Une bonne intention, Solène Bakowski

Quatrième de couverture :

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école.
On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?

L’avis de Lunatic :

Solène Bakowski, je vous en ai déjà parlé avec le projet Sans elle/Avec elle mené avec Amélie Antoine. Dans ce roman, j’ai retrouvé tout ce que j’avais aimé dans Avec elle : Un style fluide et rythmé, un ton dur, cynique et des phrases qui percutent, qui touchent.

Le roman est composé de 3 parties. J’ai lu la première partie d’une traité, happée par une ambiance étouffante et intrigante, bouleversée par ses personnages. Comment ne pas être touche par la détresse de Mati, neuf ans: sa maman est morte et son père s’enfonce dans la dépression, sous les yeux d’une grand-mère un peu envahissante mais qui se donne pour but de relever son fils. Puis rapidement un nouveau drame prend place, Mati disparaît. Arrive alors le moment des doutes, du questionnement, des soupçons. Et si Nicolas, le père de Mati y était pour quelque chose. Après tout, sa fille lui rappelait tant son épouse, c’était si dur pour lui. Je voulais savoir, je ne pouvais pas laisser Mati ainsi, j’ai donc dévoré la suite du roman.

Les deux dernières parties éclairent le lecteur sur ce qu’il s’est réellement passé. Plus de secrets, plus de soupçons! On sait! On rencontre Rémi, un jeune adulte un peu spécial qui va avoir une place centrale dans le récit. Je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher l’histoire.

Ce roman est bouleversant. Il marque, il ne laisse pas indifférent. Solene Bakowski est une merveilleuse conteuse. Une conteuse de l’horreur et du pire.

Ma notation :

Un roman glaçant et bouleversant! Lisez-le.

Sortie nationale le 14 mars 2018.

Merci à l’auteure de me l’avoir fait découvrir en avant-première

Publicités

La tristesse des éléphants, Jodi Picoult

Quatrième de couverture :

Jenna avait trois ans quand a inexplicablement disparu sa mère Alice, scientifique et grande voyageuse, spécialiste des éléphants et de leurs rituels de deuil. Dix années ont passé, la jeune fille refuse de croire qu’elle ait pu être tout simplement abandonnée. Alors elle rouvre le dossier, déchiffre le journal de bord que tenait sa mère, et recrute deux acolytes pour l’aider dans sa quête : Serenity, voyante extralucide qui se prétend en contact avec l’au-delà ; et Virgil, l’inspecteur passablement alcoolique qui avait suivi – et enterré – l’affaire à l’époque. Habilement construit et très documenté, La Tristesse des éléphants est un page-turner subtil sur l’amour filial, l’amitié et la perte.

L’avis de MadameOurse :

Ce livre me faisait envie depuis sa parution en janvier dernier. J’ai profité qu’il soit parmi la liste du Prix littéraire des chroniqueurs web pour le lire.

C’est une lecture dans laquelle je suis entrée tout doucement. Je n’ai pas de suite été plongée passionnément dans l’histoire. Par alternance de chapitres, on fait connaissance avec Jenna, une ado qui a perdu sa mère et qui va tout faire pour enquêter afin de la retrouver. Elle va rencontrer 2 personnes pour l’aider dans sa quête : Serenity une voyante ayant eu son heure de gloire et Virgil le flic qui était en charge de l’enquête lors de la disparition d’Alice. Et puis l’auteure nous amène aussi à la découverte du passé d’Alice, scientifique passionnée des éléphants. Dans ces chapitres, il est question en partie de la vie d’Alice mais aussi beaucoup de l’étude du comportement des éléphants. Ces passages m’ont faire repenser à un roman lu l’an dernier. Il y est aussi question du comportement animalier. Et vu que ce n’est pas un roman que j’avais apprécié, je m’attendais au pire pour La tristesse des éléphants d’autant que j’étais à un stade de ma lecture où je me disais « bof, oui ok et après? ».

Mais il est finalement question dans tout le roman de la capacité des éléphants à ressentir des émotions, émotions que l’on qualifierait d’humaines car peu d’animaux peuvent éprouver ces émotions qui semblent propres à l’homme. Et j’ai bien apprécié ces passages que j’ai trouvé très intéressants et bien amenés.

Ceci dit, vous me direz, et alors quel lien avec la disparition d’Alice et la quête de Jenna ? Aucun je crois… Mais petit à petit, l’auteure nous intrigue dans cette enquête ou peu de choses collent. Pourquoi cette mère aurait-elle disparu en abandonnant sa fille ? Quel rapport avec la femme retrouvée morte piétinée par un éléphant sur les terres du refuge ? Qu’en est-il du rôle du père dans cette affaire ? Où est Alice ? Après une première moitié du roman assez longue à se mettre en place, les révélations s’accélèrent et je me suis prise au jeu de faire des hypothèses.

Puis on arrive au moment où les 2 récits se croisent entre l’histoire d’Alice et l’enquête menée par Jenna. Et le final est chouette, je ne m’y attendais pas du tout, une belle surprise.

Bon par contre, je ne vois pas le lien entre cette couverture (que j’aime beaucoup néanmoins) et l’histoire…

Ma notation :

Un roman dont la première partie m’a semblé bien longue mais que j’ai néanmoins apprécié.

Avec elle, Solène Bakowski

Quatrième de couverture :

Avec elle, de Solène BAKOWSKI et Sans elle, d’Amélie ANTOINE, deux romans pour un projet commun.
Un point de départ identique pour deux histoires distinctes qui peuvent se lire indépendamment l’une de l’autre.
Une même famille, une même situation initiale, mais un événement qui vient tout bouleverser.
Pour tous ceux qui se sont un jour demandé : Et si un seul détail de ma vie avait changé, est-ce que tout aurait été radicalement différent ?
Pour tous ceux qui aiment voir les deux faces d’une même pièce.

L’avis de Lunatic :

Je disais en conclusion de ma chronique sur Sans elle que j’avais quelques appréhensions à retrouver la famille Simoens. Peur de m’ennuyer en retrouvant les mêmes personnages, de ne pas oublier la famille décrite par Amélie Antoine. Mais finalement ce second roman a su me captiver tout autant, une atmosphère proche avec une plume différente. Une famille identique mais avec une destinée différente. Un détail qui change tout, des lacets refaits lors d’un feu d’artifice, et Jessica ne disparaît pas et rentre rejoindre Coline dans sa chambre ce soir du 14 juillet 2004. On pourrait imaginer alors que tout va bien pour cette famille, et non : une femme lassée dans son rôle d’épouse et de mère, un père qui ferme les yeux, un événement tragique pendant les vacances chez les grands-parents, la jalousie entre les jumelles… tant de détails qui vont mener à l’explosion de la famille.

Ici aussi l’atmosphère est pesante, on assiste avec impuissance à l’éclatement de la famille. On aimerait secouer les personnages du roman, les mettre face à leurs erreurs, à leurs défauts pour retrouver le bon chemin et prendre les bonnes décisions. Contrairement à Sans elle, je n’ai éprouvé aucune sympathie pour les membres de cette famille. On y retrouve les mêmes thèmes que sont la jalousie, la rivalité entre jumelles, le mensonge, le désir de plaire mais ces thèmes sont amplifiés par la présence de Jessica. Les mensonges, les trahisons et les coups bas sont glaçants à lire. Solène Bakowski a su me captiver jusqu’au bout, j’avais hâte de connaître le final et j’avoue que je m’attendais à une autre fin (je suppose que beaucoup de lecteurs avaient la même idée que moi).

Deux romans qui forment un ensemble réussi pour un projet qui  a dû demander des heures de discussions, de mise en commun. J’aimerais bien en savoir plus sur l’écriture des deux romans. Qui a imaginé le personnage d’Enis ? Est-ce que l’une ou l’autre des auteures avait son mot à dire sur le récit de sa consœur…

Ma notation :

Un roman captivant qui m’a fait découvrir Solène Bakowski, que je vais relire bien avec Le sac que j’ai dans ma PAL depuis quelques mois.

 

Sans elle, Amélie Antoine

Quatrième de couverture :

Avec elle, de Solène BAKOWSKI et Sans elle, d’Amélie ANTOINE, deux romans pour un projet commun.
Un point de départ identique pour deux histoires distinctes qui peuvent se lire indépendamment l’une de l’autre.
Une même famille, une même situation initiale, mais un événement qui vient tout bouleverser.
Pour tous ceux qui se sont un jour demandé : Et si un seul détail de ma vie avait changé, est-ce que tout aurait été radicalement différent ?
Pour tous ceux qui aiment voir les deux faces d’une même pièce.

L’avis de Lunatic :

Quand j’ai vu passer ce projet, je n’avais pas bien compris le principe. Une fois toutes les infos, j’ai trouvé cette idée géniale ! Un même premier chapitre, et un petit détail qui change tout. Il suffit d’un lacet que l’on refait ou non, pour donner à chaque roman une tournure totalement différente.

14 Juillet 2004 : Patricia assiste avec sa fille Jessica à un feu d’artifice, sa sœur jumelle Coline punie pour une bêtise est restée à la maison avec Thierry le papa. Et le drame se met en place, Jessica disparaît. Elle est introuvable. Amélie Antoine entraîne alors son lecteur dans l’intimité de la famille, on rentre au cœur des angoisses que vit cette famille, cette déchirure, ce gouffre de douleur que crée l’absence de la petite fille. Le récit s’étale sur plusieurs années: les difficultés pour Colline de vivre sans sa sœur et cette impression que tout le monde aurait préféré que ce soit elle qui disparaisse, les difficultés à grandir dans l’ombre de cette sœur absente mais si présente finalement. On assistera aussi à la déchéance du couple, Patricia et Thierry au lieu de se soutenir se détruirons et leur amour meurt à petit feu. On est témoin aussi de l’enquête autour de cette disparition, la façon dont on les interroge, dont on les suspecte. Toutes les lumières sont braquées sur la famille de Jessica, tout le monde parle d’eux au village. La disparition de Jessica fait éclater toute la famille. Colère, peur, jalousie, culpabilité, espoir et désillusion sont au cœur du roman. Finalement ce roman c’est le récit d’un fait divers tragique sur lequel l’auteure penche une loupe afin que le lecteur plonge au cœur du drame que vit cette famille.

J’ai vraiment apprécié la plume d’Amélie Antoine. Le récit est dur, poignant et j’ai lu ce roman d’une traite. L’ambiance est étouffante, pesante. Amélie Antoine nous dresse le portrait de personnages qui m’ont particulièrement touché : en totale compassion pour Colline, j’ai détesté Patricia tout en imaginant quelles douleurs elle devait endurer, puis j’ai approuvé les choix de Thierry. Le final m’a totalement achevée, Amélie Antoine a su me mettre KO.

J’ai éprouvé le besoin de ne pas lire dans la foulée Avec elle. J’avais besoin d’une pause, de laisser décanter un peu les émotions ressenties avec Sans elle. Je vais commencer ce 2ème roman avec quelques appréhensions. Ne vais-je pas m’ennuyer en retrouvant cette famille ? Est-ce que je vais réussir à me détacher de cette histoire et me laisser embarquer dans un récit différent ? A suivre….

Ma notation :

Vous l’aurez compris, un roman saisissant !

 

Duo Lecture : La disparue de Noël, Rachel Abbot

Pourquoi ce livre ?

(MadameOurse) Je fais partie depuis quelques mois du Club de lectures Le cercle Belfond et on commençait à parler de ce roman qui me semblait bien tentant. Lorsqu’il est paru sur Netgalley, j’en ai directement demandé la lecture. Et je n’ai pas été surprise que Lunatic en ai fait la demande également, c’est tout à fait le genre de lecture sur laquelle nos goûts sont très proches. Et c’était donc l’occasion d’un beau duo lecture.

(Lunatic) La 4ème de couverture était bien tentante, et je savais qu’avec cette auteure il y avait de grandes chances de passer un bon moment de lecture.

 La couverture:
(MadameOurse) Cette couverture est plutôt simple, les couleurs rouge et blanc sont très attractives. Après lecture finalement, cet emballage est archi sobre au vu du contenu qui s’apparente plutôt à de la dynamite ! Alors grosse surprise pour ma part.

(Lunatic) Une couverture sobre et simple. Joli contraste entre le blanc pure de la neige et ce rouge sang.

 

 La quatrième de couverture :

Une route de campagne verglacée. Une voiture qui perd le contrôle : la conductrice est tuée sur le coup ; Natasha, sa fille de six ans assise à l’arrière, se volatilise sans explication.

Quelques années plus tard, David fait de son mieux pour se reconstruire après le drame qui a emporté sa femme et sa fille. Il forme désormais un couple heureux avec la douce Emma et le petit Ollie, adorable bambin de dix-huit mois qui comble leur foyer.
Mais un jour, une inconnue débarque dans leur cuisine. Natasha.
Où était-elle toutes ces années ? Comment a-t-elle retrouvé le chemin de la maison ? Si David est fou de joie, Emma, elle, se sent vulnérable devant cette adolescente silencieuse.

Cadeau ou malédiction ? Que cache le retour de la disparue de Noël ?

Après lecture :

(MadameOurse) C’est un roman dont le premier chapitre nous plonge directement dans le bain : cet accident provoqué en pleine nuit, cet appel mystérieux que Caroline reçoit juste avant et puis la disparition de Tasha… Un premier chapitre complètement à la hauteur de ce qui suit. Il y a quelque chose qui m’a beaucoup plu dans l’histoire c’est le fait non pas d’être confronté à la disparition de l’enfant mais à son retour mystérieux 6 ans après les faits. Elle ne veut pas que son père appelle la police, est très méfiante, ne supporte pas qu’on la touche et ne raconte bien sûr presque rien de ce qui lui est arrivé.

Petit à petit, on est complètement pris dans l’engrenage du roman. Il y a cette histoire parallèle qui concerne le policier Tom Douglas qui a perdu son frère quelques années auparavant. On se dit bien sûr, « où est le lien? ». Les chapitres sont courts comme dans la plupart des thrillers mais le rythme est hyper rapide, on ne peut pas décrocher et d’ailleurs on ne décroche pas. On dévore ce roman page après page, les événements s’enchaînent, les questions que l’on se pose sont de plus en plus nombreuses, les hypothèses de plus en plus folles. Et puis, le final arrive et avec lui le sac de nœuds se démêle. Et je vous assure que ce thriller est excellent ! J’ai beaucoup aimé les personnages que sont Emma, Becky, Tom, Jake.

C’est un thriller que je vous conseille vivement si vous êtes fan du genre et si vous avez envie d’un roman bien prenant, plein d’action et de mystères. Il y a très peu de risques, je pense, de ne pas aimer La disparue de Noël. Mais attention, attendez vous à de la dynamite, le roman est bien plus fort et marquant que ne le laissent deviner le titre et la couverture.

(Lunatic) Un soir de décembre, Caroline rentre d’un repas de famille avec sa petite fille de 6 ans qui dort à l’arrière de la voiture : une voiture au milieu de la route, un appel qui lui ordonne de ne pas s’arrêter et c’est l’accident. Caroline meurt et plus aucune trace de Natasha sa fille.  6 ans plus tard, David le père de Natasha a refait sa vie avec Emma, quand sans crier gare, la jeune fille réapparait. Ou était-elle pendant ces 6 années ? Qui la retenait ? La jeune fille refuse de parler.

A partir de ce moment, le récit s’emballe enchaînant les révélations et les rebondissements. Je n’ai pas pu lâcher ce roman, échangeant régulièrement avec Madame Ourse sur mon ressenti, mes idées sur l’issue de l’intrigue : on s’était d’ailleurs toutes les deux bien plantées sur certains points. Preuve que ce roman est de qualité ! En parallèle à l’histoire de Natasha, on rencontre Tom, un flic qui fait quelques recherches sur son frère décédé il y a quelques années. Les personnages ne tombent pas dans la caricatural, et progressivement l’auteur nous en dévoile davantage sur eux, quitte à faire tomber les masques. Vous aurez compris que j’ai aimé ce roman.

 

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

 Si vous avez envie de faire une lecture en duo, n’hésitez pas, nous en ferons régulièrement en tenant compte de vos envies de lectures et les duos évolueront d’une fois sur l’autre. Faites nous un petit mail en nous disant ce qui vous tenterait.