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Un nouvel espoir pour Noël, Annie Lyons

Quatrième de couverture :

Il y a des choses que Lizzie n’aurait jamais pensé vivre – perdre sa sœur, par exemple –, et d’autres auxquelles elle ne s’attendait tout simplement pas, comme trouver un paquet de lettres écrites par celle-ci. Mais Bea n’était pas du genre à laisser le moindre détail au hasard. Elle lui a donc légué douze lettres – une pour chaque mois –, constituant une liste d’objectifs à réaliser pour essayer de trouver le chemin du bonheur. C’est donc portée par l’amour de sa sœur que Lizzie s’apprête à vivre une année bouleversante. Et à la fin, lorsque la magie de Noël réchauffera tous les cœurs, peut-être reprendra-t-elle même goût à l’amour…

L’avis de Laure :

C’est pas habituel chez moi mais cette année la venue des romances de Noël avec ces couvertures si reconnaissables m’a bien attirée. Envie de légèreté, de simplicité et d’un peu de magie. Celle-ci est la première que j’ai lue.

Le début est bien triste puisqu’on fait la connaissance de Lizzie le jour de l’enterrement de sa sœur aînée, décédée des suites d’un cancer. Un enterrement bien douloureux car il confronte aussi Lizzie à sa famille avec laquelle elle est en froid depuis 15 ans. Qu’a-t-il bien pu se passer pour une aussi forte hostilité ? D’autant que, on le comprend très vite, si Lizzie ne parlait plus à sa mère, elle est toujours restée extrêmement proche de Bea sa sœur, sans pour autant côtoyer le mari et le fils de celle-ci.

Lizzie se retrouve alors comme seule au monde, ayant perdu la seule personne avec qui elle avait des attaches fortes, sa confidente. Le jour de l’enterrement, son beau frère lui remet un paquet qui contient 12 lettres de sa sœur, à ouvrir à des dates précises pendant un an. Ce procédé n’est pas totalement original dans la littérature parce qu’il a déjà été utilisé par d’autres auteurs mais ça ne m’a pas dérangée. Rien d’exceptionnel dans ces lettres, Bea va bien évidemment se mêler de la vie de sa sœur en lui donnant des missions à réaliser qui ont toutes pour but d’adoucir la vie de Lizzie. Tour à tour, elle va donc se rapprocher de son neveu, jeune garçon bien perturbé par le décès de sa maman et devra bien évidemment aussi faire la paix avec son passé et reparler à sa mère.

Le roman est assez évident, il n’y a pas tant de surprises mais j’ai suivi le fil parce que la lecture était agréable. En revanche j’ai été assez gênée par les sauts dans le temps d’une lettre à l’autre, c’était un peu trop net, on passe la fin d’un chapitre avec un événement clé pour Lizzie puis on la retrouve 3/4 semaines plus tard. Bof, pas terrible.

Il y a aussi une romance dans l’histoire. Très évidente elle aussi, j’ai su de suite qui serait LE prince charmant de Lizzie. Alors certes, l’auteure brouille les pistes avec un autre homme qui entre en scène mais je n’y ai pas cru une minute. J’ai été assez déçue de la romance finalement parce que l’auteure passe beaucoup de temps à tourner autour de l’histoire qui n’aboutira pas et que j’aurais aimé qu’elle développe aussi le final, lorsque Lizzie enfin se met avec celui que j’attendais depuis le début.

Ma notation :

Une lecture sympathique mais pas exceptionnelle. Et finalement ni le titre ni la couverture ne me semblent parfaitement en accord avec le contenu du roman, Noël n’étant qu’un passage comme un autre dans cette histoire qui dure une année, d’un été à un autre.

 

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

Le village des secrets, Sylvie Lassalle

Quatrième de couverture :

Après de longues années passées dans l’armée coloniale, Jules revient en 1912 dans son village provençal. Parti brusquement pour fuir une enfance misérable, ce fils de paysan réapparaît auréolé de ses galons d’adjudant. Son avenir semble tout tracé : renouer avec une vie campagnarde simple et se marier.

Il se lie d’amitié avec Anna, une jeune photographe qui vient de la ville. La jeune femme s’est installée au village pour découvrir l’identité de son père et en apprendre davantage sur sa mère disparue.

Alors que Jules aide la jeune femme à trouver des réponses, il est rattrapé par son propre passé dans les colonies. Entre trafics d’opium, usurpation d’identité, secrets et mensonges, Jules et Anna ne pourront compter que sur eux-mêmes pour percer les mystères du village et conquérir leur liberté.

 Ma notation :

Un très joli roman, agréable à lire et qui vous fera passer un bon moment.

(Merci à City Editions pour l’envoi de ce roman)

Un cri d’amour au centre du monde, Kyoichi Katayama

Quatrième de couverture :

Qu’advient-il de l’amour quand l’être aimé disparaît ?
Sakutaro et Aki se rencontrent au collège dans une ville de province du Japon. Leur relation évolue de l’amitié à l’amour lorsqu’ils se retrouvent ensemble au lycée. En classe de première, Aki tombe malade. Atteinte de leucémie, elle sera emportée en quelques semaines.
Sakutaro se souvient de leur premier baiser, de leurs rendez-vous amoureux, du pèlerinage en Australie entrepris en sa mémoire. Quel sens donner à sa souffrance ? Comment pourrait-il aimer à nouveau ?

 Ma notation :

Sublime et inoubliable !

 

 

 

Journal d’un amour perdu , Eric Emmanuel Schmitt

 

Quatrième de couverture :

« Maman est morte ce matin et c’est la première fois qu’elle me fait de la peine. »
Pendant deux ans, Eric-Emmanuel Schmitt tente d’apprivoiser l’inacceptable : la disparition de la femme qui l’a mis au monde. Ces pages racontent son « devoir de bonheur» : une longue lutte, acharnée et difficile, contre le chagrin. Demeurer inconsolable trahirait sa mère, tant cette femme lumineuse et tendre lui a donné le goût de la vie, la passion des arts, le sens de l’humour, le culte de la joie. Ce texte explore le présent d’une détresse tout autant que le passé d’un bonheur, tandis que s’élabore la recomposition d’un homme mûr qui n’est plus « l’enfant de personne ». Éric-Emmanuel Schmitt atteint ici, comme dans La nuit de feu, à l’universel à force de vérité personnelle et intime dans le deuil d’un amour. Il parvient à transformer une expérience de la mort en une splendide leçon de vie.

 Ma notation :

Un texte d’une beauté éblouissante.

La petite herboristerie de Montmartre, Donatella Rizzati

 

Quatrième de couverture:

Viola Consalvi passe pour la première fois la porte d’une herboristerie tout près de la rue Lepic, à Montmartre. Pour cette passionnée de naturopathie, la découverte de ce lieu hors du temps est un véritable coup de foudre. Au contact de cet endroit magique et de sa propriétaire, Gisèle, la jeune étudiante est confortée dans son choix d’étudier la médecine alternative, choix que n’a hélas pas accepté sa famille. Son diplôme en poche, Viola retourne à Rome et rencontre l’amour en la personne de Michel. S’ensuivent six ans de bonheur, qui volent en éclat quand Michel décède brutalement d’un arrêt cardiaque. Bouleversée, anéantie, Viola se sent basculer. Au plus fort de la tourmente, une idée lui traverse soudain l’esprit : et si elle retournait à Paris, là où tout a commencé ?

L’avis de Lunatic :

Envie d’une petite balade parisienne au cœur de Montmartre ? Envie de partir à la rencontre de personnages attachants, doux et émouvants ? Alors lisez ce roman. Le bandeau nous parle d’un roman feel good, pourtant lorsque le roman commence, on est loin du bonheur annoncé. Viola est de retour à Paris après le décès brutal de son époux. Elle perd pied, sa vie bascule, ne se sent pas soutenue par les siens en Italie. Elle décide de retourner à Paris, où elle a séjourné quelques années auparavant et d’y retrouver Gisèle, au cœur de son herboristerie, un lieu où Viola se sent si bien.

Viola qui a besoin d’être épaulée sera à son tour tentée d’aider les gens autour d’elle. Elle se refuse au bonheur, traînant son mal être, son mal de vivre, mais pourtant une rencontre pourrait lui donner envie de regoûter au bonheur et à l’amour. Cette possible relation naissante ne sera pourtant pas au cœur du roman, elle sera secondaire. Priorité à Viola, à son besoin de reconstruction personnelle.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Viola. Une femme douce, apaisante, que l’on a envie de voir heureuse. Les personnages secondaires sont très attachants aussi. L’écriture est fluide, les chapitres s’enchaînent. Au fil du récit, l’auteure nous offre quelques recettes de naturothérapie. Petite recette pour s’apaiser entres autres. Le roman m’a vraiment permis de découvrir l’utilisation des huiles essentielles, fleurs de Bach. J’ai découvert plus en détails la phytothérapie et une technique originale: l’iridologie. Imaginez que votre iris puisse révéler beaucoup de chose sur votre état de santé. J’ai vraiment trouvé le roman très instructif sur toutes ces médecines douces.

Au final, ce roman est un mélange réussi qui en fait un roman feel good réussi.