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Christmas Actually, Joana Boloury

Quatrième de couverture:

Quelques jours avant les fêtes de fin d’année, Nick perd son prestigieux emploi dans un cabinet d’avocats et se voit contraint d’accepter un travail de Père Noël. Il rencontre alors Alfie, un adorable petit garçon de cinq ans, qui souhaite pour Noël que sa mère, Sarah, soit de nouveau heureuse et cesse de pleurer son mari disparu trois ans auparavant. Attendri, Nick décide d’organiser un rendez-vous entre Sarah et son meilleur ami qui est célibataire, Matt. Mais alors que Sarah et Alfie prennent une place de plus en plus importante dans la vie de Nick, celui-ci se rend vite compte que le bonheur naissant de Sarah et de Matt pourrait bien lui briser le coeur…

L’avis d’Audrey :

Nick a besoin de travailler après avoir perdu son boulot d’avocat, et il est contraint d’accepter de jouer le Père Noël le temps des fêtes et il est loin d’être emballé par l’idée d’écouter des gamins lui lister leurs souhaits de cadeaux. A la fin d’une journée, il est surpris par le jeune Alfie, qui ne demande qu’une chose : que sa Maman soit enfin heureuse. Cette dernière arrive affolée à la recherche de son fils. Nick remarque tout de suite la beauté et l’élégance de Sarah. Il aurait pu l’inviter à sortir, mais c’est avec Matt, son colocataire et meilleur ami que Nick va arranger un rendez-vous. C’est le début alors d’un jeu d’amour bien particulier, entre quiproquo, attirance, retenue et non-dits.

On le comprend vite, Nick est attiré par Sarah, mais il ne peut pas trahir son ami. Alors il saura se faire discret, rester à sa place, tout en prenant une place assez importante dans la vie de Sarah et de son fils. J’ai beaucoup aimé que l’auteure donne les premiers rôles d’une telle comédie de Noël à des hommes. Le duo Nick/Matt est génial. J’admire leur complicité et la loyauté qu’ils ont l’un pour l’autre, de par les épreuves que chacun a pu vivre.

On se demande bien comment Nick a pu laisser filer Sarah ainsi. Mais pourquoi a-t-il laissé sa place à Matt? J’ai eu envie pendant ma lecture de lui souffler de se bouger, de ne pas attendre pour révéler ses sentiments. Mais les semaines et les mois passent, Nick devenant spectateur du couple heureux que forment Sarah et Matt. Et surtout, comment ne pas être attendri par Alfie, sa maturité et son espièglerie. Un sacré petit bonhomme!

Je me suis vite laissée embarquer dans cette histoire. Une comédie de noël plaisante, mêlant humour et émotion. On a le droit à certaines scènes autour de Nël, qu’on attend obligatoirement dans ce genre de roman (une patinoire, des cadeaux, un repas en famille…).

Ma notation :

Une comédie qui même si l’on présage de la fin dès les premières lignes, se lit avec plaisir et enchantement.

Les feux de Noël, Marie-Bernadette Dupuy

Quatrième de couverture:

Colmar, novembre 1924. Lisel Schmitt, vingt-deux ans, est première main dans un atelier de confection pour dames. Après avoir passé un an à Paris, employée d’une prestigieuse maison de couture, elle rêve de créer ses propres modèles et de faire carrière.
Son destin, jusqu’alors paisible et prometteur, bascule le jour où un incendie se déclare dans le magasin où elle travaille. Piégée dans l’immeuble en flammes, brûlée aux mains, elle est sauvée de justesse par Heinrich Keller, un pompier.
L’attirance est immédiate entre les deux jeunes gens, mais bientôt Lisel est victime d’une mystérieuse machination et confrontée à un terrible secret, ce qui pourrait briser tous ses rêves.

L’avis d’Audrey :

L’héroïne de ce roman, Lisel Schmitt travaille au sein d’un atelier de couture à Colmar pour la famille Weiss. Un soir, alors qu’elle pense être seule à l’atelier, elle est surprise par un employé qui depuis quelques jours lui tourne autour. Alors qu’elle repousse ses avances, un feu se déclare accidentellement dans l’atelier. La jeune femme ressort indemne du feu, avec quelques brulures aux mains. Heinrich Keller, Le pompier qui lui est venu en aide est charmée par Lise., l’attirance est immédiate entre eux. Après la peur de l’incendie, Lise n’imagine pas que le pire l’attend. Elle est accusée d’avoir mis le feu volontairement au local, et rapidement elle se sent suivi et menacée. Alors qu’elle pensait trouver un peu de réconfort auprès d’Heinrich, elle se résigne vite à espérer davantage de cet homme.

Lise est un vrai personnage de roman comme je les aime: un caractère bien à elle, une force et une détermination sans faille, la beauté et la jeunesse, des rêves et des projets pleins la tête. Malgré toutes les épreuves qu’elle va devoir vivre, elle saura garder cette étincelle si particulier et ne lâchera jamais. J’ai beaucoup aimé sa rencontre avec Heinrich, les difficultés qui se dressent entre eux, sa résignation et ce désir qu’elle a pour lui, toujours présent mais enfoui.

Le récit ne se contente pas de nous narrer une histoire d’amour tourmentée et difficile. A travers Lisel et Heinrich, c’est toute une histoire familiale, locale et historique compliqué qui est mis en lumière. Les secrets, les vengeances et les drames du roman mettent en avant la rancoeur qui pouvaient exister entre ceux qui étaient du coté français ou allemand pendant la 1ère guerre mondiale. L’Alsace est redevenu française à la fin du conflit, mais moins de 10 années plus tard, les cicatrices sont toujours présentes.

J’ai aimé déambulé dans les rues du Colmar des années 20 parmi les odeurs de pain d’épices ou de chocolat chaud et les lumières du christkindelsmärik (marché de noël). Les différents personnages du roman, permettent de se rendre compte aussi du fossé entre les notables, les riches et les ouvriers ou ceux de la campagne. Lisel sait attirer la sympathie autour d’elle, et elle sera ainsi aidé dans les terribles épreuves qui l’attendent.

Un roman captivant, difficile à lâcher. Alors que Lise semble déjà vivre le pire, l’auteure dresse sur sa route de nouvelles épreuves et on se demande vraiment jusqu’où les personnages prêts à tout pour lui nuire iront.

Ma notation :

Malgré quelques lenteurs, je me suis laissée porter par cette histoire. Une bien belle lecture.

Les cinq parfums de notre histoire, Laure Margerand

Quatrième de couverture:

Il y a cinq ans, Charlotte est devenue anosmique après avoir perdu Nathan, son bébé de huit mois. Le couple qu’elle formait avec Julien n’a pas résisté, et elle n’a plus le goût de rien. Sa souffrance, seule sa meilleure amie, Axelle, la comprend. Quand Pierre-Emmanuel Franc, célèbre écrivain, la contacte, elle refuse tout échange avec ce type imbu de lui-même et ivre de sa propre notoriété.
Coach littéraire réputée, Charlotte est pourtant la seule capable d’aider PEF dans son nouveau projet : un roman pour reconquérir la femme de sa vie, une oeuvre insolite qui sera accompagnée de marque-pages parfumés, aux fragrances élaborées par Gabriella, un talentueux nez grassois.
Embarquée contre son gré dans cette aventure olfactive, Charlotte parviendra-t-elle à se réconcilier avec son passé ?

L’avis d’Audrey :

3 personnages réunis autour d’un projet un peu fou et voilà la trame d’un roman bien original qui prend forme. Charlotte est anosmique. Depuis la mort brutale de son bébé il y a plusieurs années, elle a perdu l’odorat. Plus rien : ni d’odeur, ni de saveur. Un mal qui bouleverse sa vie, qui l’obsède presque autant que la perte de son fils et que la rupture avec Julien son compagnon.

Les odeurs ou plutôt le manque d’odeur prend toute la place dans sa vie. Alors imaginez l’ironie de la situation quand PEF (ou Pierre Emmanuel Franc), un auteur à succès lui demande de l’accompagner dans son nouveau projet de roman, avec pour but de reconquérir Agathe, la mère de son fils. Il veut réécrire l’histoire de leur relation et accompagner le livre d’un marque-pages odorant.  Charlotte rejette d’abord le projet en bloc, puis se laisse convaincre. Travailler avec PEF est peut-être le moyen pour elle de remettre le pied à l’étrier au niveau professionnel après des mois d’errance. PEF prend appui aussi sur Gabriella, une artiste des odeurs, une des meilleures « nez » de Grasse, la ville des parfums.

J’ai de suite été charmée par ces personnages et ces histoires. Comment ne pas être émue par la détresse de Charlotte? On ne peut qu’espérer qu’elle trouve enfin un peu d’apaisement après des mois terribles, de colère, de tristesse, de rage et de pleurs. On la sent à la fois perdue mais aussi si combative, car il en faut du courage pour se relever d’une telle épreuve qu’est la perte d’un enfant. L’arrivée de PEF dans son quotidien va lui donner l’étincelle nécessaire pour se relever. Même si elle se lance à reculons dans ce projet et qu’à aucun moment elle n’exprime vraiment son engouement, on la sent curieuse et intéressée. J’ai un peu moins aimé le personnage de Gabriella de prime abord, même si son rôle, qu’on présage facilement, me l’a rendue plus sympathique. PEF semble être une belle caricature de l’écrivain à succès, qui plait et qui le sait un peu trop. Tout s’écroule pour lui quand l’être aimé le quitte. Mais écrire un roman pour crier son amour et ses regrets est-il suffisant ?

J’ai aimé les divers thèmes qui jalonnent le récit et la diversité de sentiments et d’émotions qui s’en dégagent. C’est empreint de nostalgie et de mélancolie, sans jamais tomber dans le dépressif ou le trop larmoyant. On assiste à la façon dont ses 3 êtres vont s’aider malgré eux, à leur renaissance en quelque sorte.

L’originalité de cette publication est de proposer aux lecteurs le fameux marque page olfactif, afin de sentir à des moments précis du roman ce que sentent nos personnages. Malheureusement, ce marque page était absent de mon exemplaire. Je n’ai donc pas pu vivre cette expérience et m’imprégner des fragrances et effluves si bien décrites par Gabriella.

Ma notation :

Un roman enivrant, aux douces saveurs. J’ai vraiment apprécié la plume de cette auteure.

Vous faites quoi pour Noël ? on se marie, Carène Ponte

Quatrième de couverture:

A Santa-les-deux-Sapins, Pauline et David, désormais officiellement en couple, se préparent à fêter Noël ainsi que le remariage d’Hélène, la mère de David. Présidant le comité local du concours du meilleur village de Noël, cette dernière compte sur sa fille Maddie pour la décharger de l’organisation des noces. Mais celle-ci doit aussi s’occuper de sa fille d’un an, surnommée la Grinchette.

L’avis de Lunatic :

Je crois qu’on a tous besoin en cette période d’un peu de magie, de bienveillance, de rire et de s’évader. Ce roman de Carène Ponte, sorti la veille du second confinement tombe donc à point nommé.

On retourne à Santa les deux sapins, charmant petit village où Pauline avait été embarquée malgré elle dans le précédent roman de Noël de l’auteure. On la retrouve au bras de David, qui s’apprête à marier sa mère. Organiser un mariage pour le 24 décembre est déjà un beau projet, mais si on ajoute à cela la participation au concours du plus beau village de Noël, autant dire que les préparatifs se corsent un peu.

J’ai retrouvé avec plaisir les personnages du premier roman et j’ai repris ma place au sein de cette extraordinaire famille. La grinchette, du haut de ses 1 ans va vous faire fondre par sa curiosité et sa coquinerie. On va faire connaissance avec la nouvelle petite amie de Donovan, le frère de David (et là j’en dirais pas davantage, mais Carène a fait un portrait très réaliste… Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite…). On va assister à tout ce qui fait qu’on aime Noël : chorale, cookies, luges, sapins et neige. J’ai retrouvé la plume pleine d’humour de l’auteure, ces petits apartés hilarants dont je ne me lasse pas.

On imagine à l’avance chaque réaction, on anticipe chaque scène, et on se doute bien du final, mais on se laisse bercer par le bonheur ambiant. Une écriture et une histoire qui m’a fait du bien. J’ai souri, j’ai chanté, j’ai eu faim, j’ai aimé ces personnages et j’ai passé un bon moment de lecture.

Si la vie te donne des citrons, fais-en une tarte meringuée, Charlotte Léman


Quatrième de couverture:

À 43 ans, Clémence est une femme heureuse. Et pas seulement parce que sa « bible » de développement personnel le dit. Non, elle s’est donné les moyens pour en arriver là, quitte à arrondir parfois les angles, comme avec Éric Grandjean, son boss despotique. Un peu trop, dirait Alice, sa meilleure amie.
Ce que Clémence chérit par dessus-tout, c’est la petite existence tranquille qu’elle s’est construite en dehors du bureau. Une chouette famille avec Antoine et Gabriel, leur fils de 17 ans, un appartement douillet en plein cœur de la capitale, et la pâtisserie, son péché mignon.
Mais, cette vie paisible bascule le jour où son mari lui annonce qu’il la quitte pour une jeune femme presque en âge d’être sa fille ! Et, comme les choses peuvent toujours être pires, son quotidien se transforme en cauchemar lorsque ce dernier lui impose une colocation aussi absurde que pénible.

L’avis d’Audrey :

Clémence fête ses 43 ans, malgré ses attentes, Antoine son mari, lui porte peu d’attention en ce jour spécial. Elle prend sur elle, après 20 ans de vie commune, on ne peut pas rêver à la même passion des premières années après tout. Alors quand son couple vole en éclat, qu’Antoine lui annonce qu’il la quitte (pour une autre évidemment) c’est toute sa vie qui en est bouleversée. Ajoutez à cela une famille un poil envahissante, un patron à la limite du harcèlement, on comprend que Clémence perd pied. Heureusement, ses copines sont là. Alice d’abord, la collègue confidente qui n’hésite pas à la secouer et ses amies virtuelles d’un groupe internet, réunies par la passion de la pâtisserie.

J’ai beaucoup aimé Clémence. Une femme simple comme on en côtoie toutes, comme nous finalement. J’aurai pu être prise d’empathie, la plaindre de sa séparation, mais quand on découvre le personnage d’Antoine, on ne peut que se réjouir pour elle qu’il débarrasse le plancher. On comprend sa jalousie, ses doutes et cette sensation de gâchis après 20 ans de vie commune, mais on lui souhaite surtout mieux que ce « pauvre » type.

L’écriture de Charlotte Léman est ici très addictive, pleine de peps et de bonne humeur. J’adore les pensées de Clémence glissées en italique dans le texte, bien souvent hilarantes. On assiste avec impuissance aux premiers moments difficiles, et on se réjouit de la deuxième partie qui va enfin permettre à notre héroïne de se relever et de se révéler. Les chapitres s’enchainent, et on l’accompagne dans sa volonté d’émancipation et d’anticipation.

Le roman est fluide, j’avais aucune envie que tout s’arrête. Arrive le dernier chapitre, totalement jubilatoire ! Rien que pour le découvrir, trépigner de surprise et être soufflé par le culot de Clémence il faut lire ce roman.

Ma notation :

Un roman que j’ai adoré et qui m’a permis de m’évader de ce quotidien morose.