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Un havre de paix, Nicholas Sparks

Quatrième de couverture :

Katie débarque seule et sans attache dans la petite ville de Southport, en Caroline du Nord. Belle, jeune et mystérieuse, elle devient vite le sujet de toutes les conversations. D’abord déterminée à préserver sa solitude, elle finit par se lier d’amitié avec Alex, veuf et père de deux enfants. Ensemble, ils pansent des blessures anciennes. Mais alors que Katie reprend confiance en la vie, les fantômes de son passé la rattrapent. Ces mêmes fantômes qui l’avaient poussée, après un long voyage, à venir vivre recluse dans ce havre de paix. Va-t-elle céder aux doutes qu’ils lui inspirent, ou admettre que l’amour est souvent la meilleure chance d’échapper au souvenir des heures les plus sombres ?

L’avis de Laure :

J’avais lu Nicholas Sparks il y a 2 ans et en garde un excellent souvenir, c’est un auteur que j’avais envie de relire. Et puis ils sont justement édités dans cette belle collection Michel Lafon poche qui m’attire beaucoup. J’ai vite craqué lors de mon passage en librairie post déconfinement et ce titre n’a pas fait long feu dans ma PAL !

Pourtant, j’étais loin de m’attendre au climat de tension dans lequel cette lecture m’a plongée. Dans la petite ville de Southport, Katie est nouvelle, elle vient de s’y installer et travaille comme serveuse. Alex tient un supermarché où la jeune femme s’approvisionne et va vite être très attiré par elle. Un roman qui commence très classiquement, cela semble un peu trop simple et évident. Oui mais, il y a aussi le passé de Katie.

Katie n’est pas vraiment Katie, elle est en exil, en fuite, elle vit dans la peur à chaque instant. Elle a fuit un mari bourreau, est convaincue qu’il est capable de la retrouver et est vigilante à chaque instant. Se construire un présent serein n’est pas sa priorité. Elle veut survivre.

Pourtant, peu à peu, Alex, ce jeune veuf et ses 2 enfants, vont entrer dans sa vie. Alex a tout de l’homme attentionné, il ne brusquera jamais Katie et va très bien comprendre ce que la jeune femme cache. Il ne lui impose pas de confidence, il l’accepte ainsi et se contente du présent. Mise en confiance, Katie va se confier, par bribes.

Kevin, le mari bourreau de son côté n’a pas abandonné l’idée de ramener sa femme à la maison. On suit cet homme affreux, le passé conjugal qu’il a vécu avec Katie, sa quête pour la retrouver et la tension monte petit à petit au cours de la lecture. Ce qui s’annonçait comme une jolie histoire d’amour en est loin et va nous livrer un drame qui tient en haleine entre cet homme alcoolique, violent, malveillant et cette femme qui a si bien su lui obéir pendant des années pour ne pas s’attirer ses foudres. Mais Katie a désormais un présent et un futur à sauvegarder. Et une famille d’adoption qui ne mérite pas d’être confrontée à son passé.

Moi qui étais partie pour lire une histoire d’amour, j’ai été bien surprise mais j’ai vraiment apprécié le climat de tension qui se noue dans ce roman et je voulais désespérément que Katie s’en sorte.

Ma notation :

Une agréable lecture. J’ai d’or et déjà mis d’autres titres de Nicholas Sparks dans ma PAL !

L’amour harcelant, Elena Ferrante

Quatrième de couverture:

Entre le corps d’Amalia, qui flotte dans la mer, à l’aube, mystérieusement noyé, et le corps de Delia, sa fille, exposé à la violence, au sang et à la pluie d’une Naples au ciel plombé et aux rues hostiles, se déroule ce thriller familial, sensuel et désespéré, dont les rebondissements vous griffent le cœur.Qu’est-il arrivé à Amalia ? Qui se trouvait avec elle la nuit de sa mort ?

L’avis d’Audrey :

Des années que j’aurai pu lire cette auteure que l’on connait surtout grâce aux succès de sa saga : L’amie prodigieuse. Une saga que je n’ai jamais lue : tout le tapage autour de cette tétralogie et de la série qui en découle ne me donnait franchement pas envie. Au mois de juillet, la série est diffusée, je tombe dessus et je suis totalement subjuguée par cette histoire, par ces images. Je rentre complètement dans l’univers d’Elena Ferrante et me décide enfin à découvrir la plume de cette femme mystérieuse. Je décide de commencer avec son premier roman L’amore molesto publié en 1992. Direction Naples, prêts?

Delia, la quarantaine attend fébrilement l’arrivée de sa mère, Amalia qui doit venir passer quelques jours chez elle. Ses relations avec cette mère curieuse, questionneuse pour ne pas dire intrusive ne l’enchantent guère. Seulement Amalia n’arrivera jamais, elle est retrouvée morte dans la mer.

Pour Delia, commence alors le temps des questions ? Qu’est-il arrivé à sa mère? Pourquoi elle ne portait qu’un soutien gorge ? Une belle lingerie bien loin de ce qu’elle avait l’habitude de porter. Et qui est cet homme qui venait chez Amalia et dont Delia ignore tout ? Elle va donc partir à la rencontre de celle qu’elle ne connaissait pas vraiment finalement en retournant sur les lieux et les personnes de sa vie.

L’écriture de l’auteure dans ce premier roman m’a vraiment plu. Elle a le don de nous plonger au cœur du roman, on a vraiment la sensation d’y être. Et pourtant je me serai bien passé de découvrir l’intimité de Délia et Amalia. J’ai lu ce livre avec un certain malaise et je dirai presque la nausée. De nombreuses scènes et détails sont dérangeants ou glauques et je ne comprends pas trop leur utilité. C’est violent et c’est sale.

On est transporté au cœur de Naples, dans ces ruelles, et dans ce que la ville a de vrai. Par moment, on ne sait plus trop où se situe la réalité ou le fantasme de Delia. Ça m’a paru souvent assez flou. On oscille entre souvenirs et vérité. Si je n’avais pas tant été conquise par le style d’Elena Ferrante je pense que j’aurai bien vite refermé ce roman.

Ma notation :

Un premier roman surprenant et troublant. Je lirai surement un autre roman d’Elena Ferrante mais il me faut un peu de temps pour oublier celui ci d’abord.

Les âmes silencieuses, Mélanie Guyard

Quatrième de couverture:

942. Héloïse Portevin a tout juste vingt ans lorsqu’un détachement allemand s’installe dans son village. Avides d’exploits, son frère et ses amis déclenchent un terrible conflit. Pour aider ceux qu’elle aime, Héloïse prend alors une décision aux lourdes conséquences…
2012. Loïc Portevin est envoyé par sa mère au fin fond du Berry pour y vider la maison familiale après le décès de sa grand-mère. Loïc tombe sur une importante correspondance entre cette dernière et un dénommé J. Commence pour lui une minutieuse enquête visant à retrouver l’auteur des lettres.
Entre secrets de famille et non-dits, Loïc et Héloïse font chacun face aux conséquences de leurs décisions, pour le meilleur… et pour le pire.

L’avis d’Audrey :

Un roman à la construction comme j’aime, alternant les chapitres entre passé et présent. Une façon de doucement entrer dans le passé de la famille Poitevin. En 2012, Loïc part dans le Berry à la demande de sa mère Anaïs pour vider la maison de sa grand-mère. Une escapade plus que que bienvenue pour cet homme chamboulé et perdu après une séparation difficile. En 1942, Héloïse est une jeune fille quand les allemands débarquent dans son village.

Le jeune homme sait peu de choses sur sa grand-mère. Il n’a jamais vraiment eu de contact avec elle, et n’a l’avait plus revue depuis des années. Son arrivée au village semble remuer pas mal de choses, et il est assez décontenancé par l’accueil qu’on lui fait, surtout quand on lui balance qu’il est le petit fils de la « tondue ». Un élément qui ne nous surprend pas en tant que lecteur, le prologue du roman nous avait suggéré cela.

Commence alors pour Loïc un moment de doutes, de questionnements sur l’histoire de sa famille et les secrets enfouis liés à cette triste époque. En vidant le grenier, il tombe sur une correspondance de toute une vie qu’Héloïse a eu avec un certain J. Qui est-t-il? Si la mère de Loïc est une bâtarde comme l’affirment les gens du village, qui est le grand-père de Loïc alors ? Doucement, les réponses apparaissent à travers la quête qu’il mène accompagné de Mathilde (une femme rencontrée au village) et grâce aux chapitres du passé.

J’ai eu un peu de mal avec le personnage de Loïc, que j’ai trouvé froid et pas attachant du tout, bien au contraire. Bien que j’ai trouvé sa rencontre avec Mathilde intéressante, j’ai trouvé que l’ensemble manquait de détails. Finalement on en sait si peu sur ces deux personnages, c’est dommage.

Par contre j’ai été saisie par le courage, la détermination et la liberté d’Héloïse. Même si on ne comprend pas pendant tout une partie du récit ce qui l’a amené à connaître ce destin particulièrement sombre, j’ai tout de même senti que l’auteure nous amène sur une fausse piste. Puis j’ai compris que finalement, l’auteure protégeait elle aussi ce lourd secret que cache Héloïse. Et j’avoue que j’ai été bluffée par certaines révélations, je n’avais pas du tout imaginé cela.

Ma notation :

L’histoire d’une femme dans la grande Histoire. Une histoire d’amour, de fidélité et de résignation. Un très beau roman historique.

Les petites merveilles, Léna Walker


Quatrième de couverture:

Licenciée de son emploi de libraire qu’elle adorait, Eva se retrouve nounou pour les enfants d’une riche famille du très chic Ve arrondissement parisien.
Mais en acceptant ce travail, la jeune femme était loin d’imaginer que sous leurs airs d’enfants modèles Arthur, Rose et Louis lui donneraient tant de fil à retordre.
Aussi gaffeuse qu’attachante, Eva devra redoubler de patience et d’ingéniosité pour apprivoiser ces trois petits monstres et leur rendre le sourire.

L’avis d’Audrey :

Les mots qui dansent… quel joli nom pour une librairie. Eva y travaille au côté de Marcel, le propriétaire des lieux. Un homme taciturne, bougon, qui tient cette librairie depuis des années, dont les murs ont gardés en mémoire la présence de son épouse décédée. Il a pris sous son aile Eva, qui apporte un peu de douceur et de modernité à son quotidien. C’est à contre cœur qu’il lui annonce qu’il doit se passer de ses services. La librairie est en faillite, il ne peut plus payer son salaire.

Eva, jeune femme solitaire et émotive, accepte difficilement cette décision. Elle n’imagine surtout pas devoir rester chez elle et partager avec sa mère Corine le peu d’espace de la loge de concierge que les deux femmes habitent. C’est sous les conseils de son amie Iris, qu’Eva accepte un job de nounou, les horaires lui permettant de passer quelques heures à la librairie pour aider Marcel. Un joli compromis qui ne doit durer que quelques mois…

La rencontre avec la famille Donadieu est particulière. Les 3 enfants lui donnent quelques complications et rapidement elle constate que la communication dans cette famille est quasi inexistante. Les parents sont aux abonnés absents, les enfants sont perturbés, Eva se demande bien dans quelle galère elle est arrivée. Mais doucement elle prend place au sein de cette famille. Et si c’était le moment pour tous les protagonistes de bouleverser le quotidien et de donner un nouveau tournant à leurs vies ?

J’ai beaucoup apprécié ma lecture. Un roman frais, divertissant, avec des personnages attachants et sincères. Je pense que chaque lecteur ne pourra que se prendre d’affection pour Eva et surtout pour la fratrie dont elle s’occupe. 3 petits êtres tendres, drôles et en quête d’affection. J’ai aimé la façon dont l’auteure décrit cette famille, leurs choix d’éducation ou de vie sans pour autant tomber dans un jugement négatif ou accusateur. Elle traite un sujet difficile avec beaucoup de bienveillance. Bien entendu, un roman feel-good comme celui ci nous sert logiquement une histoire d’amour. Le lecteur appréciera le fait que rien n’est facile pour Eva, et qu’il faille un peu se battre et persévérer pour peut-être trouver le bonheur.

Dans ce roman, l’auteure dresse aussi une jolie ode aux libraires, aux lecteurs, à ceux qui aiment les livres. Elle met en avant la difficultés que connaissent les libraires pour attirer des clients, les fidéliser et pouvoir garder ces lieux ô combien essentiel ouverts.

Ma notation :

Avec une couverture si colorée et estivale, il serait dommage d’attendre l’automne pour découvrir ce roman. C’est le roman idéal à lire en vacances, sur la plage ou en ville. Promis vous allez aimer !

(Merci à Camille des éditions Michel Lafon pour cette lecture)

Réponds-moi, Mélanie Taquet

 

Quatrième de couverture:

Florence et Nicolas se sont aimés passionnément lorsqu’ils étaient jeunes adultes, avant qu’elle ne décide de rompre sans donner d’explication. Mais l’amour peut-il mourir simplement parce qu’on l’a décidé ? Quelques années plus tard, les anciens amants se croisent dans les rues de Montpellier et ces retrouvailles inopinées ouvrent la voie à une correspondance par e-mails sur plusieurs décennies. Par écran interposé et parfois dans la vraie vie, ils partagent leur quotidien, se taquinent, se conseillent, se disputent, se réconcilient, mais jamais ne se perdent de vue.
En se confiant à coeur ouvert, ils viennent interroger cette intimité qui les unit malgré le temps qui passe. Réponds-moi explore les eaux floues qui séparent l’amour et l’amitié, parce qu’en matière de sentiment, rien n’est jamais bien défini.

L’avis d’Audrey :

De: liseusehyperfertile@outlook.fr
A: florence.marthoud@hotnail.com
cc: nicolasvannier34@yachoo.fr
Objet : Vous deux!
Florence et Nicolas,

 

Je viens de lire vos échanges de mails. Parcourir ainsi 20 ans de votre vie, quelle lecture ! Au départ on pourrait se dire que lire ainsi à la suite vos mails pourrait vite paraître lassant. Et pourtant je me suis vite prise au jeu, je suis entrée doucement dans vos vies, dans vos ressentis et au cœur de votre intimité.

J’ai d’abord pensé que vos retrouvailles inopinées au cœur de Montpellier 5 ans après  votre séparation allait vous permettre de recoller les morceaux. Derrière l’humour de vos mots, j’ai bien compris qu’une certaine affection était toujours présente. Alors voir ainsi les mois, les années se mettre entre vous a été légèrement frustrant. Vous voir prendre des nouvelles l’un de l’autre, vous conseiller, vous épauler, vous soutenir était attendrissant à voir mais en même temps j’ai trouvé que c’était un tel gâchis.

Puis j’ai compris, qu’il fallait peut-être ce temps, ce vécu et ces expériences pour mieux se retrouver.

J’ai aimé suivre le cours de vos vies, pas toujours faciles. Les coups durs, les déceptions, les surprises. En parallèle suivre vos petits bonheurs a été un rayon de soleil au fil de ma lecture. Voir grandir Inès et Chloé, voir certains projets professionnel aboutir.

20 ans d’échanges si addictifs à lire, auxquels s’identifier par moments, qui me font me poser des questions et regarder un peu en arrière. J’ai un peu de mal à vous quitter, mais je pense que tout est dit.

Bon vent à vous,

Audrey

PS: Je suis sûre que vous serez d’accord avec moi pour dire que Mélanie Taquet a encore livré ici tout son talent d’écriture. Un roman qui réunit tout les codes d’une bonne romance  sans pour autant tomber dans des clichés ou en nous servant des personnages féminins un peu «nunuches». Avec vous deux, elle use d’une belle sensibilité à travers cet exercice épistolaire réussi.

Ma notation :

Sans surprise, j’ai adoré ce nouveau titre de Mélanie Taquet. Merci à elle et à Eyrolles pour la lecture du roman.

J’en profite pour vous conseiller son premier roman que vous pouvez retrouver en poche. Idéal pour glisser dans votre valise de vacances…