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Le livre de raison, Jacques Attali


livre de raison

Quatrième de couverture :

Chez les Chardin, au seuil de la mort, il est de coutume d’adresser une lettre à ses enfants, à la fois bilan et héritage, transmettant les secrets de famille. Ces lettres forment un « Livre de Raison » qui raconte l’histoire de la lignée.

L’avis d’Audrey :

Connaissez vous l’existence des livres de raison ? Un livre contenant diverses données (comptables, administratives, familiales…), qui se transmet de génération en génération. Véritable trésor d’une lignée familiale. Je ne connaissais pas du tout, et j’adhère plutôt bien à cette idée de transmission, de souvenirs et d’anecdotes qu’on va écrire et qui va rester pendant des années dans la mémoire collective d’une famille.

Dans cet ouvrage, Jacques Attali met en lumière la famille Chardin, à travers les lettres que les diverses successions d’héritiers s’adressent, quelques jours avant de mourir. et qui vont constituer leur livre de raison. C’est une famille fictive, mais qui va se lier à la grande Histoire. On va ainsi traverser avec eux les années et les soubresauts de l’Histoire sur 6 générations.

La famille va s’élever socialement, et comme dans chaque clan, il va y avoir des déchirements. Ici on retiendra surtout l’opposition très marquée de deux frères : Paul et François. Le premier est un médecin, aux idées libertaires et sociales tandis que le second, musicien frôle avec les idées antisémites de son époque.

J’ai aimé ce roman épistolaire, l’idée de traverser en compagnie de la famille Chardin plus d’une siècle d’Histoire. L’ensemble se lit très bien, la qualité de plume de Jacques Attali que je découvre, est indéniable. Je ne me suis pas ennuyée, mais j’ai trouvé l’ensemble un peu superficiel, manquant de nuance : le bien face au mal, le gentil frère et le méchant. Et la multitude de thèmes traités faisait un peu beaucoup pour une seule famille.

Ma notation:

La destinée d’une famille plaisante à lire, pour un petit voyage dans notre Histoire. J’ai aimé malgré quelques lassitudes dans ma lecture.

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(Merci à Stéphane de chez 20 minutes pour cette lecture)

Sous un grand ciel bleu, Anna Mc Partlin

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Quatrième de couverture :

La chaleureuse, la merveilleuse et bordélique famille Hayes est de retour !

Sous un grand ciel bleu, Rabbit a rendu son dernier souffle. Elle était leur fille, leur sœur, leur mère. Elle était leur soleil. Comment, dans cette famille d’ordinaire si loufoque, retrouver goût à la vie ? Davey l’a promis à sa sœur: il prendra Juliet avec lui. Mais comment s’occuper d’une enfant de douze ans quand le seul engagement qu’on a eu dans sa vie, c’est un abonnement au magazine Rolling Stone? Comment garder la foi, quand on a perdu un enfant? Chacun à sa manière, les Hayes vont tenter de surmonter leur chagrin. À chaudes larmes ou à grands rires, la résilience en souriant…

L’avis de Laure :

J’avais découvert Les derniers jours de Rabbit Hayes en 2019 et ça n’avait pas été une lecture qui m’avait émue autant que je ne m’y attendais. Pourtant, j’étais contente de retrouver la famille Hayes, à présent en plein deuil après le décès de Rabbit.

Le climat familial est à l’identique du premier roman, cette famille déchirée par un drame avec chacun sa façon de réagir, de se reconstruire et de tenter d’avancer. L’attachement aux personnages est très fort, le côté tribu qui unit la famille et leurs amis de toujours nous porte tout au long de la lecture. C’est une ambiance que j’ai beaucoup aimée. Bien sûr, tout n’est pas rose parce qu’ils sont malheureux. Molly, la mère de Rabbit sera celle qui aura le plus de mal à s’en remettre. Et la petite Juliet qui a perdu sa mère m’a énormément touchée, quelle difficulté de se retrouver avec un nouveau parent, dans une nouvelle vie, à cet âge charnière déjà si difficile qu’est l’adolescence.

J’ai pris plaisir à voir tous les personnages aller vers de nouveaux événements de leur vie, parce qu’il faut bien avancer et qu’ils ont le droit d’être heureux. J’ai aimé ce que que l’auteure réserve à Davey et Marjorie dont on voit notamment venir les rebondissements dans leur histoire, j’ai été touchée par Jack qui a bien du mal à comprendre les choix de Grace qui est désormais sa fille unique quand Lenny lui aussi peine à accepter les choix de sa femme.

L’histoire est vraiment prenante, la construction du roman où chaque chapitre nous fait suivre un personnage différent est parfaite pour évoquer le deuil et la reconstruction sous toutes ses facettes. Un bien joli roman !

Ma notation :

Une belle lecture mais qui doit vraiment être lue après Les derniers jours de Rabbit Hayes pour pouvoir tout comprendre des liens entre les personnages.

60 secondes de bonheur, Bruno Combes

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Quatrième de couverture :

DEUX ADULTES QUI S’INTERDISENT D’AIMER
DEUX ADOLESCENTS QUI SE DÉCOUVRENT

Décembre 1999, la tempête du siècle dévaste la forêt des Landes.
Au milieu du chaos, Elena et Sébastien tentent de faire face à leur passé. Leurs enfants, Océane et Maxime, malgré les peurs, ne comptent pas renoncer à leurs rêves.

Et si d’un drame pouvait surgir le renouveau et l’espérance ?

L’avis d’Audrey :

Prêt pour un petit retour en arrière? Direction la fin des années 90. Alors que la France entière se prépare à vivre le bug de l’an 2000, le pays est touché par une tempête terrible avec les conséquences dont on se souvient tous. Elena est alors sur les routes landaises pour rejoindre Maxime, son fils, afin de réveillonner en famille. Une visite surprise, pour cette mère qui se consacre essentiellement à son activité professionnelle à Londres. La tempête fait rage, et Elena se trouve en mauvaise posture. Elle va être secourue par Sébastien, un menuisier bourru mais généreux qui va ramener la jeune femme chez lui. Elle va ainsi passer quelques jours avec lui et sa fille, Océane.

Mais la tempête ne gronde pas seulement dans le ciel. Les coeurs et les raisons de nos personnages vont être ébranlés par tout ces événements. Elena et Sebastien, que tout oppose, marqués par des non-dits et des rancoeurs familiales vont doucement se rapprocher. Tout est à portée de main pour eux, et pourtant, ils ne se laissent pas la chance d’être heureux. Le destin va s’en mêler, et l’on se languit d’arriver à la fin de ce roman, souhaitant un happy end pour nos deux personnages.

Un roman tout doux, très bienveillant avec un quatuor de personnages forts et attachants. J’ai beaucoup aimé Maxime et Océane, ces deux ados, qui montrent beaucoup de maturité et d’intelligence. J’ai été touchée par la peur et l’indécision d’Elena. Elle qui assure tant d’un point de vue professionnel, doute tellement d’elle même et refuse d’admettre ce qui ferait son bonheur.

Une histoire qui nous donne envie d’oser, envie de croire en nous, envie de se laisser aller à nos désirs profonds. Chaque chapitre commencent par des pensées, comme des mantra ou pensées philosophiques qui nous invitent à s’interroger. Le titre est intriguant, pourquoi 60 secondes de bonheur? Il va falloir vous plonger dans ce roman pour savoir, et promis, le bonheur que vous procurera ce roman durera bien plus qu’une minute.

Ma notation:

Un roman qui fait du bien, qui fait sourire. Je le referme, avec l’envie d’aller me promener sur les dunes, et de sentir l’odeur des pins, comme un doux refuge ressourçant et apaisant.

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(Merci à Michel Lafon pour la lecture)

Sur mes épaules tu bâtiras ton monde, Julien Aime

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Quatrième de couverture :

Professeur de français passionné, Louis est le plus heureux des hommes depuis que sa femme Anna lui a annoncé qu’elle attendait leur premier enfant.
Tout à leur joie, ils partagent la bonne nouvelle avec leurs proches, se plongent dans les listes de prénoms, l’aménagement de la chambre du bébé… Mais leur bonheur est de courte durée : quelques semaines plus tard, on diagnostique à Louis une leucémie foudroyante.
Engagé dans une course contre la maladie, Louis fait la promesse à Anna d’être un père présent quoi qu’il arrive. Mais comment accompagner son enfant sur le chemin de la vie s’il est physiquement absent ?

L’avis d’Audrey :

Cette collection Instants suspendus que nous propose les éditions Archipel porte vraiment bien son nom. Avec ce roman, le temps s’est arrêté pour moi. J’ai commencé ce roman, sans pouvoir le reposer. J’ai tout quitté quelques heures, délaissée ma vie pour entrer dans celle de Louis et Anna. J’ai vécu les premiers instants de bonheur, au moment où Anna apprend à Louis qu’il va être papa. J’ai vécu les moments de doutes et l’effroi face à l’annonce terrible de la maladie de Louis.

9 mois pour préparer l’arrivée du bébé, c’est aussi 9 mois de traitements, de douleurs et de peurs pour Louis. Alors que le couple s’apprête à accueillir la vie, c’est aussi la mort qui s’invite chez ce couple. Alors pour créer le lien avec ce bébé à venir, Louis va lui écrire, se filmer. Se raconter et lui dire a quelle point il l’aime déjà. Et que dire d’Anna, son pilier, qui ne vas jamais flancher et qui est capable de mener de front sa grossesse et la maladie de l’homme qu’elle aime. Quelle force!

Comment ne pas s’attacher à ces personnages, à ce couple qui s’aime tellement et que la vie déchire. Cette vie que l’on trouve si injuste. L’écriture de Julien Aime est simple et franche, et cette sobriété suffit à porter cette histoire. Malgré la noirceur du thème, il sait user d’humour à travers la répartie de Louis. Une manière d’alléger l’ensemble e l’histoire.

J’ai été complètement bouleversée par ce roman. Pas de besoin de milles mots pour vous convaincre de lire ce roman. Lisez-le, et vibrez à votre tour pour cette famille si attachante.

Ma notation:

Un roman bouleversant et émouvant.

archipel

(Merci à Mylène pour la lecture de ce roman)

Elianne, Judy Nunn

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Quatrième de couverture :

L’avis de Laure :

Moins d’un an après Sous le ciel de Maralinga, les éditions Faubourg Marigny nous offrent un nouveau grand roman de Judy Nunn.  Si vous n’aimez pas les histoires longues et qui prennent leur temps, passez votre chemin parce que Judy Nunn ne sait raconter qu’ainsi, en nous montrant tous ses personnages, en nous contant les divers événements de leurs vies pour mieux nous cueillir avec un final inattendu.

Elianne, c’est l’épouse de Big Jim, celle qu’il a tant aimée qu’il a décidé de donner son nom à la plantation de cane et à l’usine qui feront son succès. Lorsqu’ils se marient, Ellie voit son avenir en rose. Et pourtant, dans ses carnets que découvre sa petite fille Kate, c’est une autre facette du couple qu’elle découvre. Nous lecteurs, nous cernons assez vite ce personnage. Le patriarche tant adulé. Celui que son petit fils vénèrera encore, marchant dans ses pas. Il faut être à la hauteur de Big Jim et de la destinée familiale qu’il a construite. Et si, pour Kate et ses frères, il était temps de s’affranchir du poids du passé familial ? Le temps d’aller de l’avant, pour eux, vivre tel qu’ils le souhaitent et non pas tel qu’on leur demande de vivre ?

Judy Nunn m’a eue avec ce roman, que je lisais sans trop savoir quoi en penser, me disant que certains détails semblaient superflus au récit. Que nenni ! Car tout se rejoint, tout s’éclaire à la lueur de la dernière révélation, celle qui va forcer la famille à regarder son histoire d’un tout autre œil. Un final comme on les adore, qui nous fait changer de perspective, qui force les personnages à se remettre en question et qui éclaire de manière grandiose la destinée de toute la famille.

La thématique traitée est forte et la toute dernière scène du roman ne pourra que vous toucher en plein cœur. Alors, tentés ?

Ma notation :

Un grand roman. A découvrir sans hésiter.

(Merci aux éditions Faubourg Marigny pour cette lecture)