Avec elle, Solène Bakowski

Quatrième de couverture :

Avec elle, de Solène BAKOWSKI et Sans elle, d’Amélie ANTOINE, deux romans pour un projet commun.
Un point de départ identique pour deux histoires distinctes qui peuvent se lire indépendamment l’une de l’autre.
Une même famille, une même situation initiale, mais un événement qui vient tout bouleverser.
Pour tous ceux qui se sont un jour demandé : Et si un seul détail de ma vie avait changé, est-ce que tout aurait été radicalement différent ?
Pour tous ceux qui aiment voir les deux faces d’une même pièce.

L’avis de Lunatic :

Je disais en conclusion de ma chronique sur Sans elle que j’avais quelques appréhensions à retrouver la famille Simoens. Peur de m’ennuyer en retrouvant les mêmes personnages, de ne pas oublier la famille décrite par Amélie Antoine. Mais finalement ce second roman a su me captiver tout autant, une atmosphère proche avec une plume différente. Une famille identique mais avec une destinée différente. Un détail qui change tout, des lacets refaits lors d’un feu d’artifice, et Jessica ne disparaît pas et rentre rejoindre Coline dans sa chambre ce soir du 14 juillet 2004. On pourrait imaginer alors que tout va bien pour cette famille, et non : une femme lassée dans son rôle d’épouse et de mère, un père qui ferme les yeux, un événement tragique pendant les vacances chez les grands-parents, la jalousie entre les jumelles… tant de détails qui vont mener à l’explosion de la famille.

Ici aussi l’atmosphère est pesante, on assiste avec impuissance à l’éclatement de la famille. On aimerait secouer les personnages du roman, les mettre face à leurs erreurs, à leurs défauts pour retrouver le bon chemin et prendre les bonnes décisions. Contrairement à Sans elle, je n’ai éprouvé aucune sympathie pour les membres de cette famille. On y retrouve les mêmes thèmes que sont la jalousie, la rivalité entre jumelles, le mensonge, le désir de plaire mais ces thèmes sont amplifiés par la présence de Jessica. Les mensonges, les trahisons et les coups bas sont glaçants à lire. Solène Bakowski a su me captiver jusqu’au bout, j’avais hâte de connaître le final et j’avoue que je m’attendais à une autre fin (je suppose que beaucoup de lecteurs avaient la même idée que moi).

Deux romans qui forment un ensemble réussi pour un projet qui  a dû demander des heures de discussions, de mise en commun. J’aimerais bien en savoir plus sur l’écriture des deux romans. Qui a imaginé le personnage d’Enis ? Est-ce que l’une ou l’autre des auteures avait son mot à dire sur le récit de sa consœur…

Ma notation :

Un roman captivant qui m’a fait découvrir Solène Bakowski, que je vais relire bien avec Le sac que j’ai dans ma PAL depuis quelques mois.

 

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Sans elle, Amélie Antoine

Quatrième de couverture :

Avec elle, de Solène BAKOWSKI et Sans elle, d’Amélie ANTOINE, deux romans pour un projet commun.
Un point de départ identique pour deux histoires distinctes qui peuvent se lire indépendamment l’une de l’autre.
Une même famille, une même situation initiale, mais un événement qui vient tout bouleverser.
Pour tous ceux qui se sont un jour demandé : Et si un seul détail de ma vie avait changé, est-ce que tout aurait été radicalement différent ?
Pour tous ceux qui aiment voir les deux faces d’une même pièce.

L’avis de Lunatic :

Quand j’ai vu passer ce projet, je n’avais pas bien compris le principe. Une fois toutes les infos, j’ai trouvé cette idée géniale ! Un même premier chapitre, et un petit détail qui change tout. Il suffit d’un lacet que l’on refait ou non, pour donner à chaque roman une tournure totalement différente.

14 Juillet 2004 : Patricia assiste avec sa fille Jessica à un feu d’artifice, sa sœur jumelle Coline punie pour une bêtise est restée à la maison avec Thierry le papa. Et le drame se met en place, Jessica disparaît. Elle est introuvable. Amélie Antoine entraîne alors son lecteur dans l’intimité de la famille, on rentre au cœur des angoisses que vit cette famille, cette déchirure, ce gouffre de douleur que crée l’absence de la petite fille. Le récit s’étale sur plusieurs années: les difficultés pour Colline de vivre sans sa sœur et cette impression que tout le monde aurait préféré que ce soit elle qui disparaisse, les difficultés à grandir dans l’ombre de cette sœur absente mais si présente finalement. On assistera aussi à la déchéance du couple, Patricia et Thierry au lieu de se soutenir se détruirons et leur amour meurt à petit feu. On est témoin aussi de l’enquête autour de cette disparition, la façon dont on les interroge, dont on les suspecte. Toutes les lumières sont braquées sur la famille de Jessica, tout le monde parle d’eux au village. La disparition de Jessica fait éclater toute la famille. Colère, peur, jalousie, culpabilité, espoir et désillusion sont au cœur du roman. Finalement ce roman c’est le récit d’un fait divers tragique sur lequel l’auteure penche une loupe afin que le lecteur plonge au cœur du drame que vit cette famille.

J’ai vraiment apprécié la plume d’Amélie Antoine. Le récit est dur, poignant et j’ai lu ce roman d’une traite. L’ambiance est étouffante, pesante. Amélie Antoine nous dresse le portrait de personnages qui m’ont particulièrement touché : en totale compassion pour Colline, j’ai détesté Patricia tout en imaginant quelles douleurs elle devait endurer, puis j’ai approuvé les choix de Thierry. Le final m’a totalement achevée, Amélie Antoine a su me mettre KO.

J’ai éprouvé le besoin de ne pas lire dans la foulée Avec elle. J’avais besoin d’une pause, de laisser décanter un peu les émotions ressenties avec Sans elle. Je vais commencer ce 2ème roman avec quelques appréhensions. Ne vais-je pas m’ennuyer en retrouvant cette famille ? Est-ce que je vais réussir à me détacher de cette histoire et me laisser embarquer dans un récit différent ? A suivre….

Ma notation :

Vous l’aurez compris, un roman saisissant !

 

Duo Lecture : La disparue de Noël, Rachel Abbot

Pourquoi ce livre ?

(MadameOurse) Je fais partie depuis quelques mois du Club de lectures Le cercle Belfond et on commençait à parler de ce roman qui me semblait bien tentant. Lorsqu’il est paru sur Netgalley, j’en ai directement demandé la lecture. Et je n’ai pas été surprise que Lunatic en ai fait la demande également, c’est tout à fait le genre de lecture sur laquelle nos goûts sont très proches. Et c’était donc l’occasion d’un beau duo lecture.

(Lunatic) La 4ème de couverture était bien tentante, et je savais qu’avec cette auteure il y avait de grandes chances de passer un bon moment de lecture.

 La couverture:
(MadameOurse) Cette couverture est plutôt simple, les couleurs rouge et blanc sont très attractives. Après lecture finalement, cet emballage est archi sobre au vu du contenu qui s’apparente plutôt à de la dynamite ! Alors grosse surprise pour ma part.

(Lunatic) Une couverture sobre et simple. Joli contraste entre le blanc pure de la neige et ce rouge sang.

 

 La quatrième de couverture :

Une route de campagne verglacée. Une voiture qui perd le contrôle : la conductrice est tuée sur le coup ; Natasha, sa fille de six ans assise à l’arrière, se volatilise sans explication.

Quelques années plus tard, David fait de son mieux pour se reconstruire après le drame qui a emporté sa femme et sa fille. Il forme désormais un couple heureux avec la douce Emma et le petit Ollie, adorable bambin de dix-huit mois qui comble leur foyer.
Mais un jour, une inconnue débarque dans leur cuisine. Natasha.
Où était-elle toutes ces années ? Comment a-t-elle retrouvé le chemin de la maison ? Si David est fou de joie, Emma, elle, se sent vulnérable devant cette adolescente silencieuse.

Cadeau ou malédiction ? Que cache le retour de la disparue de Noël ?

Après lecture :

(MadameOurse) C’est un roman dont le premier chapitre nous plonge directement dans le bain : cet accident provoqué en pleine nuit, cet appel mystérieux que Caroline reçoit juste avant et puis la disparition de Tasha… Un premier chapitre complètement à la hauteur de ce qui suit. Il y a quelque chose qui m’a beaucoup plu dans l’histoire c’est le fait non pas d’être confronté à la disparition de l’enfant mais à son retour mystérieux 6 ans après les faits. Elle ne veut pas que son père appelle la police, est très méfiante, ne supporte pas qu’on la touche et ne raconte bien sûr presque rien de ce qui lui est arrivé.

Petit à petit, on est complètement pris dans l’engrenage du roman. Il y a cette histoire parallèle qui concerne le policier Tom Douglas qui a perdu son frère quelques années auparavant. On se dit bien sûr, « où est le lien? ». Les chapitres sont courts comme dans la plupart des thrillers mais le rythme est hyper rapide, on ne peut pas décrocher et d’ailleurs on ne décroche pas. On dévore ce roman page après page, les événements s’enchaînent, les questions que l’on se pose sont de plus en plus nombreuses, les hypothèses de plus en plus folles. Et puis, le final arrive et avec lui le sac de nœuds se démêle. Et je vous assure que ce thriller est excellent ! J’ai beaucoup aimé les personnages que sont Emma, Becky, Tom, Jake.

C’est un thriller que je vous conseille vivement si vous êtes fan du genre et si vous avez envie d’un roman bien prenant, plein d’action et de mystères. Il y a très peu de risques, je pense, de ne pas aimer La disparue de Noël. Mais attention, attendez vous à de la dynamite, le roman est bien plus fort et marquant que ne le laissent deviner le titre et la couverture.

(Lunatic) Un soir de décembre, Caroline rentre d’un repas de famille avec sa petite fille de 6 ans qui dort à l’arrière de la voiture : une voiture au milieu de la route, un appel qui lui ordonne de ne pas s’arrêter et c’est l’accident. Caroline meurt et plus aucune trace de Natasha sa fille.  6 ans plus tard, David le père de Natasha a refait sa vie avec Emma, quand sans crier gare, la jeune fille réapparait. Ou était-elle pendant ces 6 années ? Qui la retenait ? La jeune fille refuse de parler.

A partir de ce moment, le récit s’emballe enchaînant les révélations et les rebondissements. Je n’ai pas pu lâcher ce roman, échangeant régulièrement avec Madame Ourse sur mon ressenti, mes idées sur l’issue de l’intrigue : on s’était d’ailleurs toutes les deux bien plantées sur certains points. Preuve que ce roman est de qualité ! En parallèle à l’histoire de Natasha, on rencontre Tom, un flic qui fait quelques recherches sur son frère décédé il y a quelques années. Les personnages ne tombent pas dans la caricatural, et progressivement l’auteur nous en dévoile davantage sur eux, quitte à faire tomber les masques. Vous aurez compris que j’ai aimé ce roman.

 

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

 Si vous avez envie de faire une lecture en duo, n’hésitez pas, nous en ferons régulièrement en tenant compte de vos envies de lectures et les duos évolueront d’une fois sur l’autre. Faites nous un petit mail en nous disant ce qui vous tenterait.

Nos années sauvages, Karen Joy Fowler

Quatrième de couverture :

Petite, Rosemary Cooke était si bavarde que ses parents lui intimaient de commencer au milieu lorsqu’elle racontait une histoire. Puis sa soeur disparut. Puis son frère. Alors elle cessa de parler. Jusqu’à aujourd’hui. C’est le récit de cette famille américaine hors normes que Rosemary va vous conter : son histoire, recomposée tel un puzzle, et celle de Fern, son incroyable jumelle… Intrigant, déroutant, bouleversant : ce roman magnifique soulève des questions et des sentiments inattendus ― sur la psychologie, l’amour, notre humanité. Extraordinaire.

L’avis de MadameOurse :

J’ai couru acheter ce livre après en avoir lu un avis qui m’a terriblement donné envie. Comme il venait de sortir en poche sous une jolie couverture, je n’ai pas trop résisté. Et puis…. la chute !

C’est un livre que j’ai eu bien du mal à lire au final et je n’ai pas adhéré à grand chose de son contenu. C’est l’histoire de Rosemary, son frère Lowell et sa sœur Fern. Fern est une sœur bien particulière et c’est sa particularité qui donne lieu au roman. Du coup, je ne peux pas trop vous expliquer ce qu’il en est sans rien révéler mais sa singularité est bien plus recherchée que ce à quoi vous pourriez vous attendre. Il n’est pas question de handicap du tout dans ce livre, ce que vous imagineriez probablement comme singularité. C’est tout autre chose.

Un jour, Fern « disparaît ». Rosemary a alors 5 ans et n’aura pas beaucoup d’explications. C’est une fois adulte qu’elle va retracer les choses et reconstituer son histoire d’autant plus que la disparition de Fern a entraîné également celle de Lowell.

Je dois dire que le sujet au cœur du roman, lié à la particularité de Fern, n’est pas un thème qui m’a charmée plus que ça. C’est un thème qui ne m’aurait pas attirée si le roman était présenté en révélant ce détail. Par ailleurs, j’ai eu bien du mal dans ma lecture du fait que Rosemary raconte son histoire du moment (aka ses années étudiantes à la fac) tout en y mêlant le passé plus ou moins récent et en y ajoutant les choses qu’elle comprend seulement aujourd’hui de ce qu’il s’est passé alors qu’elle n’était qu’une enfant. Bref, pour moi, un joyeux tohu bohu temporel !

Ma notation :

Un livre qui peut être un coup de cœur monumental pour certains ou une grosse déception. Pas de juste milieu on dirait. Pour moi, c’est loupé ! Mais j’ai trouvé la fin émouvante.

Le berceau de la peur, Louise Voss et Mark Edwards

Quatrième de couverture :

La première enfant a été enlevée chez elle.
Le deuxième, dans la voiture de sa mère.
Et la troisième, dans sa propre chambre à coucher…
Lorsqu’un soir, Helen et Sean Phillips sortent en laissant leur fille aînée de 15 ans garder sa petite sœur Frankie, ils ignorent qu’ils s’apprêtent à vivre le pire cauchemar de tous les parents.
Quand l’enquête démarre, l’inspecteur principal Patrick Lennon a bon espoir de retrouver les trois enfants sains et saufs. Mais un premier corps est retrouvé dans un parc de Londres, et Lennon comprend que le temps est compté. Dans cette affaire, les apparences sont trompeuses…

L’avis de Lunatic :

Avant de lire le résumé du roman, c’est surtout cette couverture et ce titre qui m’ont attirés. Ce mobile de nuages et d’étoiles au-dessus du lit d’un bébé et cette ombre humaine sont parfaitement glaçants je trouve. Comme le résume la quatrième de couverture, on est face à des enlèvements d’enfants, mais avant de rentrer au cœur de l’intrigue, le roman s’ouvre sur un chapitre qui relate un fait personnel qu’a vécu Patrick Lennon, le flic du roman. Un premier chapitre qui m’a happée et qui donne vraiment envie d’en lire davantage et qui permet aussi de comprendre un peu plus ce personnage. On assiste ensuite à la disparition de Frankie, la découverte de sa disparition par ses parents, la peur, les accusations qu’ils subissent, les doutes, les interrogatoires… La détresse des parents est vraiment très bien montrée je trouve. Très vite, un corps d’enfant est trouvé, mais s’agit-il d’un des enfants disparus ?

J’ai beaucoup aimé ce thriller psychologique, avec des personnages très bien travaillés. Les chapitres sont courts qui alternent entre le point de vue de plusieurs personnages. Il n’y a pas de temps mort, je ne me suis pas ennuyée du tout. Tout reste crédible, ce qui n’est pas toujours le cas dans certains thrillers. Et à quelques reprises, alors que je pensais avoir découvert le coupable, je me rendais compte quelques lignes plus tard que je m’étais trompée ! C’est bien le signe d’un roman réussi pour moi. Je vois sur Amazon que notre duo d’auteurs a écrit un autre roman avec Patrick Lennon comme enquêteur, j’espère qu’il sera vite traduit en français.

Ma notation :

Un très bon thriller addictif.