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Comme une irrésistible envie de chocolat, Dominique Amatulli

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Quatrième de couverture :

Une irrésistible envie de chocolat. Cette force incontrôlable qui vous pousse à abandonner toute raison pour savourer immédiatement quelques minutes de plaisir exquis… habituellement regrettées par la suite ! Qui pourra résister à la tentation ? Rose ? Heureuse en ménage, elle étriperait volontiers les mères frustrées du comité des parents de l’école qui, tels des vautours affamés, rôdent autour de son mari. Pourtant la nuit, quand son fils ne la réveille pas pour retrouver sa cape de super-héros, elle rêve de l’entraîneur de hockey ultra-sexy de sa fille. Julianne ? Elle pensait vivre un mariage parfait jusqu’au jour où elle découvre que son mari s’envoie en l’air avec une jeune stagiaire qui n’a rien à envier aux actrices de films pornos. Valentina ? Déjà débordée par ses deux fils qui lui en font voir de toutes les couleurs, elle doit faire face à une nouvelle grossesse surprise alors que son mari brille par son absence. Meghan ? Elle multiplie les rencontres désastreuses et finit toujours par noyer son chagrin à coups de comédies romantiques et de cookies aux pépites de chocolat. Entre éclats de rire et crises de larmes, ces quatre femmes cherchent désespérément ce fragile équilibre entre obligations familiales, convenances sociales et épanouissement personnel. Est-il possible de tendre vers cet équilibre ? Sans blesser personne au passage ? Un roman à dévorer sans modération, accompagné d’un petit morceau de chocolat… voire deux… ou peut-être trois !

L’avis de Laure :

Trois femmes, trois amies, trois couples, trois histoires. C’est ce que nous propose Dominique Amatulli à travers ses trois héroïnes : Rose, 2 enfants et épouse du parfait Gabriel, Julianne, qui pensait sa vie toute tracée mais qui va découvrir par hasard ce que cache celui qu’elle a épousé et Valentina, mère de 2 petites tornades, folle amoureuse de Luca qui est pourtant tellement peu là que sa vie de mère au foyer l’épuise. Alors l’idée d’un 3ème bébé, ce n’était pas pour elle.

J’ai passé un très bon moment avec ce roman choral, comme nombre de contrats à la construction similaire, il a l’avantage de traiter de nombreux thèmes et de nous offrir certains événements et rebondissements qui rendent la lecture bien plaisante. J’ai craint que le destin des personnages ne me semble tout tracé mais finalement, les évidences que je pensais avoir devinées n’étaient pas forcément la finalité, preuve que l’auteure sait conserver un peu de suspense et surprendre ses lecteurs.

C’est un roman sur l’amitié, sur la famille, sur le couple, sur l’amour, sur la maternité. Je me suis attachée à toute la galerie de personnages sans difficulté, j’ai vraiment partagé avec plaisir une petite tranche de leurs vies, vibrant pour les histoires d’amour, ayant le cœur serré à chaque trahison ou la gorge nouée face à certaines difficultés parentales. C’est un roman d’aujourd’hui qui parlera, je n’en doute pas, à nombre d’entre vous.

J’ai envie de vous préciser qu’en lisant ce livre, édité par Librinova, je l’aurais bien imaginé dans la collection Eyrolles romans. Il dégage de la bienveillance et des leçons de vie tout en simplicité qui cadrent bien avec la ligne éditoriale Eyrolles. Alors, si vous aimez leurs romans, pourquoi ne pas découvrir celui-ci ?

Ma notation :

Un joli roman avec lequel j’ai passé un bon moment. Merci à son auteure pour cette proposition de lecture.

Ça a commencé comme ça, Angela Morelli

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Quatrième de couverture :

Ça a commencé quand Flore a fait brûler sa confiture de groseilles. Ou alors, quand son père l’a appelée à l’aide, coincé entre les branches du vieux pommier. En fait, non, ça a vraiment commencé quand ses amis l’ont inscrite au concours de confitures. Oui, c’est à partir de ce moment-là que la vie de Flore a pris un tournant inattendu.
Car la jeune mère célibataire presque trentenaire doit faire face à un obstacle de choix : confectionner une confiture aux figues… sans figues. Mais si les précieux fruits ont déserté les étals des marchés du Sud-Ouest, on chuchote que Corto possède quelques arbres pour sa consommation personnelle ; Corto, le beau jardinier ténébreux que tous les habitants du village considèrent avec méfiance. Et pour cause : il est tatoué et dégage une aura de mystère et de danger.

L’avis d’Audrey :

Laure sait que j’aime lire des comédies romantiques même si je suis assez exigeante avec ce genre, qui, à mes yeux, peut tomber trop facilement dans le niais. Elle m’a offert ce roman et elle a visé juste.

Je me suis très vite prise d’affection pour Flore, l’héroïne de ce roman. Mère célibataire, elle vit avec son père qu’elle doit gérer comme un second enfant, elle a perdu sa mère très jeune, une blessure encore très vive et elle a du mal à gérer l’aspect financier du quotidien. Elle n’arrête pas de la journée, enchainant les activités, entre marchés, confection de pâtisseries, boulot d’appoint au café du village.

Heureusement elle peut compter sur Gina sa voisine d’enfer et Fanny, son amie et confidente. Cette dernière aimerait bien que Flore trouve un homme, mais la jeune femme semble avoir tiré une croix sur toute possibilité amoureuse. Pourtant, elle semble craquer sur Corto, un jardinier tout aussi mystérieux que sexy. Et quelques circonstances surprises vont l’amener à faire sa rencontre et à succomber à son charme.

Un roman plein d’humour, de peps mais intégrant également une bonne dose de tendresse et d’humanité. L’entraide, l’amitié, la complicité et la bienveillance sont au cœur de l’histoire. Les générations vivent ensemble, les amis sont présents. Une vie presque idyllique dans ce village où l’on aimerait bien vivre. Alors oui, tout parait un peu trop beau et facile, mais c’est pile ce que l’on attend avec ce genre de roman non ?

Ma notation:

Une comédie romantique avec comme on l’attend une issue heureuse, mais j’ai pris plaisir à découvrir toutes les étapes qu’il a fallu à Flore pour en arriver là.

Un autre bleu que le tien, Marjorie Tixier

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Quatrième de couverture :

 » Je ne raconte ce rêve à personne alors il reviendra.
Ainsi vont les songes qui ne se laissent pas découdre. « 

Restée mutique suite à un traumatisme dont elle n’a aucun souvenir, Rosanie vit à l’abri du monde depuis vingt ans, enfermée dans son univers feutré, protégée par son sauveur devenu son mari. Un jour, attirée par les thermes de la ville –; elle qui craint pourtant l’eau –; elle rencontre Félice, une femme sportive et volontaire, brisée par un tragique accident. Fascinée par sa force de caractère, Rosanie se résout à abattre le mur de silence derrière lequel elle s’est terrée pendant si longtemps.

Porté par un style poétique et envoûtant,
Un autre bleu que le tien dresse le portrait, entre forces et fêlures, d’une femme qui se bat contre son propre silence pour retrouver sa vérité.

L’avis de Laure :

Une couverture enivrante parfaite pour emporter dans ses bagages de vacances et à l’intérieur tant de douceur, de partage, de renaissance et de bienveillance. 

C’est une histoire pleine de secrets, dans lesquels on progresse peu à peu, une page après l’autre, les mystères se lèvent. C’est l’histoire de Rosanie qui a été sauvée de la noyade par Antonin et qui n’a jamais su dire un mot depuis lors. Il est devenu son mari, ils ont construit leur histoire malgré ce handicap. Et puis un jour, aux thermes, Rosanie rencontre Félice. Une sportive victime d’un accident d’escalade. Elle y a a perdu ses deux jambes et l’homme qu’elle aimait. 

Entre les deux femmes se tisse peu à peu, une relation de confiance, de confidences, le tout sans jugement, tout en bienveillance et en simplicité. Et si c’est exactement ce qu’il fallait à Rosanie pour guérir ? Pour débloquer son passé et aller de l’avant ? Elles vont également toutes les deux faire la connaissance d’Estelle et de son fils de 5 ans, Solen. Une jeune maman peu sûre d’elle qui traîne aussi ses blessures. On sait, on sent la force du lien entre ces personnages. Les secrets ne m’ont pas tant surprise parce que l’auteure nous laisse les deviner peu à peu. Mais chaque page qui se tourne dénouant un blocage de l’un des personnages nous apaise également. 

Je me suis vraiment laissée emporter par l’ambiance si belle de ce roman. La plume de Marjorie Tixier crée comme une bulle autour de nous, nous entrons dans l’intimité de ces personnages en confiance, on sait qu’ils vont vivre ensemble un renouveau dans leurs vies et on a juste envie de les accompagner, de savoir qu’ils iront un peu mieux chaque jour. Je vous recommande la découverte de ce beau roman aux secrets plein de douceur. Il traite d’amitié, de maternité, d’amour, de handicap et chaque mot en est si juste. 

Ma notation :

Un bien joli roman.

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(Merci à Estelle des éditions Fleuve pour cette lecture)

Mes montagnes russes, Charlotte Léman

Quatrième de couverture :

 » Et si une rencontre pouvait suffire à bouleverser une vie ?  »
Entre un job sympa, un petit appartement douillet, un amoureux attentionné et des amis avec qui refaire le monde autour d’un verre, Sasha a tout pour être heureuse à Lyon.
C’est en tout cas ce qu’elle pensait jusqu’à ce que le destin ne la ramène dans la maison de son enfance et qu’une lettre dans le grenier de sa grand-mère ne vienne chambouler ses certitudes.
Une découverte qui va l’entraîner en Russie, la terre de ses ancêtres. Là-bas, loin de tous ses repères, Sasha va faire des rencontres qui changeront sa vie à tout jamais.

L’avis d’Audrey :

Je crois qu’en commençant un roman de Charlotte Léman, dès les premières lignes, c’est la promesse d’un moment de lecture divertissant, plein d’humour, réaliste et tendre à la fois. J’ai beaucoup d’admiration pour la manière qu’elle a de nous conter ses histoires à chaque fois. Tout en simplicité, ses personnages pourraient être vous, votre amie, votre sœur ou moi-même. C’est criant de sincérité et de vérité, et j’aime cela chez elle.

Sacha se rend à contre cœur dans la maison de sa grand-mère qui va être vendue. En famille, ils doivent la vider de son contenu, de ses souvenirs surtout. C’est dans le grenier qu’elle va tomber sur une lettre lui apprenant l’histoire d’amour de sa grand-mère avec un autre homme que son grand-père. Malgré ce que l’histoire familiale laissait penser, Sasha a toujours de la famille en Russie : des gens qu’elle ne connait pas, et qui ne savent rien d’elle. Cette révélation la hante, et elle décide de se rendre en Russie pour remontrer les traces de son ancêtre. Tant pis si elle laisse sur place Lucas, un petit ami avec qui elle a du mal à s’engager.

On débarque avec elle dans le froid de St Pétersbourg. On se laisse surprendre par la bise froide mais si vivifiante. Et on sourit pour elle quand elle rencontre Alexei, dans un centre d’archives. On sait que cette rencontre va peut-être tout changer. En tout cas ce qui est sûr c’est que son voyage sur les terres slaves va pas mal remettre en question son quotidien.

J’ai adoré passer un petit temps de lecture avec Sasha. Comme une bonne amie, on suit ses aventures, on a envie de la conseiller et de la conforter dans ses choix, malgré les doutes qui peuvent l’assaillir. Le fait de placer une partie de l’intrigue au cœur de la Russie rend le récit terriblement dépaysant.

J’ai juste un problème avec l’auteure : il ne me reste plus qu’un seul de ses romans à découvrir et j’aurais tout lu d’elle. Vite un suivant !!!

Ma notation:

Un roman parfait pour se changer les idées et s’évader. A lire d’une traite, comme un verre de vodka que l’on boit cul sec.

La divine comédie de nos vies, Gavin’s Clemente Ruiz

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Quatrième de couverture :

Jérôme, Sacha, Marc et David sont quatre quadragénaires qui partagent tout depuis l’adolescence. Lorsque Jérôme meurt d’une crise cardiaque, ses amis vont à Honfleur disperser ses cendres dans la mer. Mais durant ce week-end de deuil, leur amitié est mise à l’épreuve…

L’avis d’Audrey :

J’avais eu beaucoup de tendresse pour les personnages du club des feignasses  ou pour la famille Minchielli que l’on rencontre dans son premier roman. Ici, j’ai eu un peu plus de mal à me faire une place parmi la bande ce copains que l’on va rencontrer. Il faut dire que les circonstances ne sont pas idéales non plus. La mort de Jérôme, va amener Sacha, Marc et David à se réunir en Normandie, à Honfleur afin de rendre hommage à leur ami pour la dispersion des cendres.

Un moment douloureux, un passage de vie clé qui va être le moment de faire un point sur les envies et les regrets. Les chapitres se succèdent, donnant la parole à tour de rôle à chacun. Il est l’heure de se souvenir, d’évoquer Jérôme, les rencontres, les amours, les galères, les joies. Les personnages féminins qui viennent se greffer à la vie de ces 4 potes apportent leurs lots de surprises dans ces vies.

En lisant ce roman, les images dans ma tête se rapprochaient de deux films où l’amitié est importante. Le chœur des hommes et les petits mouchoirs. On y trouve cette même intensité des sentiments, la force de la camaraderie et cet amour fraternel envers les amis.

Cette histoire d’amitié, de fidélité et de confiance m’a émue même si je n’ai pas tellement pas compris le choix de nos personnages. J’ai refermé ce roman assez énervée après l’un d’eux en particulier. Je pestais après lui, pour son manque de franchise. Je peux même dire que je l’ai trouvé lâche. Si l’on est prêt à tout par amitié, n’est-on pas aussi capable de tout comprendre et accepter ? Mais pester en refermant un roman est bien la preuve que l’histoire a su me saisir et La divine comédie de nos vies ne m’aura pas laissé ede marbre, loin de là.

Ma notation:

Une lecture comme une petite parenthèse pleine d’émotions et de sens.