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Les pionnières, Un arc en ciel dans le bush, Anna Jacobs

 

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Quatrième de couverture :

1863. Ismay et Mara, deux orphelines irlandaises de 15 et 11 ans, embarquent pour l’Australie afin de fuir la misère. À peine parvenues sur cette terre sauvage, les voilà séparées l’une de l’autre.

Tandis qu’Ismay devient employée de maison au coeur du bush, Mara demeure sous la protection des religieuses de la mission catholique.

Sans se concerter, toutes deux décident de s’enfuir pour se retrouver plus tard. Mais le désert australien réserve bien des dangers…

Pendant ce temps, leur soeur aînée Keara, partie à Melbourne à la recherche de ses cadettes, doit affronter d’autres menaces. Les trois soeurs ne sont pas au bout de leurs peines. Parviendront-elles à être enfin réunies ?.

L’avis de Laure :

Une suite de saga c’est toujours la joie de retrouver des personnages et ce roman-là, il me tardait de le lire tant j’avais aimé Les pionnières : une place au soleil l’an dernier. 

L’histoire débute avec le même voyage au bout du monde, de l’Irlande vers l’Australie, un voyage une nouvelle fois imposé, aux sœurs de Keara : Ismay et Mara. J’ai très vite été dans le bain de ce grand roman historique, porté par la narration omnisciente si bien choisie par Anna Jacobs. On passe d’un personnage à un autre, des gentils aux méchants, on voit venir toutes les péripéties, tous les malheurs qui vont viser les 3 sœurs. Le rythme est tellement trépidant que j’étais partagée entre le besoin de me jeter sur cette lecture mais aussi de la faire durer pour ne pas la finir trop vite !

On retrouve dans ce tome ce que j’avais aimé dans le premier, la vie isolée et exigeante des colons en Australie, la soif de réussir qui anime bon nombre de personnages, les paysages grandioses et les difficultés que le continent apporte par les temps de transport et les conditions compliquées pour aller d’une ville à une autre.

Et puis, la finalité du roman est superbe, celle de voir les 3 sœurs réunies même si Ismay a gardé rancune envers Keara, convaincue que celle-ci ne s’est jamais souciée de ses 2 cadettes. A chaque fois que je voyais une des sœurs partir dans un nouvel endroit où personne ne pourrait la trouver, mon cœur se serrait et puis à chaque pas qui les rapprochait les unes des autres, j’étais impatiente d’avancer dans le récit.

Je vous conseille tellement de découvrir Anna Jacobs, elle maitrise à la perfection sa saga, riche de personnages qu’on aime tous autant les uns que les autres, elle nous captive, nous plonge dans un rythme si haletant qu’on aimerait que l’histoire ne s’arrête jamais.

Je suis joie parce que … figurez-vous qu’il y a un 3ème tome à cette saga !

Ma notation :

Un vrai régal, le roman historique parfait comme je les aime !

(Merci à Mylène de L’Archipel pour cette lecture)

La chronique des Bridgerton 9 & 10, Julia Quinn

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Quatrième de couverture :

Du mariage d’Edmund Bridgerton et de Violet Ledger sont nés huit enfants, héros de la Chronique des Bridgerton. Mais que sont devenus Daphné, Anthony, Benedict, Colin, Éloïse, Francesca, Gregory et Hyacinthe ? Des années plus tard, les mariages et les naissances ont apporté leurs lots de doutes et de bonheurs. La famille s’est agrandie et, sous le regard serein et bienveillant de lady Violet, la dynastie Bridgerton se retrouve pour une dernière fois.Vous souvenez-vous de lady Whistledown, dont les chroniques alimentaient les ragots du Tout-Londres ? Pour notre plus grand plaisir, elle a repris sa plume acerbe et drôle, et nous narre la saison de deux délicieuses débutantes.

L’avis de Laure :

Une fois de plus, j’ai sauté sur cette lecture sitôt reçue tant je suis tombée dans l’addiction à la famille Bridgerton. Je vous avoue que j’étais très curieuse de découvrir ce qu’ils avaient pu devenir au cours des années.

Julia Quinn a été tellement sollicitée par ses lectrices sur le devenir de tous les couples qu’elle a décidé d’écrire un second épilogue à chacun des 8 tomes et elle nous raconte pourquoi elle a souhaité écrire telle scène précisément, comme celle du jeu de pall mall qui s’est imposé pour Anthony. Ainsi, le tome 9 est plutôt un recueil de courts titres comme des nouvelles. Cerise sur le gâteau, il y a un 9ème texte qui concerne Edmund et Violet et j’ai trouvé l’idée géniale !

Pour autant, je suis restée sur ma faim avec ce titre, il y a des épilogues que j’ai trouvés un peu plats et d’autres qui étaient forts sympathiques mais j’ai vraiment préféré lire les romans parce qu’ici il n’y a plus de romance à écrire, à développer, les couples sont ensemble à présent ! Mon côté fleur bleu apprécie plus de lire la génèse d’un couple. Mais rassurez-vous, l’esprit Bridgerton, les piques familiales et les dialogues haut en couleurs sont toujours là. Et rien que ça, on adore non ?

Dans le 10ème tome, on retrouve avec joie les chroniques de lady Whistledown que j’ai lues avec une toute autre saveur en sachant qui elle est. Là encore, un tome découpé en 2 histoires de nouveaux personnages pour 2 nouvelles romances. Malheureusement le format nouvelle entraine une histoire plus rapide et j’ai trouvé la naissance des sentiments des protagonistes un peu trop rapide dans les 2 cas. D’un coup, ils se disent qu’ils aiment la personne qu’ils ont rencontrée. Alors qu’il s’est passé si peu de choses… Ca manquait un peu de crédibilité pour moi. Mais j’ai aimé quand même cette lecture pour l’univers de Julia Quinn, pour les scènes toujours drôles qu’elle sait nous réserver, pour ses personnages féminins audacieux, forts et qui n’hésitent pas à aller contre les codes de l’époque.

Et si je vous dis que les éditions J’ai lu nous réservent de nouveaux titres de Julia Quinn, dans 2 mois, qui saute au plafond ?

Ma notation :

Une belle fin de saga, je serai présente pour relire Julia Quinn.

(Merci aux éditions J’ai lu pour cette lecture)

L’île de la mangrove rouge, Sarah Lark

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Quatrième de couverture :

Jamaïque, 1753. Deirdre, la fille de Nora – l’héroïne de L’Île aux mille sources – et de l’ancien esclave Akwasi, vit dans la plantation de sa mère et de son beau-père.
Tous les garçons de l’île, fascinés par la beauté de la jeune métisse, ne cessent de lui tourner autour. Mais Deirdre n’a que faire de leurs avances.
La jeune femme en aime un autre : le Dr Victor Dufresne, qui ne tarde d’ailleurs pas à la demander en mariage.
Après une superbe cérémonie, tous deux prennent le bateau pour rejoindre Saint-Domingue, une autre île des Caraïbes. Ce qu’ils devront affronter sur place changera leur destin à tout jamais…

L’avis de Laure :

J’ai adoré en septembre L’ile aux mille sources et je m’étais promis d’en lire la suite rapidement. C’est chose faite.

Après Nora, c’est Dreidre, sa fille, que nous allons suivre. On quitte avec elle la Jamaïque pour une autre île, Saint Domingue où Dreidre sera la femme d’un jeune médecin. Si l’île est différente, le contexte de vie est toujours le même avec la révolte des esclaves qui fait rage. J’ai trouvé alors ce tome plus sombre, sur 500 pages, les événements s’enchainent de nouveau mais on est plus loin de la  belle passion qui animait Nora. 

J’ai eu moins d’amitié pour Dreidre que je n’en avais pour Nora, cela a sûrement joué dans mon ressenti sur le tome. Si au début, son souhait de se marier non pas avec un homme important et riche mais avec un homme bon et présent, me l’a rendue affectueuse, j’ai eu plus de mal ensuite avec sa vie de femme mariée et la façon dont elle va gérer son profond ennui…

On retrouve aussi des personnages du premier tome et notamment Jefe, noir affranchi et Bonnie. Tous deux vont fuir la Jamaïque et deviendront pirates. Leur vécu de pirates m’a moins passionnée même si j’ai admiré le courage de Bonnie de faire face à ce métier d’homme, cachant sa condition féminine à tous. Sur Saint Domingue, tous seront confrontés aux nombreux empoisonnements de riches blancs, commis par leurs esclaves noirs. La révolte fait rage et nous emmènera à un final plutôt explosif.

Avec ce tome, j’ai retrouvé le talent de conteuse de Sarah Lark, qui sait manier les rebondissements et animer la vie de ses personnages sur 500 pages mais j’ai quand même moins accroché avec ce tome qu’avec le premier.

Ma notation :

Un second tome plus mitigé.

L’amie prodigieuse, Elena Ferrante

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L’avis d’Audrey :

Cette année, 10 ans après sa parution, je lisais le premier tome de la saga à succès d’Elena ferrante, L’amica geniale (ou l’amie prodigieuse). Je n’avais jamais voulu lire cette oeuvre, dont on entendait tellement parler. Et je me suis laissée happer par quelques épisodes de la série diffusée tardivement sur France 2. J’ai voulu alors très vite continuer de découvrir l’histoire de Elena et Lila avec pour objectif, de lire les 4 tomes dans l’année.

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On rencontre nos deux héroïnes alors qu’elles sont toutes petites, au coeur d’un quartier pauvre de Naples, quelques années après la seconde guerre mondiale. Entre elles, la fusion est évidente dès le départ. L’une est timide quand l’autre est farouche. Mais toutes les deux sont intelligentes et déterminées. Mais un fossé va se creuser entre elles, quand Elena va pouvoir étudier et avancer dans le monde tandis que Lila ne reste que la fille du cordonnier. Pourtant, leur amitié ne vacille pas, malgré une relation ambigue et de nombreuses cicatrices et différences. Au fil des 4 tomes, on avance avec elles dans les années. Les rencontres, les drames, les amours, les espoirs, les déchirures et toujours cette amitié.

Le moindre choix a son histoire, et beaucoup d’événements de notre existence restent tapis dans un coin en attendant le moment de surgir, et ce moment finit par arriver.

La façon dont Elena Ferrante nous raconte cette histoire m’a embarquée dès les premières lignes. Un ton, un style si particulier mais si efficace chez moi. Le roman fourmille de personnages, de familles qui se mélangent, qui se divisent et s’unissent. On pourrait vite y perdre son latin, et pourtant, ils sont tous si forts et intenses, ils ont tous leur spécificité qui fait qu’il est impossible de les confondre. Ce roman est une vraie photo de l’Italie et d’une époque : l’auteure parle de politique, du fascisme, de féminisme, de la presse, de la mafia, du monde littéraire, de l’emprise familiale et de tant d’autres choses, rendant le moindre détail passionnant.

J’ai refermé il y a peu le dernier tome de la saga, avec beaucoup de regret. J’aurais pu lire encore plusieurs tomes sans me lasser, malgré la minutie du récit et la longueur de certains passages. J’ai aimé l’ensemble de ces personnages. J’ai vibré et pleuré avec Lila et Lena. J’ai été subjuguée par la noirceur et la violence de leur amitié, tout en la trouvant si pure et si belle, en jalousant presque cette relation, aussi toxique soit-elle.

Je t’aimerai toujours pareil quoi que tu décides de faire.

L’issue de la saga est assez déstabilisante, quelques questions restent en suspens. Je referme ce livre avec nostalgie, passion et garderai ces petites filles devenues femmes longtemps en moi.

Dans l’oeil du cyclone, Anne Perry

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Quatrième de couverture :

1933. Italie. Elena, jeune photographe anglaise, tombe amoureuse d’un journaliste, qui meurt assassiné peu après. Juste avant de mourir, il confie à Elena appartenir au MI6 et la charge de terminer sa mission : avertir son contact berlinois qu’un attentat doit avoir lieu contre Scharnhorst, un proche d’Hitler, et qu’il va être imputé aux Britanniques.
À Berlin, la partition se joue comme prévu : Scharnhorst est assassiné. Bientôt, c’est sur Elena que se resserrent les griffes du complot : une arme est retrouvée parmi ses affaires. Traquée par la police, elle doit s’enfuir et peu à peu, elle découvre l’ampleur du fanatisme nazi, autodafé, persécution des juifs. Elle décide alors de photographier les preuves pour les expédie à son grand-père, resté en Angleterre. Secrets de famille, vengeance personnelle et résonance avec la grande Histoire : en ces temps troublés, Elena devra affronter la vérité de chacun pour comprendre la sienne.

L’avis de Laure :

Saga, seconde guerre mondiale : hop, mon œil voit ça et c’est direct wish list ! Parfois, ce n’est vraiment pas compliqué de m’attirer mais une lectrice attirée est-elle une lectrice convaincue ?

Je dois dire que cette lecture n’a pas été un long fleuve tranquille, il y a des moments où j’étais bien accrochée à la scène et prise dans ma lecture et d’autres où je me disais « on peut passer à la suite? ». Un ressenti dès le début mitigé, si j’ai vraiment aimé certains passages du roman, j’ai été moins convaincue sur ce qui avait trait à la politique ou aux histoires liées au travail des agents du MI6.

L’histoire c’est celle d’Elena Standish qui fait la connaissance de Ian lors d’un voyage en Italie et qui décide de l’accompagner à Paris. Seulement, dans le train, elle va retrouver celui-ci mort. Il est un agent du MI6 en mission et transmet à Elena l’urgence d’aller informer l’ambassade anglaise  en Allemagne d’un assassinat qui se prépare. L’homme visé est un proche d’Hitler dont il serait bon que la terre soit débarrassée mais s’il est tué à ce moment-là, ce sont les anglais qui en seront accusés. Bien évidemment, tout ne va pas si bien se passer pour Elena qui se retrouve fortement prise à partie.

J’avoue que le final du roman ne m’a guère surprise, je m’étais interrogée depuis longtemps sur un personnage, on trouve forcément Elena plutôt naïve même si elle fait preuve également de sacrés ressources pour se tirer du mauvais pas. J’ai bien aimé les personnages du roman, il y a des moments forts entre certains, mais comme je vous le disais, il m’a manqué quelque chose dans cette lecture. Alors, s’agissant d’une saga, il aurait fallu un premier tome plus convaincant pour me donner envie de lire la suite.

Ma notation :

Deuxième livre lu d’Anne Perry et je crois que, malheureusement, cette auteure n’est pas pour moi. Il me manque quelque chose pour être pleinement convaincue.

(Livre lu dans le cadre des Masse Critique Babelio)