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Le drôle de Noël qui a changé ma vie, Marilyse Trécourt

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Quatrième de couverture :

Alors que le mois de décembre vient de commencer, la nostalgie assaille Lina. Elle pense à sa mère décédée, à la promesse qu’elle lui a faite d’être heureuse avant ses 35 ans. Où en est Lina aujourd’hui ? Elle a 34 ans. Elle travaille jour et nuit dans le restaurant de son père, son amoureux lui répète qu’elle n’est pas à la hauteur de ses exigences et son gynéco lui a conseillé de faire congeler ses ovocytes. Bref, pas de quoi pavoiser. Un matin pas comme les autres, Lina s’aventure dans la cour de la maison au mimosa, propriété qui l’a toujours intriguée et dont la grille est ouverte. Quand une vieille femme apparaît sur le perron et la tance vertement à propos de son retard, Lina ne la détrompe pas. En endossant le rôle usurpé d’auxiliaire de vie, elle ne se doute pas que le cours de sa vie est sur le point de basculer.

L’avis d’Audrey :

Il n’est jamais trop tôt pour se mettre dans l’ambiance de Noël non ? On inaugure alors sur le blog le début de nos lectures de  Noël avec ce roman de Marilyse Trécourt.

262 pages de douceur et de sourire, que l’on passe en compagnie de 3 personnages auxquels on ne peut que s’attacher.  Lina est une jeune femme peu sûre d’elle, elle n’ose pas dire non à son père avec qui elle travaille dans un restaurant, elle cède tout à son compagnon. Mais un jour de décembre il est temps de dire Stop, même si elle le regrette bien vite. Une décision qui va l’amener malgré elle, à devenir Nanny pour Philippine, une octogénaire au caractère bien trempée sur qui veille Hugo, son facteur.

Rien n’est simple pour Lina, pour qui tout s’enchaine. Notre trio va vivre de bien curieuses expériences. L’aventure est ponctuée d’humour et de tendresse, et l’on sait que tout va bien se passer pour eux (enfin on l’espère) mais on a envie de connaître les chemins qu’ils vont devoir prendre pour arriver à l’apaisement. Un roman d’amitié, d’amour, de famille. Un roman sur la bienveillance, le pardon, l’acceptation. Un roman sur le bonheur tout simplement.

Ce roman de Noël, c’est l’occasion pour l’auteure de mettre en lumière les thèmes qui lui sont chers. La confiance en soi, le courage, la réalisation de ses rêves et envies. A travers Lina et Philippine, elle nous oblige à nous interroger sur nos propres désirs. Et si on écrivait une lettre au père-Noël, là, maintenant, tout de suite : Que lui demanderions nous? Qu’est ce qui nous bloque ou nous empêche d’être ce qu’on veut?

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(Merci aux éditions Eyrolles pour cette lecture)

Le fleuve des souvenirs, José Maria Mérino

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Quatrième de couverture :

« On raconte qu’un être humain met à peine plus de huit secondes à tomber amoureux, et tandis que tu regardais et que tu écoutais cette fille aux yeux brillants (…), tu sentis à son égard cette sympathie particulière, ce désir invincible de proximité que revêt l’amour lorsqu’il apparaît. » En compagnie de son fils Silvio, Daniel parcourt l’Alto Tajo, un lieu légendaire où il prévoit de disperser les cendres de sa femme. Ce sont les mêmes lieux où cet homme et cette femme, dans leur prime jeunesse, ont partagé une forte passion amoureuse. Ce voyage imprévu va permettre à Daniel de se remémorer sa bouleversante histoire d’amour, de trahison et de regret.

L’avis de Laure :

Le nouveau roman Faubourg Marigny est une fois de plus bien particulier, on s’y habitue, cette maison d’édition a une ligne éditoriale très forte. Ce roman sera peut-être un quitte ou double pour vous parce qu’il n’est pas si facile à lire.

José Maria Mérino fait le choix d’une narration bien particulière, j’ai mis un peu de temps avant de m’y faire. Il raconte l’histoire de Daniel, comme s’il s’adressait à Daniel lui-même. Ainsi, le tu est le pronom de la narration. Un premier point très inhabituel à lire. Et puis, il conte le passé de Daniel et son histoire d’amour avec Tere au passé simple. Croyez-moi, c’est un temps que nous n’avons l’habitude de voir nulle part. Il alourdit le texte parce que justement nous sommes habitués à lire et entendre un passé composé plus habituel. Et en même temps, il a son charme, il rend le texte fort, ce passé simple. Mais il faut s’immerger dans le texte et se laisser un peu de temps pour passer outre ces deux partis pris de l’auteur.

J’ai réussi à me laisser absorber par l’histoire de Daniel, Tere et leur fils Silvio. Parce que nous savons dès le départ que le père et le fils partent en excursion avec les cendres de Tere. Que lui est-il arrivé ? Quelle est l’histoire de ce couple et de leur fils particulier ? On retrace une histoire d’amour chaotique, j’ai aimé parce que c’est différent. Et puis il y a ce lien paternel, une paternité à laquelle Daniel n’aspirait pas, une paternité dont il n’avait pas prévu qu’elle se compliquerait par le chromosome supplémentaire de son fils. La relation se noue lors de cette randonnée d’adieu à Tere, on s’immerge peu à peu dans le duo père-fils, dans leur évocation de la mère décédée mais toujours si présente dans les esprits.

Et puis cette fin, je ne m’attendais pas à une telle montée dramatique, tant dans le passé que dans le présent. Je ne vous en dis pas plus. Oui, c’est un roman particulier mais il est à découvrir, non ?

Ma notation :

Un texte dont j’ai réussi à surmonter les embuches d’une narration particulière. Et je suis contente d’y être parvenue pour la finalité de l’histoire !

(Merci aux éditions Faubourg Marigny pour cette lecture)

La cuisinière de Castamar, Fernando J. Munez

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Quatrième de couverture :

Madrid, 1720.

Protégée de l’immensité vertigineuse du ciel sous une cargaison de paille, Clara Belmonte a pris son courage à deux mains pour entreprendre le voyage jusqu’au domaine de Castamar, où elle est attendue comme commise de cuisine dans le château ducal. La jeune orpheline madrilène espère y trouver un refuge après la mort de son père et la ruine de sa famille.

À son arrivée, elle découvre la demeure en effervescence : don Diego, le taciturne et mystérieux duc qui s’était enterré dans sa propriété à la suite de son veuvage, a décidé de reprendre sa place dans la société aristocratique. Tous les grands d’Espagne sont attendus pour les festivités données en l’honneur de doña Alba, la maîtresse de maison décédée neuf ans plus tôt.
Du majordome aux femmes de chambre, chacun s’active pour faire de cette fête un événement spectaculaire.

Mais quand Clara attire l’attention de don Diego, elle vient bouleverser la routine bien rodée de la maisonnée.
Entre intrigues de cour et sentiments naissants, cette rencontre pourrait changer des destins qui semblaient tout tracés.

Porté par une intrigue au rythme endiablé, un grand roman d’amour et d’aventure qui nous plonge dans les châteaux de l’aristocratie espagnole du XVIIIe siècle.

L’avis de Laure :

Lorsque j’ai reçu ce roman, je ne m’attendais pas à un tel pavé puis lorsque je l’ai débuté j’ai très vite pris peur. Non pas à cause de sa longueur mais parce que je ne parvenais pas à y entrer. J’ai hésité à abandonner et j’ai persévéré peu à peu car une partie du roman me plaisait tandis qu’une autre me semblait longue et ennuyeuse.

J’ai adoré Clara dès le tout début, dès son voyage vers Castamar où elle va aider aux cuisines. La jeune fille bien éduquée nous réserve de belles surprises et j’ai adoré la voir évoluer, si vite, si facilement. Son talent de cuisinière se révèle très vite et on est donc forcément heureux de la reconnaissance qu’elle va obtenir. En revanche, au début du roman, j’ai eu du mal avec les autres personnages du roman : les nobles et leurs manigances. Il faut d’abord saisir qui est qui et puis entrer dans leurs histoires.

Au début, cela ne captivait pas du tout mais peu à peu le suspense a réussi à gagner mon attention. Et c’est pour cela que je peux vous parler de ce roman aujourd’hui. (puisque je ne parle jamais de mes abandons).

Ce roman est surprenant et mémorable pour ce qu’il apporte : des personnages différents et originaux, des relations sociales chamboulées à une époque où cela était si mal vu de sortir de son rang, des histoires d’amour elles aussi interdites mais qui vont pourtant se vivre au grand jour. Et une mystérieuse enquête, celle du décès de la duchesse de Castamar quelques années auparavant, un décès non accidentel comme on le comprendra vite et dont il faudra tirer de bien nombreuses ficelles avant de comprendre comment il a pu arriver.

Ce fut au final une lecture intéressante pour moi malgré un bémol sur le début du roman qui m’a semblé si laborieux et peu plaisant.

Ma notation :

La fin du roman a pu en rattraper le début mais je garderai un avis particulier sur ce roman qui a été une expérience de lecture difficile.

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture

Les douleurs fantômes, Mélissa Da Costa

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Quatrième de couverture :

Rosalie, Gabriel, Tim, Anton et Ambre formaient un groupe d’amis soudé jusqu’à ce qu’un drame les éloigne les uns des autres. C’est pourtant un appel au secours qui, cinq ans après, va à nouveau les réunir. Entre silences amers et regrets, ces retrouvailles vont raviver leurs douleurs fantômes et bousculer leurs certitudes : mènent-ils vraiment la vie dont ils rêvaient ?

L’avis d’Audrey :

En 2021, Mélissa Da Costa nous livrait l’histoire d’Ambre, dans Je revenais des autres. Jeune femme paumée et peu sûr d’elle, elle avait fait de bien belles rencontres à Arvieux, station de ski des Alpes, mais elle avait achevé ces quelques mois de parenthèses sur une déception.

Dans les douleurs fantômes, on la retrouve 5 ans après. Cela fait bien longtemps qu’elle n’a plus mis les pieds à Arvieux, ni même échangé avec la bande de l’époque. Mais pourtant, elle n’hésite pas une seule seconde quand Rosalie l’appelle à l’aide. C’est fébrile qu’elle y retourne, elle redoute la confrontation avec Tim et Anton. Mais Ambre est plus mûre, plus sûre d’elle et elle a les armes nécessaires pour ces retrouvailles…ou pas.

Quand on connait les aventures vécues dans le passé, on imagine bien que tout ne va pas être simple. Et pourtant, c’est vite l’évidence, elle s’y sent bien à Arvieux, avec eux, avec lui.

C’est un réel plaisir de retrouver la plume de Mélissa Da Costa, surtout pour nous ramener à Arvieux, au coeur de cette bande de copains. L’émotion est bien présente, on a souvent les larmes au bord du coeur. On a mal, on souffle avec eux, on souffre pour eux, on rigole avec eux, on s’émeut et comment ne pas tomber en amour pour Sophinette, ce bébé du premier roman, devenue une petite fille intelligente et espiègle.

J’ai lu quelques critiques reprochant le fait qu’on sait dès le début que tout finira bien. C’est vrai, mais l’essentiel dans ce roman à mes yeux, n’est pas de connaître la fin, mais d’assister à la manière dont Ambre, Tim, Anton, Rosalie et ceux qui gravitent autour d’eux vont y parvenir. Le chemin pour arriver au bonheur n’est pas facile. Ils vont devoir être courageux, oser, décevoir et pardonner. Pardonner aux autres, mais peut-être à eux-même aussi pour enfin vivre.

Ma notation:

Une très beau roman d’amitié et d’amour. Un roman sur la vie, la leur, la nôtre un peu aussi.

Les dernières heures, Ruth Druart

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Quatrième de couverture :

À l’aube de la Libération, Paris vit ses heures les plus sombres. Mais la jeune Élise n’hésite pas à braver les dangers et à partager le peu qu’elle possède avec un orphelinat juif. Affamée de justice, elle va encore plus loin, exfiltrant les enfants avant qu’ils ne soient envoyés au camp de Drancy. Un jour, elle fait la rencontre de Sebastian, un jeune soldat allemand. Chaque jour, pour le Reich, il traduit les lettres de dénonciation. Mais sa rencontre avec Élise va le confronter à l’horreur de ses actes et à un terrible dilemme : trahir son pays ou renoncer à l’amour de la belle Française. Dix-neuf ans plus tard, une jeune femme, Jospéhine, découvre dans une vieille valise, une lettre qui remonte à la guerre. Un mot d’amour destiné à sa mère mais écrit par un autre homme que son père. Peu à peu, elle remonte le fil d’une histoire d’amour interdite. L’histoire d’une trahison et d’une vérité indicible qui va changer sa vie à tout jamais.

L’avis de Laure :

J’avais beaucoup aimé l’an dernier le précédent roman de Ruth Druart, L’enfant du train. Cette année, elle confirme son talent avec toujours le même angle de traitement des faits historiques : les retombées de la seconde guerre mondiale. J’aime beaucoup ce regard, on va plus loin que les années 39 à 45 et on vit à travers ses personnages ce que les drames de la guerre entrainent comme bouleversements dans les années qui suivent.

Ces bouleversements, c’est Josephine qui va les découvrir, dans les années 60 lorsqu’elle se rend compte que l’homme mentionné sur son acte de naissance, ce père qu’elle n’a jamais rencontré, n’est pas celui dont on lui a donné le nom. Alors Josephine va enquêter, contre le choix de sa mère, et se faire raconter ce qu’Elise a vécu, à Paris, pendant la guerre.

C’est une jolie histoire que celle de ce couple, une histoire d’amour qui dépasse les nationalités, celle d’un Allemand qui tombe amoureux d’une française. On pourrait se dire que ce thème est déjà vu mais Ruth Druart y apporte sa propre petite touche par le devenir de ses personnages après la guerre. Et là, comment ne pas s’émouvoir par le destin qui a éloigné chacun ? Lorsque qu’on comprend ce que chaque personnage a vécu de son côté, on se demande quel sera l’avenir possible, sachant que l’amour est toujours là.

Pourtant, l’histoire est complexe et j’ai trouvé cela très bien ainsi, on aurait pu reprocher sinon à l’auteure de céder à la facilité. Et puis finalement, ce qui est beau et qui occulte tout le reste, c’est la force de l’amour que chacun a pour l’autre. Cette force est telle qu’elle va apporter à Josephine ce père qu’elle n’aurait jamais connu sans doute…  Ce sentiment d’amour est le plus précieux, il absorbe tous les tracas, toutes les embûches et porte juste chacun à être heureux. On referme le roman avec la satisfaction de savoir chaque personnage apaisé, guéri du passé et prêt à laisser le présent lui apporter de nouvelles joies.

Ma notation :

Un bien joli roman.

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(Merci à Eric Poupet et City Editions pour cette lecture))