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La table d’émeraude, Carla Montero

Quatrième de couverture :

À la demande de son fiancé, Konrad, riche et puissant homme d’affaires allemand, Ana se lance sur la piste de L’Astrologue, un tableau disparu de Giorgione du XVe s. Au cours de ses recherches, elle découvre le Paris sous l’Occupation et la saga des Bauer, famille juive chargée de veiller sur le secret que renferme cette œuvre qui a traversé les siècles.

Madrid, de nos jours. Avant de trouver L’Astrologue sur son chemin, Ana, jeune historienne d’art du Musée du Prado, menait une vie tranquille auprès de Konrad, riche homme d’affaires allemand et collectionneur d’art. Mais une lettre écrite pendant la Seconde Guerre mondiale les met sur la piste du mystérieux tableau attribué à Giorgione, l’énigmatique peintre de la Renaissance. Alléché par l’immense valeur de L’Astrologue, Konrad convainc Ana de partir à sa recherche. La jeune femme, consciente de toutes les difficultés qui se présentent à elle, demande l’aide d’Alain Arnoux, professeur de la Sorbonne spécialisé dans la recherche d’œuvres d’art confisquées par les Nazis. Mais cette décision semble compliquer l’affaire.

Paris, sous l’Occupation allemande. Le commandant SS Georg von Bergheim, militaire d’élite et héros de guerre, vient de recevoir un ordre d’Himmler : il doit retrouver un tableau de Giorgione, connu sous le nom de L’Astrologue, qui fascine le führer. Hitler, en effet, est convaincu que l’œuvre dissimule une grande énigme, une révélation qui est passée de main en main pendant des siècles. La recherche conduit Bergheim à une certaine Sarah Bauer, et une poursuite trépidante s’engage, qui aura des conséquences inattendues pour tous les deux.

L’avis de Laure :

Trois ans que ce livre était dans ma PAL et j’en enfin découvert la magnifique histoire qu’il renfermait. Heureusement que je ne me suis pas laissée décontenancer par ses 750 pages car c’est un pavé vraiment réussi.

J’ai eu le coup de foudre dès le prologue qui met en scène un jeune peintre, dans l’Italie des Médicis. (Ne cherchez pas à comprendre mais cette rencontre au début du roman m’a donné envie de relire des romans historiques de cette période, celle des Médicis. Si vous avez des titres à suggérer, je note ! Aparté terminé.)

La table d’émeraude, c’est le secret que renferme L’astrologue, tableau peint par Giorgione au 15ème siècle. On ne sait pas très bien quel secret le tableau renferme ni de quelle manière mais il est question d’un secret si puissant qu’il a fallu le cacher pour ne pas qu’il tombe entre les mauvaises mains. Tout à fait le genre de secret qui va bien évidemment attirer Hitler ! Alors au cours de la guerre, en plus de faire main basse sur toutes les œuvres d’art possible, Himmler va mandater un SS, Georg von Bergheim de lui ramener L’astrologue. Le tableau est à l’époque entre les mains de la famille Bauer en Alsace. Sarah va alors fuir vers Paris avec le tableau sans savoir à quel point ce qu’elle cache est convoité.

De nos jours, Konrad tombe sur une lettre de l’époque d’Hitler qui évoque le tableau et son secret. Il pousse alors sa compagne, Ana, à mener l’enquête. Elle trouvera assistance auprès d’Alain, un spécialiste des œuvres d’art. Mais leur enquête sera menacée et ils trouveront plusieurs embûches et menaces sur leur chemin.

Sous un rythme trépidant, avec l’alternance passé présent, on plonge dans une quête folle et pleine de rebondissements. J’ai adoré comme toujours le Paris sous l’occupation nazie et la difficulté pour cette jeune juive d’échapper aux nazis. Une destinée d’autant plus belle qu’elle met en avant un SS qui pour une fois ne se révélera pas le méchant que l’on attend, un homme juste, entier et engagé qui sera amené à faire la part des choses dans ce terrible conflit. J’ai tout autant aimé la période du présent et les mystères que cachent la quête d’Ana et Alain, le voyage qui va les mener à parcourir un peu l’Europe et le très très joli final.

C’est difficile de parler d’un pavé car ça amènerait une chronique de type pavé aussi et ce n’est pas très digeste. Ce roman est déjà paru en poche aux Editions Points et je vous le recommande. Il va rester un moment dans ma tête pour la belle histoire d’amour qu’il cache et pour ce mystère et cette enquête menés de main de maître.

Ma notation :

Un superbe roman historique qui contient tout ce que j’aime. A lire sans hésiter.

[Duo lecture] Sa dernière promesse, Kathryn Hughes

Pourquoi ce livre :

(Audrey) J’ai lu chaque publication de l’auteure, alors pourquoi passer à coté de ce nouveau roman?

(Laure) J’avais été tentée en voyant passer la couverture lors de sa sortie alors j’ai entraîné Audrey avec moi.

La couverture :

(Audrey) Sympathique mais je ne vois pas la cohérence entre l’illustration et l’histoire du roman.

(Laure) Effectivement la couverture m’attirait beaucoup mais ne fait pas sens avec l’histoire à mon goût, dommage.

La quatrième de couverture :

Tara se sent seule après son divorce. Mais une lettre cachée dans un coffre va briser pour toujours sa solitude. Des mots inespérés qui dévoilent où est passée la mère de Tara, quarante après sa disparition.

De Manchester au sud de l’Espagne, un sublime voyage dans les émotions et le passé. Un roman incroyable et déchirant sur la façon dont l’espoir peut renaître grâce au pouvoir rédempteur de l’amour.

Après lecture :

(Audrey) Tara mère d’un garçon déjà étudiant, séparée de son mari depuis deux ans et surprise dans son quotidien par l’arrivée d’une lettre qui va la bouleverser et peut-être lui permettre de former le puzzle d’un passé fragmenté. Il y a 40 ans, sa mère Violet s’est volatilisée lors d’un voyage avec un homme. Tara a été élevée par sa grand-mère, et même si elle a du grandir et vivre avec l’absence de sa mère, la blessure et le manque sont toujours présents. En parallèle à son enquête, on a plusieurs récits de vie datant de 1978. Celui de Violet et Tara, mais aussi d’autres personnes, dont je n’ai pas compris le lien au départ. Puis doucement tout s’imbrique, se relie pour enfin dévoiler une vérité bien surprenante.

J’ai eu du mal à me sentir concernée par cette intrigue. J’ai trouvé que les 100 premières pages manquaient vraiment de dynamisme et de rythme. Je m’ennuyais de tant de détails et de scènes inutiles. Mais rapidement j’ai compris que ce qui me semblait inutile à cet instant ne l’était peut-être pas tant. J’ai finalement lu avidement le dernier tiers du roman, priant pour que Tara puisse savoir ce qui était arrivé à sa mère. Chaque lecteur ne pourra qu’attendre une issue positive, mais est-ce que l’auteure nous amène dans ce sens ? Il faudra le lire pour savoir. On est amené à détester certains personnages et à se prendre d’empathie pour d’autres.

On retrouve ici des thèmes chers à l’auteure. Vie sentimentale chahutée, secrets de famille, quête d’identité et de vérité mais peut-être un peu trop vu chez elle justement. Un peu cette impression de toujours lire le même roman.

(Laure) Contrairement à Audrey, j’ai beaucoup aimé l’entrée en matière du roman, découvrir plusieurs personnages et époques sans en faire de lien et basculer d’une histoire à l’autre en tentant de comprendre. Léo, dans un petit village d’Espagne, Violet et sa fille Tara dans une vie difficile en Angleterre et Tara 40 ans plus tard, jeune divorcée. Quels sont leurs liens ? On va mettre beaucoup de temps avant de le savoir même si j’ai vite formé une hypothèse juste concernant Tara. Elle va être amenée à repartir sur les traces de sa mère suite à un coffre qui renferme une partie de son passé et qu’un notaire va enfin pouvoir lui remettre.

Pour moi il y a eu un bémol dans cette narration c’est qu’elle est chaotique, on commence avec 3 histoires qui avancent en parallèle et puis d’un coup on ne sait plus ce qu’il advient de Léo. Comme je m’étais attachée au jeune homme, ma lecture a un peu faibli. Le secret que renferme le roman est vraiment sympathique et en même temps il n’est pas forcément si bien amené pour être totalement plausible.

J’ai apprécié cette lecture mais vous aurez compris que la narration ne m’a pas totalement convaincue. Dommage.

[Duo lecture] Le temps d’un été, Kristan Higgins

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Je n’avais pas forcément envie de lire ce roman. Ma dernière rencontre avec l’auteure m’avait un peu refroidie (rappellez-vous), mais Laure a su susciter mon intérêt.

(Laure) J’avais bien envie de relire Kristan Higgins, je gardais un très bon souvenir de sa dernière romance. J’ai parlé du roman à Audrey et hop, je l’ai embarquée en duo !

La couverture :

(Audrey) Colorée, estivale, reprenant les codes de ses autres parutions. Très sympa.

(Laure) Jolie couverture, l’image est bien représentative de l’histoire et des personnages.

La quatrième de couverture :

Quand Emma apprend que sa grand-mère, la très chic – et très riche – Geneviève London, veut faire de sa fille adolescente son unique héritière, elle manque lui raccrocher au nez. La dernière fois que les deux femmes se sont adressé la parole, Emma avait 18 ans, elle était enceinte, et Geneviève la mettait à la porte.
Aujourd’hui psychologue diplômée (quoique bien endettée) et mère formidable (à tendance un peu parano), Emma n’a plus rien à lui prouver. Mais Geneviève a ses raisons et les invite, le temps d’un été, à reformer une famille. Si c’est la dernière occasion pour Riley de rencontrer son aïeule, Emma peut bien retourner à la maison de son enfance. Pardonner à la vieille sorcière, en revanche, c’est hors de question !

Après lecture :

(Audrey) Je m’attendais à un roman de chick litt, et on est très loin. Avec ce roman, on part à la rencontre de la famille London, une famille tourmentée et avec qui la vie n’a pas toujours été des plus douces. Emma, mère célibataire de Riley une ado, accepte à contre cœur de renouer contact avec Geneviève sa grand-mère lorsqu’elle lui apprend être malade. C’est elle qui l’a élevée suite au suicide de sa mère, et c’est elle qui n’a pas hésité une seule seconde à la mettre à la porte quand, à 16 ans, Emma lui a appris sa grossesse.

On imagine alors très bien que les retrouvailles entre les deux femmes vont être explosives. C’est accompagnée de Pop, son grand père, qu’Emma et sa fille vont passer un été dans la grande et somptueuse villa de Geneviève. Un été ponctué de reproches, de révélations, de secrets libéres et pourquoi pas de reconstructions personnelles pour quelques personnages.

J’ai vraiment aimé ce roman, même si l’on pourrait reprocher que le récit peine par moment à avancer et que les doutes et questionnements des personnages ainsi que de trop nombreux flash back inutiles freinent un peu le déroulement de l’intrigue et alourdissent l’ensemble. J’ai eu beaucoup de compassion et d’empathie pour un personnage en particulier, mais je vous laisse découvrir lequel si vous lisez ce roman. Vous devinerez vite.

Un roman qui met en scène des drames et des tourments, et qui pourtant dévoile un beau message de résilience, d’espoir et d’amour. J’ai beaucoup aimé ma lecture.

(Laure) J’ai moi aussi été décontenancée par ce roman, je m’attendais également à quelque chose de bien plus léger et je n’ai pas été totalement conquise à cause du rythme, assez inégal. Le pitch de l’histoire n’est pas si joyeux : Emma va avoir des nouvelles de sa grand mère après 16 ans de silence. 16 ans, pile l’âge de sa fille, que Geneviève ne connait donc pas. Logique puisqu’elle a mis Emma à la porte lorsque celle-ci est tombée enceinte. Et Geneviève m’a clairement été très antipathique : 85 ans, bourgeoise dégoûtée de son propre vieillissement, elle évoque les changements de son corps dans un chapitre qui m’a fait rire (jaune). Et si elle appelle enfin Emma c’est avec un objectif très clair : que celle-ci l’aide à mettre fin à ses jours !

Ça commence fort et on se demande évidemment comment les personnages vont pouvoir se rabibocher. On va vite en savoir plus sur les uns et les autres et avoir notamment un autre point de vue sur Geneviève qui ne s’est jamais remise de la dramatique disparition de son fils aîné alors qu’il n’était qu’un enfant. J’ai peiné à accrocher sur cette première partie car l’auteure a à cœur de nous situer sur le passé de chacun et ça a amené des chapitres dont on aurait franchement pu se passer. Mon intérêt s’est accru petit à petit avec l’arrivée de Miller et notamment l’histoire de ce père veuf et sa fille de 3 ans, un petit diable insupportable et je ne mâche pas mes mots. Le personnage de la petite fille est vraiment hallucinant et flippant ! Alors évidemment, impossible de ne pas compatir au destin de ce pauvre père.

Peu à peu, les langues se dénouent en même temps que les liens se recréent et cet été va permettre à nos personnages de vivre de jolis instants de vie, de ceux qu’on classe dans les souvenirs précieux. J’ai apprécié ma lecture et en même temps il m’a manqué quelque chose, j’ai pâti des longueurs et j’aurais attendu une fin un peu plus forte émotionnellement parlant.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

[Duo lecture] L’infini des possibles, Lori Nelson Spielman

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Des semaines que l’on attend ce nouveau titre de Lori Nelson Spielman, alors autant dire que l’on a sauté dessus pour le lire en duo.

(Laure) Comme pour le précédent titre sorti en 2018, c’était un achat inévitable. Et un duo qui restera un moment mémorable partagé avec Audrey.

La couverture :

(Audrey) Pas fan de la couverture. Mais peu importe le flacon …

(Laure) Ce n’est pas le coup de cœur pour moi avec cette couv, mais ce livre ne peut pas tout avoir pour lui non plus !

La quatrième de couverture :

Paulina Fontana, vieille dame pleine de fantaisie et de créativité en rupture de ban avec sa famille américaine, invite ses petites-nièces, Emilia et Lucy, à visiter son pays natal, l’Italie. Elle leur fait une déclaration fracassante : le jour de son quatre-vingtième anniversaire, elle rencontrera l’amour de sa vie et mettra fin une fois pour toutes à la  » malédiction de la deuxième fille de la famille Fontana « .

Cette  » malédiction  » n’est probablement rien d’autre qu’une coïncidence, un vieux mythe. Pourtant, personne ne peut nier que pendant des siècles, pas une seule deuxième née de la famille Fontana n’a trouvé l’amour.

Que se passerait-il si ce supposé sort était brisé ? Emilia, qui, à 29 ans, semble accepter cette malédiction, trouverait-elle à son tour le grand amour ?

Au cœur de la campagne Toscane, Paulina va finalement révéler des secrets de famille autrement plus troublants qu’une malédiction vieille de plusieurs siècles…

Après lecture :

(Laure) Je suis sûre que vous êtes prêts à rencontrer Poppy, cette vieille dame fantasque, généreuse, audacieuse, positive. Elle va vous offrir son infini des possibles, elle va vous encourager à porter un autre regard sur la vie car « oui c’est possible ». Elle va merveilleusement réussir à le faire comprendre à Emilia et Lucia alors je ne doute pas que vous serez contaminés aussi.

Tu sais, j’adore les fous. Ceux qui explorent, qui rient, qui créent comme des fous. Ceux qui n’ont pas peur des os cassés ni des cœurs brisés, qui prennent des risques et se réjouissent des surprises.

Avant d’être une vieille dame de 80 ans qui prépare son dernier voyage pour l’Italie, Poppy a été une jeune femme qui a vécu la plus belle des histoires d’amour. Une histoire qu’elle va confier peu à peu à ses deux petites nièces, qui l’ont suivie dans un périple sur les lieux de sa jeunesse, l’Italie. Comment vous dire à quel point je me suis immergée moi même dans ce voyage ? A quel point j’ai lu des scènes du livre comme si je les avais vécues ? en ayant encore l’image si précise en tête en écrivant cet article.

J’ai été transportée comme y parviennent quelques rares livres, ceux qui seront nos inoubliables. L’histoire des Fontana, la malédiction qui semble peser sur les sœurs cadettes est captivante. Les 2 cousines Lucia et Emilia ont grandi avec ce poids sur les épaules, elles ont été convaincues par la pression familiale qu’il ne leur serait pas possible d’avoir un avenir heureux, un amour, une famille. Ce sont deux jeunes femmes qui ne sont donc ni libres ni accomplies lorsqu’on fait leur connaissance. Et le voyage en Italie aux côtés de leur grand-tante va leur apporter un renouveau, un nouvel œil sur la vie, une nouvelle foi en elles-mêmes. Et si le bonheur n’était définitivement pas là où on l’attend ?

Coup de cœur pour ce sublime roman qui a absolument tout pour lui : une belle tribu, une histoire de famille riche et captivante, des personnages qui sont tous oh combien attachants (jusqu’au moindre personnage secondaire !), des héroïnes comme on les aime tant dans les livres, une histoire d’amour qui traverse le temps et qui est si pleine d’émotion, un cadre géographique enchanteur.

Au bout du compte, la vie est une équation très simple. A chaque fois que tu aimes, que ce soit un homme ou un enfant, un chat ou un cheval, tu ajoutes de la couleur à ce monde. Quand tu ne réussis pas à aimer, tu le ternis.

Vous ne savez pas quoi lire cet été ? Vous avez là 525 pages de bonheur servies par la belle plume de Lori Nelson Spielman !

(Audrey) Je crois que Laure a tout dit, et qu’il faut vous ruer en librairie pour acheter ce roman. Sachez juste, que vous n’arriverez pas à le reposer. Vous allez faire connaissance avec Poppy, Emilia et Lucia, ainsi que d’autres personnages dont vous aurez du mal à vous séparer. Vous allez être émerveillés par ce récit, par les histoires d’amour heureuses ou malheureuses des femmes Fontana.

Vous allez espérer, croire, attendre et vivre avec elles. Vous voyagerez en Italie, vous aurez le goût des plats italiens sous la langue, vous naviguerez à bord d’une gondole à Venise ou à Vespa le long de la côte Amalfitaine.

En lisant ce roman, vous allez vibrer, frissonner et peut-être même pleurer. Mais vous allez surtout sourire et aimer. Vous allez comprendre que finalement tout est possible, il suffit de se lancer, d’y croire et de laisser la porte ouverte au bonheur.

Un sacré coup de cœur que ce roman.

La femme au manteau violet, Clarisse Sabard

Quatrième de couverture :

2018. La vie de Jo vole en éclats suite à ce qui ne semblait être qu’un banal accident sans gravité ; pourtant, un scanner révèle qu’un anévrisme risque de se rompre à tout moment. Le neurologue lui laisse le choix : elle peut être opérée, mais les risques sont importants. Persuadée qu’elle va mourir, Jo se réfugie chez Victor, son grand-père. Ce dernier va lui montrer un pendentif qu’il a reçu d’Angleterre quelques années plus tôt, avec pour seule explication ce mot griffonné sur une feuille : « De la part de Charlotte, qui n’a jamais oublié Gabriel. Ce souvenir vous revient de droit. » Victor lui révèle que Gabriel était son frère aîné, décédé lorsqu’il était enfant. Jo décide de se rendre à Ilfracombe, dans le Devonshire, afin d’aider son grand-père à résoudre ce mystère, et surtout, de réfléchir à la décision qu’elle doit prendre…
1929. Charlotte et son mari, Émile, quittent leur vignoble d’Épernay pour un voyage d’affaires à New York. Sur place, la jeune femme s’éprend de Ryan, un mystérieux homme d’affaires. Lorsqu’il se rend compte de cette trahison, Émile entre dans une rage folle, la frappe et la laisse pour morte. À son réveil, Charlotte se rend compte que son mari est parti; pire, il lui a pris tous ses papiers. Elle est effondrée : son fils de quatre mois, Gabriel, est resté en France, et sans papiers, elle ne peut pas le rejoindre…

L’avis de Laure :

C’est plusieurs semaines avant sa parution que j’ai eu la chance de découvrir le nouveau roman de Clarisse Sabard. Elle est l’une des auteures phare des éditions Charleston et, à ce titre, notre petit groupe de Lectrices Charleston 2020 attendait avec impatience son nouveau roman. C’est donc sans tarder que j’ai plongé à la découverte des nouveaux personnages de Clarisse Sabard.

Avec Charlotte, on va voyager dans le New York des années 30 et c’est un voyage que j’ai adoré tant l’auteure nous régale avec cette période historique. C’est l’époque de la prohibition, de la crise et du chômage de l’entre deux guerres, l’époque d’un début de prise de pouvoir des femmes, l’époque de la gloire industrielle avec les premiers gratte ciel et ça reste aussi un temps où les noirs se battent encore pour obtenir le respect et l’égalité avec les blancs.

Charlotte est une héroïne que vous allez adorer, qui, arrivée de sa campagne française, va se retrouver piégée bien malgré elle à New York. J’ai adoré sa destinée et les rebondissements passionnants qui dérouleront le fil de sa vie. Les personnages qui gravitent autour d’elle sont sublime, de Ryan à Curtis en passant par Norma ou Maggie.

De l’autre côté il y  Jo, qui va se retrouver à démêler les secrets de son grand père, sur les traces de Gabriel, ce frère aîné décédé sans qu’il l’ait connu. Alors qu’elle est elle même en plein moment chaotique de sa vie, elle part pour l’Angleterre où elle va non seulement pouvoir faire le point sur sa vie personnelle mais aussi apprendre les secrets de famille de son grand père. Avec Jo, j’ai retrouvé la plume pleine d’humour de Clarisse Sabard, comme dans ses comédies de Noël. On craint pour l’avenir de la jeune femme, menacée par un anévrisme et on est comme des midinettes à lire la jolie histoire d’amour qui va peu à peu voir le jour.

C’est une lecture qui est allée très crescendo pour moi, j’étais bien dans l’histoire que Clarisse Sabard nous racontait, j’en aimais son cadre géographique et historique, je m’attachais tout doucement à ses jolis personnages. Et puis, boum, je lis ce passage complètement imprévisible, qui vient changer la destinée de Charlotte et c’était tellement magnifique que l’auteure a alors emporté mon cœur avec elle. A partir de ce moment là, j’étais conquise, j’avais très envie d’avoir le fin mot de l’histoire tout en ne souhaitant pas terminer cette si belle lecture. Le dénouement est parfait, venant lier passé et présent et nous laissant avec des personnages heureux et apaisés.

Ma notation :

Coup de cœur pour ce roman intense et riche qui nous livre deux très belles destinées de femmes dans un cadre historico-géographique captivant et magnifiquement dépeint par Clarisse Sabard. Mention spéciale pour cette immersion réussie dans le New York des années 30.