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D’ici la porte toi-bien, Carène Ponte

– Roman à paraître le 06/06/19 aux éditions Michel Lafon – 

Quatrième de couverture:

Le meilleur moyen d’alléger ses peines, c’est encore de les partager.

Avec son sable fin et son ciel azur, l’Avenue du Parc Resort and Spa est l’endroit idéal pour se remettre d’un coup dur. À condition de donner sa chance à la chance.
Alors que Samya tente de pardonner l’adultère de son mari, Alison aimerait oublier qu’elle s’est fait plaquer au pied de l’autel. Jessie s’est excusée mille fois pour le chat et le lave-linge, mais Jérémy est à bout : une pause s’impose. Apolline rêve d’un enfant qui ne vient pas. Quant à Mia, dix-neuf ans et déjà maman, elle se voit rejetée par sa famille. Geneviève, elle, perd peu à peu la mémoire.
Ensemble, elles vont libérer leurs émotions et s’apporter un soutien inattendu.
Avec au bout du chemin, un gain inestimable : l’espoir.

L’avis de Lunatic :

Si vous suivez ce blog, vous savez à quel point j’aime Carène Ponte!!! C’est en sautillant comme une gamine que j’ai sorti le livre de son enveloppe (en arrachant cette dernière au passage) pour découvrir l’exemplaire dédicacé de ce nouveau roman (Merci Carène). La couverture toute douce est super jolie vous ne trouvez pas?

J’aurai tellement de choses à dire sur ce roman, sur ces personnages, sur les situations que vivent nos héroïnes. Mais trop parler de ce roman, ça serait vous gâcher la rencontre avec ces 6 femmes. Une rencontre qui s’annonce chargée en émotions. Vous passerez par une multitude de sentiments différents. Vous allez rire, vous offusquer,  puis être attendri, rire à nouveau, être ému, être en colère, rire encore, pleurer, sautiller, rire toujours et aimer. Vous allez aimer ces 6 personnages et ceux qui les entourent. Vous allez peut-être comme moi détester un personnage et avoir envie de le noyer dans la piscine de L’avenue du Parc.

J’ai retrouvé ici l’écriture pleine d’humour de Carène Ponte que j’aime tant. Des chapitres fluides, courts, qui s’enchaînent et qui donnent un joli rythme au roman. Chaque chapitre est consacré à l’une des 6 héroïnes. Chacune est à un moment clé dans sa vie, les liens qui se créent, l’amitié qui naît leur permettra d’avancer dans leurs histoires loin d’être évidentes à supporter.  J’ai adoré retrouver Samya, que l’on avait rencontré dans son précédent roman (ainsi que Maxime et Audrey). Je pensais au début de ma lecture que l’une des héroïnes allait se démarquer dans mon cœur de lectrice, mais non! Chacune à leur manière ont su me toucher, me conquérir et je pense que l’on peut s’identifier un peu à chacune d’entre elles.

Je ne vois qu’un seul défaut à ce roman : les vacances sont passées trop vite. J’aurai bien rempilé pour encore quelques jours à l’avenue du parc en compagnie de Mya, Geneviève, Apolline, Samya, Alison et Jessie. Entre rires, cocktails, piscine, complicité et amitié.

Je me réjouis en me disant que cet automne, on va pouvoir lire un nouveau roman de Carène Ponte sur le thème de Noël. J’ai hâte.

(Merci à Camille des éditions Michel Lafon pour cette lecture)

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L’expérience de la pluie, Clélie Avit

Quatrième de couverture :

Toucher mais ne pas l’être. Par le cœur ou par les doigts. Pour Camille et Arthur, son fils de six ans, cela revient au même. Tous les deux autistes, ils vivent à l’abri du monde, de son bruit et de ses violences, dans une bulle que Camille a spécialement créée pour eux. Chaque rencontre, chaque échange physique, même le plus infime, est une épreuve : une main qui attrape, une bousculade dans le bus, des gouttes de pluie sur la peau.
Un soir, en sortant du bureau, Aurélien croise leur route. Dans son quotidien désabusé, il entrevoit dans leur relation ce  » vrai  » qui lui manque tant et qui semblait hier encore inatteignable.
Mais comment approcher ce couple mère-fils fusionnel sans briser leur fragile équilibre ?
Un roman lumineux, empreint d’humanité, qui fait advenir le meilleur alors que tout pourrait s’écrouler.

L’avis de MadameOurse :

J’ai repéré ce roman lorsque les éditions Plon ont commencé à en parler sur Instagram, complètement captivée par les coloris sublimes de cette couverture. Le thème de l’autisme qui y est traité m’intéressait et j’ai donc été ravie lorsque nous avons reçu un mail nous proposant de découvrir ce livre.

Ici, Aurélien et Camille vont nous raconter chacun à tour de rôle leur rencontre et leur relation. A travers Camille, on vit le quotidien via les yeux d’un autiste et c’est une immersion vraiment intéressante. Je n’avais quasiment aucune idée de ce qu’était la vie pour ces personnes. Là, on comprend mieux comme chaque épreuve du quotidien peut parfois sembler irréalisable : se laver c’est accepter la sensation de l’eau sur son corps, s’habiller c’est supporter les vêtements qui sont parfois d’un grand inconfort pour eux. Et puis il y a les relations sociales, les émotions qu’ils vivent aussi différemment, le contact physique avec les gens est lui aussi une épreuve.

Camille est maman d’un petit garçon, Arthur, également autiste. Elle s’efforce de lui faire accepter un certainement nombre de codes qui sont nécessaires à la vie en société tout en sachant justement combien ces épreuves sont difficiles à accepter pour lui. Elle est donc sans cesse partagée entre son « travail » de maman et les choses qu’elle doit obliger son fils à accepter, et son vécu d’autiste quand elle a, elle aussi, tant voulu fuir ces mêmes expériences quand elle était jeune. Malheureusement, elle est suivie de près par les services sociaux et la menace de lui retirer son fils pèse sur ses épaules.

Un jour dans le bus, ils vont croiser le chemin d’Aurélien. Celui-ci va faire rempart de son corps entre Camille et Arthur et les autres passagers du bus. Inconsciemment, de par son comportement lors de ce voyage, il va préserver la bulle dont Arthur et Camille ont besoin entre eux et le monde. De ce moment va alors naître un lien subtil mais fort entre Camille et Aurélien.

Le jeune homme va tenter de nouer une relation avec la mère et le fils tout en respectant leurs particularités et le fait justement que nouer un lien social est un travail particulier pour eux, pour accorder leur confiance, pour accepter la proximité avec une personne, pour se laisser toucher (physiquement comme psychologiquement). Cette facette là de l’histoire est aussi intéressante car, pour Aurélien, qui va tenter de gérer les choses avec son instinct, ce sera parfois un pas en avant pour 3 pas en arrière. On se rend compte que c’est une réflexion de tous les instants pour la personne non autiste qui doit se demander comment la personne autiste va réagir à chaque action la plus anodine que nous sommes susceptibles de faire.

J’ai trouvé la construction du roman vraiment enrichissante par ce travail que l’auteure a fait sur les deux façons de voir les choses. Elle nous interpelle aussi bien sur ce qu’est le vécu d’un autiste comme sur la façon dont on peut les aborder. Le roman restera pour moi une lecture particulière. En effet, c’est une histoire d’amour hors normes qu’on lit ici, que j’ai eu du mal à appréhender personnellement parce que ce n’est pas ma vision de l’amour, car je suis quelqu’un qui fait le lien entre l’amour et le toucher, ce qui n’est pas le cas des personnes autistes. Je suis donc restée un peu en distance de ma lecture et je crois que c’est normal. On ne peut pas, via une lecture, être capable de se mettre à penser et ressentir les choses comme une personne autiste. Mais on peut s’y intéresser et s’enrichir des différences. Et en cela, je trouve que le roman est réussi.

Ma notation :

Une lecture particulière qui permet de s’immerger dans le quotidien des personnes autistes et d’appréhender leurs émotions. Un beau travail de l’auteure pour sensibiliser sur ce sujet.

Merci aux éditions Plon pour cette lecture

Deux soeur, David Foenkinos

Quatrième de couverture :

Mathilde, la trentaine, forme avec Etienne un couple heureux. Elle est professeure de français dans un lycée. Elle adore son métier et ses élèves – à qui elle communique sa passion pour Flaubert et en particulier pour L’éducation sentimentale. Lors de leur dernier voyage en Croatie, Etienne lui a proposé de l’épouser et de fonder une famille. Mais peu de temps après leur retour, Etienne change d’attitude. Il est distant, gêné. Pressé de questions, il avoue qu’il a revu son ancienne compagne, Iris, et que cette rencontre l’a bouleversé. Etienne a compris que sa vie devait s’accomplir avec elle. L’univers de Mathilde s’effondre. En proie à une douleur inouïe, elle s’aperçoit que toute sa vie tournait autour de l’homme qui l’a quittée. Malgré le soutien d’une voisine psychiatre ou du proviseur du lycée qui l’apprécie beaucoup (et sans doute un peu plus), elle sombre et finit par être mise à pied. Sa soeur Agathe la recueille dans le petit appartement qu’elle occupe avec son mari Frédéric et leur fille Lili. La relation entre les deux soeurs se redéfinit dans cette cohabitation de plus en plus éprouvante. De nouveaux liens se tissent peu à peu au sein de ce huis-clos familial où chacun peine de plus en plus à trouver l’équilibre. Il suffirait d’un rien pour que tout bascule…

Le ciel de Darjeeling, Nicole Vosseler

Quatrième de couverture :

Cornouailles, 1876. Après la mort de son père, Helena, 16 ans, se retrouve dans la misère. Un jour, un inconnu lui fait une offre. Aussi riche que séduisant, Ian Neville lui propose de l’épouser et d’assurer l’éducation de son jeune frère. Mais il y met une condition : qu’elle accepte de le suivre en Inde, où il gère une vaste plantation de thé au pied de l’Himalaya.

En se donnant à son mystérieux bienfaiteur, la jeune femme a conscience de faire un saut dans l’inconnu. Mais l’espoir de ne manquer de rien, le cadre de vie somptueux de Darjeeling et le charme de son époux ont raison de ses réticences.

Jusqu’au jour où, Ian étant en voyage, Helena reçoit la visite d’un homme qu’elle avait rencontré lors d’un bal en Angleterre. Leurs retrouvailles éveillent en elle des questions sur le passé de Ian, dont celui-ci n’a jamais rien voulu lui dire. Pourquoi ignore-t-elle tout de son ascendance ? Cessera-t-il un jour d’être un étranger à ses yeux ?

Un voyage initiatique et sensuel aux confins de l’Inde millénaire.

L’avis de MadameOurse :

Un roman historique, une superbe couverture, une histoire d’amour mais aussi de secrets, hop, il ne m’en fallait pas plus pour être tentée. Je suis toujours fidèle à mes goûts et je ne le regrette jamais, surtout pas en refermant un livre comme celui-ci, charmée une fois de plus.

Avec ce roman, je me suis laissée embarquer en Inde, aux côtés de Ian et Helena. S’ils font connaissance en Angleterre où Helena vient de perdre son père, c’est bien en Inde que Ian va la convaincre de venir vivre avec lui. Car, elle le sait en acceptant de l’épouser, sa vie à lui est en Inde. Ce n’est pas sans peur qu’elle entreprendra ce long voyage avec son énigmatique époux. Ils se connaissent peu, il est immensément riche mais personne ne sait d’où il tient sa fortune ni quel est son passé. Il est également très bon et Helena sera vite sous le charme de son bel époux.

Ce roman est très prenant, il débute par un long voyage qui est passionnant à lire, qui va nous faire traverser des régions sublimes (qui m’ont rappelé ma lecture de La mariée de Ceylan). L’auteure manie à merveille l’art de la description et les images se forment devant nos yeux. J’ai appris beaucoup sur l’Inde dans ce roman; saviez-vous qu’il y avait un désert dans ce pays ? Moi non ! L’histoire se passe pendant la colonisation anglaise, les affrontements entre l’armée de la Couronne et les peuples indiens y sont aussi très présents, sans toutefois nous rendre la lecture lourde, c’est bien amené et mêlé à l’histoire de nos personnages.

Une fois Ian et Helena arrivés sur la plantation de thé de celui-ci, la vie quotidienne s’agence. J’ai aimé le personnage d’Helena, son adaptabilité à sa vie nouvelle, sa simplicité et son intérêt pour les tâches de sa vie d’épouse. Elle reste quand même perturbée par les zones d’ombre que cachent le passé de son mari. Je m’attendais à ce qu’on en apprenne plus sur celui-ci, bribe après bribe mais le procédé choisi par l’auteure est tout autre et j’ai particulièrement aimé cette façon de faire.

Au cœur du roman, elle va en effet nous plonger dans une autre histoire, celle de la famille de Ian. Une histoire époustouflante, très liée avec la culture du peuple indien, à l’époque des maharadjas. Ce procédé du récit dans le récit m’a beaucoup plu car l’histoire des parents de Ian est tellement dense, forte, pleine d’événements traumatiques qu’on n’aurait pas pu la lire seulement bribe après bribe. Il fallait vraiment s’y immerger. Et que les personnages sont beaux ! Ce roman met vraiment en avant les destinées des hommes : Winston, Mohan, Ian, trois très beaux personnages qui sont finalement plus importants encore que les femmes de l’histoire. Du moins, moi je l’ai ressenti comme ça et j’ai beaucoup apprécié que l’auteure fasse la part belle à ses personnages masculins.

Une fois qu’Helena (et nous lecteur) aurons eu la révélation de tous les secrets de cette famille, une révélation vraiment dingue (je n’ai pas de mot pour décrire cela !), viendra alors le temps du choix. Quelle vie Helena choisira-t-elle de vivre ? Se sentira-t-elle la force de porter elle aussi le poids des secrets ? L’auteure nous tisse une fin douce, pleine d’émotion, un final très réussi.

Ma notation :

Un roman magnifique.

(Merci à Mylène des éditions Archipel pour cette lecture)

Amis et rien de plus, Kristan Higgins

Quatrième de couverture :

Depuis l’adolescence, Chastity le sait : les hommes ne la considéreront jamais autrement que comme une bonne copine, incollable en foot et imbattable aux fléchettes, sans jamais oser envisager quoi que ce soit de plus. Comment pourrait-il en être autrement, alors que ses trois frères et son père peuvent se transformer en véritables serial-killers dès qu’un représentant de la gent masculine s’approche à moins de dix mètres d’elle ? Mais aujourd’hui, Chastity a décidé de prendre les choses en main et de trouver l’âme sœur, coûte que coûte. L’homme qui lui fera les quatre enfants dont elle rêve en secret. Alors, quand elle rencontre Ryan, un séduisant chirurgien, elle se dit qu’il est là, enfin, celui qu’elle attendait, celui qui aura le courage d’affronter son envahissante famille ― cette famille qu’elle aime tant, par ailleurs. Oui, mais voilà, il y a aussi Trevor, l’ami de toujours, dont un seul regard suffit hélas à faire chavirer son cœur.

L’avis de MadameOurse :

J’avais déjà lu Kristan Higgins il y a plusieurs années sans forcément avoir envie de la relire d’urgence. Et puis Lunatic a lu son dernier titre en octobre et a beaucoup aimé. Alors, au hasard des ebook dans ma PAL, j’ai eu envie de commencer celui-là. Et je suis ravie de l’avoir fait car c’était un excellent moment de lecture !

Avec le résumé du roman, je craignais un peu de tomber dans une romance facile où des personnages s’imagineraient de fausses raisons pour ne pas être en couple. Et j’ai été surprise parce que Kristan Higgins nous livre en fait une histoire très profonde avec des personnages forts qui tentent d’avancer en portant de vraies blessures.

Dans la famille O’Neil, il y a le père pompier, la mère qui mène toute sa petite tribu à la baguette, 4 fils et une petite dernière Chastity, 1m82 , qui n’a jamais été la dernière dans le combat contre ses frères. J’ai eu une immense affinité pour Chastity, cette jeune femme de 30 ans qui a grandit dans un univers masculin et est à mille lieux des considérations féminines des jeunes femmes de son âge. Bien sûr, elle rêve de créer comme ses frères sa petite famille à elle, se marier et avoir des enfants. Son problème c’est que tous les hommes qu’elle rencontre dans sa ville la connaissent comme la fille O’Neil et la voient comme une intouchable.

Et puis, Chastity va tomber sous le charme d’un mystérieux homme qu’elle cherchera très vite à rencontrer pour savoir qui il est. Miracle, Ryan est chirurgien, célibataire et absolument prêt à entamer une histoire sérieuse. Et très vite, ça roulera entre eux 2. Mais Chastity n’a jamais oublié Trevor dont elle est amoureuse depuis toute petite. Trevor qui est un peu comme son 5ème frère, un membre de cœur que la famille a adopté suite au drame qui a marqué sa propre famille. Trevor avec qui rien n’est possible à cause de toutes ces histoires…

Alors Chastity est tiraillée entre son beau chirurgien, un futur mari un peu trop parfait et son amour de toujours. L’histoire est semée d’embûches, d’indécisions, de moments terriblement romantiques qui sont tellement bien amenés pour ravir le lecteur ! Et puis, autour de cette histoire principale, j’ai aimé comme le roman est bien mené, avec d’autres histoires parallèles, celles des frères et belles sœurs de Chastity, avec diverses problématiques de couple. Et celle de leurs parents dont le couple est en fâcheuse posture. Ils s’aiment toujours autant mais la mère n’en peut plus de partager son mari avec sa carrière de pompier et préfère divorcer que d’attendre qu’il prenne sa retraite pour lui consacrer du temps… Cette histoire parallèle est super bien aboutie, l’auteure nous mène jusqu’au bout de la problématique de ce couple et sans jamais céder à la facilité. J’ai beaucoup aimé cela, une belle fin tout en restant très réaliste.

Ma notation :

J’ai adoré ! Je garderai le nom de l’auteure en tête pour ma prochaine envie de romance avec des personnages touchants, une histoire forte et plausible.