Les jours sucrés, Loïc Clément et Anne Montel

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Quatrième de couverture :

Une comédie romantique qui fait un bien fou ! À 25 ans, Églantine apprend le décès de son père et part pour Klervi, le village breton de son enfance. Elle y retrouve sa vie d’avant, ses souvenirs et la pâtisserie paternelle (qui est désormais la sienne), mais aussi Gaël, son amoureux de l’époque, sa tante Marronde et tous les chats du village. Surtout, elle découvre le journal intime de son père. Il y a mis tous ses secrets de vie et de cuisine. Un véritable guide pour Églantine. Et si c’était l’occasion d’un nouveau départ ? Une comédie romantique légère et subtile.

L’avis de Laure :

Vous connaissez bien les romans feel good dans lesquels une héroïne va quitter sa ville pour une nouvelle vie qui lui apportera plein de nouveaux bonheurs. Je vous présente ici la version BD de ces romans chouchou qui nous font tant de bien.

Eglantine part pour un petit village breton suite au décès de son père, qui les avait abandonnées sa mère et elle depuis des années. Sur place, elle retrouve la pâtisserie familiale, sa tante et aussi celui qui était son amoureux d’enfance. Eglantine ne sait pas encore ce que ce retour va lui apporter, elle a plutôt prévu de vendre la pâtisserie et de retourner à sa vie. Mais c’est sans compter sur un joli destin et la révélation de secrets bien cachés. 

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Cette BD est un bonbon, d’abord par le charme des dessins à l’aquarelle d’Anne Montel, ensuite par cette histoire toute douce, simple, gourmande et pleine de jolis moments. Je ne crois pas avoir besoin de vous en dire plus, je suis sûre que vous avez tous en tête un titre de roman qui offre ce genre de plaisir de lecture. Ici, on a en plus le plaisir visuel des images alors croyez-moi, c’est un régal !

Ma notation :

Une très jolie BD à découvrir sans tarder.

 

Prix des lecteurs poche 2021, Sélection de juillet

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Une sélection avec 3 titres tellement différents mais tous totalement subjuguants. Au moment où j’écris ce retour de lecture, je ne sais vraiment pas à quel titre je vais donner ma voix. C’est le premier mois, où la choix ne me semble pas évident du tout.

 

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Quand j’ai vu ce roman dans la sélection, j’ai haussé les yeux. J’avais commencé sa lecture en grand format et j’avais abandonné. Je n’avais pas compris l’engouement autour de ce titre. Pour le prix, je m’y suis replongée et contre toute attente, j’ai aimé. Ces mots, ces personnages, ces souvenirs ont cette fois su me conquérir. C’est vraiment l’exemple qui prouve que la rencontre avec un roman dépend d’un moment et d’une humeur précise.

Durant une nuit, une jeune femme va vider la commode de son Abuela, sa grand-mère. C’est l’histoire d’une famille, de femmes, mais aussi d’un pays qu’on découvre avec en toile de fond, l’exil des espagnols durant la guerre civile. C’est touchant et tendre, un joli conte dont il serait dommage de ne pas se laisser bercer.

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Une petite semaine a suffi pour que la civilisation s’effondre suite à une pandémie mondiale. Un pitch de départ qui dans nos circonstances actuelles nous ferait « presque » relativiser notre crise sanitaire. Dans le monde d’après, on part sur les routes avec des survivants, un groupe de passionnés, qui veulent faire perdurer l’amour du théâtre, des mots et de la musique malgré l’horreur du quotidien.

J’ai trouvé ce roman passionnant, malgré l’atmosphère pesante et la noirceur qui domine. Les personnages se lient, se croisent et donnent tous un souffle intense au récit. Il y a un mélange des générations entre ceux qui ont connu le monde d’avant et ceux qui n’étaient pas nés. C’est assez perturbant de voir ce qui pourrait advenir de l’humain, des hommes dans une telle catastrophe. Je retiendrai quand même, que malgré le pire et l’horreur, une pointe d’espoir, d’optimisme et d’humanité peut se cacher au fond de chacun.

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 Antoine après avoir reçu une carte postale de son père absent depuis 20 ans, se lance (accompagné d’un ami et de sa sœur) dans un road-trip pour le retrouver.

Un long roman comme une sorte de longue quête initiatique, à la recherche de ses racines et de son histoire. Le roman est assez dense, avec de nombreux personnages et de nombreuses rencontres. On ne s’ennuie pas dans cette histoire, avec un voyage qui nous emmène dans plusieurs villes et pays. J’ai fait de vraies découvertes et j’ai voyagé comme jamais je ne pourrai le faire.  C’est plein d’humour, et même si bien souvent c’est un peu trop extravagant à mon goût, j’ai passé un excellent moment de lecture.

 

Si vous deviez lire qu’un seul de ces titres ? Vous choisiriez lequel ?

La sélection d’Aout sera la dernière de l’aventure. Rendez-vous dans quelques jours pour mon bilan lecture.

Une famille presque normale, M.T. Edvardsson

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Quatrième de couverture :

Une famille suédoise tout ce qu’il y a de normal, ces Sandell…
Le père, pasteur. La mère, avocate. Une fille de 19 ans, bosseuse, qui rêve de voyages au long cours.
Le samedi, on file au cinéma. Le dimanche, en forêt. Ils trient leurs déchets, n’oublient jamais leur clignotant, rendent toujours à temps leurs livres à la bibliothèque.
Normale en apparence, du moins, comme toutes les familles qu’un meurtre sordide s’apprête à faire basculer dans l’horreur…

L’avis de Laure :

Nouvelle lecture dans le cadre du prix Nouvelles voix du polar, un pavé de 600 pages qui m’a donc occupée un bon moment. C’est l’histoire de la famille Sandell qui vit en Suède, une famille tout ce qu’il y a de plus classique jusqu’à ce que la justice s’invite à la fête.

Le roman débute sous la voix du père, Adam, pasteur, le jour où sa fille de 19 ans, Stella, est arrêtée par la police pour meurtre. C’est le ciel qui lui tombe sur la tête et pourtant il est déterminé à tout faire pour que sa fille soit libérée. Quitte à mentir… Il commence tout d’abord sa propre enquête, pour comprendre ce qui a pu se passer et surtout trouver une autre personne à faire accuser. Avec Adam, on replonge dans le passé de la famille, la façon dont le couple s’est connu, les premières années de parents et les premières difficultés avec une fille adolescente.

Puis c’est Stella qui prend la parole, de prison avant de laisser la mère, avocate, achever l’histoire au moment du procès. J’ai aimé cette lecture où tout se construit peu à peu, je n’ai réussi à faire aucune hypothèse autre que celle de la culpabilité de Stella qui apparait dès le début comme assez évidente. Mais il faut savoir ce qui s’est passé pour les personnages qui ait pu entrainer ce meurtre et comprendre ainsi le mobile que le meurtrier a pu avoir. Et ces éléments arrivent tardivement dans le roman ce qui explique sûrement mon absence d’hypothèse.

Ceci dit, j’ai trouvé ce roman assez long, 600 pages juste sur cette famille c’est beaucoup et quelques pages de moins ne m’auraient pas déplu. Et surtout, la fin, bof, bof, je l’ai trouvée plutôt décevante même si j’ai vraiment apprécié l’ambiance dans laquelle j’ai été plongée tout au long du roman.

Ma notation :

Un lecture un peu mitigée, des longueurs et une fin qui ne m’a pas convaincue.

 

Dans le faisceau des vivants, Valérie Zenatti

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Quatrième de couverture :

Le 4 janvier 2018, la mort d’Aharon Appelfeld plonge sa traductrice, Valérie Zenatti, dans un véritable état de choc. Car leur relation n’était pas seulement celle d’un écrivain et de sa traductrice. C’était aussi celle d’un vieil homme et d’une jeune femme, de deux amis qui se parlaient sans cesse. De quoi parlaient-ils ? D’écriture, de langues, d’amour, d’animalité, d’enfance. De la terreur d’être traqué. Ils partageaient aussi quelques silences.
Ne pouvant se résoudre à perdre cette voix dont l’écho résonne en elle, Valérie Zenatti cherche à la saisir par tous les moyens, suivant une trajectoire qui la conduira jusqu’en Ukraine, à Czernowitz, la ville natale d’Aharon.

L’avis d’Audrey :

Je connaissais Valérie Zenatti, l’auteure. Mais je ne connaissais pas son travail de traductrice, et j’ignorais tout du lien si particulier qu’elle entretenait avec Aharon Appelfeld.

Janvier 2018, alors qu’elle s’apprête à monter dans un avion qui doit l’amener à Tel-Aviv, Valérie voit passer une notification d’info annonçant la mort de l’écrivain. C’est précisément lui qu’elle allait voir. C’est le choc et la sidération pour elle. Au delà de la tristesse, elle ne se sent pas légitime à montrer son abattement face à cette perte, ne voulant pas occulter le drame que doit ressentir la famille d’Aharon.

Et pourtant, cette disparition va avoir une vraie répercussion dans son quotidien. C’est cela que l’auteure nous livre dans ce roman. Elle va nous parler de l’homme qu’elle a connu, des liens, de leurs échanges, de leur complicité dans le travail. Puis elle va surtout nous parler de l’homme. De son histoire, son enfance, de son village natal, où elle se rendra pour s’imprégner d’avantage de cet homme si précieux pour elle, de son âme.

Quel roman! Quelle lecture! tout en retenue et en émotions, la plume de Valérie Zenatti, délicate et tendre rend un vibrant hommage à Aharon Appelfeld et à leur rencontre.

Ma notation:

Une histoire d’affection, d’amour et d’évidence entre deux êtres. Bouleversant.

Photo Babelio.com

Tous les jours de la vie, Debbie Macomber

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Quatrième de couverture :

Cassie, Karen et Nichole. Les trois sœurs Carter ont vécu une enfance modeste mais heureuse… Jusqu’à la terrible décision qui a détruit tout l’équilibre familial. Alors qu’elle n’était encore qu’au lycée, Cassie est tombée follement amoureuse et a abandonné études et famille pour épouser l’homme qu’elle aimait. Un homme mauvais et manipulateur qui n’a pas tardé à faire de sa vie un enfer. Malgré les années et l’échec cuisant de ce mariage, ses sœurs ne lui ont jamais pardonné d’avoir brisé le cœur de leurs parents. Cassie a dû se reconstruire loin d’elles, essayant tant bien que mal d’offrir une vie meilleure à sa fille. Mais un jour, elle reçoit une lettre de Karen. Pleine d’espoir, Cassie se permet alors de croire à une réconciliation, peut-être même à un nouveau départ… 

L’avis de Laure :

Fin juin j’avais pris de l’avance sur ma PAL du mois et en ai donc profité pour sortir ce titre léger qui promettait une lecture rapide. Et si je ne vous en parle que maintenant c’est parce qu’il n’y a rien d’exceptionnel à en dire.

Cassie est une héroïne touchante, une femme en galère qui a connu des choses difficiles mais qui garde le courage, jour après jour, elle se bat pour sa fille, cumulant 2 emplois, supportant autant que possible l’appartement limite insalubre dans lequel elles vivent. Bien évidemment, on s’attache à elle de suite. Connaissant Debbie Macomber, on sait qu’elle va faire vivre des événements à son héroïne qui vont lui amener une vie plus douce. Elle va en effet bénéficier d’un programme qui offre des maisons neuves à des familles dans le besoin, en échange d’heures de bénévolat à la construction des maisons en question. J’ai bien aimé cette thématique dans le roman, elle rappelle toutes les émissions qu’on voyait à ce sujet il y a quelques années.

On va en savoir plus peu à peu sur le passé de Cassie, l’histoire avec le père de sa fille mais aussi la rupture avec ses parents et ses 2 sœurs. Les retrouvailles avec les 2 sœurs m’ont moins plu dans ce roman, c’est tellement bourré de clichés ! Sans surprise, l’auteure glisse aussi une petite romance dans le récit, une romance qui m’a un peu agacée par le comportement de Cassie. Certes, on peut comprendre sa méfiance compte tenu de son passé mais j’ai trouvé que ça allait trop loin, à trop de reprises donc j’ai trouvé ça un peu lourd à la longue.

Si j’ai retrouvé ici l’univers simple et léger de Debbie Macomber, je vous avoue que j’ai moins aimé ce roman que la saga Retour à Cedar Cove dont il me tarde de découvrir le cinquième tome à paraitre dans quelques mois.

Ma notation :

Une lecture agréable mais qu’on oublie vite !