La ballade de l’enfant gris, Baptiste Beaulieu

Quatrième de couverture :

Jo’, étudiant en médecine de 24 ans, se rend ce dimanche dans la chambre de Noah, un petit garçon de 7 ans qui se demande pourquoi sa mère ne vient jamais le voir. Ce jour-là, une déchirure se produit, qui poussera Jo’ à partir en voyage jusqu’au bout du monde, accompagné d’un petit fantôme. Il part sur les traces d’une femme mystérieuse.

L’avis de MadameOurse :

Mais qu’est ce que je vous ai bassinées avec ce livre hein ! Et ben ça y est, un an après sa sortie je l’ai enfin lu. Pour info d’ailleurs, si cela vous intéresse, le format poche est à paraître le 21 février 2018 aux éditions Le livre de poche.

Dernièrement, j’ai vu le roman dans la bibliothèque de ma ville au rayon ados. J’étais surprise car il ne me semblait pas que le roman soit orienté jeunesse et après lecture j’avoue qu’il y a des passages qui me semblent pas très appropriés aux jeunes mais bon… Si vous l’avez lu vous en pensez quoi ?

Le roman raconte de façon un peu décalée comment Jo se retrouve avec le fantôme d’un enfant qui le suit partout. Cet enfant est l’un de ses patients atteint de leucémie et on va découvrir son histoire alternant des chapitres avant et après le décès de l’enfant. Très vite, Jo va se retrouver en quête de la mère de l’enfant pour apaiser l’âme de No et le laisser partir en paix.

On se retrouve donc dans un roman qui nous fait voyager en Italie d’abord et en Israël ensuite, un roman plein de secrets et de ficelles que Jo va délier les unes après les autres. J’ai trouvé le début du roman assez lent, je n’ai pas été captivée de suite. Puis, les révélations tombent et bon, moi qui adore ces histoires de secrets en général, je voulais tout savoir ! Et l’histoire est jolie, c’est assez bizarre car on suit au début un enfant délaissé à l’hôpital et ne voyant que très peu sa mère et puis on découvre une jeune femme extrêmement empathique et on ne comprend pas pourquoi elle a ce rôle de « mauvaise » mère.

Je ne m’attendais pas du tout au contenu des révélations qui sont faites et puis en fait je me suis dit mais bien sûr, c’est Baptiste Beaulieu, je le suis sur les réseaux sociaux donc j’en sais un peu sur le personnage public qu’il est et ce roman est complètement en adéquation avec l’humain qu’il est. Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler l’histoire mais je crois que si vous appréciez l’auteur et les combats qu’il mène, l’histoire devrait vous toucher.

Ma notation :

Un joli roman et le plaisir d’avoir découvert un auteur qui sait raconter une histoire pleine d’humanité, de combats et de sens. Je trouve aussi que c’est un auteur qui écrit de manière moderne et décalée.

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Les yeux de Sophie, Jojo Moyes

Quatrième de couverture :

Paris, 1916. Sophie Lefèvre doit prendre soin de sa famille alors que son mari part pour le front. Quand la ville tombe entre les mains de l’armée allemande, au milieu de la Première Guerre mondiale, Sophie est contrainte de faire le service tous les soirs à l’hôtel où réside la Wehrmacht. À l’instant où le nouveau commandant découvre le portrait qu’Édouard a fait de sa femme, cette image l’obsède. Une dangereuse obsession qui menace la réputation, la famille et la vie de Sophie, et va la conduire à prendre une terrible décision.

Un siècle plus tard, à Londres, Liv Halston reçoit ce portrait en cadeau de la part de son mari avant de recueillir son dernier soupir. Sa vie est bouleversée de plus belle lorsqu’une rencontre de hasard lui permet de découvrir la véritable histoire de ce tableau.

L’avis de MadameOurse :

J’ai commencé à lire Jojo Moyes seulement cette année, à force d’en entendre parler. J’ai débuté par son roman phare à succès Avant toi et sa suite Après toi. Et puis, lorsque j’ai vu sur Netgalley que le nouveau roman de l’auteure était proposé en avant première, j’ai de suite cliqué pour le solliciter après un rapide coup d’oeil à la quatrième de couverture.

Lorsque j’ai débuté ma lecture, je ne me souvenais pas trop de l’histoire que j’allais découvrir et ça m’allait bien pour me lancer en me laissant surprendre. J’avais seulement retenu que le roman se passait lors de la 1ère guerre mondiale. On suit en effet Sophie et sa soeur Hélène en 1917, dans un petit village de la Somme sous l’occupation allemande. Toutes deux sont mariées et vivent seules dans l’hôtel restaurant de la famille qu’elles tiennent au mieux malgré les restrictions alimentaires en attendant le retour de leurs époux du front. J’ai de suite beaucoup aimé le personnage de Sophie, femme de caractère, passionnée, aimante, altruiste. Très vite, les 2 soeurs vont se retrouver contraintes de fournir chaque soir les repas de la garnison allemande qui occupe leur village sous la direction du Kommandant.

Cet homme va repérer le tableau qui donne son titre au roman : Les yeux de Sophie, portrait de Sophie peint par son époux Edouard, un jeune artiste. Sophie et le Kommandant auront alors des conversations sur l’art en général, avec toujours une certaine dose de méfiance de la part de Sophie, contrainte de subir la présence de l’ennemi chez elle. Je n’en dis pas plus sur la destinée de Sophie mais, évidemment, il va y avoir quelque chose qui ne va pas se passer comme prévu, et la destinée de la jeune femme va devenir bien sombre.

J’étais tellement prise dans le roman, dans la vie de Sophie, que j’ai été un peu surprise lorsque, à un quart du roman, on change d’époque et de personnage. Ben oui mais on le savait avec la quatrième de couverture, sauf que moi j’en avais tout oublié.

C’est donc à ce stade qu’on découvre Liv, jeune femme ayant perdu son mari. Elle est la propriétaire du tableau Les yeux de Sophie. A travers Liv, Jojo Moyes nous raconte une belle histoire d’amour que j’ai trouvé très jolie à lire. Mais aussi, il va y avoir tout un combat autour du tableau car Liv se verra accusée d’être détentrice d’une œuvre d’art volée par les allemands. On entre alors dans toute une enquête car Liv va se battre pour conserver son tableau. Et la suite du destin de Sophie nous est également racontée en alternance avec les chapitres modernes.

C’est une lecture qui m’a beaucoup plu, Jojo Moyes a un talent pour nous embarquer dans son histoire, j’ai aimé la façon dont elle alterne les époques qui change de l’habituel un chapitre / une époque. A travers un siècle, elle lie ainsi autour du tableau 2 femmes qui n’ont rien à voir et elle en tire une très belle histoire. Il m’a toutefois manqué quelques points de détails que j’aurais aimé voir évoqués dans le roman comme un explicatif de ce qui est arrivé au mari de Liv, décédé très jeune.

 

Ma notation :

J’ai adoré ! Un très beau roman que je vous recommande vivement.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

 

Livia Lone, Barry Eisler

Quatrième de couverture :

Enquêtrice spécialisée dans les crimes sexuels au sein de la police de Seattle, Livia Lone connaît parfaitement les monstres qu’elle pourchasse. Vendue par ses parents thaïlandais avec sa petite sœur Nason à des trafiquants d’être humains, isolée et maltraitée dès son arrivée aux États-Unis, seule la perspective de retrouver un jour sa sœur lui a permis de survivre à son adolescence.

Elle l’a cherchée sans relâche, en s’efforçant désormais d’envoyer tous ces prédateurs derrière les barreaux. Ou, lorsque ce n’est pas possible, six pieds sous terre.

Le jour où un nouvel indice réveille l’espoir de retrouver Nason et de mettre la main sur leurs ravisseurs, Livia devra devenir plus qu’un flic ou un justicier. Elle devra revivre les horreurs du passé, et s’en prendre à l’un des hommes les plus puissants du gouvernement américain, en dévoilant une machination d’une perversion inimaginable.

La lutte semble déséquilibrée, mais Livia a deux atouts : son amour inconditionnel pour Nason et une soif insatiable de vengeance.

L’avis de MadameOurse :

Pour changer un peu, me voici dans la lecture d’un thriller. Et quel thriller, un très bon page-turner à l’héroïne originale et attachante. Nous faisons la connaissance de Livia dès les premières pages du roman alors qu’elle va se trouver en danger après avoir fait la connaissance d’un homme dans un bar. Celui-ci est en fait un prédateur sexuel qui compte bien satisfaire ses désirs, que Livia le veuille ou non. Et puis, gros rebondissement, Livia est en fait une jeune femme experte en arts martiaux et va terrasser son attaquant. Et d’ailleurs, ce n’est pas par hasard qu’elle s’est retrouvée face à cet homme, tout était parfaitement calculé…

On plonge ensuite dans l’histoire d’avant de Livia alors qu’elle était une jeune adolescente thaïlandaise répondant au nom de Labee. Vendue par ses parents avec sa sœur, celle-ci va se retrouver sur un bateau en partance pour les Etats Unis. Maltraitée par les hommes qui sont à bord du bateau, les 2 sœurs vont être séparées. Et Labee deviendra Livia, adoptée par un homme influent, M. Lone, qui sera tout aussi maltraitant envers elle. La jeune fille n’aura de cesse de se battre pour retrouver sa sœur. Heureusement, elle va petit à petit faire des rencontres positives et s’entourer de personnes « saines » qui lui permettront de devenir enquêteur de police.

Je me suis énormément attachée à Livia, à la volonté farouche qu’elle a de s’en sortir. Elle restera aussi toujours méfiante dans toutes ses interactions sociales et ne fera jamais confiance à personne. Le thème du trafic d’êtres humains qui est au cœur de ce roman est très intéressant, je l’ai trouvé bien traité et bien amené.

En alternance, le récit passe des chapitres d’avant à ceux de maintenant qui ont construit la Livia adulte telle qu’elle est. J’ai un peu pensé en lisant la jeune femme adulte à l’héroïne de Millenium, Lisbeth. Mais le fait que l’on plonge dans l’enfance de Livia, dans ses failles et dans son vécu dur, m’ont adouci le ressenti brut du personnage des premières pages du roman qui fait un peu peur.

La partie thriller du roman, consacrée à l’enquête que Livia va mener pour savoir ce qui est arrivé à sa sœur est, elle aussi, bien ficelée, prenante, intéressante et l’enchaînement des choses est très bon. J’ai beaucoup aimé cette découverte d’un auteur que je ne connaissais pas, je n’hésiterai pas à le relire.

Ma notation :

Un très bon thriller qui m’a captivée et que j’ai lu très vite, presque sans le lâcher.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

L’édition française de ce roman est à paraître chez Amazon Crossing le 4 juillet 2017.

Agatha raisin enquête : la quiche fatale, M.C Beaton

Quatrième de couverture :

Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d’une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s’ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l’arbitre de la compétition s’effondre et Agatha doit révéler l’amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l’assassin. Agatha Raisin, c’est une Miss Marple d’aujourd’hui. Une quinqua qui n’a pas froid aux yeux, fume comme un pompier et boit sec. Sans scrupule, pugnace, à la fois exaspérante et attendrissante, elle vous fera mourir de rire !

L’avis de MadameOurse :

J’ai découvert ce livre par hasard en flânant dans les rayons de mon espace culturel et le côté saga avec une femme rigolote et décalée m’a donné envie. Il y a déjà 6 tomes de parus et une adaptation TV est en tournage.

Agatha Raisin quitte sur un coup de tête Londres et son emploi dynamique pour aller s’enterrer dans un petit village après l’achat d’un joli cottage. Oui s’enterrer parce que finalement c’est comme ça qu’elle va le vivre ! Très vite, elle s’ennuie ! Elle n’aura aucun mal à se lier avec les habitants du village mais la vie là bas n’est pas très rythmée. Alors, elle participe aux activités qui sont proposées, des activités très 3ème âge qui vont l’occuper mais …. ça m’a ennuyée sûrement autant qu’elle !

Lors du concours de la meilleure quiche, elle veut marquer les esprits et se faire aimer des gens du village donc … elle triche en achetant une quiche chez un traiteur londonien réputé ! Manque de bol, cette quiche sera l’origine d’un empoisonnement mortel pour un habitant du village. L’enquête de la police conclura à un accident mais, je ne sais trop pour quelle raison, Agatha va enquêter sur cette affaire. J’ai trouvé ça étrange en fait parce que l’auteure n’amène pas de vraie raison qui justifie qu’Agatha se lance dans une telle enquête mis à part le fait que ça l’occupe bien ou alors que ça lui permet de déterrer les petits secrets des uns et des autres… Et puis en soi, toute l’enquête est assez plan plan, normal ce roman n’est pas un thriller plein de suspense. Vous allez donc apprendre qui couche avec qui, qui est un voleur, qui ceci ou qui cela. Mouais…

Au final bien sûr, l’enquête se tient, les vérités sont dévoilées, c’est solide, rien d’absurde ou autre mais voilà quoi moi ça ne m’a pas passionnée. Le climat général du roman ne m’a pas charmée, je n’ai pas trouvé la femme dynamique, drôle que je m’attendais à trouver en Agatha. Et le côté très « petites histoires de petit village où il n’y a rien à faire » ne m’a vraiment pas plu.

Ma notation :

Je n’ai pas tellement apprécié. Je ne lirai donc pas les autres tomes. Je suis juste curieuse du succès que pourra avoir (ou non?!) la série TV.

La dernière des Stanfield, Marc Lévy

Quatrième de couverture :

Ma vie a changé un matin alors que j’ouvrais mon courrier. Une lettre anonyme m’apprenait que ma mère avait commis un crime trente-cinq ans plus tôt.
L’auteur de cette lettre me donnait rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore et m’ordonnait de ne parler de cette histoire à personne.
J’avais enterré Maman à Londres au début du printemps ; l’été s’achevait et j’étais encore loin d’avoir fait mon deuil.
Qu’auriez-vous fait à ma place ?
Probablement la même erreur que moi.

Eleanor-Rigby est journaliste au magazine National Geographic, elle vit à Londres.
Un matin, en rentrant de voyage, elle reçoit une lettre anonyme lui apprenant que sa mère a eu un passé criminel.
George-Harrison est ébéniste, il vit dans les Cantons-de-l’Est au Québec.
Un matin, il reçoit une lettre anonyme accusant sa mère des mêmes faits.
Eleanor-Rigby et George-Harrison ne se connaissent pas.
L’auteur des lettres leur donne à chacun rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore.
Quel est le lien qui les unit ?
Quel crime leurs mères ont-elles commis ?
Qui est le corbeau et quelles sont ses intentions ?
Au cœur d’un mystère qui hante trois générations, La Dernière des Stanfield nous entraîne de la France occupée à l’été 44, à Baltimore dans la liberté des années 80, jusqu’à Londres et Montréal de nos jours.

L’avis de MadameOurse :

Je ne pouvais pas passer à côté de la sortie du nouveau roman de Marc Lévy (qui tombait pile comme il fallait pour mon anniversaire). J’aime cet auteur et je n’ai même pas besoin de me faire convaincre par la quatrième de couverture pour avoir envie de lire son dernier titre. J’ai donc acheté le roman sans tarder pour m’y plonger dès que possible.

Le roman nous raconte l’histoire des Stanfield à travers 3 générations et donc les voix successives des membres de la famille. Il y a Hanna et Robert que l’on suit d’abord en France sous la 2nde guerre mondiale puis à New York où ils reconstruisent leur vie. Il y a Sally-Anne et May, 2 amies dans les années 80. Et il y a Eleanor-Rigby et George-Harrison qui ne se connaissent pas mais qu’un corbeau anonyme fera se rencontrer à Baltimore.

Les époques s’alternent au cours du récit et l’on fait très vite les liens entre les différents personnages, je ne crois pas que Marc Lévy ait voulu créer ici un suspense fort. Je pense qu’il a semé vraiment consciemment des indices qui nous feraient deviner les grandes lignes. Les détails que l’on ne devinerait pas nous sont dévoilés petit à petit au cours de l’enquête que vont mener Eleanor et George en 2017 sur le passé de leurs mères.

J’ai absolument adoré les passages de l’histoire ancienne d’Hanna et Robert sous l’occupation nazie. C’est pas un secret, j’aime tellement cette période de l’histoire que lorsqu’un chapitre qui leur était consacré se terminait j’en étais bien déçue. Et pourtant je n’avais pas du tout adhéré avec Les enfants de la liberté sur le même thème.

J’ai trouvé le roman prenant, l’évolution dans l’enquête est plaisante et fluide. Les interactions entre George et Eleanor sont touchantes et truffées d’humour.

J’aime également beaucoup les romans sur les secrets de famille donc Marc Lévy est tombé sur ce que je préfère dans les romans et il n’y avait pas de prise de risque dans cette lecture. Le final m’a plu tout autant que le reste du roman.

Ma notation :

J’ai beaucoup aimé comme presque toujours avec Marc Lévy. Autant l’an dernier avec L’horizon à l’envers qui abordait un thème scientifique très précis, je me disais que le roman ne plairait pas à tous, autant pour celui-ci, vous pouvez foncer ! Et lisez quand même L’horizon à l’envers s’il vous fait envie, moi je l’avais adoré et il est sorti en poche il y a peu.