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Les loups-garous d’Argentine, Jérémy Wulc

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Quatrième de couverture :

Flic émérite, Arnaud Shimansky connaît pourtant une mauvaise passe. Sur la sellette depuis plusieurs mois, il tente de sortir la tête de l’eau. Mais le sort s’acharne puisqu’il apprend le décès de son grand-père, héros de la famille, rescapé d’Auschwitz. Alors qu’il aide ses parents à vider la maison du défunt, il fait une découverte surprenante… et plus que dérangeante. Finalement, sa suspension tombe à pic. Arnaud peut partir à la recherche de la vérité.

L’avis d’Audrey :

Connait-on vraiment notre famille ? Ce que l’on sait du passé est-il vraiment la vérité ? Les certitudes d’Arnaud Shimansky vont voler en éclats à la mort de Simon son grand-père. Alors que dans sa vie professionnelle tout est bancal, il prend du temps pour vider avec son père la maison de son grand-père. Il va trouver dans le grenier, des objets qui l’interrogent. Il sait que sa famille a connu l’horreur de la seconde guerre mondiale, l’internement et que seul son grand-père est revenu des camps. Il connait cette histoire, le numéro tatoué sur l’avant bras de Simon. Et pourtant, ses découvertes le tracassent. Il sent que quelque chose cloche, qu’il lui manque une vérité.

Arnaud se lance alors dans des recherches, qui vont l’amener à dévoiler des mensonges et remettant tout en cause. Sa quête va le mener en Argentine. La bas, il aura les réponses à toutes ses questions. Est-il seulement prêt à découvrir l’horreur ? Et surtout, ne se met-il pas en danger à trop fouiller le passé ?

Un roman hyper addictif que j’ai lu rapidement, avec une intrigue au rythme rapide, des chapitres brefs mais assez intenses. L’auteur enchaine les révélations avec des retours entre passé et présent qui font vite avancer l’histoire. L’enquête avance un peu vite, Arnaud progresse bien facilement et on comprend un peu trop aisément ce qu’il va découvrir en Argentine. Mais pourtant, Jérémy Wulc garde quelques petites surprises pour la fin de son roman.

Ma notation:

Un roman chouette, qui se lit bien et qui divertit comme un bon film. Que demander de plus !

Trente secondes avant de mourir, Sébastien Theveny


Quatrième de couverture :

Pour que des vies basculent, il suffit parfois d’une seconde. New York, 2018.Assis dans une salle d’embarquement de l’aéroport de La Guardia, Tom Brady observe les autres passagers, autant d’anonymes ignorant tout de son terrible Thanksgiving 2015. Impossible d’oublier ce fameux jeudi ! Une journée noire, agitée, tendue, qui cache d’effroyables secrets mais aussi une vérité glaçante, dérangeante, dont les racines puisent bien plus loin dans le passé…À cet instant, Tom est loin d’imaginer qu’il ne lui reste que trente secondes avant de mourir.

L’avis d’Audrey :

Avec mon abonnement Amazon Prime, j’ai accès à plusieurs ebook en libre accès, et on y trouve quelques romans plus que sympa. Je vais d’ailleurs charger mon application Kindle de quelques titres pour les vacances qui approchent.

Je suis tombée sur le « pitch » de ce roman qui m’intriguait. On sait qu’il reste à notre héros moins d’une minute à vivre. Le compte à rebours de notre histoire commence. On fait sa rencontre, on comprend qu’il a vécu un drame un jour de novembre 2015, et l’on se demande bien quel peut être le lien avec sa mort prochaine.

On fait la rencontre d’autres personnages, partageant quelques moment de leurs vies. Des histoires attachantes et prenantes, qui vont s’imbriquer ensemble et à la manière d’un effet domino, vont entrainer diverses répercussions. De 1988 à 2018, chaque acte, chaque décision va avoir son importance.

Même si j’ai trouvé quelques maladresses dans l’écriture, l’auteur a su me captiver avec ce roman proche d’un thriller. C’est addictif et j’ai eu besoin de savoir rapidement où le final allait nous mener. Et quand je lis les dernières pages d’un roman en ruminant après l’auteur car il m’a eu en beauté, c’est juste une lecture réussie pour moi. Et je peux dire que j’ai pesté contre Sébastien Theveny de m’avoir ainsi bernée.

Ma notation:

Une jolie découverte que cet auteur avec ce roman très addictif.

Dans le faisceau des vivants, Valérie Zenatti

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Quatrième de couverture :

Le 4 janvier 2018, la mort d’Aharon Appelfeld plonge sa traductrice, Valérie Zenatti, dans un véritable état de choc. Car leur relation n’était pas seulement celle d’un écrivain et de sa traductrice. C’était aussi celle d’un vieil homme et d’une jeune femme, de deux amis qui se parlaient sans cesse. De quoi parlaient-ils ? D’écriture, de langues, d’amour, d’animalité, d’enfance. De la terreur d’être traqué. Ils partageaient aussi quelques silences.
Ne pouvant se résoudre à perdre cette voix dont l’écho résonne en elle, Valérie Zenatti cherche à la saisir par tous les moyens, suivant une trajectoire qui la conduira jusqu’en Ukraine, à Czernowitz, la ville natale d’Aharon.

L’avis d’Audrey :

Je connaissais Valérie Zenatti, l’auteure. Mais je ne connaissais pas son travail de traductrice, et j’ignorais tout du lien si particulier qu’elle entretenait avec Aharon Appelfeld.

Janvier 2018, alors qu’elle s’apprête à monter dans un avion qui doit l’amener à Tel-Aviv, Valérie voit passer une notification d’info annonçant la mort de l’écrivain. C’est précisément lui qu’elle allait voir. C’est le choc et la sidération pour elle. Au delà de la tristesse, elle ne se sent pas légitime à montrer son abattement face à cette perte, ne voulant pas occulter le drame que doit ressentir la famille d’Aharon.

Et pourtant, cette disparition va avoir une vraie répercussion dans son quotidien. C’est cela que l’auteure nous livre dans ce roman. Elle va nous parler de l’homme qu’elle a connu, des liens, de leurs échanges, de leur complicité dans le travail. Puis elle va surtout nous parler de l’homme. De son histoire, son enfance, de son village natal, où elle se rendra pour s’imprégner d’avantage de cet homme si précieux pour elle, de son âme.

Quel roman! Quelle lecture! tout en retenue et en émotions, la plume de Valérie Zenatti, délicate et tendre rend un vibrant hommage à Aharon Appelfeld et à leur rencontre.

Ma notation:

Une histoire d’affection, d’amour et d’évidence entre deux êtres. Bouleversant.

Photo Babelio.com

Le maître du haut chateau, Philip K. Dick

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Quatrième de couverture :

En 1947 avait eu lieu la capitulation des alliés devant les forces de l’axe. Cependant que Hitler avait imposé la tyrannie nazie à l’est des Etats-Unis, l’ouest avait été attribué aux japonais.

Quelques années plus tard la vie avait repris son cours normal dans la zone occupée par les nippons. Ils avaient apporté avec eux l’usage du Yi-King, le livre des transformations du célèbre oracle chinois dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Pourtant, dans cette nouvelle civilisation une rumeur étrange vint à circuler. Un homme vivant dans un haut château, un écrivain de science-fiction, aurait écrit un ouvrage racontant la victoire des alliés en 1945…

L’avis d’Audrey :

S’il y a bien un genre dont on ne vous parle quasiment jamais avec Laure, c’est la Science-fiction. Pourtant, j’ai un petit faible pour les récits d’uchronie. Vous savez, les histoires qui partent d’un point historique réel, mais qui en modifient les événements, et bien souvent avec des conséquences négatives.

Avec ce roman écrit dans les années 60 par le grand génie de la SF, Philip K.Dick, la fin de la seconde guerre mondiale est complétement différente de ce que l’on connait. Les allemand et les japonais en sont les grands vainqueurs. Les USA ont tout perdu de leur splendeur, et le pays est coupé en deux. C’est dans ce nouvel ordre mondial que l’on va rencontrer plusieurs personnages: japonais, américains, juifs… La plupart des gens se sont accomodés de ce nouveau quotidien, jusqu’à la lecture d’un livre: « The Grasshopper lies heavy ». Un livre écrit par un mystérieux auteur, et dans leque il affirme que les Allemands n’ont pas gagné la guerre comme tous semblent le croire.

Une histoire assez folle, avec une multitudes de personnages, de point de vue et d’actions. L’écriture amène beaucoup de recul avec l’histoire. Le récit peut paraitre assez froid dans l’ensemble et le lecteur prendra pas mal de distance avec les personnages je pense. On ne s’y attache pas et surtout on ne peut pas s’y identifier, tant ils vivent dans un monde noir et terrifiant, dans lequel on ne voudrait jamais se retrouver.

J’ai beaucoup accroché à cette histoire, avec ce double procédé, une uchronie dans un roman uchronique. On pourrait presque s’y perdre, c’est par moment un peu lent, mais l’ensemble est néanmoins très bien expliqué et mis en scène. Surtout, ne vous arrêtez pas aux premiers chapitres qui pourraient vous donner envie de stopper votre lecture. Insistez un peu, car lire ce roman est vraiment une expérience de lecture à ne pas rater, rien que pour faire connaissance avec le style de l’auteur.

Ma notation:

La réédition chez J’ai lu d’un classique à découvrir.

Un cri d’amour au centre du monde, Kyoichi Katayama

Quatrième de couverture :

Qu’advient-il de l’amour quand l’être aimé disparaît ?
Sakutaro et Aki se rencontrent au collège dans une ville de province du Japon. Leur relation évolue de l’amitié à l’amour lorsqu’ils se retrouvent ensemble au lycée. En classe de première, Aki tombe malade. Atteinte de leucémie, elle sera emportée en quelques semaines.
Sakutaro se souvient de leur premier baiser, de leurs rendez-vous amoureux, du pèlerinage en Australie entrepris en sa mémoire. Quel sens donner à sa souffrance ? Comment pourrait-il aimer à nouveau ?

 Ma notation :

Sublime et inoubliable !