Quand il me prend dans ses bras, Charlie Wat

Quatrième de couverture :

Une histoire drôle et émouvante dans laquelle les apparences sont souvent trompeuses…

Narcoleptique depuis plusieurs années, Emma partage son quotidien entre thérapies et cours de gestion du stress. Un jour, un appel du notaire lui apprend le décès d’une grand-tante qu’elle connaît à peine. Et lorsqu’elle découvre qu’Anna l’a désignée comme unique héritière, c’est la stupéfaction !
Pour la jeune femme, c’est le début d’une aventure qui pourrait bien changer le cours de sa vie.

Et si le bonheur était là où on ne l’attend pas ?

L’avis de MadameOurse :

L’an dernier, j’avais découvert l’auteure Charlie Wat et j’avais adoré la très belle histoire de Myrtille. Alors quand j’ai vu que l’auteure publiait un nouveau roman et proposait de recueillir de nouveau les avis des blogueurs, j’ai foncé tête baissée sans même savoir de quoi il serait question.

J’ai alors plongé dans une histoire du même genre, une comédie romantique, une lecture légère qui se lit comme on croquerait une tablette de chocolat. Emma vient d’apprendre le décès d’une grand tante qu’elle n’a pas connue et dont elle est pourtant nommée comme la seule héritière. Lorsqu’elle se rend sur place, elle apprend que celle-ci lui a légué, outre sa maison, son entreprise. Emma doit alors prouver au notaire qu’elle est capable de prendre la suite de sa grand tante. Il y a juste un petit détail qui coince : cette entreprise florissante est … une entreprise de pompes funèbres ! Emma n’a aucune envie de se lancer dans ce genre de métier. Et sa surprise ne s’arrête pas là puisqu’elle va aussi découvrir la conception unique que sa grand tante avait du métier.

C’est entourée des 2 employés, une femme qui perd la mémoire en permanence et le thanatopracteur et chauffeur amoureux de la première qu’Emma va devoir poursuivre l’oeuvre particulière de sa grand-tante. Elle aura alors pour seul client un jeune homme dépressif qui prévoit de se suicider. Incapable d’accepter que celui-ci veuille mettre fin à ses jours, elle prendra la décision de faire tout le contraire de son métier en donnant une nouvelle raison de vivre à cet homme. A partir de là, on navigue d’un événement comique à un autre avec sur fond de tout ça, le mal être de l’homme, ses peines et douleurs. Le tout saupoudré par la narcolepsie d’Emma qui lui joue des tours quand elle s’y attend le moins !

Vous avez là tous les ingrédients d’une lecture très amusante : des personnages amusants, un pitch à la hauteur, un soupçon de secrets à travers le personnage énigmatique de la tante décédée et puis bien sûr, un peu d’amour ! Et moi je suis complètement cliente, j’ai très vite avancé dans ma lecture, pressée chaque fois de le reprendre.

Ma notation :

Une bien jolie lecture.

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Anatomie d’un scandale, Sarah Vaughan

Quatrième de couverture :

Kate vient de se voir confier l’affaire de sa vie, celle qui accuse l’un des hommes les plus proches du pouvoir d’un terrible crime. Kate doit faire condamner James Whitehouse. Sophie adore son mari, James. Elle est prête à tout pour l’aider et préserver sa famille. Sophie doit trouver la force de continuer comme avant.
Comme avant, vraiment ? Quels sombres secrets dissimule le scandale, et à quel jeu se livrent réellement ces deux femmes et cet homme ?

ELLE VEUT LE DÉTRUIRE. ELLE VEUT LE SAUVER. LA VÉRITÉ EST UNE CHOSE DANGEREUSE.

L’avis de MadameOurse :

J’avais lu Sarah Vaughan en 2017 et j’étais très surprise de la découvrir sous ce nouveau titre. Passer de l’historique au thriller c’est plutôt inhabituel, encore plus quand on est une jeune auteure. Et ça a bien attisé ma curiosité !

Tout ce thriller tourne autour d’un crime : le viol dont Olivia accuse James Whitehouse, politicien. Elle est son assistante parlementaire, ils ont eu une liaison avant ce viol. Il est marié, a deux enfants, n’a jamais avoué à sa femme cette liaison qui a duré 5 mois et ce passage devant les tribunaux va être un épisode bien pénible pour sa carrière politique.

Et c’est Kate qui va devoir défendre Olivia face à James. Elle a conscience de la difficulté de l’affaire, comment faire accuser cet homme beau et charismatique, comment faire admettre aux jurés qu’Olivia n’était pas consentante alors même qu’elle avait eu une liaison avec celui-ci ? Le roman permet d’aborder la difficulté de la notion de consentement et la façon surtout dont les hommes prennent la chose, leur irrespect de la parole des femmes sur ce point. En cela, cette lecture est très actuelle, ça m’a beaucoup intéressée, on touche à des thématiques précises qu’il est difficile de défendre : le viol conjugal, la notion de consentement.

Et surtout, ce roman va plus loin, ce n’est pas que l’histoire d’un jugement. On va remonter dans la jeunesse de nos personnages et y découvrir bien des secrets ! J’étais plutôt surprise d’ailleurs de l’écheveau d’événements qui se sont passés avant le viol qui a mené James devant le tribunal. Même si, honnêtement, l’auteure ne cache pas ce qu’elle va nous révéler, ça vient tout doucement mais on fait assez facilement le lien, les évidences sont là. Ce n’est pas un thriller redoutable mais c’est un roman d’ambiance, qui fait réfléchir sur des thématiques intéressantes.

Ma notation :

J’ai aimé. L’auteure a aussi su me convaincre dans ce genre bien différent de celui de son précédent roman.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

L’amie prodigieuse, Elena Ferrante

Quatrième de couverture : 

« Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile. »

Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise.

Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition.

L’avis de Tittounett :

Le livre commence alors que les héroïnes ont 60 ans. Raffaella alias Lina alias Lila (on met du temps à s’y retrouver dans les prénoms et surnoms!) a quitté sa maison et son fils, Rino, appelle la meilleure amie de sa mère pour lui en faire part. Dans la maison, plus aucune trace de l’existence de sa mère, elle a tout pris. De là, ladite amie (et narratrice donc) décide de mettre par écrit leur vie au cas où son amie ne refasse pas surface, pour qu’une trace d’elle reste.

Nous plongeons alors dans la vie d’un quartier visiblement pauvre et ouvrier de Naples à la fin des années 50. Les héroïnes ont 6 ans environ.  Au début, il y a un peu de la narratrice de 60 ans qui est là donc on ressent les aller/retour, le récit comme un souvenir et puis il y a pas mal de personnages alors on s’y perd. D’ailleurs j’ai commencé ce livre 2 fois car la première fois je me suis arrêtée car un peu perdue et pas emballée. Puis j’ai retenté et il a suffit d’avancer de quelques pages supplémentaires pour plonger totalement.

Quand j’utilise le mot « plongeon » c’est vraiment ça. Cette écrivaine a le don de vous emporter, vous êtes dans ce quartier ouvrier, vous ressentez la violence, l’amitié, la passion. Vous n’êtes plus sur votre canapé ni dans le TGV, vous êtes là bas avec eux. C’est l’histoire d’une époque, d’un passé oublié mais présent, d’une génération qui se cherche, d’une amitié de deux jeunes femmes trop intelligentes pour leur condition et peut-être pour leur bien aussi. C’est l’histoire de conflits familiaux, de conflits de voisinage, de hiérarchie italienne au sein d’un quartier.

Je vous laisse découvrir les héroïnes, elles sont attachantes et complexes. On suit leur évolution, leur lutte pour sortir de leur condition chacune à sa manière avec les barrières familiales de cette époque où l’évidence était une vie de famille sans éducation. Le collège (petit lycée) et le lycée sont des endroits quasiment inconnus de tous, surtout le lycée. Peu sont même au courant qu’il existe quelque chose après le petit lycée. Les études ne sont pas une chance mais considérée plutôt comme une anomalie inutile et coûteuse. C’est l’histoire de deux jeunes filles intelligentes et pleine de rêves dans un quartier qui ne connaît même pas la définition des mots « intelligence » et « rêve ».

Ma notation :

J’ai A.D.O.R.E ce livre. Je l’ai fini un matin pour courir acheter le tome 2 (il y en a 4) dès l’après midi.

[Duo lecture] Avalanche Hotel, Niko Tackian

Pourquoi ce livre :

(MadameOurse) Ça fait 2 mois qu’on entend parler de ce roman, il y a eu une vraie belle publicité autour de cette parution et généralement, quand on nous donne envie comme ça, nous on fonce ! Et puis bon, en duo avec Lunatic, ça ne se refuse pas !

(Lunatic) Le teasing sur la sortie de ce roman était si bien réussi, j’avais réservé ma chambre à l’hôtel depuis le 17 novembre et il me tardait de le lire.

La couverture :

(Lunatic) Une couverture qui retranscrit parfaitement l’ambiance du lieu. Ce sublime hôtel, la neige, cette branche de cerisier, tout y est! Parfait

(MadameOurse) Le bleu étant ma couleur préférée, il est évident que cette couverture me plait ! Elle me rappelle aussi celle du thriller de Franck Thilliez, Puzzle.

La quatrième de couverture :

Janvier 1980. Joshua Auberson est agent de sécurité à  l’Avalanche Hôtel, sublime palace des Alpes suisses. Il  enquête sur la disparition d’une jeune cliente avec un  sentiment d’étrangeté. Quelque chose cloche autour de lui, il en est sûr. Le barman, un géant taciturne, lui demande de le  suivre dans la montagne, en pleine tempête de neige. Joshua  a si froid qu’il perd connaissance…
… et revient à lui dans une chambre d’hôpital. Il a été pris dans une avalanche, il est resté deux jours dans le coma. Nous ne sommes pas en 1980 mais en 2018. Joshua n’est pas agent de sécurité, il est flic, et l’Avalanche Hôtel n’est plus qu’une carcasse vide depuis bien longtemps. Tout cela n’était qu’un rêve dû au coma.

Après lecture :

(Lunatic) J’attendais ce roman depuis quelques semaines, alors il fait partie de mes premiers achats 2019. Beaucoup d’attente autour de ce roman, trop peut-être? Je n’ai jamais lu cet auteur, mais je voyais passer beaucoup de chroniques très positives alors c’était le moment de tenter. J’ai aimé son écriture très rythmée, rapide. Pas de temps pour des détails inutiles, des descriptions trop détaillées. On rentre directement au cœur du roman, rencontrant Joshua en 1980, agent de sécurité dans un splendide hôtel niché dans les Alpes Suisses, théâtre d’une disparition inquiétante. On bascule rapidement en 2018 retrouvant ce même Joshua, alors flic pour la police Vaudoise. Et là on se demande vraiment ce qu’il se passe. Folie? mensonge? rêve?  troubles de la mémoire? Où se situe la réalité? On ne sait plus trop. On accompagne alors Joshua dans sa quête de vérité, remettant en place les pièces d’un puzzle. Le final difficile à supposer au début du roman, devient très clair une fois que l’auteur nous dévoile un élément suffisant pour résoudre l’énigme. J’aurai tant voulu me faire « attraper » pourtant. Dommage

J’ai aimé ce roman, même si j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages. Peut-être car tout va trop vite? Peut-être simplement car ils ne font rien pour être appréciés tout simplement. Je retiendrai surtout l’écriture que je vais me hâter de retrouver avec son roman Fantazmë sorti en poche en ce début d’année.

(MadameOurse) Pour ma part j’avais déjà lu Niko Tackian et j’avais beaucoup aimé. Néanmoins, ici, j’ai eu un avis plus mitigé dès le départ. C’est très spécial ce personnage de Joshua qui va vivre des rêves très pointus sur des choses qui se seraient passées dans les années 60 alors que lui vit de nos jours. Comment est-ce possible ? On se pose d’autant plus la question que les événements qu’il va voir en rêve auront de fortes répercussions sur l’enquête qu’il mène. Comment peut-il ainsi mener son enquête grâce à l’aide de ses rêves ?

La progression est assez rapide, le roman se lit bien, je n’ai pas trop eu d’idée de ce qu’allait être la révélation finale même si j’ai pu deviner le lien entre certains personnages. Au final, je suis assez mitigée, je trouve que l’histoire est bien conclue, bien expliquée et tous les éléments se collent comme il faut les uns aux autres. Mais je n’ai pas trouvé le suspense si prenant et le combo rêve / réalité avec la frontière volontairement floue entre les deux ne prend pas à mes yeux. Je ne trouve pas ça plausible, possible et c’est juste une appréciation personnelle mais ça donne ma note finale au roman.