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Là où on s’aime il ne fait jamais nuit, Séverine de la Croix

Quatrième de couverture :

Dans la vie de Félicité, tout est allé de travers. Elle rêvait d’amour et de poésie, mais se retrouve seule avec ses deux enfants, Corentin et Manon, nés de pères différents.
Mathilde, sa sœur aînée, a de son côté planifié chaque aspect de son existence. Pour être comblée, il ne lui manque qu’un bébé, qui refuse d’arriver.
Félicité et Mathilde, que les épreuves ont séparées, vont-elles se rapprocher ?
L’anniversaire de Corentin va faire basculer le destin.
Félicité avait promis à son fils de lui révéler l’identité de son père le jour de ses dix ans. Mais impossible d’avouer le secret qu’elle garde douloureusement depuis tant d’années.
Grâce à la tendresse retrouvée de Mathilde et à un mystérieux charpentier aux chemises de bûcheron, Félicité va-t-elle enfin affronter son passé et s’ouvrir à l’amour ?

L’avis de Laure :

En début d’année, une de mes amies m’a offert ce roman qui figurait dans ma WL. Je ne sais même plus à quel moment il avait attiré mon attention mais j’étais ravie de son choix. Je n’ai fait le lien que dernièrement, l’auteure m’était déjà connue, je l’avais lue en 2016.

Je suis entrée très facilement dans ce roman choral où les 2 sœurs principalement nous racontent leur histoire à tour de rôle, avec l’intervention parfois de leurs conjoints, leur mère, le fils, etc. Félicité dite Fée (joli pseudo qui s’intègre à merveille dans le cadre de l’histoire et qui m’a beaucoup plu) a 2 enfants et cache un lourd secret sur la naissance de son aîné. Elle n’a jamais rien dit de son passé ni à sa mère ni à sa sœur.

Mathilde est en froid avec cette sœur qui a dans sa vie ce qui lui manque tant : la maternité. Elle tente d’avoir un bébé avec son mari, sans succès. Ce roman contemporain nous fait découvrir la PMA et j’ai trouvé qu’il racontait bien le parcours des couples infertiles.

Le quotidien des sœurs bascule le jour où Corentin, le fils de Fée, lui rappelle la promesse qu’elle lui a faite. Le jour de ses 10 ans, elle doit lui révéler qui est son père. Vient alors le moment pour toute la famille de découvrir pour quelle raison Fée bloque sur cette promesse à son fils et l’aider à guérir du traumatisme qu’elle a si longtemps caché.

Séverine de la Croix nous livre un bien joli roman dans lequel j’étais captivée. J’ai adoré la présence masculine aux côtés des sœurs : Germain le mari de Mathilde et Loïc qui aura le coup de foudre pour Fée. C’est un roman où la famille, l’entraide, le soutien sont énormément mis en avant et on s’attache évidemment à cette action collective qui va tous les aider à aller mieux. C’est doux, léger quand il le faut et sérieux à d’autres moments, c’est apaisant, c’est vrai car c’est la vraie vie avec son lot de malheurs et le soleil qui peut pointer au bout du tunnel pour amener des jours meilleurs. Et vous verrez que la façon dont Fée parvient à se détacher du passé pour faire confiance à un nouveau bonheur est fort émouvante.

Ma notation :

Une bien jolie lecture que je vous recommande sans hésiter.

Les secrets de Cloudesley, Hannah Richell

Quatrième de couverture :

Dans le décor enchanteur d’une vieille demeure anglaise, Hannah Richell entremêle les voix de deux femmes pour conter une histoire de famille, mais aussi d’amour, pleine de passion et de drames. Un roman élégant qui ravira les fans de Daphné du Maurier et d’Eve Chase.

1955. On dit qu’au manoir de Cloudesley l’ennui n’existe pas. Pourtant, ce lieu de faste et de beauté, Lillian Oberon rêve de le fuir. À vingt-six ans, la jeune femme n’arrive plus à maintenir les apparences d’une vie heureuse aux côtés du séduisant magnat et collectionneur Charles Oberon. Qu’est-elle réellement pour lui ? Une œuvre de plus à contempler ou une femme à aimer ? Mais le jour où le destin place sur son chemin un peintre passionné, une autre vie semble possible…

Soixante ans plus tard, de la splendide demeure ne reste qu’une bâtisse en ruines. De retour à Cloudesley pour veiller sur Lillian, sa grand-mère adorée, Maggie Oberon fait une promesse : sauver l’héritage familial. Mais comment affronter les créanciers ? Et, surtout, comment la jeune femme, aux prises avec ses erreurs passées, pourra-t-elle gérer seule le domaine ?

Maggie ignore qu’entre les murs décrépis de la vieille maison se cache un trésor inestimable. Et un terrible secret, qui pèse sur elle et sur Lillian…

L’avis de Laure :

Si vous voyez ce livre en librairie, je vous conseille de vous en approcher pour admirer la couverture. Il y a cette brillance qui sublime la couverture comme on la retrouve si souvent dans la collection Le Cercle Belfond. Et il y a les coloris très profonds de ces magnifiques paons.

Quand je me suis plongée dans la lecture, il s’est passé quelque chose, j’ai été happée dans l’histoire dès les premières pages. J’ai aimé ce livre immédiatement,  je ne me suis pas tellement posé la question de ce que l’auteure allait raconter, j’ai poursuivi page après page, en confiance.

C’est l’histoire de Maggie et de Lillian sa grand mère, une construction classique qui amène le roman à nous faire découvrir l’histoire à travers l’alternance de 2 périodes : celle de la jeunesse de Lillian et celle de Maggie qui va se retrouver à découvrir petit à petit les secrets de sa grand mère. C’est une histoire que j’ai trouvé assez douce dans sa façon d’être racontée et pourtant les faits, le thème au cœur du roman sont assez lourds. Et je venais justement de lire 2 autres romans sur ce même thème, ça commençait à faire beaucoup d’horreurs successives dans ma petite tête.

J’ai eu une profonde empathie pour Lillian. Elle épouse Charles qui a perdu sa première épouse et a un fils parce qu’il lui promet une situation stable et qu’il va l’aider à assurer les jours de sa sœur, handicapée suite à un accident. Un mariage de convenances dans un milieu aisé, en apparence, tout semble pour le mieux pour Lillian qui gagne ainsi une vie douce. Sauf que. En grattant sous les apparences tout n’est pas si rose. Le contexte de l’époque, du milieu social, des devoirs des épouses à cette époque où le divorce n’était pas monnaie courante font que la jeune femme est prisonnière. Puis arrive Jack, un peintre qui va venir colorer la vie de la jeune femme. Le bonheur est-il encore possible ?

Maggie ne savait rien de toute l’histoire de sa grand mère et, alors qu’elle tente de sauver Cloudesley que la vieille femme n’a jamais voulu quitter, elle va découvrir ce qu’il s’est passé et comprendre un peu mieux sa propre histoire parentale.

J’ai trouvé que l’histoire de Maggie était plus au second plan dans ce roman, j’aurais aimé que le roman soit plus long d’ailleurs pour qu’on ait plus le temps de s’attacher à Maggie qui a aussi vécu son lot de durs moments. Son histoire m’a beaucoup plu également mais je l’ai trouvée moins creusée.

Quoi qu’il en soit c’est un bien joli roman qui mêle générations, secrets, amour.

Ma notation :

Cette dernière lecture du Cercle Belfond pour 2019 a été un très agréable moment. Je suis tellement triste que l’aventure de Lectrice VIP Le Cercle Belfond s’achève. C’est passé beaucoup trop vite.  C’est une très belle collection que je compte bien continuer à suivre de près.

Merci à Carine des éditions Belfond pour cette lecture.

[Duo lecture] La vie rêvée des chaussettes orphelines, Marie Vareille

Pourquoi ce livre :

(Lunatic) J’ai lu deux romans de l’auteure avec plaisir. Je savais que j’allais forcément passer un bon moment de lecture.

(MadameOurse) J’avais été très agréablement surprise lors de ma lecture de Là où tu iras j’irai. Je lorgnais sur ce nouveau titre de la même manière que je bave devant toutes les nouvelles parutions des éditions Charleston en fait ! {Spoiler : le nouveau Martha Hall Kelly a de grandes chances d’arriver dans ma PAL d’ici les prochains mois (= j’ai pas l’intention de lui résister)}.

La couverture :

(Lunatic) Passons sur le bandeau intégré à la couverture et que j’aimerais chaque fois pouvoir retirer sur les titres des éditions Charleston. La couverture colle au titre du roman, mais j’avoue ne pas en être fan pour autant.

(MadameOurse) J’aime les coloris, c’est léger, simple, attractif.

La quatrième de couverture :

En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d’angoisse à l’idée que le drame qu’elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface.
Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n’a qu’un objectif : repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasque dont le projet se révèle pour le moins… étonnant : il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde. La jeune femme ne s’en doute pas encore, mais les rencontres qu’elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie.
Devenue experte dans l’art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu’à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler son passé ?

Après lecture :

(Lunatic) Ce titre et cette couverture sont bien trompeurs. J’étais loin d’imaginer la claque qu’allait me mettre ce roman. Je pensais lire un roman chick litt frais, divertissant et plein d’amour. Il n’est est rien. Même si d’amour il en est beaucoup question, ce roman est bien plus que cela. Dès les premières lignes j’ai aimé Alice, cette jeune femme névrosée, angoissée et à l’âme si triste. On sent tout de suite qu’elle fuit quelque chose ou quelqu’un? Quel drame veut-elle fuir? En parallèle de ses aventures parisiennes, on en apprend davantage sur elle à travers les pages de son journal intime datant  de 2012. Et là je n’ai pas pu m’empêcher de m’identifier à elle. Son désir d’enfant, les échecs. La description qu’Alice en fait est très juste et réel (moi aussi j’en ai bouffé de l’huile d’onagre, je voyais plus souvent ma gynéco que mes amies et le jus d’ananas n’a rien changé malheureusement…)  Grâce à ce journal, elle nous parle de sa famille, de son enfance, et de sa soeur Scarlett. Moins d’une année les sépare, elles se ressemblent autant qu’elles sont différentes. Et je peux avouer que j’ai eu aussi un vrai coup de cœur pour Scarlett.

Difficile d’en dire davantage, mais sachez juste que ce roman est une pépite. Rien n’est facile, aisé et simple pour nos personnages. Vous partirez à la rencontre de deux sœurs éloignées mais pourtant si fusionnelles. Et quand lentement, vous comprendrez où vous mène le récit, vous allez être bluffés. Marie Vareille va vous surprendre. J’ai avalé le roman en une journée, je ne pouvais pas le lâcher. Je peux affirmer que les sœurs Smith-Rivière resteront longtemps dans un coin de ma tête et de mon cœur.

(MadameOurse) Marie Vareille nous livre ici une si grande et belle oeuvre, une histoire de secrets, une histoire de famille, de sœurs, une histoire de sens à la vie après un drame. L’histoire d’Alice m’a moi aussi chamboulée, j’ai été prise dans le rythme des pages avec l’alternance parfaitement dosée de chapitres du présent et de rappels du passé via le journal intime de la jeune femme. Je voulais comprendre, faire le lien entre Alice, jeune mariée qui travaille dans la banque et qui n’arrive pas à avoir un bébé (moi aussi cette partie de l’histoire m’a touchée au plus profond) et Alice, seule au monde, qui s’installe à Paris et cherche un travail. J’ai aussi été touchée par l’enfance des 2 sœurs, Alice et Scarlett, si unies par leur faible écart d’âge, l’une aimée par sa mère, l’autre non. J’ai trouvé ça si triste pour elles deux la façon dont elles ont du se construire. C’était terriblement émouvant de lire leur enfance, de découvrir la construction des personnages depuis leur plus jeune âge.

L’Alice du présent a forcément vécu quelque chose de dramatique sinon comment expliquer qu’elle soit refermée sur elle même ainsi ? Qu’elle ne souhaite s’attacher à personne ? Ni collègues, ni voisins, ni amis et encore moins d’amour, ce n’est pas une vie. Puis Alice va trouver ce travail qui ne l’intéresse pas du tout, pour le développement de cette appli ayant la volonté de réunir les chaussettes orphelines. Il lui faut gagner de l’argent, elle accepte donc ce poste. Et vont alors entrer dans sa vie des personnes qui s’y feront une place et qui viendront peu à peu dénouer les cadenas autour de son cœur.

Je ne sais pas pourquoi j’avais vu venir le secret au cœur du roman, qu’est ce qui a pu me mettre sur la piste mais …. juste … wouaouh. Vous savez ? C’est comme une révélation de roman phénoménale, qui fait écho dans vos propres entrailles, nouées par l’émotion ? Alors, oui, oui, oui j’ai aimé, plus qu’aimé cette sublime histoire. Le soufflé est un peu retombé avec les pistes ouvertes pour la nouvelle vie d’Alice mais je n’oublierai pas les émotions que Marie Vareille a su me faire vivre.

La promesse de Bois-Joli, Lyliane Mosca

Quatrième de couverture :

En Champagne. Dix ans après le drame qui l’a rendue orpheline, Lara étouffe dans sa vie trop tranquille. Lorsqu’elle ne s’occupe pas de son frère, la jeune femme rêve d’amour et de musique. Sa route croise celle d’Audran, maître verrier au passé mystérieux. Est-ce une folie de s’abandonner à ce coup de foudre ?

Dans la vie de Lara, il y a la musique, la nature, la rêverie. Professeur de collège près de Troyes, elle joue du violoncelle au sein d’un orchestre symphonique. Elle habite avec sa grand-mère et son jeune frère Julien qui peine à surmonter le traumatisme de l’accident mortel de leurs parents, neuf ans plus tôt. Alors Lara s’évade lors de promenades solitaires sur son setter. Au village de Creney, elle aime se recueillir devant le monument aux cinquante-trois martyrs. Le visage photographié d’un résistant de vingt ans la trouble tant. Ne ressemble-t-il pas à celui qui hante ses rêves, la nuit ?
Un jour, en visitant des ateliers d’artistes, elle rencontre Audran Mondeville, verrier, la trentaine séduisante. Et pleine de mystère. Sans rien se révéler de leurs passés respectifs – à la demande d’Audran -, ils tissent une relation secrète.
Mais tout finit par se savoir au village, et leur liaison ne plaît pas à tout le monde…

L’avis de MadameOurse :

La promesse de Bois-Joli m’a attirée par la luminosité et la douceur de sa couverture. Et le résumé avec cette histoire de secrets a fini de me convaincre que ce livre était fait pour moi.

Je ne m’y suis pas trompée et ai passé un bien joli moment dans la quête du bonheur de Lara. Cette jeune femme m’a beaucoup touchée. Elle a perdu ses parents pendant son adolescence, vit désormais dans la boulangerie familiale avec sa grand mère, son oncle et son petit frère. Elle est forte et fragile à la fois, elle a une grande douceur et une intelligence émotionnelle en elle; c’est un personnage qui m’a vraiment touchée et dont j’attendais de la lire enfin heureuse. C’est une jeune femme si altruiste, soucieuse du bien être de ses proches.

Elle va faire la rencontre d’Audran qui sera une belle étincelle dans sa vie. Mais cette étincelle est menacée par les mots que l’homme lui assène alors même qu’il a autant envie qu’elle de lui donner son cœur. Il laisse entendre que leur relation ne pourra pas durer lorsqu’elle saura tout de son passé. Seulement, il veut vivre son été avec elle, sans se soucier de cette menace et décide donc de tout lui taire, de lui demander sa confiance pour quelques semaines. « Un jour je te dirai tout ». Lara est intriguée et essaie de mener l’enquête mais fait confiance, « l’amour est aveugle » comme le proverbe dit si bien.

J’avais bien vite deviné quelle était cette menace qui planait sur le couple et je ne me suis pas trompée. Je crois que c’était assez évident et pour autant ça n’a rien gâché au plaisir de ma lecture. Et puis le roman a filé parce qu’il a une bonne dynamique et qu’au delà de l’histoire d’amour de ce couple et du secret que cache Audran, l’auteure nous raconte plein d’autres choses. J’ai adoré la destinée de la boulangerie qui périclite avec cette grand mère obstinément fermée qui refuse tout développement. Je me suis régalée à l’arrivée de la compagne de l’oncle de Lara, un vrai vent de fraîcheur pour un bien joli personnage. Il y a aussi la jolie relation de Lara avec son frère, ce petit oiseau qu’elle a pris sous son aile au décès de leurs parents et qu’elle n’abandonnera jamais.

En bref, Lyliane Mosca a su me charmer ici, tissant une histoire riche avec des personnages attachants.

Ma notation :

Une très agréable lecture. Si vous avez envie de savoir ce que cache La promesse de Bois-Joli, je vous conseille fortement de ne pas résister !

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

L’île des derniers secrets, Emma Piazza

Quatrième de couverture :

Depuis que l’homme qu’elle aimait est parti, Teresa ne parvient plus à peindre. Peut-être est-ce la solitude, ou cet enfant qui grandit dans son ventre malgré elle…
Aussi, quand sa grand-mère lui lègue la villa familiale en Corse, elle hésite  : elle s’était juré de ne jamais retourner sur la terre natale de son père, avec qui elle a rompu les liens. Mais n’est-ce pas une chance de mener une vie plus stable  ?
De retour au cap Corse, la beauté sauvage de l’île l’envoûte à nouveau : l ’austérité de la garrigue, les vagues se brisant contre les rochers. Teresa se heurte cependant à l’accueil hostile de sa famille, auquel vient bientôt s’ajouter le sentiment d’être épiée…
Une nuit tragique, tout bascule  : Teresa se retrouve prisonnière dans une maison inconnue et pourtant étrangement familière.
Pourquoi personne ne lui vient-il en aide ? Et si tout le monde connaît la vérité, pourquoi tout le monde se tait ?

L’avis de MadameOurse :

C’est en duo avec Lunatic que nous avions programmé la lecture de ce titre. Alors que je m’y lançais tout doucement, elle a eu encore plus de mal que moi et préféré abandonner la lecture. Je ne lui jette pas la pierre, j’ai eu bien du mal avec le début du roman moi aussi.

Tout commence pourtant sur un chapitre énigmatique qui capte vite notre attention où Teresa va se retrouver braquant un fusil sur un homme avant de lui tirer dessus. Puis, on la retrouve un mois plus tôt, au Portugal. L’auteure évoque les mystères passés de sa vie et nous on est un peu paumés, il y a cet homme à qui elle s’adresse et qui ne fait plus partie de sa vie, cette grossesse qu’elle découvre et dont elle ne veut pas, son isolement dans cette ville où elle vit depuis peu. Bref, j’ai eu du mal, je ne comprenais pas grand chose et tout était si bizarre !

Teresa suit des cours de portugais auprès de William à qui elle va peu à peu se confier. Lorsqu’elle se trouve rappelée auprès de sa grand mère en Corse, qui veut lui léguer une maison, il se trouve que William partira aussi pour l’île de beauté, sur les traces d’un peintre dont il veut écrire la biographie.

A ce stade du roman, l’histoire bascule et j’en ai été très surprise, ne m’attendant pas du tout au côté thriller vers lequel on évolue. Teresa est plongée au coeur d’un drame, amenée à se cacher et à fuir. Puis, elle sera sauvée par un mystérieux homme qui va la séquestrer. L’histoire va mener Teresa sur les secrets de sa famille. Mais tout est si brouillon ! Il y a plein d’incohérences, les faits ne sont pas bien amenés, il y a trop de choses qui m’ont perturbée dans ma lecture et qui sont, je pense, liées au côté assez court du roman. L’auteure va trop vite et il manque des choses. Par exemple, à deux reprises, Teresa parle de parvenir à quitter la Corse vers l’Italie. Mais pourquoi ce pays alors qu’elle vient du Portugal ?

Une fois le secret final révélé, je n’ai pas été subjuguée, je crois que petit à petit on s’attend vraiment aux révélations qui sont faites. Pour moi, en plus de toutes les incohérences du roman, je n’ai pas eu de plaisir particulier à la fin de l’histoire. Dommage !

Ma notation :

Un premier roman qui partait sur de belles idées mais qui n’est pas assez abouti pour avoir réussi à me charmer.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)