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On n’efface pas les souvenir, Sophie Renouard

Quatrième de couverture :

Comment retrouver son chemin quand on a tout perdu ?
Annabelle a une vie merveilleuse. Un mari qui l’aime, deux petites filles adorables, une famille soudée.
Jusqu’à ce jour de septembre où elle est brutalement arrachée à ses proches, laissée pour morte au milieu de la forêt. Lorsqu’elle reprend conscience, sa mémoire s’est effacée. Plus de traces… Pour remonter le fil de sa vie, Annabel va devoir affronter la face cachée d’un bonheur qu’elle croyait parfait.

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Summer, Monica Sabolo

Quatrième de couverture :

Lors d’un pique-nique au bord du lac Léman, Summer, dix-neuf ans, disparaît. Elle laisse une dernière image  : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau. Ou ailleurs  ?
Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences.
Comment vit-on avec les fantômes  ?

L’avis de MadameOurse :

Ce roman m’avait tentée lors de sa parution aux éditions JC Lattès en 2017. Cette histoire de disparition me faisait penser à un thriller. En réalité on en est assez loin, c’est plutôt un roman qui évoque le deuil, la perte d’un être cher.

C’est à travers les yeux de Benjamin, son frère cadet, que nous allons apprendre qui était Summer. Lui a 15 ans, il est un peu en adoration devant cette grande sœur qui commençait à vivre les 400 coups, intégré à la troupe de copines, en plein dans ses émois d’adolescent.

Mais celui qui nous raconte les choses c’est le benjamin de 40 ans, qui a perdu sa sœur depuis 25 ans et ne s’en est jamais remis. Il est alors dépressif, ne travaille pas, n’a pas de liens sociaux, toute son existence est encore comme en suspens. Il n’a pas fait son deuil. Le fera-t-il jamais ?

On part alors dans la ré-évocation de moments passés de leur enfance, de cette famille hors norme, plutôt bourgeoise, à la vie assez décalée. J’ai ressenti une écriture très intériorisée, tournée beaucoup plus vers les pensées de notre narrateur que dans l’action, dans les événements du passé. On peut avoir un paragraphe pour évoquer un regard. Je ne dis pas que ça n’a pas d’intérêt mais ça n’a pas marché avec moi. Je m’ennuyais, j’avais envie de sauter des lignes et des paragraphes, chose que j’ai d’ailleurs fait vers la fin. Les moments évoqués sont assez décousus dans le temps, c’est nostalgique, c’est lent, c’est triste. On est bien loin de la lecture joyeuse ou à suspense.

Heureusement, on quitte le narrateur à la fin du roman avec des réponses, on finit par savoir ce qui est arrivé. Mais rien de suffisant pour me faire oublier la difficulté que j’ai eu pour tourner chaque page.

Ma notation :

Je me suis bien trop ennuyée avec cette lecture pour pouvoir lui mettre une bonne note.

La tête sous l’eau, Olivier Adam

Quatrième de couverture :

Quand mon père est ressorti du commissariat, il avait l’air perdu. Il m’a pris dans ses bras et s’est mis à pleurer. Un court instant j’ai pensé : ça y est, on y est. Léa est morte.
Puis il s’est écarté et j’ai vu un putain de sourire se former sur son visage. Les mots avaient du mal à sortir. Il a fini par balbutier :  » On l’a retrouvée. Merde alors. On l’a retrouvée. C’en est fini de ce cauchemar.  »
Il se trompait. Ma soeur serait bientôt de retour mais nous n’en avions pas terminé.

L’avis de MadameOurse :

Ce titre faisait parmi de ma sélection de la rentrée littéraire et je suis ravie d’avoir pu le lire. Le résumé me tentait beaucoup de par le fait qu’il évoque l’après enlèvement, quand une jeune fille a la chance d’être sauvée. J’étais toutefois intriguée également du classement par ce roman en catégorie jeunes adultes. Vous le savez, la littérature jeunesse ou young adult n’est pas tellement ma tasse de thé. Mais il m’arrive de faire des exceptions. Finalement ici, sans doute est-ce le fait que le narrateur soit un adolescent qui est en lien avec ce classement. Mais l’histoire reste relativement dure à lire, je trouve.

Olivier Adam nous plonge ici dans une ambiance qui est parfaitement restituée, celle d’une famille qui va traverser le pire : la disparition de la fille aînée. Le tsunami de douleur que cela représente pour les parents et le jeune frère sont parfaitement retranscrits. Et chacun réagit différemment à ce drame, créant par là même un autre drame dans la cohésion de la structure familiale restante. La disparition de Léa n’est donc là que le début d’une descente aux enfers. La famille va vivre de longs mois dans le doute, le stress, l’attente de nouveaux événements, la peur, l’espoir. Comment continuer à avancer ? Peuvent-ils continuer à croire en une issue positive ?

Et puis un jour, le drame prend une autre tournure : Léa est retrouvée. Mais dans quel état. Le roman se poursuit alors sur l’après. Et ça n’est pas moins rude que l’avant. Il y a l’hospitalisation, les séances avec une psychiatre pour Léa, les médicaments, la police qui mène son enquête et a besoin de tous les éléments pour pouvoir arrêter l’homme qui a enlevé Léa et la famille qui marche sur la pointe des pieds, tendue entre le besoin de retrouver leur vie d’avant et la conscience que c’est impossible, qu’il faut que Léa guérisse, qu’il faut lui laisser le temps de parler alors qu’eux veulent savoir ce qui lui est arrivé.

Entre tout ça, il y a des écrits de Léa, écrits d’avant son enlèvement à une personne dont elle a été séparée en quittant Paris (ses parents ont déménagé en Bretagne). Léa n’a jamais accepté qu’on la coupe de sa vie d’avant et a tout fait pour garder le lien avec cet amour que l’on ressent très fort. Quel lien entre cette relation et son enlèvement ? J’ai vite compris je dois dire ce qu’il y avait à lire entre les lignes de ces lettres. Les écrits se poursuivent après le retour de Léa mais la tonalité est alors fort différente, Léa en venant à accuser son correspondant pour son silence…

J’ai beaucoup aimé dans ce roman le lien entre Léa et son frère qui est le narrateur du roman, qui est encore jeune et peu armé à faire face à un tel tsunami (mais qui le serait ?). Il va avoir la force d’être présent pour sa sœur avec juste l’amour qui l’unit, en tentant de l’aider juste de sa présence. Le jeune homme y perd sa propre existence, il n’a plus la chance de vivre son adolescence normale et pourtant, jamais il ne se rebellera contre l’impact que le drame a sur sa vie personnelle.

Ma notation :

Un roman très fort qui relate extrêmement bien l’ambiance terrifiante pour une famille de la disparition et du retour d’une des leurs.

 

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

Sous nos yeux, Cara Hunter

Quatrième de couverture :

L’avis de Lunatic :

Daisy, 8 ans, disparaît lors d’un barbecue entre voisins et amis. On va assister à l’enquête à travers Adam Fawley, un flic qui a vécu un drame : la perte de son fils. Il va plonger au cœur de cette famille, qui croyez-moi n’attire pas du tout la sympathie. Je n’ai eu aucune once d’empathie pour ces gens. Peut-être que Léo, le frère de Daisy aurait pu m’émouvoir, mais sa froideur et noirceur en ont fait à mes yeux un triste personnage également. Minutieusement, les flics trouvent des pistes, des indices et ne veulent rien laisser passer pour retrouver Daisy. On soupçonne tantôt le père, puis la mère. L’enquête montre bien que ces deux personnages pourraient bien être derrière cette disparition. Le roman est entrecoupé de retranscription de posts de réseaux sociaux concernant le drame : Twitter, Facebook. Cela démontre à quel point ces réseaux sociaux peuvent être mauvais et destructeurs dans ce genre d’événements.

Encore un roman traitant de la disparition d’un enfant. La plupart de mes thrillers lus dernièrement parlent de cela. On pourrait imaginer alors que l’on va s’ennuyer, que l’on lit toujours le même roman. Et non, Cara Hunter a su me captiver et ainsi briser la panne de lecture que je subissais depuis quelques jours. J’ai commencé ce roman un soir, la fatigue a gagné et le lendemain j’ai pensé toute la journée à Daisy ! Que lui était-il arrivé? Qui est responsable de sa disparition? A peine rentrée j’ai repris ma lecture pour le finir d’une bien belle façon, puisque l’auteur m’a offert un final comme j’aime tant !

Une jolie découverte, et j’espère bien pouvoir relire très vite un roman de cette auteure!

Ma notation :

Addictif et prenant! J’ai beaucoup aimé.

 

Une seconde de trop, Linda Green

Quatrième de couverture :

Un seconde de trop et vous perdez tout. Un, deux, trois… Lisa Dale ferme les yeux et compte jusqu’à cent lors d’une partie de cache-cache avec sa fille. Lorsqu’elle les rouvre, Ella, quatre ans, a disparu. Sans laisser la moindre trace. La police, les médias et la famille de Lisa font corps pour retrouver la fillette. Mais si leur instinct les éloignait d’Ella ? Et si le ravisseur était connu d’eux tous ?

L’avis de Lunatic :

Depuis que je suis devenue maman, ce genre de thriller m’angoisse, et pourtant je prends toujours plaisir à les lire. Pas très cohérent je sais!

Lisa, maman de 3 enfants, joue à cache-cache dans un parc avec Ella sa fille de 4 ans, lorsque cette dernière disparaît. Elle imagine d’abord que sa fill,e fâchée ou déterminée à gagner, refuse de se montrer. Mais les minutes passent, l’angoisse et la peur monte. Ella a disparu ! La police débarque sur place, les recherches sont lancées. Dès les premières pages de ce roman, j’étais affolée, l’auteure décrit avec perfection les sentiments qui inondent Lisa : peur, colère, culpabilité, détresse, horreur. On entre au cœur du drame avec cette famille. J’ai été touché de voir que toute la famille tenait ensemble, pas de reproches, de cris, de pleurs. Malgré la douleur ils semblaient tous vivre cela avec calme, un peu étonnant quand même.

Puis rapidement le récit laisse place à Muriel, professeur de piano. Et l’auteur nous dévoile tout de suite son rôle, c’est elle qui a emmené Ella. Pourquoi? Dans quel but? Je vous laisse le découvrir. J’ai détesté ce personnage dès les premières lignes. J’avais envie de crier à Lisa et son mari: « Mais réfléchissez, vous connaissez la personne qui a pris votre fille »!!! Ella quant à elle vit cette situation avec beaucoup de sagesse, trop je trouve même, n’oublions pas qu’elle n’a que 4 ans! Elle est réfléchie, tient des propos très mature pour son âge, ce détail m’a un peu dérangé.

Le dénouement arrivant, on craint pour Ella. J’ai supplié pour qu’il ne lui arrive rien. L’aspect psychologique de ce thriller est réussi. Il est prenant, on s’attache aux personnages et on souffre avec eux.

Ma notation :

Un très bon roman! Je le conseille vivement.