Tous les articles par Audrey

Toutes les femmes de ma psy, Maximin Gourcy

 

Quatrième de couverture:

Selon Arthur, tout le monde devrait consulter. Sauf lui.Pourtant, entre sa compagne qui ne le voit plus, sa mère qui le harcèle après l’avoir abandonné, une amitié qui s’étiole, son insatiable ennui au bureau, son aversion pour les hommes, le bug de l’an 2000, et son premier amour qui n’a jamais cicatrisé, il ne manque pas de problèmes à régler.Lorsque son amie, Sarah, dont le couple est au bord de l’implosion, lui ordonne de montrer l’exemple et de se lancer dans une analyse, Arthur cède. Sa rencontre avec une étonnante psychologue lui apprendra comment se connecter à ses émotions, et bouleversera les rapports qu’il entretient avec toutes les femmes de sa vie.

L’avis d’Audrey:

Arthur est une jeune homme qui semble pas à l’aise dans sa peau, dans sa vie et qui semble traîner quelques blessures du passé. Lorsque son amie Sarah lui annonce que plus rien ne va dans son couple et qu’elle souhaite divorcer il lui conseille de faire une thérapie. Une idée loin de plaire à Sarah, qui lui renvoie la balle en lui disant qu’il n’a qu’à voir quelqu’un lui aussi.

Arthur la prend au mot, et se lance à la recherche d’un psy afin de convaincre son amie. Le voilà alors à la recherche du psy parfait, mâle de préférence, car entre hommes on se comprend mieux. Mais c’est un échec cuisant. Notre jeune homme, doté d’une sensibilité féminine et vivant entourée de femmes, finit par tenter l’expérience avec une femme et bingo. Il tombe sur Ana avec qui il entreprend un travail de thérapie.

C’est alors le moment de se dévoiler, de parler de lui et des femmes de sa vie : de Laure, sa compagne pour qui il semble invisible. Hyperactive sportivement et professionnellement, ces deux là sont davantage colocataires qu’amoureux. D’Isabelle, sa collègue et confidente. De sa mère, avec qui les relations sont compliquées. De son premier amour, qui a eu une importance folle dans sa vision de l’amour. Bref, Arthur se voile la face ! Ce n’est pas pour convaincre Sarah qu’il se livre ainsi, c’est pour lui. Et ce travail d’introspection et de confidences va en quelque sorte le libérer !

J’ai tout de suite adhéré au style d’écriture de l’auteur. Ça se lit bien, les personnages sont dépeints avec beaucoup de justesse et de réalisme. Comment ne pas s’attacher à Arthur, ce gars un peu paumé et en détresse ! J’ai aimé le coté initiatique du récit et toutes les questions qui s’imposent aux lecteurs également. Car impossible de finir ce roman sans faire un travail sur nous même. Un texte réussi et soigné, agréable à lire. Que demander de plus ?

Ma notation :

Une jolie découverte et j’ai aimé suivre l’évolution d’Arthur. Un roman que je verrai parfaitement rejoindre une maison d’édition que j’affectionne beaucoup, Eyrolles, tant les thèmes traités collent à l’image de leur collection.

Un+un =cinq… Et plus encore!, Gwenaelle Delange

 

Quatrième de couverture:

Sophie, pétillante trentenaire à qui la vie sourit, voit son avenir bouleversé le jour où elle comprend que son désir de maternité ne deviendra jamais réalité. De la lumière, elle glisse dans la noirceur malgré son métier de professeur de français et l’amour de son mari Éric. Ses certitudes deviennent des doutes. Sa joie de vivre s’éteint. Et ses rêves meurent avant même d’avoir vécu. Alors, que faire quand Éric la bouscule avec son projet un peu fou d’ouvrir une boulangerie-pâtisserie au cœur d’un petit village auvergnat à l’agonie ? Et comment réagira-t-elle lorsque sa route croisera celle d’Alexandre, Matis et Ariane, trois enfants écorchés par la vie ?

L’avis de Lunatic :

Ceux et celles qui nous suivent depuis longtemps savent que s’il y a bien un thème dans les romans qui nous touchent un peu plus que d’autres, c’est celui du désir de maternité, du désir d’enfant et des difficultés qui peuvent en découler. Naturellement en le voyant sur Netgalley j’ai eu envie de m’y plonger.

Dans ce roman, Sophie a du tirer un trait sur son envie d’enfant. Avec son époux Eric, ils se sont résignés. Leur couple et l’amour ont été plus forts que le malheur et la détresse, et  leur couple n’a pas explosé. Et si c’était le moment de tout quitter, de réaliser enfin un projet fou et de de se rapprocher de sa famille? Direction un petit village d’Auvergne, où Eric va reprendre une boulangerie. Et si c’était aussi l’occasion de relancer un autre projet : celui de devenir famille d’accueil?

Commence alors le récit croisé de Sophie qui se lance avec toute sa générosité dans ce projet d’accueil et celui d’Alexandre, l’aîné d’une fratrie de trois, un peu secouée par la vie. Rien n’est simple, rien n’est naturel. Il faut s’apprivoiser, se connaitre tout en mettant quelques distances et réserves. Ne pas s’impliquer comme une maman pour Sophie, elle n’en a pas le droit, on lui rappelle assez. Pour Alexandre, toujours être méfiant et sur la défensive, il ne sait que trop bien que cet éphémère bonheur peut éclater d’un jour à l’autre. C’est à cela qu’on assiste, ce jeu de découverte, d’amour et d’attachement qui prend place au sein de cette nouvelle « famille ».

J’ai eu beaucoup d’attachement pour tous ces personnages. Sophie est émouvante, Eric est doux et exceptionnel. Et que dire de ces 3 enfants que la vie n’a pas épargné et pour lesquels on souhaite juste un peu de répit et de joie. Un joli conte sur une quête de bonheur familial très bien écrit. C’est plein d’espoir, c’est touchant et ça respire le bonheur. On a besoin de romans comme cela, tout simplement agréables à lire et qui font du bien. La générosité et l’amour sont au centre du récit et l’on ne peut que s’attendre à un final positif.

Je n’ai qu’un seul regret, le choix de ce titre qui en dit beaucoup trop et laisse présager la fin du roman.

Ma notation :

Une écriture pleine de douceur pour parler d’un sujet compliqué, le quotidien d’une famille d’accueil. J’ai aimé ce roman et souhaite vivement à l’auteure qu’il soit lu par de nombreux lecteurs ! Bravo.

Blood Sisters, Jane Corry

Quatrième de couverture:

Un matin ensoleillé de mai, trois petites filles sont sur le chemin de l’école. Une heure plus tard, l’une d’entre elles est morte.
Quinze ans passent. Kitty vit aujourd’hui recluse dans une maison de repos et en elle-même. Elle n’a en effet aucun souvenir de l’accident qui lui a fait perdre l’usage de la parole.
Alison, quant à elle, enseigne l’art et semble bien aller. Pourtant, les apparences sont trompeuses. Instable et fauchée, elle décide de postuler à un emploi d’enseignante dans une prison pour hommes. C’est l’occasion idéale de se remettre à flot et de réparer les pots cassés.
Mais quelqu’un, dans l’ombre, les observe. Quelqu’un qui cherche à se venger de l’accident survenu ce fameux matin de mai et qui n’arrêtera devant rien pour faire éclater la vérité.

L’avis de Lunatic :

« Trois petite filles: Une gentille, une méchante, une morte ». Avouez que ça donne envie de se plonger dans ce thriller ! Le récit se fait en alternant les chapitres. On a Alison et Kitty. Elle ne sont plus des petites filles, et l’on se demande bien laquelle des deux est la gentille de l’histoire?

Alison est une jeune femme à la vie bancale et semblant souffrir d’un passé difficile. Elle est formatrice en art et accepte de former des détenus d’une prison ouverte à la pratique artistique.  Comme on pouvait s’y attendre,  rien ne se passe comme prévu et quelques événements viennent effrayer son quotidien et raviver de vieux souvenirs. Kitty, un peu plus jeune est internée en maison de repos. Elle ne sait plus parler, son passé est flou. Les deux récits se succèdent jusqu’à se croiser et se retrouver. Les lecteurs auront rapidement fait le lien entre elles, sans pour autant avoir toutes les clés pour comprendre cette douloureuse histoire. L’auteure multiplie les rebondissements, les retournements de situation et l’on ne sait plus où se situe la vérité. Tout parait si simple, et pourtant c’est loin d’être le cas.

J’ai vraiment trouvé cette intrigue parfaitement menée, les personnages sont bluffants et dérangeants. On ne sait pas qui nous livre la vérité? On ne sait pas ce que nous cachent nos personnages et pour quelle raison? Les descriptions psychologiques et émotives de nos deux femmes sont parfaitse. J’ai eu beaucoup d’affection pour Kitty. Enfermée dans son propre corps, elle nous livre ses pensées sur les gens et le monde qui l’entoure. Son évolution au fil du roman pousse l’admiration. Alison a fait certains choix par le passé ainsi qu’au moment du récit que l’on pourrait lui reprocher, et pourtant on ne peut que la comprendre. Les passages du roman où elle est dans le centre carcéral pour sa formation sont glaçants. L’auteure a su décrire avec beaucoup de réalisme les lieux et l’ambiance qui s’en dégage. On ressent vraiment que l’auteure partage sa propre expérience personnelle dans cette partie du roman.

Ce roman est un thriller psychologique comme je les aime. Une intrigue au cœur d’une famille pas banale, où deux sœurs s’aiment autant qu’elles se détestent. Rivalité et jalousie les ont amenées au pire! L’ambiance est pesante, presque malsaine et il faudra attendre les derniers paragraphes pour enfin cerner chaque personnage et comprendre ce qu’il s’est passé.

Idiss, Robert Badinter

 

Quatrième de couverture:

J’ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss. Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des immigrés juifs de l’Empire russe venus à Paris avant 1914. Il est simplement le récit d’une destinée singulière à laquelle j’ai souvent rêvé.
Puisse-t-il être aussi, au-delà du temps écoulé, un témoignage d’amour de son petit-fils.

L’avis de Lunatic :

On ne ne présente plus Robert Badinter, qui, ici, se livre intimement sur sa famille, son histoire et rend un vibrant hommage à sa grand-mère Idiss. Ce court texte est l’histoire d’une famille, mais pas seulement. C’est aussi notre histoire, l’histoire de l’Europe, la triste histoire. L’histoire d’une tragédie, d’une fuite, l’histoire des juifs. Et Robert Badinter nous conte tout cela avec beaucoup de simplicité, de distance et de tendresse pour sa grand-mère maternelle.

Bessarabie, au début du 20ème siècle; l’antisémitisme contraint la famille à fuir, à partir ailleurs. D’abord les fils d’Idiss, vite rejoints par leur mère, sœur et père. Ils se retrouvent en France, ce pays terre d’accueil et de liberté.  Doucement la France sombre elle aussi dans l’horreur avec le régime de Vichy. Cette famille juive connaîtra un destin que l’on peut imaginer et c’est cette histoire que Robert Badinter nous raconte.

Je vous avoue que j’ai mis du temps à acheter ce livre. Je craignais qu’il soit difficile à lire, inaccessible pour moi. Et pourtant j’y ai trouvé une plume très agréable à lire et fluide. Idiss est le fil rouge de ce livre. Une femme attachante, généreuse et douce.  A travers elle, il rend hommage à toute sa famille, aux siens. Il met en lumière les drames de leurs vies. Et malgré ces drames, le récit ne tombe jamais dans le pathos, tout est sobre et apaisé. Je suis entrée avec passion au sein de cette famille, j’ai craint pour eux, et souffert avec eux.

Quel bel hommage que lui rend son petit-fils. Un véritable cri d’amour et de fierté. Une manière de ne pas oublier, de se souvenir et de transmettre aux générations futures l’histoire des siens et l’Histoire en général.

Vous faites quoi pour Noël?, Carène Ponte

Quatrième de couverture:

Plongez Pauline dans une fête de Noël très arrosée au bureau. Pimentez d’un dérapage torride dans le parking de son immeuble avec Hervé, l’assistant du DRH. Ajoutez un enregistrement de vidéosurveillance. Et vous comprendrez que Pauline peut dire adieu à ses vacances pépères, genre siestes en pyjama licorne.
L’urgence : se rapprocher de celui qui détient la vidéo si compromettante pour sa réputation, le séduisant gardien de son immeuble ! Celui-ci lui propose un marché. En tout bien tout honneur. Pauline n’a d’autre choix que d’accepter, mais sait-elle vraiment ce qui l’attend ?

L’avis de Lunatic :

Vous aimez les téléfilms de Noël ? Contrairement à d’autres, vous trouvez que novembre n’est pas trop tôt pour les diffuser? Vous crevez d’envie d’installer votre sapin et vous fredonnez des chants de noël, alors foncez en librairie achetez ce nouveau roman de Carène Ponte ! Si à l’inverse, Noël vous file des boutons, c’est pas grave, je suis sûre que vous succomberez quand même au charme de Pauline et David.

Pauline a besoin de toute urgence d’effacer les vidéos de surveillance de son parking : elle y a échangé plus que des baisers avec un collègue de travail après une soirée au boulot trop arrosée. Avec ses amis, ils fomentent tout un plan qui ne mènera à rien. Seule solution, expliquer la vérité à David, le jeune concierge (au passage très séduisant). Il accepte de lui venir en aide, en échange d’un service : passer les fêtes de Noël dans sa famille, avec lui. Pauline hésite puis accepte. Après tout, ça ne doit pas être si terrible !

Bienvenue à Santa-les-Deux-Sapins, chaleureux village de montagne. David y retrouve sa mère, organisatrice hors pair de Noël, sa sœur enceinte, et Donovan son frère avec qui les relations sont assez froides. Pauline est présentée comme sa fiancée et tout le monde semble conquis par la jeune femme. Pauline rentre dans son personnage, et oui, tout est clair depuis le départ, on imagine forcément une issue favorable pour notre faux couple, mais l’essentiel réside dans toutes les péripéties et aventures marrantes que va vivre Pauline. J’ai beaucoup aimé cette jeune femme, pleine de répartie et avec un humour si particulier propre à Carène Ponte. On se prend vite d’affection pour cette famille tendre et rigolote.

C’est doux, c’est mignon et plein de bienveillance. Et même si le récit accumule pas mal de clichés sur Noël, et que le décor semble si peu réaliste, j’ai adoré. On y retrouve la magie des comédies romances de Noël, ce petit pincement au cœur, ce même plaisir. J’ai refermé ce roman avec l’envie de préparer des cookies et de chanter avec mon fils des chansons de Noël. Un feel good ponctué d’humour comme j’aime et merci à Carène Ponte de m’avoir fait tellement de bien !