Archives du mot-clé Couple

Cape May, Chip Cheek

Quatrième de couverture :

Septembre 1957.
Henry et Effie passent leur lune de miel à Cape May, dans le New Jersey. Hors saison, la petite station balnéaire n’offre guère de distractions – si ce n’est la découverte du plaisir –, et le jeune couple ne tarde pas à s’ennuyer. Leur rencontre avec un groupe de New-Yorkais riches et délurés va leur ouvrir les portes d’un monde insoupçonné. Cape May devient alors leur terrain de jeu : ils s’invitent dans des maisons vides, font de la voile, se saoulent au gin et marchent nus sous les étoiles… jusqu’à cette nuit où tout bascule.

L’avis de MadameOurse :

J’ai vu passer de très bons avis sur ce titre qui m’ont titillée et j’ai cédé à la tentation à mon tour.

Ce roman évoque d’ailleurs bien  la tentation, une autre forme de tentation, celle que peut ressentir tout homme ou femme adulte. Henry et Effie viennent s’installer dans la maison de l’oncle de la jeune femme, à Cape May, pour leur lune de miel. Une jolie évasion pour ce jeune couple qui se découvre, on est en 57, la vie intime, la réalité de la vie de couple, ils la découvrent maintenant qu’ils sont mariés. Leurs journées sont douces, baignade, balades, repas en amoureux, sieste, un quotidien paisible.

Et puis, ils rencontrent Clara à l’occasion d’une balade. Effie l’a connue plus jeune, lorsqu’elle venait en vacances dans la maison de son oncle. Clara leur propose de se joindre à la fête qu’elle donne chez elle. Le couple va alors, de jour en jour, passer de nombreux moments avec Clara, Max et Alma. On est plongés au cœur de cette jeune et joyeuse bande, qui fait la fête, qui boit beaucoup et qui parle assez crûment. On sent s’installer une ambiance particulière, les regards changent, je me doutais un peu de comment les choses allaient tourner.

Bon, en réalité, il ne s’est pas de suite passé ce que j’avais imaginé, le premier événement qui a lieu entre la petite bande m’a plutôt décontenancée. Et le second était bien celui que j’avais supposé. Pardon si vous ne comprenez pas grand chose, le but n’est pas de spoiler. Je n’ai pas retrouvé lors de ma lecture ce que les avis que j’en avais eu disaient. J’ai été plutôt déçue pour ma part car j’ai trouvé ça longuet, répétitif et puis j’ai du mal à cautionner les faits qui sont relatés ici. Alors certes, ce sont des choses qui arrivent, que les couples peuvent vivre, qu’ils l’aient voulu et recherché ou non. Mais, une fois de plus, ces romans qui évoquent les pénibilités, les écueils de la vie de couple ont du mal à passer. Je suis sans doute trop fleur bleue, je préfère lire des romances où tout est doux et joli même si ce n’est pas réaliste !

Ma notation :

Un roman qui m’a semblé long et répétitif et dont le message final m’a déçue.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

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Alice, Heidi Perks

 

Quatrième de couverture:

Une enfant disparaît. Deux versions du drame. Une seule vérité. Harriet avait confié sa fille à sa meilleure amie Charlotte pour un après-midi à la kermesse de l’école. Charlotte est persuadée de n’avoir quitté Alice des yeux qu’une fraction de seconde. Le temps pour la fillette de se volatiliser. Dévastée, Harriet ne peut plus envisager de revoir Charlotte. Elle ne lui fera sans doute jamais plus confiance. Mais elle n’aura pas le choix. Car, deux semaines plus tard, les deux femmes sont convoquées par la police pour être interrogées séparément. Il semblerait que chacune d’elles ait des choses à se reprocher…

L’avis de Lunatic :

Un roman sur une disparition d’enfant. Un thème que j’affectionne particulièrement. On pourrait s’imaginer lire toujours le même genre d’histoire, mais chaque auteur arrive à prendre ce prétexte pour nous faire des romans différents et ici encore ce thème est traité avec pas mal d’originalité.

Imaginez que vous confiez à votre amie votre fille durant la kermesse de l’école et que cette dernière disparaît. Tout est allé très vite, personne n’a rien vu. Imaginez alors quel va être l’état de votre relation avec votre amie. Imaginez l’état de détresse et d’angoisse de cette mère, surtout quand on sait qu’une autre disparation a eu lieu il y a quelques mois.
On comprend aisément la distance qui se crée, les reproches, la violence des sentiments. Alors que la mère de famille dévastée ne voulait plus voir son amie, elles se retrouvent au poste de Police. On assiste à leurs interrogatoires respectifs où la vérité va vite apparaître troublante et montrant nos deux héroïnes sous un nouveau jour.

Je me suis vraiment laissée happer par ce roman et son univers plein de noirceur, de rancœur, d’angoisse et de souffrance. Les personnages de ces deux femmes sont forts et en tant que maman j’ai pu m’identifier à elles et plonger au cœur du drame.
L’auteure use d’une plume rythmée, nous livrant une intrigue fluide. Un thriller psychologique comme j’aime beaucoup lire. Le récit nous est fait entre passé et présent et l’auteure a su me surprendre pendant le roman mais aussi dans son final plus que réussi à mes yeux.

 

Surprends-moi !, Sophie Kinsella

Quatrième de couverture :

Dix ans de bonheur sans nuage, deux adorables jumelles, une belle maison et des jobs épanouissants : Sylvie et Dan filent le parfait amour. Jusqu’à ce rendez-vous médical de routine où ils apprennent qu’ils vivront certainement centenaires, soit soixante-huit belles années de vie commune devant eux. Sept décennies côte à côte ? Une éternité ! Et c’est le début de la panique… Pour préserver la flamme, le couple lance le projet « Surprends-moi », fait de cadeaux inattendus, dîners surprises, séances photos sexy… et autant d’occasions de malentendus, aussi drôles que désastreux. Mais les fous rires vont rapidement laisser place à d’étonnantes révélations. Et quand un scandale du passé resurgit, Sylvie et Dan en viennent à se demander : se connaissent-ils réellement ?

L’avis de MadameOurse :

Je crois que je n’avais jamais lu Sophie Kinsella… Après avoir vu ce roman tourner sur les réseaux, je me suis laissée tenter à mon tour.

Dan et Sylvie mènent une vie de couple bien rangée : mariés depuis de nombreuses années, parents de deux jumelles, amoureux comme toujours avec un don pour finir la phrase de l’autre. Un check up de santé vient mettre à mal leur équilibre quand on leur annonce qu’ils ont tout pour vivre centenaires. Que vont-ils faire alors de ces dizaines d’années de vie de couple qui s’annoncent ? Comment réinventer le quotidien ?

Ils décident de pimenter leur existence par des surprises qu’ils se font l’un à l’autre mais, aie, aie, aie, terrible fiasco ! Les surprises tombent mal et ne sont que déceptions. Et lors de l’une d’elles, Sylvie apprend l’existence d’une ex dont elle n’a jamais entendu parler, une ex qui va réapparaître dans leur vie. On passe alors à une phase du roman qui m’a attristée, celle où le couple vacille et où Sylvie va mener l’enquête sur les mystères de son mari. J’avoue, cette orientation que prenait le roman m’a peinée et déplu, j’ai vraiment du mal à lire des couples en crise, ça ne me plait pas.

Et puis, surprise, Sophie Kinsella ne nous avait pas tout dévoilé et le roman prend une tournure plus profonde, un secret se dévoile et va amener un grand changement dans la vie de Sylvie qui va prendre conscience de beaucoup de choses et agir pour reconstruire sa vie. Ce secret et la tournure que prend alors la vie des personnages m’ont beaucoup plu.

Ma notation :

Après un passage de lecture qui me plaisait moins, ce roman fut finalement une bonne surprise.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

L’ivresses des libellules, Laure Manel

Quatrième de couverture :

Quatre couples d’amis dans la quarantaine décident de s’octroyer des vacances sans enfants dans une villa de rêve.
Mais l’ambiance qui se voulait insouciante et idyllique ne tarde pas à se charger d’électricité. La faute aux caractères (et petites névroses) de chacun, aux modes de vie différents, à l’usure et la routine qui guettent les amoureux quand s’invite le quotidien, et à des parents qui ont oublié ce qu’était leur vie lorsqu’ils ne l’étaient pas encore…
Quand débarque une jeune et jolie célibataire, le groupe est plus que jamais au bord de l’implosion.

L’avis de MadameOurse :

Troisième roman de Laure Manel (hors parutions auto éditées), L’ivresse des libellules est aussi le troisième que je lis. Chacun de ses romans aborde un sujet, des thématiques différentes et je ne savais pas trop à quoi m’attendre ici.

C’est l’histoire de 4 couples, amis depuis plusieurs années, qui ont l’habitude de partir en vacances ensemble. Et cette année, ils partent sans leurs enfants. Tous ne sont pas ravis de ce choix et certains ont du mal à laisser leurs enfants derrière eux mais quoi qu’il en soit, cette nouvelle structure va amener du neuf dans leurs vacances. Il faut un temps pour se plonger dans la lecture parce qu’on va avoir 8 personnages de présentés en même temps et, il faut bien retenir qui est en couple avec qui ! Personnellement je suis un peu lente à mémoriser les choses.

Pour ces vacances, les 8 amis ont loué une splendide maison, je me suis bien immergée dans les descriptions des lieux que Laure Manel nous offre et j’avoue que ça m’a donné envie de partir avec la troupe ! (mais j’ai pas vraiment le budget !). Des 8 personnages, on va s’attacher à certains et s’énerver un peu après d’autres, je crois qu’on a là toutes les personnalités qui font que la vie en groupe est faite de concessions ! Il va inévitablement y avoir des tensions entre ceux qui ne sont pas d’accord avec le programme proposé / imposé et une guerre des sexes lorsque les femmes vont se rebeller face aux hommes en mode pachas ! Et puis, il y a les histoires de couples… Tous dans la quarantaine, les amis ne vivent pas forcément sur la même longueur d’ondes. Il y a les « vieux couples » ensemble depuis plus de 20 ans et usés par le quotidien et les jeunes couples, récemment séparés et qui ont retrouvé l’amour. Et puis va arriver Valentine, célibataire… Bien malgré elle, sa présence va attiser les tensions.

Le roman nous amène alors des sujets très profonds, bien plus que je m’y attendais pour un cadre estival. Crise de la quarantaine ? Crise du couple ? Je vous avoue que ces thématiques m’ont perturbée. Et toutes ces tensions infusées au milieu d’un groupe, aie aie aie ! Tout ce qui est dit ici est très réaliste j’en suis sûre, c’est révélateur de ce qui se passe dans la vraie vie. Toutefois, c’est pas très réjouissant comme sujet, ça m’a un peu renvoyée à des questionnements personnels.

J’ai néanmoins aimé le cadre des vacances, l’Ardèche et les loisirs qui s’offrent aux personnages et les beaux liens amicaux qu’il peut y avoir dans le groupe, les confidences des uns et des autres, les échanges où chacun vanne l’autre, bref le propre de la bande d’amis !

Ma notation :

Ce roman m’a moins émue que les précédents de l’auteure mais je trouve que Laure Manel excelle à se renouveler et c’est vraiment appréciable, d’un roman à l’autre, de pouvoir partir avec elle  dans des directions totalement opposées.

Merci aux éditions Michel Lafon pour cette lecture

Le tatoueur d’Auschwitz, Heather Morris

Quatrième de couverture :

Sous un ciel de plomb, des prisonniers défilent à l’entrée du camp d’Auschwitz. Bientôt, ils ne seront plus que des numéros tatoués sur le bras. C’est Lale, un déporté, qui est chargé de cette sinistre tâche. Il travaille le regard rivé au sol pour éviter de voir la douleur dans les yeux de ceux qu’il marque à jamais.

Un jour, pourtant, il lève les yeux sur Gita et la jeune femme devient sa lumière dans ce monde d’une noirceur infinie. Ils savent d’emblée qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Mais dans cette prison où l’on se bat pour un morceau de pain et pour sauver sa vie, il n’y a pas de place pour l’amour.

Ils doivent se contenter de minuscules moments de joie, qui leur font oublier le cauchemar du quotidien. Mais Lale a fait une promesse  : un jour, ils seront libres, deux jeunes gens heureux de vivre ensemble. Deux personnes plus fortes que l’horreur du monde.

L’histoire vraie d’un homme et d’une femme qui ont trouvé l’amour au cœur de l’enfer.

L’avis de MadameOurse :

Ce livre est dans ma PAL depuis un petit moment et puis, après avoir fait ces deux derniers mois plusieurs belles lectures autour du thème de la seconde guerre mondiale, j’avais envie de poursuivre.

Et comment vous dire à quel point j’ai été plongée dans une magnifique histoire ? Dès le début, les pierres sont posées, on sait que Lale Sokolov, notre personnage principal a réellement existé. Et la première scène nous montre à quel point le rôle de tatoueur qu’il a eu au sein des camps d’Auschwitz et Birkenau était dur. Mais c’est la survie. Et tout le roman tourne autour de ça, la survie.

Comme dans tant d’autres romans qui nous replongent dans les réalités de la déportation juive (ou tzigane, ou des opposants politiques ou … n’oublions pas les nombreuses autres populations concernées), c’est des moments complètement inhumains que l’on lit, des scènes choquantes, des comportements cruels juste pour le plaisir (ce terrible Dr Mengele…). J’ai beau être habituée de ces lectures, l’horreur on ne s’y fait jamais, je suis TOUJOURS choquée de ce que je lis. Ici, Lale va devoir endosser des rôles dont il se serait bien passé. Il n’a pas le choix, être le ‘Tatowierer’ c’est une place protégée, c’est un travail dur, éprouvant, avec peu de repos mais c’est un meilleur « logement », plus de portions de nourritures, etc.

Lale va prendre d’énormes risques et mettre en place un marché noir pour aider un maximum de personnes à survivre : il va troquer les bijoux, devises et autres objets de valeur que les femmes peuvent dérober contre de la nourriture amenée par des habitants polonais travaillant dans le camp. Grâce à cela, il amènera beaucoup de douceur dans la vie d’un grand nombre de déportés.

Et puis, il va surtout vivre le plus beau et le plus inimaginable. Au sein de ces horreurs, de cette cruauté permanente, alors qu’à chaque instant, leur vie peut s’arrêter, il va vivre le plus doux aux côtés de Gita. Un coup de foudre, il en est persuadé, c’est la femme de sa vie. Il fera tout pour savoir qui elle est, la rencontrer, passer du temps avec elle. Lale est un jeune homme profondément romantique, élevé par une mère qui lui a appris comment séduire les femmes et a vraiment à cœur de convaincre Gita. Celle-ci est d’abord stupéfaite, comment peut-il l’aimer alors qu’elle est amaigrie, sale, qu’elle sent mauvais et a le crâne rasé ? Puis … les sentiments naissent. Ils arrivent à voler de doux moments au sein du plus terrible des camps de la mort. Et … qu’est ce que c’est beau !!

Dans ce témoignage réel, je suis toujours effarée du lot de « chance » qu’il a fallu que nos personnages cumulent pour en sortir vivants. Survivre à 3 ans à Auschwitz c’est une éternité… Sur la destinée de Lale et Gita, il y a un nombre assez conséquents de rencontres qui ont fait peser la balance du bon côté. Sans tous ces liens positifs, leur vie aurait tant de fois pu basculer…

Ma notation :

Magnifique. Une lecture que je vous recommande sans aucune hésitation.