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Les héritières de Lowenhof : Le choix d’Agneta, Corina Bomann

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Quatrième de couverture :

Stockholm, 1913.

Après une violente dispute avec ses parents, Agneta Lejongård a quitté le splendide domaine de Löwenhof où elle a grandi et coupé tout lien avec sa famille et son héritage. À un mariage arrangé dans la noble société suédoise, elle a préféré une vie de bohème, d’amour et de liberté à Stockholm auprès de ses amies suffragettes.

Pourtant, un beau matin, un funeste télégramme la rappelle au domaine : son père et son frère ont été victimes d’un grave accident. Contrainte de reprendre la gestion du haras familial, Agneta se trouve une nouvelle fois prisonnière de la demeure qu’elle avait fuie. Mais contre toute attente, les vertes prairies, les bois imposants et le manoir blanc de son enfance éveillent en elle une étrange mélancolie.

Entre attachement aux siens et rêves de liberté, entre devoir et désir d’émancipation, Agneta doit faire des choix déchirants alors qu’autour d’elle l’Europe marche déjà vers la guerre.

Une saga fascinante qui dessine le portrait d’une femme prise entre deux siècles, mais résolument tournée vers l’avenir.

L’avis de Laure :

Voici la nouvelle saga que nous offrent les éditions Charleston, d’une auteure dont j’attendais beaucoup puisque j’ai adoré ses précédents romans. Et bien, heureusement que la suite de la saga sort rapidement parce que c’est bien trop prenant pour pouvoir attendre la suite !

Ce que j’ai adoré avec cette saga historique c’est qu’elle se passe en Suède, ce qui permet vraiment de découvrir un contexte historique différent (je ne savais pas par exemple que le pays n’a pas participé à la 1ère guerre mondiale). Et en plus, cela nous plonge dans un pays qui a été très novateur sur le plan des droits des femmes et on le ressent ici avec Agneta qui est une héroïne féministe comme je les adore ! Pourtant, elle ne va pas avoir la vie facile. Alors qu’elle s’était émancipée à Stockholm, la voilà contrainte par un drame de rentrer à Löwenhof : sa famille a besoin d’elle pour reprendre les rênes du domaine. C’est finalement avec brio que la jeune femme va se retrouver dans ce nouveau rôle dont elle a tout à apprendre. Elle sera toujours profondément humaine avec les gens qu’elle emploie et en même temps soucieuse des finances.

Mais au fond d’elle, la jeune femme rêve aussi d’amour. Et rien n’est simple pour une femme à sa place, issue d’une famille bourgeoise, à la tête des affaires familiales, qui serait prêt à faire sa vie avec elle ? Si sa mère a de fortes attentes sur son devenir, la jeune femme se moque bien des injonctions et aura à cœur de préserver son bonheur, pour elle-même avant tout. Le roman est extrêmement fluide, toutes les parties s’agencent et se répondent bien, rendant la lecture encore plus addictive : les affaires familiales et les mystères du passé, l’histoire d’amour d’Agneta, les péripéties du domaine et des gens qui y travaillent, tout m’a plongé dans une lecture que j’ai franchement savourée.

Ce premier tome s’achève de plus sur de très grands changements dans la vie d’Agneta et il nous tarde alors encore plus de découvrir la suite de la saga. Ca tombe bien, le tome 2 est pour la fin du mois !

Ma notation :

Un super début de saga, vivement la suite !

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture

L’héritière du lotus rose, Kate McAlistair

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Quatrième de couverture :

Août 1939. Les échos de la guerre qui couve en Europe parviennent en Argentine jusqu’à la somptueuse estancia La Balandra, au bord du Rio de la Plata, où Jezebel et Jan ont élevé dans la quiétude leur fille Lián et son frère Zachary. Un jeune officier britannique en mission de renseignement, Milo McCorball, s’y invite le temps de mener une enquête sur de puissants propriétaires terriens, les Ramiro, soupçonnés d’être des sympathisants nazis. D’emblée, Milo tombe amoureux de Lián. Mais Carlos, le fils Ramiro, est décidé à épouser la jeune beauté, de gré ou de force. Désirant mettre sa fille à l’abri, Jezebel la confie à Milo afin qu’il la conduise à Calcutta auprès de sa marraine, la duchesse Olga Obolenski, devenue par son mariage la maharani du Mahavir. Lián part contrainte et forcée vers un pays qui la rebute, car elle le devine lié au mystère qui entoure sa propre naissance. La passion de Milo suffira- t-elle à lui faire aimer cette Inde mystérieuse et à la réconcilier avec ses racines ? Et la guerre, qui gronde aux frontières, leur permettra-t-elle de vivre leur amour ?

L’avis de Laure :

Quel bonheur que cette saga ! C’est avec la même passion que je me suis plongée dans le 3ème et dernier tome et je vais regretter les personnages maintenant que j’ai tout lu.

Après 2 tomes consacrés à Jezebel et Jan, c’est leur fille Lian que nous allons suivre de l’Argentine jusqu’en Inde. Moi qui avait eu un coup de cœur pour La vallée du lotus rose qui mêlait si parfaitement aventure et histoire d’amour, j’ai adoré retrouver ici le même équilibre entre ces deux éléments. Pourtant, il y a beaucoup de similarités entre l’histoire de Jezebel et celle de sa fille. Cela m’a un peu gênée au début, je trouvais beaucoup d’éléments copiés collés. Mais l’addiction fonctionne toujours tellement bien que je me suis prise au jeu.

Quel bonheur de retrouver d’abord la petite famille comblée dans sa vie en Argentine, nous faisons la connaissance de Lian, tout feu tout flamme. Et d’un jeune homme dont on devine très vite qu’il ne sera pas n’importe qui pour elle. Mais comme Jezebel en son temps, il y a aussi dans l’ombre de Lian un homme malveillant, violent, dangereux. Un homme qui lui vaudra de quitter un temps son pays pour se mettre en sécurité en Inde. On retrouve alors ce pays et ce qui fait son charme, la vie d’une princesse, la beauté de la jungle sauvage et de ses animaux.

Et puis, l’aventure, l’aventure toujours passionnément ! Celle dans laquelle les deux jeunes gens se retrouvent embarqués bien malgré eux, en plein cœur d’une second guerre mondiale qui se ressent aussi, à des milliers de kilomètres de l’Europe. Celle dont on se demande à chaque page s’il leur sera possible d’en réchapper. Kate McAlistair maitrise les rebondissements à merveille, ses personnages sont superbes, notamment Lian héroïne déterminée à construire son bonheur et qui ne se laissera pas marcher sur les pieds. J’ai été surprise plus d’une fois dans cette lecture et j’ai vraiment savouré ce pavé comme les deux précédents. Vraiment, n’hésitez pas à la découvrir, la saga est fabuleuse, unique et captivante !

Ma notation :

Une fin de saga géniale !!

archipel

(Merci à Mylène de L’Archipel pour cette lecture)

Tant que nous serons séparés, Tamara McKinley

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Quatrième de couverture :

Quand des ruines surgit un secret de famille…

Sussex, octobre 1942. Mary Jones, tout juste 18 ans, accompagne à la gare son petit ami de toujours, Jack, qui part sur le front. Sur le chemin du retour, elle apprend que le presbytère de ses parents a été bombardé.
Des décombres elle parvient à extraire le coffre de son père, qui contient ses journaux intimes. Chez les parents de Jack, où elle a trouvé refuge, Mary en prend connaissance. Et ce qu’elle lit la bouleverse…
À tel point qu’elle décide de partir à Cliffehaven, sur la côte sud-est du pays, pour y trouver des réponses. Là, elle se lie d’amitié avec la propriétaire de la pension du Bord de mer, la chaleureuse Peggy Reilly.
Cette dernière découvre bien vite la raison de sa présence. Mais, en voulant aider sa nouvelle protégée, Peggy court au-devant des problèmes. Remuer le passé n’est jamais sans danger…

Les précédents tomes de cette saga :

  1. Et le ciel sera bleu
  2. Si loin des siens
  3. L’espoir ne meurt jamais
  4. Où le cœur se pose
  5. Quand on ne peut oublier
  6. L’avenir nous appartient
  7. Vers des jours meilleurs
  8. Tant que nous sommes séparés

L’avis de Laure :

Quelle joie, cette année les éditions Archipel ne nous font patienter que 5 mois avant de poursuivre la si belle saga de La pension du bord de mer, qui compte 14 tomes. Nous en sommes arrivés au 8ème tome pour la traduction française et je suis convaincue depuis un moment déjà, cette saga fait partie de mes saga chouchou !

A chaque fois que je poursuis la saga, je retrouve avec un tel bonheur Peggy, son beau père, le chien et ses furets, ses enfants mais aussi les locataires habituels de sa pension. Tamara McKinley conserve le même principe dans chaque roman, un nouveau personnage dont on va suivre toute l’histoire mêlé à la toile de fond de la vie des personnages récurrents que sont la famille Reilly et les pensionnaires. Aucune lassitude malgré tout tant les histoires diffèrent d’une fois sur l’autre, tant on apprend aussi une infinité de détails sur la vie des anglais pendant la seconde guerre mondiale.

Avec Mary, encore une fois, Tamara McKinley nous réserve bien des surprises puisque c’est bien loin de Cliffehaven que nous faisons sa connaissance et qu’il faudra la moitié du roman avant qu’elle n’arrive dans cette ville. Ca m’a un petit peu décontenancée mais vu qu’il y avait un secret de famille à venir, j’attendais les révélations ! Finalement, c’est très vite évident, Mary arrive à Cliffehaven sur les traces de son histoire et les liens se font d’eux-mêmes, la révélation n’est pas si surprenante. Mais, mais, mais, là où on n’a pas l’habitude c’est qu’on referme habituellement le roman on sachant le personnage clé établi dans un moment apaisé de sa vie. Et bien là non, le roman se ferme sur de nouvelles questions et on a encore plus hâte de la suite ! Et en même temps très honnêtement on en veut un peu à Tamara McKinley de nous faire ce coup-là ! 

Donc voilà, dommage je ne lis pas en anglais et je vais devoir attendre quelques mois avant d’avoir le fin mot sur les secrets de la vie de Mary. Mais j’ai déjà ma petite idée d’un personnage dont elle devrait se rapprocher et avec qui elle pourra reconstruire une famille heureuse. Chut, je ne vous ai rien dit ! Quoi qu’il en soit, si vous êtes addict à l’ambiance si bienveillante et familiale de la pension, sachez qu’une fois de plus, on s’installe autour de la grande table de la cuisine et qu’on partage de doux, si doux moments avec tous ces personnages qui deviennent notre famille à nous aussi !

Ma notation :

Vite, vite la suite !

(Merci à Mylène de L’archipel pour cette lecture)

Le domaine d’Easterleigh Hall, Margaret Graham

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Quatrième de couverture :

Le destin unique d’une femme. La vie des maîtres et des serviteurs dans un grand domaine aristocratique anglais à la veille de la 1ère Guerre mondiale, du point-de-vue de la classe ouvrière.
Lorsque Evie Forbes débute comme aide-cuisinière à Easterleigh Hall, elle va à l’encontre des souhaits de sa famille. L’impitoyable Lord Brampton, qui dirige le domaine familial et lui donne sa chance, est également le propriétaire de la mine où travaillent le père et les frères d’Evie. L’animosité, renforcée par la différence de statut social, règne entre les deux familles.

Mais Evie est déterminée à s’élever au-dessus de sa condition, d’autant que cet emploi peut lui offrir un moyen de réaliser son rêve : diriger son propre hôtel.

Evie travaille dur et gagne la confiance de la famille aristocratique, mais ses efforts risquent d’être balayés par un terrible événement : la guerre ! Les vies de tous, domestiques et maîtres, vont être bouleversées.

L’avis de Laure :

Je suis faible et les éditeurs bien trop malins, une couverture comme celle-ci et je suis direct sous le charme. Ne me jetez pas la pierre, je sais bien que je ne suis pas la seule à être ainsi…

Et d’abord, cette image va très bien avec le récit, celui d’une famille de mineurs qui a la volonté de sortir de la mine, bien trop synonyme de deuil ou de maladie tant les conditions de travail sont dangereuses. Alors pour Jack, Evie et leurs parents, tous se serrent les coudes pour mettre le maximum de côté et pouvoir acheter leur logement puis se lancer dans un travail hôtelier. Tout le roman nous présente donc les conditions de vie difficile des mineurs, mises en opposition avec celle de la famille qui habite Easterleigh Hall où Evie va avoir la chance de devenir cuisinière.

Le récit est prenant, on entre dans la famille nous aussi, on s’adapte à la nouvelle vie d’Evie à Easterleigh où la solidarité se met en place avec les autres domestiques. Et surtout, on se passionne pour la toile de fond historique, celle de la lutte pour les conditions de travail des mineurs, pour l’obtention du droit de vote pour les femmes. J’ai adoré cette union des pauvres face aux riches.

Le récit reste assez simple parce qu’il est court, l’histoire d’Evie se poursuit dans 2 autres romans déjà parus en anglais. Si on le pouvait, je crois qu’on enchainerait toute la saga sans s’arrêter.

Ma notation :

Un début de saga prometteur.

La chronique des Rokesby, Julia Quinn

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Quatrième de couverture :

1779, comté du Kent. Tout commence dans la résidence des Bridgerton, Aubrey Hall, une génération avant la naissance du premier des huit descendants d’Edmund et Violet Bridgerton.La demeure la plus proche, Crake House, est le fief des Robesby et de leurs cinq enfants. Les deux familles se fréquentent, leurs bambins jouent et grandissent ensemble. Sybilla, la soeur d’Edmund, véritable garçon manqué, sait bien qu’un jour elle épousera l’un des quatre fils Rokesby. Enfin, plus précisément un des trois fils, car l’aîné, George, est un insupportable raseur. Or, le jour où Sybilla se blesse, George, seul témoin de l’accident, lui vient en aide. Et c’est ainsi qu’ une facétie du destin va être à l’origine d’une saga familiale où les deux lignées vont s’unir pour le meilleur.

L’avis de Laure :

J’ai adoré La chronique des Bridgerton l’an dernier, la promesse d’une nouvelle saga de Julia Quinn m’a donc fortement tentée. J’ai lu le réédite toujours dans le même format, en double tome avec ces couvertures si colorées et très attrayantes.

J’ai aimé la différence assez forte entre les 2 histoires dont j’ai enchainé la lecture, ça permet de varier vraiment et c’est plus sympa à lire. Avec George, l’ainé des Rokesby, on est dans une histoire plutôt classique où cet héritier va se rendre compte des sentiments qu’il a pour Sybilla dite Billie Bridgerton avec qui il a grandi. Il pensait la détester et puis finalement… L’histoire se passe donc en Angleterre, dans le cadre de la bourgeoisie, c’est une histoire assez classique.

Changement total de lieux et d’ambiance pour Andrew que l’on retrouve à New York. Il y est parti avec l’armée et se trouve à l’hôpital suite à des événements dont il a tout oublié. Sur place, la sœur de son meilleur ami se fait passer pour son épouse afin de lui venir en aide le temps de sa guérison. Un petit mensonge qui se transforme en imbroglio comme on les adore ! 

Je n’ai pas honte de vous dire que je suis totalement cliente de la romance historique, plus encore que de la romance contemporaine. Les mœurs de l’époque me font tellement marrer ! On retrouve donc ici le talent de Julia Quinn, les dialogues hauts en couleurs, les personnages féminins affirmés qui refusent de se laisser enfermer dans un moule et les romances qui avancent pour parfois mieux reculer ensuite.

Vous me demanderez forcément si Rokesby est aussi bien que Bridgerton, je vous dirai que personnellement j’ai quand même préféré Bridgerton, surtout les premiers tomes. Mais il reste des enfants Rokesby à marier et j’ai bien l’intention d’assister une nouvelle fois à la fête ! Parce que ce que nous livre Julia Quinn est promesse de liberté et d’un moment de lecture qui fait franchement du bien ! Pourquoi s’en passer ?

Ma notation :

Une nouvelle saga dont je suis totalement cliente.

(Merci aux éditions J’ai lu pour cette lecture)