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Jacqueline, Jacqueline, Jean-Claude Grumberg

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Quatrième de couverture :

C’est durant la réception internationale de La Plus Précieuse des marchandises que Jean-Claude Grumberg perd Jacqueline son épouse.
Depuis, jour et nuit, il tente de lui dire tout ce qu’il n’a pas pu ou pas osé lui dire. Sans se protéger, ni rejeter ce qu’il ne peut ni ne veut comprendre, il dialogue avec la disparue.

L’avis d’Audrey :

Tellement de choses à dire sur ce texte, et pourtant juste envie de me taire.

60 ans d’amour, de complicité, et tout s’arrête pour Jean-Claude Grumberg quand sa moitié décède. Une disparition soudaine, même si inéluctable. Ce texte, est un hommage vibrant et sincère pour son épouse. Pour la femme qu’elle était, pour ce qu’elle a apporté dans sa vie d’homme, d’amant, de père, d’ami.

Une confidence tout en pudeur et émotion, pure et si belle. C’est intime sans tomber dans le voyeurisme ou le trop personnel. Le lecteur devient témoin timide d’une vie sentimentale riche et accomplie.

L’écriture : une façon de vivre le deuil et de supporter l’absence. En parlant de Jacqueline, en dialoguant avec Jacqueline, il la garde ainsi près de lui un peu plus longtemps.

Un livre, un cri d’amour et de colère, bouleversant et incroyable. Je n’en dirai pas plus, ce livre se lit, ce livre se vit tout simplement.

Je suis venue te dire, Cynthia Kafka

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Quatrième de couverture :

À 28 ans, Rose a l’âge où l’on a d’ordinaire trouvé sa voie. Or sa vie est sans charme ni éclat. Elle ne sait pas comment allumer l’étincelle qui la fera briller, mais elle connaît la cause de ce désastre : son géniteur.

Après dix ans d’absence, elle regagne sa ville natale à la rencontre de ce père tant haï pour régler ses comptes et enfin se reconstruire. Mais, surprise, elle le découvre en soins palliatifs, dans l’incapacité de répondre à ses questions, ne pouvant que l’écouter.

L’avis d’Audrey :

Rose a 28 ans, en pleine déconvenue amoureuse, elle rentre chez elle à Chantilly, pour veiller son père en fin de vie. Alors qu’elle pense pouvoir se confronter à lui, et redoutant les échanges qu’ils pourront avoir, elle découvre qu’il ne peut plus lui parler. C’est en évoquant ses souvenirs d’enfance, qu’elle va essayer de le faire réagir et peut-être comprendre toute la colère qu’elle a envers lui. Heureusement, la jeune femme va être bien entourée, et ce retour aux origines pourrait bien lui faire plus de bien qu’elle ne pensait.

Avez-vous déjà lu un roman qui vous touche tellement que vous avez l’impression que votre cœur va exploser ?! Je crois bien avoir vécu l’expérience littéraire la plus folle. J’avais à peine lu la 4ème de couverture, et je commence ce texte toute guillerette, m’attendant à me délecter d’un joli roman feel-good. Et me voila au bout de 30 pages, complètement bouleversée par Rose et son histoire. Parce que je pourrai être Rose. Parce que je la comprends tellement, je lui ressemble, la petite fille qu’elle était est si proche de celle que j’étais. J’ai lu le reste du roman, en apnée, comme terrassée.

Ce roman est émouvant, la plume de l’auteure est tendre et pleine de bienveillance. J’ai apprécié qu’elle contraste les instants douloureux avec d’autres plus légers et attendrissants. Parce qu’après tout, Rose a bien le droit de sourire, et même si la vie n’est pas toujours facile, se marrer est bien nécessaire. Pour suivre un peu l’auteure sur les réseaux, j’ai retrouvé son humour et son humanité dans ses personnages.

Un roman sur l’enfance, sur la façon dont on se construit dans une famille bancale. Un roman sur le pardon, la colère et les rancœurs. Mais surtout un roman plein d’amour et d’espoir, Rose s’entourant de personnages secondaires utiles à son bonheur.

Ce roman a eu un écho si particulier en moi. J’en ai lu des romans, j’en ai aimé des personnages, mais je crois que Rose aura une place bien à elle dans mon cœur de lectrice et de femme. Je remercie infiniment Cynthia pour ses mots et sa justesse.

Ma notation:

Un petit bijou d’émotions. Quand le pardon est indispensable au bonheur.

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(Merci à Mylène de L’archipel pour cette lecture)

Les sœurs de l’océan, Lucy Clarke

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Quatrième de couverture :

Lorsque Katie apprend la mort de sa sœur cadette, elle ne peut croire à la thèse du suicide. Mia, vingt-quatre ans, joyeuse et insouciante, venait d’entamer un voyage autour du monde avec son ami d’enfance. Comment a-t-elle pu se jeter du haut d’une falaise ? Et que faisait-elle seule à Bali ? Pour comprendre, Katie décide de partir sur ses traces, avec le carnet de voyage de Mia comme seul guide.
De la côte des Cornouailles aux plages idylliques d’Indonésie, Katie découvre une sœur aussi mystérieuse que les circonstances entourant sa mort. Cette recherche de la vérité se transforme en quête initiatique, à mesure que le voyage livre ses secrets sur Mia, leur famille et le véritable motif de ce tour du monde…

L’avis de Laure :

Ce roman était l’un des titres de ma PAL qui me faisait très envie alors j’ai profité du rythme plus calme de l’été pour le découvrir.

Katie va brutalement apprendre le décès de sa sœur, partie en voyage avec son meilleur ami depuis quelques mois pour un tour du monde. L’enquête va vite plonger Katie dans de nombreuses interrogations lorsqu’on lui annonce que sa sœur s’est suicidée. Cela lui parait tellement impossible et pourtant les éléments de l’enquête ne laissent pas trop la place au doute.

Katie va alors s’envoler à son tour sur les traces de Mia, d’un pays à l’autre, accompagnée à chaque étape par le journal de voyage que sa sœur tenait. Et de page en page, à travers le récit que Mia a fait de son voyage, on découvre ce qu’elle a vécu mais aussi toutes ses pensées sur sa vie, sur la relation fragile qui l’unissait à sa sœur, la perte de leur mère, les événements qui ont fragilisé la relation des deux sœurs, etc.

J’ai apprécié cette lecture et en même temps je sais qu’elle ne me marquera pas. Il m’a sûrement manqué le petit truc qui crée l’émotion via l’attachement aux personnages. Mais malheureusement j’ai trouvé Katie assez froide et n’ai pas été émue par le deuil qu’elle traverse. Quant à Mia, je ne me suis pas sentie proche d’elle au cour de ce voyage autour du monde qu’elle démarre. Sans doute parce que ce genre de voyage très roots n’est pas du tout ma tasse de thé mais peut-être fera-t-il rêver certains d’entre vous ? Le final du roman était néanmoins à la hauteur avec une surprise que je n’aurais pas imaginée et le deuil finale de Katie me l’a rendue touchante, j’étais contente de lire qu’elle allait pouvoir repartir positivement dans sa vie.

Ma notation :

Une lecture sympathique mais pas mémorable.

La divine comédie de nos vies, Gavin’s Clemente Ruiz

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Quatrième de couverture :

Jérôme, Sacha, Marc et David sont quatre quadragénaires qui partagent tout depuis l’adolescence. Lorsque Jérôme meurt d’une crise cardiaque, ses amis vont à Honfleur disperser ses cendres dans la mer. Mais durant ce week-end de deuil, leur amitié est mise à l’épreuve…

L’avis d’Audrey :

J’avais eu beaucoup de tendresse pour les personnages du club des feignasses  ou pour la famille Minchielli que l’on rencontre dans son premier roman. Ici, j’ai eu un peu plus de mal à me faire une place parmi la bande ce copains que l’on va rencontrer. Il faut dire que les circonstances ne sont pas idéales non plus. La mort de Jérôme, va amener Sacha, Marc et David à se réunir en Normandie, à Honfleur afin de rendre hommage à leur ami pour la dispersion des cendres.

Un moment douloureux, un passage de vie clé qui va être le moment de faire un point sur les envies et les regrets. Les chapitres se succèdent, donnant la parole à tour de rôle à chacun. Il est l’heure de se souvenir, d’évoquer Jérôme, les rencontres, les amours, les galères, les joies. Les personnages féminins qui viennent se greffer à la vie de ces 4 potes apportent leurs lots de surprises dans ces vies.

En lisant ce roman, les images dans ma tête se rapprochaient de deux films où l’amitié est importante. Le chœur des hommes et les petits mouchoirs. On y trouve cette même intensité des sentiments, la force de la camaraderie et cet amour fraternel envers les amis.

Cette histoire d’amitié, de fidélité et de confiance m’a émue même si je n’ai pas tellement pas compris le choix de nos personnages. J’ai refermé ce roman assez énervée après l’un d’eux en particulier. Je pestais après lui, pour son manque de franchise. Je peux même dire que je l’ai trouvé lâche. Si l’on est prêt à tout par amitié, n’est-on pas aussi capable de tout comprendre et accepter ? Mais pester en refermant un roman est bien la preuve que l’histoire a su me saisir et La divine comédie de nos vies ne m’aura pas laissé ede marbre, loin de là.

Ma notation:

Une lecture comme une petite parenthèse pleine d’émotions et de sens.

Embrassons-nous sous les étoiles, Sarah Morgan

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Quatrième de couverture :

L’homme idéal, Flora l’a trouvé en Jack. Dès le moment où il a pénétré dans son magasin de fleurs, cet homme attentionné et diablement séduisant n’a plus jamais quitté ses pensées, ni son cœur. Seulement, Flora s’aperçoit bien vite qu’elle ne peut entrer dans sa vie sans se comparer sans cesse à une autre  : la défunte épouse de Jack, Becca, une ballerine de renommée internationale avec qui il a eu deux enfants. Pour être avec lui et se faire accepter des siens, Flora va devoir faire taire ses incertitudes et déployer tout l’amour dont elle est capable. Et vite, car Jack la convie bientôt à son voyage familial en Écosse, chez la meilleure amie de Becca…

L’avis de Laure :

Parmi tous les romans de Sarah Morgan, j’en ai déjà lu quelques uns, d’autres attendent sagement dans ma PAL et tous sont la promesse d’une romance profonde et belle. Pourtant, ici, la romance n’est pas au cœur du sujet et l’auteure nous offre autre chose, de dur, de réaliste avec toujours la même profondeur.

La romance y est, c’est celle qui va unir Jack et Flora. Rien de passionné pourtant, leur histoire va s’installer avec toute la simplicité du monde et la passion qui va les unir ne sera pas le cœur du roman. Car Jack est veuf et père de deux filles : la petite Mollie 8 ans, et Izzy son adolescente. Izzy qui ne veut pas que son père refasse sa vie, Izzy qui a pris la place de sa mère depuis que celle-ci est décédée. L’irremplaçable Izzie sans qui le foyer ne tournerait plus…

Vous l’avez senti, entre Flora et Izzy, ça ne va pas fonctionner ! Mais Flora a justement elle aussi un passé, elle a aussi perdu sa mère jeune, s’est retrouvée avec une tante qui ne l’a jamais aimée. Alors comprendre à quel point son arrivée dans la vie de Jack chamboule Izzy, c’est une évidence pour elle. Et avec toute la douceur dont elle est capable, elle va réussir peu à peu, à en savoir plus sur la jeune fille, à analyser ses peurs et à se faire accepter.

Ce roman tourne totalement autour du deuil, et Becca, l’épouse décédée, est encore bien présente dans la vie de tous tant elle affichait l’image de la femme parfaite. Une image justement qui va nous faire peur au début et laisser place à d’autres vérités par la suite. Ici, comme je vous le disais, plus qu’une romance, ce roman est l’histoire de la renaissance d’une famille qui va enfin percer les non-dits pour pouvoir parvenir à aller de l’avant. Dans le sublime cadre de Lake District, on ne s’ennuie pas une seconde entre les tensions, disputes et règlements de compte inévitables qui vont égrainer le chemin de nos personnages.

Ma notation :

Un roman que j’ai apprécié malgré qu’il soit bien moins dans la romance que ce que j’ai déjà lu de Sarah Morgan.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)