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Les chroniques de Bridgerton 3 & 4, Julia Quinn

Quatrième de couverture :

La saison mondaine commence à peine que les mères ambitieuses et leurs filles sont déjà sur le pied de guerre. Qui attrapera dans ses filets l’un des rejetons de la famille Bridgerton, grande pourvoyeuse de beaux partis ? Une course d’obstacles s’annonce, d’autant que les ragots vont bon train. Ainsi, le fringant Benedict a beau clamer qu’il ne souhaite pas se marier, le bruit court qu’il a croisé le regard d’une éblouissante inconnue lors d’un bal masqué. Et alors, me direz-vous ? Et alors, la belle a disparu à minuit ! Ce qui ne la rend que plus désirable aux yeux du jeune Bridgerton… Et qu’en est-il du charmant Colin, enfin de retour de ses pérégrinations sur le Continent ? Il a beau caracoler en tête de liste des célibataires les plus prisés, s’il est en quête d’une fiancée, il le cache bien. Au grand dam d’une certaine débutante, qui pourrait bien voir là un défi à relever. Mais n’ayez crainte, chers lecteurs, votre dévouée chroniqueuse a plus d’un tour dans son sac lorsqu’il s’agit de donner un coup de pouce au destin. Rubrique mondaine de lady Whistledown.

L’avis de Laure :

C’est avec un grand plaisir que je me suis précipitée sur cette lecture sitôt le livre reçu. Cette série est totalement addictive et une fois qu’on a découvert la famille Bridgerton, il n’est plus possible de s’arrêter. C’est plein d’esprit, c’est terriblement drôle dans les échanges entre les personnages et bien sûr c’est des histoires d’amour qui font forcément rêver nos esprits fleur bleue.

Dans ce tome, ce sont les 2 frères Benedict et Colin qui vont enfin se marier, pour le plus grand plaisir de leur mère ! Benedict va nous replonger dans un conte que nous connaissons bien, celui de Cendrillon. Il rencontre à un bal masqué une merveilleuse inconnue, qui part en hâte à minuit, sans lui dévoiler son nom et ne lui laissant qu’un gant. Le jeune homme est sous le charme et va faire toutes les recherches possibles pour retrouver celle qui a emporté son cœur. Malheureusement, quelques années plus tard, il est bredouille. En sauvant Sophie des griffes d’un patron bien malveillant, il n’imagine pas une minute tomber amoureux une seconde fois. Tout les sépare, leur condition sociale rend leur union impossible et surtout il y a le souvenir de cette belle inconnue. Sophie est un personnage qui m’a beaucoup émue, par le triste passé qu’est le sien. Elle a une volonté à toute épreuve pour s’en sortir, seule et la tête haute. J’avais envie de lui chuchoter à l’oreille de ne pas garder ses secrets, qu’en les disant tout allait s’arranger. Mais bien sûr Julia Quinn fait durer le mystère et on en profite bien pour savourer la lecture !

Avec Colin, je suis ensuite allée de surprise en surprise ! Car c’est ce tome qui va nous dévoiler l’identité de la fameuse Lady Whistledown qui régale Londres de ses délicieuses chroniques mondaines depuis 10 ans ! J’ai adoré l’identité de cette femme, la dualité qu’elle cache en elle entre cette grande assurance dans ses chroniques et la femme qu’elle est réellement. Et en même temps, je suis trop triste car maintenant, dans les 4 prochains tomes, nous n’aurons plus le plaisir de ces petites chroniques…

Quoi qu’il en soit, au delà des romances qui vont permettre à chaque personnage de découvrir l’amour, j’adore cette série pour la famille Bridgerton au grand complet, pour l’amour qui les lie, pour cette façon d’échanger entre eux, pour la façon dont ils se charrient sans cesse mais avec tant de bienveillance. Et j’ai tellement hâte de lire la suite !

Ma notation :

Les chroniques de Bridgerton c’est clairement la série addictive à ne pas manquer de ce début d’année 2021 !

(Merci à Romane des éditions J’ai lu pour cette lecture)

L’héritage de la villa aux étoffes, Anne Jacobs

Quatrième de couverture :

Augsbourg, 1920. À la Villa aux étoffes, l’avenir est envisagé avec optimisme. Elizabeth revient chez elle avec un nouvel amour. Libéré après sa longue captivité en Russie, Paul Meltzer rentre chez lui et reprend la tête de l’usine pour rendre à l’affaire familiale sa splendeur d’antan. Marie, sa femme, cherche à réaliser un rêve d’enfant : ouvrir un studio de mode. Ses modèles ont du succès mais sa relation avec Paul est tendue. La solution est-elle de quitter la villa avec ses enfants ? La fin d’une saga extraordinaire où se mêlent grande et petite histoire.

L’avis de Laure :

Troisième et dernier tome de la saga d’Anne Jacobs. Après un premier tome qui m’avait terriblement ennuyée, un second tome qui m’avait conquise à ma plus grande surprise, qu’est-ce que celui-ci allait me réserver ?

Et bien, je crois que cette saga est du genre imprévisible. Et ce 3ème tome m’a plu mais pas autant que le second. Et je peux vous dire pourquoi il m’a moins plu. Tout simplement, il est plus triste. La destinée des personnages va encore bien changer, tant du côté de la famille Melzer que de ses nombreux employés. Au cœur du roman, c’est le mariage de Paul et Marie qui va vaciller. J’étais assez peinée de lire cela pour le couple et en même temps, sincèrement, comme j’ai compris Marie ! Comme j’en ai voulu à Paul de son comportement buté, de ne pas comprendre sa femme. Concernant ces 2 personnages, j’ai attendu le revirement tout au long du roman, je voulais y croire encore !

J’ai beaucoup aimé l’histoire que Anne Jacobs réserve à Elizabeth, qui va revenir vivre aux côtés de sa famille et y donner naissance à son premier enfant. Pour l’époque, sa destinée de vie est assez exceptionnelle et je ne m’attendais pas à ce que ce soit elle qui fasse preuve de ce genre d’audace. Et puis, nous retrouvons évidemment la fantasque Kitty dont les frasques et le franc parler amènent bien du dynamisme à l’histoire.

Du côté des employés de la villa, j’ai moins été touchée par les histoires des uns ou des autres. Et très honnêtement, ils sont si nombreux que même après 3 tomes, je n’arrive toujours pas à savoir précisément qui est qui. En revanche, j’ai beaucoup aimé les futurs jeunes gens qu’on ressent à travers le portrait qu’Anne Jacobs dresse des enfants et notamment de Dodo et Léo, les jumeaux de Marie. Des enfants qui vont être assez bousculés par les difficultés de leurs parents, des enfants qui vont devoir suivre l’éducation stricte qu’on leur réserve à cette époque, celle qui dicte ce que doivent être un garçon et une fille. Une vie pas facile pour des enfants qui ont bien d’autres envies que celles qu’on leur impose.

En résumé, j’ai apprécié de clôturer cette saga même si ce dernier tome est loin de m’avoir autant plu que le second.

Ma notation :

Une saga finalement assez inégale dont seul un tome m’a vraiment captivée.

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture

La traversée des temps, Tome 1: Paradis perdus, Eric Emmanuel Schmitt

Quatrième de couverture :

Cette Traversée des temps affronte un prodigieux défi: raconter l’histoire de l’humanité sous la forme d’un roman. Faire défiler les siècles, en embrasser les âges, en sentir les bouleversements, comme si Yuval Noah Harari avait croisé Alexandre Dumas. Depuis plus de trente ans, ce projet titanesque occupe Eric-Emmanuel Schmitt.

L’avis d’Audrey :

La traversée des temps : Quel projet fou et ambitieux que nous propose Eric Emmanuel Schmitt  dont voici le premier livre d’une série de 8 tomes annoncée. J’ai commencé ma lecture avec appréhension. C’était un peu quitte ou double, soit j’allais aimer ou alors m’y ennuyer terriblement. L’idée de me plonger dans une grande et longue épopée à travers les siècles me laissait dubitative.

On fait la connaissance de Noam à Beyrouth, au milieu des voitures, des écrans de téléphone, du bruit, des immeubles, d’un quotidien trépidant. On comprend vite que l’homme ne semble pas à sa place, qu’il est de partout et de nulle part à la fois, qu’il est d’un autre temps. En effet, notre homme est né il y a des milliers d’années, au bord d’un lac (au cœur du néolithique). Dans ce roman, c’est alors la première partie de sa vie qu’il nous raconte : ses origines, son clan, son parcours pour devenir l’homme qu’il est. On assiste à la rencontre avec l’amour, en la personne de Noura. Et quel amour, celui d’une vie entière, une passion bouleversante.

Un évènement va tout bouleverser pour Noam. Alors qu’il aurait dû mourir, miraculeusement il survit et ses blessures disparaissent. Alors qu’au fil des années tous autour de lui s’éteignent, lui ne vieillit plus. Il semble immortel. Est-ce une bénédiction ou un fardeau ?

A peine ai-je fait la connaissance de Noam que je voulais tout savoir de lui. J’ai été happée par son quotidien et celui de son clan. J’ai détesté le chef du village, Pannoam, qui est aussi son père. J’ai eu beaucoup d’empathie pour Mina, son épouse. J’ai découvert Elena, sa mère, comme lui la redécouvre au fil du récit. J’ai traversé les bois avec lui, dormi dans une caverne, j’ai craint l’ours, j’ai combattu les chasseurs, j’ai cru aux vertus de la mélisse, du céléri et des autres plantes.

On pourrait se demander ce qu’il y a d’intéressant à suivre sur plus de 500 pages la vie d’un homme au néolithique. Mais Eric Emmanuel Schmitt nous livre une histoire passionnante, pleines de surprises et de rebondissement. Un roman d’aventure mêlé à une quête initiatique intense. Un vrai suspens est mis en place avec des drames, des trahisons, des passions et des vengeances.

Avec ce roman, on apprend tellement de choses. Tout le récit est empreint de références philosophiques, religieuses, sur la nature, sur l’humain dont l’auteur sait si bien user sans pour autant nous ennuyer. Le texte fourmille de notes nous donnant des éléments supplémentaires qui nous enrichissent et qui donnent des détails techniques ou historiques. La place de la nature est très importante dans l’histoire et nous montre comme les saisons, les arbres, les éléments naturels, les végétaux  avaient une place centrale dans le quotidien de ces Hommes.

Il y a bien longtemps que je n’ai pas ressenti un tel plaisir de lecture. Je tournais compulsivement les pages, je n’arrivais pas à lâcher ce livre. Le dernier tiers du roman, je me surprenais à parler à Noam, à commenter ces actions, les révélations. Et quand je fais ça, c’est que je me suis totalement approprié l’histoire. J’ai tourné la dernière page, sonnée par les derniers rebondissements et avec l’envie d’en savoir davantage, de rester avec Noam, et qu’il continue à me conter son extraordinaire traversée.

Il me tarde déjà de lire le prochain tome de cette extraordinaire saga littéraire, dont vous trouverez ci-dessous la composition.

La traversée du temps
Paradis perdus (fin du néolithique et déluge)
La porte du ciel (Babel et la civilisation mésopotamienne)
Le soleil sombre (l’Égypte des Pharaons et Moïse)
La lumière du bonheur (la Grèce au IVe siècle avant J.C.)
Les Deux Royaumes (Rome et la naissance du christianisme)
La Mystification (l’Europe médiévale et Jeanne d’Arc)
Le Temps des conquêtes (la Renaissance et la découverte des Amériques)
Révolutions (Révolutions politiques, industrielles, techniques)

Ma notation :

Une expérience de lecture passionnante. Je crois bien qu’avec la traversée du temps, Eric Emmanuel Schmitt va faire rêver, voyager et vibrer des milliers de lecteurs.

Les filles de la villa aux étoffes, Anne Jacobs

Quatrième de couverture :

Augsbourg 1916. La villa aux étoffes est devenue un hôpital où les femmes de la famille aident les blessés.

Marie est à présent mariée à Paul Melzer et gère l’usine de tissus. Mais lorsque ce dernier est fait prisonnier de guerre, l’avenir devient plus qu’incertain. L’élégant Ernst von Klippstein fait son apparition pour venir en aide à la jeune femme qui tient entre ses mains le destin des Melzer. De nouveaux drames attendent la famille en cette période de guerre et de doute.

Une saga inoubliable où se mêlent grande et petite histoire.

L’avis de Laure :

Je vous ai parlé en juin du premier tome de ce roman, La villa aux étoffes. Un début de saga historique qui m’avait largement déçue et ennuyée. Alors, je n’étais pas forcément enchantée de repartir dans les 630 pages de ce 2ème tome (sur 3). Et bien devinez quoi ?! J’ai passé un agréable moment, quelle surprise !

On retrouve tous les personnages de la villa aussi bien du côté de la famille que de ses serviteurs. Les 3 enfants sont mariés et on va suivre leurs vies de couple respectives, certaines très douces et pleines d’amour et d’autres un peu plus complexes. Mais le temps n’est pas aux réjouissances car la première guerre mondiale arrive et va mettre à mal le quotidien de tous. L’usine de tissus familiale va être soumise à rude épreuve, les matières premières n’arrivent plus et il devient donc très vite impossible de continuer à faire travailler les employés. Les hommes partent les uns après les autres et les femmes se retrouvent presque seules à devoir tout faire tourner. Elles essaient, elles aussi, de s’engager dans l’effort de guerre, gardant également leurs pensées pour ces hommes au loin qu’elles espèrent voir revenir vite et entiers. Contre l’avis de son mari, Alicia Metzler va alors accepter d’accueillir au sein de la villa un hôpital militaire.

Sur 630 pages cette fois, je ne me suis pas ennuyée. La dynamique d’événements qui touche les uns et les autres est beaucoup plus captivante. J’ai aimé le contexte historique, celui de cette première guerre mondiale qu’on lit souvent. Mais ici on a le point de vue allemand, celui des perdants qui devront se relever une fois l’armistice de 1918 arrivé. C’est intéressant de découvrir l’autre facette de la guerre, vécue du côté allemand, de ne pas se focaliser seulement sur les soldats français car les allemands ont bien évidemment été aussi lourdement touchés. Les difficultés d’approvisionnement, la survie permanente que devient le quotidien pour les familles est fort présent aussi ici. J’ai aimé lire comme tous se serrent les coudes. La famille n’oublie pas ses domestiques, même en ces temps difficiles et j’ai eu une belle image de cette famille et du dévouement de chacun.

J’ai adoré la force de Marie, elle qui pourtant aura tant de mal à accepter de savoir son cher Paul si loin d’elle. Marie mais également Kitty et Elisabeth vont toutes les 3 accomplir de belles choses, toujours soudées, unies et aidantes les unes pour les autres. Leur unité était très belle à lire. Et puis le récit fait aussi la part belle au vécu des domestiques, les deux points de vue alternent et se répondent pour nous livrer un roman très complet.

En bref, c’est une agréable surprise pour moi. Ce pavé est dense, rythmé, documenté sur les faits historiques et le contexte de vie des allemands à cette époque. Les nombreux personnages présents amènent chacun leur pierre à un édifice qui nous livre un agréable moment d’immersion.

Ma notation :

Une suite de saga qui m’a largement plus convaincue que le premier tome !

[Duo lecture] Anne de Green Gables, Lucy Maud Montgomery

Pourquoi ce livre :

(Audrey) La bibliothèque de Juju a parlé de ce roman il y quelques semaines sur Instagram.  J’ai beaucoup regardé la série télé des années 80 adaptée de ce roman sans jamais le lire. C’était l’occasion idéale.

(Laure) Je ne suis pas sûre que je me serai intéressée à ce roman si Audrey ne m’en avait pas parlé. Mais elle a su attirer mon attention.

La couverture :

(Laure) Ce livre est un bijou et c’est clairement le travail unique des éditions Toussaint Louverture qui vous donnera envie d’acquérir ce roman. Un objet de toute beauté et de grande qualité. Je vous invite vraiment à l’étudier quand vous passerez en librairie.

(Audrey) Monsieur Toussaint Louverture est connu pour ses sublimes objets livres, avec des couvertures de qualité et qui méritent une place à part dans nos bibliothèques. Les reflets dans les couleurs sont superbes.

La quatrième de couverture :

Vendu à 60 millions d’exemplaires à travers le monde, adapté des dizaines de fois , aimé par des générations de lecteurs, Anne de Green Gables de Lucy Maud Montgomery est un hymne à la joie et au pouvoir de l’imagination. Magnifiquement écrit, construit autour d’une héroïne parfaitement imparfaite, féministe involontaire et romantique impénitente, ce roman empreint de poésie et d’humour est bien plus que la vie d’une orpheline qui va bousculer le calme de son nouveau foyer. C’est un autre monde, fait d’une nature enchanteresse et d’idées saugrenues qui se déploie à travers les yeux de l’incroyable Anne. Littérature solaire et intemporelle, ce roman unique est une parenthèse magique, un souffle chargé d’énergie, un élan à vivre pleinement nos amitiés et nos passions.

Après lecture :

(Laure) Anne de Green Gables, quelle héroïne ! J’ai été subjuguée par la jeune fille dès le début du roman, alors qu’elle arrive chez Matthew et Marilla, à Green Gables. Le frère et la soeur, déjà âgés et jamais mariés, souhaitaient adopter un jeune garçon pour les aider à faire face aux tâches de la ferme. Mais erreur, c’est une fille, Anne, qui arrive et Marilla est bien déterminée à la renvoyer à l’orphelinat !

Le petit moulin à parole qu’est Anne se met alors en branle et nous raconte qui elle est, comment elle voit le monde et comment elle appréhende le bonheur de cette nouvelle vie. Et c’est là que, comme Matthew et Marilla finalement, j’ai été charmée par cette enfant. Anne est un personnage unique, hors du commun, sincère, franc, bavard et tellement tellement positif. Avec son imagination démesurée, la jeune fille traverse le monde avec passion, captivée de tout, en adoration de chaque chose. On ne peut pas croiser la vie d’une telle tornade de bonheur sans être nous mêmes pris dans la tourmente.

Et peu à peu, on s’immerge dans la vie d’Anne, dans les gaffes si maladroites et involontaires qui font son quotidien et surtout dans ce qu’elle donne au monde autour d’elle. On est touchés ! J’ai adoré sa vision de la vie, comment elle transforme et améliore toute chose par la force de son imagination, comment elle se lie aux gens et arrive à s’en faire aimer.

Ce roman a été écrit il y a un siècle mais on ne le ressent pas, les dialogues sont vifs et plaisants et l’humain qui est au cœur du récit a toujours les mêmes aspirations 100 ans plus tard. Si j’ai fini par me dire qu’on tournait un peu en rond dans le récit de la jeunesse d’Anne, j’ai quand même été vraiment touchée, très fort et très vite par ce personnage hors du commun. Et j’ai hâte de découvrir l’adulte qu’elle va devenir.

(Audrey) J’attendais cette lecture tout en la craignant un peu. Allais-je trouver le même plaisir qu’en visionnant la série? Et surtout connaissant d’avance l’histoire d’Anne, est-ce que j’allais me passionner pour ce livre? Et je peux vous dire que Oui. J’ai vraiment retrouvé la jeune fille que j’admirais lorsque j’étais gamine. Admirative pour sa force, son courage, son espièglerie et son intelligence. Anne et les autres personnages du roman dégagent tant de tendresse et de bienveillance. On a envie de rejoindre leur quotidien et de s’engager sur le chemin qui mène à la maison aux pignons verts.

Je craignais un peu le coté classique de l’écriture, puisque ce roman est édité au début du 20ème siècle. Mais cela ne se ressent pas du tout. Anne pourrait être une petite fille contemporaine Ses doutes, ses questions, ses envies et aspirations sont très modernes. Le langage et l’écriture de Lucy Maud Montgomery ne m’ont pas perturbée un seul instant.

Le temps de cette lecture, j’ai rêvé à nouveau. J’ai été émerveillée par les paysages d’Avonlea  et les aventures d’Anne avec un E. J’ai ri avec elle comme lorsque j’avais 12 ans, j’ai pleuré, j’ai souri et j’ai aimé Marilla, Matthew, Diana ou encore Gilbert de la même façon. Et il me tarde juste de les retrouver  avec le second tome à paraitre en février. Parce qu’Anne a encore tellement de choses à vivre.