Sous nos yeux, Cara Hunter

Quatrième de couverture :

L’avis de Lunatic :

Daisy, 8 ans, disparaît lors d’un barbecue entre voisins et amis. On va assister à l’enquête à travers Adam Fawley, un flic qui a vécu un drame : la perte de son fils. Il va plonger au cœur de cette famille, qui croyez-moi n’attire pas du tout la sympathie. Je n’ai eu aucune once d’empathie pour ces gens. Peut-être que Léo, le frère de Daisy aurait pu m’émouvoir, mais sa froideur et noirceur en ont fait à mes yeux un triste personnage également. Minutieusement, les flics trouvent des pistes, des indices et ne veulent rien laisser passer pour retrouver Daisy. On soupçonne tantôt le père, puis la mère. L’enquête montre bien que ces deux personnages pourraient bien être derrière cette disparition. Le roman est entrecoupé de retranscription de posts de réseaux sociaux concernant le drame : Twitter, Facebook. Cela démontre à quel point ces réseaux sociaux peuvent être mauvais et destructeurs dans ce genre d’événements.

Encore un roman traitant de la disparition d’un enfant. La plupart de mes thrillers lus dernièrement parlent de cela. On pourrait imaginer alors que l’on va s’ennuyer, que l’on lit toujours le même roman. Et non, Cara Hunter a su me captiver et ainsi briser la panne de lecture que je subissais depuis quelques jours. J’ai commencé ce roman un soir, la fatigue a gagné et le lendemain j’ai pensé toute la journée à Daisy ! Que lui était-il arrivé? Qui est responsable de sa disparition? A peine rentrée j’ai repris ma lecture pour le finir d’une bien belle façon, puisque l’auteur m’a offert un final comme j’aime tant !

Une jolie découverte, et j’espère bien pouvoir relire très vite un roman de cette auteure!

Ma notation :

Addictif et prenant! J’ai beaucoup aimé.

 

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Une seconde de trop, Linda Green

Quatrième de couverture :

Un seconde de trop et vous perdez tout. Un, deux, trois… Lisa Dale ferme les yeux et compte jusqu’à cent lors d’une partie de cache-cache avec sa fille. Lorsqu’elle les rouvre, Ella, quatre ans, a disparu. Sans laisser la moindre trace. La police, les médias et la famille de Lisa font corps pour retrouver la fillette. Mais si leur instinct les éloignait d’Ella ? Et si le ravisseur était connu d’eux tous ?

L’avis de Lunatic :

Depuis que je suis devenue maman, ce genre de thriller m’angoisse, et pourtant je prends toujours plaisir à les lire. Pas très cohérent je sais!

Lisa, maman de 3 enfants, joue à cache-cache dans un parc avec Ella sa fille de 4 ans, lorsque cette dernière disparaît. Elle imagine d’abord que sa fill,e fâchée ou déterminée à gagner, refuse de se montrer. Mais les minutes passent, l’angoisse et la peur monte. Ella a disparu ! La police débarque sur place, les recherches sont lancées. Dès les premières pages de ce roman, j’étais affolée, l’auteure décrit avec perfection les sentiments qui inondent Lisa : peur, colère, culpabilité, détresse, horreur. On entre au cœur du drame avec cette famille. J’ai été touché de voir que toute la famille tenait ensemble, pas de reproches, de cris, de pleurs. Malgré la douleur ils semblaient tous vivre cela avec calme, un peu étonnant quand même.

Puis rapidement le récit laisse place à Muriel, professeur de piano. Et l’auteur nous dévoile tout de suite son rôle, c’est elle qui a emmené Ella. Pourquoi? Dans quel but? Je vous laisse le découvrir. J’ai détesté ce personnage dès les premières lignes. J’avais envie de crier à Lisa et son mari: « Mais réfléchissez, vous connaissez la personne qui a pris votre fille »!!! Ella quant à elle vit cette situation avec beaucoup de sagesse, trop je trouve même, n’oublions pas qu’elle n’a que 4 ans! Elle est réfléchie, tient des propos très mature pour son âge, ce détail m’a un peu dérangé.

Le dénouement arrivant, on craint pour Ella. J’ai supplié pour qu’il ne lui arrive rien. L’aspect psychologique de ce thriller est réussi. Il est prenant, on s’attache aux personnages et on souffre avec eux.

Ma notation :

Un très bon roman! Je le conseille vivement.

 

 

Écoute-nous, Liz Coley

Quatrième de couverture :

TOUT OUBLIER POUR SURVIVRE
Angela, 13 ans, est kidnappée pendant un camp de vacances. Elle réussit à s’évader, rentre chez elle… pour découvrir que son absence a duré 3 ans.Elle ne se souvient de rien.

Qu’a-t-elle subi durant sa disparition ?
Comment s’est-elle échappée et qui est son ravisseur ?

Alors qu’Angela tente de retrouver la mémoire, son comportement devient de plus en plus étrange et totalement incontrôlable. La jeune fille l’ignore, mais ce qu’elle a vécu est encore plus terrifiant que tout ce qu’elle peut imaginer…

L’avis de Lunatic :

Angela, 13 ans, réapparait chez elle comme si de rien n’était alors qu’elle a disparu depuis 3 ans. Pourtant elle ne se souvient de rien, elle pense revenir d’une sortie dans les bois avec les scouts. Son amnésie est totale ! Avec qui était-elle? Où? Comment est-elle rentrée? Difficile pour elle de retrouver une vie normale, surtout qu’elle a l’impression que ses parents s’étaient résignés à ne plus la retrouver.

Ce roman occulte totalement l’enquête policière, ici on se concentre sur Angela, et les conséquences psychologiques de son traumatisme. Elle entame un travail avec une psychologue pour contrer son amnésie. Rapidement, Angela se rend compte que plusieurs personnalités vagabondent dans son esprit. Ses divers personnages, aux caractères bien différents lui ont permis de survivre durant son enfermement. Cet élément qui peut paraître compliqué est très bien expliqué et mis en scène dans le roman. Il est presque fascinant de voir comment elle va s’en détacher pour retrouver la mémoire.

Ce roman se lit très bien, le style est fluide, simple. Néanmoins j’ai trouvé qu’il était un peu longuet et j’ai tiqué sur certains points. Vous iriez confier votre bébé à une gamine souffrant de problèmes psychologiques et ayant vécu un tel drame? De plus, les parents d’Angela ont comme première préoccupation de savoir dans quelle classe il faut la scolariser… Perso, ce serait le dernier de mes soucis après un tel drame. Les personnages sont assez fades, le père est absent du roman, et même Angela semble vivre tout cela avec beaucoup de distance. Bizarre !

Ma notation :

J’ai aimé le roman, mais sa lecture n’est pas indispensable.

 

 

Une bonne intention, Solène Bakowski

Quatrième de couverture :

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école.
On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?

L’avis de Lunatic :

Solène Bakowski, je vous en ai déjà parlé avec le projet Sans elle/Avec elle mené avec Amélie Antoine. Dans ce roman, j’ai retrouvé tout ce que j’avais aimé dans Avec elle : Un style fluide et rythmé, un ton dur, cynique et des phrases qui percutent, qui touchent.

Le roman est composé de 3 parties. J’ai lu la première partie d’une traité, happée par une ambiance étouffante et intrigante, bouleversée par ses personnages. Comment ne pas être touche par la détresse de Mati, neuf ans: sa maman est morte et son père s’enfonce dans la dépression, sous les yeux d’une grand-mère un peu envahissante mais qui se donne pour but de relever son fils. Puis rapidement un nouveau drame prend place, Mati disparaît. Arrive alors le moment des doutes, du questionnement, des soupçons. Et si Nicolas, le père de Mati y était pour quelque chose. Après tout, sa fille lui rappelait tant son épouse, c’était si dur pour lui. Je voulais savoir, je ne pouvais pas laisser Mati ainsi, j’ai donc dévoré la suite du roman.

Les deux dernières parties éclairent le lecteur sur ce qu’il s’est réellement passé. Plus de secrets, plus de soupçons! On sait! On rencontre Rémi, un jeune adulte un peu spécial qui va avoir une place centrale dans le récit. Je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher l’histoire.

Ce roman est bouleversant. Il marque, il ne laisse pas indifférent. Solene Bakowski est une merveilleuse conteuse. Une conteuse de l’horreur et du pire.

Ma notation :

Un roman glaçant et bouleversant! Lisez-le.

Sortie nationale le 14 mars 2018.

Merci à l’auteure de me l’avoir fait découvrir en avant-première

La tristesse des éléphants, Jodi Picoult

Quatrième de couverture :

Jenna avait trois ans quand a inexplicablement disparu sa mère Alice, scientifique et grande voyageuse, spécialiste des éléphants et de leurs rituels de deuil. Dix années ont passé, la jeune fille refuse de croire qu’elle ait pu être tout simplement abandonnée. Alors elle rouvre le dossier, déchiffre le journal de bord que tenait sa mère, et recrute deux acolytes pour l’aider dans sa quête : Serenity, voyante extralucide qui se prétend en contact avec l’au-delà ; et Virgil, l’inspecteur passablement alcoolique qui avait suivi – et enterré – l’affaire à l’époque. Habilement construit et très documenté, La Tristesse des éléphants est un page-turner subtil sur l’amour filial, l’amitié et la perte.

L’avis de MadameOurse :

Ce livre me faisait envie depuis sa parution en janvier dernier. J’ai profité qu’il soit parmi la liste du Prix littéraire des chroniqueurs web pour le lire.

C’est une lecture dans laquelle je suis entrée tout doucement. Je n’ai pas de suite été plongée passionnément dans l’histoire. Par alternance de chapitres, on fait connaissance avec Jenna, une ado qui a perdu sa mère et qui va tout faire pour enquêter afin de la retrouver. Elle va rencontrer 2 personnes pour l’aider dans sa quête : Serenity une voyante ayant eu son heure de gloire et Virgil le flic qui était en charge de l’enquête lors de la disparition d’Alice. Et puis l’auteure nous amène aussi à la découverte du passé d’Alice, scientifique passionnée des éléphants. Dans ces chapitres, il est question en partie de la vie d’Alice mais aussi beaucoup de l’étude du comportement des éléphants. Ces passages m’ont faire repenser à un roman lu l’an dernier. Il y est aussi question du comportement animalier. Et vu que ce n’est pas un roman que j’avais apprécié, je m’attendais au pire pour La tristesse des éléphants d’autant que j’étais à un stade de ma lecture où je me disais « bof, oui ok et après? ».

Mais il est finalement question dans tout le roman de la capacité des éléphants à ressentir des émotions, émotions que l’on qualifierait d’humaines car peu d’animaux peuvent éprouver ces émotions qui semblent propres à l’homme. Et j’ai bien apprécié ces passages que j’ai trouvé très intéressants et bien amenés.

Ceci dit, vous me direz, et alors quel lien avec la disparition d’Alice et la quête de Jenna ? Aucun je crois… Mais petit à petit, l’auteure nous intrigue dans cette enquête ou peu de choses collent. Pourquoi cette mère aurait-elle disparu en abandonnant sa fille ? Quel rapport avec la femme retrouvée morte piétinée par un éléphant sur les terres du refuge ? Qu’en est-il du rôle du père dans cette affaire ? Où est Alice ? Après une première moitié du roman assez longue à se mettre en place, les révélations s’accélèrent et je me suis prise au jeu de faire des hypothèses.

Puis on arrive au moment où les 2 récits se croisent entre l’histoire d’Alice et l’enquête menée par Jenna. Et le final est chouette, je ne m’y attendais pas du tout, une belle surprise.

Bon par contre, je ne vois pas le lien entre cette couverture (que j’aime beaucoup néanmoins) et l’histoire…

Ma notation :

Un roman dont la première partie m’a semblé bien longue mais que j’ai néanmoins apprécié.