L’année du flamant rose, Anne de Kinkelin

Quatrième de couverture :

Louise, Ethel, Caroline. Trois amies, joyeuses mais solitaires, partagent tout, leurs peines et leurs bonheurs, leur passion aussi pour les belles choses. Toutes trois sont des créatrices, des faiseuses de rêves, dans leurs ateliers qui se font face dans un passage parisien.

Louise, joaillière, crée des bijoux qui réjouissent le coeur et les yeux. Ethel, corsetière, réveille les sentiments et les sens des amoureuses éperdues (et des autres). Caroline, relieuse, redonne vie aux livres anciens, tout en rêvant la sienne. Toutes trois, passionnées, sont amoureuses de l’amour, mais celui-ci leur semble inatteignable…

Le jour où Louise s’entiche d’un flamant rose empaillé, superbe et quelque peu étrange, qu’elle installe dans son atelier, son regard sur la vie semble changer. Après sa rupture, elle est face à un défi : se relever, tenir debout, comme le flamant sur une patte, pour sa petite fille, Rose, malgré sa fragilité et les obstacles.

Cette année, les trois femmes sauront-elles trouver la force de se reconstruire ?

L’avis de Lunatic :

J’avais envie de lire ce roman pour deux raisons : sa couverture que je trouve très sympa, colorée et attrayante et aussi le fait qu’il a été publié par les éditions Charleston, qui dernièrement m’a apporté de bien jolies lectures.

Ce flamant rose, rapporté de vacances par une de nos trois héroïnes est un prétexte à un changement de vie, et malgré lui, il devient alors le témoin de ce renouveau. On a trois femmes dans ce roman, trois femmes aux doigts d’or dont les ateliers sont voisins. Une créatrice de bijoux, une spécialiste en lingerie et corset et la dernière qui redonne vie aux livres anciens. Ce roman c’est surtout une histoire d’amitié, de solidarité féminine. Elles vont toutes les trois s’épauler.

J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, imaginez qu’à la fin du roman je n’avais pas retenu ce que Caroline faisait dans son atelier. C’est bien la preuve que je n’ai pas réussi à rentrer dans ce roman. Puis pourquoi les hommes n’ont pas eu plus de place dans le récit? Pourtant le roman a tout pour plaire : le rythme est fluide, l’auteur distille de jolies touches d’humour, les thèmes sont variés et forts (amitié, couple, désir, …). Puis la fin qui n’en est pas une à mon sens a confirmé ma déception.

Ma notation :

Petite déception pour ce roman.

 

(Roman lu dans le cadre des Masse Critique Babelio)

 

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Les loyautés, Delphine de Vigan

Quatrième de couverture :

Les destins croisés de quatre personnages : Théo, enfant de parents divorcés ; Mathis, son ami, qu’il entraîne sur des terrains dangereux ; Hélène, professeure de collège à l’enfance violentée, qui s’inquiète pour Théo ; Cécile, la mère de Mathis, qui voit son équilibre familial vaciller. Une exploration des loyautés qui les unissent ou les enchaînent les uns aux autres.

L’avis de Lunatic :

Je n’ai jamais lu cette auteure, et je crois bien que c’est une belle erreur. Je n’avais pas prévu de lire ce roman, je l’ai eu entre les mains, j’ai lu les premières pages par curiosité et je n’ai pas pu le reposer. Dans ce roman, Delphine de Vigan fait alterner les confidences et le quotidien de 4 personnages: Théo, un garçon de 12 ans, qui vit en résidence alternée chez ses parents divorcés. Un jeune garçon mal dans sa peau, dans sa vie qui a trouvé du réconfort dans l’ivresse. Un jeu d’ivresse qu’il partage avec Mathis, qui lui vit en famille, une famille aimante et unie. On a Cécile, la mère de Mathis, qui nous dévoile les faux semblants de son couple et les failles de son quotidien. Et enfin, Hélène, professeur des garçons qui est persuadé que Théo est en danger, elle soupçonne une maltraitance familiale, dont elle même a été victime, et cela va tourner à l’obsession.

La narration est simple, le rythme est haché et vif, les pages s’enchaînent et l’on avance avec tension dans ces vies difficiles, témoin d’un enfant livré à lui même dont les parents n’ont pas réussi leur séparation, témoin d’une femme qui découvre son mari sous un nouveau jour. Ce livre est dur, sombre et il dérange le lecteur. Il est réussi! Et ce titre colle parfaitement au récit.

Ma notation :

Une lecture qui interroge et ne laisse pas indemne.

 

Danser encore, Julie de Lestrange

Quatrième de couverture :

Alexandre, Marco et Sophie connaissent une amitié de trente ans et autant d’amour, de blessures, de déceptions et de joies. Désormais adultes, confrontés au poids du quotidien et des responsabilités, à l’existence et ses tourments, sonne l’heure de faire des choix.
Mais que reste-il des certitudes lorsque le sort frappe au hasard ?
Juste un vertige, profond et déroutant, des liens indéfectibles, et parfois comme la nécessité de respirer, le besoin de danser et celui de s’aimer.

L’avis de Lunatic :

Ce n’est qu’après avoir fini le roman, que j’ai appris qu’il s’agissait d’une suite. Pourtant cela ne m’a aucunement dérangée dans ma lecture. On retrouve dans ce roman, les personnages déjà rencontrés dans Hier encore, c’était l’été. Dans ce roman, nos personnages sont trentenaires, plus ou moins installés dans leur vie professionnelle et familiale. Il y a Alexandre et Sophie, parents de deux enfants, qui en plein métro-boulot-dodo parisien doivent également gérer les fréquentes crises d’asthmes de leur fils. Marco, cousin de Sophie et meilleur ami d’Alexandre vit avec Pénélope mais refuse de lui faire un enfant. Autour d’eux gravitent la famille: Anouk la sœur d’Alexandre, les parents de chacun, et aussi les amis. Noyés dans leur quotidien, un événement tragique va tout bouleverser. Remise en question, changement de priorités, nouvelle vision de la vie, chacun va à sa manière être transformé par ce drame et agir en conséquence.

J’ai instantanément dès les premiers chapitres été conquise par les personnages. J’ai ressenti la détresse d’Alexandre face à la maladie de son fils, j’ai compris les choix de Pénélope, moins ceux de Marco. J’ai souffert avec eux, ri avec eux. Et Anouk, quelle femme! Imaginez qu’elle décide tout simplement de faire un mariage blanc pour éviter à un immigré d’être renvoyé chez lui. Et contre toute attente, elle réussi à convaincre ses proches de toute la bonté et l’humanité que signifie ce geste. Je n’arrivais pas à quitter nos personnages, j’ai lu ce roman d’une traite, profitant d’une journée pluvieuse. Ce roman est beau, l’écriture est sublime, pleine de poésie. Le titre me faisait penser à la sublime chanson de Calogero Danser encore, et ce roman y fait justement référence.

Danser encore.
Avancer toute voile dehors.
Et danser encore.
Envoyer valser la mort,
Dans le décor

Les paroles de cette chanson résument parfaitement l’idée du roman: vivons, profitons, ne pensons pas à la mort, elle nous rattrapera forcément, et ne gachons pas le temps qu’il nous reste.

Un roman véritable hymne à l’amour, à l’amitié. Je vais de ce pas me procurer le premier roman et j’espère bien que l’auteur a prévu de nous faire retrouver ses personnages dans un prochain roman.

Ma notation :

Un très bon roman difficile à refermer.

 

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(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

Miss Cyclone, Laurence Peyrin

Quatrième de couverture :

Coney Island, là où New York se jette dans la mer, est un endroit enchanteur l’été, avec sa fête foraine légendaire, et fantomatique l’hiver quand les manèges sont à l’arrêt. C’est là qu’Angela et June, 16 ans, ont grandi ensemble. Deux jeunes filles vives et joyeuses, que rien ne destinait à s’entendre, et que rien ne peut séparer.

Mais une nuit, la nuit où toute la jeunesse new-yorkaise pleure la mort de John Lennon, leur vie prend un tour inattendu : Angela, par un mélange de fatalisme et d’innocence, accepte de son petit ami ce qu’elle ne voulait pas vraiment. Parce qu’elle n’ose pas en parler à June, son silence devient un secret… Et leur destin
à toutes les deux en sera changé à jamais.

L’avis de Lunatic :

Miss cyclone c’est un roman sur l’amitié, mais aussi l’amour, sur les vies que l’on a, sur celles qu’elles auraient pu être si l’on avait fait d’autres choix, si l’on avait fait d’autres rencontres. Miss cyclone c’est Angela, elle doit ce surnom à Adam, rencontré en 1980 lorsqu’elle 16 ans, alors que tout le monde pleure John Lennon. 1980, en pleine insouciance dans sa jeunesse, elle partage ses rêves et envies avec Nick son petit copain mais surtout avec June, sa meilleure amie. 1980, l’année qui fera basculer Angela un peu trop vite dans le monde adulte. Angela est un personnage très attachant, tout l’oppose à June: la première est élevée par sa mère dans un quartier populaire, son père est mort. La seconde est issue d’une famille aisée et ses rêves sont bien différents de ceux de son amie.

Le roman est découpée en 4 parties pour 4 époques différentes: 1980, 1991, 1998 et 2001. Chaque partie fait référence à un événement marquant dans l’histoire des Etats-Unis. J’ai aimé également ces anecdotes historiques, ainsi que la description de New-York que Laurence Peyrin nous dresse. On est donc spectateur de l’évolution de nos 4 personnages, on voit se créer les familles, évoluer les liens d’amitié et on assiste aux doutes et diverses questions qui jalonnent la vie de nos 4 personnages. Au passage, l’auteure « oblige » son lecteur à se questionner, je me suis moi même demandée: Et si….? Où en serai-je aujourd’hui?

Chacun des personnages a su à un moment du roman m’agacer terriblement, et quand je rumine après un personnage, c’est que l’auteur a su m’embarquer totalement dans son récit. Un roman que j’ai aimé: j’ai aimé Miss cyclone et June, jalousant par moment leur amitié, j’aurai vraiment aimé rencontrer Nick pour lui dire ma façon de penser sur certains choix et juste envie de faire un gros câlin à Adam. J’ai aimé déambuler entre Coney Island et Manhattan.

Ma notation :

Un roman fort sur l’amitié qu’on referme avec un goût de trop peu.

Les coeurs brisés ont la main verte, Abbi Waxman

Quatrième de couverture :

Chargée d’illustrer une encyclopédie botanique, Lili, graphiste de trente-quatre ans, se retrouve inscrite bien malgré elle, par sa boss, à un stage d’initiation à l’art du jardin.
Problème numéro un : Lili n’a jamais rien fait pousser d’autre que des mauvaises herbes. Problème numéro deux : cette timide et indécrottable citadine peine à quitter le cadre rassurant de son foyer depuis le décès de son mari adoré, trois ans plus tôt. Comment pourrait-elle affronter des inconnus armés de binettes et de râteaux ?
C’est chaussée de ses plus belles bottes en caoutchouc que Lili se résout à faire face à son destin. Non sans embarquer avec elle ses deux chipies de filles, et Rachel, sa soeur cadette drôle et sexy. Rempotage, compostage et arrosage… Alors que peu à peu les apprentis jardiniers se dévoilent, Lili ne va pas tarder à découvrir les incroyables vertus du terreau sur les coeurs brisés.

L’avis de Lunatic :

J’aurai pu passer complètement à coté de ce roman, et quel dommage. J’avoue que je ne suis pas fana de cette couverture. Trop de rouge ou de jaune, je sais pas, mais elle m’emballe pas. La 4ème de couverture n’est pas très séduisante, et pourtant à force de voir cette couverture j’étais curieuse de découvrir les aventures de Lili, et donner un sens à ce titre bien particulier. J’ai eu la chance d’être sélectionnée par Belfond pour lire ce roman parue dans leur collection Le cercle, et j’en suis ravie.

Ce roman c’est l’histoire de Lili, la trentaine, veuve depuis 3 ans. Un deuil difficile mais dont elle s’est relevée pour ses deux petites filles, avec l’aide de sa sœur Rachel. Lili, malgré ce drame, est une femme volontaire, rigolote, courageuse. Qu’est ce que je me suis marrée quand l’auteur retranscrit les arrières pensées qu’elle peut avoir dans certaines situations. Un sens de l’humour dont ses filles ont hérité et qui crée quelques scènes bien marrantes. Pour mener à bien une commande d’illustration d’un manuel de botanique, Lili va participer à des cours de jardinage. Activité où elle se rend à contre cœur qui, pourtant, va la mener à faire de belles rencontres. Au delà de l’humour, c’est un livre qui parle d’amitié, d’amour (son récit de la perte de son mari est très touchante), de culpabilité et de sacrifice.

Ravie car ce roman fut une réelle bouffée de bonheur. Je lisais en parallèle un roman (dont Madame Ourse vous parlera très bientôt) totalement à l’opposé, dur et touchant et revenir vers ce roman d’Abbi Waxman me permettait pour un temps d’oublier la noirceur de l’autre l’histoire. La lecture de ce roman m’a fait sourire, rire, et j’ai vraiment aimé chaque personnage qui compose cette histoire: Lili, ses deux filles, sa sœur Rachel, sa mère, ses collègues, les personnes qu’elle va rencontrer dans ce cours de jardinage. Entre chaque chapitre, l’auteur ajoutait des conseils de jardinage très instructif pour une novice comme moi qui ai débuté cette année mon potager, sans oublier sa touche d’humour.

Ma notation :

Un roman feel-good qui sent bon la lavande.

 

Merci aux éditions Belfond pour cette lecture.