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Le disparu de Nantucket, Laure Rollier

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Quatrième de couverture :

Sur l’île de Nantucket au large de la côte Est américaine, la vie d’un restaurant français bascule dans l’angoisse le jour où le mari de la gérante Alix disparaît mystérieusement… Le passé de cette dernière va refaire surface mystérieusement tandis qu’une enquête de police traque impitiyablement son passé…

Alix, restauratrice franco-américaine installée avec sa famille sur l’île de Nantucket, voit sa vie bouleversée le jour où son mari, David, se volatilise dans la nature. Maxime, flic bordelais à la dérive, peine à se remettre de la mort brutale de son frère. Lorsque la police américaine retrouve le véhicule abandonné de David, elle découvre également à l’intérieur de celui-ci des traces d’ADN appartenant au frère de Maxime. Débute alors la course effrénée de Maxime et Alix, en quête de vérité, entre mensonges et révélations.

L’avis d’Audrey :

Besoin d’un roman qui vous fait tout lacher le temps de quelques heures ? Alors arrêtez vous sur ce thriller de Laure Rollier. J’aime quand un auteur nous surprend, et c’est le cas ici avec ce roman. Je n’attendais pas forcément cette auteure dans le genre du thriller : oui, mes préjugés et jugements à la noix sont toujours présents. J’étais alors bien curieuse de découvrir cela.

Direction donc Nantucket, une île de la côte Est des Etats-Unis, bordée par l’Atlantique. Je ne connaissais pas du tout, je me suis même demandé si c’était un lieu fictif, mais non, l’île existe bien. Et pour mieux vous imprégner des lieux, je vous invite à faire comme moi, et à regarder quelques vues de Nantucket sur Google Image pour vous rendre compte à quel point Alix a la chance d’y vivre.

Alix est la fille d’un français, qui est tombé fou amoureux du pays dans les années 1970, et surtout fou amoureux d’une américaine. Il n’est jamais rentré en France et a ouvert un restaurant, Chez Trevor. C’est Alix qui a pris la suite de l’affaire, pendant que son mari David, gère son cabinet d’architecte. Une vie à l’apparence heureuse et sereine avec leurs deux enfants. Pourtant, un soir David disparait. Sa voiture est retrouvée abandonnée, mais aucune trace de l’homme. Aucun indice ne permet de comprendre ce qu’il s’est passé. Pourtant, un petit détail va mêler à cette disparition, Maxime, un policier français. Un infime information qui va l’amener à traverser l’Atlantique pour partir à la rencontre d’Alix.

Au fil des discussions et confidences, une ébauche d’explication semble poindre. Ensemble ils vont enquêter et essayer de répondre à de trop nombreuses questions restées sans réponses.

Quel roman terriblement addictif. Il n’y a rien de trop dans ce récit, pas de temps morts. L’auteure enchaîne les révélations et les rebondissements, qui m’ont fait douter tout au long de l’histoire sur les personnages. Je crois que tous, à un moment donné, m’ont paru suspects. Laure Rollier, sait maintenir l’intrigue, nous livrant un final particulièrement réussi.

Ma notation:

Une bien belle découvert que ce thriller addictif et passionnant.

Les 5 règles du mensonge, Ruth Ware

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Quatrième de couverture :

RÈGLE NUMÉRO UN
Dis un mensonge

RÈGLE NUMÉRO DEUX
Ne change pas ta version

RÈGLE NUMÉRO TROIS
Ne te fais pas prendre

RÈGLE NUMÉRO QUATRE
Ne pas se mentir les unes aux autres

RÈGLE NUMÉRO CINQ
Savoir quand cesser de mentir

Quand quelqu’un meurt, ce n’est plus un jeu…

L’avis d’Audrey :

Quelle 4ème de couverture intrigante, vous ne trouvez pas? J’aime commencer un roman sans rien savoir de l’histoire ni des personnages.

Besoin de vous. C’est le SMS que reçoit Isa de la part de Kate. Elle sait que Fatima et Théa ont reçu le même message. Les 4 femmes sont amies depuis plus de 20 ans. Une amitié qui a débuté au lycée, alors qu’elles étaient en pension. Une amitié et un secret qui semblent les lier à jamais. Pour Isa, pas la peine de réfléchir, elle décide de se rendre à Salten, dans la maison de Kate le matin même. Elle prend avec elle sa petite fille, Freyia. Un tout jeune nourrisson qu’elle allaite et qu’elle n’imagine pas laisser.

Dès les voyage en train pour rejoindre ses amies, les chapitres laissent place aux souvenirs de jeunesse. On fait la connaissance de jeunes filles assez libérés, qui multiplient les expériences, les soirées arrosées ou autres incartades. Loin de l’image de femmes posées et responsables qu’elles montrent dans le présent.

Une ambiance très mystérieuse, presque malsaine s’installe rapidement. Quand on apprend pourquoi Kate a convoqué ses amies, on comprend alors que leur secret s’annonce  tragique, voire macabre ! Surtout ne rien dévoiler, continuer à mentir pour ne pas que tout vole en éclats.

J’ai adoré ce roman presque autant que j’en ai détesté chaque personnage. Je n’ai pas réussi à m’attacher à l’une seule d’entre elles. Mais en même temps je ne pense pas que ce soit le but de l’auteure que le lecteur se prenne de sympathie pour elles. Dans ce roman, comme dans les précédents, l’auteur décortique avec minutie la psychologie des personnages et les interactions entre eux. Bien qu’il y ait beaucoup de suspense et de surprises, l’action reste assez lente mais du coté positif. Vous savez, un peu à l’image de certaines séries policières anglaises comme Broadchurch.

Une fois que vous aurez lu ce roman, serez-vous prêts à garder le mensonge?

Ma notation:

Un thriller psychologique qui m’a beaucoup plu. Une histoire d’amitié qui tourne au drame pour notre plus grand plaisir de lecteur un peu machiavélique.

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(Merci à Estelle des éditions Fleuve pour la lecture)

Les feux de Noël, Marie-Bernadette Dupuy

Quatrième de couverture:

Colmar, novembre 1924. Lisel Schmitt, vingt-deux ans, est première main dans un atelier de confection pour dames. Après avoir passé un an à Paris, employée d’une prestigieuse maison de couture, elle rêve de créer ses propres modèles et de faire carrière.
Son destin, jusqu’alors paisible et prometteur, bascule le jour où un incendie se déclare dans le magasin où elle travaille. Piégée dans l’immeuble en flammes, brûlée aux mains, elle est sauvée de justesse par Heinrich Keller, un pompier.
L’attirance est immédiate entre les deux jeunes gens, mais bientôt Lisel est victime d’une mystérieuse machination et confrontée à un terrible secret, ce qui pourrait briser tous ses rêves.

L’avis d’Audrey :

L’héroïne de ce roman, Lisel Schmitt travaille au sein d’un atelier de couture à Colmar pour la famille Weiss. Un soir, alors qu’elle pense être seule à l’atelier, elle est surprise par un employé qui depuis quelques jours lui tourne autour. Alors qu’elle repousse ses avances, un feu se déclare accidentellement dans l’atelier. La jeune femme ressort indemne du feu, avec quelques brulures aux mains. Heinrich Keller, Le pompier qui lui est venu en aide est charmée par Lise., l’attirance est immédiate entre eux. Après la peur de l’incendie, Lise n’imagine pas que le pire l’attend. Elle est accusée d’avoir mis le feu volontairement au local, et rapidement elle se sent suivi et menacée. Alors qu’elle pensait trouver un peu de réconfort auprès d’Heinrich, elle se résigne vite à espérer davantage de cet homme.

Lise est un vrai personnage de roman comme je les aime: un caractère bien à elle, une force et une détermination sans faille, la beauté et la jeunesse, des rêves et des projets pleins la tête. Malgré toutes les épreuves qu’elle va devoir vivre, elle saura garder cette étincelle si particulier et ne lâchera jamais. J’ai beaucoup aimé sa rencontre avec Heinrich, les difficultés qui se dressent entre eux, sa résignation et ce désir qu’elle a pour lui, toujours présent mais enfoui.

Le récit ne se contente pas de nous narrer une histoire d’amour tourmentée et difficile. A travers Lisel et Heinrich, c’est toute une histoire familiale, locale et historique compliqué qui est mis en lumière. Les secrets, les vengeances et les drames du roman mettent en avant la rancoeur qui pouvaient exister entre ceux qui étaient du coté français ou allemand pendant la 1ère guerre mondiale. L’Alsace est redevenu française à la fin du conflit, mais moins de 10 années plus tard, les cicatrices sont toujours présentes.

J’ai aimé déambulé dans les rues du Colmar des années 20 parmi les odeurs de pain d’épices ou de chocolat chaud et les lumières du christkindelsmärik (marché de noël). Les différents personnages du roman, permettent de se rendre compte aussi du fossé entre les notables, les riches et les ouvriers ou ceux de la campagne. Lisel sait attirer la sympathie autour d’elle, et elle sera ainsi aidé dans les terribles épreuves qui l’attendent.

Un roman captivant, difficile à lâcher. Alors que Lise semble déjà vivre le pire, l’auteure dresse sur sa route de nouvelles épreuves et on se demande vraiment jusqu’où les personnages prêts à tout pour lui nuire iront.

Ma notation :

Malgré quelques lenteurs, je me suis laissée porter par cette histoire. Une bien belle lecture.

Les âmes silencieuses, Mélanie Guyard

Quatrième de couverture:

942. Héloïse Portevin a tout juste vingt ans lorsqu’un détachement allemand s’installe dans son village. Avides d’exploits, son frère et ses amis déclenchent un terrible conflit. Pour aider ceux qu’elle aime, Héloïse prend alors une décision aux lourdes conséquences…
2012. Loïc Portevin est envoyé par sa mère au fin fond du Berry pour y vider la maison familiale après le décès de sa grand-mère. Loïc tombe sur une importante correspondance entre cette dernière et un dénommé J. Commence pour lui une minutieuse enquête visant à retrouver l’auteur des lettres.
Entre secrets de famille et non-dits, Loïc et Héloïse font chacun face aux conséquences de leurs décisions, pour le meilleur… et pour le pire.

L’avis d’Audrey :

Un roman à la construction comme j’aime, alternant les chapitres entre passé et présent. Une façon de doucement entrer dans le passé de la famille Poitevin. En 2012, Loïc part dans le Berry à la demande de sa mère Anaïs pour vider la maison de sa grand-mère. Une escapade plus que que bienvenue pour cet homme chamboulé et perdu après une séparation difficile. En 1942, Héloïse est une jeune fille quand les allemands débarquent dans son village.

Le jeune homme sait peu de choses sur sa grand-mère. Il n’a jamais vraiment eu de contact avec elle, et n’a l’avait plus revue depuis des années. Son arrivée au village semble remuer pas mal de choses, et il est assez décontenancé par l’accueil qu’on lui fait, surtout quand on lui balance qu’il est le petit fils de la « tondue ». Un élément qui ne nous surprend pas en tant que lecteur, le prologue du roman nous avait suggéré cela.

Commence alors pour Loïc un moment de doutes, de questionnements sur l’histoire de sa famille et les secrets enfouis liés à cette triste époque. En vidant le grenier, il tombe sur une correspondance de toute une vie qu’Héloïse a eu avec un certain J. Qui est-t-il? Si la mère de Loïc est une bâtarde comme l’affirment les gens du village, qui est le grand-père de Loïc alors ? Doucement, les réponses apparaissent à travers la quête qu’il mène accompagné de Mathilde (une femme rencontrée au village) et grâce aux chapitres du passé.

J’ai eu un peu de mal avec le personnage de Loïc, que j’ai trouvé froid et pas attachant du tout, bien au contraire. Bien que j’ai trouvé sa rencontre avec Mathilde intéressante, j’ai trouvé que l’ensemble manquait de détails. Finalement on en sait si peu sur ces deux personnages, c’est dommage.

Par contre j’ai été saisie par le courage, la détermination et la liberté d’Héloïse. Même si on ne comprend pas pendant tout une partie du récit ce qui l’a amené à connaître ce destin particulièrement sombre, j’ai tout de même senti que l’auteure nous amène sur une fausse piste. Puis j’ai compris que finalement, l’auteure protégeait elle aussi ce lourd secret que cache Héloïse. Et j’avoue que j’ai été bluffée par certaines révélations, je n’avais pas du tout imaginé cela.

Ma notation :

L’histoire d’une femme dans la grande Histoire. Une histoire d’amour, de fidélité et de résignation. Un très beau roman historique.

[Duo lecture] Lettres de Washington Square, Anne Icart

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Une histoire de lettres, de familles : 2 éléments qui m’ont donné envie de lire ce roman.

(Laure) J’avais déjà lu Anne Icart et j’avais aimé ses romans. Ici sous cette belle couverture, cette histoire de secret familial me donnait envie.

La couverture :

(Audrey) Une très jolie couverture, j’aime l’ambiance sépia des couleurs et la superbe écriture de l’adresse sur l’enveloppe.

(Laure) Une couverture qui est vraiment un point fort pour le roman, je l’aime beaucoup.

La quatrième de couverture :

Dans ma prochaine lettre, je te raconterai mon arrivée à New York. Je te raconterai Ellis Island, ce terrible endroit par lequel passent tous les migrants. Il faut que je te laisse. Il fait vraiment très froid à présent, la nuit tombe et je dois aller prendre mon service au Waldorf.
Je t’embrasse, mon cher fils.

Des montagnes pyrénéennes à New York, une histoire d’amour filial incroyablement émouvante portée par l’espoir des deuxièmes chances que la vie offre parfois.

Après lecture :

(Audrey) Un court mais passionnant roman sur l’histoire d’une famille, sur l’histoire d’un fils et d’un père. Alors que sa grande tante vient de décéder, Zélie trouve de vieilles boites contenant de nombreuses lettres jamais ouvertes provenant de New-York. Toute une correspondance écrite par un père à son fils. Zélie comprend alors que l’expéditeur de ces lettres est Baptiste, le père de Michel, son grand père. Un grand-père dont elle ne sait rien, un homme dont on ne parle jamais. Doucement, la lecture de ces lettres lui permet de dénouer la vérité.

J’ai vraiment été touchée par cette famille et ses personnages. Le roman est découpée en 4 parties, permettant ainsi aux lecteurs de mieux comprendre la destinée des personnages, les vies, les drames, les espoirs et les combats. On comprend ce qui a séparé père et fils, et passé un certain sentiment de colère ou d’injustice, on en vient presque à pardonner les erreurs et les failles. Mais Baptiste, Michel et Zélie sauront-ils pardonner et comprendre à leur tour?

Une lecture pleine de douceur, d’émotions et de justesse. J’ai beaucoup aimé le récit de l’épopée new-yorkaise de Baptiste et la description des liens entre Zélie et son père. Une relation aimante très touchante.

(Laure) J’ai apprécié cette lecture dès les premières pages, je me suis sentie bien avec ce roman, ces personnages et cela jusqu’au bout. Un bien joli moment de lecture.

C’est une histoire de générations entre Zélie la petite fille, Michel le père et Baptiste le grand père, une histoire de secrets, une histoire de non dits. Une histoire familiale savourable dont pour moi le gros point fort est qu’il s’agit d’une histoire père – fils. Et c’est très rare en littérature où l’on voit beaucoup de thématiques mère – fille mais les personnages masculins sont bien plus rares. Et pourtant qu’ils sont beaux ces hommes ! Coup de cœur personnel pour Baptiste, ce papa qui vit le pire drame : perdre son épouse adorée à la naissance de leur premier bébé. Anéanti, cet homme n’a pourtant jamais rien lâché et, sa vie durant, il n’a eu de cesse de tenter, coûte que coûte, d’écrire à son fils. Avec le même amour, la même douceur, et un espoir invincible. Et que c’est beau !

Je vous laisse découvrir pourquoi cet homme et son fils ont passé toute leur vie séparés, découvrir le cheminement que chacun d’eux a eu dans sa solitude et comment, aidés par Zélie et la découverte des lettres, ils vont enfin pouvoir recoller les images d’une histoire familiale chaotique. Ce roman est beau. Et ça fait du bien !

(roman lu en partenariat avec Netgalley)