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Un été invincible, Alice Adams

Quatrième de couverture  :

Benedict, Eva, Sylvie et Lucien sont inséparables depuis leurs années de fac à Bristol. Leur diplôme en poche, ils vont, pour la première fois, se disperser. Eva part pour Londres où l’attend un poste dans la finance ; Benedict reste à Bristol pour préparer son doctorat. Quant à Sylvie et Lucien, fidèles à leurs rêves, ils entament une vie plus bohème, faite d’art et d’aventure. À l’approche de la trentaine, leurs liens autrefois si forts se distendent. Le temps qui passe les éloigne les uns des autres, leurs routes divergent. Pourtant, leurs chemins vont de nouveau se croiser, faisant revivre le souvenir de l’« été invincible » qui les a liés pour toujours.

L’avis de MadameOurse :

Cette lecture pour le prix des lecteurs du Livre de Poche m’a semblé un peu longue et surtout assez similaire avec d’autres titres déjà lus comme Les immortalistes ou La fin de la solitude. J’ai eu le sentiment d’y retrouver des ambiances similaires.

On va suivre une bande d’amis pendant 20 ans : Sylvie et Lucien, le frère et la soeur, ainsi que Benedict et Eva qui sera notre personnage principal. On les découvre jeunes étudiants pour les quitter adultes ayant vécu tout un panel d’événements habituels de la vie.

Leur vie de jeunes gens m’a moins captivée : c’est l’enchaînement bien connu de fiestas en fiestas, de recherches du grand amour, de « qui couche avec qui ». Bof, rien qui ne m’intéresse particulièrement. Par la suite pour moi les choses sont devenues plus intéressantes, ce sont les difficultés de la vie d’adultes, trouver un emploi, construire sa vie, se marier, avoir des enfants, des jolis événements souvent entachés de petits ou plus grands drames parce que la vie n’est jamais 100% rose.

Et puis tout le fil du roman est mêlé avec l’histoire d’amour impossible d’Eva et Benedict. Parce que, tout jeunes gens, ils n’oseront ni l’un ni l’autre faire le premier pas. Parce que la suite de la vie les éloignera, leur fera prendre bien souvent des chemins différents. Parce qu’ils feront parfois des choix à contrecœur. J’ai aimé cette partie du roman parce qu’on ressent que cette histoire est celle de toute leur vie mais on comprend aussi que ce ne soit presque jamais le bon moment, ou bien on s’agace parfois du petit manque d’audace qui aurait pu tout changer. Alors on lit les années qui défilent et on attend LE moment qui reviendra forcément, on le sent, et qui sera le premier d’une nouvelle vie pour eux deux.

Ma notation :

Un été invincible est un roman sur les années qui passent et les événements de la vie d’adultes, entaché d’une histoire d’amour particulière. Si vous aimez les bandes d’amis et les montagnes russes de la vie, il pourrait vous plaire.

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La maison aux orangers, Claire Hajaj

Quatrième de couverture :

Jaffa, Palestine, 1948. Salim attend impatiemment le jour de ses huit ans. Enfin, il va pouvoir accompagner son père pour la cueillette des oranges, symbole du passage à l’âge adulte. Mais il n’aura jamais cette joie : la guerre israélo-arabe débute et sa famille est obligée de fuir en laissant derrière elle la maison et les orangers. Sunderland, Angleterre, 1959. Judit, douze ans, doit préparer sa Bat Mitsvah. Elle voudrait pourtant oublier son prénom trop connoté, le poids écrasant du passé familial, hanté par les pogroms russes et les camps allemands, et elle se jette à corps perdu dans la natation. Londres, swinging sixties. Lorsque leurs chemins se croisent, Judit et Salim tombent follement amoureux.
Comment réussir à imposer leur histoire ?
Parviendront-ils à surmonter les embûches qui les attendent ?

L’avis de MadameOurse :

Voici le dernier titre de la sélection du Prix des lecteurs pour le mois de juillet. Il était celui qui me tentait le plus, je l’ai gardé pour la fin, ai-je bien fait ?

Cette maison aux orangers sera celle qui va hanter le cœur de Salim toute sa vie durant. Jeune garçon arabe, son père possède cette orangeraie en Palestine. En 1948, à la création de l’état Israélien, c’est la guerre qui commence pour les 2 peuples et la fuite des conflits pour de nombreuses familles arabes dont celle de Salim qui abandonnent leurs biens derrière eux. Si c’est en Angleterre que Salim deviendra un jeune adulte, son cœur n’aura de cesse de repartir en pensée au cœur de l’orangeraie, là où ses racines l’attachent à la terre de ses ancêtres.

Le roman c’est aussi l’histoire de Judit, jeune fille juive qui va elle aussi grandir au cœur de ce conflit. Ni Salim ni Judit n’a de haine contre l’autre peuple, ils ont juste grandi tous deux avec cette haine ancestrale, transmise comme valeur. Tous deux seront tiraillés entre leur culture, ce qu’ils pensent devoir à leur famille et leur cœur, leur âme et ce qu’ils leur dictent. L’amour ne choisit pas et lorsque Salim rencontre Judit c’est le coup de foudre. Une histoire d’amour superbe mais contrainte, d’abord secrète car ils savent que leurs familles n’accepteront pas. Mais ils seront forts, se marieront, construiront leur propre famille. Mais alors, comment élever leurs enfants dans cette double culture et alors que chacun porte encore si durement le poids du passé, les tristesses de leur peuple et alors que le conflit gronde toujours ?

-Je n’ai jamais rencontré d’Arabes, dit-elle. (…) Pour être franche, je pensais que vous deviez nous haïr.

-Qui dit que je dois faire quelque chose ? Tu es une personne. Je suis une personne. Pourquoi devrais-je te haïr avant même de te connaitre ?

Claire Hajaj met parfaitement en lumière la terrible dualité qui se joue ici pour Salim et Judit, le poids des choix, chaque jour, une vie durant. On lit l’histoire de ce couple et le tiraillement permanent contre lequel ils se battent, on espère du tournant que l’histoire prendra, on est peinés aussi parce que c’est tellement complexe que tout ne peut pas être joli. Je m’attendais à une fin bien moins triste mais elle va tellement avec l’itinéraire général du roman.

Ma notation :

L’histoire douloureuse d’un couple mixte sous la belle mise en lumière de Claire Hajaj.

Une jolie coccinelle jaune a rencontré mon livre, la voyez-vous sur la couverture ?

Un cœur pur, Jérôme Abranel

 

Quatrième de couverture:

À l’aube de ses soixante-dix ans, Etienne Landais, homme solitaire, simple et discret, succombe à une attaque. Sam, voisin de vingt ans son cadet, est en charge de vider et de vendre sa maison.

S’acquitter de sa tâche entraîne Sam dans l’univers intime de son aîné. Fidèle à son engagement, il commence à pousser les portes, à sonder l’ombre et les recoins.Le défunt laissait croire avoir parcouru en ligne droite la seule vingtaine de kilomètres qui sépare sa ferme natale de Nantes, où il était installé.De rencontres en découvertes, Sam va retracer sa trajectoire singulière, depuis les temps incertains et hésitants de l’Occupation jusqu’à notre époque actuelle, un destin propice à en inspirer d’autres.

L’avis de Lunatic :

Lorsque Etienne est retrouvé mort, Sam sait ce qui l’attend. En effet, il avait accepté d’être le légataire universel de son voisin. C’est malheureusement l’occasion d’en savoir davantage sur le vieil homme. Qui est cette femme mystérieuse présente au cimetière lors des obsèques? Qu’elle a réellement été la vie d’Etienne, cet homme solitaire sans famille ni amis? Les cahiers de souvenirs d’Etienne, vont permettre à Sam ainsi qu’a nous lecteurs de passer une partie de 20ème siècle en sa compagnie : l’occupation, sa naissance, son enfance, l’absence de ses parents, une famille de substitution, les mensonges, les trahisons, les révélations. En parallèle, on découvre Sam, sa vie amoureuse et professionnelle dans lesquelles il ne semble pas s’épanouir. Etienne amène Sam sur l’île de Groix. Il a laissé au notaire une consigne indiquant à Sam une petite maison qu’il louait et où il souhaiterait qu’il passe un peu de temps. Le moment idéal pour se ressourcer, faire le point sur sa vie, sur ses attentes. Le moment idéal pour donner un nouveau tournant à sa vie. Comme un dernier cadeau ou clin d’œil d’Etienne.

J’ai vraiment été happée par ce roman que j’ai lu en une petite soirée. L’alternance entre le présent, les souvenirs de Sam et la lecture des cahiers du défunt rend le récit très dynamique. Je ne me suis pas ennuyée du tout, appréciant les diverses rebondissements dans la vie d’Etienne. Les personnages sont attachants, plein d’humanité. J’ai aimé ce roman, à la façon d’une quête initiatique. L’idée de cette recherche de bien-être et ce besoin de garder un cœur pur.

Un très joli moment de lecture, une bien belle découverte. Entre Bretagne et Allemagne, vous vous arrêterez sur l’île de Groix en bonne compagnie. Je lis souvent dans les romans de Lorraine Fouchet: « Qui aime Groix, voit sa joie ». Pour aller au delà du sens premier de cette citation, je peux affirmer que Jérôme Abranel ne contredit pas ce dicton. Et je referme ce roman avec la même satisfaction qu’en lisant les romans de Lorraine Fouchet. C’est dire comme ce texte est de qualité. Il aurait été dommage de ne pas le lire.

 

[Duo lecture] La vie rêvée des chaussettes orphelines, Marie Vareille

Pourquoi ce livre :

(Lunatic) J’ai lu deux romans de l’auteure avec plaisir. Je savais que j’allais forcément passer un bon moment de lecture.

(MadameOurse) J’avais été très agréablement surprise lors de ma lecture de Là où tu iras j’irai. Je lorgnais sur ce nouveau titre de la même manière que je bave devant toutes les nouvelles parutions des éditions Charleston en fait ! {Spoiler : le nouveau Martha Hall Kelly a de grandes chances d’arriver dans ma PAL d’ici les prochains mois (= j’ai pas l’intention de lui résister)}.

La couverture :

(Lunatic) Passons sur le bandeau intégré à la couverture et que j’aimerais chaque fois pouvoir retirer sur les titres des éditions Charleston. La couverture colle au titre du roman, mais j’avoue ne pas en être fan pour autant.

(MadameOurse) J’aime les coloris, c’est léger, simple, attractif.

La quatrième de couverture :

En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d’angoisse à l’idée que le drame qu’elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface.
Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n’a qu’un objectif : repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasque dont le projet se révèle pour le moins… étonnant : il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde. La jeune femme ne s’en doute pas encore, mais les rencontres qu’elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie.
Devenue experte dans l’art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu’à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler son passé ?

Après lecture :

(Lunatic) Ce titre et cette couverture sont bien trompeurs. J’étais loin d’imaginer la claque qu’allait me mettre ce roman. Je pensais lire un roman chick litt frais, divertissant et plein d’amour. Il n’est est rien. Même si d’amour il en est beaucoup question, ce roman est bien plus que cela. Dès les premières lignes j’ai aimé Alice, cette jeune femme névrosée, angoissée et à l’âme si triste. On sent tout de suite qu’elle fuit quelque chose ou quelqu’un? Quel drame veut-elle fuir? En parallèle de ses aventures parisiennes, on en apprend davantage sur elle à travers les pages de son journal intime datant  de 2012. Et là je n’ai pas pu m’empêcher de m’identifier à elle. Son désir d’enfant, les échecs. La description qu’Alice en fait est très juste et réel (moi aussi j’en ai bouffé de l’huile d’onagre, je voyais plus souvent ma gynéco que mes amies et le jus d’ananas n’a rien changé malheureusement…)  Grâce à ce journal, elle nous parle de sa famille, de son enfance, et de sa soeur Scarlett. Moins d’une année les sépare, elles se ressemblent autant qu’elles sont différentes. Et je peux avouer que j’ai eu aussi un vrai coup de cœur pour Scarlett.

Difficile d’en dire davantage, mais sachez juste que ce roman est une pépite. Rien n’est facile, aisé et simple pour nos personnages. Vous partirez à la rencontre de deux sœurs éloignées mais pourtant si fusionnelles. Et quand lentement, vous comprendrez où vous mène le récit, vous allez être bluffés. Marie Vareille va vous surprendre. J’ai avalé le roman en une journée, je ne pouvais pas le lâcher. Je peux affirmer que les sœurs Smith-Rivière resteront longtemps dans un coin de ma tête et de mon cœur.

(MadameOurse) Marie Vareille nous livre ici une si grande et belle oeuvre, une histoire de secrets, une histoire de famille, de sœurs, une histoire de sens à la vie après un drame. L’histoire d’Alice m’a moi aussi chamboulée, j’ai été prise dans le rythme des pages avec l’alternance parfaitement dosée de chapitres du présent et de rappels du passé via le journal intime de la jeune femme. Je voulais comprendre, faire le lien entre Alice, jeune mariée qui travaille dans la banque et qui n’arrive pas à avoir un bébé (moi aussi cette partie de l’histoire m’a touchée au plus profond) et Alice, seule au monde, qui s’installe à Paris et cherche un travail. J’ai aussi été touchée par l’enfance des 2 sœurs, Alice et Scarlett, si unies par leur faible écart d’âge, l’une aimée par sa mère, l’autre non. J’ai trouvé ça si triste pour elles deux la façon dont elles ont du se construire. C’était terriblement émouvant de lire leur enfance, de découvrir la construction des personnages depuis leur plus jeune âge.

L’Alice du présent a forcément vécu quelque chose de dramatique sinon comment expliquer qu’elle soit refermée sur elle même ainsi ? Qu’elle ne souhaite s’attacher à personne ? Ni collègues, ni voisins, ni amis et encore moins d’amour, ce n’est pas une vie. Puis Alice va trouver ce travail qui ne l’intéresse pas du tout, pour le développement de cette appli ayant la volonté de réunir les chaussettes orphelines. Il lui faut gagner de l’argent, elle accepte donc ce poste. Et vont alors entrer dans sa vie des personnes qui s’y feront une place et qui viendront peu à peu dénouer les cadenas autour de son cœur.

Je ne sais pas pourquoi j’avais vu venir le secret au cœur du roman, qu’est ce qui a pu me mettre sur la piste mais …. juste … wouaouh. Vous savez ? C’est comme une révélation de roman phénoménale, qui fait écho dans vos propres entrailles, nouées par l’émotion ? Alors, oui, oui, oui j’ai aimé, plus qu’aimé cette sublime histoire. Le soufflé est un peu retombé avec les pistes ouvertes pour la nouvelle vie d’Alice mais je n’oublierai pas les émotions que Marie Vareille a su me faire vivre.

Egarer la tristesse, Marion McGuinness,

 

Quatrième de couverture:

À 31 ans, Élise vit recluse dans son chagrin. Quelle idée saugrenue a eue son mari de mourir sans prévenir alors qu’elle était enceinte de leur premier enfant ?

Depuis ce jour, son fils est la seule chose qui la tienne en vie, ou presque. Dans le quartier parisien où tout lui rappelle la présence de l’homme de sa vie, elle cultive sa solitude au gré de routines farouchement entretenues : les visites au cimetière le mardi, les promenades au square avec son petit garçon, les siestes partagées l’après-midi…

Pourtant, quand sa vieille voisine Manou lui tend les clés de sa maison sur la côte atlantique, Élise consent à y délocaliser sa tristesse. À Pornic, son appétit de solitude va vite se trouver contrarié : un colocataire inattendu s’invite à la villa, avec lequel la jeune femme est contrainte de cohabiter.

L’avis de Lunatic :

Égarer la tristesse, c’est d’abord ce titre qui m’a interpellée, 3 mots qui à mes yeux évoquent déjà tant de choses. La 4ème de couverture a fini de me convaincre de lire ce roman. J’ai de suite pensé au roman Le mec de la tombe d’a coté. Le même thème du deuil est au cœur du roman, celui d’une femme jeune.

Pornic, Elise débarque avec son bébé Ian au SEL, maison confortable et accueillante. C’est Manou, sa vieille voisine à Paris qui lui a proposé de prendre le large et d’aller se ressourcer au bord de mer. Elle lui confie alors les clés de sa maison secondaire. La jeune femme d’abord hésitante fini par partir sur un coup de tête. Manou n’a pas fait cela pour rien, voilà plus d’une année qu’elle voit sa jeune voisine sombrer dans le malheur et le noir. Arthur son mari est décédé brutalement, laissant Elise enceinte et esseulée. Une fois sur place, notre héroïne s’adoucit, semble s’apaiser mais sa quiétude est vite contrariée par l’arrivée de Clément, petit fils de Manou. Nos deux personnages vont cohabiter, s’apprivoiser, s’aider, se soutenir. Et si c’était le moment de reprendre goût à la vie, de croire encore au bonheur?

J’ai vraiment été envoûtée par l’écriture de l’auteure. Un style tout en douceur, tout en poésie, calme, apaisant. Le personnage d’Elise est lumineux malgré le malheur qui l’habite. Le manque de son mari est si bien décrit, sa colère, ses regrets. Difficile de s’imaginer veuve à 31 ans, de devoir donner la vie en pleine ténèbres. Mathilde est courageuse, forte et saura puiser en elle les ressources nécessaires pour continuer malgré tout. Sa rencontre avec Clément est d’abord en toute méfiance. Elle voit d’un mauvais œil son arrivée, puis fini par lui faire une place dans cette maison, dans sa vie. Il va se livrer à elle, se montrer digne de confiance, la faire sourire, la faire revivre.

En lisant ce roman, j’ai eu l’impression moi aussi de passer un petit moment au SEL, j’ai senti le vent me fouetter le visage, l’odeur de la mer. J’ai déambulé dans les allées d’un cimetière, j’ai été attendrie par Ian, charmée par la tendresse et la fougue de Clément. Ce roman a fait surgir en moi les mêmes émotions ressenties dernièrement avec Tout le bleu du ciel : cette même force des personnages, un récit tout en langueur et poésie, et surtout l’idée que la vie malgré les malheurs, les épreuves arrive à nous faire grandir et qu’il faut laisser une place au bonheur.

J’ai cru comprendre que l’auteure avait mis quelques années pour écrire ce roman. Égoïstement, j’espère qu’il lui faudra moins de temps pour le prochain, car il me tarde de pouvoir la relire.