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L’agence, Lorraine Fouchet

Quatrième de couverture:

Qui n’a pas eu un jour la tentation de changer de vie ? Combien ont osé franchir le pas ? 
Quand tout va de travers à Paris, Juliette retourne dans ce Gers où, enfant, elle passait de si merveilleuses vacances. Pétillante et dynamique, elle y crée Changer Tout, une agence originale qui permettra à ceux qui le souhaitent – comme elle – de relancer les dés, de tout changer, de s’acheter une nouvelle existence clés en main.
Une autre vie commence alors, avec des amis confiants, des voisins méfiants, des Gascons pleins d’humour, et surtout les clients de l’Agence, cocasses, touchants, surprenants : chacun va apporter à l’aventure sa part de mystère et de rêve… Et apprendre à Juliette qu’il est toujours possible d’oser le bonheur.

L’avis de Lunatic :

Je m’étais mis de coté ce roman que m’a offert MadameOurse pour le savourer durant mes vacances. J’aime beaucoup cette auteure, et je prends toujours un vrai plaisir à lire les titres plus anciens, que bien souvent on ne trouve plus facilement en librairie.

Ici, j’ai retrouvé tout ce que j’avais aimé lors de ma lecture d’Entre ciel et Lou. Une multitude de personnages, tantôt attachants, agaçants, émouvants auxquels on ne peut que s’attacher. Juliette, quitte sa vie parisienne dans laquelle elle ne se plait pas pour s’installer dans le Gers. Elle y retrouve Sarah, une amie d’enfance, et s’installe dans le village où sa grand mère habitait. Rapidement, elle monte une agence bien originale: « Changer tout ». Vous rêvez de changer de région, de job, de maison? Juliette et Sarah s’occupent de tout pour vous. Autour de Juliette se greffe alors tout un tas de personnages, chacun avec leur vécu, leur malheur et bonheur. Puis il semblerait que pour certains, la venue de cette parisienne ne soit pas une très bonne nouvelle. Quelle mystère entoure la famille de Juliette?

J’ai beaucoup aimé Juliette. Cette jeune femme de tout juste 30 ans, mère célibataire et qui a pris en charge sa jeune sœur suite au décès de leurs parents. Elle se bat pour eux, ne vit que pour eux, quitte à s’oublier un peu. C’est une femme forte, courageuse. Fidèle en amitié, pleine de convictions, elle impose vraiment le respect. J’ai trouvé les hommes du roman qui entourent Juliette bien originaux, et l’on se demande bien lequel va pouvoir conquérir son cœur. On pourrait se trouver submerger par tout ces personnages qui se croisent, qui se mélangent, mais finalement non. J’ai aimé passé du temps avec eux, et j’ai eu du mal à les quitter.

Lorraine Fouchet a vraiment ce don de dépeindre des gens humains, généreux et vrais. Des gens comme l’on aimerait en croiser plus souvent. Elle a un style d’écriture que j’affectionne vraiment, tout en sensibilité et humanité.

Ma notation :

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[Duo lecture] Une vie plus belle que mes rêves, Marilyse Trécourt

Pourquoi ce livre :

(Lunatic) Je n’avais pas forcément prévu de lire ce livre. J’ai vu passer de nombreux avis très positifs qui ont attisé ma curiosité et j’ai décidé de rejoindre Madame Ourse dans sa lecture puisque le roman m’attendait sur ma tablette.

(MadameOurse) J’avais vu passer la publication Librinova sur les réseaux de Marilyse Trécourt et elle annonçait la publication papier chez Eyrolles pour cet été, je m’étais noté ce RDV dans un coin de ma tête !

La couverture :

 

(Lunatic) Lecture en ebook, je vous montre la couverture de la version du roman auto édité (à droite). Une couverture très belle et classe je trouve. Elle contraste avec la version papier.

(MadameOurse) Effectivement les 2 couvertures de ce roman sont très différentes. J’avoue également une préférence pour la couverture Librinova, elle a quelque chose de plus adulte, moins enfantin. Mais c’est vrai que la couverture Eyrolles est plus représentative de l’histoire et de l’héroïne qu’on va rencontrer.

La quatrième de couverture :

À 34 ans, Louise se décrit elle-même comme « une mouette croisée avec un poisson rouge », elle virevolte, sans apprendre de la vie, sans chercher à panser les blessures du passé. Aussi, quand son dernier CDD n’est pas renouvelé, Louise s’apprête à chercher un énième emploi, sans envie ni projet précis, pour tranquilliser ses parents et son conjoint, Sam.
C’est sans compter sur sa pétillante amie Claire qui, du haut de son mètre trente-quatre, l’incite à « prendre de la hauteur ». Galvanisée par ses conseils, Louise délaisse sa recherche d’emploi pour se remettre à une passion d’enfance : le dessin.
Lors d’une nuit de transe et de création, surgit de ses mains une oeuvre étrange représentant une femme, tenant dans ses mains un mystérieux coffret. Louise est alors loin de se douter que cette oeuvre insolite va bouleverser son destin…

Après lecture :

(MadameOurse) Ça a été une belle surprise que ce roman ! Je ne m’attendais pas aux secrets qu’il cachait. Je me suis vite doutée, et c’est cohérent avec les publications Eyrolles, axées développement personnel, que le roman serait une histoire de renaissance, de reconstruction de soi et que l’on serait amenés à suivre Louise dans cette grande phase de sa vie. Ce point est effectivement présent dans le roman et j’ai bien aimé la façon subtile dont l’auteure intègre quelques leçons de vie. C’est assez amusant car ce sont des personnages secondaires qui vont suggérer des pistes de bien être à Louise et celle-ci leur répond chaque fois que ce n’est pas du tout sa tasse de thé ! C’est amusant à lire et ça place quand même l’idée bien être en douceur, nous laissant à nous lecteurs, la possibilité d’en faire ce qu’on veut.

Mais la cerise sur le gâteau de ce roman, c’est le mystère que l’auteure amène par des chapitres où Raphaël puis une de ses amies de classe, Marie, vont parler chacun leur tour, des chapitres du passé, sans lien apparent avec l’histoire de Louise. On devine une douce histoire puis un drame. Marilyse Trécourt a réussi très vite à m’emporter au cœur de ce mystère, je voulais connaitre le lien qui unissait les deux histoires, comprendre les tenants et aboutissants de ce drame. Et par ailleurs, je m’attachais à Louise, cette femme dont on sent qu’elle traîne des casseroles, qu’elle s’est enfermée derrière une façade de pierre, qu’elle n’est plus que l’ombre d’elle même malgré son quotidien en apparence réussi.

J’ai croisé sur ma route dans cette lecture un certain nombre de facilités qui m’ont un peu déçue (Louise part en Angleterre dans une famille qui, comme par hasard, parle parfaitement français). Ces détails permettent de bien construire l’évolution du roman mais j’aurais aimé des idées plus abouties, que cela ne semble pas aussi simple. Néanmoins, c’est un roman vraiment apaisant, plein de jolis personnages et la révélation du drame ainsi que son dénouement dans le présent de nos personnages sont très beaux !

(Lunatic) Un roman que nous avons très vite lu avec MadameOurse. Un duo réussi puisque l’on a pas mal échangé au fil de notre lecture sur le récit et les personnages. Ce roman c’est l’histoire de Louise, jeune femme en couple avec Sam. Elle vient de perdre encore une fois son boulot : et si c’était le moment de donner un nouveau tournant à sa vie? De réaliser ses rêves? Elle décide de se remettre à la peinture, passion délaissée depuis son adolescence. Un matin, elle retrouve une toile qu’elle aurait peint la nuit. Pourtant elle n’en a aucun souvenir. Cette toile va chambouler sa vie, la libérer de ses peurs et angoisses. En parallèle, l’auteure nous raconte l’histoire de Raphaël, on ne saisit pas tout de suite quel est le rapport avec le présent de Louise. Mais rapidement avec MadameOurse nous avons percé le mystère.

C’est le premier roman de l’auteure que je lis. J’ai trouvé sa plume très addictive, c’est rapide, efficace et très agréable à lire. Les personnages secondaires sont aussi intéressants que Louise, mais dans l’ensemble tout semble peu réaliste. Mais c’est le charme de la littérature, pouvoir lire des histoires, des récits peu crédibles mais qui permettent de faire passer des messages ou de parler de sujets difficiles avec plus de facilité. Ce qu’il faut retenir c’est que ce roman est un vrai feel good qui plaira sans aucun doute si vous cherchez une jolie lecture. Générosité, bienveillance et bonheur, voila ce que je retiendrai de ma lecture.

La reine des quiches, Sophie de Villenoisy

Quatrième de couverture:

À quarante et un ans, Murielle collectionne les échecs, comme si une vilaine fée prenait un malin plaisir à la persécuter. Après autant de fausses couches que de manuscrits refusés, elle s’est résignée à ne donner vie qu’à des articles sur les vermifuges dans la rubrique animalière d’un journal télé.
Jusqu’au jour où un éditeur l’appelle, son dernier roman, Ceci est mon corps, l’a fasciné, il veut absolument le publier. Murielle n’en revient pas, son roman-confession sur sa propre stérilité va lui apporter la reconnaissance dont elle a toujours rêvé! Mais ce succès littéraire pourrait aussi avoir des conséquences inattendues sur sa vie et son entourage…

L’avis de Lunatic :

Je vous ai déjà parlé de cette auteure avec Joyeux suicides et bonne année. J’étais donc ravie de pouvoir la relire dans le cadre de mon implication à la communauté Top Lecteurs France Loisirs et voir si ce roman allait davantage me plaire.

Murielle, la quarantaine écrit des piges dans un journal télé sur les animaux, vit avec Jérôme avec lequel elle tente d’avoir un bébé. Tomber enceinte elle y arrive, mais elle enchaîne les fausses couches (7 en tout) et Murielle a l’impression que sa vie est une succession d’échecs et de ratés. Surprise inattendue, elle reçoit un appel de Gallimard qui lui propose de publier un roman. Un roman dont elle n’avait parlé à personne et dont le sujet l’embarrasse un peu. Elle prend d’abord avec beaucoup de recul cette nouvelle, elle pense rêver, qu’il s’agit d’une erreur.

Rapidement, les choses s’emballent, il faut parler de ce roman à Jérôme, prendre conscience qu’elle va s’exposer. Son roman parle d’une femme stérile, qui accumule les rencontres et coucheries d’un soir. Une image loin d’elle mais à laquelle les gens vont la comparer.

Un mélange réussi où l’auteure nous parle avec sensibilité et humour de nombreux thèmes : stérilité, couple, relations familiales, monde de l’édition. Murielle est en souffrance, et l’auteure sait parfaitement décrire ce mal d’enfant et les répercussions sur son couple. Sans tomber dans le pathos, on comprend les souffrances de Murielle. Au niveau professionnel, en tant que lecteur on ne peut que se réjouir  lorsque Gallimard lui propose de la publier. On avait bien compris que ses activités de pigistes pour un journal télé ne la satisfaisaient pas. Cela est décrit avec beaucoup d’humour d’ailleurs lorsqu’elle évoque les sujets qu’elle écrit.

J’ai bien aimé le parallèle qui est fait avec d’autres personnages. L’opposition avec Cathy la sœur de Murielle est très bien décrite par l’auteure. Une sœur mère au foyer, avec un mari fuyant, qui semble gérer sa vie à la perfection et qui pourtant jalouse Murielle. Heureusement elles sauront se retrouver. J’ai beaucoup aimé aussi une scène au restaurant entre Jérôme et un ami. Les plaintes de ce jeune papa face à celui qui aimerait tant vivre les nuits difficiles, les changes et séances de biberons est assez cocasses.

Autant d’épreuves pour Murielle qui la feront avancer et donner un nouveau tournant à sa vie. Néanmoins j’ai trouvé son personnage un peu énervant par moments. J’avais envie de lui mettre quelques coups de pieds aux fesses pour lui dire de se bouger et de profiter de ce qu’elle vivait. Son mari a été bien patient avec elle, l’accompagne au mieux, ce qui fait de lui un personnage indispensable au roman. Je n’ai pas compris l’intérêt par contre de rajouter à l’intrigue ce secret de famille que lui balance sa mère par courrier. Cela n’apporte pas grand-chose au roman, même si c’est important pour Murielle.

Un roman léger, marrant qui saura plaire. Il met en scène une héroïne qui malgré quelques défauts reste attachante et convaincante. On croit en elle et à sa réussite. Un style d’écriture frais, plein d’humour. Des scènes assez drôles et touchantes à la fois. On alterne entre rires, colères, angoisses et bonheur. Des personnages qui ne laissent pas indifférents. Les chapitres sont courts et s’enchainent, donnant une jolie fluidité à l’ensemble.

PAL de vacances 2019

Bonjour à tous,

A l’inverse de MadameOurse qui chaque premier jour du mois vous parle de son programme lecture, je suis plutôt du genre à me laisser porter et ne pas planifier mes lectures.

Exception faite pendant les vacances, où je suis bien obligée de réfléchir à quels titres je vais bien pouvoir emporter. Poids oblige dans les valises, je privilégie le format poche. Pour la grande majorité des livres d’occasions, puisque ces livres ont vocation à être mouillés, à connaitre le sable, ou crème solaire. Et bien souvent ils connaissent une 3ème vie puisque je les abandonne dans la villa familiale ou dans divers lieux publics.

Pour cette année, j’avais prévu d’emmener davantage de livres, mais Madame Ourse m’a raisonnée. 10 livres papiers devraient être suffisants, en sachant que j’embarque ma tablette avec laquelle je prévois d’en lire 4 titres de plus. (et je ne vous parle pas des achats sur place… )

Et si je vous montrais en détail ma sélection 2019? ça vous dit?

3 romans que j’ai beaucoup vu passer cette année : Le pacte d’avril me fait de l’œil depuis longtemps. J’ai très envie d’enfin découvrir la plume d’Aurélie Valognes. Et j’avais également envie de relire Bruno Combes, après une première lecture mitigée l’an dernier.

2 romans offert par Madame Ourse. Le premier était totalement inconnu pour moi, la 4ème de couverture promet un bon moment. Le second est un incontournable, elle sait comme j’aime Lorraine Fouchet.

2 romans et un recueil de nouvelles dont les couvertures m’ont attirée. Typiquement le genre de livre que j’ai envie de lire en vacances.

Et enfin, 2 polars car il faut bien varier les genres un peu.

Certains titres vous donnent envie ? Vous en avez lus certains ? Dites moi-tout. On se retrouve très vite sur le blog et nos comptes Instagram ou Twitter pour parler de ces titres.

La petite herboristerie de Montmartre, Donatella Rizzati

 

Quatrième de couverture:

Viola Consalvi passe pour la première fois la porte d’une herboristerie tout près de la rue Lepic, à Montmartre. Pour cette passionnée de naturopathie, la découverte de ce lieu hors du temps est un véritable coup de foudre. Au contact de cet endroit magique et de sa propriétaire, Gisèle, la jeune étudiante est confortée dans son choix d’étudier la médecine alternative, choix que n’a hélas pas accepté sa famille. Son diplôme en poche, Viola retourne à Rome et rencontre l’amour en la personne de Michel. S’ensuivent six ans de bonheur, qui volent en éclat quand Michel décède brutalement d’un arrêt cardiaque. Bouleversée, anéantie, Viola se sent basculer. Au plus fort de la tourmente, une idée lui traverse soudain l’esprit : et si elle retournait à Paris, là où tout a commencé ?

L’avis de Lunatic :

Envie d’une petite balade parisienne au cœur de Montmartre ? Envie de partir à la rencontre de personnages attachants, doux et émouvants ? Alors lisez ce roman. Le bandeau nous parle d’un roman feel good, pourtant lorsque le roman commence, on est loin du bonheur annoncé. Viola est de retour à Paris après le décès brutal de son époux. Elle perd pied, sa vie bascule, ne se sent pas soutenue par les siens en Italie. Elle décide de retourner à Paris, où elle a séjourné quelques années auparavant et d’y retrouver Gisèle, au cœur de son herboristerie, un lieu où Viola se sent si bien.

Viola qui a besoin d’être épaulée sera à son tour tentée d’aider les gens autour d’elle. Elle se refuse au bonheur, traînant son mal être, son mal de vivre, mais pourtant une rencontre pourrait lui donner envie de regoûter au bonheur et à l’amour. Cette possible relation naissante ne sera pourtant pas au cœur du roman, elle sera secondaire. Priorité à Viola, à son besoin de reconstruction personnelle.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Viola. Une femme douce, apaisante, que l’on a envie de voir heureuse. Les personnages secondaires sont très attachants aussi. L’écriture est fluide, les chapitres s’enchaînent. Au fil du récit, l’auteure nous offre quelques recettes de naturothérapie. Petite recette pour s’apaiser entres autres. Le roman m’a vraiment permis de découvrir l’utilisation des huiles essentielles, fleurs de Bach. J’ai découvert plus en détails la phytothérapie et une technique originale: l’iridologie. Imaginez que votre iris puisse révéler beaucoup de chose sur votre état de santé. J’ai vraiment trouvé le roman très instructif sur toutes ces médecines douces.

Au final, ce roman est un mélange réussi qui en fait un roman feel good réussi.