, Arthur réalise qu’il est plus à l’aise entre les pages de son imaginaire que dans la vie réelle et sombre peu à peu dans la mélancolie. Encouragé par Phil, Arthur va pourtant tenter de retrouver Emily qu’il espère être la réponse à son vague-à-l’âme. Brisés par les secrets de leurs passés respectifs, Emily et Arthur vont alors tenter de panser leurs blessures tout en troquant leurs peines contre des joies nouvelles.

L’avis d’Audrey :

C’est sous la jolie plume de Mélissa Bellevigne que l’on fait la rencontre de deux personnages que le destin va réunir. Arthur Neil vit à Folkestone, en  Angleterre, il est un écrivain à succès. C’est un homme discret et simple, la notoriété ne lui a pas donné la grosse tête. Son passé est assez dramatique, avec la fuite de son mère lorsqu’il était tout jeune. Elle a tout abandonné: Mari et enfants sans aucune explication. C’est une séance de dédicaces qui le mène en Suisse en compagnie de Philip, son meilleur ami.

Emily, une jeune femme tourmentée et sensible est présente dans la file d’attente pour rencontrer Arthur. L’échange entre l’écrivain et la jeune femme va agir sur eux comme une évidence. Elle se sent si proche de lui, lui qui a travers ses mots dans les romans a su sauver la jeune femme. Une brève rencontre, furtive, intense et inoubliable. Pendant plus d’une année, Arthur n’a de cesse de penser à cette jeune femme. Qui est-elle? Ressent-elle la même chose à son égard?

L’écrivain va ainsi rechercher la trace d’Emily. Les retrouvailles auront-elles lieu? Les différences, l’éloignement et les passés douloureux laisseront-ils une chance à l’amour?

J’ai beaucoup aimé ce roman, à la double narration. On suit l’histoire d’Arthur et Emily, mais on découvre aussi, par le biais de lettres entre Peter et Sophie, les parents d’Arthur, l’histoire de sa famille. J’ai été vraiment émue par ce roman et par la sensibilité des personnages.

En exergue, l’auteure cite les paroles d’une chanson de Kyo qui donne son titre au roman: Comment te dire. Dès cette page, je me suis replongée dans des souvenirs vieux de presque 20 ans. ce groupe a été en quelque sorte la bande originale de plusieurs mois de ma vie de jeune femme, alors retrouver dans la roman plusieurs références aux paroles de ce groupe a était un réel plaisir.

Ma notation: 

Un roman frais et divertissant. Une histoire d’amour pleine d’espoir et de renouveau.

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(Merci à Eric Poupet pour cette lecture)