Quelques jours de nos vies, Clare Swatman

Quatrième de couverture :

Si la vie vous donnait une seconde chance, referiez-vous tout… en mieux ?
Zoé et Ed étaient prédestinés à s’aimer. Aujourd’hui, en couple depuis vingt ans, ils traversent côte à côte les plaines et les sommets de la vie conjugale. Comme un couple de vingt ans, ils s’embrassent tous les matins. Sauf que ce matin-là, Zoé est excédée et envoie balader Ed… qui meurt, fauché par un bus. Comment Zoé pouvait-elle savoir que c’était la dernière fois qu’elle le voyait ? Mais était-ce vraiment la dernière… ?
Quelque temps plus tard, Zoé se réveille dans sa chambre de jeune fille. La vie semble lui avoir offert une seconde chance : revivre les moments les plus importants de son histoire avec Ed. Et les revivre en mieux, afin d’en changer le destin…

L’avis de MadameOurse :

J’aime bien les romans « seconde chance » où l’auteur donne à son personnage la possibilité de revivre des moments de sa vie. Celui-ci était doublé d’une histoire d’amour et m’a de suite tentée lorsque je l’ai vu sur le site de Netgalley.

On va se retrouver plongés dans la vie de Zoé, qui, à la suite d’un choc à la tête, se réveille dans sa chambre d’ado et va revivre les grands moments de sa vie amoureuse avec Ed, décédé accidentellement alors qu’il n’avait pas encore 40 ans. Ce qui est original c’est que Zoé ne revit pas tous les jours mais juste les jours « clés » et, ainsi, à chaque réveil elle doit savoir quel jour on est, ce qui se passait ce jour là, etc. Ça entraîne des quiproquo dans la mesure où elle a oublié des RDV ou ce qu’elle faisait la veille du jour en question.

Il y a un gros décalage aussi entre la Zoé qu’elle était, lorsqu’elle a vécu ces moments pour la première fois et la possibilité de revivre ces choses alors qu’elle est dévastée par la perte de son mari. Ce décès accidentel et brutal alors qu’elle était dans une période dure dans sa vie de couple, où plus grand chose n’allait entre eux va être très difficile à vivre pour elle et elle va s’attacher à ce que chaque nouvelle journée se termine sur une bonne note (ce qui ne sera pas toujours facile).

J’ai beaucoup aimé les jeunes années du couple, c’est une belle histoire d’amour, une histoire d’évidence entre cet homme et cette femme. Et puis, au détour d’une page, je lis juste quelques lignes où Zoé commence à évoquer ce qui, petit à petit, a mené à l’usure de leur amour. Et là je me dis « oooohhhh » toute attristée et surtout touchée. Je ne m’attendais pas du tout à l’évocation dans ce roman d’un thème qui m’affecte particulièrement, d’un thème qui, d’ailleurs, est complètement à l’origine du titre de ce blog.

Voilà, l’auteure avait réussi son coup, j’étais irrémédiablement captivée. Et pourtant, il m’a fallu patienter encore avant d’en savoir plus car ce n’est que plusieurs chapitres plus loin qu’on va suivre Ed et Zoé à travers leur désir d’enfant. J’ai trouvé le thème bien traité, la douleur du vécu y est mise en avant sans détails plus que ça sur le traitement « de fertilité » (c’est comme ça que l’auteure le dit et c’est très bien !). Je laisse cependant à chacun le soin de juger de la crédibilité ou véracité du traitement de ce thème, personnellement rien ne m’y a choquée.

Au delà de ça, Zoé est toujours attachée à tenter d’influer sur les événements et surtout à changer la destinée d’Ed pour qu’il reste en vie. Dans les dernières pages du roman, sa volonté va devenir de plus en plus forte et va amener beaucoup de tension dans le roman. Je me suis beaucoup demandé comment l’auteure allait traiter les choses. Garder Ed en vie me semblait trop facile et pour autant, écrire ce roman ainsi, en faisant revivre sa vie à son héroïne, sans rien y changer aurait aussi semblé extrêmement cruel. Je n’en dis pas plus sinon qu’il y a l’impatience de découvrir ce qu’il en sera lorsqu’on est plongés dans notre lecture.

Ma notation :

Un très beau roman. Je remercie Netgalley et les éditions Presse de la Cité pour cette lecture. Et chères amies pmettes n’hésitez pas, lisez-le ( ! (Et venez ensuite me dire ce que vous en pensez bien sûr !)

 

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

N’oublie rien en chemin, Anne-Sophie Moszkowicz

Quatrième de couverture :

Un jour vient l’heure d’affronter ses démons…

À la mort de sa grand-mère qu’elle adorait, Sandra, quarante ans, se voit remettre des lettres et des carnets de son aïeule. Rivka y livre un témoignage poignant sur sa jeunesse dans le Paris de l’Occupation, les rafles, la terreur, le chaos. Mais il y a plus. Par-delà la mort, la vieille femme demande à sa petite-fille d’accomplir une mission.
Une mission qui obligera Sandra à retourner à Paris, ville maudite, sur les traces de son amour de jeunesse, Alexandre. Un homme étrange, hypnotique et manipulateur dont Sandra ne pensait plus jamais croiser la route… Pour elle, l’heure est venue d’affronter ses démons.

L’avis de MadameOurse :

Ce livre m’a bien tentée lorsque je l’ai vu passer sur Netgalley pour le lien avec la seconde guerre mondiale, sujet que j’aime toujours autant trouver dans les romans. J’en ai, par la suite, vu passer de jolis avis et découvert en même temps qu’il s’agit d’un roman court (176 pages au format papier), chose dont on ne se rend pas compte avec un ebook. Je me suis dit alors « c’est quitte ou double ». Parce que les romans courts et moi, c’est tendu ! Je ne suis pas quelqu’un qui a une prédilection pour les pavés non plus mais quand le texte est court, souvent ça ne marche pas. Je n’ai pas le temps de m’y absorber ou bien je trouve le roman trop expédié.

C’est donc avec ce « quitte ou double » en tête que je me suis plongée dans ma lecture. J’ai eu du mal à entrer dans le roman, l’auteure nous amène très vite des mystères dans le récit, des choses qui sont là pour attacher notre attention et faire en sorte qu’on s’interroge mais j’ai trouvé que c’était trop de mystères alors que le cadre de l’histoire, ses personnages, tout cela n’était pas encore posé. J’étais déjà perdue, très vite, trop vite dans cette lecture.

Il y a 2 histoires, dans ce roman. Celle de Rivka la grand mère, une juive qui a vécu des choses difficiles lors de la seconde guerre mondiale et celle de Sandra, sa petite fille. De Rivka, j’aurais aimé en lire plus. Il y a des extraits des cahiers qu’elle a écrits au cours de sa vie et qu’elle lègue à sa petite fille à son décès. Moi qui suis particulièrement fana de cette période de l’histoire, j’aurais aimé que ce soit plus présent dans le roman, qu’on ait plus du témoignage de la grand mère.

Quant à Sandra, on la retrouve à la quarantaine, bien installée dans sa vie, mariée, mère de 3 enfants mais avec les pensées tournées vers Paris et Alexandre qu’elle a connu lors de ses études. Elle n’a jamais tourné la page de l’idylle vécue avec cet homme et on va découvrir petit à petit pourquoi leur histoire s’est terminée.

Ma notation :

C’était « quitte ou double » et ce sera plutôt quitte. Je suis convaincue que ce livre m’aurait davantage plu avec 100 ou même 200 pages de plus. Il y avait vraiment matière à faire avec cette histoire et le style de l’auteure m’a plu mais … il m’a manqué un gros quelque chose. Je pense notamment que les 2 histoires en 1 m’ont perturbée parce que les frontières entre l’une et l’autre n’étaient pas assez nettes pour moi.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

Et bien dansons maintenant, Karine Lambert

Quatrième de couverture :

Elle aime Françoise Sagan, les éclairs au chocolat, écouter Radio Bonheur et fleurir les tombes. Il aime la musique chaâbi, les étoiles, les cabanes perchées et un vieux rhinocéros solitaire. Marguerite a toujours vécu dans l’ombre de son mari. Marcel a perdu celle qui était tout pour lui. Leurs routes se croisent, leurs coeurs se réveillent. Oseront-ils l’insouciance, le désir et la joie ?
Karine Lambert signe un roman lumineux sur la fragilité et l’ivresse d’une histoire d’amour à l’heure où l’on ne s’y attend plus.

L’avis de Lunatic :

Ce roman nous fait le portrait de deux personnages singuliers et attachants. Marguerite et Marcel, tous deux veufs à l’aube de leur 80 ans nous racontent leur vie : la rencontre avec le conjoint, la vie de couple, les enfants, les bonheurs, les regrets mais surtout ce questionnement sur l’après. Comment vivre, donner un sens à sa vie après la perte de l’être avec qui on a passé l’essentiel de sa vie.

Nos deux personnages vont se rencontrer lors d’une cure thermale à Bagnère-de-Bigorre et alors que tout les éloigne, même s’ils semblent si différents, ils vont se rapprocher et se laisser ainsi la chance d’aimer à nouveau. Rien ne sera simple pour notre couple. J’ai eu un vrai coup de cœur pour Marcel, la façon dont il évoque les souvenirs de son épouse et l’amour qu’il lui porte.

Ce roman est tendre, généreux, plein d’humour et d’émotions. Il se lit comme on mangerait une petite friandise. Le thème de la vieillesse, de la dépendance, même s’ils semblent bien loin des préoccupations de la trentenaire que je suis m’ont réellement touché. Un roman d’amour simple, un roman d’amour vrai, qui montre qu’il n’y a pas d’âge pour aimer.

Ma notation :

Un roman feel-good qui fait bon de lire!

Hotel des muses, Ann Kidd Taylor

Quatrième de couverture :

Maeve, une biologiste marine, arpente les océans du monde. À l’approche de son anniversaire, elle retourne dans le golfe du Mexique, à l’Hôtel des Muses, fondé par son exubérante grand-mère sur un îlot paradisiaque. Dans ce lieu splendide où elle a grandi, elle veut faire le point sur sa vie.
Ce séjour va prendre une tournure inattendue. Dès son arrivée, Maeve ap­prend qu’un nouveau chef a été embauché : Daniel, son amour de jeunesse, avec qui elle a failli se marier sept ans plus tôt. Puis son frère lui annonce qu’il va publier un premier roman inspiré de sa vie amoureuse. Maeve se sent trahie, et bientôt, quelqu’un s’en prend aux requins citrons, son espèce favorite…
Avec un cadre somptueux, une fine analyse des sentiments et des personnages profonds, Hôtel des Muses est une évocation tendre et touchante du pouvoir du pardon et de la promesse du véritable amour.

L’avis de MadameOurse :

Lorsque j’ai vu ce roman sur le site de Netgalley, j’ai été directement conquise par sa couverture. J’ai eu la chance de pouvoir le lire et j’en suis ravie.

Je me suis plongée dans cette lecture avec beaucoup beaucoup de plaisir. Je me suis sentie dans un cocon. L’histoire commence en pleine plongée sous marine où l’on découvre Maeve, biologiste marine qui a développé une adoration des requins alors qu’elle n’était qu’une petite fille. Elle est en fin de mission et s’apprête à rentrer chez elle et à dire adieu à son collègue Nicholas après un petit rapprochement avec celui-ci, à la fin de son séjour.

De retour chez elle en Floride, on découvre le cadre où elle a vécu son enfance, le fameux Hotel des muses. Cet hôtel m’a beaucoup plu, il est comme un personnage du roman. Chaque chambre y est consacrée à un écrivain que la grand mère de Maeve, Perri, adore. Et celle-ci y organise tout au long de l’année des événements autour de la lecture. Il m’a fait rêver cet hôtel, les descriptions sont superbes, le cadre géographique idéal et puis… l’auteure qui évoque son amour des livres à travers ce lieu, c’est le petit détail du roman que j’ai beaucoup aimé.

Le retour de Maeve à l’hôtel est l’occasion pour l’auteure de nous confier petit à petit les grandes souffrances de son passé. J’ai beaucoup beaucoup aimé comment celles-ci sont amenées, tout en douceur. Le récit est beau, l’écriture fluide, plaisante bref c’est très réussi. Maeve a perdu ses parents alors qu’elle n’était qu’une petite fille puis elle a été mordue à la jambe par un requin (d’où son adoration de cette espèce et oui drôle de réaction). C’est ce jour là qu’elle avait aussi embrassé pour la toute première fois Daniel qui devient par la suite son amour de jeunesse. A travers ces petits flash back de la vie passée de Maeve, l’auteure construit son personnage. Je me suis très vite attachée à la jeune femme, j’ai beaucoup aimé le personnage et les liens qu’elle développe avec son entourage.

Je ne veux pas trop en dévoiler sur le contenu du roman. Comme le décrit la quatrième de couverture, Maeve retrouve Daniel son amour de jeunesse avec qui les choses se sont mal finies. Il est alors papa d’une petite Hazel à laquelle Maeve va s’attacher très vite. Maeve n’en a pas encore fini dans sa tête de son histoire avec Daniel, tout est toujours resté sur un goût d’inachevé et viendra alors la question d’une seconde chance pour leur histoire… Mais dans le roman il y aussi Nicholas avec qui une histoire débutait…

On va donc suivre Maeve tout l’été avec ce questionnement amoureux. Et on est aussi plongés dans son travail de biologiste auprès des requins à travers une affaire de trafic d’ailerons. J’ai beaucoup fait un parallèle lors de ma lecture avec Le murmure du vent qui évoque aussi une problématique de survie d’une espèce animalière mais autant j’avais trouvé le sujet trop pointu dans ce roman, autant, ici, ça amène de l’action juste comme il faut sans « gaver » des incultes comme moi.

Le développé de l’histoire d’amour de Maeve m’a, par moments, un petit peu agacée. Vous savez, j’avais envie de prendre Maeve par la main ou de lui chuchoter « mais non arrête ça, ça ne marchera jamais ». J’avais tellement envie que l’auteure développe les 2 histoires d’amour, qu’on puisse découvrir la naissance des sentiments chez Maeve dans les 2 couples. Mais bon, c’est pas un récit polygame donc bien sûr cela n’a pas eu lieu. Allez, j’en dis pas plus, il y a un vrai choix au final, il est mature et assumé mais… il a un goût de trop peu.

Ma notation :

Une très belle lecture. Et une auteure à suivre de près ! (Ann Kidd Taylor est d’ailleurs la fille de Sue Monk Kidd)

 

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

Le pianiste de Hartgrove Hall, Natasha Solomons

Quatrième de couverture :

Harry Fox-Talbot, célèbre compositeur anglais, veut qu’on le laisse en paix. Sa femme bien-aimée est morte, il est incapable d’écrire une seule note de musique, et non merci, il ne veut pas pratiquer de loisir. Puis un jour, il découvre que son insupportable petit-fils de quatre ans, Robin, est un prodige du piano. La musique revient alors dans la vie de Fox, qui se voit forcé de renouer avec sa famille au passé douloureux.
En 1947, Fox et ses deux frères ont survécu à la guerre et reviennent à Hartgrove Hall bien décidés à sauver des ruines la splendide demeure. Mais la venue de la chanteuse vedette des années quarante, la ravissante Edie Rose, emmêle les fils de l’amour et du devoir et sème un chaos qui va s’achever par une trahison dévastatrice.
Avec émotion, lyrisme et humour, Natasha Solomons nous livre une histoire captivante de passion et de musique, qui entremêle les racines familiales, les chansons anciennes et la nostalgie pour les traditions, ainsi que les liens si fragiles qui nous unissent à ceux qui nous sont chers.
Un roman enchanteur sur un homme passionné, une femme insaisissable et la redécouverte du bonheur qui peut naître des ruines d’un deuil.

L’avis de MadameOurse :

Le pianiste de Hartgrove Hall, c’est Harry dit « Fox ». On découvre dans ce roman sa vie par une alternance de chapitres qui évoquent d’une part sa jeunesse après la seconde guerre mondiale et, d’autre part, sa vie de veuf dans les années 2000. J’ai été complètement charmée par la façon dont l’histoire nous est ainsi comptée « par les deux bouts ».

Jeune homme, Harry retrouve avec ses frères leur manoir de Hartgrove Hall. La maison est en ruines, ils n’ont pas un sou. Jack le frère aîné de Fox leur présente sa compagne Edie Rose une célèbre chanteuse. Fox et Rose ayant en commun une passion pour la musique se rapprochent.

Par ailleurs, âgé de 70 ans, Fox vient de perdre son épouse Edie. Sa passion pour la musique, qui l’a porté toute sa vie, l’a déserté et il ne sait se remettre de la perte de celle qu’il a aimée. Puis un jour, il découvre en son petit fils Robin alors âgé de 5 ans, un prodige du piano. Il va lui transmettre son savoir et reprendre goût à la vie.

Ce qui est très plaisant dans la façon dont le récit nous est conté c’est que les indices sur la vie d’après de Fox nous permettent de deviner un petit peu comment sa vie de jeune homme va s’orienter. Mais sans les détails et c’est ce qui fait qu’on a hâte que les instants clés de la vie de Fox nous soient racontés.

Et puis, sans être une passionnée de musique, j’ai été charmée par cette passion qui est le fil qui unit tous les personnages clés du roman : Edie chanteuse, Fox compositeur, Robin pianiste. La musique est au cœur de leur vie et j’ai vraiment beaucoup aimé le récit autour de ça.

A côté de ça il y a l’histoire entre Edie et Fox, interdite puisque celle-ci a épousé Jack mais dont on sait qu’il y a eu revirement puisqu’au final Edie était bien la femme de Fox et mère de ses enfants. On attend donc au fil des pages de savoir comment cette histoire d’amour va basculer. Et j’ai aimé également cet aspect du roman.

Ma notation :

Une lecture que j’ai beaucoup aimée. J’ai passé un très joli moment à Hartgrove Hall. Il m’a toutefois manqué la petite étincelle de fin qui m’aurait fait refermer le livre avec une émotion encore plus forte.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)