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Les sœurs de l’océan, Lucy Clarke

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Quatrième de couverture :

Lorsque Katie apprend la mort de sa sœur cadette, elle ne peut croire à la thèse du suicide. Mia, vingt-quatre ans, joyeuse et insouciante, venait d’entamer un voyage autour du monde avec son ami d’enfance. Comment a-t-elle pu se jeter du haut d’une falaise ? Et que faisait-elle seule à Bali ? Pour comprendre, Katie décide de partir sur ses traces, avec le carnet de voyage de Mia comme seul guide.
De la côte des Cornouailles aux plages idylliques d’Indonésie, Katie découvre une sœur aussi mystérieuse que les circonstances entourant sa mort. Cette recherche de la vérité se transforme en quête initiatique, à mesure que le voyage livre ses secrets sur Mia, leur famille et le véritable motif de ce tour du monde…

L’avis de Laure :

Ce roman était l’un des titres de ma PAL qui me faisait très envie alors j’ai profité du rythme plus calme de l’été pour le découvrir.

Katie va brutalement apprendre le décès de sa sœur, partie en voyage avec son meilleur ami depuis quelques mois pour un tour du monde. L’enquête va vite plonger Katie dans de nombreuses interrogations lorsqu’on lui annonce que sa sœur s’est suicidée. Cela lui parait tellement impossible et pourtant les éléments de l’enquête ne laissent pas trop la place au doute.

Katie va alors s’envoler à son tour sur les traces de Mia, d’un pays à l’autre, accompagnée à chaque étape par le journal de voyage que sa sœur tenait. Et de page en page, à travers le récit que Mia a fait de son voyage, on découvre ce qu’elle a vécu mais aussi toutes ses pensées sur sa vie, sur la relation fragile qui l’unissait à sa sœur, la perte de leur mère, les événements qui ont fragilisé la relation des deux sœurs, etc.

J’ai apprécié cette lecture et en même temps je sais qu’elle ne me marquera pas. Il m’a sûrement manqué le petit truc qui crée l’émotion via l’attachement aux personnages. Mais malheureusement j’ai trouvé Katie assez froide et n’ai pas été émue par le deuil qu’elle traverse. Quant à Mia, je ne me suis pas sentie proche d’elle au cour de ce voyage autour du monde qu’elle démarre. Sans doute parce que ce genre de voyage très roots n’est pas du tout ma tasse de thé mais peut-être fera-t-il rêver certains d’entre vous ? Le final du roman était néanmoins à la hauteur avec une surprise que je n’aurais pas imaginée et le deuil finale de Katie me l’a rendue touchante, j’étais contente de lire qu’elle allait pouvoir repartir positivement dans sa vie.

Ma notation :

Une lecture sympathique mais pas mémorable.

La divine comédie de nos vies, Gavin’s Clemente Ruiz

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Quatrième de couverture :

Jérôme, Sacha, Marc et David sont quatre quadragénaires qui partagent tout depuis l’adolescence. Lorsque Jérôme meurt d’une crise cardiaque, ses amis vont à Honfleur disperser ses cendres dans la mer. Mais durant ce week-end de deuil, leur amitié est mise à l’épreuve…

L’avis d’Audrey :

J’avais eu beaucoup de tendresse pour les personnages du club des feignasses  ou pour la famille Minchielli que l’on rencontre dans son premier roman. Ici, j’ai eu un peu plus de mal à me faire une place parmi la bande ce copains que l’on va rencontrer. Il faut dire que les circonstances ne sont pas idéales non plus. La mort de Jérôme, va amener Sacha, Marc et David à se réunir en Normandie, à Honfleur afin de rendre hommage à leur ami pour la dispersion des cendres.

Un moment douloureux, un passage de vie clé qui va être le moment de faire un point sur les envies et les regrets. Les chapitres se succèdent, donnant la parole à tour de rôle à chacun. Il est l’heure de se souvenir, d’évoquer Jérôme, les rencontres, les amours, les galères, les joies. Les personnages féminins qui viennent se greffer à la vie de ces 4 potes apportent leurs lots de surprises dans ces vies.

En lisant ce roman, les images dans ma tête se rapprochaient de deux films où l’amitié est importante. Le chœur des hommes et les petits mouchoirs. On y trouve cette même intensité des sentiments, la force de la camaraderie et cet amour fraternel envers les amis.

Cette histoire d’amitié, de fidélité et de confiance m’a émue même si je n’ai pas tellement pas compris le choix de nos personnages. J’ai refermé ce roman assez énervée après l’un d’eux en particulier. Je pestais après lui, pour son manque de franchise. Je peux même dire que je l’ai trouvé lâche. Si l’on est prêt à tout par amitié, n’est-on pas aussi capable de tout comprendre et accepter ? Mais pester en refermant un roman est bien la preuve que l’histoire a su me saisir et La divine comédie de nos vies ne m’aura pas laissé ede marbre, loin de là.

Ma notation:

Une lecture comme une petite parenthèse pleine d’émotions et de sens.

Embrassons-nous sous les étoiles, Sarah Morgan

Ebook pour IG (17)

Quatrième de couverture :

L’homme idéal, Flora l’a trouvé en Jack. Dès le moment où il a pénétré dans son magasin de fleurs, cet homme attentionné et diablement séduisant n’a plus jamais quitté ses pensées, ni son cœur. Seulement, Flora s’aperçoit bien vite qu’elle ne peut entrer dans sa vie sans se comparer sans cesse à une autre  : la défunte épouse de Jack, Becca, une ballerine de renommée internationale avec qui il a eu deux enfants. Pour être avec lui et se faire accepter des siens, Flora va devoir faire taire ses incertitudes et déployer tout l’amour dont elle est capable. Et vite, car Jack la convie bientôt à son voyage familial en Écosse, chez la meilleure amie de Becca…

L’avis de Laure :

Parmi tous les romans de Sarah Morgan, j’en ai déjà lu quelques uns, d’autres attendent sagement dans ma PAL et tous sont la promesse d’une romance profonde et belle. Pourtant, ici, la romance n’est pas au cœur du sujet et l’auteure nous offre autre chose, de dur, de réaliste avec toujours la même profondeur.

La romance y est, c’est celle qui va unir Jack et Flora. Rien de passionné pourtant, leur histoire va s’installer avec toute la simplicité du monde et la passion qui va les unir ne sera pas le cœur du roman. Car Jack est veuf et père de deux filles : la petite Mollie 8 ans, et Izzy son adolescente. Izzy qui ne veut pas que son père refasse sa vie, Izzy qui a pris la place de sa mère depuis que celle-ci est décédée. L’irremplaçable Izzie sans qui le foyer ne tournerait plus…

Vous l’avez senti, entre Flora et Izzy, ça ne va pas fonctionner ! Mais Flora a justement elle aussi un passé, elle a aussi perdu sa mère jeune, s’est retrouvée avec une tante qui ne l’a jamais aimée. Alors comprendre à quel point son arrivée dans la vie de Jack chamboule Izzy, c’est une évidence pour elle. Et avec toute la douceur dont elle est capable, elle va réussir peu à peu, à en savoir plus sur la jeune fille, à analyser ses peurs et à se faire accepter.

Ce roman tourne totalement autour du deuil, et Becca, l’épouse décédée, est encore bien présente dans la vie de tous tant elle affichait l’image de la femme parfaite. Une image justement qui va nous faire peur au début et laisser place à d’autres vérités par la suite. Ici, comme je vous le disais, plus qu’une romance, ce roman est l’histoire de la renaissance d’une famille qui va enfin percer les non-dits pour pouvoir parvenir à aller de l’avant. Dans le sublime cadre de Lake District, on ne s’ennuie pas une seconde entre les tensions, disputes et règlements de compte inévitables qui vont égrainer le chemin de nos personnages.

Ma notation :

Un roman que j’ai apprécié malgré qu’il soit bien moins dans la romance que ce que j’ai déjà lu de Sarah Morgan.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

Sans oublier, Ariane Bois

Quatrième de couverture :

Lorsqu’elle apprend l’accident qui a coûté la vie à sa mère, une jeune femme voit son monde exploser. Tout se délite et s’obscurcit dans le ciel de sa mémoire. L’onde de choc atteint ses enfants et son mari. Pour enrayer cette chute libre, il lui faut partir vers Le Chambon-sur-Lignon, ce village qui fut héroïque pendant la Seconde Guerre mondiale, tenter de se retrouver loin de chez elle pour sauver les siens.

Récit d’un crash intime, d’une fugue maternelle sur les traces d’un silence familial, Sans oublier raconte comment, pour devenir mère, il faut d’abord cesser d’être une fille.

L’avis de Laure :

Ce court roman attendait dans ma PAL depuis un moment et je savais que les avis étaient mitigés ce qui m’a un peu freinée dans ma lecture. Et pourtant, je me suis totalement immergée dans les peines vécues par cette héroïne. 

C’est l’histoire d’une femme adulte à la vie plutôt standard. Mariée, mère de 2 enfants, elle va chanceler le jour où elle apprend le décès brutal de sa mère, dans un accident d’hélicoptère. A ses côtés, on éprouve la force du deuil. Cette femme est tout simplement anéantie. Un sujet difficile mais qui permet de se rendre compte du tsunami infernal qui va l’emporter. Elle ne peut tout simplement plus rien faire. Elle n’est plus mère, elle n’est plus femme, elle ne travaille plus. Son existence a implosé avec le décès de sa mère.

Alors, elle va connaitre la tentative de suicide et le placement en hôpital le temps de sa guérison. Sans succès. Puis, elle va prendre une décision qui sera bien difficilement acceptée ou comprise par les membres de sa famille : la fuite, la disparition. Parce qu’elle ne peut plus, n’y arrive plus, elle ne voit plus que ça.

Elle trouve refuge dans une petite commune où elle va peu à peu pouvoir reprendre pied. Une commune qui n’est pas un hasard car c’est une ville où sa mère a vécu dans sa jeunesse sans qu’elle ne le sache. Et, sur place, sa fille va découvrir des secrets sur sa mère dont elle n’a jamais rien su. Autant j’ai apprécié vraiment les deux parties du roman. Le deuil d’abord puis ce secret qui émerge peu à peu. Autant j’ai été déçue des faiblesses du récit et plus précisément du lien entre ces deux parties. Il manquait clairement un élément justifiant l’arrivée dans cette ville précise. Parce que là c’est trop gros, ce hasard impossible de se retrouver là où il fallait pour apprendre ces choses. C’est vraiment le bémol de l’histoire car cela aurait pu s’expliquer en intégrant un élément qui aurait justifié l’enquête sur sa mère.

Malgré ce ce défaut, j’ai apprécié ce court roman qui donne un aperçu de la difficulté que certaines personnes peuvent avoir à vivre le deuil. Je ne regarderai plus les choses du même œil maintenant que je sais à quel point on peut perdre sa vie aussi, lorsqu’on perd un proche.

Ma notation :

Une lecture intéressante autour du deuil malgré un défaut de construction dans l’élément qui amène la seconde partie du récit.

Face à la mer immense, Lorraine Fouchet

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Quatrième de couverture :

En devenant romancière, Prune ignorait qu’elle serait aussi marieuse. Pourtant, grâce à l’un de ses livres, un couple va s’unir à Groix. Et elle est conviée à la noce. Elle qui s’était juré de ne plus jamais remettre les pieds sur l’île accepte. Il est peut-être temps de cesser de fuir. Sur place, fuir sera de toute façon impossible : une tempête retient les bateaux à quai. Les invités vont devoir se supporter plus longtemps que prévu… advienne que pourra !

L’avis d’Audrey :

Fleur et Merlin, à l’aube de la quarantaine se rencontrent, s’aiment et malgré deux ados, et un lourd passé sentimental comme bagages, ils décident de s’unir. Ils demandent à Prune, auteure d’un roman qui les a réunis d’être en quelque sorte la marraine de cette union. Ils veulent offrir à chaque invité ce roman dédicacé, et souhaitent qu’elle soit de la fête. Seulement la cérémonie a lieu sur l’île de Groix, lieu du roman mais surtout un endroit où Prune ne souhaite pas remettre les pieds. On sent bien qu’elle y a laissé des souvenirs malheureux.

Pourtant, elle est bien présente sur le bateau qui amène les futurs mariés et les invités sur l’île. Elle saura se fondre parmi eux, retrouver par hasard une ancienne connaissance et faire de nouvelles rencontres. Un weekend chargé en émotions, en souvenirs et remise en question pour Prune, mais aussi pour de nombreux autres personnages du récit. Alors quand une tempête bloque tout ce petit monde un jour de plus sur l’île, on se demande ce qu’il va bien pouvoir se passer pour le groupe.

Un roman choral comme Lorraine Fouchet sait si bien en faire. Des chapitres qui alternent les voix et on rencontre toute une galerie de personnages, mêlant les générations et les caractères. Tous aspirent à être heureux, à se libérer d’un passé douloureux voir dévastateur. Ce weekend sera peut-être le moment idéal pour se livrer, faire éclater quelques vérités et oser lâcher ce qui les minent depuis tant d’années pour certains. Pour les plus jeunes, c’est aussi le moment de s’affirmer.

J’ai trouvé qu’aucun personnage n’était plus important qu’un autre. J’ai aimé cela, l’idée que tous avaient un rôle à jouer, apportaient quelque chose à l’intrigue et au déroulé de ce séjour. Ils sont tous attachants à leur manière et à travers eux, l’auteure peut traiter plusieurs thèmes comme les relations parents/enfants, la perte d’un enfant, l’homosexualité, les recompositions familiales, la fin de vie… Prune, ressemble sur de nombreux points à Lorraine Fouchet. Je me suis forcément interrogée au fil de ma lecture sur la part de fiction et de réalité entre elle et son personnage. Après tout, l’idée de ce roman vient bien d’une réelle demande de dédicace de roman pour un couple qui va se marier en septembre prochain.

Ma notation:

Un nouveau voyage sur L’île de Groix grâce à la plume délicate de Lorraine Fouchet. Que demander de plus pour être heureux que ce petit morceau de bonheur et d’évasion.

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Un grand merci à Aurélie de m’avoir offert ce livre, et je vous invite à aller lire son retour de lecture sur son blog