Rentrée littéraire 2017

Cette année encore Lunatic et moi avons parcouru une partie de toutes ces sorties qui sont attendues pour la rentrée littéraire 2017 et vous proposons ici un petit aperçu des titres qui ont attiré notre attention. Nous précisions entre parenthèses la date de sortie et l’éditeur pour chaque titre.

TITRES COMMUNS

Il y a toujours des titres qui nous font de l’œil à toutes les 2 ! En voici 2 dans 2 genre complètement opposés.

Du jour au lendemain, les couleurs disparaissent. Dans ce nouveau monde en noir et blanc, un drôle de duo se met en tête de sauver l’humanité de la dépression en partant à leur recherche. Lui, c’est Arthur, employé dans une fabrique de crayons de couleur, aussi paumé que séduisant. Elle, c’est Charlotte, aveugle de naissance et scientifique spécialiste de ces mêmes couleurs qu’elle n’a jamais vues. À leurs côtés, une petite fille au don mystérieux, un chauffeur de taxi new-yorkais, les résidents d’une maison de retraite qui ressemble à une colonie de vacances. À leurs trousses, une bande de bras cassés au service d’une triade chinoise… Avec ce roman ludique et enrichissant, vous ne verrez plus jamais les couleurs de la même façon. (Flammarion, 13/09)

Pearl et Stasha ont douze ans, sont jumelles. Deux jeunes filles ordinaires. Mais pour les nazis, elles ont une particularité : ce sont des Mischling, des sang-mêlé. C’est à ce titre qu’elles sont déportées à Auschwitz, à l’automne 1944, où le tristement célèbre docteur Mengele les sélectionne pour leur faire subir des expériences médicales. Face à l’horreur, les sœurs se réfugient dans l’imagination, la complicité naturelle qui les unit. L’hiver arrivé, et l’armée russe approchant, Pearl disparaît mystérieusement. Ignorant si elle est toujours en vie, Stasha décide, à la libération du camp, de partir à sa recherche.
Posant un regard nouveau sur l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire de l’humanité, Affinity Konar signe un roman déchirant sur la compassion et la cruauté, la brutalité et la force des sentiments. (Actes Sud, 06/09)

LA SELECTION DE LUNATIC

Catégorie « les inévitables »

 

Impossible de passer à coté de cet auteur que j’aime beaucoup lire. Avouez que ce titre avec ces deux mots totalement opposés est intriguant non? Il s’agit d’un recueil de nouvelles, un genre que j’affectionne particulièrement! (Albin Michel, 30/08)

 

 

 

L’auteure de Kinderzimmer va nous raconter sa rencontre avec une artiste poète ancienne déportée, une rencontre qui va être prétexte à nous parler littérature. (L’iconoclaste, 30/08)

 

 

 

 

 

Un nouveau roman d’Elise Fisher, bien loin de mes lectures habituelles mais que je lis toujours avec plaisir. (Calmann Lévy, 23/08)

 

 

 

 

 

Et enfin, le traditionnel roman de Nothomb qui sort en août et que j’achète invariablement depuis plus de 10 ans, chaque été dans la même librairie sur le port de mon lieu de vacances. Malgré les déceptions sur les titres des dernières années, je sais qu’il sera sûrement le premier que je lirai… Madame Ourse va me huer, et elle aura bien raison… (Albin Michel, 23/08)

 

 

 

 

Catégorie thriller / polar

  

Trois romans bien différents mais qu’il me tarde tout autant de lire : le premier, où Paul Cleave va nous parler de Jerry, un auteur de thriller qui pourrait à son tour être passé à l’acte en commettant des crimes. Mais est-ce bien la réalité? (Sonatine, 31/08)

Le second, de l’auteur français, Marc Dugain qui, avec son talent habituel, va nous plonger dans les états-unis de la fin des années 60, en pleine violence politique. (Gallimard, 17/08)

Le zoo, où l’histoire d’une mère qui veut sauver son fils alors qu’un tireur fou les prend au piège dans un zoo. Nul doute que mon cœur de maman va être dérangé par ce récit. (Robert Laffont, 21/09)

Catégorie bonus ( avec des auteurs que je vais découvrir)

 

Envie de me plonger dans l’histoire d’amour de Vera, une trentenaire qui va séduire un jeune homme de 16 ans. Un roman qui a marqué les lecteurs outre manche. (Rivages, 30/08)

Et enfin, j’ai envie de suivre Joseph, dans sa quête d’amour et de liberté au milieu d’artistes ou de photographes. La 4ème de couverture du roman Le songe du photographe m’attire beaucoup, je sens que je peux me laisser emporter par l’atmosphère du récit. (Albin Michel, 23/08)

 

LA SELECTION DE MADAMEOURSE

Catégorie thriller / polar

J’avais lu et beaucoup apprécié Jax Miller, son nouveau titre (Candyland, Flammarion, 30/08)  me fait donc envie et j’ai repéré également le titre Mon amie Adèle que je vais pouvoir lire grâce à la plateforme Netgalley. (Préludes, 27/09)

Catégorie roman historique

La salle de bal (Gallimard, 17/08) nous amène dans un asile au début du 20ème siècle, Bakhita (Albin Michel, 23/08) est l’histoire vraie d’une jeune africaine d’abord esclave qui a fini par entrer dans les ordres, Cette chose étrange en moi (Gallimard 17/08) est l’histoire d’un turc qui se battra pour réussir dans la vie et enfin Les bourgeois (Actes Sud, 16/08) est la saga d’une famille conservatrice et carriériste.

Catégorie roman contemporain

Le presbytère (JC Lattès, 23/08) est l’histoire d’une famille qui parait bien glaçante, je note aussi le nouveau titre de Claudie Gallay (La beauté des jours, Actes Sud, 16/08) dont j’ai le roman Une part de ciel dans ma PAL depuis longtemps (il me fait donc envie depuis presque 4 ans mais je ne l’ai pas encore lu…) et enfin Eleanor Oliphant va très bien (Fleuve éditions, 28/09) m’intrigue aussi, pour la rencontre avec un personnage original que ce roman promet.

Catégorie jeunesse

Je lis très peu de romans jeunesse mais un petit peu plus quand même cette année. Alors j’ai quand même eu plaisir à noter la sortie de ces titres.

L’effet Matilda (Castelmore, 16/08) cumule plein de jolies choses : une héroïne intelligente, féministe qui va partir dans de chouettes aventures avec sa grand mère. Les optimistes meurent en premier (Helium, 30/08) est l’histoire de 2 adolescents un peu décalés qui vont faire connaissance et j’aime bien ce type de personnages. Dans It’s about love (Fleurus, 08/09) on rencontre aussi 2 adolescents qui vont tomber amoureux et dont l’histoire d’amour sera fragilisée par les secrets de famille du jeune homme.

Catégorie « les inévitables »

 

Ce nouveau Dan Brow (JC Lattès, 04/10), j’ai su qu’il allait sortir il y a 1 an. Ça fait donc un moment que je l’attends. J’ai lu tous ses romans et ne compte pas m’arrêter en si bon chemin ! Même chose pour le dernier Donato Carrisi (Calmann Lévy, 18/10).

 

De très nombreux titres comme vous pouvez le voir et une grande variété. On sait déjà qu’on aura plaisir à publier ici les avis concernant certains titres qui atterriront immanquablement dans nos bibliothèques alors on vous donne RDV très vite ! Et vous, qu’est ce qui vous tente parmi cette sélection ?

Crimes au musée, Collectif

Quatrième de couverture :

Dix-huit nouvelles de grandes dames du noir, européennes et québécoises.

Elles écrivent des polars. De ceux que l’on dévore. Et à la demande d’un lecteur passionné, elles se sont réunies autour d’un thème séduisant : le musée comme lieu de tous les crimes.

L’avis de Lunatic :

Un recueil de nouvelles qui regroupe 18 textes de femmes, avec comme point commun un lieu : le musée. Deux précédents recueils ont déjà été publiés, crimes à la librairie et crimes à la bibliothèque. On pourrait se dire que la lecture de 18 nouvelles dans un même lieu pourrait être lassante, mais pas du tout, car chaque auteure a utilisé ce prétexte de lieu pour nous écrire des textes différents, et tous plus ou moins glaçants à leur manière. J’avais envie de lire ce livre pour retrouver certaines auteures comme Barbara Abel, Karin Giebel ou Ingrid Desjours mais surtout pour me familiariser avec la plume d’autres écrivains, que je ne connaissais pas du tout.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé que chaque nouvelle était de qualité, avec des personnages, des faits et des chutes agréables à lire. J’ai vraiment aimé picorer ces nouvelles. Petite préférence pour celle de Barbara Abel, avec un final tragique  prenant le lecteur comme seul témoin. J’ai apprécié à la fin de chaque nouvelle le petit texte biographique de l’auteure que nous fait Richard Migneault (la personne à l’origine du recueil) qui ne se contente pas d’une bio de presse, mais donne son propre ressenti sur les auteures ! Un petit plus pour avoir envie de les découvrir davantage.

Ma notation :

Des petits textes sympas.

Tu seras ma beauté, Gwenaële Robert

Quatrième de couverture :

Lisa, une professeure de sport au physique parfait, ne perd pas de temps en grands discours. C’est une femme directe. Mais lorsqu’elle rencontre, lors d’un salon du livre, Philippe Mermoz, séduisant auteur à succès, elle pressent que sa seule beauté ne suffira pas. Elle demande à Irène, une collègue de français à l’apparence ordinaire, éprise de littérature, d’écrire à sa place quelques lettres destinées à le charmer. Irène accepte, se prend au jeu, et voilà que ses jours monotones, un peu tristes – un mari notaire, un enfant qu’elle n’arrive pas à avoir –, s’en trouvent profondément bouleversés. La correspondance s’intensifie, devient intime, se prolonge. Jusqu’à ce que Lisa, perdant patience, décide de retrouver l’écrivain pour une nuit… Irène sombre dans le désarroi. Peut-elle continuer à vivre comme avant ?

L’avis de Lunatic :

On connaît  tous Cyrano de Bergerac. Sans forcement l’avoir lu, on connaît l’histoire de Cyrano, qui séduit Roxane avec ses mots à travers le personnage de Christian, bien plus charismatique que lui. Ici c’est une sorte de Cyrano moderne qui est nous raconté à travers nos trois personnages. Lisa, la belle prof de sport, que l’auteur n’épargne pas, faisant d’elle une nana superficielle, insipide et très nunuche je trouve. Elle va demander à Irène, sa collègue de français d’user de ses talents littéraires pour la remplacer dans l’écriture d’une correspondance avec l’écrivain Philippe Mermoz, avec comme seul but de le séduire. Un petit jeu sans réelle attente pour Lisa, qui se demande juste ce que Mermoz a de si séduisant, mais un jeu qui va prendre une réelle ampleur dans la vie d’Irène. Ce jeu de dupe va bouleverser son quotidien banal et  on peut le dire un peu tristounet, auprès d’un mari qui lui semble ennuyeux. Mais Irène pourrait être chacune d’entre nous au final, j’ai vraiment trouvé ce personnage très crédible et percutant. Lisa va finir par rencontrer Mermoz, ce qui va fortement perturber notre « Cyrano au féminin ». Je n’en dis pas plus, à vous de découvrir la suite. Un petit bémol sur le passage du roman qui évoque son infertilité, elle abandonne un protocole et tire un trait sur le parcours médical par manque d’infirmière pour des injections : ce passage n’est pas du tout réaliste ou alors montre tout simplement que c’était l’excuse facile pour se résigner et tout stopper.

C’est un roman court, avec de vraies références littéraires dont je me suis délectée. J’ai trouvé que le style employé s’accordait à merveille avec l’histoire de notre trio. Une déclaration d’amour aussi au style de la correspondance, que l’on ne voit plus. Un beau roman pour cette auteure qui jusque là n’avait publié que des romans jeunesse. Je pense que l’on entendra parler de ce roman à la rentrée et je miserai même sur le fait qu’il fasse partie de la 1ère sélection du prix Goncourt le 5 septembre prochain. A suivre…..

Ma notation :

Une romance moderne mais pleine de romantisme avec un coté classique.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

Place Furstenberg, Lorraine Fouchet

Quatrième de couverture :

Jeune romancière, Amélie est très proche de sa soeur jumelle Marie. Elles ont grandi avec leur père qu’elles adoraient, le célèbre comédien de théatre Hubert Saint Jean, brusquement disparu il y a dix ans. Depuis, Amélie le fait revivre à travers ses livres ; Marie, elle n’a plus jamais prononcé son nom. Un jour lors d’une signature dans une librairie, une inconnu s’adresse à Amélie en lui parlant de son « grand frère ». Amélie la détrompe, elle a une soeur, aucun frère. Pourtant la jeune femme insiste, elle est formelle.

Parce que Marie ne veut rien entendre, Amélie mène l’enquête sans elle, épaulée par Mimmo, le vieux voisin rescapé des camps. Et elle découvre avec stupéfaction que leur père a bien eu un fils avant elles.

Alors, avec Mimmo et malgrè l’opposition farouche de sa jumelle, Amélie se lance sur les traces de son frère dans l’espoir fou de le retrouver en lui leur père et de ranimer le temps du bonheur, quand ils vivaient tous trois la vie de bohème, dans leur appartement joyeusement foutraque de la place Furstenberg, à Paris.

L’avis de Lunatic :

On parle beaucoup du roman Entre Ciel et Lou cet été, et avant de pouvoir lire ce roman, j’avais envie de découvrir cet auteur, j’ai donc pris au hasard dans mes rayonnages ce titre. Il s’agit ici d’un roman sur la famille, les secrets de famille. Amélie et Marie, jumelles, ont perdu leur père il y a 10 ans. Amélie, écrivaine, apprend par hasard au détour d’une séance de dédicace que son père a eu un fils. Elle part alors en quête de ce frère, même si sa sœur de son côté ne souhaite pas remuer le passé. Mais ce roman ne se focalise pas sur l’histoire des jumelles et d’Hubert le père, on y rencontre aussi Mimmo, ce vieux monsieur attachant et sympathique, à la vie si tragique qui va soutenir Amélie dans ses recherches. Puis Arthus, qu’Amélie pense être son frère et qui sera confronté à son tour aux secrets de familles, au passé de ses parents. J’ai aimé la place que prend l’appartement de la famille, où nos jumelles ont grandi, place Furstenberg. Un lieu plein de symboles, de souvenirs, un élément central dans le roman.

J’ai aimé les personnages de ce roman, sauf Marie que j’ai trouvé un peu autocentrée sur elle-même ! Amélie est touchante par sa ténacité à vouloir accéder à la vérité. Un roman plein de sensibilité, d’émotions qui efface le côté un peu lent de l’écriture sur le début du roman. Le récit nous fait quitter Paris pour quelques pages et nous emmène en Bretagne, sur l’ile de Groix, un beau voyage que j’ai hâte de refaire en me plongeant dans son dernier roman.

Ma notation :

Une lecture qui change de mes habitudes, que j’ai apprécié.

Le berceau de la peur, Louise Voss et Mark Edwards

Quatrième de couverture :

La première enfant a été enlevée chez elle.
Le deuxième, dans la voiture de sa mère.
Et la troisième, dans sa propre chambre à coucher…
Lorsqu’un soir, Helen et Sean Phillips sortent en laissant leur fille aînée de 15 ans garder sa petite sœur Frankie, ils ignorent qu’ils s’apprêtent à vivre le pire cauchemar de tous les parents.
Quand l’enquête démarre, l’inspecteur principal Patrick Lennon a bon espoir de retrouver les trois enfants sains et saufs. Mais un premier corps est retrouvé dans un parc de Londres, et Lennon comprend que le temps est compté. Dans cette affaire, les apparences sont trompeuses…

L’avis de Lunatic :

Avant de lire le résumé du roman, c’est surtout cette couverture et ce titre qui m’ont attirés. Ce mobile de nuages et d’étoiles au-dessus du lit d’un bébé et cette ombre humaine sont parfaitement glaçants je trouve. Comme le résume la quatrième de couverture, on est face à des enlèvements d’enfants, mais avant de rentrer au cœur de l’intrigue, le roman s’ouvre sur un chapitre qui relate un fait personnel qu’a vécu Patrick Lennon, le flic du roman. Un premier chapitre qui m’a happée et qui donne vraiment envie d’en lire davantage et qui permet aussi de comprendre un peu plus ce personnage. On assiste ensuite à la disparition de Frankie, la découverte de sa disparition par ses parents, la peur, les accusations qu’ils subissent, les doutes, les interrogatoires… La détresse des parents est vraiment très bien montrée je trouve. Très vite, un corps d’enfant est trouvé, mais s’agit-il d’un des enfants disparus ?

J’ai beaucoup aimé ce thriller psychologique, avec des personnages très bien travaillés. Les chapitres sont courts qui alternent entre le point de vue de plusieurs personnages. Il n’y a pas de temps mort, je ne me suis pas ennuyée du tout. Tout reste crédible, ce qui n’est pas toujours le cas dans certains thrillers. Et à quelques reprises, alors que je pensais avoir découvert le coupable, je me rendais compte quelques lignes plus tard que je m’étais trompée ! C’est bien le signe d’un roman réussi pour moi. Je vois sur Amazon que notre duo d’auteurs a écrit un autre roman avec Patrick Lennon comme enquêteur, j’espère qu’il sera vite traduit en français.

Ma notation :

Un très bon thriller addictif.