Les spécialités de la boulangerie de minuit, Noriko Onuma


Quatrième de couverture :

Retrouvez une boulangerie à nulle autre pareille : elle n’ouvre ses portes qu’à la nuit tombée.On dit même que les pâtisseries y ont des vertus insoupçonnées…Une heure avant minuit, la vitrine de la boulangerie s’illumine dans une rue de Tokyo. Depuis peu, cette boutique si spéciale a acquis en notoriété. Désormais, les curieux se pressent devant la porte d’où s’échappe un fumet enchanteur. Un musicien au coeur brisé en quête de réconfort, un couple de personnes âgées à la recherche de souvenirs perdus ou un artiste troublé en quête d’inspiration, tous viennent dans l’espoir qu’une pâtisserie soigne leur âme blessée.

L’avis d’Audrey :

Une boulangerie qui ouvre la nuit : un concept original, mais finalement pas si étonnant dans la ville de Yosuke. Car cette boulangerie est avant tout un refuge nocturne, un lieu bienveillant pour ceux qui doutent, ceux qui se sentent perdus ou qui ont simplement besoin d’un peu de réconfort.

C’est ici que Nozomi, une jeune fille en détresse, a trouvé refuge dans le premier tome de cette série. Je n’ai pas lu le premier opus et pourtant j’ai tout de suite trouvé ma place dans cette boulangerie tenue par un patron et son apprenti, duo aussi décalé qu’attachant. On s’y sent tellement à l’aide, réchauffée par une véritable chaleur humaine.

Comme souvent dans les romans japonais de cette veine, chaque personnage devient le prétexte à raconter une histoire. Des histoires de vie, parfois douloureuses, qui parlent de résilience et d’espoir. Ici c’est l’arrivée d’une mystérieuse femme, Yoshino qui va bousculer notre boulangerie. 

Difficile de trouver des défauts à ce roman. C’est doux, poétique, bienveillant et profondément réconfortant.

J’ai particulièrement aimé la force des thèmes abordés et les portraits de personnages qui ne sont pas toujours flatteurs. L’autrice ne cherche pas à embellir la réalité : elle nous montre aussi le moins beau, le moins bon, les failles et les erreurs. Et même si cette part de réalisme peut parfois être triste, elle apporte justement beaucoup de profondeur au récit.

Un roman comme une petite lumière dans la nuit.

Amour, chianti et tutti quanti, Felicia Kingsley

Quatrième de couverture :

Belvedere in Chianti, petit village des collines toscanes où abondent oliviers et vignes, mais où les célibataires se font rares, est en émoi : Charles Bingley, petit-fils du défunt comte Ricasoli, arrive d’Angleterre pour prendre possession du domaine viticole Le Giuggiole.

La nouvelle a déclenché une véritable frénésie chez les belles-mères potentielles, prêtes à tout pour présenter leurs filles à Charles ou à son ami Michael D’Arcy, tout aussi charmant, riche et célibataire. Seule Elisa, amie d’enfance des deux jeunes hommes, ne s’intéresse guère à cette chasse au mari. Aujourd’hui mère célibataire, elle s’inquiète plus de l’avenir du domaine et des intentions douteuses de Charles et Michael que de sa vie amoureuse.

Quand Elisa découvre que Michael cherche à vendre le domaine à l’un de ses clients pour transformer l’exploitation viticole en terrain de golf, l’homme qu’elle considérait comme un ami devient alors un ennemi. Mais une visite de la propriété accompagnée de chianti pourrait bien tout changer…

L’avis de Laure :

Faire un p’tit voyage dans un domaine viticole italien à la fin de l’été au lieu de penser à l’automne et à la rentrée, avouons-le c’est juste parfait pour prolonger la vibe estivale dans laquelle on se sent si bien.

Je dois dire que je me suis sentie vraiment bien à Belvedere in Chianti, où Elisa doit relever un défi difficile. Le propriétaire du domaine où elle travaille est décédé et son successeur souhaite vendre à un promoteur qui transformerait les lieux : exit la vigne, bonjour le golf. Elisa est désespérée à sauver le lieu où elle vit depuis toujours et son savoir-faire pour la production du chianti. J’ai beaucoup aimé la suivre dans son combat pour ça, son défi a tellement de sens que je m’attachais beaucoup à ce qu’elle parvienne à ses fins.

Là où le roman m’a un peu moins plu c’est sur la partie romance malheureusement. L’héritier du domaine, Charles, Elisa le connait très bien pour avoir passé de nombreux étés avec lui et son meilleur ami Michael. Et Michael est justement là, de retour pour l’été. C’est à lui que Charles a confié de trouver un acquéreur pour le domaine. Avec Michael on passe du positif au négatif. Tantôt le début de romance m’a semblé mignon et ensuite, j’ai malheureusement ressenti plusieurs red flag qui m’ont clairement freinée. Elisa faisait un pas en arrière puis elle était rassurée et reprenait son histoire d’amour avec passion mais pour moi ça ne passait pas d’autant qu’il y a pas un seul événement qui m’a fait douter de Michael. Le bémol est là pour moi dans ce roman qui, à côté de ça, est vraiment hyper sympa à lire, dépaysant, touchant. Mais le héros, c’est pas le prince charmant que j’aurais aimé rencontrer !

Ma notation :

Une lecture vraiment plaisante mais un héros qui m’a plutôt refroidie.

(Partenariat non rémunéré, lecture offerte par les éditions Charleston)

La révolte de la reine, Morgane Moncomble

Quatrième de couverture :

Acacia se voit endosser un rôle qu’elle aurait tout donné pour éviter : reine de France. Pour le peuple, elle incarne l’espoir d’un pays à bout de souffle. Pour la cour, celui d’une souveraine vouée à sécuriser le trône. Or, la jeune mariée se révèle tout sauf docile : frivole, imprévisible et un brin rebelle, loin de l’exemplarité attendue d’elle. Elle fascine autant qu’elle scandalise.

Son époux, Alexandre d’Arc du Lys, est détesté par tous ses sujets. Devenu roi par défaut après la mort de son frère aîné, il règne sous la menace constante de ses ennemis, et d’une maladie que beaucoup espèrent fatale. Acacia est pour lui une faiblesse de plus… et une dangereuse tentation.

Depuis leur rencontre, leurs relations virent à l’affrontement. Pourtant, derrière les piques et les faux-semblants, une attraction brûlante menace de tout faire basculer.

Alors que la famine gronde en France et que la Révolution approche, la reine devient une cible idéale. Acacia devra choisir : se plier au rôle qu’on lui impose… ou continuer de défier les règles pour changer le cours de l’histoire, quitte à tout perdre – même l’homme qu’elle n’aurait jamais dû aimer.

L’avis de Laure :

Je me suis laissée tenter par cette lecture malgré les avis mitigés que j’avais lus et je ne regrette pas parce que j’ai passé un bon moment. Je me suis laissée porter dans l’histoire, sans attente sur ce que j’allais y trouver et ça a fonctionné.

Acacia est une future reine bien sympathique il faut dire, j’ai aimé sa personnalité décidée à ne pas subir ni son mariage ni ce qu’on attendrait d’elle. Elle est elle-même et elle se moque du quand dira-t-on et ça fait du bien ! J’ai pris plaisir à voir ce qui commence comme un mariage arrangé se révéler plaisant pour l’un comme pour l’autre, même  si chacun traine quelques non-dits qui nous seront dévoilés peu à peu…

Le climat historique est inspiré de la Révolution française mais largement adapté, on retrouve des éléments de l’Histoire que l’on connait et j’ai trouvé ça amusant mais n’attendez pas une vraie réécriture car ce n’est vraiment pas l’idée. Le rythme est prenant car l’étau se resserre autour des personnages au fur et à mesure que la fin de la royauté se dessine, mettant à péril leurs rôles de roi et reine et leur devenir.  Mais c’est presque attendu finalement car ce sont des personnages modernes qui ne tiennent pas du tout à leur couronne et sont plutôt en attente d’une histoire plus libre et personnelle.

Par certains côtés, la lecture m’a fait penser à Réseau royal. Les deux titres jouent avec l’Histoire et nous amusent nous aussi entre romance et suspense. Ca change et ça m’a plu.

Ma notation :

Une agréable lecture.

Les enracinés, Claire Norton


Quatrième de couverture :

Dans la Bretagne du siècle dernier, une jeune paysanne va construire son destin.
Été 1912.
Dans un champ de blé, une charrette bascule, une femme meurt.
Mais les larmes n’ont pas leur place dans ce monde paysan, où la vie tient au travail incessant des bras et des saisons : à dix-sept ans, Marie Guillou doit taire sa peine et assurer la suite de sa mère, apprendre à son tour le labeur des champs, conduire la demeure familiale. Au sein de ce modeste hameau où vit sa famille, les jeunes filles n’ont pas la possibilité de se plaindre, encore moins d’aimer ou de rêver.

L’avis d’Audrey :

Claire Norton fait partie de ces auteures qui ont le don de m’émouvoir et de me saisir avec chacun de ses romans. Depuis son premier livre, je ne rate aucune de ses parutions, alors autant vous dire que j’ai été surprise à l’annonce de celui-ci. Un roman qui s’inscrit dans un genre très différent de ses précédents, et c’est aussi ce que j’aime : une capacité à se renouveler et à nous proposer quelque chose de différent.

1912, au cœur de la campagne bretonne.
Marie n’est encore qu’une jeune fille lorsque sa mère décède. Au-delà de la perte cruelle d’une maman, elle se retrouve soudainement à devoir gérer la maison, s’occuper de sa famille et aider à la ferme. Pour cette jeune fille qui rêvait d’une vie meilleure, la sentence aurait pu être bien lourde. Pourtant, elle prend cette famille à bout de bras, tout en grappillant quelques précieux instants de liberté dans les livres.

Mais au drame familial vient bientôt s’ajouter un autre bouleversement, collectif cette fois : la Première Guerre mondiale.

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce roman, ce sont toutes ces histoires qui se mêlent et s’entremêlent. L’histoire intime de Marie et de sa famille se fond dans celle, plus large, du village, avec ses animosités, ses conflits, mais aussi les liens d’attachement qui unissent les habitants. Et puis la Grande Histoire s’invite à son tour avec l’arrivée de la guerre.

Une guerre particulièrement bien décrite, dans laquelle Claire Norton met en lumière les pertes et les sacrifices de ceux qui restent à l’arrière. Les réquisitions du bétail, du blé, le manque, l’absence. Tout est fait pour nous faire comprendre et ressentir pleinement le poids de cet effort de guerre. Celui de voir partir les hommes, de devoir tout donner pour la patrie, de continuer à vivre malgré l’angoisse et l’incertitude.

Et que dire des récits de ceux partis dans les tranchées ? La crasse, la peur, la violence, l’injustice. Des passages qui nous plongent au cœur de leur quotidien et rendent leur souffrance terriblement palpable.

Marie et ses proches sont des personnages inoubliables, de ceux qui vous touchent, vous marquent et continuent de vous accompagner une fois le livre refermé. Je vous défie de lire ce roman sans être saisis par l’intensité et la force de leurs histoires. 

 

Lectures de septembre 2026

C’est la rentrée et le retour des nouveautés en librairie. Je ne suis pas tellement la cible des nouveautés de septembre, la rentrée littéraire ne me correspond pas tellement mais ça ne m’empêche pas d’avoir la joie de pouvoir piocher dans les titres déjà présents dans ma PAL et dans quelques nouveautés très attendues ! 

En septembre, j’aimerais lire :

    • Le secret du violon perdu, je l’ai acheté cet été, j’ai très hâte d’en savoir plus.
    • A game of scandal, je suis tellement impatiente de retrouver cette série dont je suis absolument fan ! 
    • Les mystères d’Eversand : l’épouse, un tome 3 dont je n’ai nul doute qu’il va nous réserver encore tellement de surprises.
    • Les roses de Guernesey : la brume se lève, le premier tome a été une belle découverte, j’attends donc avec joie le moment de finir la duologie.
    • Retrouvailles, un petit Nicholas Sparks, auteur que j’aime bien lire de temps en temps
    • Les soeurs de Montmorts, ça fait une éternité que je n’ai pas lu de thriller mais je pense que ça devrait me plaire.
    • Nous vivrons ensemble, parce que c’est Ellie Midwood et parce qu’il me faut ma dose de romans sur la seconde guerre mondiale. 
    • Et parmi les nouveautés du mois, il y aura : Le manoir des secrets perdus, Une italienne à Brooklyn et Le club secret des couturières.

Je crois qu’il y a de quoi bien se régaler avec tout ça ! Et vous, quelles lectures avez-vous prévu pour septembre ?

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