7 lettres, Olivia Harvard

Quatrième de couverture :

« Si tu trouves cette lettre, c’est que j’ai accompli mon travail avec succès :
Colton Crest n’est plus qu’un souvenir, un corps sans vie, une coquille vide.
Tu aurais pu le sauver. Mais tu ne l’as pas fait.
J’ai écrit six autres lettres et les ai cachées dans six endroits différents. Chaque lettre contient une confession. À la fin de la dernière, tu sauras qui je suis.
Prends ton temps.
Moi j’ai tout le mien. »

L’avis de Lunatic :

Ce roman est clairement à destination des « young adult ». Et pourtant, j’ai aimé ce texte, cette intrigue assez originale. Eliott s’inquiétait de la disparition de son meilleur ami, Colton Crest lorsqu’il réapparait au bout d’un mois. Où était-il, qu’a t-il fait? Tout reste mystérieux. On pourrait imaginer que Colton va donner toutes les réponses, mais Eliott va le retrouver mort, noyé ! Le jour des funérailles, il découvre une lettre dépassant d’une des poches de Colton. Commence alors un jeu d’énigmes qui doit le mettre sur la piste du tueur.

Dès le début j’ai été charmée par le personnage d’Eliott. Un jeune homme sympathique, assez mature et intelligent, bouleversé par la mort de son ami. Il prend cette histoire de lettres au sérieux et y voit un moyen de venger son ami. Petit à petit, les pièces d’un puzzle morbide se met en place. Il sera épaulé dans sa quête par Cass, sa soeur et ancienne petite amie de Colton. Il acceptera leur aide tout en voulant les préserver et les éloigner du danger.

Alors oui, je n’ai pas été happée par ce thriller comme je peux l’être avec d’autres titres, mais j’ai trouvé ce roman très réussi. Je vous l’ai déjà dit bien souvent, quand un auteur arrive à me surprendre avec un twist final que je n’avais pas vu venir pour moi le contrat est conclu! Ici, Olivia Harvard m’a apporté un final auquel je ne m’attendais pas et j’ai adoré !

Ma notation :

Un thriller réussi et plaisant à lire.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

 

 

 

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La tristesse des éléphants, Jodi Picoult

Quatrième de couverture :

Jenna avait trois ans quand a inexplicablement disparu sa mère Alice, scientifique et grande voyageuse, spécialiste des éléphants et de leurs rituels de deuil. Dix années ont passé, la jeune fille refuse de croire qu’elle ait pu être tout simplement abandonnée. Alors elle rouvre le dossier, déchiffre le journal de bord que tenait sa mère, et recrute deux acolytes pour l’aider dans sa quête : Serenity, voyante extralucide qui se prétend en contact avec l’au-delà ; et Virgil, l’inspecteur passablement alcoolique qui avait suivi – et enterré – l’affaire à l’époque. Habilement construit et très documenté, La Tristesse des éléphants est un page-turner subtil sur l’amour filial, l’amitié et la perte.

L’avis de MadameOurse :

Ce livre me faisait envie depuis sa parution en janvier dernier. J’ai profité qu’il soit parmi la liste du Prix littéraire des chroniqueurs web pour le lire.

C’est une lecture dans laquelle je suis entrée tout doucement. Je n’ai pas de suite été plongée passionnément dans l’histoire. Par alternance de chapitres, on fait connaissance avec Jenna, une ado qui a perdu sa mère et qui va tout faire pour enquêter afin de la retrouver. Elle va rencontrer 2 personnes pour l’aider dans sa quête : Serenity une voyante ayant eu son heure de gloire et Virgil le flic qui était en charge de l’enquête lors de la disparition d’Alice. Et puis l’auteure nous amène aussi à la découverte du passé d’Alice, scientifique passionnée des éléphants. Dans ces chapitres, il est question en partie de la vie d’Alice mais aussi beaucoup de l’étude du comportement des éléphants. Ces passages m’ont faire repenser à un roman lu l’an dernier. Il y est aussi question du comportement animalier. Et vu que ce n’est pas un roman que j’avais apprécié, je m’attendais au pire pour La tristesse des éléphants d’autant que j’étais à un stade de ma lecture où je me disais « bof, oui ok et après? ».

Mais il est finalement question dans tout le roman de la capacité des éléphants à ressentir des émotions, émotions que l’on qualifierait d’humaines car peu d’animaux peuvent éprouver ces émotions qui semblent propres à l’homme. Et j’ai bien apprécié ces passages que j’ai trouvé très intéressants et bien amenés.

Ceci dit, vous me direz, et alors quel lien avec la disparition d’Alice et la quête de Jenna ? Aucun je crois… Mais petit à petit, l’auteure nous intrigue dans cette enquête ou peu de choses collent. Pourquoi cette mère aurait-elle disparu en abandonnant sa fille ? Quel rapport avec la femme retrouvée morte piétinée par un éléphant sur les terres du refuge ? Qu’en est-il du rôle du père dans cette affaire ? Où est Alice ? Après une première moitié du roman assez longue à se mettre en place, les révélations s’accélèrent et je me suis prise au jeu de faire des hypothèses.

Puis on arrive au moment où les 2 récits se croisent entre l’histoire d’Alice et l’enquête menée par Jenna. Et le final est chouette, je ne m’y attendais pas du tout, une belle surprise.

Bon par contre, je ne vois pas le lien entre cette couverture (que j’aime beaucoup néanmoins) et l’histoire…

Ma notation :

Un roman dont la première partie m’a semblé bien longue mais que j’ai néanmoins apprécié.

La ballade de l’enfant gris, Baptiste Beaulieu

Quatrième de couverture :

Jo’, étudiant en médecine de 24 ans, se rend ce dimanche dans la chambre de Noah, un petit garçon de 7 ans qui se demande pourquoi sa mère ne vient jamais le voir. Ce jour-là, une déchirure se produit, qui poussera Jo’ à partir en voyage jusqu’au bout du monde, accompagné d’un petit fantôme. Il part sur les traces d’une femme mystérieuse.

L’avis de MadameOurse :

Mais qu’est ce que je vous ai bassinées avec ce livre hein ! Et ben ça y est, un an après sa sortie je l’ai enfin lu. Pour info d’ailleurs, si cela vous intéresse, le format poche est à paraître le 21 février 2018 aux éditions Le livre de poche.

Dernièrement, j’ai vu le roman dans la bibliothèque de ma ville au rayon ados. J’étais surprise car il ne me semblait pas que le roman soit orienté jeunesse et après lecture j’avoue qu’il y a des passages qui me semblent pas très appropriés aux jeunes mais bon… Si vous l’avez lu vous en pensez quoi ?

Le roman raconte de façon un peu décalée comment Jo se retrouve avec le fantôme d’un enfant qui le suit partout. Cet enfant est l’un de ses patients atteint de leucémie et on va découvrir son histoire alternant des chapitres avant et après le décès de l’enfant. Très vite, Jo va se retrouver en quête de la mère de l’enfant pour apaiser l’âme de No et le laisser partir en paix.

On se retrouve donc dans un roman qui nous fait voyager en Italie d’abord et en Israël ensuite, un roman plein de secrets et de ficelles que Jo va délier les unes après les autres. J’ai trouvé le début du roman assez lent, je n’ai pas été captivée de suite. Puis, les révélations tombent et bon, moi qui adore ces histoires de secrets en général, je voulais tout savoir ! Et l’histoire est jolie, c’est assez bizarre car on suit au début un enfant délaissé à l’hôpital et ne voyant que très peu sa mère et puis on découvre une jeune femme extrêmement empathique et on ne comprend pas pourquoi elle a ce rôle de « mauvaise » mère.

Je ne m’attendais pas du tout au contenu des révélations qui sont faites et puis en fait je me suis dit mais bien sûr, c’est Baptiste Beaulieu, je le suis sur les réseaux sociaux donc j’en sais un peu sur le personnage public qu’il est et ce roman est complètement en adéquation avec l’humain qu’il est. Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler l’histoire mais je crois que si vous appréciez l’auteur et les combats qu’il mène, l’histoire devrait vous toucher.

Ma notation :

Un joli roman et le plaisir d’avoir découvert un auteur qui sait raconter une histoire pleine d’humanité, de combats et de sens. Je trouve aussi que c’est un auteur qui écrit de manière moderne et décalée.

Les yeux de Sophie, Jojo Moyes

Quatrième de couverture :

Paris, 1916. Sophie Lefèvre doit prendre soin de sa famille alors que son mari part pour le front. Quand la ville tombe entre les mains de l’armée allemande, au milieu de la Première Guerre mondiale, Sophie est contrainte de faire le service tous les soirs à l’hôtel où réside la Wehrmacht. À l’instant où le nouveau commandant découvre le portrait qu’Édouard a fait de sa femme, cette image l’obsède. Une dangereuse obsession qui menace la réputation, la famille et la vie de Sophie, et va la conduire à prendre une terrible décision.

Un siècle plus tard, à Londres, Liv Halston reçoit ce portrait en cadeau de la part de son mari avant de recueillir son dernier soupir. Sa vie est bouleversée de plus belle lorsqu’une rencontre de hasard lui permet de découvrir la véritable histoire de ce tableau.

L’avis de MadameOurse :

J’ai commencé à lire Jojo Moyes seulement cette année, à force d’en entendre parler. J’ai débuté par son roman phare à succès Avant toi et sa suite Après toi. Et puis, lorsque j’ai vu sur Netgalley que le nouveau roman de l’auteure était proposé en avant première, j’ai de suite cliqué pour le solliciter après un rapide coup d’oeil à la quatrième de couverture.

Lorsque j’ai débuté ma lecture, je ne me souvenais pas trop de l’histoire que j’allais découvrir et ça m’allait bien pour me lancer en me laissant surprendre. J’avais seulement retenu que le roman se passait lors de la 1ère guerre mondiale. On suit en effet Sophie et sa soeur Hélène en 1917, dans un petit village de la Somme sous l’occupation allemande. Toutes deux sont mariées et vivent seules dans l’hôtel restaurant de la famille qu’elles tiennent au mieux malgré les restrictions alimentaires en attendant le retour de leurs époux du front. J’ai de suite beaucoup aimé le personnage de Sophie, femme de caractère, passionnée, aimante, altruiste. Très vite, les 2 soeurs vont se retrouver contraintes de fournir chaque soir les repas de la garnison allemande qui occupe leur village sous la direction du Kommandant.

Cet homme va repérer le tableau qui donne son titre au roman : Les yeux de Sophie, portrait de Sophie peint par son époux Edouard, un jeune artiste. Sophie et le Kommandant auront alors des conversations sur l’art en général, avec toujours une certaine dose de méfiance de la part de Sophie, contrainte de subir la présence de l’ennemi chez elle. Je n’en dis pas plus sur la destinée de Sophie mais, évidemment, il va y avoir quelque chose qui ne va pas se passer comme prévu, et la destinée de la jeune femme va devenir bien sombre.

J’étais tellement prise dans le roman, dans la vie de Sophie, que j’ai été un peu surprise lorsque, à un quart du roman, on change d’époque et de personnage. Ben oui mais on le savait avec la quatrième de couverture, sauf que moi j’en avais tout oublié.

C’est donc à ce stade qu’on découvre Liv, jeune femme ayant perdu son mari. Elle est la propriétaire du tableau Les yeux de Sophie. A travers Liv, Jojo Moyes nous raconte une belle histoire d’amour que j’ai trouvé très jolie à lire. Mais aussi, il va y avoir tout un combat autour du tableau car Liv se verra accusée d’être détentrice d’une œuvre d’art volée par les allemands. On entre alors dans toute une enquête car Liv va se battre pour conserver son tableau. Et la suite du destin de Sophie nous est également racontée en alternance avec les chapitres modernes.

C’est une lecture qui m’a beaucoup plu, Jojo Moyes a un talent pour nous embarquer dans son histoire, j’ai aimé la façon dont elle alterne les époques qui change de l’habituel un chapitre / une époque. A travers un siècle, elle lie ainsi autour du tableau 2 femmes qui n’ont rien à voir et elle en tire une très belle histoire. Il m’a toutefois manqué quelques points de détails que j’aurais aimé voir évoqués dans le roman comme un explicatif de ce qui est arrivé au mari de Liv, décédé très jeune.

 

Ma notation :

J’ai adoré ! Un très beau roman que je vous recommande vivement.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

 

Livia Lone, Barry Eisler

Quatrième de couverture :

Enquêtrice spécialisée dans les crimes sexuels au sein de la police de Seattle, Livia Lone connaît parfaitement les monstres qu’elle pourchasse. Vendue par ses parents thaïlandais avec sa petite sœur Nason à des trafiquants d’être humains, isolée et maltraitée dès son arrivée aux États-Unis, seule la perspective de retrouver un jour sa sœur lui a permis de survivre à son adolescence.

Elle l’a cherchée sans relâche, en s’efforçant désormais d’envoyer tous ces prédateurs derrière les barreaux. Ou, lorsque ce n’est pas possible, six pieds sous terre.

Le jour où un nouvel indice réveille l’espoir de retrouver Nason et de mettre la main sur leurs ravisseurs, Livia devra devenir plus qu’un flic ou un justicier. Elle devra revivre les horreurs du passé, et s’en prendre à l’un des hommes les plus puissants du gouvernement américain, en dévoilant une machination d’une perversion inimaginable.

La lutte semble déséquilibrée, mais Livia a deux atouts : son amour inconditionnel pour Nason et une soif insatiable de vengeance.

L’avis de MadameOurse :

Pour changer un peu, me voici dans la lecture d’un thriller. Et quel thriller, un très bon page-turner à l’héroïne originale et attachante. Nous faisons la connaissance de Livia dès les premières pages du roman alors qu’elle va se trouver en danger après avoir fait la connaissance d’un homme dans un bar. Celui-ci est en fait un prédateur sexuel qui compte bien satisfaire ses désirs, que Livia le veuille ou non. Et puis, gros rebondissement, Livia est en fait une jeune femme experte en arts martiaux et va terrasser son attaquant. Et d’ailleurs, ce n’est pas par hasard qu’elle s’est retrouvée face à cet homme, tout était parfaitement calculé…

On plonge ensuite dans l’histoire d’avant de Livia alors qu’elle était une jeune adolescente thaïlandaise répondant au nom de Labee. Vendue par ses parents avec sa sœur, celle-ci va se retrouver sur un bateau en partance pour les Etats Unis. Maltraitée par les hommes qui sont à bord du bateau, les 2 sœurs vont être séparées. Et Labee deviendra Livia, adoptée par un homme influent, M. Lone, qui sera tout aussi maltraitant envers elle. La jeune fille n’aura de cesse de se battre pour retrouver sa sœur. Heureusement, elle va petit à petit faire des rencontres positives et s’entourer de personnes « saines » qui lui permettront de devenir enquêteur de police.

Je me suis énormément attachée à Livia, à la volonté farouche qu’elle a de s’en sortir. Elle restera aussi toujours méfiante dans toutes ses interactions sociales et ne fera jamais confiance à personne. Le thème du trafic d’êtres humains qui est au cœur de ce roman est très intéressant, je l’ai trouvé bien traité et bien amené.

En alternance, le récit passe des chapitres d’avant à ceux de maintenant qui ont construit la Livia adulte telle qu’elle est. J’ai un peu pensé en lisant la jeune femme adulte à l’héroïne de Millenium, Lisbeth. Mais le fait que l’on plonge dans l’enfance de Livia, dans ses failles et dans son vécu dur, m’ont adouci le ressenti brut du personnage des premières pages du roman qui fait un peu peur.

La partie thriller du roman, consacrée à l’enquête que Livia va mener pour savoir ce qui est arrivé à sa sœur est, elle aussi, bien ficelée, prenante, intéressante et l’enchaînement des choses est très bon. J’ai beaucoup aimé cette découverte d’un auteur que je ne connaissais pas, je n’hésiterai pas à le relire.

Ma notation :

Un très bon thriller qui m’a captivée et que j’ai lu très vite, presque sans le lâcher.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

L’édition française de ce roman est à paraître chez Amazon Crossing le 4 juillet 2017.