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Le millième jour de la marmotte, Fanny Gayral

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Quatrième de couverture :

Ah, si chaque journée pouvait être identique à celle de la veille, Éléonore serait comblée : gestion de patrimoine, petits arrangements avec la misogynie ordinaire de son père et ses quatre frères, amour parfait avec son petit ami qui s’apprête à la demander en mariage le soir de ses vingt-huit ans. Hélas, rien ne se déroule comme prévu et l’annonce est fracassante : son amoureux veut faire un break. Il la met à la porte de leur appartement commun. Ayant appris ses déboires, une richissime cliente lui propose de l’héberger dans son luxueux appartement parisien. Éléonore y rencontre la star du développement personnel en France qui n’est autre que le petit-fils de sa cliente. Elle découvre vite que ce coach de vie est loin d’être aussi positif que dans ses vidéos. Tout juste quitté par sa femme, il s’effondre, et refuse d’assurer ses coachings. Éléonore décide alors de prendre les choses en main ! Mais est-elle vraiment prête à s’aventurer hors de sa zone de confort ?

L’avis d’Audrey :

J’avais découvert la plume de Fanny Gayral uniquement en lisant ses nouvelles glanées dans des recueils édités chez J’ai Lu, alors quand j’ai vu la parution de ce roman, dans une maison d’édition qui a su a de nombreuses reprises me réserver de belles découvertes, je n’ai pas réfléchi bien longtemps pour accepter de lire ce livre.

Eléonore se prépare pour son anniversaire et elle est persuadée que son compagnon va la demander en mariage. Alors c’est un peu le choc quand finalement ce dernier lui annonce qu’il veut faire une pause. Complètement dévastée et remettant tout en cause, elle trouve refuge chez Madeleine, une cliente, qui lui propose de l’héberger. Et c’est avec une grande surprise, que le petit fils de Madeleine se trouve être Florian Desjours, le coach star qu’Eléonore suit avec passion, regardant chacune de ses vidéos à plusieurs reprises.

On pourrait s’imaginer que le jeune homme va servir de guide à la jeune femme pour se sortir de sa mauvaise passe, mais contre toute attente, lui aussi est victime d’une peine de cœur, et il perd toute motivation à son travail. Il se traîne, n’est plus qu’un loque. Bref, loin de l’image du coach sûr de soi et prêt à conquérir le monde entier. En parallèle à ces déboires personnels, Eléonore doit aussi se battre sur son lieu de travail, face à une chef un poil tyrannique et destructrice.

Heureusement, Eléonore et Florian peuvent compter sur leurs amis proches, à défaut de leur famille un brin bancale. Et si c’était le moment de tout remettre en question et de croire en soi. Et si Eléonore se laissait enfin guider par ses convictions intimes, ses envies et accessoirement par les citations inspirantes de ses Yogi Tea.

Une comédie romantique, mêlée à une touche de développement personnel, pour nous livrer une histoire bien sympa, où l’humour a une jolie place. C’est frais, divertissant et plaisant, pile ce que j’attendais avec cette lecture.

Ma notation:

Faites vous chauffer une tasse de thé, posez-vous, lisez et respirez. Vous avez un bon livre entre les mains, profitez-en.

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(Merci à Eyrolles  pour la lecture de ce roman)

La librairie de la seconde chance, Jackie fraser

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Quatrième de couverture :

Thea Mottram passe le pire mois de sa vie. Elle a été licenciée de son bureau sans préavis. Et pour ne rien arranger son mari, avec qui elle est mariée depuis près de vingt ans, décide de la quitter pour une de ses amies !
Désemparée et complètement perdue, Thea est au fond du gouffre. Aussi, lorsqu’elle apprend le décès d’un grand-oncle lointain en Écosse, qui lui a laissé sa maison et une importante collection de livres anciens, elle décide de quitter le Sussex pour quelques semaines. S’enfuir dans une petite ville côtière où personne ne la connaît semble être exactement ce dont elle a besoin.

L’avis d’Audrey :

Thea, est plutôt dans un mauvais mood au commencement de ce roman: Elle vient de se faire licencier, et son mari vient de la quitter pour une de ses amies. Tout va donc au plus mal pour elle. La lettre d’un notaire lui apprenant qu’elle hérite de la maison d’un grand oncle pourrait permettre à Théa de changer d’air quelques temps. Sur place, c’est une belle demeure qui lui revient, mais aussi tout son contenu: Vêtements, vaisselles, souvenirs mais surtout une collection de livres rares et anciens.

Alors qu’elle envisageait de régler rapidement les affaires liées à cet héritage, elle se dit que finalement rien ne presse et puis rien ne l’attend chez elle finalement. Elle décide de passer plusieurs semaine dans la maison. Elle va y faire quelques rencontres, notamment celles avec deux frères que tout opposen et qui se détestent: Charles, son voisin, riche propriétaire et qui convoite la maison de Théa et Edward, un librairie taciturne et peu commode. Et si elle pensait trouver un peu de tranquillité en arrivant dans ce village, ces deux comment vont bien lui causer du soucis.

Un roman feel-good très plaisant, avec une héroïne marrante et en qui on peut si facilement s’identifier. Une comédie romantique, mais pas seulement. Quelques intrigues secondaires viennent se greffer aux tourments de Théa. J’ai aimé Edward, le librairie grognon, dont on imagine bien vite qu’il a du morfler dans sa vie intime pour se comporter ainsi. Un jolie jeu se déroule entre Théa et lui, c’est rafraichissant et divertissant.

Ma notation:

Une bien belle comédie romantique, mais roman plus complexe qu’on pourrait imaginer.

Duel au soleil, Angie Hockman

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Quatrième de couverture :

Henley Evans, 28 ans, est accro au travail. Entre son emploi de responsable marketing chez un croisiériste et les cours du soir, elle n’a plus de temps à elle. Et surtout pas pour une relation amoureuse !

Tous ses sacrifices sont sur le point de payer : la voilà pressentie pour un poste de direction. Il n’y a qu’un seul problème : Graham Crawford-Collins, le community manager de la société et rival de Henley, est lui aussi en lice pour cette promotion. Pour les départager, il leur faut doper les réservations de croisières pour les Galapagos… en s’y rendant ensemble !

Quand Henley rencontre Graham en chair et en os, la surprise est totale : il n’a rien à voir avec ce qu’elle avait imaginé…

Entre décor paradisiaque et cocktails acidulés, les préjugés de Henley vont être mis à rude épreuve. Est-elle prête à tous les sacrifices pour décrocher le job de ses rêves ?

L’avis de Laure :

C’est le retour des petites romances d’été que je savoure chaque année avec le même plaisir entre deux lectures plus exigeantes. Lorsque j’ai débuté Duel au soleil, je savais parfaitement comment cela allait finir, le thème de l’amour-haine est souvent traité dans les romances et on se doute bien de l’évolution des choses longtemps à l’avance.

Pour autant, ça a vraiment été une très chouette lecture qui traite plusieurs sujets tout aussi plaisants les uns que les autres. Henley et Graham sont envoyés par leur patron sur l’une des croisières que leur entreprise organise. Leur défi ? En revenir avec un projet marketing qui tient la route et leur permettra d’obtenir le poste de directeur du marketing. Le souci ? Henley déteste Graham depuis un échange professionnel où il s’est attiré les mérites d’une idée qu’Henley a eu. Alors, tous les coups seront permis pour obtenir le poste.

Mais très vite, Henley se rend compte que Graham n’est pas celui qu’elle croit et surtout elle découvre un homme qui l’attire énormément ce qui n’est pas pour arranger ses plans. Dans ce jeu du chat et de la souris, on savoure aussi la beauté de la croisière aux Galapagos et les petites histoires des différents croisiéristes. Puis, de retour à Seattle, on rebascule dans le monde professionnel dont j’ai aimé le sujet parce qu’on voit comme il peut être difficile pour une femme de percer. J’ai adoré alors le combat mené par Henley pour se faire entendre, aidée par tout un entourage bien sympathique et déterminé. Et bien évidemment, la romance reste présente tout du long en arrière plan, prévisible mais savoureuse néanmoins avec deux personnages dont les confidences sont forts touchantes. En résumé, un bien joli roman feel good aux thèmes très plaisants, de la croisière aux coups bas en entreprise, j’ai tout aimé et passé un excellent moment.

Ma notation :

Lecture détente idéale pour l’été, laissez-vous tenter !

(Merci à Mylène de L’Archipel pour cette lecture)

Le fabuleux voyage du carnet des silences, Clare Pooley

Quatrième de couverture :

Monica a abandonné sa carrière d’avocate pour réaliser son rêve : ouvrir un café sur Fulham Road. Le jour où un de ses clients oublie son carnet sur une table, elle ne peut s’empêcher de le lire. Les premières pages lui révèlent la confession de Julian Jessop, un artiste excentrique, âgé de soixante-dix-neuf ans qui exprime toute sa tristesse et sa solitude depuis la mort de sa femme.
Touchée par cette idée de révéler des sentiments intimes à des inconnus, Monica décide de continuer le carnet avant de le déposer dans un bar à vin.

Au risque de voir son destin bouleversé de manière inattendue…

L’avis de Laure :

Avant de m’embarquer dans la lecture du voyage de ce carnet, j’en avais lu des avis qui laissaient à penser à un joli feed good.

A mon tour, je me suis laissée charmer par les personnages et le joli lien qui va les unir. C’est Julian, 79 ans (officiellement), qui va lancer cela, sans forcément le vouloir. Le vieil homme se confie dans un carnet sur sa solitude, son passé, la perte de l’amour de sa vie. C’est Monica, tenancière d’un café qui va retrouver le carnet. Emue par l’histoire du vieil homme, elle va intervenir pour recréer du lien social dans sa vie. Puis, à son tour, elle confie son humeur du moment au carnet, qui voyagera entre les mains de Hazard, trader alcoolique et héroïnomane.

D’un personnage à l’autre, c’est toujours la même dynamique, une empathie pour les récits lus, l’envie d’aider puis le besoin de se confier à son tour. J’ai beaucoup aimé cette immersion progressive dans l’histoire, avec un personnage de plus de temps à autre. Ils vont devenir une vraie petite bande, solidaire, qui va construire des choses ensemble. Tous vont changer profondément et imaginer peu à peu un nouveau présent dans lequel ils pourront se sentir heureux.

Ce genre d’histoire fait vraiment du bien en ce moment où le lien social est un peu rompu. J’ai aimé leur évolution à tous, le carnet les a aidés non seulement à se tourner vers les autres mais aussi à s’interroger sur ce qui compte vraiment. Et quand ils creusent, ils se rendent bien vite compte que ces cases à cocher dans leur idéal de vie ne seront pas forcément celles qui les rendront heureux.

N’hésitez pas à vous laisser embarquer à votre tour dans la jolie bande menée par Monica avec Julian, Riley, Hazard, Alice et tous les autres. Moment de douceur garanti.

Ma notation :

Un joli roman.

(Merci à Estelle de Fleuve Editions pour cette lecture)

Quand la reine chante, les abeilles dansent, Véronique Maciejak

Quatrième de couverture :

Marie aimerait être une mère qui assure. Une maman qui n’élève jamais la voix, qui se fait obéir sans punir, qui trouve toujours du temps pour ses enfants… Sauf que du temps, elle n’en a plus. Depuis qu’elle a décidé de quitter son travail pour se consacrer à sa famille, rien ne va. Elle est épuisée et débordée par les contraintes du quotidien. Alors elle crie, elle punit et ne parvient plus à gérer son ado précoce, son cadet hypersensible et sa petite dernière énergivore.
À l’aube de ses 40 ans, Marie frôle le burn-out parental. Mais a-t-elle le droit de se plaindre, elle qui a choisi d’être « au foyer » ? Et existe-t-il une recette pour devenir un parent parfait ?

L’avis d’Audrey :

Je suis maman d’un petit garçon de bientôt 6 ans, et même avec juste un enfant à la maison (quoique 2 avec le papa), j’avoue me sentir un peu débordée par moment. Alors quand ce roman titre être le roman que tout les parents devraient lire, je me suis dit qu’il fallait le découvrir.

Marie, qui gère la maison et l’organisation des journées avec 3 enfants est fatiguée et semble lasse de son quotidien. Un ado en pleine crise de rébellion, la petite dernière capricieuse et son garçon du milieu qui contre attente se montre presque parfait (trop beau pour ne pas paraitre suspect). Elle ne peut pas vraiment compter sur l’appui de son époux, submergé par son travail. La rencontre avec Rose, une nouvelle voisine va lui apporter une petite bouffée d’air et de détente. Rose va aller jusqu’à l’inscrire par surprise à un séminaire dédié à la parentalité. Marie ne s’imagine pas tout quitter pour prendre du temps pour elle. Mais tous sauront la convaincre de lâcher prise quelques jours et d’accepter ce moment pour elle.

Sur place, une discipline assez stricte surprend d’abord Marie: pas de téléphone, peu de contact avec les familles. Elle y fait la rencontre de Christianne, une mamie qui a tendance à trop gâter sa petite fille et à tout céder, et de Jennifer,  toute jeune maman qui frôle le baby blues. Ce séminaire c’est l’occasion rêvée de prendre soin de soi, de se détendre mais surtout d’appréhender une nouvelle façon de gérer son quotidien.

Ce roman, est un vrai coaching de vie, auquel en tant que lecteur on peut participer. Toutes les clés, les conseils et démarches qui sont proposés à Marie, on peut les mettre à profit nous même. Logiquement, je me suis interrogée sur ma façon de gérer mon quotidien et l’éducation que je donne à mon fils. Mais il faut noter que ce roman de développement personnel n’est jamais culpabilisant. Tout est expliqué avec pas mal de bienveillance. Partir à la rencontre de Marie, c’est un peu partir à la rencontre du parent que nous sommes nous même.

Ce que j’aime bien avec de nombreux ouvrages de chez Eyrolles, c’est que le coté développement personnel qui en règle général me gonfle vite, est brillamment mêlé à la fiction. Ainsi, les messages passent en douceur et ici l’auteure use de beaucoup de fluidité dans son style pour que ce roman se lise avec plaisir en enthousiasme.

Ma notation :

Un roman agréable à lire.