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Une vie pour la mienne, Laurent Grima

une vie pour la mienne

Quatrième de couverture :

Mathias, un jeune trentenaire sans histoire ni ambition se sent totalement inapte au bonheur. Perdu dans une ville triste et froide, il traîne comme un boulet un drame survenu quinze ans plus tôt et devenu depuis un lourd secret de famille.

Sa seule distraction reste la pratique du jogging à laquelle il s’adonne quotidiennement. Mais à la suite de l’une de ses sorties, Mathias rencontre un homme étrange qui le place devant un terrible marché : s’il ne trouve personne pour le remplacer d’ici-là, il mourra dans cent jours ! Sa quête désespérée va l’amener à la rencontre de lui-même, de ses démons… mais aussi de ses désirs.

L’avis d’Audrey :

Ce roman est venu à moi sur les conseils de Marceline Bordier. Elle m’en a parlé avec tant de conviction, que j’ai voulu être curieuse en me laissant tenter par la lecture de ce roman. Et j’ai eu raison. Ce roman m’a touchée, ses personnages sont terriblement attachants et marquants.

Matthias, est mort, ou plutôt aurait du mourir d’une façon toute bête en faisant son jogging. Il échappe à cette sentence en échangeant avec un homme mystérieux. Matthias a alors 100 jours pour désigner celui qui mourra à sa place. Un choix, une décision qu’on imagine difficile. Comment désigner quelqu’un? Qui est-il pour choisir? Et surtout, Matthias ne voit personne autour de lui qui mérite ce sort.

On en découvre davantage au fil des chapitres sur le quotidien de Matthias : auprès de sa mère, de son collègue et ami (qui galère un peu niveau sentimental) ou encore de son boulot de mécanicien qui est loin de l’épanouir. Des souvenirs en flashbacks nous permettent rapidement de comprendre l’événement qui a complétement fracassé la vie de Matthias il y a de cela 15 ans. Alors quand sa quête l’amène sur le chemin de Jeanne, Matthias risque bien d’être chamboulé par cette rencontre.

Et s’il était temps de faire la paix avec lui même? S’il était temps de pardonner au passé et de se laisser une chance d’être heureux et serein?

J’ai vraiment apprécié la plume de Laurent Grima, toute en sensibilité et authenticité. Il nous livre des personnages vrais et sincères, prêts à livrer leurs émotions. Il y a des romans, qui comme des rencontres vous font vous sentir mieux, vous apaisent. Ce texte est de ceux-la.

J’ai vraiment passé un très bon moment de lecture et je remercie l’auteur pour sa confiance en m’ayant confié son roman avec un peu d’avance sur la parution.

Contre vents et secrets, Cynthia Kafka

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Quatrième de couverture :

Charlène, 35 ans, sort d’un divorce qui l’a ébranlée. Contrainte de vivre chez ses parents, avec qui elle entretient des rapports conflictuels, elle choisit de fuir au plus vite en s’inventant un contrat professionnel sur une petite île bretonne : l’écriture d’un ouvrage sur les habitants de Broavel.
Cette décision n’est pas le fruit du hasard : Charlène vient de découvrir, dans une mystérieuse lettre, que sa mère y a vécu juste avant sa naissance. Cet exil, pense-t-elle, pourrait également lui permettre de faire le point sur son existence.

L’avis d’Audrey :

Comment ne pas aimer Charlène dès les premières lignes de cette histoire. Petit bout de femme fragile et peu sûre d’elle. Son couple a explosé, après des années de tentatives pour avoir un bébé. Elle se retrouve à devoir retourner vivre chez ses parents, une perspective peu réjouissante. Une découverte inattendue va l’amener à fuir vers une île bretonne. Sur place, l’accueil est plus que sympathique et elle ne se doute pas des secrets qu’elle va dévoiler.

Charlène (tout comme Rose, l’an passé dans Je suis venue te dire)  m’a prise par la main pour un moment d’émotion intense et vif. Charlène pourrait être moi, je me suis reconnue en elle dans sa façon de douter, dans sa façon de s’excuser sans cesse. Puis comment ne pas compatir avec toutes les épreuves qu’elle a du endurer, le manque d’enfant, le corps qui ne veut pas faire d’elle une mère.

Sur cette île bretonne, elle saura trouver du réconfort parmi ses habitants. Aux oisillons, la maison où elle va loger, les rencontres se succèdent, et permettront petit à petit de lever le voile sur les questions qu’elle se pose, mais lui permettront surtout de se libérer, de s’émanciper de toutes les souffrances qui la hantent.

Elle en a de la chance Charlène, d’avoir croisé la route de gens si bienveillants et attachants, qui vont tous à leur manière lui permettre de prendre un nouvel élan dans sa vie. Des âmes pures, des mains tendues, des sourires, des présences, comme un phare dans sa nuit torturée. Et enfin, revoir la lumière.

En refermant ce roman, je n’avais qu’une envie, tout plaquer pour quelques jours, et aller poser ma valise sur une île bretonne. Chiche ?

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(Merci à Mylène des éditions L’Archipel pour cett lecture)

Le chant des cigales après la pluie, Camille lesur

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Quatrième de couverture :

Christine Boulet, jeune trentenaire aux allures de grand-mère, se rêve transparente et porte des tenues camouflant son manque de confiance en elle. Ses journées se ressemblent toutes avec la même routine, sans vie. Christine n’a pas d’amis, les seules aventures qui lui sont données de vivre sont celles des héroïnes des romans qu’elle dévore lors de sa pause déjeuner.
Un soir de déprime, elle participe à un concours « pour rencontrer la personne qui changera sa vie ». Contre toute attente, elle remporte le premier prix et dès le lendemain regrette déjà son coup de tête.

L’avis d’Audrey :

J’ai choisi ce titre pour ouvrir mes lectures de vacances, et j’ai plutôt bien fait. Même si Christine, l’héroïne du roman, ne nous promet pas de prime abord une histoire bien joyeuse et entrainante. La jeune femme est fade, triste et manque cruellement de confiance en soi. On sent rapidement qu’elle se cherche,  et en participant à un concours elle risque bien de voir sa vie changer.

Alors quand un matin, tout s’enchaine pour la ramener malgré elle en Italie, nous voilà embarquée dans un roman pleins de surprises et de belles rencontres. Elle va se retrouver entourée de personnes bienveillantes, qui sauront la toucher et l’aider. Et Christine, à sa manière, saura prendre sa place aussi, s’affirmer et se trouver.

Ce roman n’a pas remporté le prix du roman bien-être pour rien. C’est un condensé de bonheur et de lâcher prise. L’ensemble est touchant et plein d’émotion. Camille Lesur nous livre une galerie de personnages avec qui on aimerait tous passer un petit bout de temps. On ne peut que rêver d’Italie et de Panetone, tout en fredonnant des tubes italiens.

Ma notation:

Un roman qui fait du bien, une courte histoire solaire, un récit feel-good idéal pour un moment de lecture tout en légèreté.

Le millième jour de la marmotte, Fanny Gayral

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Quatrième de couverture :

Ah, si chaque journée pouvait être identique à celle de la veille, Éléonore serait comblée : gestion de patrimoine, petits arrangements avec la misogynie ordinaire de son père et ses quatre frères, amour parfait avec son petit ami qui s’apprête à la demander en mariage le soir de ses vingt-huit ans. Hélas, rien ne se déroule comme prévu et l’annonce est fracassante : son amoureux veut faire un break. Il la met à la porte de leur appartement commun. Ayant appris ses déboires, une richissime cliente lui propose de l’héberger dans son luxueux appartement parisien. Éléonore y rencontre la star du développement personnel en France qui n’est autre que le petit-fils de sa cliente. Elle découvre vite que ce coach de vie est loin d’être aussi positif que dans ses vidéos. Tout juste quitté par sa femme, il s’effondre, et refuse d’assurer ses coachings. Éléonore décide alors de prendre les choses en main ! Mais est-elle vraiment prête à s’aventurer hors de sa zone de confort ?

L’avis d’Audrey :

J’avais découvert la plume de Fanny Gayral uniquement en lisant ses nouvelles glanées dans des recueils édités chez J’ai Lu, alors quand j’ai vu la parution de ce roman, dans une maison d’édition qui a su a de nombreuses reprises me réserver de belles découvertes, je n’ai pas réfléchi bien longtemps pour accepter de lire ce livre.

Eléonore se prépare pour son anniversaire et elle est persuadée que son compagnon va la demander en mariage. Alors c’est un peu le choc quand finalement ce dernier lui annonce qu’il veut faire une pause. Complètement dévastée et remettant tout en cause, elle trouve refuge chez Madeleine, une cliente, qui lui propose de l’héberger. Et c’est avec une grande surprise, que le petit fils de Madeleine se trouve être Florian Desjours, le coach star qu’Eléonore suit avec passion, regardant chacune de ses vidéos à plusieurs reprises.

On pourrait s’imaginer que le jeune homme va servir de guide à la jeune femme pour se sortir de sa mauvaise passe, mais contre toute attente, lui aussi est victime d’une peine de cœur, et il perd toute motivation à son travail. Il se traîne, n’est plus qu’un loque. Bref, loin de l’image du coach sûr de soi et prêt à conquérir le monde entier. En parallèle à ces déboires personnels, Eléonore doit aussi se battre sur son lieu de travail, face à une chef un poil tyrannique et destructrice.

Heureusement, Eléonore et Florian peuvent compter sur leurs amis proches, à défaut de leur famille un brin bancale. Et si c’était le moment de tout remettre en question et de croire en soi. Et si Eléonore se laissait enfin guider par ses convictions intimes, ses envies et accessoirement par les citations inspirantes de ses Yogi Tea.

Une comédie romantique, mêlée à une touche de développement personnel, pour nous livrer une histoire bien sympa, où l’humour a une jolie place. C’est frais, divertissant et plaisant, pile ce que j’attendais avec cette lecture.

Ma notation:

Faites vous chauffer une tasse de thé, posez-vous, lisez et respirez. Vous avez un bon livre entre les mains, profitez-en.

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(Merci à Eyrolles  pour la lecture de ce roman)

La librairie de la seconde chance, Jackie fraser

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Quatrième de couverture :

Thea Mottram passe le pire mois de sa vie. Elle a été licenciée de son bureau sans préavis. Et pour ne rien arranger son mari, avec qui elle est mariée depuis près de vingt ans, décide de la quitter pour une de ses amies !
Désemparée et complètement perdue, Thea est au fond du gouffre. Aussi, lorsqu’elle apprend le décès d’un grand-oncle lointain en Écosse, qui lui a laissé sa maison et une importante collection de livres anciens, elle décide de quitter le Sussex pour quelques semaines. S’enfuir dans une petite ville côtière où personne ne la connaît semble être exactement ce dont elle a besoin.

L’avis d’Audrey :

Thea, est plutôt dans un mauvais mood au commencement de ce roman: Elle vient de se faire licencier, et son mari vient de la quitter pour une de ses amies. Tout va donc au plus mal pour elle. La lettre d’un notaire lui apprenant qu’elle hérite de la maison d’un grand oncle pourrait permettre à Théa de changer d’air quelques temps. Sur place, c’est une belle demeure qui lui revient, mais aussi tout son contenu: Vêtements, vaisselles, souvenirs mais surtout une collection de livres rares et anciens.

Alors qu’elle envisageait de régler rapidement les affaires liées à cet héritage, elle se dit que finalement rien ne presse et puis rien ne l’attend chez elle finalement. Elle décide de passer plusieurs semaine dans la maison. Elle va y faire quelques rencontres, notamment celles avec deux frères que tout opposen et qui se détestent: Charles, son voisin, riche propriétaire et qui convoite la maison de Théa et Edward, un librairie taciturne et peu commode. Et si elle pensait trouver un peu de tranquillité en arrivant dans ce village, ces deux comment vont bien lui causer du soucis.

Un roman feel-good très plaisant, avec une héroïne marrante et en qui on peut si facilement s’identifier. Une comédie romantique, mais pas seulement. Quelques intrigues secondaires viennent se greffer aux tourments de Théa. J’ai aimé Edward, le librairie grognon, dont on imagine bien vite qu’il a du morfler dans sa vie intime pour se comporter ainsi. Un jolie jeu se déroule entre Théa et lui, c’est rafraichissant et divertissant.

Ma notation:

Une bien belle comédie romantique, mais roman plus complexe qu’on pourrait imaginer.