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Duel au soleil, Angie Hockman

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Quatrième de couverture :

Henley Evans, 28 ans, est accro au travail. Entre son emploi de responsable marketing chez un croisiériste et les cours du soir, elle n’a plus de temps à elle. Et surtout pas pour une relation amoureuse !

Tous ses sacrifices sont sur le point de payer : la voilà pressentie pour un poste de direction. Il n’y a qu’un seul problème : Graham Crawford-Collins, le community manager de la société et rival de Henley, est lui aussi en lice pour cette promotion. Pour les départager, il leur faut doper les réservations de croisières pour les Galapagos… en s’y rendant ensemble !

Quand Henley rencontre Graham en chair et en os, la surprise est totale : il n’a rien à voir avec ce qu’elle avait imaginé…

Entre décor paradisiaque et cocktails acidulés, les préjugés de Henley vont être mis à rude épreuve. Est-elle prête à tous les sacrifices pour décrocher le job de ses rêves ?

L’avis de Laure :

C’est le retour des petites romances d’été que je savoure chaque année avec le même plaisir entre deux lectures plus exigeantes. Lorsque j’ai débuté Duel au soleil, je savais parfaitement comment cela allait finir, le thème de l’amour-haine est souvent traité dans les romances et on se doute bien de l’évolution des choses longtemps à l’avance.

Pour autant, ça a vraiment été une très chouette lecture qui traite plusieurs sujets tout aussi plaisants les uns que les autres. Henley et Graham sont envoyés par leur patron sur l’une des croisières que leur entreprise organise. Leur défi ? En revenir avec un projet marketing qui tient la route et leur permettra d’obtenir le poste de directeur du marketing. Le souci ? Henley déteste Graham depuis un échange professionnel où il s’est attiré les mérites d’une idée qu’Henley a eu. Alors, tous les coups seront permis pour obtenir le poste.

Mais très vite, Henley se rend compte que Graham n’est pas celui qu’elle croit et surtout elle découvre un homme qui l’attire énormément ce qui n’est pas pour arranger ses plans. Dans ce jeu du chat et de la souris, on savoure aussi la beauté de la croisière aux Galapagos et les petites histoires des différents croisiéristes. Puis, de retour à Seattle, on rebascule dans le monde professionnel dont j’ai aimé le sujet parce qu’on voit comme il peut être difficile pour une femme de percer. J’ai adoré alors le combat mené par Henley pour se faire entendre, aidée par tout un entourage bien sympathique et déterminé. Et bien évidemment, la romance reste présente tout du long en arrière plan, prévisible mais savoureuse néanmoins avec deux personnages dont les confidences sont forts touchantes. En résumé, un bien joli roman feel good aux thèmes très plaisants, de la croisière aux coups bas en entreprise, j’ai tout aimé et passé un excellent moment.

Ma notation :

Lecture détente idéale pour l’été, laissez-vous tenter !

(Merci à Mylène de L’Archipel pour cette lecture)

Le fabuleux voyage du carnet des silences, Clare Pooley

Quatrième de couverture :

Monica a abandonné sa carrière d’avocate pour réaliser son rêve : ouvrir un café sur Fulham Road. Le jour où un de ses clients oublie son carnet sur une table, elle ne peut s’empêcher de le lire. Les premières pages lui révèlent la confession de Julian Jessop, un artiste excentrique, âgé de soixante-dix-neuf ans qui exprime toute sa tristesse et sa solitude depuis la mort de sa femme.
Touchée par cette idée de révéler des sentiments intimes à des inconnus, Monica décide de continuer le carnet avant de le déposer dans un bar à vin.

Au risque de voir son destin bouleversé de manière inattendue…

L’avis de Laure :

Avant de m’embarquer dans la lecture du voyage de ce carnet, j’en avais lu des avis qui laissaient à penser à un joli feed good.

A mon tour, je me suis laissée charmer par les personnages et le joli lien qui va les unir. C’est Julian, 79 ans (officiellement), qui va lancer cela, sans forcément le vouloir. Le vieil homme se confie dans un carnet sur sa solitude, son passé, la perte de l’amour de sa vie. C’est Monica, tenancière d’un café qui va retrouver le carnet. Emue par l’histoire du vieil homme, elle va intervenir pour recréer du lien social dans sa vie. Puis, à son tour, elle confie son humeur du moment au carnet, qui voyagera entre les mains de Hazard, trader alcoolique et héroïnomane.

D’un personnage à l’autre, c’est toujours la même dynamique, une empathie pour les récits lus, l’envie d’aider puis le besoin de se confier à son tour. J’ai beaucoup aimé cette immersion progressive dans l’histoire, avec un personnage de plus de temps à autre. Ils vont devenir une vraie petite bande, solidaire, qui va construire des choses ensemble. Tous vont changer profondément et imaginer peu à peu un nouveau présent dans lequel ils pourront se sentir heureux.

Ce genre d’histoire fait vraiment du bien en ce moment où le lien social est un peu rompu. J’ai aimé leur évolution à tous, le carnet les a aidés non seulement à se tourner vers les autres mais aussi à s’interroger sur ce qui compte vraiment. Et quand ils creusent, ils se rendent bien vite compte que ces cases à cocher dans leur idéal de vie ne seront pas forcément celles qui les rendront heureux.

N’hésitez pas à vous laisser embarquer à votre tour dans la jolie bande menée par Monica avec Julian, Riley, Hazard, Alice et tous les autres. Moment de douceur garanti.

Ma notation :

Un joli roman.

(Merci à Estelle de Fleuve Editions pour cette lecture)

Quand la reine chante, les abeilles dansent, Véronique Maciejak

Quatrième de couverture :

Marie aimerait être une mère qui assure. Une maman qui n’élève jamais la voix, qui se fait obéir sans punir, qui trouve toujours du temps pour ses enfants… Sauf que du temps, elle n’en a plus. Depuis qu’elle a décidé de quitter son travail pour se consacrer à sa famille, rien ne va. Elle est épuisée et débordée par les contraintes du quotidien. Alors elle crie, elle punit et ne parvient plus à gérer son ado précoce, son cadet hypersensible et sa petite dernière énergivore.
À l’aube de ses 40 ans, Marie frôle le burn-out parental. Mais a-t-elle le droit de se plaindre, elle qui a choisi d’être « au foyer » ? Et existe-t-il une recette pour devenir un parent parfait ?

L’avis d’Audrey :

Je suis maman d’un petit garçon de bientôt 6 ans, et même avec juste un enfant à la maison (quoique 2 avec le papa), j’avoue me sentir un peu débordée par moment. Alors quand ce roman titre être le roman que tout les parents devraient lire, je me suis dit qu’il fallait le découvrir.

Marie, qui gère la maison et l’organisation des journées avec 3 enfants est fatiguée et semble lasse de son quotidien. Un ado en pleine crise de rébellion, la petite dernière capricieuse et son garçon du milieu qui contre attente se montre presque parfait (trop beau pour ne pas paraitre suspect). Elle ne peut pas vraiment compter sur l’appui de son époux, submergé par son travail. La rencontre avec Rose, une nouvelle voisine va lui apporter une petite bouffée d’air et de détente. Rose va aller jusqu’à l’inscrire par surprise à un séminaire dédié à la parentalité. Marie ne s’imagine pas tout quitter pour prendre du temps pour elle. Mais tous sauront la convaincre de lâcher prise quelques jours et d’accepter ce moment pour elle.

Sur place, une discipline assez stricte surprend d’abord Marie: pas de téléphone, peu de contact avec les familles. Elle y fait la rencontre de Christianne, une mamie qui a tendance à trop gâter sa petite fille et à tout céder, et de Jennifer,  toute jeune maman qui frôle le baby blues. Ce séminaire c’est l’occasion rêvée de prendre soin de soi, de se détendre mais surtout d’appréhender une nouvelle façon de gérer son quotidien.

Ce roman, est un vrai coaching de vie, auquel en tant que lecteur on peut participer. Toutes les clés, les conseils et démarches qui sont proposés à Marie, on peut les mettre à profit nous même. Logiquement, je me suis interrogée sur ma façon de gérer mon quotidien et l’éducation que je donne à mon fils. Mais il faut noter que ce roman de développement personnel n’est jamais culpabilisant. Tout est expliqué avec pas mal de bienveillance. Partir à la rencontre de Marie, c’est un peu partir à la rencontre du parent que nous sommes nous même.

Ce que j’aime bien avec de nombreux ouvrages de chez Eyrolles, c’est que le coté développement personnel qui en règle général me gonfle vite, est brillamment mêlé à la fiction. Ainsi, les messages passent en douceur et ici l’auteure use de beaucoup de fluidité dans son style pour que ce roman se lise avec plaisir en enthousiasme.

Ma notation :

Un roman agréable à lire.

Ces petits riens qui font une vie, Pierre Antilogus et Jean-Louis Fetjaine



Quatrième de couverture :

Quand son fils lui a annoncé qu’il allait être grand-père, Jean-Paul a accusé le coup. Il n’était pas prêt, lui le cadre-sup hyperactif, à se retrouver relégué parmi les « papys » qu’on pousse à la retraite. Pas vraiment prêt non plus à affronter la tonne de non-dits qui depuis des mois l’ont éloigné de sa femme Louise. Surtout, il n’était pas prêt à faire la connaissance de « l’autre » grand-père, François, éditeur agité et brouillon, toujours entre deux projets géniaux, maladroit comme c’est pas permis, avec une fâcheuse tendance à se mêler de ce qui ne le regarde pas…
Les deux nouveaux grands-pères n’ont aucun point commun, si ce n’est ce petit-fils qui vient de naître.

L’avis d’Audrey :

Le petit Théo vient de naître, et c’est devant la maternité, suite à un léger accrochage entre une voiture et une moto que Jean Pierre Massina, grand père du nourrisson rencontre François, l’autre grand-père. Deux hommes que tout oppose, et qui pourtant vont apprendre à se connaitre, et vont passer quelques moments de vie ensemble. Pourtant Jean Pierre se serait bien passé de tout ça. Engagé dans un projet professionnel qui ne semble pas tourner à son avantage, il est également en pleine tourmente sentimentale. Louise son épouse lui reproche de ne penser qu’à son travail et surtout de ne pas s’impliquer comme il l’avait promis dans leur projet de gite en Bretagne. Ainsi elle reste en Bretagne et lors de ses visites à Paris, se montre très froide et distante envers Jean-Pierre et préfère loger chez sa sœur Soizic, plutôt qu’au domicile conjugal.

Et si l’arrivée de ce nourrisson pouvait changer la donne, et si sa relation avec François, pouvait lui faire voir la vie sous un nouvel angle ? Avec une succession de scènes de vie bien souvent décrites avec beaucoup d’humour, Jean-Pierre évolue et se transforme sous les yeux des lecteurs. J’ai pas mal changé d’avis sur ce personnage au cours du récit, passant d’un personnage carriériste et rustre à un homme plus tendre et aimant. Dès le début par contre, on ne peut qu’avoir pas mal de sympathie pour François.

Un roman à l’écriture très agréable à lire, très cinématographique je trouve. En le lisant, j’imaginais très bien certaines scènes mises en image. Lorsque notre grand-père doit aller chercher en urgence Théo à la crèche, les échanges qu’il va avoir et la finalité de la scène sont dignes d’une très bonne comédie. J’aime bien l’originalité des personnages et le fait d’avoir choisi de faire de deux grands-pères les protagonistes centraux d’une telle comédie. Un angle un peu différents très appréciable à lire.

C’est un roman à 4 mains, et pourtant à aucun moment on ne ressent cette double écriture. Il doit vraiment y avoir une belle complémentarité entre les deux auteurs pour pouvoir écrire ainsi avec une telle fluidité. C’est un roman feel good comme j’aime lire, mais pourtant derrière cet aspect de bienveillance et de bonheur, se cachent aussi des messages plus  forts qui nous montrent que ces petits riens du quotidien sont peut-être les plus importants à vivre.

Ma notation :

Un bien joli roman, très agréable à lire.

(Merci à Estelle de Fleuve Editions pour cette lecture)

Si la vie te donne des citrons, fais-en une tarte meringuée, Charlotte Léman


Quatrième de couverture:

À 43 ans, Clémence est une femme heureuse. Et pas seulement parce que sa « bible » de développement personnel le dit. Non, elle s’est donné les moyens pour en arriver là, quitte à arrondir parfois les angles, comme avec Éric Grandjean, son boss despotique. Un peu trop, dirait Alice, sa meilleure amie.
Ce que Clémence chérit par dessus-tout, c’est la petite existence tranquille qu’elle s’est construite en dehors du bureau. Une chouette famille avec Antoine et Gabriel, leur fils de 17 ans, un appartement douillet en plein cœur de la capitale, et la pâtisserie, son péché mignon.
Mais, cette vie paisible bascule le jour où son mari lui annonce qu’il la quitte pour une jeune femme presque en âge d’être sa fille ! Et, comme les choses peuvent toujours être pires, son quotidien se transforme en cauchemar lorsque ce dernier lui impose une colocation aussi absurde que pénible.

L’avis d’Audrey :

Clémence fête ses 43 ans, malgré ses attentes, Antoine son mari, lui porte peu d’attention en ce jour spécial. Elle prend sur elle, après 20 ans de vie commune, on ne peut pas rêver à la même passion des premières années après tout. Alors quand son couple vole en éclat, qu’Antoine lui annonce qu’il la quitte (pour une autre évidemment) c’est toute sa vie qui en est bouleversée. Ajoutez à cela une famille un poil envahissante, un patron à la limite du harcèlement, on comprend que Clémence perd pied. Heureusement, ses copines sont là. Alice d’abord, la collègue confidente qui n’hésite pas à la secouer et ses amies virtuelles d’un groupe internet, réunies par la passion de la pâtisserie.

J’ai beaucoup aimé Clémence. Une femme simple comme on en côtoie toutes, comme nous finalement. J’aurai pu être prise d’empathie, la plaindre de sa séparation, mais quand on découvre le personnage d’Antoine, on ne peut que se réjouir pour elle qu’il débarrasse le plancher. On comprend sa jalousie, ses doutes et cette sensation de gâchis après 20 ans de vie commune, mais on lui souhaite surtout mieux que ce « pauvre » type.

L’écriture de Charlotte Léman est ici très addictive, pleine de peps et de bonne humeur. J’adore les pensées de Clémence glissées en italique dans le texte, bien souvent hilarantes. On assiste avec impuissance aux premiers moments difficiles, et on se réjouit de la deuxième partie qui va enfin permettre à notre héroïne de se relever et de se révéler. Les chapitres s’enchainent, et on l’accompagne dans sa volonté d’émancipation et d’anticipation.

Le roman est fluide, j’avais aucune envie que tout s’arrête. Arrive le dernier chapitre, totalement jubilatoire ! Rien que pour le découvrir, trépigner de surprise et être soufflé par le culot de Clémence il faut lire ce roman.

Ma notation :

Un roman que j’ai adoré et qui m’a permis de m’évader de ce quotidien morose.