La couverture :

(Laure) L’image de cette couverture est si belle que je pourrai totalement l’afficher dans un cadre chez moi.
(Audrey) Le regard perçant de cette jeune fille laisse présager l’intensité de l’histoire que l’on va découvrir
La quatrième de couverture :
1950. Lorsqu’Ethel Gathers visite un orphelinat à Mannheim, en Allemagne, elle découvre une tragédie nationale : des centaines d’enfants métis abandonnés, enfants oubliés de soldats américains noirs et de femmes allemandes. Incapable d’avoir elle-même des enfants, Ethel est déterminée à aider ces enfants oubliés. 1965. Sophia Clark, 15 ans, vit dans une ferme isolée de vingt hectares, où elle est contrainte de travailler du matin au soir au sein de sa famille qui ne lui offre aucun amour. Lorsqu’elle est sélectionnée pour intégrer un pensionnat huppé grâce à une bourse, elle rencontre un garçon dont le passé mystérieux éveille en elle une profonde soif de vérité. Sophia se lance alors à corps perdu dans une quête pour percer les mystères de son identité. 1948. Ozzie Philips s’engage volontairement dans l’armée, désireux de servir dans le renseignement et de briser les barrières pour les soldats noirs. Cependant, il découvre rapidement que l’armée a d’autres projets pour lui. Lors d’une distribution de nourriture à des familles allemandes, il engage la conversation avec une Allemande, Jelka. Leur connexion est immédiate et va bouleverser la vie d’Ozzie.
Après lecture :
(Laure) Quelle beauté que ce roman ! A l’image de sa couverture qui m’avait déjà subjuguée, l’histoire est sublime, maitrisée et addictive. J’ai aimé ma lecture dès le tout début et aucun événement de la vie des personnages n’a entaché mon plaisir de lecture. Le thème est fort et les histoires sublimes.
Il faudra qu’on puisse relire Sadeqa Johnson en France car ce qu’elle a écrit là, c’est une pépite. C’est l’histoire des afro-américains, de la période de leur vie où ils peinaient encore tant à avoir les mêmes droits que les blancs aux USA et c’est aussi l’histoire de l’engagement des GI afro américain dans la seconde guerre mondiale. Là bas, les soldats ont découvert des conditions de vie tellement plus plaisantes que ce qu’ils connaissaient. Là bas, ils ont aimé des femmes allemandes, souvent blanches. Là bas, ils ont eu des enfants, les fameux brown babies rejetés par le peuple allemand. Certains d’entre eux ont traversé l’Atlantique et ont été adoptés par des familles noires.
Sadeqa Johnson nous raconte l’histoire de tous ces afro américains à travers 3 personnages : Ethel, installée avec son mari soldat en Allemagne après guerre, elle ne parvient pas à avoir d’enfants et va vouloir aider les enfants noirs présents dans les orphelinats. Ozzie, jeune soldat, découvre la vie après guerre en Allemagne, une vie plus libre que ce qu’il a connu aux USA. Et en 1965, Sophia, 15 ans, va découvrir l’histoire des enfants métis adoptés aux USA, une histoire qui fait écho.
Le choix du roman choral est évidemment parfait pour nous amener dans un sujet à travers 3 façons de le voir. Plus l’on avance, devinant des secrets, plus on s’attache et plus l’on a envie de voir nos personnages retrouver le bonheur. C’est un très grand roman sur le racisme, à lire absolument ! Je sais déjà qu’il restera marquant pour moi.
(Audrey) Les romans historiques à plusieurs voix ont toujours eu beaucoup de succès auprès de moi, et je ne m’en cache pas ! Alors, lorsque l’auteure nous propose ici trois narrations, à trois époques différentes, pour nous raconter trois destins aussi touchants que passionnants, elle avait déjà toutes les chances de me séduire. Trois belles raisons de multiplier le plaisir de lecture !
Trois personnages, trois destins au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, avec leurs failles, leurs drames mais aussi leurs espoirs. Trois histoires de vie qui vont peu à peu se dévoiler, jusqu’à faire éclater des secrets longtemps enfouis.
Difficile de dire lequel des trois personnages m’a le plus marquée, tant chacun a su trouver le chemin de mon cœur de lectrice. À leurs côtés, j’ai notamment découvert l’histoire des brown babies, ces enfants nés en Allemagne de relations entre des GI noirs américains et des femmes allemandes. J’ai été profondément touchée et heurtée par le rejet, l’abandon et le placement dont beaucoup de ces enfants ont été victimes. Mais j’ai également été bouleversée par la bienveillance et l’humanité de ceux qui, comme Ethel, se sont battus pour leur offrir un avenir meilleur et une vie plus douce.
Très vite, j’ai pressenti qu’un fil, encore invisible au départ, finirait par relier nos trois personnages. Mais j’étais loin d’imaginer tout ce que l’auteure allait me faire vivre ! Entre révolte et émotions, elle nous entraîne dans une histoire qui ne laisse pas indifférent et nous livre une sublime fiction historique, aussi passionnante qu’émouvante.

(Partenariat non rémunéré, roman offert par les éditions Faubourg Marigny)