Les coeurs brisés ont la main verte, Abbi Waxman

Quatrième de couverture :

Chargée d’illustrer une encyclopédie botanique, Lili, graphiste de trente-quatre ans, se retrouve inscrite bien malgré elle, par sa boss, à un stage d’initiation à l’art du jardin.
Problème numéro un : Lili n’a jamais rien fait pousser d’autre que des mauvaises herbes. Problème numéro deux : cette timide et indécrottable citadine peine à quitter le cadre rassurant de son foyer depuis le décès de son mari adoré, trois ans plus tôt. Comment pourrait-elle affronter des inconnus armés de binettes et de râteaux ?
C’est chaussée de ses plus belles bottes en caoutchouc que Lili se résout à faire face à son destin. Non sans embarquer avec elle ses deux chipies de filles, et Rachel, sa soeur cadette drôle et sexy. Rempotage, compostage et arrosage… Alors que peu à peu les apprentis jardiniers se dévoilent, Lili ne va pas tarder à découvrir les incroyables vertus du terreau sur les coeurs brisés.

L’avis de Lunatic :

J’aurai pu passer complètement à coté de ce roman, et quel dommage. J’avoue que je ne suis pas fana de cette couverture. Trop de rouge ou de jaune, je sais pas, mais elle m’emballe pas. La 4ème de couverture n’est pas très séduisante, et pourtant à force de voir cette couverture j’étais curieuse de découvrir les aventures de Lili, et donner un sens à ce titre bien particulier. J’ai eu la chance d’être sélectionnée par Belfond pour lire ce roman parue dans leur collection Le cercle, et j’en suis ravie.

Ce roman c’est l’histoire de Lili, la trentaine, veuve depuis 3 ans. Un deuil difficile mais dont elle s’est relevée pour ses deux petites filles, avec l’aide de sa sœur Rachel. Lili, malgré ce drame, est une femme volontaire, rigolote, courageuse. Qu’est ce que je me suis marrée quand l’auteur retranscrit les arrières pensées qu’elle peut avoir dans certaines situations. Un sens de l’humour dont ses filles ont hérité et qui crée quelques scènes bien marrantes. Pour mener à bien une commande d’illustration d’un manuel de botanique, Lili va participer à des cours de jardinage. Activité où elle se rend à contre cœur qui, pourtant, va la mener à faire de belles rencontres. Au delà de l’humour, c’est un livre qui parle d’amitié, d’amour (son récit de la perte de son mari est très touchante), de culpabilité et de sacrifice.

Ravie car ce roman fut une réelle bouffée de bonheur. Je lisais en parallèle un roman (dont Madame Ourse vous parlera très bientôt) totalement à l’opposé, dur et touchant et revenir vers ce roman d’Abbi Waxman me permettait pour un temps d’oublier la noirceur de l’autre l’histoire. La lecture de ce roman m’a fait sourire, rire, et j’ai vraiment aimé chaque personnage qui compose cette histoire: Lili, ses deux filles, sa sœur Rachel, sa mère, ses collègues, les personnes qu’elle va rencontrer dans ce cours de jardinage. Entre chaque chapitre, l’auteur ajoutait des conseils de jardinage très instructif pour une novice comme moi qui ai débuté cette année mon potager, sans oublier sa touche d’humour.

Ma notation :

Un roman feel-good qui sent bon la lavande.

 

Merci aux éditions Belfond pour cette lecture.

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La plage de la mariée, Clarisse Sabard

Quatrième de couverture :

2015, Nice.Zoé, 30 ans, est en pleine dispute avec sa conseillère Pôle Emploi lorsque sa vie bascule. Ses parents viennent d’avoir un grave accident de moto. Son père est décédé sur le coup, sa mère est trop grièvement blessée pour espérer survivre, mais encore assez lucide pour parler. Elle va révéler à Zoé qu »elle lui a menti depuis toujours : l’homme qui l’a élevée n’est pas son véritable père. Elle donne un seul indice à sa fille pour retrouver son père biologique : « La Plage de la mariée ».

Après quatre mois de déni, Zoé finit par craquer et part à la recherche de la vérité. Elle atterrit en Bretagne et se fait embaucher dans une « cupcakerie » tenue par une ancienne psychologue franco-américaine, Alice. Dans ce salon de thé, plusieurs personnages se croisent et voient leurs destins se mêler, tandis que Zoé part à la recherche de son père et tente de comprendre pourquoi sa mère lui a menti durant toute ces années.

L’avis de Lunatic :

J’avoue qu’au début de ma lecture j’étais réticente, j’avais tellement aimé Les lettres de Rose que j’avais peur d’être déçue, de trouver ce roman moins bien, de ne pas retrouver ce que j’avais aimé dans son premier roman.
Ce titre est différent mais il est aussi très ressemblant et j’ai ainsi retrouvé tous les ingrédients que j’ai aimé chez cet auteur.

Ce roman c’est l’histoire de Zoé, une jeune trentenaire qui vient de vivre un drame. Ses parents ont été victimes d’un grave accident de moto et sa mère, juste avant de mourir, lui révèle que son père n’est pas son père biologique. Un seul indice la plage de la mariée. Zoé prend alors la décision de partir à la découverte de ses racines, de sa mère et de ce père qu’elle ne connaît pas. Direction la Bretagne là où sa mère a grandi, là où elle pense trouver réponse à ses questions. Son arrivée dans le petit village ne passe pas inaperçue. Elle fait très vite de jolies rencontres, se crée de nouveaux liens, de nouvelles amitiés et petit à petit retrace le parcours de sa mère, découvre les secret de famille jusqu’à un dénouement que j’avais bien envisagé au bout de quelques chapitres.

Qu’est-ce que j’ai aimé ce roman. Qu’est-ce que j’ai aimé Zoé. J’ai ri avec elle, j’ai pleuré avec elle, et moi aussi j’aurais voulu rencontrer Gaël, Alice, Georges, Hamza…Chaque personnage est attachant à sa manière. On y retrouve des thèmes comme la famille, les secrets de famille, l’amitié, l’amour, le besoin de savoir et de connaître d’où l’on vient, qui sont ceux qui nous ont précédé. Avec ce roman on s’ennuie pas, et en plus on voyage, comme Zoé on découvre la Bretagne, on ressent presque l’air marin qui effleure notre visage pendant notre lecture. Et si je vous dis qu’à chaque fois que je prenais mon ce livre en main j’avais envie de manger des cupcakes !
Difficile d’expliquer vraiment pourquoi j’aime la plume de Clarisse Sabard. Ce qui est sûr c’est qu’elle sait nous dépeindre des gens touchants, si vrais et qu’on rêverait d’avoir dans nos vies.

Ma notation :

Un jolie histoire qu’on quitte avec le sourire aux lèvres.

Le murmure du vent, Karen Viggers

Quatrième de couverture :

Quand Abby rencontre Cameron, tout en lui l’agace. Biologiste, elle arpente seule la vallée des monts Brindabella pour observer le comportement des kangourous. Il est un jeune journaliste en quête d’un article pouvant susciter la polémique.

Quand il cherche à la revoir, elle fait tout pour l’éloigner. Pourquoi prendrait-elle le risque d’être à nouveau blessée par la vie ?

Un jour, elle rencontre une vieille dame, Daphne, qui a passé sa jeunesse dans ces montagnes et vient régulièrement se ressourcer dans cette nature si chère à son cœur. Malgré leur différence d’âge, les deux femmes se rapprochent. Avec délicatesse, Daphne essaye de sortir Abby de son marasme. Leur amitié leur permettra peut-être enfin de se libérer du passé et de sourire à l’avenir ?

L’avis de MadameOurse :

J’ai déjà lu des romans qui se passent en Australie (Lettre à mon ravisseur, La dernière valse de Mathilda) et ça a été chaque fois un cadre géographique qui m’a enchantée. Ici, j’ai retrouvé les grands espaces, la nature sauvage et je dois dire que l’auteure sait écrire de belles descriptions.

On y est plongés  dès le départ et tout au long du roman de par le métier de biologiste qu’exerce Abby. J’ai appris des choses sur les kangourous et c’est vraiment sympa.

Ceci dit, j’ai eu un peu de mal avec cette lecture. D’abord, la partie liée aux kangourous et à leur surpopulation (ces animaux sont des hyperfertiles et ils n’ont malheureusement pas de quoi se nourrir !) est vraiment très présente. C’est une toile de fond du roman, avec le traitement médiatique et politique du problème qu’engendre cette surpopulation. Pour moi, ce sujet allait un peu trop loin pour un roman, j’ai trouvé ça intéressant mais pas passionnant donc ça a rendu par moments ma lecture longue.

A côté de ça, il y a les personnages. Et j’ai beaucoup aimé les 3 personnages principaux ! Daphne, la vieille dame, va nous faire voyager à travers les souvenirs de sa jeunesse et l’auteure a très bien imbriqué les flash back des souvenirs dans le roman. Il y a un point notamment que j’ai bien aimé c’est que cette petite mamie se raconte comme une jeune femme passionnée, qui a aimé, qui a laissé parlé ses instincts et son corps. J’aime bien quand la vieillesse ne vient pas rendre pudiques les gens. Ils ont été jeunes, ils ont vécu les mêmes choses que nous !

Il y a Cameron qui est le vrai mec bien de l’histoire. Il m’a touché cet homme car il se bagarre pour être présent aux côtés d’Abby en ayant conscience qu’elle le fuit, qu’elle ne veut pas s’engager dans une relation. Et Cameron va à la fois respecter cela et à la fois rester présent et patient.

Et enfin Abby, la femme moderne. On comprend assez vite qu’il y a quelque chose dans son vécu qui fait qu’elle se cloître, qu’elle préfère rester seule que prendre le risque de s’engager dans une relation. Ça m’a fait de la peine, on a envie de savoir ce qui lui est arrivé et on a surtout envie qu’elle dépasse tout ça, qu’elle laisse ses blessures derrière elle. Elle ne se dévoilera toutefois qu’à la toute fin du roman et piou, que c’est long !

Ma notation :

Une jolie lecture même si ne n’ai pas complètement adhéré et que le roman m’a semblé long. Mais une belle plume qui valait la peine d’aller au bout.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

De tes nouvelles, Agnès Ledig

Quatrième de couverture :

Anna-Nina, pétillante et légère, est une petite fille en forme de trait d’union. Entre Eric, son père, et Valentine, qui les a accueillis quelques mois plus tôt un soir d’orage et de détresse.

Maintenant qu’Eric et Anna-Nina sont revenus chez Valentine, une famille se construit jour après jour, au rythme des saisons. Un grain de sable pourrait cependant enrayer les rouages de cet avenir harmonieux et longtemps désiré.

L’avis de MadameOurse :

J’ai été déçue par cette lecture, j’ai retrouvé la plume bien typique d’Agnès Ledig et fait une overdose de philosophie à chaque paragraphe ! Tous les discours en sont truffés, les personnages ne se parlent pas (ou ne pensent pas) comme on le fait dans la vie de tous les jours. A chaque coin de phrase on est dans l’auto analyse et l’évocation de solutions pour le « mieux vivre ». Ce n’est pas réaliste du tout !! On peut avoir des personnages qui ont un attrait pour le développement de soi et qui se posent des questions à un moment donné de leur vie sur les événements qu’il traversent mais …. tous les personnages dont une petite fille de 7 ans non ce n’est pas crédible du tout !

A côté de ça, le monde d’Agnès Ledig est toujours aussi bisounours. Tous les personnages vont trouver un ami qui va leur tendre la main et les aider à avancer dans la vie. Ce serait merveilleux si ce monde là existait mais … ce n’est pas vraiment le cas hein !

Après le négatif, je dois quand même dire que l’histoire reste jolie, que le petit clan dessiné par Agnès Ledig est attachant. Le roman se lit bien, les événements que chacun vit s’enchaînent en douceur, la lecture est fluide. Bon la présentation de l’éditeur qui laisse entendre un dilemme dans la vie de Valentine est un peu bancale au final tellement ce petit caillou dans la chaussure de Valentine m’a paru peu de chose (et il n’est pas au cœur du roman)… Mais voilà, ne vous attendez pas à une intrigue mirobolante, il ne se passe pas grand chose de plus ici que dans la vie de tous les jours.

Ma notation :

Bof ! Je ne suis pas sûre d’avoir envie de lire le prochain Ledig…  En tout cas celui-ci, je l’oublierai vite.

Ne pleure pas, Mary Kubica

006

Quatrième de couverture :

Chicago, en ville. Esther Vaughan disparaît du jour au lendemain. Inquiète, Quinn, sa colocataire, prend conscience qu’elle ne sait rien d’Esther: celle-ci a toujours refusé de parler de sa famille, et laisse derrière elle un fouillis qui ne lui ressemble pas – en particulier une lettre qui instille le doute dans l’esprit de Quinn « sainte Esther », comme elle la surnomme, n’est peut-être pas la personne qu’elle croit…
Ailleurs, dans un petit port sur la rive du lac Michigan. Alex Gallo voit entrer une inconnue dans le café tranquille où il travaille. Le genre de jeune femme dont la beauté et le charme font qu’elle ne passe pas inaperçue et ne laisse pas indifférent. Alex a dix-huit ans; il se laisse envoûter en toute innocence…

Entre ces deux événements, Mary Kubica construit brique par brique une intrigue aussi époustouflante que celle de son précédent et excellent roman Une Fille parfaite. Sans effets superflus d’écriture et avec sobriété, l’air de ne pas y toucher… C’est une magicienne du suspense qui retourne comme un gant l’apparente simplicité des situations et des personnages. Elle vous attrape dès les premières pages, vous enveloppe dans le mystère, vous y égare, et vous laisse dans l’incertitude jusqu’à la fin. A quoi ressemblera le puzzle, une fois toutes les pièces assemblées? La réponse est juste avant le point final.

L’avis de MadameOurse :

Dans ce roman, on suit tour à tour Quinn dont la colocataire vient de disparaître et Alex qui mène une existence morne dans une petite ville des Etats Unis. Quinn va fouiner dans la vie de sa colocataire et découvrir de drôles de choses qui lui feront douter de leur amitié tandis qu’Alex va rencontrer une nouvelle venue qu’il appellera Pearl et qui égaiera un peu son quotidien ultra routinier entre un job pas passionnant et un père alcoolique.

Honnêtement, j’en ai marre des auteurs qui écrivent tous pareil à savoir une alternance de chapitres où on suit un personnage puis l’autre. Je suis lassée !! Cette facilité d’écriture censée pimenter la lecture ne marche plus du tout sur moi et je préfère largement un récit linéaire où les chapitres s’achèvent sur un événement fort ou à la fin de la journée des personnages.

En plus, le risque est grand à écrire comme ça qu’on n’accroche au cours de notre lecture qu’avec l’un des 2 personnages. Et bingo, autant j’ai apprécié Quinn qui m’a émue quand tous ses doutes vacillent sur ce qu’elle sait d’Esther sa colocataire autant je me suis ennuyée à lire Alex. Ben faut dire aussi que sa vie est carrément barbante et qu’on comprend un peu l’intérêt que provoque l’arrivée de Pearl, elle est un peu de nouveauté dans ces journées tristes…

Evidemment, on lit page après page sans aucun lien entre les 2 parties du roman et ça dure longtemps, très très longtemps. Les traits se tirent à la fin mais alors le suspense décrit par la 4ème de couv’ me semble vraiment exagéré. Je m’étais un peu doutée de ce qui allait être révélé, je n’ai pas pris de plaisir particulier à le découvrir, ça manquait peut être d’émotion. Et certains points auraient sans doute mérité d’être plus creusés.

J’ai achevé ma lecture hier soir et je n’ai toujours pas compris le pourquoi du titre… La couverture heureusement au final est plus parlante.

Ma notation :

Une lecture sympathique mais qui ne me marquera pas. Le récit des événements est assez plat et le suspense peu présent.

Merci à l’opération Masse Critique de Babélio et à Harper Collins de m’avoir permis de lire ce livre paru le 11 janvier.

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