Archives du mot-clé amitié

Le schmock, Franz-Olivier Giesbert

Quatrième de couverture:

« J’écris des romans pour raconter des histoires. Depuis longtemps, j’en avais une qui me courait dans la tête et qui se déroulait dans l’Allemagne nazie du siècle dernier, en Bavière. Une histoire d’amour, d’amitié. Malgré toutes mes lectures sur la période hitlérienne, je n’ai jamais réussi à comprendre pourquoi tant d’Allemands « bien », respectables, avaient pris à la légère la montée du nazisme tandis que les Juifs tardaient étrangement à fuir.
Par quelle aberration, à cause de quelles complaisances, quelles lâchetés, le nazisme fut-il possible ? Qu’était-il arrivé à ce grand pays de musiciens, de philosophes et de poètes ? Ces questions-là n’ont jamais cessé de me hanter. Je crois que l’histoire d’Elie, Elsa, Lila, Karl et les autres apporte quelques clés. Après tout, il n’y a que les fous pour tenter de répondre à ce genre de questions, les fous ou les personnages de roman ».

L’avis de Lunatic :

Le schmock, c’est ainsi qu’un des personnages du roman appelle Hitler. Ce roman c’est  l’histoire d’une famille, d’une amitié, d’un amour au cœur de la Grande Histoire. Au sein d’une famille juive, et d’une autre catholique on assiste à la montée de l’antisémitisme, du mal, du pire. Nos personnages vont croiser celui qui deviendra le Führer alors qu’il n’était que peintre, le mal coulait déjà en lui. On assiste au pire, tout parait si évident et pourtant nos personnages sont comme aveugles, n’osant pas imaginer ce qui allait arriver. Les personnages du roman vont, au fil de la première moitié du 21ème siècle, s’unir, se détester, s’aimer, se fuir, s’aider, se retrouver….

J’ai retrouvé ici le style si particulier de FOG que j’aime tant lire. Une écriture pleine de cynisme, à l’humour décalé, mettant en scène des personnages aux vies riches et multiples. En tant que lecteur, par moment, on ne sait plus trop ce qui relève de la fiction, de la réalité familiale ou des faits historiques. Tout se mélange et s’unit au mieux pour nous livrer un récit passionnant et prenant.

Ce roman amène de nombreuses questions : comment un peuple a-t-il pu laisser faire cela? Comment un pays a pu tomber dans cette folie, laisse faire, ne rien voir, ne rien dire? En tant que lecteur on s’interroge forcément, comment aurai-je agi ? Mais surtout, même s’il parle de faits datant de près d’un siècle, cela parait si proche de nous, et nous invite à être vigilant. Le pire et le mal, comme décrits dans le roman, pourraient être à nouveau tellement d’actualité. Ne nous laissons pas aveugler à nouveau.

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Un petit grain de sable, Petra Hülsmann

 

Quatrième de couverture:

Sans être maniaque, Isa, 27 ans, a une vie bien réglée. Voilà onze ans qu’elle travaille chez la même fleuriste, déjeune chaque midi dans le même restaurant vietnamien et regarde chaque soir un épisode de son feuilleton préféré.
Mais un petit grain de sable vient enrayer la belle mécanique… M. Lee a fermé  boutique et le resto bobo branchouille qui a ouvert à la place ne sert pas de soupes de nouilles !
Le premier réflexe d’Isa est de prendre en grippe son nouveau voisin. Quel type prétentieux, ce Jens, et arrogant ! Mais n’est-il pas aussi terriblement séduisant ? Et célibataire…

L’avis de Lunatic :

Un roman qui a su égayer mon weekend. J’ai retrouvé la plume fraiche, pleine d’humour de l’auteure et qui pourtant est loin d’être niaise ou futile. Un roman chick litt qui réunit tout ce que j’attends. Une héroïne attachante, pas parfaite, à qui la vie joue de drôles de tours. Des personnages secondaires qui l’entourent tout aussi attachants,  essentiels dans la vie d’Isa pour l’aider dans son quotidien un peu tourmenté. Des scènes marrantes, des gaffes, des engueulades, des passages tendres, bref tout y est.  Je me suis pas mal vue dans le personnage d’Isa. Son coté maniaque des plannings m’a fait sourire car je suis pareil. J’ai ce besoin de savoir comment les journées vont se dérouler et de vouloir en maîtriser chaque minute. L’imprévu et l’inattendu m’effraient un peu alors autant dire que j’ai plaint Isa : le restaurant où elle mangeait chaque jour ferme, sa série télé est déprogrammée et la boutique de fleurs où elle bosse semble sur une mauvaise pente financière. Un joli cocktail pour faire angoisser la jeune femme. Vous ajoutez à cela un nouveau restaurateur qui l’agace, une petite voleuse dans sa boutique et Isa a l’impression que son quotidien explose.

Alors oui, Isa est un poil énervante. Elle a des réactions puériles par moment, excessives à d’autres, mais on l’aime comme ça. J’ai aimé son caractère, ses angoisses farfelues, ses habitudes alimentaires originales. J’ai aimé sa vision de l’amour, son attente du coup de foudre. J’ai aimé sa sincérité, sa fidélité en amitié, son enthousiasme, son courage. Les lecteurs ne pourront que l’aimer malgré ses petites défauts. Par contre j’ai été conquise dès les premières pages par Jens, le nouveau restaurateur. On ressent bien que derrière sa façade froide et distante, se cache un homme extra ! On sait très bien en commençant ce roman quelle en sera l’isseu, on l’espère en tout cas. Et c’est juste sympa et marrant de voir de quelle manière ils vont arriver à se rapprocher et toutes les galères qui les attendent. Un roman réconfortant et gourmand, et l’auteure vous glisse à la fin une recette « phare » du roman, que vous aurez juste envie de tester après avoir refermé le livre.

Isa a l’habitude de glisser dans un vase des petits papiers où elle note ses instants de bonheur. Alors si moi aussi j’avais ce vase, j’y glisserai sans nul doute un petit papier pour indiquer le bonheur que m’a procuré cette histoire.

 

(Merci à Mylène des éditions l’Archipel pour cette lecture)

 

 

Alice, Heidi Perks

 

Quatrième de couverture:

Une enfant disparaît. Deux versions du drame. Une seule vérité. Harriet avait confié sa fille à sa meilleure amie Charlotte pour un après-midi à la kermesse de l’école. Charlotte est persuadée de n’avoir quitté Alice des yeux qu’une fraction de seconde. Le temps pour la fillette de se volatiliser. Dévastée, Harriet ne peut plus envisager de revoir Charlotte. Elle ne lui fera sans doute jamais plus confiance. Mais elle n’aura pas le choix. Car, deux semaines plus tard, les deux femmes sont convoquées par la police pour être interrogées séparément. Il semblerait que chacune d’elles ait des choses à se reprocher…

L’avis de Lunatic :

Un roman sur une disparition d’enfant. Un thème que j’affectionne particulièrement. On pourrait s’imaginer lire toujours le même genre d’histoire, mais chaque auteur arrive à prendre ce prétexte pour nous faire des romans différents et ici encore ce thème est traité avec pas mal d’originalité.

Imaginez que vous confiez à votre amie votre fille durant la kermesse de l’école et que cette dernière disparaît. Tout est allé très vite, personne n’a rien vu. Imaginez alors quel va être l’état de votre relation avec votre amie. Imaginez l’état de détresse et d’angoisse de cette mère, surtout quand on sait qu’une autre disparation a eu lieu il y a quelques mois.
On comprend aisément la distance qui se crée, les reproches, la violence des sentiments. Alors que la mère de famille dévastée ne voulait plus voir son amie, elles se retrouvent au poste de Police. On assiste à leurs interrogatoires respectifs où la vérité va vite apparaître troublante et montrant nos deux héroïnes sous un nouveau jour.

Je me suis vraiment laissée happer par ce roman et son univers plein de noirceur, de rancœur, d’angoisse et de souffrance. Les personnages de ces deux femmes sont forts et en tant que maman j’ai pu m’identifier à elles et plonger au cœur du drame.
L’auteure use d’une plume rythmée, nous livrant une intrigue fluide. Un thriller psychologique comme j’aime beaucoup lire. Le récit nous est fait entre passé et présent et l’auteure a su me surprendre pendant le roman mais aussi dans son final plus que réussi à mes yeux.

 

D’ici la porte toi-bien, Carène Ponte

– Roman à paraître le 06/06/19 aux éditions Michel Lafon – 

Quatrième de couverture:

Le meilleur moyen d’alléger ses peines, c’est encore de les partager.

Avec son sable fin et son ciel azur, l’Avenue du Parc Resort and Spa est l’endroit idéal pour se remettre d’un coup dur. À condition de donner sa chance à la chance.
Alors que Samya tente de pardonner l’adultère de son mari, Alison aimerait oublier qu’elle s’est fait plaquer au pied de l’autel. Jessie s’est excusée mille fois pour le chat et le lave-linge, mais Jérémy est à bout : une pause s’impose. Apolline rêve d’un enfant qui ne vient pas. Quant à Mia, dix-neuf ans et déjà maman, elle se voit rejetée par sa famille. Geneviève, elle, perd peu à peu la mémoire.
Ensemble, elles vont libérer leurs émotions et s’apporter un soutien inattendu.
Avec au bout du chemin, un gain inestimable : l’espoir.

L’avis de Lunatic :

Si vous suivez ce blog, vous savez à quel point j’aime Carène Ponte!!! C’est en sautillant comme une gamine que j’ai sorti le livre de son enveloppe (en arrachant cette dernière au passage) pour découvrir l’exemplaire dédicacé de ce nouveau roman (Merci Carène). La couverture toute douce est super jolie vous ne trouvez pas?

J’aurai tellement de choses à dire sur ce roman, sur ces personnages, sur les situations que vivent nos héroïnes. Mais trop parler de ce roman, ça serait vous gâcher la rencontre avec ces 6 femmes. Une rencontre qui s’annonce chargée en émotions. Vous passerez par une multitude de sentiments différents. Vous allez rire, vous offusquer,  puis être attendri, rire à nouveau, être ému, être en colère, rire encore, pleurer, sautiller, rire toujours et aimer. Vous allez aimer ces 6 personnages et ceux qui les entourent. Vous allez peut-être comme moi détester un personnage et avoir envie de le noyer dans la piscine de L’avenue du Parc.

J’ai retrouvé ici l’écriture pleine d’humour de Carène Ponte que j’aime tant. Des chapitres fluides, courts, qui s’enchaînent et qui donnent un joli rythme au roman. Chaque chapitre est consacré à l’une des 6 héroïnes. Chacune est à un moment clé dans sa vie, les liens qui se créent, l’amitié qui naît leur permettra d’avancer dans leurs histoires loin d’être évidentes à supporter.  J’ai adoré retrouver Samya, que l’on avait rencontré dans son précédent roman (ainsi que Maxime et Audrey). Je pensais au début de ma lecture que l’une des héroïnes allait se démarquer dans mon cœur de lectrice, mais non! Chacune à leur manière ont su me toucher, me conquérir et je pense que l’on peut s’identifier un peu à chacune d’entre elles.

Je ne vois qu’un seul défaut à ce roman : les vacances sont passées trop vite. J’aurai bien rempilé pour encore quelques jours à l’avenue du parc en compagnie de Mya, Geneviève, Apolline, Samya, Alison et Jessie. Entre rires, cocktails, piscine, complicité et amitié.

Je me réjouis en me disant que cet automne, on va pouvoir lire un nouveau roman de Carène Ponte sur le thème de Noël. J’ai hâte.

(Merci à Camille des éditions Michel Lafon pour cette lecture)

Malgré nous…, Claire Norton

Quatrième de couverture :

1988. Après un terrible incendie, trois adolescents se jurent une amitié indéfectible.

20 ans plus tard, l’un d’entre eux perd sa femme, Marine, dans le vol Rio-Paris échoué en mer. Autour de Théo, Maxime et Julien répondent à nouveau présents. Soudés plus que jamais. Mais bientôt certains éléments troublants sèment le doute : Marine serait-elle encore vivante ? Si c’est le cas, pourquoi Théo reste-t-il sans nouvelles ? Quelle vérité cherche-t-on à dissimuler au jeune père de famille ? Un roman plein d’émotions au suspense addictif !