L’amant japonais, Isabel Allende

Quatrième de couverture :

Alma Belasco, octogénaire pleine d’allant, décide de s’installer à Lark House, une résidence pour personnes âgées des environs de San Francisco. Là-bas, elle sympathise avec Irina, une infirmière moldave, qui cache derrière sa prévenance sans faille une douloureuse blessure. Son petit-fils tombe amoureux de la jeune femme au premier regard et multiplie les visites à sa grand-mère. Au fil des mois, Alma commence à se raconter : la fuite de Pologne dans les années 1930, l’installation chez son oncle et sa tante en Californie, la profonde amitié qui la lie à son cousin Nathaniel et, surtout, l’histoire d’amour avec Ichimei.

L’avis de Lunatic :

Je me suis lancée dans la lecture de ce roman offert par Madame Ourse à la suite de plusieurs romans feel-good, après des comédies et des écrits plus légers. J’ai lu ce roman avec plus de lenteur. Un roman qui exige plus d’attention. Dans cette histoire, se croisent et se mêlent plusieurs époques, plusieurs personnages et plusieurs histoires différentes. C’était, par moments, difficile de bien me recentrer sur tout ces éléments.

Les femmes sont au coeur du roman. Irina, infirmière dans une maison de retraite, à la destinée bien malheureuse. Alma, résidente de l’établissement, une vie pleine de surprise. Leur force, leur caractère déterminé et libéré est assez frappant. Ce roman nous parle aussi et surtout d’amour tout en évoquant des moments forts de l’histoire tel que la 2éme guerre mondiale et nous parle du sort malheureux qu’ont subi les américains d’origine japonaise en étant internés dans des camps. Le thème de la vieillesse, de la mémoire, des souvenirs est aussi au cœur du roman et nous pose pas mal de questions.

L’amant japonais du titre, c’est Ichimei, qu’Alma connait depuis son enfance. Leur amour si délicat, si tendre nous est raconté au fil du roman. Les absences, la pudeur, l’émotion. Un amour impossible, pourtant si pur et beau. Je crois qu’on mérite toutes d’être aimées de la façon dont Ichimei aime Alma. Un final auquel je ne m’attendais pas forcément, et qui confirme l’idée d’un amour passionnel.

Ma notation :

Une saga historique au coeur d’une histoire d’amour à lire lentement pour l’apprécier pleinement.

 

 

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La maison Rozenbaum, Evelyne Lagardet

Quatrième de couverture :

Unis par un amour et un bonheur de vivre hors du commun, Sarah et Albert forment un couple merveilleux. Pour ces deux rescapés de l’enfer des camps de concentration, chaque minute est un pied de nez à la mort.
Elle philosophe, lui pédagogue, musiciens, épris de culture, ils sont imprégnés d’humanisme.
Lorsque le couperet Alzheimer tombe sur Sarah, ses fils décident, contre la volonté du couple, de placer leur mère à La Maison Rozenbaum, établissement jouissant d’une honorable réputation. Malgré leurs longues années de vie commune, les vieux amoureux n’ont jamais voulu se marier et les enfants de Sarah ont beau jeu d’exercer leur pouvoir sur elle tout en se débarrassant du beau-père.
Pour retrouver l’amour de sa vie, Albert n’a d’autre choix que de se faire admettre à son tour dans cette bonne résidence où les déportés ont leur place.
Pourtant, la respectabilité de façade cache une tout autre réalité. Dans ce lieu de nulle part où le personnel brutalise plus souvent qu’à son tour, les Anciens sont broyés. Les familles, complices ou révoltées sont réduites au silence. Par sa diversité culturelle, sociale et communautaire, la maison de retraite représente un microcosme où de la joie à l’horreur, tout bascule d’une minute à l’autre. Luttes, intrigues, prérogatives, sur ce terrain miné, les résidents sont les grands perdants.
Ce deuxième enfermement, ravive le douloureux passé de Sarah et Albert, mais aussi leur résilience. Pour rester humains, ils ont jadis opposé à la barbarie la solidarité et la folie de l’espoir.
Sarah et Albert se lient d’amitié avec Pierre et Charles, un couple amoureux de toujours, ainsi qu’Henri, médecin et résistant de la première heure. Ensemble, dans le plus grand secret, ils vont créer un noyau de résistance. Animés par l’esprit du Conseil National de la Résistance, ils veulent mettre en place le programme, « Les jours heureux », au sein des La Maison Rozenbaum. Avec une vitalité espiègle, ils sèment un vent de révolte qui réveille leurs compagnons d’infortune. Par la grâce de la musique et de l’éveil des sens, les autres pensionnaires renouent avec leur vie.
Le mouvement prend de l’ampleur au grand dam de la direction…

L’avis de MadameOurse :

En entrant dans La maison Rozenbaum, je me préparais à l’histoire d’amour d’un couple qui avait traversé le temps depuis les drames vécus lors de la seconde guerre mondiale. En effet, Sarah et Albert se sont connus dans les camps. Lors de leurs retrouvailles après la guerre, ils ne se sont plus quittés. Et c’est donc tout naturellement qu’ils iront s’installer en maison de retraite ensemble.

C’est forcée par ses fils que Sarah y entre tout d’abord. Diagnostiquée en début d’Alzheimer, elle s’est laissé convaincre que ce serait le mieux pour elle. Ses 2 garçons Bobby et JR en profitent pour l’isoler de son compagnon, Albert, avec qui ils ont vécu depuis toujours mais dans la haine. Celui-ci ne se laissera pas faire et trouvera vite une solution pour rejoindre sa bien aimée.

Dès lors, nous découvrons cette maison de retraite dédiée à accueillir les anciens déportés. Et le couple déchante très vite car cette maison n’a rien d’un havre de paix. Tout ce que l’on peut entendre de nos jours en mal sur les maisons de retraite est évoqué ici, de la maltraitance pure mais savamment dissimulée. Et le parallèle est très vite fait entre les traitements dans les camps et en maison de retraite. Et franchement oui, ça revient au même ! L’état d’esprit n’est pas le même mais les actions si. C’est donc un roman assez révoltant qui amène par petites touches, page après page, le comportement anormal des soignants de cette maison de retraite dont la principale préoccupation est l’argent. Tout est donc adapté pour faire de l’argent, avoir un maximum de décès pour faire entrer de nouveaux pensionnaires à un meilleur prix, facturer des soins à la sécurité sociale dont ne bénéficient pas les anciens, limiter le nombre de douches qui prennent du temps, etc.

Albert et Sarah, aidés par les amis qu’ils se feront très vite sur place, vont tenter de combattre cela, avec aussi peu d’armes qu’ils n’en avaient contre les nazis dans les années 40. Le récit est d’ailleurs parsemé des souvenirs des années de guerre de tous les personnages. Le parallèle entre déportation et placement en maison de retraite est très bien amené, c’est juste et intéressant.

C’est un roman que je tenais à finir une fois débuté parce qu’il m’a apporté quelque chose, parce qu’on ne doit pas fermer les yeux sur ces problématiques. Et parce que lire cela, même si ce n’est qu’un roman, fait bien peur lorsqu’on pense à nos proches qui sont déjà (ou qui seront) en maison de retraite. Néanmoins, je n’ai pas réussi à m’absorber complètement dans l’histoire. Il m’a manqué un je ne sais quoi pour m’attacher totalement aux personnages, c’est un roman qui, au final, a suscité assez peu d’émotions en moi.

Ma notation :

Un roman aux thèmes forts et bien traités qui m’a beaucoup intéressée. Mais il m’a manqué un petit quelque chose du côté des émotions.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

Une seconde de trop, Linda Green

Quatrième de couverture :

Un seconde de trop et vous perdez tout. Un, deux, trois… Lisa Dale ferme les yeux et compte jusqu’à cent lors d’une partie de cache-cache avec sa fille. Lorsqu’elle les rouvre, Ella, quatre ans, a disparu. Sans laisser la moindre trace. La police, les médias et la famille de Lisa font corps pour retrouver la fillette. Mais si leur instinct les éloignait d’Ella ? Et si le ravisseur était connu d’eux tous ?

L’avis de Lunatic :

Depuis que je suis devenue maman, ce genre de thriller m’angoisse, et pourtant je prends toujours plaisir à les lire. Pas très cohérent je sais!

Lisa, maman de 3 enfants, joue à cache-cache dans un parc avec Ella sa fille de 4 ans, lorsque cette dernière disparaît. Elle imagine d’abord que sa fill,e fâchée ou déterminée à gagner, refuse de se montrer. Mais les minutes passent, l’angoisse et la peur monte. Ella a disparu ! La police débarque sur place, les recherches sont lancées. Dès les premières pages de ce roman, j’étais affolée, l’auteure décrit avec perfection les sentiments qui inondent Lisa : peur, colère, culpabilité, détresse, horreur. On entre au cœur du drame avec cette famille. J’ai été touché de voir que toute la famille tenait ensemble, pas de reproches, de cris, de pleurs. Malgré la douleur ils semblaient tous vivre cela avec calme, un peu étonnant quand même.

Puis rapidement le récit laisse place à Muriel, professeur de piano. Et l’auteur nous dévoile tout de suite son rôle, c’est elle qui a emmené Ella. Pourquoi? Dans quel but? Je vous laisse le découvrir. J’ai détesté ce personnage dès les premières lignes. J’avais envie de crier à Lisa et son mari: « Mais réfléchissez, vous connaissez la personne qui a pris votre fille »!!! Ella quant à elle vit cette situation avec beaucoup de sagesse, trop je trouve même, n’oublions pas qu’elle n’a que 4 ans! Elle est réfléchie, tient des propos très mature pour son âge, ce détail m’a un peu dérangé.

Le dénouement arrivant, on craint pour Ella. J’ai supplié pour qu’il ne lui arrive rien. L’aspect psychologique de ce thriller est réussi. Il est prenant, on s’attache aux personnages et on souffre avec eux.

Ma notation :

Un très bon roman! Je le conseille vivement.

 

 

Candyland, Jax Miller

Quatrième de couverture :

Candyland. Sadie Gingerich, une ancienne amish, est seule dans sa confiserie d’une ville minière de Pennsylvanie. Sa vie est bouleversée lorsque son fils est assassiné par sa petite amie, Allison. Cruauté du destin, Sadie rencontre Danny, le père d’Allison, en proie à ses propres démons. Leurs lourds passés et le choc du meurtre s’entremêlent pendant l’enquête de police, révélant une vérité indicible. Entre les doux pâturages de la communauté amish, les montagnes isolées du Nord et les villes minières abandonnées de la Rust Belt, la vie et l’amour sont broyés, laminés par la drogue et la pauvreté de l’Amérique rurale. Un lieu où les rêves ne se réalisent jamais et où les fins heureuses n’existent pas.

L’avis de MadameOurse :

J’avais découvert Jax Miller en 2016 avec son premier roman et Candyland m’avait attirée dès sa parution en grand format. Il est sorti très vite ensuite au format poche et je suis bien contente de l’avoir acheté dans cette couverture que je préfère de loin à celle du broché.

Ce roman de 640 pages m’a occupé un long moment, de par sa taille mais aussi parce que je l’ai trouvé difficile à lire. Le sujet est assez lourd mais ce n’est pas ça qui m’a freinée je crois. Il m’a fallu arriver à la moitié du roman pour enfin m’y intéresser vraiment. Je crois qu’entre le climat, le lieu où se déroule le roman et les personnages, tout cela étant bien rude, il m’a fallu ce temps.

Avec Candyland, on ne plonge pas au cœur d’une boite de bonbons loin de là. Tous les personnages du roman ont leurs failles, tous ont grandi, vécu de travers, marqués par les événements assez durs qu’ils ont vécu. Ils survivent dans une ville pauvre d’Amérique où le quotidien n’est pas réjouissant. Entre la drogue, l’alcool, les vices, l’argent, le plaisir de faire souffrir, c’est un roman assez sombre.

Sadie en est l’héroïne. Vous ne l’aimerez pas forcément beaucoup au début. Elle est un peu folle, parle à son fils décédé, a vécu des horreurs dans sa jeunesse auxquelles elle refuse de penser. Et pourtant. A travers la mort de son fils et la découverte d’autres crimes à Cane, on va replonger 35 ans en arrière, dans la jeunesse de Sadie qui vivait alors auprès de sa famille dans la communauté Amish. On découvrira une belle histoire d’amour, assez forte pour vouloir lutter contre les différences. Et on comprendra ce qu’il s’est passé pour qu’aucun des personnages du roman ne soit heureux dans sa vie d’aujourd’hui.

Ma notation :

Un roman que j’ai apprécié mais que je ne recommanderai pas à tous les lecteurs. Soyez prêts à un pavé assez sombre et tenez bon dans la lecture même si vous avez du mal au début. Il en vaut le coup.

Rencontre – Guillaume Musso

La semaine dernière, j’ai eu la chance de rencontrer un nouvel auteur, et pas n’importe lequel, juste notre auteur français qui vend le plus de livres : Guillaume Musso ! En témoignent, les 7 de ses romans qui sont chroniqués ici : c’est un auteur que j’aime vraiment lire.

C’est un de mes collègues qui est venu me dire en début de semaine dernière que l’auteur venait dans notre ville et je ne le savais même pas ! Souvent je vois passer les infos sur les réseaux sociaux mais là rien. Je me suis donc vite abonnée à la newsletter de cette grande librairie où il allait être présent afin de ne rien louper de futures actualités. Je me suis arrangée avec mon mari pour qu’il s’occupe ce soir là de nos 2 filles et je suis partie à la dédicace directement en sortant du bureau. J’appréhendais un petit peu la file d’attente qu’il y aurait mais, comme je ne vis pas dans une si grande ville, j’ai eu seulement 30 min d’attente.

Vous allez me demander, et alors il est comment en vrai Guillaume Musso ? Je n’avais pas d’attente particulière, je gardais surtout bien en tête que c’est un auteur qui vend énormément de livres, dont plein de gens sont fans et qu’il enchaîne actuellement les dédicaces de ville en ville. Très honnêtement, cela ne doit pas forcément être rigolo de rencontrer chaque jour 2000 personnes (chiffre au pif), de répondre toujours aux mêmes questions. Et surtout, forcément le temps est compté. Partant de là, je ne m’étais pas fait l’image d’un accueil unique, personnalisé et hyper chaleureux.

Et c’est peut être parce que j’avais cet état d’esprit simple que j’en suis ressortie ravie. Guillaume Musso tend la main à chacune des personnes qui vient le voir, c’est un geste simple mais agréable. Il a d’ailleurs une poignée de main très douce. La douceur justement, c’est le maître mot que je retiens de ma rencontre. Guillaume Musso est très doux : dans son regard, dans sa voix, dans son écoute. Il m’a semblé du coup assez facile à aborder, il est là face à ces lecteurs et je ne me suis pas sentie toute petite, il ne met pas mal à l’aise, on se sent très bien en sa compagnie.

Je lui ai glissé quelques mots sur le blog (si, j’ai osé !), et je lui ai demandé si le travail tout particulier fait sur les couvertures de ses 2 derniers romans était un souhait de sa part. En effet, les couvertures de La jeune fille et la nuit et celle de Un appartement à Paris sont très travaillées et hyper agréables à toucher. Ce sont des objets livres qui sortent de l’ordinaire et qui me plaisent beaucoup, il y a un vrai plaisir à les avoir en main. Et effectivement, comme je m’en doutais, c’est une demande de sa part. Et j’adore ! C’est top qu’il y ait la volonté de livrer non pas juste une histoire mais aussi un bel objet.

Et d’ailleurs, j’ai une pensée pour les personnes qui œuvrent autour de l’auteur, que ce soit pendant le processus d’écriture ou avant et après la parution. Et que j’ai pu voir aussi lors de la dédicace, présents pour organiser les choses. Ce sont les petites fourmis de l’ombre mais bien nécessaires.

Et ma dédicace alors ? Et bien je lui avais amené 2 livres : le tout dernier bien sûr mais aussi un plus ancien, La fille de papier. Je l’ai lu il y a longtemps, avant la création du blog où il n’est donc pas chroniqué mais c’est un qui m’avait particulièrement touché et dont je garde encore aujourd’hui un beau souvenir.

Il m’a signé les 2 livres, en prenant le temps. Et il a une très belle écriture.

En bref, une super rencontre avec l’auteur et la joie de découvrir qui se cache derrière ces livres pour lesquels je suis toujours au RDV.