Starling, Mélanie Taquet

Quatrième de couverture :

À trente et un ans, Emma est une femme-enfant qui peine à trouver sa place. Forte mais fragile, hypersensible et introspective, elle passe ses soirées devant Netflix ou à rédiger des chroniques littéraires pour son blog, vagabonde dans Londres et écrit pour oublier les problèmes de sa vie. Quand la jeune femme accepte de suivre Chiara, sa meilleure amie et colocataire à une soirée au pub, elle est loin de se douter que l’ambivalent Bilal, fantôme d’une relation interdite, va refaire une entrée fracassante dans sa vie et tout bouleverser sur son passage. Comment garder la tête froide face à cette passion dévastatrice qui l’habite et l’abîme ? Avec l’aide de Chiara et de son « Carnet des petits bonheurs », Emma va apprendre que la vie n’est pas toujours rose, que la douleur s’apprivoise, et que grandir n’est pas une sentence

Ma notation :

Un très beau roman. Mélanie Taquet a définitivement ce petit truc si particulier dans son écriture (sans savoir l’expliquer) qui sait à chaque fois me toucher et me plaire.

[Duo lecture] Les hauts et les bas de Valeria, Elisabeth Benavent

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Parce que j’avais besoin de savoir comment allait évoluer la relation entre Valeria et Victor, car il faut bien l’admettre, même si l’on a quelques réserves, ce roman reste terriblement addictif !

(Laure) C’est ma saga de l’automne, impensable de ne pas en poursuivre la lecture !

La couverture :

(Audrey) Toujours cette paire de jambe, ses talons et ce collant. A pois cette fois ci, pour changer des rayures.

(Laure) Je les aime beaucoup ces couvertures, avec la cohérence d’un tome à l’autre et puis sur ce fond blanc on a une image sobre, je trouve du coup que c’est un livre qui ressort bien sur les étals des librairies.

La quatrième de couverture :

Dans ce troisième volet de la saga, Valeria regrette de s’être emballée pour Victor. Certes, leurs ébats sont toujours aussi torrides. Mais à quoi tout cela rime-t-il ?
Empêtrée dans les préparatifs d’un mariage bien plus pompeux que ce qu’elle aurait voulu, Carmen ne sait plus où donner de la tête. Quant à Nerea, elle a tout envoyé valser : son job et son petit ami au profil de gendre idéal… Adieu la Nerea sainte-Nitouche dont ses amies se moquaient ! Il est temps de s’éclater.
Pourtant, c’est Lola qui surprend son monde. Elle a rencontré Rai. Elle en est raide dingue. Léger problème : il est tout juste post-pubère, il n’a que 20 ans !
Pas si facile d’être une jeune trentenaire. Heureusement que les amies sont là…

Après lecture :

(Audrey) Dans ce 3ème tome, Valeria et Victor continuent leur jeu de « Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis ». Et j’avoue que rapidement Valeria m’a agacée. On sait qu’elle est folle de Victor, et pourtant elle fait tout pour s’éloigner de lui. Victor est assez pénible également, lui criant son amour tout en montrant un certain blocage à l’engagement. Heureusement, dans ce tome, une part belle est donné à ses 3 amies. On suit les préparatifs du mariage de Carmen, la nouvelle relation de Lola avec Ray, un homme plus jeune et les interrogations professionnelles de Nerea. J’ai aimé ces petits récits de vie, toujours ponctués d’humour.

L’histoire de Valeria a repris un certain intérêt à mes yeux lorsqu’elle assiste à une conférence sur son travail d’écriture. Elle y fera une rencontre déterminante pour la suite du roman : Bruno. Avec Laure, on n’était pas vraiment d’accord sur la pertinence de ces passages et l’importance de ce nouveau personnage. Sans comprendre Valeria, ni les raisons qui vont la pousser dans d’autres bras, j’ai apprécié ce nouvel homme dans sa vie. Il a un petit coté imparfait, mystérieux et sur la réserve qui le rend attirant.

Dans ce 3ème tome, l’auteure n’a pas oublié les scène de sexe, et soyez prévenus, on monte d’un cran. L’intensité sexuelle est à son comble ! Nos 4 héroïnes vont vivre de belles aventures, sous fond d’alcool, de soirées et de fêtes. L’amitié et l’amour restent au cœur du roman.

J’attends avec impatience quand même le dernier tome de la saga. Bizarrement je n’attends pas forcément un final qui semble évident, à savoir Victor et Valeria ensemble, apaisés et sûrs d’eux!  J’aimerai mieux une fin alternative, qui surprendra les lectrices. On en parle ensemble à la fin du mois.

(Laure) Le retour à la saga Valeria a commencé pour moi sur une phrase bien particulière puisque le roman commence en pleine partie de jambes en l’air. Aie, je n’ai pas été conquise pas ça. Les scènes intimes ne me gênent pas mais j’ai trouvé beaucoup de maladresses à ce 3ème tome. Commencer le roman par une scène X en est une. Ou bien commencer un chapitre par une scène X pour l’une des amies de Valeria, poursuivre par une qui concerne une autre amie et sauter du coq à l’âne avec un RDV gynéco pour Valeria. Que c’est maladroit et mal amené !

Des 3 tomes pour le moment, je vous l’avoue, ce tome est celui que j’ai moins aimé. Sur le plan osé, l’auteure va plus loin, ce n’est pas une surprise pour moi, je m’y attendais un peu mais encore faut-il que cela serve l’histoire et là je ne trouve pas que cela soit le cas du coup on fait un peu une overdose de scènes hot.

J’ai adoré le développement que j’attendais beaucoup concernant Nerea, Carmen et Lola, on les voit plus, on en sait plus sur leur vie et c’est vraiment chouette. Lola m’a surprise par sa relation nouvelle qui la métamorphose en une femme amoureuse. Du côté de Valeria, comme Audrey, j’ai beaucoup été dans l’agacement. J’ai l’habitude de lire des romances et là je ne trouve pas que la relation Victor / Valeria soit crédible. Imaginez 2 adultes qui en sont à se dire qu’ils s’aiment et à quel point leurs sentiments sont forts mais qui sont juste incapables de se dire ce qu’ils attendent l’un l’autre de la vie de couple. A la place de se parler à cœur ouvert comme on le fait quand on aime quelqu’un aussi fort, ils font tous 2 machine arrière en rompant définitivement. Et pourtant, ils restent entravés dans leur cœur parce qu’aucune autre relation ne leur semble à la hauteur. Alors Valeria s’illusionne dans les bras d’un autre mais … c’est si faux ! Ce nouvel homme n’est pas celui avec qui elle construira quelque chose ni celui qui lui fera oublier Victor.

Tout au long de la lecture, j’attendais une prise de conscience qui ne vient pas. Evidemment je me doute que tout sera dans le final du tome 4, mes attentes seront donc élevées sur la conclusion de la série. Et j’espère une fin adulte et intelligente pour tous les personnages. Verdict bientôt !

 

archipel

Merci à Mylène des éditions Archipel pour cette lecture

Les adultes, Caroline Hulse

Quatrième de couverture :

Parfois Noël peut se révéler plus qu’une simple fête de famille.

Claire et Matt sont séparés, mais décident, pour le bien-être de leur fille Scarlett, de passer Noël ensemble. Après tout, c’est une fête de famille, et leurs nouveaux partenaires sont bien évidemment invités : Patrick, un homme en apparence tout à fait sensible et raisonnable, mais pour qui la vie est une compétition permanente, et Alex, drôle, intelligente et d’une patience totalement exaspérante.
Scarlett vient également accompagnée, de son ami imaginaire, Posey, un lapin rose qui n’a pas sa langue dans sa poche.
Au programme : activités indignes, mais imposées, dîners trop arrosés et révélations soudaines de secrets que tout le monde aurait aimé ne pas connaître.
Leurs vacances ressemblent bientôt à un cocktail explosif jusqu’à cet appel à la police.
Pourtant tout le monde prétend s’être comporté en adultes…

L’avis de Laure :

Une bombe prête à exploser pour seule couverture ? Elle nous promet effectivement la plongée dans un huis clos… explosif ! Il faut dire que l’idée de Claire et Matt était pour le moins risquée… Pour les beaux yeux de leur petite fille de 7 ans, ils partent avec leurs nouveaux conjoints respectifs au sein d’un centre de vacances en pleine nature pour y fêter Noël.

Le roman commence par un drôle d’accident de tir à l’arc, l’une des activités proposées dans ce camp de vacances. Une personne est blessée, on ne sait pas laquelle ni qui est responsable. C’est en remontant le fil de ces drôles de vacances qu’on va reconstituer les événements.

Lorsque Matt propose (impose même) ce WE de Noël à sa compagne Alex, celle-ci a la réaction plutôt saine et normale de vouloir fuir. Elle ne connait pas vraiment l’ex de Matt, Claire, ni son conjoint Patrick. Elle n’a pas forcément une relation très apaisée avec sa belle fille non plus. Alors, partir en vacances, tous ensemble, sous le même toit ? Quel drôle de pari !

Et dans ce roman effectivement, on sent dès le début que ça va tourner au vinaigre. Bon déjà il y a cet accident qui met fin aux vacances et puis, chaque jour, dès que les vacances sont commencées, les tensions sont plus qu’évidentes. Entre Scarlett la petite fille de 7 ans et son ami imaginaire, Posey, un lapin géant, entre chaque couple qui ne nous parait pas très stable ni heureux, entre Matt et Claire dont on se demande si l’histoire est bien finie, entre Alex, ancienne alcoolo poussée à bout et Patrick l’ultra rigide qui a des principes sur tout, et tout cela dans ce cadre de vacances qui ne convient à aucun d’entre eux.

On découvre leur séjour en même temps que les interrogatoires menés par la police sur ce drôle d’accident. Ça pourrait être drôle mais en fait ce n’est pas le parti pris par la narration, dommage c’est ce que je m’attendais à trouver. Ce n’est pas un thriller non plus mais on progresse vraiment dans ce huis clos en sentant à chaque chapitre que les murs se referment un peu plus autour de nous. Je n’ai pas eu d’affinités particulières pour les personnages car, tous, la situation qu’ils vivent c’est le gros n’importe quoi. Ce n’importe quoi que les adultes s’imposent de vivre alors que ça ne leur convient pas, vous voyez ? Ça nous parle tous et c’est angoissant, malsain et, inévitablement, ça finit mal ! Mais ça permet aussi de repartir sur de bonnes bases pour la suite, une fois tous les abcès crevés.

Ma notation :

Un huis clos assez étouffant pour une fête de Noël qui n’a rien de la belle ambiance familiale !

(Merci à Estelle de Fleuve Editions pour cette lecture)

Jambes cassées, coeurs brisés, Maria Ernestam

Quatrième de couverture :

Lisbeth a 42 ans, une jolie petite maison au bord de la mer, un travail qu’elle adore. Bon, elle est célibataire, ce qui vaut toujours mieux que d’être malheureuse en amour. Mais à l’approche de Noël, tout tourne mal. Sa direction veut réduire ses heures de cours, au profit d’un champion de ski – un homme. Son ancien petit ami surgit sur le pas de la porte, lassé de sa pulpeuse fiancée. Sa soeur veut accoucher à la maison.
La fille de sa meilleure amie a des ennuis avec la police. Cerise sur le gâteau : maman veut démarrer les festivités de Noël à 11h du matin. Une histoire chaleureuse, drôle et légèrement décalée sur ce que nous attendons de nous-mêmes et des autres. Il y est question de solitude et d’amitié, de gros mensonges et de petits arrangements pour obtenir ce qu’on souhaite. De la possibilité de trouver l’amour…
Et de jambes cassées – ah la magie de Noël !

 Ma notation :

Une jolie comédie de Noël pleine de surprises. Alors installez-vous au chaud et direction la Suède pour une histoire pleine de tendresse et d’humour.

(Merci à Marion de Gaia Editions pour la lecture)

Qu’une parenthèse, Gaëlle Ausserré

Quatrième de couverture :

Paris, printemps 1960. Hélène, quinze ans, découvre des lettres adressées à sa mère, Solange, pendant la guerre. Toutes les certitudes qu’elle a sur sa famille sont remises en question. Solange fait alors à sa fille le récit émouvant d’un épisode de sa vie qu’elle souhaitait oublier. En 1938, Solange est une jeune étudiante en médecine indépendante et solitaire lorsqu’elle fait la connaissance d’une famille qui va transformer son existence. Quand la guerre éclate, elle découvre l’Occupation, la peur, les arrestations, et, malgré tout, des amitiés inattendues. Au cœur de cette période troublée, elle est également contrainte de faire la paix avec son passé. Au travers des yeux de Solange, les secrets entourant sa vie se dévoilent peu à peu.Ce roman retrace l’histoire bouleversante d’une jeune femme poussée par la guerre dans ses retranchements, amenée à faire des choses dont elle se pensait incapable afin de protéger ceux qu’elle aime.

L’avis de Laure :

J’aime beaucoup les histoires qu’ont parfois les livres avant même qu’on ne les lise. Et celle qui concerne ce roman m’a touchée. C’est l’auteure, Gaëlle Ausserré, qui m’a écrit un mail suite à une chronique que j’avais faite d’un autre roman. Parce que je suis sensible (et pas qu’un peu !) aux romans sur la seconde guerre mondiale, elle voulait me parler du sien et m’en a gentiment proposé la lecture. Quand on reçoit une aussi agréable proposition, on l’étudie toujours. Là surprise, un roman à la couverture absolument sublime et un résumé qui m’a beaucoup, beaucoup attirée. On est effectivement pile poil dans ce que j’aime lire, entre secrets et seconde guerre mondiale.

C’est Hélène, 15 ans, qui va, en 1960, se retrouver plongée dans les secrets de sa mère. Elle tombe par hasard sur les lettres d’un mystérieux Samuel, écrites à sa mère au moment de la guerre. Qui est cet homme ? Quel est le lien entre son histoire et celle de sa mère ? Solange est au pied du mur, il est temps d’en finir avec les secrets et de tout dévoiler à sa fille.

Nous voilà partis dans le Paris d’avant guerre, Solange, étudiante en médecine va sympathiser avec sa voisine Léna. Et elle va faire connaissance du frère de celui-ci, le fameux Samuel. Ici avant tout, on est dans une histoire d’amour tellement jolie ! Les émotions que fait passer l’auteure autour de ce couple m’ont beaucoup touchée. Malheureusement, la guerre arrive et avec elle, la menace va vite planer. En particulier pour Samuel qui est juif. Le couple va vivre un périple vers la zone libre, ils vont devoir se cacher jusqu’à ce que la guerre se termine. Ce sont tous deux des jeunes gens passionnés, dévoués, courageux, leur histoire est vraiment émouvante. En fait, je n’arrive pas à vous en raconter les détails car je crois qu’il vaut mieux simplement se plonger dans le roman et se laisser embarquer par les événements.

C’est une histoire pas facile, comme toutes celles qu’on lit sur cette période de l’histoire. J’ai été émue et touchée par les personnages, leurs secrets, leur attachement à la famille, leur dévouement. L’écriture est très agréable à lire, précise, complète tout en restant simple et douce. J’ai aimé les grands parents de Solange, j’ai aimé le nouvel Isaac qu’on redécouvre après guerre, j’ai aimé l’ami Robert, j’ai été plus qu’émue pour la petite Hannah. En bref, oui j’ai a-do-ré ce roman !

Ma notation :

Il y a parfois de jolies pépites dans l’auto édition. Celle-ci en est une. Ne passez pas à côté.