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La lumière était si parfaite, Carène Ponte

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Quatrième de couverture :

Comment sa vie a-t-elle pu lui échapper à ce point ? Devenue mère au foyer à la naissance de ses enfants, Megg fait face aujourd’hui à une ado en crise qu’elle ne reconnaît plus. Son mari ne se préoccupe guère des tâches quotidiennes. Et puis il y a eu le coup de grâce, cette saleté d’infarctus qui a fauché sa mère avant l’heure. Tandis qu’elle se résout à vider la maison de son enfance, Megg déniche une pellicule photo qui l’intrigue, et décide de la faire développer. Rien ne pouvait la préparer à la série de clichés qu’elle découvre alors… Une révélation qui bouleversera sa vie. Partie sur les traces d’un passé maternel dont elle ignore tout, Megg ne se doute pas que c’est son avenir qu’elle est en train de reprendre en main.

L’avis d’Audrey:

Vous êtes mère de famille ? Vous vous sentez un peu (voire beaucoup) dépassée par le quotidien ? Vous enchainez dans la même journée les courses, la cuisine, les papiers, l’école, les caprices ou autres demandes farfelues de vos enfants et de votre cher et tendre et surtout vous n’avez plus le temps de penser à vous ? Alors vous ressemblez à Meg, l’héroïne de ce roman.

C’est le quotidien de Meg, et ajoutez à cela le décès de sa maman survenu il y a quelques mois et des relations très tendues avec Lalie, son adolescente de fille, on comprend vite qu’elle a tout pour péter un plomb. Pourtant elle reste debout, malgré quelques crises de larmes et moments de détresse.

Heureusement, elle peut compter sur sa voisine Romie, une jeune femme volubile et pétillante, toujours prête à lui changer les idées. Romie a le don de s’imposer dans de nombreuses circonstances, et elle sera présente d’ailleurs lorsqu’en vidant le grenier de la maison de ses parents, Meg va tomber sur quelques photos qui vont la bouleverser et lui faire voir sa mère sous un angle nouveau. Passé le choc, les questions affluent. Vient le moment de prendre quelques jours pour répondre à ces interrogations. La voilà prête… ou pas, pour un road trip vers la Bulgarie avec Romie. Elle embarque avec elle également sa fille, pensant qu’il est grand temps de renouer avec elle.

Quelle joie de retrouver la plume de Carène. J’ai dévoré ce roman. Dès les premières lignes, je pense que beaucoup de mères/épouses ne pourront que s’identifier à Meg. L’auteure a le don de nous livrer des personnages véritables, qui nous ressemblent, qui vivent comme nous, avec les mêmes préoccupations et les mêmes bonheurs.

Un roman qui mêle plusieurs histoires à travers le personnage de Meg. Sa relation mère/fille compliquée avec Lalie, mais aussi la relation qu’elle avait avec sa propre mère. Une relation fusionnelle qui lui manque tant. Mais c’est aussi l’histoire d’un couple, du quotidien avec Stéphane, après 20 ans de relation. Un couple qui s’étiole, des gestes d’amour plus discrets, plus rares. Les événements qui arrivent, c’est aussi pour Meg le moment de s’interroger sur sa place de femme, sur ses envies, ses propres aspirations et la façon d’être peut-être davantage heureuse.

J’ai aimé toute les émotions qui se dégagent de l’histoire. L’auteure alterne entre passages très touchants qui contrastent avec d’autres plus légers et marrants. Une scène du roman m’a beaucoup émue : elle est décrite avec beaucoup de délicatesse et de sensibilité, réussissant à m’embuer les yeux.

Ma notation:

Pas de mauvaise surprise avec ce roman de Carène Ponte. Encore une fois un excellent moment de lecture qui divertit, fait sourire, met du baume au cœur et illumine pour un temps un quotidien morose.

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(Merci à Estelle des éditions Fleuve pour cette lecture)

Vous faites quoi pour Noël ? on se marie, Carène Ponte

Quatrième de couverture:

A Santa-les-deux-Sapins, Pauline et David, désormais officiellement en couple, se préparent à fêter Noël ainsi que le remariage d’Hélène, la mère de David. Présidant le comité local du concours du meilleur village de Noël, cette dernière compte sur sa fille Maddie pour la décharger de l’organisation des noces. Mais celle-ci doit aussi s’occuper de sa fille d’un an, surnommée la Grinchette.

L’avis de Lunatic :

Je crois qu’on a tous besoin en cette période d’un peu de magie, de bienveillance, de rire et de s’évader. Ce roman de Carène Ponte, sorti la veille du second confinement tombe donc à point nommé.

On retourne à Santa les deux sapins, charmant petit village où Pauline avait été embarquée malgré elle dans le précédent roman de Noël de l’auteure. On la retrouve au bras de David, qui s’apprête à marier sa mère. Organiser un mariage pour le 24 décembre est déjà un beau projet, mais si on ajoute à cela la participation au concours du plus beau village de Noël, autant dire que les préparatifs se corsent un peu.

J’ai retrouvé avec plaisir les personnages du premier roman et j’ai repris ma place au sein de cette extraordinaire famille. La grinchette, du haut de ses 1 ans va vous faire fondre par sa curiosité et sa coquinerie. On va faire connaissance avec la nouvelle petite amie de Donovan, le frère de David (et là j’en dirais pas davantage, mais Carène a fait un portrait très réaliste… Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite…). On va assister à tout ce qui fait qu’on aime Noël : chorale, cookies, luges, sapins et neige. J’ai retrouvé la plume pleine d’humour de l’auteure, ces petits apartés hilarants dont je ne me lasse pas.

On imagine à l’avance chaque réaction, on anticipe chaque scène, et on se doute bien du final, mais on se laisse bercer par le bonheur ambiant. Une écriture et une histoire qui m’a fait du bien. J’ai souri, j’ai chanté, j’ai eu faim, j’ai aimé ces personnages et j’ai passé un bon moment de lecture.

Les imbéciles heureux, Charlye Ménétrier McGrath

Quatrième de couverture :

 » Qu’est-ce que le bonheur, selon toi ?  »
C’est la question que Camille posa à ses amis un soir de juin 1996, immortalisant leurs réponses grâce à sa fidèle caméra. Ce soir-là, leur bande de lycée est devenue celle des  » Imbéciles Heureux « .
Vingt ans plus tard, les Imbéciles Heureux ne le sont plus tout à fait. Florence, Camille et Marie, femmes actives et mères de famille débordées, mènent leur quotidien à mille à l’heure et font face en serrant les dents à la séparation, au deuil ou au burn-out… Jusqu’à ce que Camille retrouve les vieilles cassettes où leur  » bonheur  » en version adolescente les attend.
Confrontées à leurs anciens rêves et à leurs choix d’aujourd’hui, les trois amies saisissent leur chance de reprendre leur destin en main. En commençant par un nouveau défi fou : réunir la bande.

L’avis de Laure :

Après le premier roman de Charlye Ménétrier McGrath que j’ai lu l’an dernier, je reste fidèle à l’auteure et à nos échanges toujours sympathiques. Il me tardait de découvrir son second roman. Ici, plus d’octogénaires mais une bande de trentenaires bien décidée à retrouver leurs amis des années lycée.

C’est suite au décès de son époux adoré, Charlye, que Florence va un jour avoir cette idée folle de réunir toute leur bande d’amis du lycée. Si elle est restée très proche de ses 2 meilleures amies, le temps a mis de la distance avec d’autres qu’elle n’a pas revus. Prise par un deuil brutal, la jeune femme va un jour entendre les mots qui vont lui permettre d’aller de l’avant. Et ce projet est pile ce qu’il lui faut pour envisager une nouvelle page à sa vie.

Ça finira par aller pas trop mal. Et peut être un jour plutôt pas mal jusqu’à ce que cela aille bien. Juste bien.

Dans ce roman, on fait connaissance de divers personnages en même temps au début. Si je n’ai eu aucun mal à intégrer Florence, la jeune veuve, et Nicolas, son frère, je me suis emmêlé  les pinceaux plus d’une fois entre Camille et Marie, ses 2 meilleures amies. Mais c’est classique chez moi dans les bandes de personnages, je suis très longue à la détente ! J’y arriverai mieux avec les dessins des personnages à côté du texte mais zut ce sont des BD qu’il me faudrait lire alors et non des romans !

Mis à part cette difficulté toute personnelle, j’ai aimé les tribulations de la bande, égayée par les souvenirs du passé, via les cassettes de Camille. Quand elle était ado, elle avait interrogé et filmé ses amis sur leur vision du bonheur. 20 ans après, on va redécouvrir avec eux leurs anciennes cassettes. Et s’interroger de nouveau sur ce qui fait le bonheur dans leurs vies. Je me suis vraiment reconnue dans cette bande qui regarde en arrière sur ce qu’elle a construit dans la vie et, comme eux, je ressens que les accomplissements (mari, enfants, job, maison, chien, vacances and co) ne sont pas des corollaires du bonheur.

Avec légèreté et sans jamais nous plomber malgré le deuil à l’origine de l’histoire, Charlye Ménétrier McGrath m’a promenée à ses côtés dans des tranches de vie modernes qui font écho en moi puisqu’elles sont bien de ma génération. C’est léger, drôle, frais, actuel et ça se lit très facilement. J’ai particulièrement aimé la fin et le quiproquo que la bande va connaitre dans sa prise de contact avec Sébastien alias Ross, l’un des amis de la bande.

Le jour de la répartition des familles, les bonnes fées de Camille devaient être fâchées avec l’Univers pour lui refiler un jeu aussi pourri.

Ma notation :

Un agréable second roman. Et un échange de fin de lecture avec l’auteure encore plus agréable, elle m’a déjà mis l’eau à la bouche pour le prochain roman !

(Merci à Estelle de Fleuve Editions pour cette lecture)

Les hommes aussi ont la chair de poule, Karine Lambert


Quatrième de couverture:

Max, Simon, Théo, Paul et Fabrizio viennent de se faire larguer. Un enchaînement de circonstances les réunit dans une ancienne école réhabilitée en chambres d’hôtes. Colocataires malgré eux, ils composent une improbable tribu dont les certitudes ont volé en éclats. Au fil des semaines, entre la crise de la machine à laver, le cours d’écologie sentimentale et les tours de manège, ils apprennent à vivre ensemble. Le moment est venu d’apprivoiser leurs fragilités et de construire l’avenir avec les femmes. Leur monde s’est écroulé. Parviendront-ils à en inventer un autre ?
Une seule évidence, ils ne renonceront pas à l’amour.

L’avis d’Audrey :

L’an dernier j’avais été transportée par Toutes les couleurs de la nuit. Karine Lambert a ce petit truc particulier qui me fait passer un bon moment avec chacun de ses romans. En pleine période de confinement, j’ai besoin de lectures « doudou » alors autant dire que ce titre tombe à pic.

Dans son premier roman, L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes on suivait le quotidien de 5 femmes qui ne voulaient plus entendre parler d’amour. Dans ce nouveau roman, la voix est donnée à 5 hommes, qui, bien malgré eux, se retrouvent seul.

Max, proche de la cinquantaine, a racheté l’ancienne école de son enfance qu’il retape pour y faire des chambres d’hôtes. Un beau projet qu’il entreprend avec Louise, la femme de sa vie. Pourtant cette dernière a besoin de faire le point, de solitude et s’éloigne pour un temps. Une situation qui désespère Max. Il est vite rejoint par Paul, son meilleur ami, infidèle notoire que sa femme vient de virer du domicile conjugal. L’incartade de trop sûrement. S’ajoutent 3 autres hommes : Simon, Fabrizio et Théo, eux aussi en pleine tourmente sentimentale et l’école devient en quelque sorte un Hom(m)e sweet Home 100% masculin. C’est le moment pour nos hommes de se remettre en question, de partager une expérience enrichissante et de coopérer pour peut-être enfin comprendre les femmes et prendre conscience de leurs propres erreurs.

J’ai beaucoup aimé ce roman, plein de tendresse et d’humour. Prendre place au cœur de ce groupe d’hommes le temps du roman est très agréable. Partager leurs doutes, leurs interrogations. Je me sentais bien parmi eux, et j’aurai bien du mal à vous dire lequel des cinq m’a le plus interpellée. Chacun à sa façon, par son histoire a éveillé sympathie et empathie. Un roman frais et divertissant, très efficace pour donner un peu de légèreté à ces jours moroses.

Ma notation :

Au fil des pages on observe le quotidien de ces 5 hommes pour le plus grand plaisir de nos yeux de lecteurs.