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La cuisinière de Castamar, Fernando J. Munez

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Quatrième de couverture :

Madrid, 1720.

Protégée de l’immensité vertigineuse du ciel sous une cargaison de paille, Clara Belmonte a pris son courage à deux mains pour entreprendre le voyage jusqu’au domaine de Castamar, où elle est attendue comme commise de cuisine dans le château ducal. La jeune orpheline madrilène espère y trouver un refuge après la mort de son père et la ruine de sa famille.

À son arrivée, elle découvre la demeure en effervescence : don Diego, le taciturne et mystérieux duc qui s’était enterré dans sa propriété à la suite de son veuvage, a décidé de reprendre sa place dans la société aristocratique. Tous les grands d’Espagne sont attendus pour les festivités données en l’honneur de doña Alba, la maîtresse de maison décédée neuf ans plus tôt.
Du majordome aux femmes de chambre, chacun s’active pour faire de cette fête un événement spectaculaire.

Mais quand Clara attire l’attention de don Diego, elle vient bouleverser la routine bien rodée de la maisonnée.
Entre intrigues de cour et sentiments naissants, cette rencontre pourrait changer des destins qui semblaient tout tracés.

Porté par une intrigue au rythme endiablé, un grand roman d’amour et d’aventure qui nous plonge dans les châteaux de l’aristocratie espagnole du XVIIIe siècle.

L’avis de Laure :

Lorsque j’ai reçu ce roman, je ne m’attendais pas à un tel pavé puis lorsque je l’ai débuté j’ai très vite pris peur. Non pas à cause de sa longueur mais parce que je ne parvenais pas à y entrer. J’ai hésité à abandonner et j’ai persévéré peu à peu car une partie du roman me plaisait tandis qu’une autre me semblait longue et ennuyeuse.

J’ai adoré Clara dès le tout début, dès son voyage vers Castamar où elle va aider aux cuisines. La jeune fille bien éduquée nous réserve de belles surprises et j’ai adoré la voir évoluer, si vite, si facilement. Son talent de cuisinière se révèle très vite et on est donc forcément heureux de la reconnaissance qu’elle va obtenir. En revanche, au début du roman, j’ai eu du mal avec les autres personnages du roman : les nobles et leurs manigances. Il faut d’abord saisir qui est qui et puis entrer dans leurs histoires.

Au début, cela ne captivait pas du tout mais peu à peu le suspense a réussi à gagner mon attention. Et c’est pour cela que je peux vous parler de ce roman aujourd’hui. (puisque je ne parle jamais de mes abandons).

Ce roman est surprenant et mémorable pour ce qu’il apporte : des personnages différents et originaux, des relations sociales chamboulées à une époque où cela était si mal vu de sortir de son rang, des histoires d’amour elles aussi interdites mais qui vont pourtant se vivre au grand jour. Et une mystérieuse enquête, celle du décès de la duchesse de Castamar quelques années auparavant, un décès non accidentel comme on le comprendra vite et dont il faudra tirer de bien nombreuses ficelles avant de comprendre comment il a pu arriver.

Ce fut au final une lecture intéressante pour moi malgré un bémol sur le début du roman qui m’a semblé si laborieux et peu plaisant.

Ma notation :

La fin du roman a pu en rattraper le début mais je garderai un avis particulier sur ce roman qui a été une expérience de lecture difficile.

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture

Les douleurs fantômes, Mélissa Da Costa

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Quatrième de couverture :

Rosalie, Gabriel, Tim, Anton et Ambre formaient un groupe d’amis soudé jusqu’à ce qu’un drame les éloigne les uns des autres. C’est pourtant un appel au secours qui, cinq ans après, va à nouveau les réunir. Entre silences amers et regrets, ces retrouvailles vont raviver leurs douleurs fantômes et bousculer leurs certitudes : mènent-ils vraiment la vie dont ils rêvaient ?

L’avis d’Audrey :

En 2021, Mélissa Da Costa nous livrait l’histoire d’Ambre, dans Je revenais des autres. Jeune femme paumée et peu sûr d’elle, elle avait fait de bien belles rencontres à Arvieux, station de ski des Alpes, mais elle avait achevé ces quelques mois de parenthèses sur une déception.

Dans les douleurs fantômes, on la retrouve 5 ans après. Cela fait bien longtemps qu’elle n’a plus mis les pieds à Arvieux, ni même échangé avec la bande de l’époque. Mais pourtant, elle n’hésite pas une seule seconde quand Rosalie l’appelle à l’aide. C’est fébrile qu’elle y retourne, elle redoute la confrontation avec Tim et Anton. Mais Ambre est plus mûre, plus sûre d’elle et elle a les armes nécessaires pour ces retrouvailles…ou pas.

Quand on connait les aventures vécues dans le passé, on imagine bien que tout ne va pas être simple. Et pourtant, c’est vite l’évidence, elle s’y sent bien à Arvieux, avec eux, avec lui.

C’est un réel plaisir de retrouver la plume de Mélissa Da Costa, surtout pour nous ramener à Arvieux, au coeur de cette bande de copains. L’émotion est bien présente, on a souvent les larmes au bord du coeur. On a mal, on souffle avec eux, on souffre pour eux, on rigole avec eux, on s’émeut et comment ne pas tomber en amour pour Sophinette, ce bébé du premier roman, devenue une petite fille intelligente et espiègle.

J’ai lu quelques critiques reprochant le fait qu’on sait dès le début que tout finira bien. C’est vrai, mais l’essentiel dans ce roman à mes yeux, n’est pas de connaître la fin, mais d’assister à la manière dont Ambre, Tim, Anton, Rosalie et ceux qui gravitent autour d’eux vont y parvenir. Le chemin pour arriver au bonheur n’est pas facile. Ils vont devoir être courageux, oser, décevoir et pardonner. Pardonner aux autres, mais peut-être à eux-même aussi pour enfin vivre.

Ma notation:

Une très beau roman d’amitié et d’amour. Un roman sur la vie, la leur, la nôtre un peu aussi.

Les dernières heures, Ruth Druart

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Quatrième de couverture :

À l’aube de la Libération, Paris vit ses heures les plus sombres. Mais la jeune Élise n’hésite pas à braver les dangers et à partager le peu qu’elle possède avec un orphelinat juif. Affamée de justice, elle va encore plus loin, exfiltrant les enfants avant qu’ils ne soient envoyés au camp de Drancy. Un jour, elle fait la rencontre de Sebastian, un jeune soldat allemand. Chaque jour, pour le Reich, il traduit les lettres de dénonciation. Mais sa rencontre avec Élise va le confronter à l’horreur de ses actes et à un terrible dilemme : trahir son pays ou renoncer à l’amour de la belle Française. Dix-neuf ans plus tard, une jeune femme, Jospéhine, découvre dans une vieille valise, une lettre qui remonte à la guerre. Un mot d’amour destiné à sa mère mais écrit par un autre homme que son père. Peu à peu, elle remonte le fil d’une histoire d’amour interdite. L’histoire d’une trahison et d’une vérité indicible qui va changer sa vie à tout jamais.

L’avis de Laure :

J’avais beaucoup aimé l’an dernier le précédent roman de Ruth Druart, L’enfant du train. Cette année, elle confirme son talent avec toujours le même angle de traitement des faits historiques : les retombées de la seconde guerre mondiale. J’aime beaucoup ce regard, on va plus loin que les années 39 à 45 et on vit à travers ses personnages ce que les drames de la guerre entrainent comme bouleversements dans les années qui suivent.

Ces bouleversements, c’est Josephine qui va les découvrir, dans les années 60 lorsqu’elle se rend compte que l’homme mentionné sur son acte de naissance, ce père qu’elle n’a jamais rencontré, n’est pas celui dont on lui a donné le nom. Alors Josephine va enquêter, contre le choix de sa mère, et se faire raconter ce qu’Elise a vécu, à Paris, pendant la guerre.

C’est une jolie histoire que celle de ce couple, une histoire d’amour qui dépasse les nationalités, celle d’un Allemand qui tombe amoureux d’une française. On pourrait se dire que ce thème est déjà vu mais Ruth Druart y apporte sa propre petite touche par le devenir de ses personnages après la guerre. Et là, comment ne pas s’émouvoir par le destin qui a éloigné chacun ? Lorsque qu’on comprend ce que chaque personnage a vécu de son côté, on se demande quel sera l’avenir possible, sachant que l’amour est toujours là.

Pourtant, l’histoire est complexe et j’ai trouvé cela très bien ainsi, on aurait pu reprocher sinon à l’auteure de céder à la facilité. Et puis finalement, ce qui est beau et qui occulte tout le reste, c’est la force de l’amour que chacun a pour l’autre. Cette force est telle qu’elle va apporter à Josephine ce père qu’elle n’aurait jamais connu sans doute…  Ce sentiment d’amour est le plus précieux, il absorbe tous les tracas, toutes les embûches et porte juste chacun à être heureux. On referme le roman avec la satisfaction de savoir chaque personnage apaisé, guéri du passé et prêt à laisser le présent lui apporter de nouvelles joies.

Ma notation :

Un bien joli roman.

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(Merci à Eric Poupet et City Editions pour cette lecture))

Juste une fois pour essayer, Elodie Garnier

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Quatrième de couverture :

Une passion universelle, un amour singulier

Rien ne prédestinait Élodie et Sara à se rencontrer.
À Paris, Élodie mène une vie à cent à l’heure jusqu’au jour où elle plaque tout pour trouver refuge chez sa grand-mère, dans le centre de la France. Là, elle prend ses marques, se reconnecte à elle-même et fait la rencontre de Sara, une trentenaire à la vie bien rangée sur le point de se marier.
Un soir, alors que Sara n’avait jamais ressenti le moindre désir pour une femme, elle lui confie avoir envie d’elle.
Une fois, comme ça.
Juste une fois pour essayer…
Une passion universelle.
Un amour singulier.

L’avis de Laure :

Je suis quelqu’un d’assez curieux et j’aime bien lire des romans sur des thématiques très variées. Je peux m’intéresser à tout un tas de sujet et c’est pour cette raison que cette histoire d’amour entre deux femmes m’a intriguée, j’étais curieuse de ce que ça allait me montrer, si cela allait être une histoire d’amour comme les autres ou s’il y aurait des choses différentes.

A la base, comme le dit bien le titre, c’est l’histoire d’une curiosité, celle de Sara, en couple, mère de jumeaux et attirée par Elodie qui est célibataire et homosexuelle. Mais ni l’une ni l’autre des deux femmes n’imaginait ce qu’il allait se passer après ce choix anodin « allez j’essaye »… Et c’est aussi là que le roman a pris une autre tournure pour moi… et m’a moins plu. Plus qu’une histoire d’amour homosexuelle, j’ai découvert ici un couple qui se déchire, une histoire d’amour impossible. Pas très joyeux ni positif donc et j’ai plus d’une fois pesté contre Elodie, qui s’entête dans quelque chose qui ne fonctionne pas.

Parce que Sara va, contre toute attente, tomber amoureuse. Mais, incapable de voir voler en éclat sa vie confortable avec un homme, elle va longtemps vivre son histoire cachée avec Elodie. Elodie qui souffre de passer au second plan mais Elodie qui espère chaque jour un peu plus. De mon point de vue de lectrice, je voulais qu’Elodie arrête tout, se protège et arrête d’espérer. Mais on avance dans cette histoire qui ne fait que souffrir et c’est en cela que j’ai moins aimé cette lecture car elle ne présente pas les bons côtés d’une histoire d’amour.

J’ai aussi ri jaune un peu à l’évocation de l’histoire homosexuelle sur le plan de la sexualité tant le roman est au début une succession de scènes de sexe dont l’auteure détaille chaque fois le nombre d’orgasmes et le temps du rapport. Vraiment, je me suis demandé ce que ces détails apportaient à l’histoire…

Ma notation :

Vous l’aurez compris, j’ai été plutôt déçue par ce roman.

Harper collins

(Merci à Harper Collins pour cette lecture)

Après l’océan, Laurence Peyrin

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Quatrième de couverture :

Rescapées du Titanic, que deviendront les deux soeurs Alistair, seules dans un New York inconnu ?

En ce printemps 1912, parmi d’autres naufragés hagards tirés de l’océan, Letta Alistair, 24 ans, serre contre elle sa petite sœur Molly en regardant approcher la statue de la Liberté. Elles sont les deux seules survivantes de leur famille, engloutie comme 1491 personnes avec « l’insubmersible » Titanic.

Les sœurs Alistair ont tout perdu. Leur père, Charles, dit le roi de la tourte, célèbre pour ses pâtes brillantes, ses viandes moelleuses mêlées d’oignons caramélisés, avait embarqué famille et biens pour développer son savoir-faire à New York. Letta ne peut même pas s’autoriser le désespoir, car Molly l’inquiète, plongée depuis le drame dans un profond mutisme.

Le naufrage du Titanic est un événement majeur qui secoue toute l’Amérique, et les victimes sont prises en charge, logées à l’hôtel, examinées à l’hôpital. Et après ? Letta va devoir puiser très loin en elle pour survivre dans ce New York qu’elle n’aime pas et qu’elle ne comprend pas. Et se battre pour sauver sa petite sœur bientôt qualifiée de « folle » dans un siècle qui traite mal les fous…

L’avis de Laure :

Je lis Laurence Peyrin depuis 2018 et mon coup de cœur pour L’aile des vierges. Je n’ai de cesse depuis que de retrouver la force de ce roman dans un nouveau. Pourtant, elle a écrit des choses différentes ses dernières années, avec lesquelles j’ai moins accrochés ou que j’ai même abandonné comme Une toute petite minute l’an dernier. Mais je m’obstine et je me disais que cette année serait la bonne, savourant par avance le fait que l’auteure revienne à un roman historique.

Après l’océan était donc sur ma liste d’anniversaire et n’a pas tardé à être lu. Il met en scène une famille qui va vivre le drame du Titanic, un sujet que l’on voit beaucoup dans la littérature et qui me plait chaque fois. Letta vient de perdre ses parents, son frère, son époux et se retrouve seule avec sa petite sœur, choquée et mutique, dans un New York inconnu. Imaginez de suite la vaillance de ce personnage qui va devoir se relever, car, dès le début, elle le sait, elle doit continuer, donner un nouveau sens à sa vie, pour Molly sa sœur.

J’ai apprécié la reconstruction de Letta, les personnages aidants qu’elle va trouver sur sa route, qui vont l’aider à y voir clair sur le sens qu’elle doit redonner à sa vie. Un nouveau drame la menace pourtant à travers la folie présumée de sa sœur, un sujet qui montre une fois de plus le triste traitement des maladies mentales à cette époque…

Sur la fin du roman, j’ai apprécié les nouveaux projets que Letta va mettre en œuvre et la façon dont elle va parvenir à ses fins, j’adore les personnages comme cela qui ne s’en laissent pas compter et se donnent les moyens de réaliser leurs rêves. Pour autant, une nouvelle fois, je reste sur ma faim car le roman n’était pas aussi fort que je l’aurais aimé. C’est le triste jeu des comparaisons, quand on attend d’un roman plus qu’on ne le devrait. Alors, L’aile des vierges restera sans doute mon incontournable de l’auteure. Et ce n’est pas grave car il en vaut vraiment la peine !

Ma notation :

Un joli roman historique même si j’en attendais plus.