Un matin ordinaire, Marjorie Tixier

 

Quatrième de couverture :

Laurence rêve d’un grand voyage mais son mari manque de confiance en lui pour l’emmener à l’autre bout du monde. Et puis surtout, elle a deux petites filles et un père gravement malade. Alors, pour s’évader et se ressourcer, elle court chaque vendredi à heure fixe, selon un rituel immuable.

Ce jour-là, pourtant, une rencontre inattendue l’attend…

C’est donc par un matin ordinaire que le destin de Laurence va basculer et redistribuer les cartes d’une vie de famille jusque-là bien réglée.

L’avis de Lunatic :

Ce roman m’a intriguée car je me demandais bien quelle rencontre Laurence avait pu faire lors de son jogging hebdomadaire pour faire basculer sa vie. J’avoue que si j’avais connu le thème du roman avant de le lire, je ne l’aurai peut-être justement pas lu. Sans être violent ou trop difficile, je n’avais pas envie de lire cela. Je m’imaginais une rencontre bien différente de celle décrite par l’auteure.

La construction du roman m’a par contre bien plu, c’est ce qui a fait pencher la balance pour que je continue ma lecture. L’auteure donne la parole à de nombreux personnages de l’entourage de Laurence : enfant, époux, voisine… Ainsi on aperçoit comment un même événement est vécu différemment par chacun des personnages. On est témoins d’une multitude de sentiments, d’émotions et de réactions. J’ai beaucoup aimé l’utilisation de ces divers points de vue. Les personnages sont décrits avec minutie, avec beaucoup de réalisme et pour ma part j’ai été particulièrement touchée par la fille cadette de Laurence. Je parlais de minutie, un peu trop peut-être. La multitude de détails peut vite lasser les lecteurs.

Sans être une lecture qui me marquera, ce roman est très plaisant et la plume de l’auteure est vraiment agréable à lire. Je la relirai avec curiosité.

Ma notation :

Un roman plaisant mais pas inoubliable.

 

(Merci à Librinova pour cette lecture)

 

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Fallait pas l’inviter, Aloysius Chabossot

Quatrième de couverture :

Agathe, jeune trentenaire au caractère bien trempé, célibataire (apparemment) assumée, en a plus qu’assez des allusions de ses parents sur son statut de supposée “vieille fille”. Lors d’une grande réunion familiale en vue de préparer le mariage de son frère Philippe, quand la sempiternelle question tombe une nouvelle fois : “Viendras-tu accompagnée ?” la réponse fuse comme une balle : oui, elle sera accompagnée ! De son fiancé, Bertrand, jeune publicitaire en vogue doté de toutes les qualités du monde ! Seul problème : pour le moment, le beau Bertrand n’existe que dans son imagination. Il va donc falloir lui donner vie, et par tous les moyens ! Défi relevé aussitôt par une Agathe déterminée, qui n’a que quelques jours devant elle pour que la réalité colle à la fiction. Dès lors, elle va se retrouver emportée dans une folle histoire aux répercussions aussi insoupçonnables qu’imprévisibles. Pour le meilleur… et pour le pire !

L’avis de MadameOurse :

Ce roman, je l’imaginerai bien adapté en film tellement il est simple, plein de quiproquo et amène des situations qui font rire. Je m’imagine bien devant ma TV à me marrer devant les personnages uniques que l’auteur a créé et à rire des situations dans lesquelles ils se retrouvent et dont on a déjà bien pigé comment cela finira.

Au début du roman, j’ai eu l’impression d’entrer dans une chick lit et en ai été bien surprise puisque l’auteur est un homme mais au final ce roman est une pure comédie. Agathe va assister au mariage de son petit frère et c’est avec douleur que l’événement s’annonce puisqu’elle est encore célibataire. Alors le jour où ses parents lui demande si elle viendra accompagnée, elle décide de mentir et s’inventer un conjoint parfait, publicitaire à succès.

Sauf que bon, le jour du mariage il va bien falloir que cet homme existe pour de vrai à ses côtés si elle ne veut pas avouer qu’elle a menti. Et, trop fière, elle décide donc d’aller jusqu’au bout et parvient à convaincre un de ses collègues de l’accompagner. Problème, le jour J, celui-ci la plante ! Et il lui faut trouver in extremis un remplaçant…

C’est devant la mairie qu’elle va réussir à convaincre un homme dont elle ne sait rien de se faire passer pour Bertrand, le beau publicitaire dont elle a déjà tant parlé à ses parents… Et évidemment, à partir de là, rien ne va se passer comme prévu : son Bertrand ne va pas lui faciliter les choses et cache son jeu, ça évidemment elle ne l’avait pas imaginé. Alors entre la grand mère fofolle et audacieuse, le Bertrand qui s’amuse beaucoup de son petit jeu, les parents qui ne comprennent rien face à qui Agathe tente de sauver les choses, ce mariage ne va pas être de tout repos !

Ma notation : 

Une lecture idéale pour un vrai moment de rigolade. Ce roman n’a rien d’exceptionnel mais le sourire est au bout des pages. J’ai néanmoins regretté la minute romance un peu trop facile de la page finale.

Merci aux éditions Eyrolles pour cette lecture

Khalil, Yasmina Khadra

 

Quatrième de couverture :

Vendredi 13 novembre 2015. L’air est encore doux pour un soir d’hiver. Tandis que les Bleus électrisent le Stade de France, aux terrasses des brasseries parisiennes on trinque aux retrouvailles et aux rencontres heureuses. Une ceinture d’explosifs autour de la taille, Khalil attend de passer à l’acte. Il fait partie du commando qui s’apprête à ensanglanter la capitale.
Qui est Khalil ? Comment en est-il arrivé là ?
Dans ce nouveau roman, Yasmina Khadra nous livre une approche inédite du terrorisme, d’un réalisme et d’une justesse époustouflants, une plongée vertigineuse dans l’esprit d’un kamikaze qu’il suit à la trace, jusque dans ses derniers retranchements, pour nous éveiller à notre époque suspendue entre la fragile lucidité de la conscience et l’insoutenable brutalité de la folie.

 

L’avis de Lunatic :

Pour être franche, je n’avais pas vraiment envie de lire ce titre. Je n’avais pas envie de lire un roman qui donne la parole à un jeune terroriste, même s’il s’agit d’une fiction. Je me demandais comment on pouvait traiter de ce sujet si douloureux et encore si frais dans la mémoire collective.

Puis je l’ai feuilleté, lu quelques mots, puis quelques phrases et finalement je n’ai pas réussi à le laisser de coté. L’écriture de l’auteur m’a embarqué : sa sensibilité, son réalisme, sa pudeur, sa justesse. En même temps, tout au long de ma lecture j’étais dérangée et gênée par le thème du roman. Sans jamais justifier les choix de Khalil, le récit nous explique comment il en est arrivé là. L’enfance, la banlieue de Bruxelles, l’éducation, la religion, la famille, tant de raisons qui ont tout fait basculer.

Sans éprouver aucune sympathie pour le personnage, l’auteur donne à Khalil un semblant d’humanité. Ce qui peut paraitre très dérangeant. C’est difficile de parler de ce roman. On ne prend pas plaisir à le lire, et pourtant je l’ai refermé en étant satisfaite de ma lecture. Un roman utile.

Ma notation :

Un roman contradictoire. Dérangeant et plaisant à la fois.

 

[Concours 5 ans] Les gagnants

Nous vous remercions tous et toutes pour vos participations aux concours, il est l’heure d’annoncer les noms de nos 5 gagnants. Les lots Eyrolles et Archipel seront expédiés directement par les maisons d’édition que nous remercions encore de leur participation à nos côtés. Les livres offertes par les auteures (Valérie Perrin et Amélie Antoine) vous seront expédiés par Lunatic dès la semaine prochaine.

On vous remercie une nouvelle fois de vivre le blog à nos côtés depuis 5 ans et on espère continuer à vous accueillir ici de plus en plus nombreux pour partager autour des livres qui rythment nos semaines.

Sur ce, je sais que vous êtes pas super patients et que ce petit blabla ne vous intéresse pas donc voici, les gagnants :

Les roses du Montfort, Gilles Laporte

Quatrième de couverture :

De 1899 à 1918, dans le décor des Vosges et de leurs vignes, le destin de Louise, fille de vigneron, qui gagne sa liberté et l’amour après sa rencontre avec trois hommes.
Au premier jour des vendanges de 1899, Louise fête ses dix-huit ans sur les pentes du Montfort. Son père, Charles Vinot, viticulteur sur ces coteaux des Vosges, veille sur elle comme sur sa vigne : sans relâche. Quitte à sacrifier son bonheur, il est prêt à la marier à un vieux garçon dont la parcelle avoisine la sienne.
Mais le phylloxéra, ce fléau, ruine les vignobles. Grâce aux conseils d’un pépiniériste réputé du pays et d’un spécialiste alsacien, la vigne de Vinot sera reconstituée. Le temps d’une passion avec un ingénieur venu du Nord, le bonheur de Louise sera épargné, jusqu’à ce que cet homme révèle sa nature profonde…
Le travail patient de la terre et du vin, la paix retrouvée avec son père suffiront-ils pour que Louise, jeune rose à peine éclose, emportée par le tourbillon de l’Histoire, s’ouvre enfin au bonheur et à la liberté ?

L’avis de MadameOurse : 

J’ai eu la surprise de recevoir ce joli roman à mon retour de vacances. En découvrant le résumé, j’ai eu le sentiment que j’allais replonger avec cette lecture dans les romans que ma mère acceptait que je sorte de sa bibliothèque quand j’étais ado (j’ai pu lire toute sa bibliothèque mais elle contrôlait chaque lecture en fonction de mon âge). J’avais notamment lu Henri Troyat qui nous offre aussi des romans historiques plongés au cœur d’une région de France.

Ici, c’est en Lorraine et plus précisément dans les Vosges que nous emmène Gilles Laporte. J’y ai découvert une jolie famille : lui vigneron, elle dentellière et leur fille unique et chérie, Louise. A 20 ans, il est vite question du mariage de Louise, et les alliances de la vigne poussent son père à vouloir la marier au fils du vigneron voisin. J’ai été émue alors par la réaction de la mère qui, ayant pu épouser celui qu’elle aime, s’opposera fermement à la décision de son mari. Le lien familial est alors toujours évoqué au cours du roman de manière très simple, pas de grandes effusions mais de petites choses qui montrent à quel point l’amour est là.

Le roman va se dérouler d’année en année, nous faisant suivre le quotidien des personnages et les grands événements historiques de la région : l’arrivée du phylloxéra en sera un élément-clé, mettant en péril le devenir des Vinot. Puis, c’est la première guerre mondiale qui viendra toucher nos personnages. Entre temps, Louise partira vivre à la ville, chez son oncle et sa tante, y fera la rencontre d’Henri avec qui les choses ne se passeront pas si bien que prévu et reprendra alors la vie sous le foyer familial.

C’est un roman doux à lire, il décrit la vie de l’époque, les joies, les peines, j’ai aimé être plongée dans la Lorraine de mon amie Lunatic, ai pensé plusieurs fois à elle au cours de ma lecture. Et puis les personnages feront face au qu’en dira-t-on, choisissant des chemins de vie très décriés à l’époque, pourtant, ces choix, ici, n’empêcheront pas nos personnages d’être heureux. Le jugement qui peut être porté sur la vie de Louise transparaît peu dans le récit de l’auteur et j’ai trouvé ça chouette, ça nous amène en tant que lecteur à un regard positif sur les choses.

La fin du roman amènera une belle rencontre dans la vie de Louise, un joli moment de la lecture, simple, fort, évident, j’ai beaucoup aimé le personnage d’André, sa simplicité et le regard qu’il a sur la vie qu’il attend de vivre.

Ma notation :

Un agréable roman qui offre une jolie découverte de l’Histoire de la Lorraine au sein d’une famille forte et unie.

Merci à Laetitia des éditions Presses de la Cité pour cette lecture.