Le secret du violon : Evie Woods

Quatrième de couverture :

Chaque jour, des milliers d’objets s’accumulent et prennent la poussière au service des objets trouvés de l’aéroport d’Heathrow. Dissimulé dans ce bric-à-brac, se trouve un objet très spécial, capable de changer le destin de ses propriétaires : un violon d’une beauté et d’une puissance exceptionnelles.
Par un étrange concours de circonstances, l’instrument passe entre les mains de trois inconnus. Devlin, bagagiste à l’aéroport, Walter, professeur à la retraite, et Gabrielle, experte en objets d’art, n’ont rien en commun sauf d’être seuls et à la dérive.
Et lorsque leurs trois appartements sont cambriolés, ils se lancent dans une quête où passé et présent s’accordent. Peu à peu, ils découvrent le secret de ce mystérieux violon qui traverse les générations en créant des harmonies et des connexions entre ceux qui le possèdent. L’instrument, qui a réuni ces trois nouveaux amis, va changer le cours de leurs vies…

L’avis de Laure :

Avec Devlin, Walter et Gabrielle, j’ai suivi la piste d’un mystérieux violon volé. S’il arrive entre les mains de Devlin, c’est parce qu’il l’achète aux objets perdus de l’aéroport d’Heathrow, c’est original vraiment, ces voleurs qui ont réussi l’exploit d’ensuite oublier leur précieux violon…

Mais Devlin pensait avoir acheté là un violon parmi d’autres et quand lui puis Walter vont se trouver cambriolés, il comprend assez vite que le violon semble plus précieux qu’il ne le pensait. On le suit dans une quête originale, qui les mènera d’Italie en Ecosse pour essayer de comprendre qui a fabriqué ce violon. Mais nous lecteurs, avons droit justement à des chapitres sur sa naissance et nous n’ignorons rien des faits fantastiques qui ont donné à ce violon sa voix si spéciale. Ce fantastique a été ce qui a commencé à me perdre dans le récit. Ces chapitres m’ont complètement déroutée et mon esprit cartésien a décroché de plus en plus au fur et à mesure de ma lecture.

Alors certes, j’ai apprécié le trio de personnages et surtout comment la quête autour de ce violon va les lier, eux qui sont si déconnectés du lien social. Mais je vous avoue que ce roman n’avait pour moi rien de remarquable ni  de mémorable, et, malheureusement, je ne doute pas que je vais vite l’oublier.

Ma notation :

Une lecture qui ne m’a pas conquise.

Les mystères d’Eversand : l’épouse, Victor Dixen

Quatrième de couverture :

Birdie fait son entrée dans l’une des familles les plus riches d’Amérique – mais aussi l’une des plus toxiques. Orgueil sans bornes et haine rancie façonnent les Rosemore depuis des générations. Aujourd’hui, la dynastie exsangue peine à se perpétuer faute d’héritier et les affaires périclitent.
Dans l’ombre, Birdie œuvre secrètement à saper sa belle-famille. Saura-t-elle tenir son rôle d’épouse modèle assez longtemps pour sauver les victimes des Rosemore ?

L’avis de Laure :

Quelle saga ! J’ai découvert notre héroïne sous un nouveau rôle : épouse. Alors bien évidemment, pas de romance toute pleine de love et de paillettes, Birdie reste elle-même, déterminée à percer les secrets d’Eversand. Et je suis chaque fois plus bluffée de son talent d’actrice pour parvenir à ses fins.

Lorsqu’elle s’installe à New York avec Lancelot, j’ai d’abord craint que ce 3ème tome ne soit un peu moins intense mais c’était sans compter sur Victor Dixen qui nous mène de rebondissement en rebondissement. L’enquête est loin d’être achevée, Birdie fait de nombreuses découvertes et doit encore faire ses preuves au sein de la famille Rosemore puisque le patriarche décide soudainement que le prochain héritier sera le premier fils né. Voilà donc que chacune des 3 nouvelles jeunes épouses de la famille aura pour but d’être la première à mettre au monde un fils.

Arrivé à ce stade de l’histoire, je suis vraiment curieuse de savoir comment cela va se terminer, il est tellement impossible de faire des hypothèses que la lecture n’en est que plus addictive. Alors vivement le dernier tome pour avoir le fin mot de l’histoire et savoir si Birdie et Ronan parviendront à s’en sortir libres.

Ma notation :

Une lecture hyper prenante encore une fois.

La lettre de Rachel, Paolo Rodari

Quatrième de couverture :

Inspirée de faits réels, l’histoire d’un amour impossible entre un prêtre catholique et une Juive qui lui confie sa fille dans la Rome occupée des années 1940.

Automne 1943. Dans une Rome occupée, Remo, curé d’une paroisse située près du Collège des catéchumènes, fait la connaissance de Rachel, une jeune veuve.
Peu après la tristement célèbre rafle du Portique d’Octavie, Rachel lui confie sa petite Aida afin qu’il la protège jusqu’à son retour. Ni la fillette ni le prêtre ne reverront jamais Rachel.
Au crépuscule de sa vie, Remo décide d’écrire à Aida pour lui raconter ces heures sombres. Une lettre qui devient la confession intime d’un amour impossible, le récit d’un extraordinaire acte de courage et de foi.
Inspiré de faits réels survenus pendant la Shoah romaine, lorsque vingt petites filles juives ont été soustraites à la déportation par des religieux catholiques, ce roman bouleversant à l’écriture délicate pose entre autres la question du sacrifice : jusqu’ où est-on prêt à aller par amour ?

L’avis de Laure :

Remo, jeune curé italien, écrit à la fille de Rachel, à l’aube de sa vie pour lui raconter sa vie et comment il a été mené à la rencontrer et à la sauver. C’est un tout jeune homme qui rencontre Rachel, un homme qui a beaucoup douté de la foi catholique vers laquelle il a été mené, un homme qui va être touché par Rachel au point de l’aimer et de se promettre ensemble un nouvel avenir.

Mais cette rencontre se fait alors même que la guerre fait rage. Rachel et sa fille, juives, sont menacées. Et si Remo va se voir confier la garde d’Aida, pour la sauver, il ne reverra en réalité jamais Rachel. L’histoire est relativement simple et courte, tout comme le roman. Le titre est bien La lettre de Rachel et malheureusement, je n’étais pas préparée à cette narration, celle de la lettre. Cela met de la distance entre le lecteur et le personnage, je n’ai pas su m’attacher, ni m’émouvoir et j’ai pâti de longueurs liées à la ferveur catholique évoquée par Remo, un sujet qui ne me touche pas.

Ici, je crois vraiment que le choix narratif fait par Paolo Rodari a induit tout mon ressenti. C’est beau les lettres et le ton ici est vraiment porteur d’espoir pour Aida à qui la lettre est destinée. Remo veut dire à quel point il a aimé sa mère, à quel point il était engagé pour les sauver toutes deux. Peut-être qu’il m’a manqué justement la réponse que la lettre aurait pu trouver ou comment ces mots auraient touché et éclairé le cœur d’Aida pour à mon tour être capable d’émotion pour cette histoire. Mais ça n’a pas été le cas.

Ma notation :

Un roman qui m’a déçue à cause du style narratif épistolaire.

archipel

(Partenariat non rémunéré, livre offert par les éditions Archipel)

Les spécialités de la boulangerie de minuit, Noriko Onuma


Quatrième de couverture :

Retrouvez une boulangerie à nulle autre pareille : elle n’ouvre ses portes qu’à la nuit tombée.On dit même que les pâtisseries y ont des vertus insoupçonnées…Une heure avant minuit, la vitrine de la boulangerie s’illumine dans une rue de Tokyo. Depuis peu, cette boutique si spéciale a acquis en notoriété. Désormais, les curieux se pressent devant la porte d’où s’échappe un fumet enchanteur. Un musicien au coeur brisé en quête de réconfort, un couple de personnes âgées à la recherche de souvenirs perdus ou un artiste troublé en quête d’inspiration, tous viennent dans l’espoir qu’une pâtisserie soigne leur âme blessée.

L’avis d’Audrey :

Une boulangerie qui ouvre la nuit : un concept original, mais finalement pas si étonnant dans la ville de Yosuke. Car cette boulangerie est avant tout un refuge nocturne, un lieu bienveillant pour ceux qui doutent, ceux qui se sentent perdus ou qui ont simplement besoin d’un peu de réconfort.

C’est ici que Nozomi, une jeune fille en détresse, a trouvé refuge dans le premier tome de cette série. Je n’ai pas lu le premier opus et pourtant j’ai tout de suite trouvé ma place dans cette boulangerie tenue par un patron et son apprenti, duo aussi décalé qu’attachant. On s’y sent tellement à l’aide, réchauffée par une véritable chaleur humaine.

Comme souvent dans les romans japonais de cette veine, chaque personnage devient le prétexte à raconter une histoire. Des histoires de vie, parfois douloureuses, qui parlent de résilience et d’espoir. Ici c’est l’arrivée d’une mystérieuse femme, Yoshino qui va bousculer notre boulangerie. 

Difficile de trouver des défauts à ce roman. C’est doux, poétique, bienveillant et profondément réconfortant.

J’ai particulièrement aimé la force des thèmes abordés et les portraits de personnages qui ne sont pas toujours flatteurs. L’autrice ne cherche pas à embellir la réalité : elle nous montre aussi le moins beau, le moins bon, les failles et les erreurs. Et même si cette part de réalisme peut parfois être triste, elle apporte justement beaucoup de profondeur au récit.

Un roman comme une petite lumière dans la nuit.

Amour, chianti et tutti quanti, Felicia Kingsley

Quatrième de couverture :

Belvedere in Chianti, petit village des collines toscanes où abondent oliviers et vignes, mais où les célibataires se font rares, est en émoi : Charles Bingley, petit-fils du défunt comte Ricasoli, arrive d’Angleterre pour prendre possession du domaine viticole Le Giuggiole.

La nouvelle a déclenché une véritable frénésie chez les belles-mères potentielles, prêtes à tout pour présenter leurs filles à Charles ou à son ami Michael D’Arcy, tout aussi charmant, riche et célibataire. Seule Elisa, amie d’enfance des deux jeunes hommes, ne s’intéresse guère à cette chasse au mari. Aujourd’hui mère célibataire, elle s’inquiète plus de l’avenir du domaine et des intentions douteuses de Charles et Michael que de sa vie amoureuse.

Quand Elisa découvre que Michael cherche à vendre le domaine à l’un de ses clients pour transformer l’exploitation viticole en terrain de golf, l’homme qu’elle considérait comme un ami devient alors un ennemi. Mais une visite de la propriété accompagnée de chianti pourrait bien tout changer…

L’avis de Laure :

Faire un p’tit voyage dans un domaine viticole italien à la fin de l’été au lieu de penser à l’automne et à la rentrée, avouons-le c’est juste parfait pour prolonger la vibe estivale dans laquelle on se sent si bien.

Je dois dire que je me suis sentie vraiment bien à Belvedere in Chianti, où Elisa doit relever un défi difficile. Le propriétaire du domaine où elle travaille est décédé et son successeur souhaite vendre à un promoteur qui transformerait les lieux : exit la vigne, bonjour le golf. Elisa est désespérée à sauver le lieu où elle vit depuis toujours et son savoir-faire pour la production du chianti. J’ai beaucoup aimé la suivre dans son combat pour ça, son défi a tellement de sens que je m’attachais beaucoup à ce qu’elle parvienne à ses fins.

Là où le roman m’a un peu moins plu c’est sur la partie romance malheureusement. L’héritier du domaine, Charles, Elisa le connait très bien pour avoir passé de nombreux étés avec lui et son meilleur ami Michael. Et Michael est justement là, de retour pour l’été. C’est à lui que Charles a confié de trouver un acquéreur pour le domaine. Avec Michael on passe du positif au négatif. Tantôt le début de romance m’a semblé mignon et ensuite, j’ai malheureusement ressenti plusieurs red flag qui m’ont clairement freinée. Elisa faisait un pas en arrière puis elle était rassurée et reprenait son histoire d’amour avec passion mais pour moi ça ne passait pas d’autant qu’il y a pas un seul événement qui m’a fait douter de Michael. Le bémol est là pour moi dans ce roman qui, à côté de ça, est vraiment hyper sympa à lire, dépaysant, touchant. Mais le héros, c’est pas le prince charmant que j’aurais aimé rencontrer !

Ma notation :

Une lecture vraiment plaisante mais un héros qui m’a plutôt refroidie.

(Partenariat non rémunéré, lecture offerte par les éditions Charleston)