Tous les articles par Audrey

Le chalet, Catherine Cooper

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Quatrième de couverture :

1998. Deux frères, Will et Adam, emmènent leurs petites amies dans une station de ski huppée des Alpes. Un jour, au retour d‘une longue descente hors-piste, l’un d’eux manque à l’appel…
2020. Deux couples ont loué dans la même station un chalet de luxe. Quatre personnes liées, d’une façon ou d’une autre, au drame du passé. Dans l’ombre, quelqu’un connaît la vérité. Et attend son heure pour frapper…
Dans ces montagnes battues par la tempête, jamais « cold case » n’aura aussi bien porté son nom…

Ma notation:

Une station de ski dans les Alpes. 2 temporalités: 1998 et 2020. 3 partie pour nous raconter. 3 parties pour doucement relier un drame de 1998 à ceux qui sont en vacances dans un fabuleux chalet en 2020. Voilà ce qui pourrait résumer ce thriller.

A La Madière, en 1998, 2 frères partent skier par temps maussade, un seul reviendra. 2020, 4 amis louent un chalet de luxe dans la même station. Des rencontres, des drames, des secrets et des mensonges. Dans une ambiance glaçante, froide comme l’atmosphère extérieure, on découvre des personnages particulièrement antipathiques et on se demande bien ce qui peut bien les lier au drame du passé. L’histoire est raconté sous plusieurs points de vue, montrant à quel point les apparences peuvent être trompeuses.

Minutieusement, sans oublier de nous tromper, l’auteure nous révèle alors les vérités. La vengeance sera glaciale.

J’ai beaucoup aimé ce roman, dans lequel le suspens monte doucement pour finir en apothéose. L’opposition entre le cadre idyllique du séjour et les situations sinistres vécues par nos personnages est juste parfaite. Une fois commencé, ce thriller psychologique nous installe dans un petit Cocoon machiavélique et angoissant. A lire lors de vos longues soirées d’hiver.

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(Merci à Mylène  pour la lecture)

Une vie pour la mienne, Laurent Grima

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Quatrième de couverture :

Mathias, un jeune trentenaire sans histoire ni ambition se sent totalement inapte au bonheur. Perdu dans une ville triste et froide, il traîne comme un boulet un drame survenu quinze ans plus tôt et devenu depuis un lourd secret de famille.

Sa seule distraction reste la pratique du jogging à laquelle il s’adonne quotidiennement. Mais à la suite de l’une de ses sorties, Mathias rencontre un homme étrange qui le place devant un terrible marché : s’il ne trouve personne pour le remplacer d’ici-là, il mourra dans cent jours ! Sa quête désespérée va l’amener à la rencontre de lui-même, de ses démons… mais aussi de ses désirs.

L’avis d’Audrey :

Ce roman est venu à moi sur les conseils de Marceline Bordier. Elle m’en a parlé avec tant de conviction, que j’ai voulu être curieuse en me laissant tenter par la lecture de ce roman. Et j’ai eu raison. Ce roman m’a touchée, ses personnages sont terriblement attachants et marquants.

Matthias, est mort, ou plutôt aurait du mourir d’une façon toute bête en faisant son jogging. Il échappe à cette sentence en échangeant avec un homme mystérieux. Matthias a alors 100 jours pour désigner celui qui mourra à sa place. Un choix, une décision qu’on imagine difficile. Comment désigner quelqu’un? Qui est-il pour choisir? Et surtout, Matthias ne voit personne autour de lui qui mérite ce sort.

On en découvre davantage au fil des chapitres sur le quotidien de Matthias : auprès de sa mère, de son collègue et ami (qui galère un peu niveau sentimental) ou encore de son boulot de mécanicien qui est loin de l’épanouir. Des souvenirs en flashbacks nous permettent rapidement de comprendre l’événement qui a complétement fracassé la vie de Matthias il y a de cela 15 ans. Alors quand sa quête l’amène sur le chemin de Jeanne, Matthias risque bien d’être chamboulé par cette rencontre.

Et s’il était temps de faire la paix avec lui même? S’il était temps de pardonner au passé et de se laisser une chance d’être heureux et serein?

J’ai vraiment apprécié la plume de Laurent Grima, toute en sensibilité et authenticité. Il nous livre des personnages vrais et sincères, prêts à livrer leurs émotions. Il y a des romans, qui comme des rencontres vous font vous sentir mieux, vous apaisent. Ce texte est de ceux-la.

J’ai vraiment passé un très bon moment de lecture et je remercie l’auteur pour sa confiance en m’ayant confié son roman avec un peu d’avance sur la parution.

Memento Mori, Mia Leksson

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Quatrième de couverture :

Une jeune fille est retrouvée inconsciente dans un parc parisien, droguée et maculée de peinture rouge. Apparement, elle a été victime d’un jeu qui fait fureur sur les réseaux sociaux : le Witch Game, dans lequel les organisateurs lancent des défis toujours plus dangereux. Peu de temps après, une cinéaste est découverte morte chez elle, victime d’une mauvaise chute. Simple accident domestique ? L’inspectrice Anne Lavelli n’y croit pas. D’autant que la victime préparait un film polémique sur les violences faites aux femmes. Alors que Lavelli enquête en parallèle sur les deux affaires, elle découvre qu’elles sont liées à une vague de suicides de jeunes filles, vingt ans auparavant. Dans l’ombre, un assassin semble tirer tranquillement les ficelles d’un véritable jeu de massacre. Et rien ne semble pouvoir l’arrêter…

L’avis d’Audrey :

Memento Mori ou « souviens-toi que tu vas mourir ». Pour la petite histoire, je ne connaissais pas cette locution latine il y a encore quelques semaines, puis Depeche mode a annoncé la sortie de leur prochain album qui porte ce même titre. Logiquement, en voyant qu’un thriller édité chez City utilisait cette locution également pour titre, j’ai eu envie de le lire.

Sous le nom d’auteur Mia Lekkson se cache en fait un duo d’auteur. A 4 mains, ils nous livrent ici un thriller sur fond de harcèlement numérique. Une jeune femme est trouvée morte dans un parc, et l’enquête mène vite vers un jeu en ligne lançant divers défis aux utilisateurs. Une deuxième victime laisse présager à Anne Lavelli, policière en charge des recherches que rien n’est peut-être si évident que cela. Elle va alors remonter dans le passé, trouvant 20 ans auparavant des pistes qui se rejoignent à son enquête en cours.

L’intrigue s’annonce assez tortueuse, et le rythme s’impose vite comme complètement énergique. On ne s’ennuie pas, on avance minutieusement dans l’enquête, comprenant doucement ce qui a bien pu se passer. En lisant ce thriller, on s’interroge sur notre utilisation des réseaux sociaux. Un sujet central moderne et d’actualité.

J’aurais apprécié un peu plus de surprise, c’est surement ce qui me fait refermer ce roman avec un petit bémol sur l’ensemble.

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(Merci à Eric Poupet et City Thriller pour la lecture)

Mais qui a tué Marc Voltenauer?, Xavier Michel

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Quatrième de couverture :

Septembre 2019 au Livre sur les quais. Alors que la manifestation bat son plein, le roi du polar Marc Voltenauer est retrouvé mort dans le port de Morges. L’inspecteur Philibert Ramuz, célibataire bedonnant et arrière-petit-neveu de Charles Ferdinand, est chargé de l’affaire. Secondé par sa collègue Greta Palud, il jubile de pouvoir mêler son travail et sa passion pour la littérature. Au fil de l’enquête, de nombreuses personnalités du monde littéraire défilent : Nicolas Feuz, Quentin Mouron, Pascal Schouwey, Amélie Nothomb, Guillaume Rihs, Alexandre Jardin, Marie-Christine Horne… Mais qui a tué Marc Voltenauer ?

L’avis d’Audrey :

Un roman sous forme de pastiche littéraire, qui nous mène dans une enquête en plein cœur d’un salon du livre en Suisse. Mais qui a tué Marc Voltenauer ? Vous savez, cet auteur de thriller genevois. C’est la question que se pose l’inspecteur Ramuz, après que l’on ait découvert le corps de l’auteur.

Avec un humour certain et de jolis clin d’œil au monde littéraire, notre inspecteur se retrouve à interroger Nicolas Feuz, Amélie Nothomb et d’autres auteurs. On découvre les coulisses de ce salon, on assiste aux folles soirées entre auteurs ou éditeurs. Bref, une vraie incursion dans le petit monde du livre sur les quais.

J’imagine le plaisir que ce doit être pour Xavier Michel d’imaginer une telle histoire. En tout cas, en tant que lectrice, j’en ai pris du plaisir à lire ce roman qui se fiche de tous avec bienveillance et second degré.

Et en refermant ce livre, je n’ai qu’une envie, enfin me plonger dans un roman de notre trépassé de fiction, Marc Voltenauer.

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Les filles du lac, Maria Nikolai

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Quatrième de couverture :

À Meersburg, sur les rives du lac de Constance, en 1917, la jeune Helena et ses soeurs regardent le Lindenhof, le grand domaine familial, avec une certaine nostalgie. Trois ans de guerre ont laissé des traces. Les chambres d’amis sont vides, le jardin autrefois magnifiquement fleuri dépérit, tandis que Gustav, le père, est au front et que la mère, Elisabeth, règne sur les lieux d’une main de fer. Mais malgré les temps difficiles, Helena ne peut pas abandonner de donner une nouvelle vie où elle a tant de merveilleux souvenirs d’enfance. Le transformer en un bel hôtel pourrait lui redonner son lustre d’antan…

L’avis d’Audrey :

C’est sur les rives du Bodensee, dans les derniers mois de la première guerre mondiale que nous mène le premier tome de cette saga de Maria Nicolai. La famille Linder a transformé leur hôtel en hôpital militaire. Sur place,  3 soeurs se démènent pour sauver la demeure tout en aidant à l’hôpital. L’ainé, Helena a de grands projets pour son domaine, mais la guerre, le manque d’argent, et autres difficultés compliquent cela. Mais l’arrivée de Maxim, venu de Russie risque bien de faire changer les choses. Ce troublant jeune homme est-il vraiment là par hasard? Sa présence risque bien de faire éclater quelques secrets.

J’avoue avoir eu un peu de mal à entrer dans ce roman. Le début de l’histoire pâtit de longues descriptions et détails futiles. Certains échanges ou dialogues étaient loin d’attiser ma curiosité. Il m’a fallu atteindre un peu plus de 200 pages pour enfin trouver de l’intérêt à ce roman et m’attacher à ses personnages. Puis finalement je me suis rendue compte que ces détails très présents permettaient finalement de rendre Helena et les autres personnages du romans très riches et vivants.

J’ai apprécié que dans ce roman, la fiction se mêle à la réalité. L’auteure nous livre une histoire très documentée sur les événements politiques, sur l’avancée du conflit et n’hésite pas à mettre en scène de vrais personnalités de l’époque.

Ma notation:

Un premier tome d’une nouvelle saga qui réunit tous les ingrédients littéraires pour plaire à de nombreuses lectrices.

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(Merci à Éric Poupet  pour la lecture)