Vous avez un email, Alyssa Cole

Quatrième de couverture :

Entre ses études scientifiques, son boulot de serveuse et son travail d’assistante en laboratoire, Naledi n’a pas le temps pour les affaires de coeur. Quant à répondre à la multitude d’e-mails qui prétendent qu’elle est fiancée depuis l’enfance à un prince africain… la blague ! À coup sûr, il s’agit de l’arnaque du siècle. Orpheline, Naledi a grandi en foyers d’accueil et a appris très tôt que, à part sur elle-même, elle ne pouvait compter sur rien ni personne. Alors ce ne sont sûrement pas ces messages ridicules qui la convaincront du contraire. Un jour, un nouveau serveur est embauché et devient son collègue et ami. Mais Naledi ignore que Jamal, sous une fausse identité, est en réalité ledit fiancé africain…

L’avis de Laure :

Je découvre Alyssa Cole avec cette romance qui m’a fait passer un super moment. On débute à New York pour finir dans un royaume fictif africain, c’est dépaysant, doux, généreux et les personnages m’ont beaucoup touchée.

Naledi, jeune New Yorkaise cumule travail dans un restaurant et études de science. Le jour où elle reçoit un mystérieux mail lui parlant de son fiancé, un prince africain, la jeune fille bien évidemment ne s’attarde pas une minute à ces messages qu’elle classe comme spams. Et pourtant, un jour, le sublime prince africain débarque dans le restaurant où elle travaille. Elle est immédiatement sous le charme mais se reprend vite, accueillant Jamal, le nouveau collègue qu’elle doit former pour servir avec elle les clients du restaurant.

Gros quiproquo que ledit Jamal, en réalité prince Thabiso, n’osera pas corriger. Les deux jeunes gens vont alors faire connaissance malgré ces fausses identités et leur relation va vite prendre un tournant assez fort. Alors, lorsque le château de cartes s’écroule, Naledi, trompée, est dans une colère monstre. Pourtant, elle suivra Thabiso au Thesolo où elle découvrira la vie de château, un pays inconnu mais aussi une famille dont elle ignorait l’existence.

J’ai adoré cette romance moderne, ce pays fictif qui fait rêver, les personnages sont profondément justes et attachants et puis, l’histoire d’amour fait bien évidemment rêver. Tous les ingrédients sont réunis pour un vrai bon moment de lecture et Alyssa Cole m’a entrainée dans une lecture addictive. Je n’hésiterai pas à la relire !

Ma notation :

Une bien jolie romance.

(Merci à Romane des éditions J’ai lu pour cette lecture)

Le cadeau, Sebastian Fitzek

Quatrième de couverture :

Milan Berg s’apprête à traverser un passage piéton quand une voiture s’arrête devant lui.
Sur le siège arrière, une jeune fille semble terrorisée. Brusquement, elle colle un message contre la vitre. Un appel au secours ? Milan ne peut en être certain : il est illettré – comme deux millions d’habitants en Allemagne.
Mais, il en est persuadé, la jeune fille est en danger et implore son aide.
Quand il décide de partir à sa recherche, il ignore qu’il s’engage dans un voyage aux confins du cauchemar… A son issue, il prendra conscience que, parfois, la vérité est un fardeau insupportable – et l’innocence un cadeau du ciel.

L’avis d’Audrey :

Quand on commence un roman de Sebastian Fitzek, on ne sait jamais où il va nous mener et à quel point il va nous rendre fou. Et ce roman ne déroge pas à la règle.

Au milieu d’une rue de Berlin, Milan est à vélo quand il remarque une jeune fille apeurée à l’arrière d’une voiture. Elle semble l’implorer du regard, comme un appel à l’aide. Elle brandit une feuille afin que Milan puisse y lire son appel au secours. Enfin, c’est ce que notre personnage s’est mis en tête, car il n’a pas pu lire ce mot. Non car la voiture est trop loin mais car Milan est analphabète. Pour lui, les lettres ne sont qu’une succession de symboles inconnus sans aucun sens.

Il va parler de cette brève rencontre à Andra, sa compagne, et ensemble ils vont remonter la trace de la jeune fille. Grace à sa mémoire photographique, il va pouvoir retracer les lettres à Andra, ce qui confirmera le fait que la jeune fille est en danger. Quand s’ajoute à cette quête, un mystérieux homme qui donne à Milan des pilules pour lui permettre de  lire à nouveau, on se demande bien où l’auteur va nous embarquer. Et tout devient encore plus fou, lorsque le passé de Milan, semble être lié à l’enlèvement de cette jeune fille.

Commence alors une succession de chapitres, courts mais intenses, dans lesquels je me suis complètement engluée. Connaissant l’univers de l’auteur, et la façon dont il se joue des lecteurs, je pensais avoir saisi le déroulé de l’intrigue et devancé certaines révélations. Et pourtant, il a su me surprendre et me faire râler dans les derniers chapitres avec un twist assez surprenant.

Un thriller parfait, avec une tension constante et un rythme qui ne s’aplanit jamais. C’est intense, et les personnages sont brillants. Je n’ai eu envie de faire confiance à personne dans ce récit. L’âme humaine est dans ce roman encore une fois décortiquée, avec tout ce qu’elle peut montrer de pire chez certains. Rien n’est lisse, simple ou facile. Nos personnages ont un vécu difficile, des failles et des angoisses qui les rends imparfaits et qui nous permet de douter d’eux à chaque chapitre.

Ma notation:

J’ai savouré une nouvelle fois ce roman de cet auteur de thriller psychologique que j’affectionne tant.

(Merci à Mylène de l’Archipel pour cette lecture)

Certains coeurs lâchent pour trois fois rien, Gilles Paris


Quatrième de couverture :

Les cliniques spécialisées, je connais. Je m’y suis frotté comme on s’arrache la peau, à vif. Les hôpitaux psychiatriques sont pleins de gens qui ont baissé les bras, qui fument une cigarette sur un banc, le regard vide, les épaules tombantes. J’ai été un parmi eux. » Une dépression ne ressemble pas à une autre. Gilles Paris est tombé huit fois et, huit fois, s’est relevé. Dans ce récit où il ne s’épargne pas, l’auteur tente de comprendre l’origine de cette mélancolie qui l’a tenaillé pendant plus de trente ans. Une histoire de famille, un divorce, la violence du père. Il y a l’écriture aussi, qui soigne autant qu’elle appelle le vide après la publication de chacun de ses romans. Peut-être fallait-il cesser de se cacher derrière les personnages de fiction pour, enfin, connaître la délivrance. «Ce ne sont pas les épreuves qui comptent mais ce qu’on en fait », écrit-il. Avec ce témoignage tout en clair-obscur, en posant des mots sur sa souffrance, l’écrivain nous offre un récit à l’issue lumineuse. Parce qu’il n’existe pas d’ombre sans lumière. Il suffit de la trouver.

L’avis d’Audrey :

Gilles Paris : un auteur pour qui j’ai une affection particulière. N’allez pas me demander de vous expliquer pourquoi, c’est comme ça, je ne sais pas moi même. Il y a 20 ans je le découvrais avec Autobiographie d’une courgette, quelques années plus tard je le contactais pour un projet scolaire dans un lycée où je travaillais et il était le seul auteur a avoir répondu positivement à ma demande. Depuis quelques temps, je le suis sur les réseaux sociaux et je suis devenu en 2020, une lectrice assidue de son journal de confinement, devenu en début d’année un journal de couvre feu. C’est mon petit rituel de mi journée, comme si l’on prenait un café ensemble, je prends quelques minutes pour le lire, pour avoir des nouvelles de Kikou la souris, noter les titres de musique ou films qu’il conseille, savoir quel temps il fait à Paris.

Certains cœurs lâchent pour trois fois rien : ce n’est pas un roman que nous livre ici l’auteur, mais un récit autobiographique. Ce titre si doux, qui sonne comme un extrait de poésie c’est une phrase qu’un médecin va lui souffler, alors que Gilles Paris se relève d’une nouvelle dépression. C’est de ce délicat sujet dont il va être question dans ce livre.

Il m’est difficile de vous parler de ce livre, je crois qu’il faut avant tout le lire, pour comprendre l’homme qu’il est, ou du moins pour découvrir par vous même ce que Gilles Paris nous confie dans ce témoignage. Il commence avec une lettre au père qui saisit comme un coup de poing, comme ces coups portés par un père distant, qui va faire mal et détruire par les gestes mais surtout par la parole:  « Tu ne vaux rien… Tu es une merde ». Une relation père-fils qui hante les pages de ce livre.

Gilles Paris se raconte, se met à nu face à ses lecteurs. J’avais peur de me sentir gênée face à des confidences si intimes et personnelles, mais il se livre avec beaucoup de délicatesse, en dit beaucoup sans pour autant en dire trop. Il parle sans retenue de ses passages difficiles, ses dépressions, ses tentatives de suicides et démontre avec quelle force et envie de vivre il a su remonter à chaque fois. Il nous parle de sa jeunesse, de son homosexualité, de ses activités professionnelles dans le domaine littéraire, des rencontres de sa vie, les nuits et les excès dans lesquels il se cherche. Les amants, les amies, et la famille, les deux femmes de sa vie, Geneviève sa sœur et sa maman, avec qui les relations sont loin d’être idylliques. Puis il y a Laurent, rencontré à 41 ans, qui est depuis l’homme de sa vie, malgré les hauts et les bas que connaissent tous les couples. Laurent qui l’accompagne dans ses dépressions, présent dans les épreuves.

J’ai été touchée à de nombreux moments du récit. La plume de Gilles Paris fait ressortir tant d’émotions. Un texte qui m’a chamboulée, qui a véritablement remué des choses en moi (pas forcément de manière positive malheureusement). Au fil du récit et des années qui défilent, on le voit plus serein, presque apaisé. On le sent renaitre à la vie, être heureux maintenant, comme il le dit lui même. J’ai fini ma lecture en larmes, touchée en plein cœur par ce témoignage et par l’homme qu’il est. Un homme plein d’empathie, de douceur, d’amour pour les autres et pour la vie. Un homme brillant, intelligent et sincère.

Le dernier chapitre permet de refermer ce livre avec douceur. Une longue liste des choses qu’il aime, les choses qui le sauvent en quelque sorte, qui font du bien et permettent de trouver la vie plus douce j’imagine.

Ma notation:

Un témoignage bouleversant.

Lectures de mars (2021)

Mars débute pour moi avec quelques jours de vacances que je compte bien mettre à profit pour attaquer avec gourmandise cette nouvelle PAL mensuelle. Et en plus, quel plaisir de se dire que l’on va pouvoir prochainement commencer à remettre le nez au soleil pour savourer ces lectures dans un autre cadre.

Voici donc les lectures prévues ce mois-ci  :

  • La promesse d’Edna, un roman historique à paraitre à la fin du mois
  • Une pour toutes, toutes pour toi ! un roman jeunesse que j’aurais sûrement plaisir à partager avec mes filles dans quelques années.
  • Le courage d’une sœur qui sera sûrement la lecture du mois qui nécessitera une boite de mouchoirs.
  • Antonia, la cheffe d’orchestre, la destinée d’une femme qui m’intéresse beaucoup.
  • L’héritage de la villa aux étoffes, la fin de cette trilogie dont j’ai hâte de retrouver les personnages.
  • Toute résistance serait futile, le titre de ma PAL pour lequel vous avez voté il y a quelques mois.
  • Les caprices de Miss Mary, choisi uniquement pour son auteure, je ne sais pas de quoi il est question mais je me laisserai surprendre.

Il y a quelques titres également dont je guette la sortie et que j’essaierai de lire aussi très vite :

Et côté ebook et bien il y a de moins en moins de choses, un roman et une BD seulement de prévus :

Et vous, qu’est-ce que vous êtes en train de lire ?

Livres du Mois : Février 2021

Ce mois très court de l’année s’achève et pourtant j’ai l’impression qu’il a été bien chargé, que nous avons enchainé de très nombreuses lectures. Alors, y avait-il de beaux coups de cœurs parmi elles ?

  • LES AVIS DU MOIS

Rétrospective des 20 titres dont nous avons parlé en février. Parmi ces titres, y en a-t-il un qui a rejoint votre PAL ou que vous avez lu depuis notre avis ?

  • LE LIVRE DU MOIS

Ce mois-ci, Audrey a lu 14 romans et Laure 11 romans (+ 1 abandon) et 2 BD.

Les romans qui ont conquis notre cœur ce mois-ci sont : Certains coeurs lâchent pour trois fois rien de Gilles Paris dont Audrey vous parlera prochainement et La mer en hiver pour Laure.

  • LE BOOK HAUL DU MOIS

Côté book haul, et bien… l’année commence décidément fort et nous n’allons pas manquer de lecture de si tôt.

16 nouvelles lectures ont intégré la bibliothèque d’Audrey…

 

… et 14 nouveautés pour Laure dont 3 reçues juste après avoir fait la photo.

Et chez vous comment s’est passé ce mois de février ? Avez-vous succombé à quelques nouveautés en librairie ? Dites-nous lesquelles.