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Les douleurs fantômes, Mélissa Da Costa

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Quatrième de couverture :

Rosalie, Gabriel, Tim, Anton et Ambre formaient un groupe d’amis soudé jusqu’à ce qu’un drame les éloigne les uns des autres. C’est pourtant un appel au secours qui, cinq ans après, va à nouveau les réunir. Entre silences amers et regrets, ces retrouvailles vont raviver leurs douleurs fantômes et bousculer leurs certitudes : mènent-ils vraiment la vie dont ils rêvaient ?

L’avis d’Audrey :

En 2021, Mélissa Da Costa nous livrait l’histoire d’Ambre, dans Je revenais des autres. Jeune femme paumée et peu sûr d’elle, elle avait fait de bien belles rencontres à Arvieux, station de ski des Alpes, mais elle avait achevé ces quelques mois de parenthèses sur une déception.

Dans les douleurs fantômes, on la retrouve 5 ans après. Cela fait bien longtemps qu’elle n’a plus mis les pieds à Arvieux, ni même échangé avec la bande de l’époque. Mais pourtant, elle n’hésite pas une seule seconde quand Rosalie l’appelle à l’aide. C’est fébrile qu’elle y retourne, elle redoute la confrontation avec Tim et Anton. Mais Ambre est plus mûre, plus sûre d’elle et elle a les armes nécessaires pour ces retrouvailles…ou pas.

Quand on connait les aventures vécues dans le passé, on imagine bien que tout ne va pas être simple. Et pourtant, c’est vite l’évidence, elle s’y sent bien à Arvieux, avec eux, avec lui.

C’est un réel plaisir de retrouver la plume de Mélissa Da Costa, surtout pour nous ramener à Arvieux, au coeur de cette bande de copains. L’émotion est bien présente, on a souvent les larmes au bord du coeur. On a mal, on souffle avec eux, on souffre pour eux, on rigole avec eux, on s’émeut et comment ne pas tomber en amour pour Sophinette, ce bébé du premier roman, devenue une petite fille intelligente et espiègle.

J’ai lu quelques critiques reprochant le fait qu’on sait dès le début que tout finira bien. C’est vrai, mais l’essentiel dans ce roman à mes yeux, n’est pas de connaître la fin, mais d’assister à la manière dont Ambre, Tim, Anton, Rosalie et ceux qui gravitent autour d’eux vont y parvenir. Le chemin pour arriver au bonheur n’est pas facile. Ils vont devoir être courageux, oser, décevoir et pardonner. Pardonner aux autres, mais peut-être à eux-même aussi pour enfin vivre.

Ma notation:

Une très beau roman d’amitié et d’amour. Un roman sur la vie, la leur, la nôtre un peu aussi.

Desenchantées, Marie Vareille

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Quatrième de couverture :

La disparition de Sarah Leroy, quinze ans, a bouleversé la petite bourgade de Bouville-sur-Mer et ému la France entière. Dans chaque foyer, chaque bistrot, on élaborait des hypothèses, mais ce qui est vraiment arrivé, personne ne l’a jamais su.

Vingt ans plus tard, Fanny revient sur les lieux de ce drame qui a marqué sa jeunesse. Et c’est tout un passé qu’elle avait préféré oublier qui resurgit… Car l’histoire de Sarah Leroy, c’est aussi un peu la sienne, et celle d’une bande de filles qui se faisaient appeler les « Désenchantées ». Une histoire qui a l’odeur des premières cigarettes et du chlore de la piscine municipale, des serments d’amitié et surtout, des plus lourds secrets.

Avec finesse et un vrai sens du suspense, Marie Vareille met à nu les rouages de l’amitié féminine dans un roman d’apprentissage captivant et rempli d’émotion.

L’avis de Laure :

Lorsqu’on connait Marie Vareille et qu’on l’a déjà lue, je crois que la promesse d’un nouveau roman nous séduit sans même savoir de quoi il va être question. En tout cas, cela a été mon cas avec ses Désenchantées que j’ai pris plaisir à découvrir à l’aveugle, sans en lire le résumé.

Et j’ai bien fait car la promesse était à la hauteur de l’attente. Dès le début, on sait qu’on va être emmenés dans un suspense mêlant le présent au passé. Ces années 90 qui ont marqué la disparition de Sarah Leroy. Ces années 90 dans lesquelles on replonge avec ravissement. Parce que j’étais aussi une adolescente des années 90 (comme Marie Vareille), parce que c’est truffé de références aux ados que nous étions, des magazines que nous lisions à la musique dans nos oreilles toute la minute nostalgique y est et c’est un vrai plaisir dans le roman.

Mais le roman ne se contente pas de cela. Outre cette minute nostalgique si savourable, Marie Vareille nous livre une histoire savamment ficelée, surprenante et dont le suspense va nous tenir en haleine jusqu’à la dernière minute. Qu’est-il donc arrivé à ces héroïnes ? Pourquoi n’a-t-on jamais retrouvé le corps de Sarah Leroy mystérieusement disparu ? Est-ce qu’Eric qui est en prison pour ce crime depuis 20 ans a vraiment commis l’irréparable alors qu’il a toujours démenti ?

Peu à peu, on plonge dans ce que ces adolescentes ont vécu. Les thèmes sont forts, ils mettent en avant le féminisme, l’amitié, la sororité mais aussi le poids des injonctions qui peuvent peser sur les adolescentes. Comme vous quand vous le lirez, j’ai été choquée que les choses puissent se passer ainsi, l’histoire est révoltante mais là où elle est si belle c’est dans ce lien amical qui va venir tout sauver, acceptant alors de prendre tous les risques pour l’une d’entre elles. Une franche réussite, Marie Vareille change de registre et nous bluffe ! 

Ma notation :

Une très belle réussite !

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture

Et que quelqu’un vous tende la main, Carène Ponte

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Quatrième de couverture :

Le Jardin des Cybèles est une maison de repos qui accueille des personnes abîmées par la vie. Cet été-là, elle ouvre ses portes à deux nouvelles pensionnaires : Valérie et Anna.
Quelques jours après leur arrivée, elles font la connaissance de Charline, la propriétaire d’un petit salon de thé voisin. Ce lieu chaleureux devient un véritable refuge pour les deux femmes, qui adorent s’y retrouver pour déguster des gâteaux tout en bavardant.
Mais une nouvelle dramatique va chambouler l’existence de Charline et perturber ce fragile équilibre. Valérie et Anna décident alors de mettre leur propre souffrance de côté pour épauler leur amie dans cette terrible épreuve. Toutes trois embarquent pour une virée au bord de la mer. Le temps de ce séjour improvisé, elles comptent bien réapprendre à profiter de la vie !

L’avis d’Audrey :

Valérie pense être allée trop loin en giflant sa fille. Elle quitte alors la maison sans prévenir pour aller se reposer au jardin des Cybèles. Sur place, elle peut se confier et essayer de trouver les ressources nécessaires pour reprendre pied. Mais comment faire, tant elle se sent vide, et quand son enfance difficile a contribué à faire d’elle une mauvaise mère, comme elle se l’imagine. Elle va notamment trouver refuge dans la pâtisserie de Charline, une jeune femme pétillante malgré une récente déception amoureuse et une fatigue soudaine. Au jardin des Cybèles, il y a aussi Anna, qui répète en boucle « Mon bébé est mort » à qui lui demande ce qui l’amène ici.

3 femmes, 3 vies, des blessures et des drames qui vont les unir. Ensemble, elles vont défier le malheur et se donner la possibilité d’aller de l’avant. Il n’est pas question d’oublier, mais d’apprendre à vivre avec ses casseroles. Se donner la chance d’être heureuse même si tout n’est pas rose. Et ensemble, elles vont plus haut, plus loin.

Un joli roman choral, un roman d’amitié, de confiance et de lâcher prise. L’auteure n’épargne pas nos 3 héroïnes, quelques thèmes difficiles sont évoqués : c’est souvent triste, bouleversant et pourtant Carène Ponte sait apporter de la lumière dans son histoire. On y retrouve ses touches d’humours, des chansons, des moments gourmands, et puis cette tendresse et une bienveillance constante.

Ma notation:

Je retrouve avec joie la plume de Carène Ponte et ce roman lumineux.

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(Merci à Estelle des éditions Fleuve pour cette lecture)

Un jour ce sera vide, Hugo Lindberg

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Quatrième de couverture :

Par fines touches, Hugo Lindenberg trace le portrait d’un garçonnet de dix ans, orphelin, englué dans son mal-être. Le temps d’un été, il découvre auprès d’un ami de plage, Baptiste, la joie de vivre.

L’avis d’Audrey :

Difficile de vous parler de ce roman écouté dans le cadre du prix Audiolib, car malheureusement ça a été une petite déception pour moi.

Un jour ce sera vide, c’est l’histoire d’un petit garçon, qui passe l’été chez sa grand mère en Normandie. Un moment en famille, à observer et à constater qu’il est peut-être dans une famille un peu bancale. Une grand-mère fantasque et bruyante, une tante qui a tout d’une mégère acariâtre. Des souvenirs qui hantent, un passé traumatisant et trop présents, des descriptions et des situations assez malaisantes.

Ces vacances vont être l’occasion de rencontrer Baptiste. Un lien intense va se créer entre ces deux garçons. Des discussions, des confidences, des questions. Le narrateur voit en Baptiste, ce qu’il aimerait tant être : moins timide, plus aimé, moins seul et plus confiant sûrement, en somme un garçon parfait. La vie de Baptiste et sa famille est finalement à l’opposé de la sienne.

L’ensemble du récit est fait de longues descriptions, de moments très lents, avec beaucoup de précisions et de minutie. Qu’est ce que je me suis ennuyée avec cette écoute ! Je vais être franche, mon esprit divaguait un peu ailleurs et j’ai du louper quelques passages de la lecture. C’est peut-être pour cela que j’ai le sentiment de ne pas avoir compris qui était vraiment la famille du narrateur. Il manque quelques données pour tout saisir je pense.

Et malgré la douceur de sa voix, le lecteur de ce livre Audio n’a pu su insuffler davantage de vigueur ou de force au récit. Finalement, il ne faisait que confirmer que ce livre n’était définitivement pas pour moi.

Ma notation:

Une belle et vraie déception. Mais ce ressenti reste personnel, et je sais que ce roman a su trouver ses lecteurs, en remportant notamment le prix du livre Inter 2021.

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Dans cinq ans, Rebecca Serle

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Quatrième de couverture :

Quand on lui pose cette question lors de l’entretien pour le poste de ses rêves, Dannie Kohan a une réponse toute prête. Elle sera associée du cabinet d’avocats, mariée à David, et ils passeront leurs vacances dans les Hamptons. Aucune place pour le hasard dans sa vie millimétrée. D’ailleurs, le soir même, David la demande en mariage. Après une merveilleuse soirée, Dannie s’endort en paix, rassurée par l’idée que tout se passe exactement comme prévu.

Mais le lendemain matin, elle ne peut se défaire d’un souvenir étrange : elle se réveillait dans un autre appartement, aux côtés d’un autre homme. Bien décidée à oublier ce qui ne pouvait être qu’un mauvais rêve, Dannie reprend le cours de sa vie malgré les mises en garde de Bella, sa meilleure amie fantasque et imprévisible. Pour cette dernière, il s’agit forcément d’une vision prémonitoire, mais Dannie ne croit pas à ces choses-là.

Jusqu’au jour où elle rencontre l’homme de sa vision.

L’avis de Laure :

« C’est une histoire d’amour. Mais ce n’est pas celle que vous attendiez. » Comment ne pas être plus qu’intrigué par cette petite phrase qui nous met la puce à l’oreille avant même d’ouvrir le roman ? C’est une lecture qu’on va faire évidemment en cherchant la petite bête, LE détail qui va nous faire deviner ce que l’auteure nous cache.

Je tire mon chapeau à ceux d’entre vous qui l’auront deviné. Pour ma part, je n’y étais pas du tout. Lorsque Dannie voit en rêve son avenir 5 ans plus tard, ça sent un peu le rêve empoisonné. Comment ne pas être en permanence en train de décrypter les choses pour comprendre comment sa vie a pu changer du tout au tout ? Elle est alors en couple, prête à se marier et pourtant, son avenir la présente avec un tout autre homme, dans un autre appartement. Pire encore, quelque temps plus tard, Dannie va rencontrer cet homme … au bras de sa meilleure amie…

Comment alors les choses pourraient être simples après un tel imbroglio ? Je ne vais rien vous en dire, c’est une histoire qui nous surprend page après page, qui aborde des sujets difficiles, qui va chambouler plus d’une fois les émotions des personnages. Et les nôtres avec. Vous verrez que Rebecca Serle traite d’amour, à sa façon. Car on pense Amour mais qu’il y a d’autres amours… S’il y a des choses que j’avais vu venir depuis très longtemps, j’ai aussi été surprise par d’autres. 

C’est un roman qui a chamboulé bon nombre de lectrices. Pour ma part, la fin m’a rendue sceptique et ne m’a pas laissée conquise. C’est une histoire d’émotions et ça reste donc toujours personnel. Pour moi, le final n’a pas opérer. Mais peut être y trouverez-vous la magie que d’autres ont su y voir ?

Ma notation :

Un joli roman même si le final n’a pas su conquérir mon coeur.

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture