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Mais qui a tué Marc Voltenauer?, Xavier Michel

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Quatrième de couverture :

Septembre 2019 au Livre sur les quais. Alors que la manifestation bat son plein, le roi du polar Marc Voltenauer est retrouvé mort dans le port de Morges. L’inspecteur Philibert Ramuz, célibataire bedonnant et arrière-petit-neveu de Charles Ferdinand, est chargé de l’affaire. Secondé par sa collègue Greta Palud, il jubile de pouvoir mêler son travail et sa passion pour la littérature. Au fil de l’enquête, de nombreuses personnalités du monde littéraire défilent : Nicolas Feuz, Quentin Mouron, Pascal Schouwey, Amélie Nothomb, Guillaume Rihs, Alexandre Jardin, Marie-Christine Horne… Mais qui a tué Marc Voltenauer ?

L’avis d’Audrey :

Un roman sous forme de pastiche littéraire, qui nous mène dans une enquête en plein cœur d’un salon du livre en Suisse. Mais qui a tué Marc Voltenauer ? Vous savez, cet auteur de thriller genevois. C’est la question que se pose l’inspecteur Ramuz, après que l’on ait découvert le corps de l’auteur.

Avec un humour certain et de jolis clin d’œil au monde littéraire, notre inspecteur se retrouve à interroger Nicolas Feuz, Amélie Nothomb et d’autres auteurs. On découvre les coulisses de ce salon, on assiste aux folles soirées entre auteurs ou éditeurs. Bref, une vraie incursion dans le petit monde du livre sur les quais.

J’imagine le plaisir que ce doit être pour Xavier Michel d’imaginer une telle histoire. En tout cas, en tant que lectrice, j’en ai pris du plaisir à lire ce roman qui se fiche de tous avec bienveillance et second degré.

Et en refermant ce livre, je n’ai qu’une envie, enfin me plonger dans un roman de notre trépassé de fiction, Marc Voltenauer.

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Le secret de la cité sans soleil, Gilles Legardinier

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Quatrième de couverture :

Près de huit siècles après sa chute, la forteresse de Montségur n’a toujours pas livré son secret. Quel est donc ce fabuleux trésor que Templiers et cathares ont protégé au prix de leur vie ? Quel inestimable savoir rapporté des confins du monde cachent encore les entrailles du vénérable nid d’aigle ? Quelques hommes que rien ne destinait à vivre cette aventure vont devoir exhumer d’urgence cet héritage avant qu’il ne tombe aux mains de ceux qui veulent en faire l’instrument du chaos. Pour avoir une chance de réussir, il va leur falloir résoudre les énigmes, affronter l’inconnu, et surtout survivre aux pièges… Contre la montre, confrontés à ceux qui les menacent, ils n’ont pas d’autre choix que d’achever ce que leurs prédécesseurs ont commencé en 1244…

L’avis de Laure :

Je suis extrêmement attachée à Gilles Legardinier. En partie depuis mon coup de cœur pour Le premier miracle dont je ne cesserai jamais de vous parler (cf mon édition unique du roman sur la photo). En partie aussi depuis ma rencontre avec l’homme attachant, humain, généreux. Je pourrai l’écouter pendant des heures. Je sais toujours en le lisant que je vais retrouver dans ses écrits son talent, sa passion et son humanité. Alors je ne me lasse pas.

Je lis très peu de romans d’aventure, peut-être parce que j’en connais peu. Et pourtant j’adore ça. C’est entrainant, instructif, prenant, on referme toujours ces livres avec des savoirs nouveaux. Ici, Gilles Legardinier nous replonge dans la richesse des templiers et des cathares. Une richesse faite d’or mais aussi et surtout de savoirs. C’est sous le château de Montségur que nous avons RDV avec le héros du roman et son ami Nathan.

Deux groupes opposés vont s’affronter avec l’enjeu pour Nathan et son ami de sauvegarder le savoir de l’époque avant que le groupe opposé ne fasse main basse dessus avec toutes les mauvaises intentions qui les animent. Mais pour cela il va falloir trouver les mystérieuses caches si bien pensées par leurs ancêtres.

Ce que j’aime c’est qu’on est dans un roman contemporain qui traite de l’histoire, c’est beaucoup plus plaisant à lire qu’un roman purement historique sur la même époque et il y a ce côté aventure plein de rebondissements, les mystères des découvertes qui amène un rythme très plaisant. Je suis quand même restée un peu sur ma faim car j’attendais une montée crescendo du roman qui n’a pas eu lieu, les rebondissements sont là mais ça ne va pas de plus en plus fort. Vous allez le droit de dire que je suis exigeante ! 😉

D’autres romans d’aventure du même genre à conseiller ? Vous avez déjà lu les thrillers de Gilles Legardinier ?

Ma notation :

Une bonne lecture.

Les ravissantes, Romain Puértolas

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Quatrième de couverture :

Que s’est-il réellement passé en mars 1976 dans la petite ville de Saint Sauveur, en Arizona ?
C’est la question à laquelle tente de répondre le journaliste Neil Sheehan, confronté à une énigme qui divise la population : la disparition, sans mobile apparent, de plusieurs adolescents. Tandis que le shérif Liam Golden met tout en œuvre pour résoudre l’affaire, les mères des disparus accusent une communauté de marginaux qui s’est installée un an plus tôt dans les parages. Et pendant ce temps, d’étranges lumières apparaissent les nuits sans lune et la tension continue de monter entre les deux camps…

L’avis d’Audrey :

Arizona, au cœur des seventies : 3 disparitions d’adolescents affolent la ville de St Sauveur. Fugues, enlèvements, meurtres sauvages ? On ne sait rien et surtout il n’y a aucune piste pour expliquer cela, ni aucun lien entre ces 3 jeunes. Et si la secte présente pas loin de la ville n’y était pas pour rien ? C’est sur tout cela que va devoir enquêter le shérif Liam Golden et son équipe.

L’auteur nous a habitué depuis plusieurs romans à se moquer de nous, à nous tromper pour notre plus grand plaisir. Ainsi, j’ai commencé cette lecture en voulant décortiquer chaque scène, chaque phrase. J’ai essayé de ne me fier à aucun personnage, imaginant que tout n’était que faux semblant. Et cela a peut-être un peu gâché mon plaisir de lecture.

On avance dans l’intrigue, par des chapitres donnant voix à plusieurs personnages. On admire la force de ces mères, prêtes à tout pour retrouver leurs enfants. Le récit peut vite devenir addictif, mais j’avoue que j’ai eu du mal avec de trop nombreux détails qui frisent la caricature. Un roman à lire comme on regarderait un bon film très USA, mais malheureusement ça n’a pas accroché avec moi. Je n’ai jamais réussi à voyager jusqu’en Arizona.

J’attendais un final détonnant comme il nous avait habitué, et ici, tout est retombé comme un soufflé. Tout ça pour juste cela. Mouais….

Ma notation:

J’ai refermé ce roman déçue. Un titre pas fait pour moi, mais nul doute que le prochain saura me reconquérir. J’espère!

La carte postale, Anne Berest

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Quatrième de couverture :

« La carte postale est arrivée dans notre boîte aux lettres au milieu des traditionnelles cartes de voeux. Elle n’était pas signée, l’auteur avait voulu rester anonyme. Il y avait l’opéra Garnier d’un côté, et de l’autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942. Vingt ans plus tard, j’ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale, en explorant toutes les hypothèses qui s’ouvraient à moi. »

L’avis d’Audrey :

Je pense que vous êtes nombreux à avoir lu, ou vu passer ce roman depuis sa sortie l’été dernier. J’ai enfin sorti ce titre de ma PAL, et ce fut une expérience de lecture particulière.

Ce roman, c’est l’histoire d’une carte postale. Une carte reçue en 2003, et qui réapparait des années plus tard chez Lélia, la maman d’Anne. Pourquoi Anne ne l’avait jamais vue ? Qui est l’auteur de cette carte qui ne contient que 4 mots ou plutôt 4 noms : Ephraïm, Emma, Noémie et Jacques. Il s’agit des ascendants d’Anne, tous morts en 1942 à Auschwitz.

Cette missive va obséder Anne et elle va ressentir le besoin d’enquêter sur cette carte. C’est le moment de comprendre un peu mieux qui est sa famille, de remonter leurs traces et de délivrer peut-être quelques secrets.

Si j’ai eu un peu de mal avec la première partie, dans laquelle on fait la connaissance de cette famille, de leur histoire, j’ai ensuite été complétement happée par cet ouvrage, et l’intrigue très énigmatique qui s’en dégage. On avance doucement dans les recherches avec Anne, et il est impossible de savoir qui est l’auteur de cette carte et surtout si on le saura vraiment. Un roman qui traite forcément de sujets douloureux, qui hantent cette famille, et c’est vraiment le moment pour l’auteure d’interroger son propre rapport au fait d’être juif, dans sa famille où l’on ne parlait pas et ne pratiquait pas la religion.

J’ai trouvé que ce livre était très touchant et émouvant. Il impose quelques questions et je retiens surtout cette idée de transmission, de répétition et de culpabilité. C’est vraiment un témoignage utile, un devoir de mémoire familial et universel.

Ma notation:

Un roman témoignage captivant et poignant. Il ne faut pas hésiter une seule seconde à le lire.

L’ombre du renard et l’engrenage du mal, Nicolas Feuz

L’avis d’Audrey :

L’ombre du renard, c’est la seconde enquête du procureur suisse Jemsen, et quel plaisir de le retrouver. Et puisque j’aime les lectures immersives, j’ai embarqué ce roman lors d’un séjour à Neuchâtel, une façon de marcher dans les pas des personnages du roman. Mais je ne suis pas restée en Suisse, car ce roman nous embarque également sur l’ile de beauté, au sein d’un clan pas très net, en Corse.

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Il va être question de mafia, de trésor nazi, de toxicomane retrouvé mort, du passé et du présent. Tout pour rendre fou Jemsen et sa greffière  Flavie.

Ce que j’ai aimé, c’est ce mélange de fiction qui emprunte quelques éléments au réel pour nous livrer une intrigue passionnante et sacrément divertissante. Avec Nicolas Feuz, on ne s’encombre pas de détails ou de long passages sans intérêt. Tout est rapide, net et précis. Et pourtant, le récit est complexe, avec des intrigues différentes  que l’on va doucement relier entre elles.

Difficile de ne pas enchainer avec la suite de cette série, mais j’ai patienté quelques semaines, gardant bien au chaud le 3e tome de cette série, et j’ai profité d’un nouveau séjour chez les helvétes pour lire L’engrenage du mal.

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On reste en Suisse, à La chaux de Fond où l’on trouve Jemsem et ses deux acolytes de choc. La patte de Nicolas Feuz, avec des chapitres brefs et percutants restent sa marque de fabrique dans ce 3e tome. Pas d’ennui, on va à l’essentiel dans une enquête que j’ai trouvé plus percutante que les précédentes. Une famille vit un drame en pleine activité de loisir, un prisonnier s’évade de sa cellule. Et c’est parti pour un roman assez violent et qui vous promet quelques surprises.

Ma notation:

Vous l’aurez compris, j’ai un petit faible pour le procureur Jemsem, qu’il me tarde de retrouver dans Brume Rouge.