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Les petites merveilles, Léna Walker


Quatrième de couverture:

Licenciée de son emploi de libraire qu’elle adorait, Eva se retrouve nounou pour les enfants d’une riche famille du très chic Ve arrondissement parisien.
Mais en acceptant ce travail, la jeune femme était loin d’imaginer que sous leurs airs d’enfants modèles Arthur, Rose et Louis lui donneraient tant de fil à retordre.
Aussi gaffeuse qu’attachante, Eva devra redoubler de patience et d’ingéniosité pour apprivoiser ces trois petits monstres et leur rendre le sourire.

L’avis d’Audrey :

Les mots qui dansent… quel joli nom pour une librairie. Eva y travaille au côté de Marcel, le propriétaire des lieux. Un homme taciturne, bougon, qui tient cette librairie depuis des années, dont les murs ont gardés en mémoire la présence de son épouse décédée. Il a pris sous son aile Eva, qui apporte un peu de douceur et de modernité à son quotidien. C’est à contre cœur qu’il lui annonce qu’il doit se passer de ses services. La librairie est en faillite, il ne peut plus payer son salaire.

Eva, jeune femme solitaire et émotive, accepte difficilement cette décision. Elle n’imagine surtout pas devoir rester chez elle et partager avec sa mère Corine le peu d’espace de la loge de concierge que les deux femmes habitent. C’est sous les conseils de son amie Iris, qu’Eva accepte un job de nounou, les horaires lui permettant de passer quelques heures à la librairie pour aider Marcel. Un joli compromis qui ne doit durer que quelques mois…

La rencontre avec la famille Donadieu est particulière. Les 3 enfants lui donnent quelques complications et rapidement elle constate que la communication dans cette famille est quasi inexistante. Les parents sont aux abonnés absents, les enfants sont perturbés, Eva se demande bien dans quelle galère elle est arrivée. Mais doucement elle prend place au sein de cette famille. Et si c’était le moment pour tous les protagonistes de bouleverser le quotidien et de donner un nouveau tournant à leurs vies ?

J’ai beaucoup apprécié ma lecture. Un roman frais, divertissant, avec des personnages attachants et sincères. Je pense que chaque lecteur ne pourra que se prendre d’affection pour Eva et surtout pour la fratrie dont elle s’occupe. 3 petits êtres tendres, drôles et en quête d’affection. J’ai aimé la façon dont l’auteure décrit cette famille, leurs choix d’éducation ou de vie sans pour autant tomber dans un jugement négatif ou accusateur. Elle traite un sujet difficile avec beaucoup de bienveillance. Bien entendu, un roman feel-good comme celui ci nous sert logiquement une histoire d’amour. Le lecteur appréciera le fait que rien n’est facile pour Eva, et qu’il faille un peu se battre et persévérer pour peut-être trouver le bonheur.

Dans ce roman, l’auteure dresse aussi une jolie ode aux libraires, aux lecteurs, à ceux qui aiment les livres. Elle met en avant la difficultés que connaissent les libraires pour attirer des clients, les fidéliser et pouvoir garder ces lieux ô combien essentiel ouverts.

Ma notation :

Avec une couverture si colorée et estivale, il serait dommage d’attendre l’automne pour découvrir ce roman. C’est le roman idéal à lire en vacances, sur la plage ou en ville. Promis vous allez aimer !

(Merci à Camille des éditions Michel Lafon pour cette lecture)

Sortez-moi de là !, Sonia Dagotor

Quatrième de couverture :

Madeleine, vieille fille de trente-cinq ans, vit au fin fond de l’Auvergne, couvée par sa vieille maman. Son monde s’écroule brutalement lorsque celle-ci décède.
Mais le destin vient frapper à sa porte, ou plutôt le notaire de famille qui lui apprend qu’elle hérite d’un appartement… à Paris ! Madeleine n’a jusqu’alors jamais quitté son village natal, mais elle est prête à sauter dans le train et à se lancer dans l’aventure : il est temps pour elle de rattraper le temps perdu, et de faire l’apprentissage de la vie.
Au cœur de la capitale, bien des péripéties décoiffantes et des rencontres loufoques l’attendent. Madeleine est loin d’imaginer qu’elles changeront à tout jamais le fil de son existence.

L’avis de Laure :

J’ai trouvé les couvertures pensées par les éditions Cherche Midi pour les romans de Sonia Dagotor tellement mignonnes ! C’est vraiment tout ce qui va attirer mon regard en librairie. Je me suis vite laissée tenter par ce roman qui promettait une belle dose d’humour.

La dose y est effectivement, ce roman vise en plein dans les clichés mais ça fonctionne tellement bien ! A 35 ans, Madeleine vivait encore avec maman, dans un petit bled perdu d’Auvergne. Sans homme, sans emploi, sans vie sociale, la pure vieille fille ! Oui mais, maman vient de mourir et a réservé à sa fille son lot de surprises. Madeleine, qui a toujours vécu très chichement, vient d’hériter d’un appartement en plein cœur de Paris. Ni une, ni deux, elle prend le chemin de la capitale, prête à découvrir les mystères que ses parents ont laissé derrière eux.

Et nous voilà embarqués pour un voyage désopilant ! Madeleine deviendra Maddie et va sympathiser avec toutes les personnes qu’elle va croiser : le SDF dans le hall de la gare, les passagères dans le train, le chauffeur de taxi parisien, l’employée d’une drôle de boutique de vêtements, toutes les rencontres sont prétextes à humour et bonne humeur. Bien sûr, Madeleine, qui n’a jamais « connu le loup » à 35 ans, va devenir en moins de deux la plus jolie femme du coin et charmera tous les hommes sur sa route. Et alors ? Franchement c’est tellement amusant qu’on se moque pas mal des clichés. Surtout que finalement, tout n’est pas si évident que ça et Maddie va encore avoir bien des surprises sur sa route.

Ce roman est un pur feel good comme je les aime, on s’y absorbe en un rien de temps, on rit, on sourit, on s’attache à la jolie panoplie de personnages, on fait des pronostics sur l’homme qui sera « le loup » de Madeleine et on ne voit rien venir quand aux jolis rebondissements de l’histoire. Vous l’aurez compris, j’ai pris un grand plaisir à suivre les péripéties de Madeleine et foncerait sans hésiter sur un autre roman de la même veine. Et ça tombe plutôt bien parce Ceux qui s’aiment finissent toujours pas se retrouver, sorti également fin mai, est aussi dans ma PAL.

Ma notation :

Humour à gogo pour un délicieux voyage parisien, j’en redemande !

Fais de ta vie un rêve, et de ton rêve une réalité, Natascha Lusenti

Quatrième de couverture :

Emilia adore les bulles de savon, la couleur jaune et les poches (pour y glisser un livre). Elle aime écouter le chant de la pluie et observer les voyageurs à leur insu dans le tram.
Emilia a deux chats, Lou et Leo, l’une aphone et l’autre borgne, avec lesquels elle tente de cohabiter dans l’appartement où elle vient d’emménager.
Emilia est un peu originale, et elle n’a pas le sens de l’orientation, avec les routes comme avec les gens.
Alors dans cet immeuble où elle ne connaît encore personne, elle décide d’écrire et d’afficher chaque jour dans l’entrée des billets relatant ses pensées. Ses émotions, ses espoirs, ses habitudes, les sujets varient, mais la question vitale reste la même : et vous, quand avez-vous été heureux pour la dernière fois ?
Un jour, elle remarque sur l’un de ses messages un autocollant. Nicola, dix ans, a répondu à son appel. Grâce à cet enfant, et à Gina, la vieille dame du quatrième étage, Emilia va enfin redécouvrir ses propres richesses, et peut-être obtenir la chance de commencer une nouvelle vie.

L’avis de Laure :

Je suis totalement admirative du travail accompli par les équipes des éditions Fleuve sur cette couverture qui est un vrai coup de cœur pour moi. Un objet livre que je savoure juste en l’ayant en main et en l’admirant. Oui je suis futile, oui je lis des livres juste pour leur couverture. Et vous savez quoi ? J’assume totalement et n’ai aucune envie de changer !

Dans ce roman, vous allez découvrir Emilia, qui fut peut être la sœur cachée d’Amélie Poulain. Une jeune femme atypique qui vit avec ses 2 chats dans un appartement sans meubles, une jeune femme sensible, douce, attachante, émouvante. Emilia revient dans la ville de son enfance, on sent qu’elle a dans ses valises un passé qui lui pèse et dont on ne saura pourtant presque rien.

Emilia n’est pas parfaite, elle a sa façon d’être, de créer du lien avec les gens, une façon bien à elle et qui ne plaira pas à tous. Emilia écrit chaque jour un joli billet sur sa vie. Elle commence par « ce matin je me suis réveillée » et elle s’adresse aux gens qui l’entourent. Elle affiche ses billets dans le hall de son immeuble. Ils seront son lien avec les autres. Via ces échanges, elle va s’attacher au petit Nicola qui vit avec son père Michele, elle va se lier d’amitié avec Gina, une vieille femme esseulée, elle va aussi s’attirer les foudres de Franca sa voisine de palier.

Page après page, Emilia partage les petites joies de sa vie, elle nous livre aussi ses difficultés, à demi mots. On lit des choses savoureuses comme cette maman qui fait des tartes aux pommes comme un arc en ciel les jours où le moral est gris. En quelque sorte, j’ai trouvé qu’Emilia remettait de la vie dans la vie. Et c’est pour cela qu’elle m’a tant fait penser à Amélie Poulain.

Cette lecture était un bien joli moment. J’ai particulièrement aimé comme le roman s’achève sur une note de « j’ai compris où je vais et je vais y aller », c’est à dire qu’on ne quitte pas une Emilia accomplie comme dans les romans traditionnels qui s’achèvent une fois que le héros a trouvé l’amour, une vocation, etc. On quitte une Emilia apaisée et déterminée, elle va avancer sur le chemin qu’elle s’est trouvé et cela nous suffit totalement pour achever l’histoire.

Ma notation :

Un joli roman assez atypique qui nous emporte un moment dans une bulle de douceur et de bienveillance.

(Merci à Estelle de Fleuve Editions pour cette lecture)

RDV au café du bonheur, Lucy Diamond

Quatrième de couverture :

Evie Flynn a toujours été le mouton noir de sa famille si parfaite : une rêveuse, vagabonde dans l’âme, contrairement à ses soeurs aînées. Elle s’est d’abord rêvée actrice, puis photographe et chanteuse, mais sans grand succès.
Lassée de ces échecs, elle s’est construit une vie raisonnable : entre un travail qu’elle déteste et un fiancé très terre à terre (pour ne pas dire ennuyeux), elle regarde sa vie défiler sous ses yeux jusqu’au décès de sa tante préférée dans un accident de voiture. Jo lègue à sa nièce le petit café qu’elle tient sur le port de Carrawen Bey.
Déterminée à prendre son destin en main, Evie n’hésite pas longtemps avant de tout plaquer pour partir découvrir les Cornouailles et l’héritage qui lui est offert, sans se douter des rencontres qui vont bouleverser son destin.

L’avis de Laure :

Un pur feel good, ça faisait longtemps. C’est le livre que vous allez vouloir emporter dans votre valise pour des vacances détente et dépaysantes. J’ai tant aimé suivre la construction de la nouvelle vie d’Evie.

Tout ne partait pas bien pour notre pauvre héroïne, elle a le poids de la société sur les épaules, elle est en tout moins bien que ses sœurs qui ont réussi… Et elle a vécu depuis sa naissance comme ça. Entre sa famille toxique, son petit ami hyper rigide et pas très fun et un emploi qui n’a que la vocation d’être un gagne pain, rien ne va. Jusqu’au jour où elle apprend le décès de sa tante Jo, qui vivait dans les Cornouailles. Surprise, c’est à Evie que celle-ci lègue son café au bord de la plage.

Evie va un temps réfléchir à cet étrange héritage, qu’en faire ? Le vendre ? Le gérer à distance ? Et puis finalement, avec tous les souvenirs de sa tante qui y sont attachés, le plaisir des jours qu’elle a passé sur place, elle tente le tout pour le tout et s’y installe pour voir si elle ne peut pas en devenir la nouvelle gérante.

J’ai vraiment adoré la construction de cette nouvelle vie, le nouveau parcours professionnel pour Evie, allègrement semé d’embûches. Rien ne sera simple pour elle sur place entre des employés exécrables et mal intentionnés et diverses galères, il va lui falloir une grande énergie pour faire face. Mais petit à petit, c’est un panel de bien jolis personnages qui entre dans la vie d’Evie : Ed, un mystérieux touriste qui reprendra la place de chef cuisinier, Rachel l’énergique nouvelle serveuse, Annie et ses délicieux gâteaux ou Jay et ses superbes tableaux.

L’air de romance qui se mêle petit à petit à l’histoire est tellement chouette à lire aussi. J’ai beaucoup, beaucoup aimé ! Mais je ne vous en dis rien, vous laissant la surprise de le découvrir vous même. Et je vous souhaite un agréable voyage dans les beaux paysages de Cornouailles. Ce livre serait un délice à savourer en adaptation ciné !

Ma notation :

Un régal, on referme ce livre en ayant l’impression de quitter des amis.

Qui m’aime me le dise, Sophie Peignot

Quatrième de couverture:

Pas besoin d’aller au bout du monde pour trouver l’amour. Enfin… pas toujours.Partir en voyage du jour au lendemain à l’autre bout du monde ? Ça ne ressemble pas du tout à Céleste, casanière et raisonnable au possible. Pourtant, elle vient de le faire ! Et tout ça pour se lancer dans un prétendu jeu de piste censé la mener jusqu’à son grand-père biologique. Avec comme compagnons de voyage Herbert, un ami de sa grand-mère appartenant à la catégorie des papys râleurs insupportables, et Gaspard, un infirmier du Jardin des Magnolias, beaucoup, beaucoup plus charmant, le voyage promet d’être explosif.

L’avis d’Audrey :

C’est Carène Ponte qui avait montré ce roman sur Instagram, et cette couverture colorée avait attiré mon regard. Je remercie donc l’éditeur d’avoir répondu favorablement à ma demande de lecture sur Netgalley.

Oscarine, la tante de Céleste, l’héroïne de ce roman vient de mourir. Une épreuve qui s’annonce difficile pour la jeune femme au quotidien bien chargé. Un décès qui va amener quelques surprises avec des révélations inattendues sur sa famille et son histoire. Des révélations qui vont l’amener à vivre un voyage digne d’un vrai road trip. La voila embarquée à bord d’un avion direction Las Vegas en compagnie de deux hommes : Herbert, un vieux grognon, compagnon de maison de retraite d’Oscarine et de Gaspard, un infirmier assez charmant. Notre trio improbable va alors partir en quête de la vérité à travers un vrai jeu de piste qu’a concocté la défunte pour Céleste.

J’ai tout de suite aimé le personnage de Céleste et le lien qu’elle crée avec Herbert. Tout deux échangent piques et petites phrases assassines, et pourtant on sent bien que derrière cet humour noir se cache finalement beaucoup de sympathie. On comprend bien vite que derrière un cœur de pierre, Herbert cache de la tendresse et un brin de surprise. Il restera jusqu’au bout du roman mon personnage préféré.

Je m’attendais à lire un roman où la romance aurait la place centrale, où on suivrait la quête d’amour de Céleste, mais ce n’est pas le sujet principal du récit. Et tant mieux ! J’ai trouvé cette idée de chasse aux trésors pour révéler l’histoire d’Oscarine originale. Elle aurait pu se contenter de tout livrer à travers une lettre après tout. Cette aventure va ainsi amener Céleste à rencontrer quelques personnes, et à se questionner sur sa vie, sur son quotidien. De ce voyage, nos trois personnages en reviendront différents et le cœur de leur vie va en être bien bouleversé.

C’est un roman très divertissant et moderne. Un peu trop court peut-être ? En tout cas moi j’en aurai lu davantage. J’ai trouvé que certaines scènes ou chapitres auraient mérité d’être un peu plus développés. Mais je suis passée au delà de cela et je retiendrai surtout un bon moment de lecture avec un épilogue qui m’a touchée droit au cœur.

Ma notation :

Un premier roman qui joue son rôle : divertissement et évasion au rendez-vous sur fond d’amour, de secret de familles et de recherche de la vérité.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)