3 titres de la rentrée littéraire 2019

 

Au mois d’août, on vous a présenté avec Laure nos repérages de la rentrée littéraire. C’est aujourd’hui le moment de vous parler brièvement de 3 d’entre eux. Pourquoi rapidement? Car ces trois romans sont courts, et malheureusement ne laisseront pas dans mon cœur de lectrice un grand souvenir.

Quatrième de couverture:

« Pour éprouver la soif il faut être vivant. »

Mon avis:

Comment passer à coté de ce roman d’Amélie Nothomb! J’en ai déjà parlé sur le blog, depuis près de 20 ans, la lecture du roman annuel de cette auteure est un vrai rituel littéraire pour moi. Je ne rate aucune parution, alors même que depuis quelques années, je râle après l’avoir refermé, ne retrouvant pas le plaisir de lecture que j’avais plus jeune et toujours cette impression de m’être faite avoir.

Dans ce roman, Amélie Nothomb n’a pas pour héroïne une jeune fille comme bien souvent. Non, elle a décidé de s’approprier un sacré personnage: Jésus Christ. C’est le narrateur du roman, en attente de sa crucifixion. On rentre dans sa tête, on assiste à sa fin. J’y ai logiquement retrouvé la plume d’Amélie Nothomb et son talent. Le texte est fluide, ça se lit aussi vite qu’un verre d’eau. Mais comme l’eau, c’est sans saveur. Je le referme déçue, même si je peux comprendre l’engouement positif que j’ai pu lire chez d’autres lecteurs. Mais c’est pas grave, l’an prochain je serai surement au rendez-vous encore une fois.

Quatrième de couverture:

Les années 1960, une petite île suédoise. Minna et Andreas ont été confiés pour la journée à leur voisin, Johannes. Mais le soir, leurs parents ne rentrent pas. Toute trace d’eux a disparu. On sait seulement qu’ils sont américains. Alors on parle d’espionnage, on exhume des histoires de la dernière guerre et de l’occupation nazie… Étrangers, sans famille, élevés par un alcoolique soupçonné d’avoir été collabo, les deux enfants sont la cible toute désignée des haines qui rongent les insulaires.
Devenu adulte, Andreas revient solder ses comptes. Dans ce petit monde étouffant où la pluie brouille les frontières du réel, le passé ténébreux de l’île acquiert une intense présence. Et le drame semble inévitable.

Mon avis:

Ce roman est assez particulier, nous embarquant dans un univers mystérieux et brumeux. Andreas est de retour dans sa maison d’enfance, sur une île de Norvège. En fouillant la maison, il va faire resurgir des secrets sur l’île, ses habitants mais aussi sa famille. Lui et sa sœur ont été adoptés, et l’auteur dévoile leur passé. Un passé trouble.

Le récit est tout en langeur, le style est assez complexe. J’avoue avoir mis un peu de temps à lire ce court roman. Histoire familiale, récit historique, tout se mêle pour dénouer l’intrigue. Une intrigue qui nous tient en haleine, intelligente et passionnante. Une belle surprise que la lecture de ce roman.

 

Quatrième de couverture:

1945. Dans l’Allemagne occupée, un photographe de guerre ne parvient pas à s’en aller et à rentrer chez lui en Angleterre. Il est hanté par la libération d’un camp de concentration à laquelle il a assisté.Il décide de partir au hasard des routes. Il photographiera les gens de ce pays devant leur maison dans l’espoir de comprendre qui ils sont pour avoir pu laisser faire ce qu’il a vu.Un jeune soldat anglais, qui vient juste d’arriver et qui n’a rien vécu de la guerre, l’escortera et conduira la voiture réquisitionnée à travers l’Allemagne sans deviner les motivations qui poussent le photographe. Mais lui aussi porte un secret plus intime qui le hante et dont il ne parle pas. La Terre invisible raconte leur voyage.

Mon avis:

Cette fois encore, il s’agit d’un court roman dont le « pitch » m’avait séduite. Un photographe, hanté par les souvenirs d’un camp de concentration dont il a assisté à la libération, se lance dans un voyage sur les routes d’Allemagne afin d’y rencontrer ce peuple allemand, essayer de comprendre, de les comprendre. Alors rien de joyeux  dans ce roman. C’est lourd, c’est pesant, c’est lent et minutieux. Mais on se laisse vite embarquer sur ces routes avec ce photographe anglais et son chauffeur. On recueille les confidences de certains habitants, les réticences, les fiertés, les peurs. Ce roman m’a laissé une bizarre impression après l’avoir refermé. J’étais dérangée d’avoir du lire ce texte.

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Sa déesse celte, Linsay Sands

Quatrième de couverture :

Lorsque la délicieuse naïade qu’il a sauvée d’une mort certaine ouvre ses grands yeux verts émaillés d’or, Aulay Buchanan est confus. L’inconnue au teint diaphane semble avoir perdu l’esprit au point de le prendre pour son époux. Et, tout choc émotionnel pouvant lui être fatal, doit-il alors lui mentir, lui l’héritier du clan Buchanan, au risque de lui faire courir un danger ? Car les assaillants qui ont précipité la belle étrangère dans les flots à l’instant de leur rencontre sont, sans nul doute, toujours à sa poursuite…

L’avis de Laure :

J’avais envie de relire une romance historique depuis quelques semaines alors, lorsque les éditions Harlequin ont proposé des nouveautés sur Netgalley, j’ai étudié les résumés de quelques titres et fait mon choix avec celui-ci.

Au début de ma lecture, j’ai craint de tomber dans une romance qui cédait à la facilité. En effet, Aulay repêche une jeune femme qui vient d’échapper à un naufrage et qui est entre la vie et la mort. Soignée par Rory l’un de ses 7 frères (oui on tombe dans une famille de 9 enfants dont seulement une fille)(et on galère vraiment avec les très nombreux prénoms !), la jeune femme va rester plusieurs semaines inconsciente. Lorsqu’elle se réveille, elle est amnésique et suppose qu’Aulay, qui a pris soin d’elle, ne peut être autre que son époux. Pour qu’elle puisse se remettre dans un cadre serein, celui-ci ne dément pas. D’autant que l’attraction physique entre ces deux-là est très forte !

A ce stade je doutais de la suite de l’histoire parce que ça me semblait bien trop facile que le couple soit formé aussi vite dans l’histoire, qu’allait-il se passer après ? Mais je n’ai pas été déçue par la suite parce que l’auteure nous réserve un grand nombre de rebondissements. En effet, avec l’arrivée de Jetta dans sa vie, un certain nombre de malfaisances ont aussi lieu dans les semaines qui suivent et Aulay va devoir identifier qui et pourquoi ces évenements ont lieu en même temps qu’il enquête pour découvrir la véritable identité de Jetta.

L’auteure a réussi à me surprendre avec des événements que je n’aurais pas imaginé et qui m’ont plu. C’est une romance historique dynamique et agréable à lire, rythmée entre des moments d’attirance physique, de nombreux dialogues riches à lire entre les personnages et des révélations sur nos personnages.

Ma notation :

Une romance historique réussie.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

Journal d’un amour perdu , Eric Emmanuel Schmitt

 

Quatrième de couverture :

« Maman est morte ce matin et c’est la première fois qu’elle me fait de la peine. »
Pendant deux ans, Eric-Emmanuel Schmitt tente d’apprivoiser l’inacceptable : la disparition de la femme qui l’a mis au monde. Ces pages racontent son « devoir de bonheur» : une longue lutte, acharnée et difficile, contre le chagrin. Demeurer inconsolable trahirait sa mère, tant cette femme lumineuse et tendre lui a donné le goût de la vie, la passion des arts, le sens de l’humour, le culte de la joie. Ce texte explore le présent d’une détresse tout autant que le passé d’un bonheur, tandis que s’élabore la recomposition d’un homme mûr qui n’est plus « l’enfant de personne ». Éric-Emmanuel Schmitt atteint ici, comme dans La nuit de feu, à l’universel à force de vérité personnelle et intime dans le deuil d’un amour. Il parvient à transformer une expérience de la mort en une splendide leçon de vie.

 Ma notation :

Un texte d’une beauté éblouissante.

[Duo lecture] Dans les pas de Valéria, Elisabeth Benavent

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Un roman qui me semblait idéal à lire pendant mes vacances. ça s’annonçait léger et divertissant: idéal. Grace à Netgalley et L’archipel, j’ai pu lire ce titre en numérique.

(Laure) C’est Mylène, l’éditrice des éditions L’archipel qui nous parle de ce roman depuis mars/avril. Ça faisait un bien long moment que j’étais attirée et, sitôt reçu, je n’avais qu’une hâte c’était de le découvrir bien entendu !

La couverture :

(Audrey) Une couverture sobre. Ce blanc et rouge qui tranchent attirent le regard. Sans en être fan j’aime bien.

(Laure) On ne s’en rend pas compte en photo mais le roman a un format semi broché. Les couvertures de cette saga me plaisent, vous verrez avec les 3 autres tomes qu’il y a une belle unité d’un roman à l’autre et surtout, ce sont les couvertures de l’édition espagnole d’origine (voir ci-dessous). Et je trouve ça vraiment chouette qu’elles aient été conservées. Elles sont totalement représentatives du contenu du roman, une chick litt pleine de surprises.

La quatrième de couverture :

Elles sont quatre amies de toujours qui vivent à Madrid. Complices et inséparables, elles se connaissent sur le bout des doigts et se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur…
Valeria, 27 ans à peine, commence à s’encroûter avec son compagnon de toujours – elle déprime ; Lola s’est entichée d’un super coup – mais il est fiancé ; Carmen est amoureuse d’un collègue, mais elle n’ose pas se lancer – elle est un peu complexée ; Nerea, la sainte- nitouche du groupe, vient enfin de rencontrer un homme à sa hauteur – mais…
Tout bouge lorsque Valeria rencontre Victor, un homme ô combien séduisant ; lorsque Lola décide de réagir ; lorsque Carmen parvient à séduire son collègue et découvre que le nouveau petit ami de Nerea n’est autre que… son propre boss – qu’elle déteste ! Leur amitié survivra-t-elle à ce drame ?
C’est drôle, c’est vif, ça pétille et ça passe aussi vite qu’une soirée entre filles. On s’est à peine embrassées qu’il est déjà l’heure de se quitter. À regret.

Après lecture :

(Audrey)« Quand Bridget Jones s’invite dans Sex and the City » Voilà ce qu’on nous promet à la lecture de ce roman. J’adore Bridget Jones et j’y ai vraiment retrouvé les même codes d’écriture. J’avoue n’avoir jamais vu la série de Samantha et ses copines donc je ne pourrai pas comparer. Ici c’est l’histoire de 4 amies:  4 femmes complices, au franc parler, qui s’entraident et adorent parler de leurs vies, même dans les détails les plus intimes.  Nos 4 femmes connaissent des histoires de cœur ou de sexe à des stades différents, avec des aspirations diverses et l’on assiste à leurs folles aventures.

Le style de l’auteure est hyper addictif. J’ai enchaîné les chapitres, conquise par les histoires de Valéria et ses amies. C’est moderne, c’est frais, c’est audacieux. Toutes les 4 sont très différentes et pourtant si complémentaires. Les personnages masculins tombent assez facilement dans la caricature je trouve, mais on s’en fiche. Le ton employé par l’auteure est plein d’humour, osé par moments, mais rien n’est jamais vulgaire. Je me suis laissé charmer par certains personnages et je n’avais qu’une envie : savoir dans quelle direction l’auteure allait bien pouvoir amener nos personnages. La fin arrive bien trop vite à mon goût, j’en voulais encore et attends donc impatiemment le prochain tome de la saga pour rejoindre le groupe d’amies.

(Laure) Elisabeth Benavent a fait très très fort avec ce roman et a su doublement me conquérir. Tout d’abord, à travers l’évocation de Valéria et de son couple. Elle est mariée à Adrian depuis de nombreuses années mais ça ne passe pas vraiment bien entre eux. Je rentrerai pas dans les détails mais l’auteure déjà ici, m’avait attachée à son histoire et à la résonance qu’elle avait en moi. Je crois qu’Elisabeth Benavent a une belle connaissance des relations humaines et du mariage ici en particulier. Elle évoque l’usure de la vie de couple et, c’est pas très rigolo mais terriblement vrai.

Petit à petit, on découvre les amies de Valéria et la relation du quatuor. Et là, vous allez follement vous amuser à les lire. Elles sont audacieuses, elles se confient tout (oui ça va donc jusqu’aux prouesses de leurs amants respectifs !), Lola en particulier vous fera rire à plus d’une reprise tellement elle fait allusion au sexe dans la moindre des conversations ! Tout y est prétexte.

On ne s’ennuie par parce que chacune des 4 amies a sa propre histoire avec des problématiques variées : Lola qui est avec un homme qui est par ailleurs fiancé et qui n’a donc avec celui-ci qu’une relation purement sexuelle ce qui ne lui suffit pas, Carmen qui subit un chef qu’elle déteste et qui est attirée par un collègue, la parfaite Nerea qui a un nouveau fiancé secret.

Et Valéria, perdue dans son couple, qui ne révèle d’ailleurs pas à ses amies que ça ne va pas si bien et pourquoi. Et qui va rencontrer Victor qui n’aura de cesse de lui prouver tout ce qu’il peut lui apporter. C’est une Victoria tiraillée entre Adrian et Victor que nous allons suivre tout au long du roman. Je n’ai jamais lu un tel jeu du chat et de la souris dans une romance !! C’était totalement dingue, Victor et Valéria vont loin, très très loin dans leurs actes et leurs discussions mais … sans conclure puisque Valéria est mariée. C’est chaud, très très chaud, comme nous l’avait promis l’éditrice du roman !

C’est une lecture qui me change bien de mes habitudes et c’est addictif justement pour ça, Dans les pas de Valéria amène un vent de fraîcheur et d’audace à travers une bande d’amies à laquelle on ne peut que s’attacher. Vite, vite, la suite !

archipel

Merci à Mylène des éditions Archipel pour cette lecture

Les fjords de Santorin, Nick Alexander

Quatrième de couverture :

Pour Becky, son père n’est pas seulement absent : il est un mystère, un trou béant dans son passé… et un sujet tabou avec sa mère, Laura. Quand cette dernière décide sur un coup de tête de s’envoler pour la Grèce, Becky choisit de l’accompagner, bien décidée à se rapprocher d’elle – et de la vérité.

Pendant leur voyage vers la magnifique île de Santorin, il devient vite évident que le choix de destination n’est pas aussi anodin que le pensait Becky. Laura lui cache quelque chose depuis toujours, et elle est déjà venue ici.

Mais le souvenir de ce premier voyage est teinté de douleur et de secrets enfouis depuis vingt-cinq ans. Alors que la vérité éclate au grand jour, mère et fille pourront-elles enfin enterrer les fantômes de leur passé et trouver le bonheur auquel elles aspirent ?

L’avis de Laure :

J’ai déjà lu Nick Alexander en début d’année avec un titre mitigé mais je me suis quand même laissée tenter par cette belle couverture et les secrets de famille que le résumé promettait.

Quand j’ai commencé ma lecture, je ne me souvenais pas du résumé et je ne relis jamais la quatrième de couverture avant lecture pour mieux me laisser surprendre. Et du coup j’étais un peu perdue parce qu’on suit 2 personnages, Laura et Becky qui toutes deux partent en vacances pour Santorin dans des conditions moyennement joyeuses : Becky part avec sa mère dont elle n’est pas si proche et Laura part avec un petit ami qu’elle vient de rencontrer et qui m’avait fait très mauvaise impression.

En fait on fait vite le lien entre les 2 phases de l’histoire si on n’est pas tête en l’air comme moi et qu’on lit le résumé ! Laura va vite se retrouver piégée sur une île paradisiaque avec un compagnon très malfaisant et méchant. On a pitié de la jeune femme naïve et inexpérimentée, dépendante de l’homme qui lui a payé ses vacances et ne sachant pas comment se mettre en sécurité. Et l’histoire va tourner au cauchemar.

Par ailleurs, Becky souhaite profiter des ces vacances uniques avec sa mère pour en apprendre enfin plus sur ses origines, que celle-ci lui a toujours cachées. Elle sait avoir été conçue à Santorin justement mais, qui est son père ?

J’ai beaucoup aimé la progression du roman, avec l’intervention d’un personnage clé dans l’histoire de Laura qui est tellement gentil qu’on s’y attache très vite. On a un doute qui plane tout du long sur l’identité du père de Becky, sur le drame qui s’est noué sur l’île entre Laura et son immonde compagnon de voyage. Et puis les ficelles se délient pour une jolie fin.

Ma notation:

Une lecture agréable.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)