Coup de projo sur nos lecteurs #35

Aujourd’hui, nous sommes les stars du Coup de Projo du blog Netgalley. On s’est prêtées au jeu de l’interview en essayant de pas prendre la grosse tête 😉

Le blog NetGalley

On aime lire et partager vos avis de lecture, découvrir vos coups de cœur, vibrer avec vous au fil de vos découvertes…  

Ce vendredi, pour le dernier « Coup de projo » de l’année, nous vous proposons un entretien à deux voix !

Nous avons souhaité en savoir plus sur le blog littéraire Liseuse hyperfertile – espace partagé par deux rédactrices : Madame Ourse et Lunatic.

Merci à toutes les deux pour vos réponses et ces confidences !

Qu’est ce qui vous a poussé à vous lancer dans la blogosphère ?

Madame Ourse : Avant La Liseuse Hyperfertile, je tenais un autre blog sur un sujet plus personnel : l’infertilité. J’étais à ce moment-là en congé sabbatique et lisais beaucoup. Il m’est venu l’envie de parler lecture sur un blog dédié et c’est ainsi que nous avons créé avec Lunatic notre Liseuse Hyperfertile avec ce titre clin d’œil au fait que nous…

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L’effet Matilda

Quatrième de couverture :

Matilda, douze ans, adore les sciences ! Ses héros sont Léonard de Vinci et Marie Curie, et elle passe son temps à imaginer et à fabriquer des inventions géniales. Elle est donc stupéfaite d’apprendre que sa grand-mère était une astrophysicienne, et qu’elle a autrefois découvert une planète ! Mais son odieux chef le professeur Smocks s’est attribué cette extraordinaire trouvaille… Pour Matilda, il est hors de question de le laisser s’en tirer et gagner un prix Nobel. Elle fera éclater la vérité ! Elle n’a que deux jours pour embarquer Mamie Joss dans un voyage loufoque et épique jusqu’en Suède…

L’avis de MadameOurse :

Lorsque j’ai fait ma WL spéciale rentrée littéraire cet été, j’ai été attirée par ce livre … jeunesse ! A l’opposé de mes habitudes de lecture mais j’avais noté d’autres titres jeunesse et je me suis dit pourquoi pas. C’est bien aussi de sortir de ses standards de lecture et de se laisser tenter. Lorsque j’ai vu que ce livre était proposé dans la Masse Critique Babélio, je me suis dit que c’était l’occasion parfaite.

Matilda et sa grand mère vont nous faire traverser dans le roman plusieurs pays d’Europe pour atteindre la Suède où Joss va prouver que c’est elle et non son chef de l’époque qui a découvert la planète Smocks. Au début du roman, Matilda n’est pas spécialement proche de sa grand mère et ne savait même pas que celle-ci avait été astrophysicienne. Matilda c’est le genre de petite fille que j’adorais lire quand j’étais jeune : intelligente, optimiste, pleine de confiance en elle. Elle sait déjà qu’elle deviendra « inventeuse » et passe sa vie à créer des objets tous plus fous les uns que les autres.

Lors de l’épopée de Matilda et Joss, elles vont rencontrer tout un tas de personnages qui vont tour à tous les aider ou les retarder. Je vais être honnête, cette épopée n’est absolument pas crédible pour un œil adulte, c’est plein d’invraisemblances et moi, ça me gêne. Mais, c’est un livre jeunesse et il faut se dire que les jeunes qui le liront ne remarqueront sans doute pas tous ces points qui m’ont gênée.

Le roman autrement est très instructif, sur les grandes découvertes scientifiques et les hommes et femmes à leur origine et surtout sur le féminisme. Matilda va se battre comme une lionne pour la reconnaissance de sa grand mère parce qu’elle n’admet pas que la femme en elle ait été pénalisée parce qu’elle est une femme justement. Le roman est vraiment top de ce point de vue pour ouvrir les mentalités et faire comprendre aux jeunes filles qui le liront combien il est important qu’elles se voient à égale valeur des hommes. Je trouve ça génial et je sais déjà que je garderai ce livre dans ma bibliothèque pour le faire livre à mes filles quand elles en auront l’âge. Et puis c’est rigolo et frais.

Ma notation :

Ce roman ne me donnera pas envie de lire plus souvent des romans jeunesse mais je l’ai trouvé très instructif et bien tourné pour aborder des thèmes de société qui sont très importants.

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(Roman lu dans le cadre des Masse Critique Babelio)

Un chateau sous la neige, Stephanie Laurens

Quatrième de couverture :

Au grand manoir de la famille Cynster, où il accompagne ses employeurs, David s’apprête à passer un Noël unique. Si ce lieu enchanteur, empli de joie et de rires d’enfants, offre un cadre idéal pour les fêtes, c’est surtout la perspective de revoir l’inaccessible Claire Meadows, gouvernante des jeunes filles, qui fait naître en lui un fol espoir. En tant que précepteur, il passera une grande partie de son temps en sa compagnie, dans le quartier des domestiques. Et, bien que Claire lui ait donné peu d’encouragements jusqu’à présent, David est bien décidé à vaincre ses réserves… avant de lui demander sa main. Après tout, ne dit-on pas que Noël est la saison des miracles ?

L’avis de MadameOurse :

Après avoir lu pas mal de thrillers en novembre, il m’a pris l’envie de caler une petite romance pour m’amener un peu de légèreté. Je n’ai pas cherché bien loin, je suis allée sur le catalogue Netgalley et ai fait mon choix parmi les titres actuellement proposés. Je ne lis que les romances historiques, les romances modernes ne m’attirent absolument pas. J’aime bien découvrir comme le poids des mœurs et des usages pesait sur les couples dans le temps. Aujourd’hui c’est beaucoup moins romantique !

Bref, dans Un château sous la neige, on arrive au cœur de la famille Cynster réunie pour les fêtes de Noël. Problème, la famille Cynster est dense, très très dense. Et on est de suite plongés dans un nombre hallucinants de personnages. J’ai eu un mal fou à situer qui était qui, enfin plutôt je n’ai vite pas cherché à situer. Je me suis attardée sur les personnages principaux sans trop me soucier des autres. Il aurait clairement fallu un arbre généalogique. Et en fait, il y a, à la fin du livre, une liste des personnages et liens de parenté. Mais à lire sous forme de liste c’est bien complexe. Et puis avec mon ebook, je n’ai pas feuilleté le livre et n’ai donc découvert ça qu’à la fin. Je pense qu’il faudrait un vrai arbre généalogique et au début.

L’histoire d’amour au cœur du roman c’est celle de Claire, gouvernante veuve. Elle va se rapprocher d’un précepteur. Tous deux travaillent pour 2 membres de la famille Cynster. Claire a tiré un trait sur l’idée d’une vie amoureuse et David va devoir comprendre pourquoi et la faire changer d’avis. L’histoire qui va lier ses 2 personnages est bien jolie. J’ai aimé que soient intercalés dans le roman des événements hors romance : le sauvetage d’enfants de la noyade, la préparation des fêtes de Noël.

On va suivre aussi l’histoire d’une des jeunes femmes Cynster, Lucilla qui va se retrouver isolée dans une petite ferme à assister une fermière sur le point d’accoucher. Alors là, bémol. Lucilla, son frère jumeau et leurs cousins ont tous 18/20 ans mais dans leurs réactions et façons de se comporter on croirait des trentenaires. Alors certes ce n’est pas la même époque mais quand même j’ai tiqué sur une telle maturité d’esprit. Bref, Lucilla est la future dame du Val c’est à dire l’héritière du manoir où se passent les fêtes. Elle a un espèce de don, en contact avec celle qui est appelée la Dame. C’est une histoire de clairvoyance, de ressenti des événements qui vont avoir lieu. J’ai trouvé ça bien sympa mais là encore ça manque d’explications. Lucilla va rencontrer un voisin pour lequel elle va avoir un ressenti fort. Je me disais chouette 2 histoires d’amour dans une même romance c’est top. Mais plus j’avançais vers la fin du roman plus je me disais il reste trop peu de pages pour achever les 2 histoires là. Et en effet, l’histoire de Lucilla sera à suivre dans un prochain tome…

Ma notation :

Une agréable romance malgré quelques bémols qui ont compliqué ma lecture. En faisant quelques recherches sur l’auteure, je m’aperçois qu’elle a déjà publié plusieurs tomes sur la saga Cynster (dont ce roman ne fait pas partie). Je pense qu’ici on suit des membres qui ne sont pas de la famille et que la saga, elle, est dédiée aux membres de la famille. J’imagine que ceux qui auront déjà lu la saga avant ce roman-ci, arriveront bien mieux que moi à situer tous les personnages.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

Miss Cyclone, Laurence Peyrin

Quatrième de couverture :

Coney Island, là où New York se jette dans la mer, est un endroit enchanteur l’été, avec sa fête foraine légendaire, et fantomatique l’hiver quand les manèges sont à l’arrêt. C’est là qu’Angela et June, 16 ans, ont grandi ensemble. Deux jeunes filles vives et joyeuses, que rien ne destinait à s’entendre, et que rien ne peut séparer.

Mais une nuit, la nuit où toute la jeunesse new-yorkaise pleure la mort de John Lennon, leur vie prend un tour inattendu : Angela, par un mélange de fatalisme et d’innocence, accepte de son petit ami ce qu’elle ne voulait pas vraiment. Parce qu’elle n’ose pas en parler à June, son silence devient un secret… Et leur destin
à toutes les deux en sera changé à jamais.

L’avis de Lunatic :

Miss cyclone c’est un roman sur l’amitié, mais aussi l’amour, sur les vies que l’on a, sur celles qu’elles auraient pu être si l’on avait fait d’autres choix, si l’on avait fait d’autres rencontres. Miss cyclone c’est Angela, elle doit ce surnom à Adam, rencontré en 1980 lorsqu’elle 16 ans, alors que tout le monde pleure John Lennon. 1980, en pleine insouciance dans sa jeunesse, elle partage ses rêves et envies avec Nick son petit copain mais surtout avec June, sa meilleure amie. 1980, l’année qui fera basculer Angela un peu trop vite dans le monde adulte. Angela est un personnage très attachant, tout l’oppose à June: la première est élevée par sa mère dans un quartier populaire, son père est mort. La seconde est issue d’une famille aisée et ses rêves sont bien différents de ceux de son amie.

Le roman est découpée en 4 parties pour 4 époques différentes: 1980, 1991, 1998 et 2001. Chaque partie fait référence à un événement marquant dans l’histoire des Etats-Unis. J’ai aimé également ces anecdotes historiques, ainsi que la description de New-York que Laurence Peyrin nous dresse. On est donc spectateur de l’évolution de nos 4 personnages, on voit se créer les familles, évoluer les liens d’amitié et on assiste aux doutes et diverses questions qui jalonnent la vie de nos 4 personnages. Au passage, l’auteure « oblige » son lecteur à se questionner, je me suis moi même demandée: Et si….? Où en serai-je aujourd’hui?

Chacun des personnages a su à un moment du roman m’agacer terriblement, et quand je rumine après un personnage, c’est que l’auteur a su m’embarquer totalement dans son récit. Un roman que j’ai aimé: j’ai aimé Miss cyclone et June, jalousant par moment leur amitié, j’aurai vraiment aimé rencontrer Nick pour lui dire ma façon de penser sur certains choix et juste envie de faire un gros câlin à Adam. J’ai aimé déambuler entre Coney Island et Manhattan.

Ma notation :

Un roman fort sur l’amitié qu’on referme avec un goût de trop peu.

La ballade de l’enfant gris, Baptiste Beaulieu

Quatrième de couverture :

Jo’, étudiant en médecine de 24 ans, se rend ce dimanche dans la chambre de Noah, un petit garçon de 7 ans qui se demande pourquoi sa mère ne vient jamais le voir. Ce jour-là, une déchirure se produit, qui poussera Jo’ à partir en voyage jusqu’au bout du monde, accompagné d’un petit fantôme. Il part sur les traces d’une femme mystérieuse.

L’avis de MadameOurse :

Mais qu’est ce que je vous ai bassinées avec ce livre hein ! Et ben ça y est, un an après sa sortie je l’ai enfin lu. Pour info d’ailleurs, si cela vous intéresse, le format poche est à paraître le 21 février 2018 aux éditions Le livre de poche.

Dernièrement, j’ai vu le roman dans la bibliothèque de ma ville au rayon ados. J’étais surprise car il ne me semblait pas que le roman soit orienté jeunesse et après lecture j’avoue qu’il y a des passages qui me semblent pas très appropriés aux jeunes mais bon… Si vous l’avez lu vous en pensez quoi ?

Le roman raconte de façon un peu décalée comment Jo se retrouve avec le fantôme d’un enfant qui le suit partout. Cet enfant est l’un de ses patients atteint de leucémie et on va découvrir son histoire alternant des chapitres avant et après le décès de l’enfant. Très vite, Jo va se retrouver en quête de la mère de l’enfant pour apaiser l’âme de No et le laisser partir en paix.

On se retrouve donc dans un roman qui nous fait voyager en Italie d’abord et en Israël ensuite, un roman plein de secrets et de ficelles que Jo va délier les unes après les autres. J’ai trouvé le début du roman assez lent, je n’ai pas été captivée de suite. Puis, les révélations tombent et bon, moi qui adore ces histoires de secrets en général, je voulais tout savoir ! Et l’histoire est jolie, c’est assez bizarre car on suit au début un enfant délaissé à l’hôpital et ne voyant que très peu sa mère et puis on découvre une jeune femme extrêmement empathique et on ne comprend pas pourquoi elle a ce rôle de « mauvaise » mère.

Je ne m’attendais pas du tout au contenu des révélations qui sont faites et puis en fait je me suis dit mais bien sûr, c’est Baptiste Beaulieu, je le suis sur les réseaux sociaux donc j’en sais un peu sur le personnage public qu’il est et ce roman est complètement en adéquation avec l’humain qu’il est. Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler l’histoire mais je crois que si vous appréciez l’auteur et les combats qu’il mène, l’histoire devrait vous toucher.

Ma notation :

Un joli roman et le plaisir d’avoir découvert un auteur qui sait raconter une histoire pleine d’humanité, de combats et de sens. Je trouve aussi que c’est un auteur qui écrit de manière moderne et décalée.