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Le vol des libellules, Leila Meacham

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Quatrième de couverture :

En pleine Seconde Guerre mondiale, cinq jeunes Américains reçoivent une mystérieuse lettre du gouvernement leur demandant s’ils sont prêts à se battre pour leur pays.  A priori, ils n’ont rien en commun : un Texan d’origine allemande, un fils de bonne famille gâté, un pêcheur, une styliste et une championne d’escrime. Pourtant, ils ont été choisis pour participer à une mission d’espionnage de grande envergure et sont envoyés à Paris sous le nom de code « Libellule ». Déterminés à combattre le fléau nazi, ils savent que le moindre faux pas peut leur être fatal. Partis à cinq, ils ne reviendront qu’à quatre… Mais faut-il croire aux apparences ? Cinquante ans plus tard, quelqu’un cherche à savoir ce qui s’est réellement passé au cœur de l’hiver 1944 à Paris. Commence alors une quête incroyable qui risque de bousculer des vérités qui dorment… 

L’avis de Laure :

Ce livre me tentait depuis longtemps, j’ai eu la chance de le recevoir à Noël et ma copine Anaëlle, Mes jolies lectures l’a choisi dans ma PAL pour intégrer mes lectures d’avril. C’était l’occasion de découvrir la plume de Leila Meacham que je n’avais jamais lue.

Pourtant, dès le début de ce roman j’ai été mise en difficulté. Imaginez plutôt : les américains montent un groupe de 5 jeunes gens destinés à partir en France pour y être espions. Tous ont été soigneusement sélectionnés pour leurs connaissances notamment la maitrise de l’allemand et du français et tous ont une raison profonde de vouloir s’engager dans la lutte. Ils nous sont présentés tour à tour, 2 hommes, 3 femmes et j’étais déjà perdue. Il faut retenir qui est quel personnage et je suis toujours mauvaise à cela quand il y a de nombreux personnages. Pire, les choses se sont ensuite compliquée quand les 5 noms de base sont devenus 15 noms !! Et oui, pour chacun d’eux il y a alors son identité américaine, son nom sous couverture et son nom de code dans l’aventure Dragonfly. 

J’ai donc tout au long de ma lecture avancé avec ce boulet à mon pied, la difficulté de m’y retrouver. Même si ça s’arrange au fil et à mesure des événements, je me suis rendue compte que je ne m’étais attachée à aucun d’entre eux, sûrement bloquée par ma difficulté à m’y retrouver. D’autant qu’une fois à Paris tous vont avoir des liens chacun à leur niveau avec des français résistants, des collabos, des nazis, etc. 

Et pourtant, j’ai vraiment aimé le sujet de l’espionnage qui est le cœur du roman, comment à chaque instant tout le château de cartes peut s’écrouler pour nos 5 espions. Les événements et les retournements de situation sont nombreux et on comprend vraiment le risque de chaque seconde qu’ont encouru tous les espions pour rapporter des informations à leur pays. Le roman m’a surprise plus d’une fois alors que je me disais que c’était grillé. Et il s’achève sur un final vraiment sympa. Alors, si vous n’avez pas peur de vous y perdre comme moi dans les noms des personnages, je vous conseille de vous intéresser à ce roman !

Ma notation :

Une lecture qui m’a mise en difficulté et qui pourtant aborde une thématique très intéressante !

Les gardiens du phare, Emma Stonex

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Quatrième de couverture :

Au cœur de l’hiver 1972, à plusieurs milles de la côte de Cornouailles, une barque brave la mer pour rejoindre le phare du Maiden Rock. À son bord, se trouve la relève tant attendue par les gardiens. Pourtant, quand elle accoste enfin, personne ne vient à sa rencontre. Le phare est vide. La porte d’entrée est verrouillée de l’intérieur, les deux horloges sont arrêtées à la même heure et le registre météo décrit une tempête qui n’a pas eu lieu.
Les trois gardiens se sont volatilisés.
Vingt ans plus tard, alors que les flots semblent avoir englouti pour toujours leurs fantômes, les veuves des trois hommes ne peuvent se résoudre à tourner la page. Le vernis se craquelle, le sel de la mer envahit le présent, et les secrets profondément enfouis refont surface.

L’avis d’Audrey :

J’ai été très surprise par la tournure que prend ce roman. Je ne m’attendais pas un récit si mystérieux, mêlé à une intrigue policière si complexe et obscure.

Au début des années 90, un écrivain arrive au phare de Maiden Rock, pour enquêter sur un fait divers datant de 20 ans. En 1972, celui qui vient prendre la relève au phare, trouve l’endroit fermé à clé mais pourtant abandonné. Aucune trace des 3 gardiens en place. Les assiettes sont restées sur la table, les affaires n’ont pas bougés les horloges se sont arrêtées. Surtout ne pas ébruiter l’affaire, rester discret et oublier.

Mais l’arrivée de cet auteur est loin de réjouir les habitants de ce petit village de Cornouailles. Il va vouloir rencontrer et faire parler les épouses des disparus. On n’aime pas les gens qui fouinent, et à quoi bon vouloir remuer le passé !

On est vite happé par l’ambiance du roman, cette atmosphère quasi claustrophobique. Les personnages sont mystérieux et intrigants. Il est curieux de voir comme les gens préfèrent se taire plutôt que de livrer certaines vérités. Et pourtant les secrets vont doucement se dévoiler, pour notre plus grand étonnement de lecteur.

J’ai apprécié la lecture à deux voix, entre Christine Braconnier et Guillaume Orsat. Ce dernier, instaure d’ailleurs une atmosphère très envoutante par son timbre de voix que j’ai beaucoup aimé. A eux deux, ils rythment le récit, que j’aurai peut-être pu trouver un peu trop lent si j’avais découvert cette histoire en format papier.

Ma notation:

Un roman surprenant, qui a su me passionner. Une bien belle surprise.

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Toucher le noir, Collectif

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Quatrième de couverture :

Onze auteurs prestigieux (r)éveillent le sens du toucher dans le noir. Oserez-vous frôler le noir d’aussi près ?

L’avis d’Audrey :

C’est le 3éme de nos cinq sens qui va être le thème central de ce recueil de nouvelles. Toucher le noir (après écouter et regarder) réunit 11 auteurs, pour des textes noirs, sombres et angoissants. La nouvelle est un exercice difficile, il faut réussir à saisir son lecteur rapidement, avec peu de personnages et d’action, et ici le pari est tenu. Les textes qui nous sont proposés instaurent rapidement une ambiance bien particulière, propre à chaque auteur pour mon plus grand plaisir de lectrice.

J’ai retrouvé quelques auteurs connus et j’ai pu toucher du bout des yeux, le temps de quelques pages le style d’autres auteurs. Que trouverez-vous alors dans ce recueil ?

L’histoire à 3 voix de Valentin Musso, celle d’un couple et d’une maitresse qui est juste diaboliquement parfaite. Solène Bakowski m’a surprise par le choix de son thème dans une autre époque que la notre. Avec Michael Mention, préparez-vous à un huis-clos dans un ascenseur pour une bien belle joute verbale. Jacques Saussey nous livre une nouvelle à chute comme j’aime tant, mais une chute vertigineuse.

Je retiendrai surtout ma jolie rencontre avec la plume de Benoit Philippon, qui pour moi a livré la meilleure nouvelle de ce recueil.Depuis, mon envie de tatouage, est bizarrement remise en question… Et je noterai un seul bémol pour moi, la création de Franck Thilliez, qui ouvre et ferme le recueil, une double nouvelle mais qui a fait un bon flop.

Et pour vivre de nouvelles expériences au goût de noir et d’angoisse, parait le 5 mai chez Belfond, Respirer le noir, pour un voyage olfactif qui s’annonce terrifiant.

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Harper collins

(Merci à Harper Collins pour cette lecture)

Marie et Marya, Jillian Cantor

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Quatrième de couverture :

Dans la Pologne de 1891, une jeune femme, Marya Sklodowska, s’apprête à épouser le mathématicien Kazimierz Zorawski. Mais les parents de son fiancé s’opposent à leur union. L’engagement est rompu.
Déçue et humiliée, Marya quitte son pays natal pour la capitale française afin d’étudier la physique et la chimie à la Sorbonne. Elle change d’identité pour mieux s’intégrer et devient…Marie Curie. Si elle s’était mariée, que serait devenue la jeune Marya ? Sans accès aux études, sans travail et sans recherche ? Qui serait cette autre Marie Curie, qui aurait connu une existence de femme et de mère plus conventionnelle ? Sa soif de connaissance aurait-elle fini par !’emporter ?…

L’avis d’Audrey :

Marie Curie, je connaissais brièvement son travail scientifique. Mais j’ignorais tout de la femme, de la mère et de l’épouse qu’elle était. Je savais qu’elle était née en Pologne, sans rien savoir de son enfance et de sa famille. Ce roman débute en 1934, lorsqu’elle s’apprête à lâcher son dernier souffle. Une personne lui rend une dernière visite, un ultime instant pour se poser une question essentielle : et si elle n’avait pas quitté son pays pour Paris ? Qu’elle aurait été sa vie? Elle ferme alors les yeux et imagine.

Le récit reprend du départ alors, en 1891 en Pologne. On va certes suivre la vie de Marie Curie, sa déception amoureuse, son arrivée à Paris, et le début de ses études scientifiques. Mais en parallèle, on va rester en Pologne avec Marya. Le double fictif de Marie Curie, qui a choisi de ne pas partir en France. En alternance, chaque chapitre nous montre comment chacune avance dans sa vie. Les rencontres, les choix amoureux, les réussites et les échecs.

Dans un jeu de miroir, la destinée de ces femmes, (qui n’en font qu’une), montre des similitudes et des envies communes. Il est intéressant de constater également à quel point les choix de Marie ont pu influer sur la vie de ses proches. J’ai été complètement fascinée par la vie de Marie et Marya. En chacune d’elle, on trouve une force, une envie de liberté et de savoir. Deux femmes fortes et déterminées.

Ne vous attendez pas à une biographie complète et détaillée sur la vie de Marie Curie et ses activités scientifiques. L’auteure a rendu un roman vivant, s’inspirant largement de cette femme savante, mais cela reste une fiction et c’est surement pour cela que j’ai tant aimé. Il y a des rebondissements, des passions et des questionnements tout au long de l’histoire.  Marie Curie et Marya Sklodoska sont ici des personnages de romans, qui nous font vibrer.

Ma notation:

Un roman où les destinées et les passions s’entremêlent pour nous raconter l’histoire d’une grande femme, et de celle qu’elle aurait pu être.

(Merci aux éditions Préludes pour cette lecture)

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Les chemins de la liberté, Lisa Wingate

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Quatrième de couverture :

​La quête bouleversante de trois jeunes femmes que tout sépare dans le sud des États-Unis, ravagé par la guerre de Sécession.

Louisiane, 1875 : Hannie, ancienne esclave, se lance sur les routes avec Missy Lavinia, héritière ruinée d’une plantation, et Juneau Jane, fille d’une courtisane. Toutes trois cherchent l’homme qui tient leur destin entre ses mains. Mais au bout du chemin, Hannie nourrit le secret espoir de retrouver sa famille dont elle a été séparée avant la fin de l’esclavage. Et si, comme d’autres, elle faisait paraître un avis de recherche ?
Plus d’un siècle plus tard, l’épopée d’Hannie passe entre les mains de Benny, professeure un peu dépassée. Parviendra-t-elle, par cette histoire – la leur –, à intéresser enfin ses élèves ? À exhumer, sous leurs pieds, les cicatrices d’une terre à jamais marquée par la souffrance de l’esclavage ?

L’avis de Laure :

J’avais découvert Lisa Wingate en 2019 dans un livre mystère et j’étais contente de la retrouver avec un nouveau titre en lice pour le Prix des lecteurs Pocket. Toujours dans un rythme passé présent, l’auteure m’a d’abord un peu fait appréhender ma lecture avec un passé qui ne démarrait pas sous les meilleurs auspices. Le parlé très typique des esclaves noirs et des faits peu clairs m’ont fait peur.

Heureusement, j’ai de suite accroché avec le présent et l’histoire de Benny, qui arrive en Louisiane comme professeur d’anglais. Elle va tâtonner un moment avant de parvenir à motiver ses élèves pour leur scolarité via un projet d’envergure sur leurs racines, cette histoire forte qui unit les noirs comme les blancs de ce coin des USA. Benny va d’abord mettre à jour plusieurs éléments du passé des habitants.

Et ce passé justement c’est celui d’Hannie, Missie et Juneau Jane, respectivement noire, blanche et métis. Avec elle, c’est tout un périple à travers les Etats Unis que nous vivons. Elle a du sens cette histoire mais je l’ai trouvé malheureusement bien longue aussi. Comme pour le précédent roman de l’auteure, je déplore donc avec cette lecture un rythme un peu trop lent pour moi.

Et pourtant, le message passé est vraiment fort, la finalité de l’histoire est belle et rien que pour ça, ça valait quand même le coup de le lire !

Ma notation :

Une jolie histoire malgré un rythme trop lent pour moi, notamment dans le récit au passé.

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