Archives pour la catégorie Un livre : un avis

Sa déesse celte, Linsay Sands

Quatrième de couverture :

Lorsque la délicieuse naïade qu’il a sauvée d’une mort certaine ouvre ses grands yeux verts émaillés d’or, Aulay Buchanan est confus. L’inconnue au teint diaphane semble avoir perdu l’esprit au point de le prendre pour son époux. Et, tout choc émotionnel pouvant lui être fatal, doit-il alors lui mentir, lui l’héritier du clan Buchanan, au risque de lui faire courir un danger ? Car les assaillants qui ont précipité la belle étrangère dans les flots à l’instant de leur rencontre sont, sans nul doute, toujours à sa poursuite…

L’avis de Laure :

J’avais envie de relire une romance historique depuis quelques semaines alors, lorsque les éditions Harlequin ont proposé des nouveautés sur Netgalley, j’ai étudié les résumés de quelques titres et fait mon choix avec celui-ci.

Au début de ma lecture, j’ai craint de tomber dans une romance qui cédait à la facilité. En effet, Aulay repêche une jeune femme qui vient d’échapper à un naufrage et qui est entre la vie et la mort. Soignée par Rory l’un de ses 7 frères (oui on tombe dans une famille de 9 enfants dont seulement une fille)(et on galère vraiment avec les très nombreux prénoms !), la jeune femme va rester plusieurs semaines inconsciente. Lorsqu’elle se réveille, elle est amnésique et suppose qu’Aulay, qui a pris soin d’elle, ne peut être autre que son époux. Pour qu’elle puisse se remettre dans un cadre serein, celui-ci ne dément pas. D’autant que l’attraction physique entre ces deux-là est très forte !

A ce stade je doutais de la suite de l’histoire parce que ça me semblait bien trop facile que le couple soit formé aussi vite dans l’histoire, qu’allait-il se passer après ? Mais je n’ai pas été déçue par la suite parce que l’auteure nous réserve un grand nombre de rebondissements. En effet, avec l’arrivée de Jetta dans sa vie, un certain nombre de malfaisances ont aussi lieu dans les semaines qui suivent et Aulay va devoir identifier qui et pourquoi ces évenements ont lieu en même temps qu’il enquête pour découvrir la véritable identité de Jetta.

L’auteure a réussi à me surprendre avec des événements que je n’aurais pas imaginé et qui m’ont plu. C’est une romance historique dynamique et agréable à lire, rythmée entre des moments d’attirance physique, de nombreux dialogues riches à lire entre les personnages et des révélations sur nos personnages.

Ma notation :

Une romance historique réussie.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

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Journal d’un amour perdu , Eric Emmanuel Schmitt

 

Quatrième de couverture :

« Maman est morte ce matin et c’est la première fois qu’elle me fait de la peine. »
Pendant deux ans, Eric-Emmanuel Schmitt tente d’apprivoiser l’inacceptable : la disparition de la femme qui l’a mis au monde. Ces pages racontent son « devoir de bonheur» : une longue lutte, acharnée et difficile, contre le chagrin. Demeurer inconsolable trahirait sa mère, tant cette femme lumineuse et tendre lui a donné le goût de la vie, la passion des arts, le sens de l’humour, le culte de la joie. Ce texte explore le présent d’une détresse tout autant que le passé d’un bonheur, tandis que s’élabore la recomposition d’un homme mûr qui n’est plus « l’enfant de personne ». Éric-Emmanuel Schmitt atteint ici, comme dans La nuit de feu, à l’universel à force de vérité personnelle et intime dans le deuil d’un amour. Il parvient à transformer une expérience de la mort en une splendide leçon de vie.

 Ma notation :

Un texte d’une beauté éblouissante.

Les fjords de Santorin, Nick Alexander

Quatrième de couverture :

Pour Becky, son père n’est pas seulement absent : il est un mystère, un trou béant dans son passé… et un sujet tabou avec sa mère, Laura. Quand cette dernière décide sur un coup de tête de s’envoler pour la Grèce, Becky choisit de l’accompagner, bien décidée à se rapprocher d’elle – et de la vérité.

Pendant leur voyage vers la magnifique île de Santorin, il devient vite évident que le choix de destination n’est pas aussi anodin que le pensait Becky. Laura lui cache quelque chose depuis toujours, et elle est déjà venue ici.

Mais le souvenir de ce premier voyage est teinté de douleur et de secrets enfouis depuis vingt-cinq ans. Alors que la vérité éclate au grand jour, mère et fille pourront-elles enfin enterrer les fantômes de leur passé et trouver le bonheur auquel elles aspirent ?

L’avis de Laure :

J’ai déjà lu Nick Alexander en début d’année avec un titre mitigé mais je me suis quand même laissée tenter par cette belle couverture et les secrets de famille que le résumé promettait.

Quand j’ai commencé ma lecture, je ne me souvenais pas du résumé et je ne relis jamais la quatrième de couverture avant lecture pour mieux me laisser surprendre. Et du coup j’étais un peu perdue parce qu’on suit 2 personnages, Laura et Becky qui toutes deux partent en vacances pour Santorin dans des conditions moyennement joyeuses : Becky part avec sa mère dont elle n’est pas si proche et Laura part avec un petit ami qu’elle vient de rencontrer et qui m’avait fait très mauvaise impression.

En fait on fait vite le lien entre les 2 phases de l’histoire si on n’est pas tête en l’air comme moi et qu’on lit le résumé ! Laura va vite se retrouver piégée sur une île paradisiaque avec un compagnon très malfaisant et méchant. On a pitié de la jeune femme naïve et inexpérimentée, dépendante de l’homme qui lui a payé ses vacances et ne sachant pas comment se mettre en sécurité. Et l’histoire va tourner au cauchemar.

Par ailleurs, Becky souhaite profiter des ces vacances uniques avec sa mère pour en apprendre enfin plus sur ses origines, que celle-ci lui a toujours cachées. Elle sait avoir été conçue à Santorin justement mais, qui est son père ?

J’ai beaucoup aimé la progression du roman, avec l’intervention d’un personnage clé dans l’histoire de Laura qui est tellement gentil qu’on s’y attache très vite. On a un doute qui plane tout du long sur l’identité du père de Becky, sur le drame qui s’est noué sur l’île entre Laura et son immonde compagnon de voyage. Et puis les ficelles se délient pour une jolie fin.

Ma notation:

Une lecture agréable.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

Eleanor Oliphant va très bien, Gail Honeyman

Quatrième de couverture :

Peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, Eleanor Oliphant dit les choses telles qu’elle les pense. Fidèle à sa devise « Mieux vaut être seule que mal accompagnée », elle évite ses semblables et préfère passer ses vendredis soir en compagnie d’une bouteille de vodka. Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques hebdomadaires avec « maman ». Mais tout change le jour où elle s’éprend d’un chanteur de rock. Décidée à le conquérir, Eleanor se lance dans un véritable marathon de transformations. Elle rencontre aussi Raymond, un collègue qui sous des airs négligés, va lui faire repousser ses limites. Car Eleanor découvre que, parfois, même une entité autosuffisante a besoin d’un ami…

L’avis de Laure :

L’histoire d’Eleanor Oliphant m’avait tentée lors de sa sortie en grand format et il était dans ma WL depuis. J’étais ravie en décembre dernier, à la réception de ma première box Collibris, d’y trouver ce titre. Il m’a fallu plusieurs mois pour l’ouvrir et ce fut à l’occasion d’un duo avec Bouquiner dans les vignes, une comparse jurée du Prix des Lecteurs, que j’ai découvert Eleanor.

Le début du roman m’a fait penser à un personnage découvert le mois dernier : celui de Nina Hill. Nina et Eleanor sont toutes deux des jeunes femmes isolées mais qui n’ont absolument pas besoin de la présence à leurs côtés d’autres êtres humains. Leurs vies sont routinières au possible et ça leur convient très bien. Ces jeunes femmes en marge de la société n’ont pas d’aspirations profondes dans la vie alors j’ai commencé ma lecture en me demandant un peu ce qui allait se passer dans le roman.

Eleanor va s’ouvrir au monde, petit à petit, et c’est une progression qui arrive vraiment doucement. Elle va d’abord se rapprocher d’un collègue, Raymond avec qui une amitié va s’ouvrir petit à petit. Un jour, ils viendront en secours à un vieil homme et iront ensuite lui rendre visite à l’hôpital avant de se lier d’amitié avec sa famille. La vie d’Eleanor change par des interactions sociales progressives qui lui font du bien. On sent, on sait, qu’Eleanor a vécu un moment trouble dans le passé, qu’elle a changé de nom suite à cet événement de son enfance et qu’elle a vécu dans plusieurs familles d’accueil après ça.

Que lui est-il arrivé ? Qu’est ce qui a rendu la jeune femme si renfermée ? Pourquoi les échanges téléphoniques hebdomadaires qu’elle a avec sa mère sont-il si désagréables (cette femme est absolument détestable) ? De jour en jour, Eleanor reprend confiance en elle, s’ouvre aux autres et à travers ces changements dans sa vie, elle va parvenir également à voir de nouveau ce traumatisme qu’elle a vécu enfant. Des petites bribes par ci par là nous mettent la puce à l’oreille, on fait des hypothèses et on n’a pas de mal à deviner une partie des événements. Mais la révélation finale m’a quand même totalement surprise tant je ne l’avais pas vue venir.

Ma notation :

Une jolie histoire d’ouverture au monde, de résilience. Eleanor Oliphant nous donne foi en les relations humaines et en le temps qui, jour après jour, nous guérit.

Protocole gouvernante, Guillaume Lavenant

Quatrième de couverture:

Une jeune femme sonne à la porte d’une maison dans une banlieue pavillonnaire coquette et tranquille. Le couple aisé qui l’accueille lui donne quelques recommandations concernant leur fille Elena, dont elle aura la charge. La gouvernante sourit, pose les mains bien à plat sur ses genoux, module sa voix, les met à l’aise… En suivant à la lettre le protocole imaginé par l’étrange Lewis, elle saura se rendre indispensable. Elle deviendra la confidente et l’objet de tous les désirs enfouis par cette famille en apparence idéale. Mais cette gouvernante n’est pas seule. Ils sont nombreux comme elle à s’être infiltrés à divers endroits de la société. Les motos vont rugir. Une action d’envergure se prépare et, dans l’ombre, tous y concourent. Alors que le vernis craque et que l’emprise de la jeune femme grandit, la tension se fait de plus en plus palpable. Jusqu’au grand jour.

L’avis d’Audrey :

J’ai vu passer ce roman sur Instagramm et j’ai de suite eu envie de le lire. Il s’agit du premier roman de l’auteur. Et quel roman. L’ensemble du texte est déroutant, surprenant, angoissant et étouffant.

Protocole gouvernante : les règles qu’une jeune femme doit suivre lorsqu’elle arrive au sein d’une famille pour laquelle elle va travailler. On lui annonce ce qu’elle doit faire, qui elle va rencontrer, ce qu’il va se passer. Le style d’écriture est assez déstabilisant au début de le lecture. L’auteure s’adresse directement à la gouvernante en employant le vous.

Les chapitres sont brefs, concis. Le ton est froid et distant. On n’a vraiment pas l’habitude de ce genre d’écriture, j’avoue qu’il m’a fallu un temps d’adaptation pour apprécier et me laisser embarquée dans le récit. Puis je me suis demandée où l’auteur nous mènerait. Je me disais pendant ma lecture que le final aller devoir me surprendre pour justifier l’ambiance que l’auteur instaure depuis les premières lignes du roman. J’ai créé plusieurs hypothèses, l’une d’elle s’approchant assez du final que nous livre l’auteur. Un final qui je l’avoue me laisse assez perplexe. J’ai du faire une seconde lecture des dernières pages pour bien m’en imprégner d’ailleurs.

Ce roman est totalement éloigné de mes lectures habituelles. Il est vraiment déstabilisant. On ne sait pas situer le récit, ni dater les événements. S’agit-il d’un futur? d’un autre présent? C’est assez flou. L’auteure nous plonge dans une ambiance dérangeante, on est mal à l’aise en avançant dans le roman. Le final ne m’a pas donné toutes les clés nécessaires pour répondre à mes questions, et cela m’ennuie un peu ! J’espère que l’on parlera davantage de ce premier roman original, qui mérite largement d’être entre les mains du plus grand nombre de lecteurs.