Archives du mot-clé thriller psychologique

Elizas, Sara Shepard

 

Quatrième de couverture:

Une jeune femme, belle et fragile, un luxueux hôtel hollywoodien et un dangereux mélange d’alcools forts et de médicaments… Quand Eliza Fontaine, jeune auteure à succès, se réveille dans une chambre d’hôpital, il lui suffit d’un regard à ses proches pour comprendre qu’on la soupçonne d’une nouvelle tentative de suicide. N’a-t-elle pas été retrouvée ivre morte au fond d’une piscine alors qu’elle ne sait pas nager ? Pourtant, Eliza en a la certitude, cette fois, c’est différent. Ses souvenirs sont flous, sa mémoire se dérobe, mais elle se souvient d’une voix, d’un rire… Uniquement armée du roman qu’elle vient de terminer, et dans lequel semblent se mêler fiction et réalité, la jeune femme part à la recherche de ce qui s’est réellement passé. Car, s’il y a une chose dont Eliza est sûre, c’est qu’elle n’a pas sauté dans cette piscine. Quelqu’un a tenté de la tuer.

L’avis de Lunatic :

Un thriller offert par ma Madame Ourse. Elle connait mes goûts. Ce roman aurait pu me plaire effectivement, mais malheureusement je n’ai pas adhéré du tout à l’intrigue et au style de l’auteure. Dans ce roman, on a une héroïne vraiment dérangeante. Le lecteur ne sait pas si on peut se fier à elle, à ce qu’elle raconte et vit. Elyza est retrouvée au fond d’une piscine. Pas étonnant aux yeux de ses proches, elle a déjà essayé de se suicider ainsi ! Mais la jeune femme prétend que cette fois quelqu’un l’a poussée volontairement. Le doute s’installe forcément pour le lecteur.

Elyza qui s’apprête à sortir un roman est assez déstabilisé par son aventure, et décide d’enquêter elle-même puisque personne ne semble la croire. En parallèle, on lit les chapitres de son roman. Mais rapidement, tout se mélange entre sa vie et la fiction qu’elle a écrite. On ne sait plus trop qui croire et que croire.

Les thèmes de la maladie mentale, des déboires familiaux, des excès sont mis en avant dans le roman, mais j’ai trouvé le tout très faux, caricatural. Même si cela est volontaire, l’auteure embrouille le lecteur, mais cela manque de subtilité, et je m’y suis perdue. J’ai bâclé la lecture du dernier tiers du roman afin d’en connaitre le dénouement. Un final gâché par un récit en longueur et manquant de pep’s.

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Alice, Heidi Perks

 

Quatrième de couverture:

Une enfant disparaît. Deux versions du drame. Une seule vérité. Harriet avait confié sa fille à sa meilleure amie Charlotte pour un après-midi à la kermesse de l’école. Charlotte est persuadée de n’avoir quitté Alice des yeux qu’une fraction de seconde. Le temps pour la fillette de se volatiliser. Dévastée, Harriet ne peut plus envisager de revoir Charlotte. Elle ne lui fera sans doute jamais plus confiance. Mais elle n’aura pas le choix. Car, deux semaines plus tard, les deux femmes sont convoquées par la police pour être interrogées séparément. Il semblerait que chacune d’elles ait des choses à se reprocher…

L’avis de Lunatic :

Un roman sur une disparition d’enfant. Un thème que j’affectionne particulièrement. On pourrait s’imaginer lire toujours le même genre d’histoire, mais chaque auteur arrive à prendre ce prétexte pour nous faire des romans différents et ici encore ce thème est traité avec pas mal d’originalité.

Imaginez que vous confiez à votre amie votre fille durant la kermesse de l’école et que cette dernière disparaît. Tout est allé très vite, personne n’a rien vu. Imaginez alors quel va être l’état de votre relation avec votre amie. Imaginez l’état de détresse et d’angoisse de cette mère, surtout quand on sait qu’une autre disparation a eu lieu il y a quelques mois.
On comprend aisément la distance qui se crée, les reproches, la violence des sentiments. Alors que la mère de famille dévastée ne voulait plus voir son amie, elles se retrouvent au poste de Police. On assiste à leurs interrogatoires respectifs où la vérité va vite apparaître troublante et montrant nos deux héroïnes sous un nouveau jour.

Je me suis vraiment laissée happer par ce roman et son univers plein de noirceur, de rancœur, d’angoisse et de souffrance. Les personnages de ces deux femmes sont forts et en tant que maman j’ai pu m’identifier à elles et plonger au cœur du drame.
L’auteure use d’une plume rythmée, nous livrant une intrigue fluide. Un thriller psychologique comme j’aime beaucoup lire. Le récit nous est fait entre passé et présent et l’auteure a su me surprendre pendant le roman mais aussi dans son final plus que réussi à mes yeux.

 

Le cri des corbeaux, Matthieu Parcaroli

Quatrième de couverture :

Après avoir participé à un concours en ligne, Julie et Théo gagnent un week-end pour deux tous frais compris dans une sublime villa à la montagne près du lac des corbeaux.
Pour ce jeune couple modeste, c’est le voyage de noces qu’ils n’ont jamais pu s’offrir. Sur place, le rêve s’arrête net lorsqu’ils voient débarquer un autre couple, eux aussi vainqueurs du concours. Comble de la malchance, le lieu, perdu dans la nature enneigée, ne semble pas desservi par le réseau. Impossible de contacter les organisateurs du jeu. Mais le séjour romantique bascule véritablement dans le cauchemar lorsqu’ils se rendent compte être enfermés dans cette immense propriété et que l’un d’eux disparaît au cours d’une coupure d’électricité.
La peur est un vilain défaut… et nos personnages vont l’apprendre de la plus cruelle des façons.

L’avis de Lunatic :

Julie gagne un séjour romantique suite à un concours sur internet, de quoi ravir Théo son compagnon. Ils sont conduits à bord d’une voiture aux vitres opaques par un chauffeur assez énigmatique sur les lieux du séjour: Une superbe villa, au cœur des Vosges. La villa sera le centre de l’intrigue, le centre d’un huis clos assez infernal. Théo et Julie vont être dérangés par un autre couple, eux aussi gagnants du concours. Autant le dire tout de suite, les relations entre les deux couples ne sont pas des plus cordiales dès le début. Chacun voulant profiter des lieux seul. Rapidement, le séjour prends une autre tournure que celui de détente et de repos escompté. Panne de réseau, électricité qui lâche et disparition d’un de nos personnages. Quelque chose se trame? Qui est à l’origine de cette disparition? Pourquoi? La villa est devenu une prison. Personne ne peut en sortir, l’atmosphère devient pesante, l’ambiance est étouffante et chacun doute des autres.  Puis une seconde disparition, puis…..

Le rythme du récit est rapide, il n’y a pas de temps mort. Les chapitres s’enchaînent et le lecteur comprends vite que tout était prévu d’avance, mais pourquoi? Qui peut en vouloir à nos deux couples? Les personnages sont finement travaillés, quoiqu’un peu caricaturaux par moment. Je n’ai eu aucune affinité avec eux, ils sont pour certains détestables et c’est qui fait leurs charmes. La villa est un personnage à part entière pour le récit. Sans elle, l’ambiance générale du roman ne serait pas si noire, anxiogène et angoissante.

En parallèle du récit, on a quelques bribes du passé de nos 4 protagonistes. J’ai essayé alors d’y chercher une explication, et je m’étais créée ma théorie. Je pensais avoir la clé du roman. Puis sans n’avoir rien vu venir, le twist final m’a mise une jolie claque. Que j’aime me faire avoir de la sorte! Pourtant une auteure que j’affectionne beaucoup avais usé d’un procédé semblable il y a quelques années, mais je n’avais pas imaginé cette option pour autant.

Un roman bref, court mais intense! Un conseil, jetez-vous sur ces 240 pages pour à votre tour passer quelques jours enfermés dans une villa machiavélique et découvrir pourquoi le roman porte comme titre: Le cri des corbeaux.

Ma notation :

Un premier roman très prometteur. J’ai aimé ce huis-clos sous forme de thriller psychologique. Très réussi.

Et comme Anais serial lectrice, je vais faire preuve d’un peu de chauvinisme. Matthieu Parcaroli est Lorrain, de ma région! Alors je vais lui faire une jolie place dans ma petite bibliothèque et conseiller son roman autour de moi.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

La vie sans toi, Xavier de Moulins

Quatrième de couverture :

« Malgré la violence que nous avons dû endurer, nous sommes toujours ensemble, Eva et moi. Dans nos errances respectives, nous avons la rage silencieuse. Un jour, tout finira par exploser. »

Mariés, Paul et Eva ont vécu il y a huit ans un drame qu’ils s’efforcent d’oublier. Un jour, un homme mystérieux débarque dans leur vie…

Chaque famille a ses secrets, chaque couple ses mensonges. Mais nul n’échappe aux fantômes du passé.

L’avis de Lunatic :

En 2017, je vous parlais d’un livre coup de poing, un coup de cœur, un titre qui depuis est ancré en moi : Les hautes lumières Alors autant dire que j’attendais ce nouveau titre de l’auteur avec beaucoup d’impatience. Bizarrement, je n’ai pas été lire ses autres romans écrits précédemment, sans trop savoir pourquoi, mais je compte bien y remédier au plus vite. Beaucoup d’attente, j’ai donc commencé ma lecture avec une petite appréhension, est-ce que j’allais retrouver cette écriture que j’avais tant aimée?

La vie sans toi, c’est l’histoire de Paul et Eva. C’est l’histoire de leur famille, de leur couple, de la vie sans « lui ». On le comprend vite, il y a 8 ans, leur vie a explosé lorsqu’ils ont perdu un enfant. Pourtant, il fallait continuer à vivre, au moins pour leurs deux filles. Comme un secret, un non dit, on ne parle plus de cet enfant. Eva se noie dans le travail, entre Londres et Paris. Loin de sa vie, de ses enfants, de son mari, d’un quotidien qui pourrait trop facilement la ramener à lui, à cet enfant qui n’est plus là. Paul tient sur ses épaules toute la famille. Il s’occupe de ses filles, tente de continuer à peindre, même s’il n’arrive pas à honorer une commande pour une exposition. L’amour est là entre eux, même s’ils sont si loin l’un de l’autre. Les silences, les reproches tus, la culpabilité les rongent à petit feu. Pile au moment où Eva est prise d’un coup de fatigue et où le médecin lui impose de se reposer, un homme entre dans sa vie. Un homme qui risque bien de tout remettre en question. Il semble éveiller Eva, lui redonner goût à la vie.

 

Ce roman est articulé en 4 parties. Chaque partie bouleverse totalement le roman apportant de nouveaux éléments faisant prendre au récit un tournant qu’on n’imaginait pas. La première partie se concentrait sur Eva et Paul. Dans la seconde, l’auteur donne également la parole à Andreas, l’homme qui vient tout bouleverser mais aussi à Stan, le fils perdu. J’ai trouvé les passages de Stan si percutants, touchants et émouvants. Un personnage plein de maturité du haut de ses 15 ans, qui malgré son statut de « mort » vient épauler les siens, tel un ange bienveillant. J’ai lu la troisième partie d’une traite, pour ensuite me prendre une énorme claque en commençant la dernière partie.

Je peux difficilement en dire davantage. Sachez juste que ce roman est bouleversant. L’écriture est splendide, le récit est ingénieux et diaboliquement réussi. Juste parfait! Les personnages sont marquants, on ne se libère pas d’eux facilement après lecture. Tout est parfaitement réaliste, et pourtant… Bref, ce roman est une bien belle expérience littéraire. Un thriller psychologique qui va vous triturer le cerveau et le cœur.

 

Ma notation :

J’ai encore une fois adoré lire cet auteur. Merci pour ce joli moment de lecture. J’en ressors le cœur en vrac et éblouie.

[Duo lecture] L’erreur, Susi Fox

Pourquoi ce livre :

(MadameOurse) J’ai été très tentée par ce thriller mettant une jeune mère en avant. Cette conviction profonde de mère face à un entourage qui ne va jamais la croire, ça m’intriguait !

(Lunatic) J’aime beaucoup les thrillers psychologiques mettant en scène des mères en détresse. Le pitch de ce roman me donnait donc forcément envie. Il était sur notre liste commune des envies lecture 2019, alors un duo s’imposait.

La couverture :

(Lunatic) Un bleu angoissant, un berceau vide… Une couverture glaçante parfaite pour ce genre de roman.

(MadameOurse) Une couverture très lumineuse mais glaciale, elle est parfaite pour le thème.

La quatrième de couverture :

Sasha a toujours voulu un bébé. Sa grossesse se déroule à merveille, jusqu’au jour où elle se retrouve à l’hôpital pour subir une césarienne d’urgence. À son réveil, elle demande à voir son enfant. Alors qu’elle s’attend à vivre un moment magique, Sasha plonge dans un cauchemar bien réel. Le nourrisson qu’on lui amène n’est pas le sien. La jeune mère n’a aucun doute, même si personne ne la croit. Ni les infirmières qui évitent ses questions, ni son mari qui essaie de la convaincre, ni sa meilleure amie, appelée au secours. Pour tous, Sasha souffre d’un stress lié aux circonstances de la naissance. Mais ce serait oublier combien l’instinct d’une mère est profondément ancré en elle, en dépit des apparences. Si le bébé devant elle n’est pas le sien, où est passé son enfant ? Et qui a pu faire cette erreur ?

Après lecture :

(Lunatic) Le prologue du roman donne le ton:

AVANT
Je pensais que j’adorerais être mère.
Je me trompais.
Je n’aime pas ça du tout ; pas même un seul instant. Je sais que je ne suis pas douée pour ça. Ma vie telle que je la connaissais s’est terminée le jour où j’ai accouché. Etre mère est la tâche la plus difficile qui m’ait jamais été donnée.

Sasha se réveille à l’hôpital, elle vient de subir une césarienne. Personne à ses cotés : pas de mari, pas de bébé. Puis elle plonge dans l’horreur absolue. Elle est persuadée que le bébé qu’on lui présente n’est pas le sien. On assiste vraiment à la descente aux enfers de Sasha. On a envie de la croire, mais en tant que lecteur on sait bien que ce n’est pas possible, elle a du se tromper, surtout que sa santé mentale semble être un peu perturbée. Le baby blues probable couplé à un passé familial compliqué ne joue pas en sa faveur.  On passe alors 7 jours à l’hôpital avec Sasha, entre RDV psy, rapprochement avec d’autres mamans et visites familiales.

L’écriture ne connait pas vraiment de temps mort, même si je trouve que certaines scènes  sont répétitives. L’auteure nous raconte le présent, mais aussi le passé via les souvenirs de Sasha et de Mark son époux. On rentre dans l’intimité de ce couple, et dans la souffrance de plusieurs années de combat afin d’avoir un bébé. Sans vraiment pouvoir soupçonner un personnage précis du roman, on en vient  douter de tout et tous. Le final est peu attendu, et son issue loin d’être crédible, mais ça n’enlève pas le plaisir que j’ai eu à lire ce roman.

(MadameOurse) Le roman se passe en Australie et débute sans temps mort : Sasha va mettre au monde son bébé, prématurément suite à un accident de voiture. Césarienne sous anesthésie générale puis le réveil dans cet hôpital froid où elle n’avait pas prévu d’accoucher. Son bébé est en néonatalogie et son mari à ses côtés. Une infirmière plutôt désagréable lui annonce qu’elle a un petit garçon alors qu’elle attendait une fille. Une erreur potentielle qui arrive à bien d’autres femmes mais … ce ne sera pas la seule erreur relevée.

En effet, lorsque Sasha rencontre enfin son petit garçon, elle en est convaincue : le bébé qu’on lui présente n’est pas le sien. Débute alors un combat pour elle afin de faire entendre sa voix aux médecins et à sa famille. Et personne ne la croit, tout est mis sur la dépression du post partum, le choc de la naissance prématurée et bien sûr, les inévitables secrets de famille que Sasha traîne avec elle.

J’ai été gênée par quelque chose au tout début de ma lecture : moi non plus je n’arrivais pas à croire Sasha. D’abord parce que cet instinct maternel qui semblait lui crier que le bébé n’était pas le sien, je l’ai trouvé peu évoqué. Du coup je n’ai pas pu partager le ressenti de Sasha et ai douté tout du long de sa conviction. Mais quelque part… c’était peut être pas plus mal comme ça parce que du coup j’ai lu tout le roman en tentant de disséquer chaque élément de faire une hypothèse sur ce qui serait révélé. Et j’ai fait chou blanc : impossible de voir venir les choses. Le roman est complexe parce qu’il y a l’histoire des personnages : le passé de Sasha et sa propre histoire de famille, un événement dur de sa vie professionnelle, le deuil de son mari qui a perdu son frère jumeau mais aussi les histoires des autres mères de la maternité. Avec tout ça, il y a de quoi faire mille et une hypothèses !

L’erreur est aussi un roman qui évoque le parcours vers la maternité (une grossesse après 8 ans pour Sasha) et évidemment, c’est un sujet qui m’a touchée. Entre les difficultés de la conception, les fausses couches et l’accouchement, je me suis sentie personnellement concernée par ce roman.

L’ambiance est réussie, je n’ai rien vu venir et la révélation finale, si elle ne m’a pas fait crier « ouaouh » est plausible. Je trouve quand même que l’histoire s’achève avec d’autres problématiques ouvertes.