Archives pour la catégorie Un livre : un avis

La maison d’hôtes, Debbie Macomber

Quatrième de couverture :

Après le décès tragique de son mari, Jo Marie décide de changer de vie et reprend une maison d’hôtes dans la petite ville de Cedar Cove : la Villa Rose.
Sa première cliente, Abby, a survécu à un accident de voiture, dans lequel sa meilleure amie a trouvé la mort. Elle n’a jamais eu le coeur à retourner dans la ville où elle est née, jusqu’à ce jour, dix ans après l’accident. Josh, le second client, doit prendre en charge son beau-père, un vieil homme à présent, avec qui il ne s’est jamais entendu.
Derrière les portes de la jolie maison d’hôtes, ces personnages inoubliables trouveront l’amour, le pardon et la possibilité d’un nouveau départ.

Un roman chaleureux et touchant sur les destinées humaines, avec des personnages que l’on rêverait d’avoir comme amis, dans une ville où l’on aimerait vivre, et une intrigue délicieusement captivante.

L’avis de Laure :

J’avais déjà beaucoup vu passer les romans de cette auteure sans jamais l’avoir lue. Puisque le tome 4 de sa saga va faire partie de mon programme de Lectrice Charleston, j’essaie d’en découvrir les premiers tomes.

La maison d’hôtes, c’est pile ce que j’ai envie de lire en cette période morose. C’est court, c’est rythmé, les personnages sont attachants et touchants et les événements qu’ils vivent nous tiennent en haleine. J’ai eu beaucoup d’empathie pour Jo Marie, qui a été bien chamboulée par la vie. Elle était folle amoureuse, voyait son avenir en rose avant de perdre l’homme de sa vie. Des mois plus tard, elle plaque tout et achète sa future maison d’hôtes à Cedar Cove. Une nouvelle page pour une nouvelle vie.

Dans ce tome, elle va accueillir 2 hôtes et le récit alternera donc entre ces 2 personnages et l’histoire de Jo Marie avec un équilibre parfait entre les 3 histoires. C’est rare que je m’attache autant à chaque personnage quand on est en présence d’un récit comme celui-ci mais cette fois j’ai vraiment tout aimé. J’ai adoré Josh qui se démène entre la haine tenace du passé et un présent où il se rend bien compte qu’il va perdre le dernier membre de sa famille. Même s’il déteste son beau père, il ne peut rester insensible.

J’ai été très touchée par Abby qui culpabilise encore des années plus tard de cet accident dans lequel elle a vu mourir sa meilleure amie. Elle a fui Cedar Cove, convaincue qu’elle n’aurait droit qu’à la haine de tous ceux qu’elle a connu jusque là. Et c’est petit à petit, en douceur et avec beaucoup de jolis moments, qu’elle va se délester de ce lourd passé.

Et au cœur du roman, il y a ce cocon, la maison d’hôtes. J’ai pris un énorme plaisir à lire Jo Marie dans ses petits aménagements pour agencer les lieux, en fana de déco que je suis. J’ai adoré les belles idées qu’elle a pour le devenir de sa maison.

J’ai cru un moment que l’auteure allait dévoiler quelle ficelles faciles et top évidentes, un homme qui sort de nulle part et un amour immédiat et il n’en est rien. Et franchement, je remercie l’auteure pour cela, de nous livrer des personnages abîmés par la vie et leur permettre doucement de reprendre pied, sans jamais mettre à mal la crédibilité de ce qu’elle raconte.

Ma notation :

Le premier tome d’une saga bien prometteuse. Il me tarde d’en découvrir la suite.

Une bonne et une mauvaise nouvelle, Marion McGuinness

Quatrième de couverture:

Clothilde a fait de l’annonce des mauvaises nouvelles son métier. Son créneau : les interactions que les gens préfèrent éviter. Sa mission : informer avec diplomatie et professionnalisme en cas de ruptures, licenciements, maladies et décès…

Alors qu’elle est confortablement installée dans cette vie un tantinet marginale, Clothilde reçoit la visite du notaire : il a une bonne et une mauvaise nouvelle pour elle. Sa mère biologique vient de mourir, lui laissant un héritage pour le moins inattendu : la garde d’un petit garçon de 8 ans, tout aussi roux qu’elle… qui se révèle être son frère. Mais est-ce la bonne ou la mauvaise nouvelle ?

L’avis d’Audrey :

L’an dernier j’avais beaucoup aimé Egarer la tristesse, et j’attendais ce livre avec impatience pour début avril. Crise sanitaire oblige, la sortie a été repoussée au 7 mai. Mais la version numérique est, elle, bien disponible déjà, et à tout petit prix : une bien bonne idée pour les lecteurs impatients comme moi.

Clothilde est porteuse de mauvaises nouvelles : une activité qui lui correspond bien et qu’elle effectue de façon froide et détachée. Les bonnes nouvelles elle connaît peu finalement. Elle s’est faite à l’idée que le bonheur n’est pas pour elle. Elle est solitaire, et semble marquée par son enfance peu joyeuse et difficile. Clothilde a grandi en foyer, sans repères, sans mère : elle s’est construite seule.

Marc, un notaire avec qui elle travaille vient lui annoncer une bonne et une mauvaise nouvelle (c’est un peu une histoire d’arroseur arrosée). Sa mère est morte, et elle laisse un fils de 8 ans. La jeune femme est-elle prête à s’en occuper? Une idée qui lui parait d’abord impossible, mais elle accepte quand même. Son cœur refuse de laisser Adam vivre un placement en structure à son tour.
Aidée de Sarah, sa fidèle complice et amie, elle va faire une place à ce jeune garçon chez elle et dans sa vie. Les bouleversements dans son quotidien pourraient s’arrêter la, mais c’est aussi le moment que choisit Ben (frère de Sarah et ancien amoureux de Clothilde) pour faire son grand retour après 12 ans d’absence. Il va être difficile de l’éviter puisqu’il va être l’enseignant d’Adam. Mais pour la jeune femme, impossible de pardonner à Ben qui l’a tant fait souffrir avec son départ.

Qu’est ce que j’ai aimé Clothilde ! Ce petit bout de femme au prénom désuet, tellement attachante. Une jeune femme au caractère bien trempé, qui sait ce qu’elle veut ou non et qui surtout ne se risque jamais à laisser entrer quelqu’un dans sa vie. Pas d’amis , pas d’amant, pas de famille. Ne pas s’attacher c’est s’éviter de souffrir quand l’autre s’en va. Au delà de cette carapace, on sent pourtant toute une fragilité, une sensibilité et ce besoin d’amour. L’idée de l’amour qu’elle ne fait que critiquer alors qu’elle est en secret l’auteure de douces romances à succès, avec des livres qui se vendent très bien. Cet exemple montre tout le paradoxe de la jeune femme.

J’ai admiré la façon dont elle va prendre en charge Adam. La façon dont ces deux êtres qui ne se connaissent pas vont doucement s’apprivoiser, avec maladresse et difficulté. La façon dont l’auteure parle de la problématique de ces enfants « abandonnés » est très réaliste. Elle le fait avec pudeur, montrant la difficulté de croire en soi ou de faire confiance. En laissant entrer Adam dans sa vie, Clothilde a peut-être ainsi baissé sa garde et laissé sa chance à Ben dont elle ne voulait plus rien savoir. Un homme de retour après plus de 10 ans. Laissez moi vous dire qu’un homme qui la regarde comme il le fait, qui déborde de tendresse et d’affection pour elle, cela serait dommage de le laisser filer.

Un roman très agréable à lire, avec un style fluide. J’ai aimé cette incursion dans le quotidien de ces quelques personnages à ce moment précis de leurs vies. Etre témoin de leurs doutes, des sourires retrouvés, de l’espoir qui renaît et de cette envie d’y croire et d’attraper le bonheur.

Ma notation :

Un roman feel good agréable. Faites vous une petite place dans la vie de Ben, Chlotilde et Adam. Vous ne le regretterez pas.

Histoires de sage-femme, Anna Roy

Quatrième de couverture :

Des histoires 100 % émotions, du rire aux larmes.
Une plongée au coeur de l’un des moments les plus forts de l’existence humaine, la naissance.

L’avis de Laure :

Je ne connaissais pas Anna Roy, peut-être que vous oui ? Elle intervient dans l’émission La maison des maternelles, où elle peut partager son expérience de sage-femme. Ici, elle nous conte quelques grandes anecdotes, c’est très centré je trouve autour de l’émotion de la rencontre.

Car ce métier est bien un métier de rencontres. Rencontres avec des femmes, des couples, des bébés, des frères / sœurs aînés, des familles au sens plus large aussi lors de ses déplacements à domicile. J’ai été émue par la force parfois de l’histoire de certaines rencontres, des affinités fortes, immédiates, décuplées par le moment vécu. Moi qui m’attendait à lire des histoires de venues au monde de nouveaux nés, on en est finalement bien loin. Le métier de sage femme va beaucoup plus loin et, en cela, Anna Roy en témoigne bien. C’est un métier avec beaucoup d’écoute et donc de psychologie. Au delà du médical pur, des soucis de santé qui peuvent être rencontrés, Anna partage beaucoup les difficultés de vie de ses patients et la manière dont elle peut leur venir en aide. Et la palette d’anecdotes est très large, des violences conjugales au tsunami de la naissance en passant par la fausse couche tardive ou encore les difficultés croissantes de l’exercice du métier en hôpital public où le manque de moyens s’accroît de jour en jour.

J’ai apprécié ma lecture de ce recueil qui amène une image globale des missions des sages femme et en même temps je le referme avec un goût de trop peu. Parce qu’il est assez court, à peine plus de 200 pages, et que j’aurais aimé en lire encore plus. Et puis, je vous avoue que j’avais cet a priori d’y trouver des histoires de salle d’accouchement, peu présentes finalement à mon grand regret.

Ma notation :

Une agréable lecture malgré un goût de trop peu.

Merci aux éditions Leduc pour cette lecture

Regarde, Hervé Commère

Quatrième de couverture:

Jadis, Mylène a aimé un homme. Ensemble, ils ont fait les 400 coups. Jusqu’au braquage raté d’une bijouterie en Espagne, au cours duquel les deux amoureux se sont fait prendre. Mylène n’a jamais revu Paco : il a été poignardé dans sa cellule un soir.
Aujourd’hui, Mylène est libre. Elle travaille dans un dépôt-vente en banlieue parisienne, et vit dans une chambre de bonne. Parfois, le temps d’un week-end, elle loue un appartement quelque part, et s’imagine une autre vie. Celle qu’elle aurait pu avoir si elle n’avait pas commis les mêmes erreurs. Elle rêve.
Ce week-end pourtant, Mylène ne rêve pas : dans la roulotte qu’elle a louée, tout la ramène à Paco. Les meubles, les objets, il y a même une photo de lui au mur. Cela semble inconcevable, mais on dirait qu’elle est chez lui.

L’avis d’Audrey :

26 mars 2004 : la vie de Mylène va être bouleversée en croisant le regard de Pascal. Elle a 45 ans, lui est beaucoup plus jeune. C’est le coup de foudre entre ces deux personnes que tout éloigne. Une rencontre, un amour, une fusion qui va durer une année. Tout s’arrête en Espagne, lorsqu’ils sont arrêtés pour braquage. Ils sont extradés en France, et Mylène va vite apprendre le pire, Pascal a été poignardé dans sa cellule.

Plusieurs années plus tard, passé la soixantaine, elle a repris un semblant de vie. Son ancienne situation lui permet d’être à l’aise financièrement, elle se donne à quelques amants sans jamais retrouver la symbiose qu’elle avait avec Pascal. Elle travaille au sein d’un dépôt vente et afin d’oublier, pour de courts moments, sa vie, elle part en weekend et s’imagine alors au sein des divers logements où elle se pose une nouvelle vie. Mais voilà que lors d’un séjour dans le Lot, les objets, la décoration et l’ambiance du lieu la ramènent à son passé et surtout à son homme. Et si Pascal n’était pas mort ? Un sentiment rapidement confirmé par de nouveaux éléments. Elle en est sûre, il est vivant !

Commence alors une quête à la recherche de cet homme. Elle peut compter sur Gary, un gitan, à la fois collègue et complice. Une aide précieuse pour Mylène. Leurs investigations vont leur apporter surprise sur surprise.

Avec ce roman, l’auteur réunit les codes du thriller que j’aime : des chapitres courts, avec des rebondissements à chaque fin de page. J’enchaînais les chapitres, sans l’envie de poser le livre pour vite en connaître le final. J’ai été captivée par ce personnage de Mylène. Cette femme qui semble si posée, réfléchie, froide et pourtant vacillante. Une femme puissante et à la fois pleine de faiblesse. Happée par son histoire d’amour avec Pascal. La façon dont elle quitte tout pour lui. Cette passion, cette complémentarité, cet amour véritable. Une destinée amoureuse façon Bonnie and Clyde.

Au fil de l’intrigue, j’ai pensé savoir et comprendre où l’auteur nous emmenait. Puis non, tout s’accélère dans le dernier quart et la vérité nous est enfin livrée. Et quel final ! Je referme ce roman avec la même sensation qu’en lisant son précédent roman: Wahouuuu.

Ma notation :

Un thriller passionnel où l’amour est plus puissant que tout.

(merci à Estelle de chez Fleuve Editions pour le partenariat)

La sœur à la perle, Lucinda Riley

Quatrième de couverture :

À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a adoptées aux quatre coins du monde lorsqu’elles étaient bébés, CeCe d’Aplièse et ses soeurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, un magnifique château sur les bords du lac de Genève.

CeCe, la quatrième soeur, ne s’est jamais vraiment sentie à sa place, et au décès de son père, elle se retrouve complètement perdue. N’ayant que les quelques indices que ce dernier lui a laissés, elle part à la recherche de ses origines jusque dans la chaleur et la poussière du centre rouge de l’Australie. Alors qu’elle découvre des secrets enfouis depuis bien longtemps, elle commence à penser que ce vaste et sauvage continent pourrait lui offrir quelque chose qu’elle a toujours cru impossible : un sentiment d’appartenance et un foyer…

L’avis de Laure :

Je vous l’avais dit, j’appréhendais un peu plus de découvrir la 4ème sœur, CeCe, qui ne m’avait pas paru très sympathique malheureusement dans les premiers tomes et notamment dans La sœur de l’ombre où on découvre sa relation dominante sur sa sœur Star.

Et puis, heureusement, on se lance et on est encore une fois captivé, la plume de Lucinda Riley, la puissance de ses histoires, l’univers dans lequel elle nous transporte, la beauté de ses personnages. Je suis incapable de vous dire quel tome je préfère, je les adore tous.

Cece n’a pas forcément envie de mener l’enquête sur sa famille adoptive mais les récents événements avec sa sœur lui donnent envie de fuir Londres. Elle va alors partir pour la Thaïlande où j’ai vécu à ses côtés une parenthèse enchantée. Un moment où elle a besoin de se poser, faire le point sur sa vie, ses envies. Elle y fera la connaissance d’Ace, un personnage que j’ai beaucoup aimé.

Et puis, c’est en Australie, pays qu’elle a toujours refusé de visiter, qu’elle pourra finalement retracer l’histoire de ses origines. Là, je me suis prise de passion pour la destinée de Kitty, jeune écossaise arrivée par hasard en Australie où elle passera toute sa vie. Avec Kitty, on traverse des décennies chargées. Une histoire d’amour sublime semée d’embûches, la construction d’un empire perlier, des liens familiaux complexes. Drummond, Charlie, Camira, Fred, tous ces personnages sont magnifiques et j’ai vraiment adoré découvrir leur histoire. En toile de fond, Lucinda Riley traite superbement l’histoire et la culture du peuple aborigène, une histoire qui ressemble à bien d’autres, la supériorité blanche, l’interdit des relations mixtes (alors même que les riches blancs violaient sans souci leurs servantes aborigènes…), le racisme ambiant, le rejet des enfants métis, des sujets tristement récurrents malheureusement…

C’est pierre après pierre que l’auteure dévoile toute l’histoire des Mercer jusqu’à ce que CeCe puisse comprendre d’où elle vient. Sur son chemin, celle-ci fera de très belles rencontres (Chrissie, Francis) et trouvera également sa voie à travers la peinture. Comment ne pas s’émouvoir de ces personnages, de leur vécu, de la construction de leur vie ? Franchement moi j’adore et j’en redemande !

Ma notation :

Sublime ! Les mots vont peu varier, j’adore cette saga !