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Desenchantées, Marie Vareille

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Quatrième de couverture :

La disparition de Sarah Leroy, quinze ans, a bouleversé la petite bourgade de Bouville-sur-Mer et ému la France entière. Dans chaque foyer, chaque bistrot, on élaborait des hypothèses, mais ce qui est vraiment arrivé, personne ne l’a jamais su.

Vingt ans plus tard, Fanny revient sur les lieux de ce drame qui a marqué sa jeunesse. Et c’est tout un passé qu’elle avait préféré oublier qui resurgit… Car l’histoire de Sarah Leroy, c’est aussi un peu la sienne, et celle d’une bande de filles qui se faisaient appeler les « Désenchantées ». Une histoire qui a l’odeur des premières cigarettes et du chlore de la piscine municipale, des serments d’amitié et surtout, des plus lourds secrets.

Avec finesse et un vrai sens du suspense, Marie Vareille met à nu les rouages de l’amitié féminine dans un roman d’apprentissage captivant et rempli d’émotion.

L’avis de Laure :

Lorsqu’on connait Marie Vareille et qu’on l’a déjà lue, je crois que la promesse d’un nouveau roman nous séduit sans même savoir de quoi il va être question. En tout cas, cela a été mon cas avec ses Désenchantées que j’ai pris plaisir à découvrir à l’aveugle, sans en lire le résumé.

Et j’ai bien fait car la promesse était à la hauteur de l’attente. Dès le début, on sait qu’on va être emmenés dans un suspense mêlant le présent au passé. Ces années 90 qui ont marqué la disparition de Sarah Leroy. Ces années 90 dans lesquelles on replonge avec ravissement. Parce que j’étais aussi une adolescente des années 90 (comme Marie Vareille), parce que c’est truffé de références aux ados que nous étions, des magazines que nous lisions à la musique dans nos oreilles toute la minute nostalgique y est et c’est un vrai plaisir dans le roman.

Mais le roman ne se contente pas de cela. Outre cette minute nostalgique si savourable, Marie Vareille nous livre une histoire savamment ficelée, surprenante et dont le suspense va nous tenir en haleine jusqu’à la dernière minute. Qu’est-il donc arrivé à ces héroïnes ? Pourquoi n’a-t-on jamais retrouvé le corps de Sarah Leroy mystérieusement disparu ? Est-ce qu’Eric qui est en prison pour ce crime depuis 20 ans a vraiment commis l’irréparable alors qu’il a toujours démenti ?

Peu à peu, on plonge dans ce que ces adolescentes ont vécu. Les thèmes sont forts, ils mettent en avant le féminisme, l’amitié, la sororité mais aussi le poids des injonctions qui peuvent peser sur les adolescentes. Comme vous quand vous le lirez, j’ai été choquée que les choses puissent se passer ainsi, l’histoire est révoltante mais là où elle est si belle c’est dans ce lien amical qui va venir tout sauver, acceptant alors de prendre tous les risques pour l’une d’entre elles. Une franche réussite, Marie Vareille change de registre et nous bluffe ! 

Ma notation :

Une très belle réussite !

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture

Les gardiens du phare, Emma Stonex

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Quatrième de couverture :

Au cœur de l’hiver 1972, à plusieurs milles de la côte de Cornouailles, une barque brave la mer pour rejoindre le phare du Maiden Rock. À son bord, se trouve la relève tant attendue par les gardiens. Pourtant, quand elle accoste enfin, personne ne vient à sa rencontre. Le phare est vide. La porte d’entrée est verrouillée de l’intérieur, les deux horloges sont arrêtées à la même heure et le registre météo décrit une tempête qui n’a pas eu lieu.
Les trois gardiens se sont volatilisés.
Vingt ans plus tard, alors que les flots semblent avoir englouti pour toujours leurs fantômes, les veuves des trois hommes ne peuvent se résoudre à tourner la page. Le vernis se craquelle, le sel de la mer envahit le présent, et les secrets profondément enfouis refont surface.

L’avis d’Audrey :

J’ai été très surprise par la tournure que prend ce roman. Je ne m’attendais pas un récit si mystérieux, mêlé à une intrigue policière si complexe et obscure.

Au début des années 90, un écrivain arrive au phare de Maiden Rock, pour enquêter sur un fait divers datant de 20 ans. En 1972, celui qui vient prendre la relève au phare, trouve l’endroit fermé à clé mais pourtant abandonné. Aucune trace des 3 gardiens en place. Les assiettes sont restées sur la table, les affaires n’ont pas bougés les horloges se sont arrêtées. Surtout ne pas ébruiter l’affaire, rester discret et oublier.

Mais l’arrivée de cet auteur est loin de réjouir les habitants de ce petit village de Cornouailles. Il va vouloir rencontrer et faire parler les épouses des disparus. On n’aime pas les gens qui fouinent, et à quoi bon vouloir remuer le passé !

On est vite happé par l’ambiance du roman, cette atmosphère quasi claustrophobique. Les personnages sont mystérieux et intrigants. Il est curieux de voir comme les gens préfèrent se taire plutôt que de livrer certaines vérités. Et pourtant les secrets vont doucement se dévoiler, pour notre plus grand étonnement de lecteur.

J’ai apprécié la lecture à deux voix, entre Christine Braconnier et Guillaume Orsat. Ce dernier, instaure d’ailleurs une atmosphère très envoutante par son timbre de voix que j’ai beaucoup aimé. A eux deux, ils rythment le récit, que j’aurai peut-être pu trouver un peu trop lent si j’avais découvert cette histoire en format papier.

Ma notation:

Un roman surprenant, qui a su me passionner. Une bien belle surprise.

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Délivre nous du mal, Chrystel Duchamp

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Quatrième de couverture :

Février 2018. Anaïs sollicite l’aide de son ami Thomas Missot, commandant à la PJ de Lyon. Pour elle, pas de doute, sa sœur Esther a été enlevée. Pourquoi aurait-elle, sinon, laissé derrière elle ses clés de voiture, ses papiers et son téléphone portable ?
Les mois passent et, tandis que l’enquête s’enlise, d’autres jeunes femmes se volatilisent. Jusqu’à ce qu’un corps soit retrouvé pendu dans une usine désaffectée, le crâne rasé, la langue sectionnée. Puis un deuxième…
Thomas sait désormais qu’un tueur en série sévit dans la région. Mais il ignore encore que ces cadavres ne sont que la partie immergée du plan machiavélique d’un individu avide de vengeance…

L’avis d’Audrey :

Après L’art du meurtre et Le sang des Belasko, Chrystel Duchamp nous livre ici un troisième roman, au ton et au scénario encore une fois bien différents. On peut dire que l’auteure sait se renouveler, tout en gardant son style d’écriture et sa plume pleine de talent.

Thomas, commandant à la PJ de Lyon, passe beaucoup de temps dans ses enquêtes pour oublier un peu sa vie bancale. Il n’y a que sa fille Léa, qui lui fait dire qu’il n’a finalement pas tout merdé dans sa vie personnelle. Notre flic va être contacté par Anaïs, une amie, qui s’inquiète de la disparition de sa sœur Esther. Cette dernière est introuvable, laissant chez elle papiers, téléphone et affaires. Rien ne permet de savoir ce qu’il s’est passé, pas même les pistes qui mènent vers son ancien petit-ami.

Après plusieurs mois de vaines recherches, l’enquête est relancée quand une jeune fille est trouvée pendue dans une usine désaffectée. Tout pourrait laisser croire à un suicide, mais le détail de sa langue coupée laisse présager que les raisons de sa mort soient plus sordides que cela. Et si Esther était mêlée à cette affaire ? Et si elle avait été victime de ce tueur ? Est-elle encore séquestrée ? Tant de questions que Thomas va essayer de résoudre, dans une enquête aux multiples rebondissements au climat sombre, violent et anxiogène.

3 parties, pour mieux comprendre et nous amener doucement vers le dénouement. Disparaitre – Mourir – Renaitre. J’avoue que la troisième partie a failli me perdre. Je ne comprenais pas pourquoi l’auteure nous amenait vers un changement total d’intrigue. J’avais bien compris que Thomas, notre flic, avait besoin de mettre le nez dans une nouvelle affaire après des mois sans résultat dans les recherches d’Esther. Mais Chrystel Duchamp a vite balayer mes doutes. Rien n’arrive sans raison, et tout a une origine et une explication (aussi technique et scientifique soit-elle). Et comme elle le dit si bien dans sa dédicace :

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Ma notation:

Un très bon thriller malgré un thème central que j’ai tendance à fuir comme la peste.

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(Merci à Mylène de L’Archipel pour la lecture)

Le disparu de Nantucket, Laure Rollier

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Quatrième de couverture :

Sur l’île de Nantucket au large de la côte Est américaine, la vie d’un restaurant français bascule dans l’angoisse le jour où le mari de la gérante Alix disparaît mystérieusement… Le passé de cette dernière va refaire surface mystérieusement tandis qu’une enquête de police traque impitiyablement son passé…

Alix, restauratrice franco-américaine installée avec sa famille sur l’île de Nantucket, voit sa vie bouleversée le jour où son mari, David, se volatilise dans la nature. Maxime, flic bordelais à la dérive, peine à se remettre de la mort brutale de son frère. Lorsque la police américaine retrouve le véhicule abandonné de David, elle découvre également à l’intérieur de celui-ci des traces d’ADN appartenant au frère de Maxime. Débute alors la course effrénée de Maxime et Alix, en quête de vérité, entre mensonges et révélations.

L’avis d’Audrey :

Besoin d’un roman qui vous fait tout lacher le temps de quelques heures ? Alors arrêtez vous sur ce thriller de Laure Rollier. J’aime quand un auteur nous surprend, et c’est le cas ici avec ce roman. Je n’attendais pas forcément cette auteure dans le genre du thriller : oui, mes préjugés et jugements à la noix sont toujours présents. J’étais alors bien curieuse de découvrir cela.

Direction donc Nantucket, une île de la côte Est des Etats-Unis, bordée par l’Atlantique. Je ne connaissais pas du tout, je me suis même demandé si c’était un lieu fictif, mais non, l’île existe bien. Et pour mieux vous imprégner des lieux, je vous invite à faire comme moi, et à regarder quelques vues de Nantucket sur Google Image pour vous rendre compte à quel point Alix a la chance d’y vivre.

Alix est la fille d’un français, qui est tombé fou amoureux du pays dans les années 1970, et surtout fou amoureux d’une américaine. Il n’est jamais rentré en France et a ouvert un restaurant, Chez Trevor. C’est Alix qui a pris la suite de l’affaire, pendant que son mari David, gère son cabinet d’architecte. Une vie à l’apparence heureuse et sereine avec leurs deux enfants. Pourtant, un soir David disparait. Sa voiture est retrouvée abandonnée, mais aucune trace de l’homme. Aucun indice ne permet de comprendre ce qu’il s’est passé. Pourtant, un petit détail va mêler à cette disparition, Maxime, un policier français. Un infime information qui va l’amener à traverser l’Atlantique pour partir à la rencontre d’Alix.

Au fil des discussions et confidences, une ébauche d’explication semble poindre. Ensemble ils vont enquêter et essayer de répondre à de trop nombreuses questions restées sans réponses.

Quel roman terriblement addictif. Il n’y a rien de trop dans ce récit, pas de temps morts. L’auteure enchaîne les révélations et les rebondissements, qui m’ont fait douter tout au long de l’histoire sur les personnages. Je crois que tous, à un moment donné, m’ont paru suspects. Laure Rollier, sait maintenir l’intrigue, nous livrant un final particulièrement réussi.

Ma notation:

Une bien belle découvert que ce thriller addictif et passionnant.

[Duo lecture] Sa dernière promesse, Kathryn Hughes

Pourquoi ce livre :

(Audrey) J’ai lu chaque publication de l’auteure, alors pourquoi passer à coté de ce nouveau roman?

(Laure) J’avais été tentée en voyant passer la couverture lors de sa sortie alors j’ai entraîné Audrey avec moi.

La couverture :

(Audrey) Sympathique mais je ne vois pas la cohérence entre l’illustration et l’histoire du roman.

(Laure) Effectivement la couverture m’attirait beaucoup mais ne fait pas sens avec l’histoire à mon goût, dommage.

La quatrième de couverture :

Tara se sent seule après son divorce. Mais une lettre cachée dans un coffre va briser pour toujours sa solitude. Des mots inespérés qui dévoilent où est passée la mère de Tara, quarante après sa disparition.

De Manchester au sud de l’Espagne, un sublime voyage dans les émotions et le passé. Un roman incroyable et déchirant sur la façon dont l’espoir peut renaître grâce au pouvoir rédempteur de l’amour.

Après lecture :

(Audrey) Tara mère d’un garçon déjà étudiant, séparée de son mari depuis deux ans et surprise dans son quotidien par l’arrivée d’une lettre qui va la bouleverser et peut-être lui permettre de former le puzzle d’un passé fragmenté. Il y a 40 ans, sa mère Violet s’est volatilisée lors d’un voyage avec un homme. Tara a été élevée par sa grand-mère, et même si elle a du grandir et vivre avec l’absence de sa mère, la blessure et le manque sont toujours présents. En parallèle à son enquête, on a plusieurs récits de vie datant de 1978. Celui de Violet et Tara, mais aussi d’autres personnes, dont je n’ai pas compris le lien au départ. Puis doucement tout s’imbrique, se relie pour enfin dévoiler une vérité bien surprenante.

J’ai eu du mal à me sentir concernée par cette intrigue. J’ai trouvé que les 100 premières pages manquaient vraiment de dynamisme et de rythme. Je m’ennuyais de tant de détails et de scènes inutiles. Mais rapidement j’ai compris que ce qui me semblait inutile à cet instant ne l’était peut-être pas tant. J’ai finalement lu avidement le dernier tiers du roman, priant pour que Tara puisse savoir ce qui était arrivé à sa mère. Chaque lecteur ne pourra qu’attendre une issue positive, mais est-ce que l’auteure nous amène dans ce sens ? Il faudra le lire pour savoir. On est amené à détester certains personnages et à se prendre d’empathie pour d’autres.

On retrouve ici des thèmes chers à l’auteure. Vie sentimentale chahutée, secrets de famille, quête d’identité et de vérité mais peut-être un peu trop vu chez elle justement. Un peu cette impression de toujours lire le même roman.

(Laure) Contrairement à Audrey, j’ai beaucoup aimé l’entrée en matière du roman, découvrir plusieurs personnages et époques sans en faire de lien et basculer d’une histoire à l’autre en tentant de comprendre. Léo, dans un petit village d’Espagne, Violet et sa fille Tara dans une vie difficile en Angleterre et Tara 40 ans plus tard, jeune divorcée. Quels sont leurs liens ? On va mettre beaucoup de temps avant de le savoir même si j’ai vite formé une hypothèse juste concernant Tara. Elle va être amenée à repartir sur les traces de sa mère suite à un coffre qui renferme une partie de son passé et qu’un notaire va enfin pouvoir lui remettre.

Pour moi il y a eu un bémol dans cette narration c’est qu’elle est chaotique, on commence avec 3 histoires qui avancent en parallèle et puis d’un coup on ne sait plus ce qu’il advient de Léo. Comme je m’étais attachée au jeune homme, ma lecture a un peu faibli. Le secret que renferme le roman est vraiment sympathique et en même temps il n’est pas forcément si bien amené pour être totalement plausible.

J’ai apprécié cette lecture mais vous aurez compris que la narration ne m’a pas totalement convaincue. Dommage.