Le chant de nos filles, Deb Spera

Quatrième de couverture :

Alors que la région se remet encore de l’infestation de charançons qui a dévasté les plantations et l’économie, Gertrude, une mère de quatre enfants, doit prendre une décision terrible. Elle est prête à tout pour sauver ses filles de la famine et échapper à son mari violent.
Retta navigue dans un monde difficile en tant qu’esclave affranchie de première génération, toujours employée par les Coles qui ont autrefois été propriétaires de sa famille.
Annie, la matriarche de la famille Coles, doit faire face à la sinistre vérité qui a déchiré sa famille. Ces trois femmes n’ont apparemment rien en commun ; elles sont pourtant liées par les cruelles injustices qui sévissent depuis longtemps dans leur petite ville et auxquelles elles décident de faire face.

L’avis de Laure :

Deuxième lecture du début de cette aventure de lectrice Charleston, je m’y suis plongée sans attente particulière, sans savoir de quoi il allait être question et cet état d’esprit était parfait pour découvrir ma lecture.

On fait la connaissance de 3 femmes qui vivent dans la même ville de Caroline du Sud : Gertrude une femme blanche, mère de 4 filles et mariée à un ignoble homme alcoolique et maltraitant, il boit tout ce qu’il gagne et la famille vit dans une grande misère. Il y a Retta une ancienne esclave noire, une femme d’un certain âge, pleine de sagesse, qui travaille depuis des années pour la famille Coles. Et il y a Annie Coles, sa maîtresse, une femme blanche ayant vécu une destinée plus facile au sein d’une famille ayant du pouvoir. Et pourtant, cette femme est seule, elle a perdu un fils, n’a pas vu ses 2 filles depuis 15 ans…

Gertrude va être amenée à faire la connaissance de Mrs Coles qui a du travail à lui proposer au sein de son atelier de couture. Elle fait la connaissance également de Retta, au passage, à qui elle confie sa petite dernière le temps de régler ses problèmes personnels. On va alors suivre chacune des 3 femmes, le roman a une ambiance très douce, on lit leurs histoires, les peines et embûches que chacune a eu à surmonter dans la vie. Blanche, noire, riche, pauvre, elles ont toutes leurs lot de misère et c’est intéressant de le lire ainsi, sans hiérarchie de la peine.

Je progressais tranquillement dans ma lecture, prise par le quotidien de chacune. Et je n’ai rien vu venir. Il y avait pourtant eu quelques scènes étranges qui nous mettent le doute sur un personnage. Jusqu’au moment où… ça devient explosif ! Et je salue le grand talent de Deb Spera qui signe ici son premier roman. Elle nous amène vers quelque chose que j’étais bien loin d’imaginer, quelque chose dont il est très difficile de parler (dans la littérature ou ailleurs). Et j’ai été d’autant plus bluffée que ce sujet est amené tout en suggestion, tout est relaté de manière si douce, subtile alors qu’on a affaire à quelque chose de sombre et terrible. Le procédé narratif est très particulier mais je le trouve tellement adapté au récit, aux choses qui sont révélées ici. Si tout avait été relaté de manière directe, frontale, avec des détails précis, l’impact à la lecture aurait été complètement différent.

J’ai refermé ce livre stupéfaite, choquée mais aussi touchée par ce final où les femmes vont savoir s’unir pour en finir avec l’horreur et faire face aux terribles secrets qui pesaient sur la famille Coles.

Ma notation :

Un premier roman bluffant au procédé narratif tout en suggestion qui a parfaitement sa place au cœur du récit sombre dont il est question. Le chant de nos filles est une très belle histoire de vengeance et de renaissance au cœur des années 20.

Prix littéraire Le Livre à Metz Marguerite Puhl-Demange

Aujourd’hui je ne vous parle pas d’une de mes lectures, mais d’une toute nouvelle aventure littéraire à laquelle j’ai eu la chance de participer en ce début d’année.

J’ai vu passer en automne dernier un appel à candidatures pour rejoindre le jury de ce prix : Prix littéraire  Le Livre à Metz Marguerite Puhl-Demange.

Le prix littéraire « Littérature & Journalisme » rend hommage à Marguerite Puhl-Demange, présidente-directrice-générale du Républicain Lorrain et fondatrice de L’Été du Livre, devenu le festival Le Livre à Metz – Littérature & Journalisme. Cette grande figure de la presse écrite fut une femme passionnée de littérature.

Ce prix est décerné par un jury de lecteurs recruté sur l’ensemble du territoire mosellan. La remise officielle du prix a lieu pendant le festival.

Le Livre à Metz est un événement littéraire phare de mon département, un salon regroupant de nombreux auteurs et maisons d’éditions. Un salon que j’ai beaucoup arpenté dans mes années lycées et étudiantes, un peu moins les dernières années je l’avoue.

Après discussion avec Ladybooks, jury depuis quelques années pour ce prix, j’ai proposé ma candidature. Bien que retenue à mon tour, elle et moi ne dépendons pas de la même ville pour le jury, nous n’avons donc pas pu nous rencontrer, mais ce n’est que partie remise!

J’ai donc eu presque 2 mois pour lire les 3 ouvrages sélectionnés pour mon jury :

3 lectures assez éloignées de mon univers habituel. Une littérature blanche, plus générale de ce que j’affectionne d’ordinaire. J’en ai lu deux, le troisième n’a pas du tout réussi à me convaincre, et j’ai décidé de ne pas le finir.

Ainsi, ce 21 janvier le jury de Sarreguemines s’est réuni et nous avons pu débattre, discuter, et choisir notre lauréat. J’appréhendais un peu la rencontre avec d’autres lecteurs. Est-ce que j’avais ma place parmi eux ? Est-ce que j’allais pouvoir défendre mes choix et exposer mon ressenti de lecture de façon claire et intelligente ? Bref, un exercice pas forcément naturel et évident pour moi.

Tout s’est super bien déroulé. Nous étions 7 dans le jury, sous la présidence de Jean Paul Anderbourg, figure emblématique du festival et Directeur des Affaires Culturelles de la ville qui accueillait cette réunion de jury. Après un premier tour de table où un premier ouvrage a été éliminé, nous avons pu discuter, échanger sur les deux titres restants. Des avis divergents ont amené un vif débat mais néanmoins très convivial. Nous avons ainsi pu choisir le titre gagnant de notre jury.

Une première participation enrichissante et très agréable. Un bon moment d’échange littéraire et la découverte de trois auteurs que je n’aurai pas lu en d’autres circonstances.

C’est le moment de vous parler du livre pour lequel j’ai voté et qui est sorti gagnant de mon jury.

Sale gosse de Matthieu Palain.

Sale gosse c’est un roman sur Wilfried et Nina. Lui est un jeune homme paumé chahuté par  son placement en famille et des mauvaises fréquentations. Elle est une éducatrice volontaire et engagée. C’est un roman social qui montre une réalité difficile, loin de mon quotidien « favorisé ».

Je n’avais pas l’info  avant de lire le roman que l’auteur avait passé 6 mois au cœur de la PJ d’Auxerre et que son père et certaines connaissances avaient exercé dans le domaine. Je comprends mieux alors le réalisme de son roman. Un roman que j’ai davantage lu comme un portrait, article ou témoignage.

Je parle de réalisme, et quelle triste réalité. La dureté, la violence, le manque d’amour, le manque de repères. Wilfried, 8 mois, enlevé à une mère imparfaite, placé dans une famille d’accueil aimante. On le retrouve à la fin de l’adolescence, complètement paumé et en pleine recherche. Et voir que l’on a arraché ce gamin à sa famille, les seuls qui lui apportaient stabilité et de quoi s’en sortir a été un crève cœur. Injustice et surtout incompréhension de ce système de l’ASE. Ce personnage de Wilfried est un parfait exemple de ce qui se passe malheureusement trop souvent en France.

Le personnage de Nina, éducatrice Spe qui prendra en charge le jeune homme est une vraie lumière dans le quotidien trop noir du garçon. Le lecteur ne peut avoir que de la sympathie pour cette femme déterminée, qui fera tout pour l’accompagner vers un meilleur chemin.

Mathieu Palain nous dresse vraiment le portrait d’une misère sociale, de gens à qui la vie n’épargne rien. Il nous décrit des jeunes en souffrance, et qui se tournent vers la violence. Ce roman met en avant l’utilité de ces travailleurs, de ceux qui donnent de leur temps, de leur énergie pour ces sales gosses que beaucoup abandonnent.On en parle pourtant peu.  C’est violent, percutant et dur. J’ai refermé ce roman en me prenant un sacré coup de poing au cœur.

J’ai aimé l’alternance des points de vue entre jeunes et éducateurs, permettant de donner différentes visions des choses. L’écriture est directe, franche et nette. Le langage est souvent familier mais colle parfaitement à nos personnages et à l’ambiance générale du récit. Les dialogues très présents accentuent cet impression de lire une enquête voire même de la visionner.

La fin qui semble présager un avenir plus clément à Wilfried nous permet de refermer le livre sur une touche pas entièrement négative. Un roman vers lequel je ne me serai pas tournée naturellement, et je ne regrette pas du tout d’avoir pu le découvrir.

Place maintenant au jury final de Metz, qui a la lourde tache de départager les 4 titres restants, à savoir :

Chuuut !, Janine Boissard

Quatrième de couverture :

Un beau château entouré de vignes, près de Cognac. C’est celui d’Edmond de Saint Junien, exploitant du  » nectar des dieux « .
Devise de la famille :  » On se tait, on se tient !  » Quoi qu’il arrive. Et même lorsqu’il s’agit de Roselyne, la fille aînée,  » perdue « , dont on est sans nouvelles depuis des années.
L’arrivée au domaine de son fils, Nils, dix-huit ans, dont tous ignoraient l’existence, va faire exploser un secret de famille et voler en éclats l’unité apparente des Saint Junien…

L’avis de Laure :

Je vous présente la première relique de ma PAL lue en 2020, un titre que j’ai depuis si longtemps que je ne saurai vous dire en quelle année je l’ai acheté, avant 2017 c’est sûr. C’est le côté secrets de famille qui m’a attirée dans ce roman évidemment et, bien que j’aie déjà lue l’auteure, je n’avais pas forcément eu envie de sauter sur un autre de ses romans.

J’ai beaucoup aimé le cadre du roman, le château de Saint Junien, agencé pour la cohésion familiale. Il y a le corps du château où vivent les grands parents Edmond et Delphine et autour des 2, ils ont séparé chacune des ailes du château en 2, créant ainsi 4 logements pour leurs 4 enfants. Il y a la famille de Baudouin avec ses 3 enfants, il y a Brigitte et son adolescent, autiste et il y a la jolie famille de Fine, notre héroïne. Vous allez me dire, il manque quelqu’un, ça ne fait que 3 familles pour 4 logements.

Le logement dédié à Roselyne est en effet resté vide depuis des années. Jusqu’au jour où celle-ci décède et où Nils, son fils de 18 ans, prend contact avec son grand père. Il est alors accueilli comme un roi et sera vite intégré à la grande famille des Saint Junien. Ses deux cousines Philippine et Fine sont notamment ravies de faire sa connaissance. Bien évidemment, comme dans toutes les familles, certains voient aussi cette arrivée d’un mauvais œil.

Nils est un personnage très attachant, son histoire est émouvante et j’étais contente de le voir si bien accueilli dans cette famille qu’il n’a jamais connue.  Jusqu’au drame. Le voir accusé en se doutant bien qu’il n’a rien fait, n’avoir aucune piste sur le coupable réel, voir la famille se déchirer autour de cette histoire. Et puis enfin, le suivre dans son enquête vers la réhabilitation, stupéfaite par la révélation finale bien cachée au cœur de cette famille.

Ce roman est un peu entre le thriller et l’histoire de secrets de famille, les événements qui conduisent au drame sont intéressants et bien pensés. Mais ça reste une lecture simple, pas le genre que je recommanderai aux amateurs de thrillers. Et d’ailleurs, il est justement classifié comme un roman.

J’ai été surprise par le chemin de vie que vont prendre les personnages principaux à la fin du roman, l’ouverture d’esprit de la famille est très positive et dessert bien l’évolution de la société d’aujourd’hui. Néanmoins, ça reste surprenant concernant ces personnages en particulier qu’ils aient si bien accepté les événements, je ne trouve pas que ce soit en accord avec leur génération, éducation ou niveau social.

Ma notation :

Une lecture sympathique mais qui ne sera pas mémorable.

Les corps conjugaux, Sophie de Baere

Quatrième de couverture :

Fille d’immigrés italiens, Alice Callandri consacre son enfance et son adolescence à prendre la pose pour des catalogues publicitaires et à défiler lors de concours de beauté. Mais, à dix-huit ans, elle part étudier à Paris. Elle y rencontre Jean. Ils s’aiment intensément, fondent une famille, se marient. Pourtant, quelques jours après la cérémonie, Alice disparaît. Les années passent mais pas les questions. Qu’est-elle devenue ? Pourquoi Alice a-t-elle abandonné son bonheur parfait, son immense amour, sa fille de dix ans ? Portrait de femme bouleversant, histoire d’un amour fou, secrets d’une famille de province : ce texte fort et poétique questionne l’un des plus grands tabous et notre part d’humanité.

L’avis de Laure :

La vie d’Alice aurait pu être celle d’une femme lambda. Élevée par une mère qui fait d’elle une starlette de beauté suite au départ du père, elle mène une enfance à part, sûre de sa destinée. Et puis, l’âge adulte arrivant, elle va rompre avec ce chemin tout tracé, réfléchir à la vie que sa mère lui destinait et partir sur sa propre route. A Paris, elle rencontre Jean, son évidence, une relation forte, fusionnelle et intense, un mariage, un enfant.

Qu’est-ce qui pouvait laisser présager que tout cela volerait en éclats, du jour au lendemain ? C’est pourtant bien ce qu’Alice va faire, abandonnant soudainement mari et enfant, fuyant sans laisser d’adresse et poursuivant sa vie pendant des années, loin de toute relation sociale, sous une fausse identité. Elle vous parait affreuse Alice vu comme ça non ? Sauf que nous lecteurs, avons l’autre facette de l’histoire. Nous saurons dès le début pourquoi Alice part. Comment ne pas la comprendre ? Elle vient d’apprendre l’inimaginable. Sa réaction me semble assez compréhensible, saine je ne sais car elle laisse quand même aussi sa fille derrière elle. Mais qu’elle ait rompu ainsi, du jour au lendemain, je le comprends.

Sophie De Baere dresse ici le portrait d’un tabou, un élément fort qui va venir bousculer la vie de nos personnages. Jusqu’à les mener au drame. En soi, vraiment, j’ai apprécié ce roman pour le thème mis en avant. Mais si j’ai compris Alice, je n’ai pas vraiment compris les réactions des autres personnages, ce côté moralisateur, ce regard haineux, ce jugement immédiat, cette répulsion. Est-ce moi qui ai une image différente d’Alice ? Que je vois plutôt comme une victime collatérale qu’une fautive ? Je ne sais pas. Ce qui est sûr en tout cas c’est que je n’ai vraiment pas adhéré aux réactions des uns et des autres et que je trouve que ce sont eux les responsables, les créateurs de haine qui vont mener la famille au drame. Et c’est bien triste pour l’image que cela donne de notre société moralisatrice. Mais elle est vraiment comme cela notre société, malheureusement.

J’ai aimé ce roman et en même temps il ne va pas me marquer, j’aurais aimé qu’il pousse la réflexion un peu plus loin, plutôt que cette image du Mal, ce jugement qui est à mes yeux non pas infondé mais en tout cas dramatiquement maladroit; j’aurais aimé qu’il en fasse une leçon positive de vie pour nous lecteurs. J’aurais aimé aussi que l’auteure prenne le temps de développer un peu plus l’histoire d’amour entre Jean et Alice qui est le cœur du roman. Elle parle beaucoup de leurs 2 corps qui se sont trouvés, d’un désir réciproque jamais satisfait mais le sentiment amoureux quant à lui m’a semblé moins développé.

Ma notation :

Un roman intéressant pour le sujet tabou mis en avant mais je n’ai pas adhéré à la façon dont il est traité.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

Les petites reines, Clémentine Beauvais

Quatrième de couverture :

A cause de leur physique ingrat, Mireille, Astrid et Hakima ont le malheur d’avoir gagné le « concours de Boudins »de leur collège de Bourg-en-Bresse, terminant respectivement Boudin d’Or, d’Argent et de Bronze. Comme elles n’ont pas l’intention de se lamenter sur leur sort, elles décident d’organiser un grand voyage à vélo, direction Paris, l’Elysée. L’idée ? Torpiller la garden-party du 14 Juillet ! Ce qu’elles n’avaient pas prévu, c’est que leur périple attirerait l’attention des médias… Un road-trip déjanté et comique, 100 % made in France, avec de la vraie cuisine du terroir et des colorants naturels.

L’avis de Laure :

On a pas mal vu passer ce roman ces derniers mois et je me suis laissée tenter à mon tour. Clémentine Beauvais nous emmène avec elle sur les routes de France dans un road trip loufoque à souhait mais pas sans émotion.

Mireille se voit décerner pour la 3ème fois consécutive le très méprisable titre de Boudin de son collège. Depuis le temps, elle a appris à accepter ses jugements bien désagréables sur son physique mais en veut toujours à son ancien meilleur ami d’enfance, à l’origine du concours de Boudins. Elle va alors faire la connaissance d’Astrid et Hakima les 2 autres adolescentes qui partagent le podium des Boudins avec elle et qui le vivent bien plus mal.

Elles se confient et vont se retrouver à échafauder l’idée d’une road trip vers Paris. Objectif : entrer dans la traditionnelle garden party de l’Elysée pour le 14 juillet. Là, elles ont toutes un rêve à réaliser. L’idée semble un peu folle mais elles vont pourtant la réaliser, aidées par Kader le frère aîné d’Hakima, revenu blessé des combats militaires et qui fera le trajet à leurs côtés en fauteuil roulant.

Ce roman est sympathique, léger, loufoque et permet vraiment de passer un agréable moment. Le trio rencontre tout un tas de personnages sur sa route et on ne s’ennuie pas. C’est un roman qui fera réfléchir les adolescents qui sont si cruels entre eux. Ici, on se dit que Mireille est vraiment forte d’avoir une telle répartie, de ne jamais se laisser blesser par aucun propos mais on sait bien que dans la vraie vie c’est plus difficile. Alors ça aide de lire la force de Mireille et l’aide et le soutien qu’elle va apporter à ses 2 amies. J’ai aimé cette lecture pour les thèmes traités et tout cela sans céder à la facilité, les 3 jeunes filles vont être des stars d’un jour mais ce n’est pas pour autant que les insultes cesseront.

Ma notation :

Un concentré de bonne humeur pour un agréable moment de lecture.