13, Steve Cavanagh

Quatrième de couverture :

Eddie Flynn doit défendre un célèbre acteur accusé du meurtre de sa femme. Mais ce qui ressemble à un crime passionnel pourrait bien être l’énième meurtre d’un des tueurs en série les plus intelligents qui aient jamais existé.
Le tueur se cache parmi les jurés
Rachel et Bobby Solomon étaient le couple le plus glamour d’Hollywood. Ils avaient le monde à leurs pieds. Mais Rachel est morte, l’arrière du crâne fracassé, et Robert se tient aujourd’hui dans le box des accusés.
C’est le procès médiatique du siècle et la défense exige qu’Eddie Flynn se charge du dossier. Tout indique que Robert est coupable et pourtant. Dès le début du procès, une série d’événements inquiétants fait germer le doute dans l’esprit de l’ancien escroc reconverti au barreau.
Et si Robert Solomon n’était pas le seul acteur de ce procès ? Le tueur peut-il assister à l’audience ? Pire, se peut-il qu’il fasse partie du jury ?

 Ma notation :

Un thriller juridique surprenant et passionnant.

 

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

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La kippa bleue, David Allouche

Quatrième de couverture :

Kippour, c’est le jour que Sasha Cohen a choisi pour annoncer à son père qu’il ne croit plus en Dieu. Deux jours le séparent de cette confrontation. Au fil de ses rencontres et de ses déambulations parfois hallucinées dans Paris, se dessine le caractère d’un jeune homme impétueux et romantique qui entend conquérir son autonomie intellectuelle et affective. Dans les cheveux de Carla, sa muse, il fait l’apprentissage de la liberté et de la vie adulte. Un roman émouvant, qui aborde avec légèreté la question du repli identitaire pour nous inviter au cheminement intérieur et à l’émancipation personnelle : « Deviens qui tu es et tu seras heureux. »

Ici, on passe quelques jours avec Sasha, jeune homme en pleine recherche identitaire, amoureuse qui a décidé d’annoncer à son père qu’il ne croit plus en Dieu. Une annonce qu’il imagine catastrophique. Sasha est juif, éduqué de façon très religieuse, entre traditions familiales et école confessionnelle. En attendant de retourner à Marseille pour la confrontation avec son père, on le suit dans Paris au rythme de ses questions et réflexions sur sa vie et c’est à Paris qu’il rencontrera Carla, celle qui lui donnera peut-être le courage d’enfin se libérer.

J’ai aimé ce roman pour ce qu’il nous apprend sur la religion juive, les traditions religieuses. J’ai aimé le personnage de Sasha, une sorte de héros romantique, un peu fougueux, manquant sans doute d’un peu de maturité, hésitant sur ses choix et envies. La relation père/fils qui nous est décrite est très touchante malgré le fait qu’elle paraisse très difficile.

 Ma notation :

Un premier roman réussi à mon sens. Une écriture sensible et pleine de poésie. J’ai passé un bon moment de lecture.

Merci aux éditions Eyrolles pour cette lecture

Gros sur le coeur, Carène Ponte

Quatrième de couverture :

L’avis de Lunatic :

Vous savez comme j’aime Carène Ponte. J’étais alors super contente de figurer parmi les gagnantes de son concours pour recevoir un exemplaire dédicacé. Dès réception, je me suis vite plongée dans l’histoire de Mélissa. J’étais un peu curieuse de la découvrir tout simplement car la première phrase de la 4ème de couverture fait écho à ce que j’étais moi aussi adolescente : trop ronde, trop timide, trop fragile.

Quelques semaines avant sa rentrée de terminale, Mélissa doit déménager loin de ses amis, loin de Camille sa binôme, et changer de lycée. Mélissa n’a aucune confiance à elle, et l’accueil qui lui est fait dans ce nouveau lycée ne va pas l’aider. Dès les premiers jours elle est victime de réflexions et de moqueries. Très vite, ses « camarades » vont la surnommer Mélissa sac à gras, plongeant la jeune fille dans un sentiment de rejet, se sentant rabaissée et perdant alors toute estime d’elle même. Les moqueries vont se transformer en réel harcèlement. Un véritable enfer pour Mélissa. Elle en arrive à s’isoler, à refuser toute discussion avec sa mère et à minimiser les faits lorsqu’elle en parle à son amie Camille. En parallèle, elle semble trouver un peu de réconfort auprès de son prof d’allemand. Bienveillant, gentil, trop séducteur, son attitude est-elle bien innocente?

Ce récit m’a replongée dans mes années lycées. Sans en avoir trop souffert, mes rondeurs n’ont pas toujours été faciles à assumer. Carène a fait remonter quelques mauvais souvenirs et cette sensation de ne pas être comme les autres, d’être à part, d’être « moins bien ». Et pour rien au monde je n’aimerais retourner à mes 17 ans.

Ce roman met en lumière le dramatique problème du harcèlement scolaire, des dégâts qu’il peut causer pour une jeune fille ou un jeune homme. On en parle beaucoup en ce moment, mais c’est vraiment utile je pense. Trop d’adolescents prennent à la légère les moqueries et petits mots qui blessent et écorchent le moral des autres. Je pense que de nombreux jeunes pourront se retrouver dans le personnage de Mélissa. Un roman utile, qui devrait trouver sa place dans chaque CDI de Lycée. Pour ma part, il fait partie de ma prochaine commande jeunesse pour la bibliothèque et je compte bien le promouvoir auprès de mes jeunes lectrices.

 Ma notation :

Un roman à l’atmosphère pesante. On le referme soulagée que tout s’arrête, mais on en garde quelques traces. A faire lire à nos adolescents.

 

 

Surtout ne fermons pas les yeux:

https://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/

 

 

[Duo lecture] La coupure, Fiona Barton

Pourquoi ce livre :

(Lunatic) La 4ème de couverture me tentait bien. Je n’avais pas remarqué qu’il s’agissait d’une auteure déjà lue l’an dernier avant que Madame Ourse me le rappelle.

(MadameOurse) Effectivement nous avions déjà lu en duo La veuve, premier roman de l’auteure et j’avais bien envie de voir ce qu’elle allait nous proposer cette fois-ci. Comme j’ai eu la chance d’obtenir le livre via une masse critique Babélio, j’ai proposé un duo à Lunatic.

La couverture :

(MadameOurse) Une couverture sympathique, l’article de journal étant ici au cœur de l’initiation de l’enquête, titre et couverture sont bien adaptés.

(Lunatic) J’aime bien les couvertures dont l’illustration est en pleine page… Ici elle illustre bien le titre. Parfait !

La quatrième de couverture :

Quand quelques lignes en bas de la colonne des brèves révèlent la découverte d’un squelette de bébé sur un chantier de la banlieue de Londres, la plupart des lecteurs n’y prêtent guère attention. Mais pour trois femmes, cette nouvelle devient impossible à ignorer.

Angela revit à travers elle le pire moment de son existence : quarante ans auparavant, on lui a dérobé sa fille à la maternité. Depuis, elle cherche des réponses.
Pour Emma, jeune éditrice en free lance, c’est le début de la descente aux enfers, car ce fait divers risque fort de mettre son secret le plus noir à jour et de détruire sa vie à jamais.
Quant à Kate, journaliste de renom et avide d’une bonne story, elle flaire là le premier indice d’une affaire qui pourrait bien lui coûter quelques nuits blanches.
Car toutes les histoires ne sont pas bonnes à être publiées… Encore moins quand elles font resurgir des vérités que personne ne souhaite connaître.

Après lecture :

(Lunatic) On retrouve dans ce roman Kate, journaliste déjà présente dans le premier roman de l’auteure : La veuve. Elle décide d’enquêter sur la découverte d’un squelette de  bébé après avoir lu un petit article dans la presse concurrente. Cet article va également intéresser deux autres femmes: Angela qui a perdu une petite fille il y a 40 ans et Emma, qui semble en pleines difficultés psychologiques. On rencontre d’autres personnages essentiels à l’intrigue, mais j’avoue que la façon dont l’auteure décortique ses personnages est trop minutieux et rend le récit ennuyeux.

En refermant ce roman j’étais très mitigée sur mon ressenti. Je l’ai trouvé bien meilleur que son précédent, la sensation de m’être ennuyée tout au long de ma lecture mais en même temps bluffée par un final que je n’avais pas vu venir. Ici pas de rebondissements à chaque chapitres, l’intrigue tire un peu en longueur. On se perd vite dans de longs passages qui franchement n’ont que peu d’intérêt. L’ambiance générale du roman rappelle un peu les séries policières britanniques comme Broadchurch: Une multitude de personnages, une enquête lente et minutieuse pour aboutir à un final détonnant.

Une lecture sympathique mais j’avoue que je ne me jetterai pas forcément sur le prochain roman de Fiona Barton.

(MadameOurse) Contrairement à Lunatic j’ai beaucoup aimé cette lecture. Tout commence par un article sans prétention, à l’occasion d’un chantier, les restes d’un nouveau né sont retrouvés dans ce qui était le jardin d’une maison. 3 femmes vont lire cet article avec chacun un intérêt différent : Kate la journaliste y verra là une histoire à investiguer, Angela ne pourra s’empêcher d’espérer suite au drame qu’elle a traversé 40 ans avant lorsque son bébé lui fut enlevé à la maternité et Emma semblera plongée dans une situation psychologiquement tendue. On ne sait pas trop en quoi elle réagit fortement face à l’histoire de ce bébé.

J’ai aimé le fait que l’histoire se construise comme ça en partant de 3 coins (via les 3 personnages) pour arriver au centre. Je me suis bien vite doutée de certaines choses sur le passé d’Emma, je pense que c’est fait exprès, l’auteure nous laisse des indices assez faciles sur cette partie là de l’enquête pour mieux nous surprendre avec le reste. Et … ça marche ! L’enquête m’a plu, j’ai eu certaines intuitions sur les choses mais sans rien deviner du vrai final, parfaitement réussi !

J’ai trouvé ce roman de l’auteure bien plus réussi que le premier et ai passé un bon moment de lecture, sans rien ressentir de la lenteur évoquée par Lunatic. Comme quoi, les avis souvent diffèrent.

 

(Roman lu dans le cadre des Masse Critique Babélio)

 

La petite fille du phare, Christophe Ferré

 

Quatrième de couverture :

Le temps d’une soirée dans un pub tout proche de leur villa située sur la côte de granit rose de Ploumanac’h, Morgane et Elouan ont laissé la garde de leur fille de 10 jours, Gaela, à son frère adolescent, Arthur.
Mais au retour, un berceau vide les attend.
Aucune trace d’effraction, pas de demande de rançon. À la douleur de la disparition, s’ajoute la violence du soupçon de la gendarmerie. Morgane est une mère déjà éprouvée par la perte d’un enfant, Elouan, un père souvent absent…
Les pistes se multiplient mais l’enquête n’avance pas.
Pourtant, près d’un mois plus tard, le miracle : Gaela est rendue à ses parents. Le soulagement l’emporte sur l’incompréhension.
Sauf pour Arthur, convaincu que ce bébé n’est pas sa sœur…

J’aurais pu refermer ce roman dès les premiers chapitres : une écriture un peu faible, des personnages détestables mais surtout des dialogues vraiment peu crédibles. Morgane et Elouan, le couple de notre roman se retrouvent un soir dans un bar de leur village pour boire un verre et on assiste à un échange ennuyeux, et surtout loin de ce qu’un couple « normal » devrait avoir. En rentrant chez eux, leur bébé a disparu. On se demande surtout comment une mère peut laisser un nourrisson de quelques jours sous la surveillance d’un ado de 13 ans qui en plus s’apprêtait à se coucher.

Aucune trace d’infraction, aucune piste, aucun témoin. Le bébé est introuvable, les heures passent, et tout portent à croire que l’issue sera fatale. Morgane semble une suspecte idéale. Même si l’on assiste à l’enquête qu’elle mène pour découvrir ce qui a pu arriver à Gaela, on ne peut que douter. Elle semble quand même un peu perturbée notre jeune maman. Puis coup de théâtre, le bébé est retrouvé sur une plage et déposé chez ses parents par une inconnue qui disparaît aussi vite. Mais voilà qu’Arthur, le frère du bébé affirme qu’il ne s’agit pas de sa sœur.

Par des chapitres courts, d’incessantes révélations et rebondissements, l’auteur a su m’embarquer dans son récit, me faisant oublier les petits défauts qui m’ont sauté aux yeux au début de ma lecture. J’ai tourné les pages, essayant de connaitre l’identité du coupable. Car même si tout désigne la mère, cela semble trop simple. Et ce final m’a bien surprise, en même temps, rien ne pouvait nous faire comprendre l’effroyable vérité. J’ai beaucoup aimé les descriptions géographiques des lieux où se situe l’intrigue. cette côte de granit rose, ces villages côtiers et la manche. La mer est ainsi un « personnage » essentiel au roman, témoin du pire, témoin silencieux mais capital.

 Ma notation :

La qualité de l’intrigue surpasse les défauts d’écriture et cette lecture a été réellement addictive.

 

(Merci à Mylène des éditions Archipel pour cette lecture)