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Par temps d’amour et de guerre, Santa Montefiore

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Quatrième de couverture :

1937. L’Angleterre se prépare à la guerre, et la jeune Grace Hamblin va se marier. Mais alors qu’elle est sur le point de s’engager avec Freddie Valentine, elle est déchirée entre cet amour de jeunesse et le superbe aristocrate qu’elle sait ne jamais pouvoir épouser.

1973. Trixie Valentine tombe amoureuse du leader d’un groupe anglais de rock qui passe l’été sur la petite île au large de Cape Cod où elle a grandi. La jeune femme en a assez de sa vie isolée, et rêve de grandes villes, de bruit et de passion dévorante. Surtout, elle ne veut pas finir comme sa mère, Grace, qui s’occupe des jardins des grands propriétaires depuis qu’elle a quitté l’Angleterre avec son mari à la fin de la guerre.

De l’Angleterre des années 1940 à l’Amérique des années 1970, Par temps d’amour et de guerre est l’histoire magnifique de deux femmes aux prises avec un amour débordant.

L’avis de Laure :

J’ai sorti de ma PAL comme ça un peu par hasard ce livre que ma copine Monjardinlitteraire m’a offert en mai. Elle avait forcément bien choisi : roman historique édité chez Charleston, ça équivaut à une valeur sûre pour moi. C’est un roman avec un schéma passé présent comme j’ai beaucoup lire, où j’ai eu une attirance plus forte pour le passé comme dans la majeure partie des cas. Rien d’exceptionnel pour l’amatrice de romans historiques que je suis.

Juste avant la seconde guerre mondiale, nous faisons connaissance de la jeune Grace, un personnage que j’ai adoré. Elle vit avec son père dans un petit cottage où ils s’occupent entre autres de leurs ruches. La passion des abeilles est l’une des jolies thématiques du roman que j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir. Avec Grace, on va connaitre les premiers émois d’une jeune fille, une adolescente partagée entre 2 histoires.

40 ans plus tard, c’est sa fille Trixie qui tombe follement amoureuse du leader d’un groupe de rock qui vient d’Angleterre. Pas de hasard, il vient justement de cette petite ville dont Trixie n’a jamais entendu parler parce que ses parents lui ont toujours caché leur passé. Et ils ne voient pas d’un bon œil son histoire d’amour avec ce garçon.

J’ai adoré avancer dans cette histoire, au cœur des amours de nos personnages ainsi que des secrets qui vont en découler. C’est beau parce que rien n’est évident. C’est aussi la belle histoire d’une mère et de sa fille qui vont se retrouver en faisant tomber les secrets. Les personnages et les lieux du roman dans le passé sont très visuels, je sais déjà que les images de ma lecture resteront dans ma tête, dans la boite des jolies choses. 

Ma notation :

Un bien joli roman qui plaira à nombre d’entre vous.

La maison de l’orchidée, Lucinda Riley

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Quatrième de couverture :

Wharton Park… Julia Forrester n’a jamais oublié les étés idylliques de son enfance, passés à arpenter la somptueuse propriété où son grand-père prenait soin des plantes exotiques, si rares dans cette région du Norfolk. Aussi est-ce tout naturellement qu’elle vient y chercher refuge après le terrible drame qui a bouleversé sa vie.

Mais si ces terres sont chargées de souvenirs, Julia ne tarde pas à découvrir qu’elles abritent aussi bien des secrets. C’est dans le journal intime tenu dans les années 1940 par son aïeul qu’elle perce peu à peu le mystère d’une histoire d’amour qui a presque détruit le domaine plus de cinquante ans auparavant…

À travers les destins croisés de deux familles ravagées par la guerre, un roman étourdissant entre Europe et Asie, comme sait si bien nous les offrir Lucinda Riley.

L’avis de Laure :

C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai découvert ce roman de Lucinda Riley, publié il y a plusieurs années et que Charleston réédite cette année. C’est difficile de la lire en se disant qu’elle n’écrira plus d’histoires comme celle-ci, elle avait un univers bien à elle qui sait chaque fois me conquérir. La maison de l’orchidée ne fait pas exception.

J’ai eu une empathie immédiate pour Julia, cette jeune femme qui tente de se reconstruire après avoir perdu son mari et son petit garçon. On voit d’abord à quel point elle est anéantie et comment ne pas la comprendre ? Et puis, heureusement, elle se raccroche à la vie et on l’accompagne alors avec une très grand joie dans un renouveau. Ce renouveau qui va également l’amener en quête de ses origines, via un journal secret que Kit, propriétaire de Wharton Park retrouve dans le cottage qu’occupaient Elsie et Bill, les grands parents de Julia.

L’histoire est bouleversante et les émotions ne nous sont pas épargnées, ni dans le présent, ni dans le passé. J’ai tout aimé : l’univers de Wharton Park, le passé en Thailande et tous ses mystères, la si belle histoire des orchidées, les toutes aussi belles histoires d’amour et ces personnages toujours exceptionnels. Lucinda Riley sait nous charmer avec des histoires complexes, denses, riches mais oh combien maitrisées.

C’est toujours un arrachement de fermer la page de l’un de ses livres. Ici, le final est vraiment sublime, il nous aide à quitter des personnages que l’on sait alors heureux. Lisez La maison de l’orchidée, vous voyagerez, vous tremblerez avec les personnages, serez émus par les secrets mêlés de ces familles. Au cours de ma lecture, je m’y voyais, comme si j’étais aux côtés de Julia, Elsie, Kit, Bill, Harry, Lidia et tous les autres. Un tel régal que c’est définitivement un livre à classer parmi les coups de cœur. 

Ma notation :

Subjuguant !

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture

Evergreen Island, Heidi Perks

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Quatrième de couverture :

Au large des côtes de l’Angleterre, Evergreen Island abrite une petite communauté qui vit isolée du reste du monde. Lorsqu’un corps est déterré dans le jardin de la maison d’enfance de Stella Harvey, la jeune femme est bouleversée. Surtout que vingt-cinq ans auparavant, un soir de tempête, sa famille a mystérieusement fui les lieux… Déterminée à découvrir la vérité, Stella retourne sur l’île, mais elle s’aperçoit rapidement que les insulaires ne sont pas aussi accueillants que dans ses souvenirs, et qu’ils sont prêts à tout pour protéger leurs secrets.
Avec une parfaite maîtrise de l’intrigue et un art consommé du suspense, Heidi Perks restitue l’ambiance étouffante qui plane depuis des années sur Evergreen Island, manipulant le lecteur jusqu’à la dernière ligne.

L’avis de Laure :

Cela faisait un moment que je n’avais pas lu ce genre de roman, à la limite du thriller où l’on perce peu à peu les mystères du passé. 

Le décor est de suite très inspirant, une toute petite île avec peu d’habitants fixe et surtout un passage de touristes. C’est là que Stella et sa famille se sont installés, c’est dans leurs souvenirs qu’on va replonger. En effet, 25 ans après leur départ de l’île, un corps est déterré à la limite de leur jardin. Un crime qui intrigue Stella, qui décide alors de retourner sur l’île.

Inutile de dire qu’elle n’y sera pas très bien accueillie, tellement les habitants sont persuadés que sa famille est responsable de ce meurtre. En parallèle de l’enquête au présent, on replonge alors dans les souvenirs de Stella, les beaux moments sur l’île mais aussi les événements plus troubles, qu’elle n’a jamais su expliquer. J’ai assez vite deviné pour ma part en lisant le passé qui avait été tué, l’auteure place quelques petits éléments qui m’ont semblé franchement évidents.

Néanmoins, je n’aurais pas imaginé les secrets que tous cachent dans ce roman. Il y a le frère de Stella, qui a disparu de leurs vies depuis près de 20 ans et qui était un adolescent assez particulier. Le père de Stella semble également avoir caché des choses tout comme d’autres habitants de l’île. J’ai franchement été prise dans le suspense final, où tout s’accélère. La complexité de l’histoire que cache ce meurtre valait vraiment le coup autant que ce cadre bien particulier sur cette petite île qui contribue grandement à l’ambiance du roman.

Ma notation :

Une lecture sympathique et un final réussi !

(Merci à Maud des éditions Préludes pour cette lecture)

L’espoir des poupées russes, Ahava Soraruff

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Quatrième de couverture :

Dans les années 1950 en Russie, Katarina s’ennuie à mourir, perdue dans sa Sibérie natale. La jeune femme rêve de rejoindre Moscou, ville de tous les possibles où elle pourrait devenir actrice. Alors, quand on lui offre l’opportunité d’aller faire des études dans la capitale, elle part sans se retourner.

Pour subvenir à ses besoins, Katarina décroche un emploi de vendeuse dans un magasin. Du moins, officiellement. Car dans le secret de l’arrière-boutique, elle écoule des marchandises américaines pour le compte d’un trafiquant. En échange, il lui a promis de l’aider à fuir la Russie pour rejoindre les États-Unis.

Peu à peu, Katarina se prend à imaginer un avenir radieux à l’Ouest. Mais sur fond de guerre froide, dans le chaos de l’Histoire, l’espoir est un luxe. Pour se l’offrir, Katarina devra être prête à tous les sacrifices…

L’avis d’Audrey :

Deux temps, deux continents, deux histoires mais pourtant tout est lié.

Début des années 1950, on est au fin fond de la Sibérie et Katarina rêve juste d’émancipation et d’un peu plus de fantaisie dans sa vie. A l’image de son amie Natasha qui a quitté la campagne pour rejoindre Moscou, elle va avoir l’opportunité d’aller étudier en ville. Nouvelles rencontres, nouvelles envies : c’est surtout le début d’une nouvelle vie.

1991, Julian est un journaliste qui peine à trouver des sujets motivants et intéressants. Il va alors faire la rencontre d’une actrice un peu fantasque : Katarina. Ces deux personnages vont doucement s’apprivoiser et au fil des rendez-vous, elle va se livrer et lui raconter son passé.

Elle lui parlera de sa Russie, de sa rencontre avec Vadim, des raisons qui l’ont amenée aux États-Unis. Une vie pleine de mystères et de secrets. Le personnage de Katarina intrigue fortement Julian, ainsi qu’un objet qui semble très énigmatique. Un objet clé pour comprendre qui est Katarina.

J’ai toujours été attirée par les histoires qui touchent à la Russie. La couverture et le titre de ce roman ont logiquement attisé ma curiosité. Je découvre ici la plume de l’auteure, que vous connaissez peut-être avec son roman Les audacieuses. Une plume efficace, qui vous place d’emblée dans l’ambiance slave et sait ménager le mystère.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Julian, un personnage masculin qui tranche avec les héros sûrs d’eux et pleins de confiance que l’on a l’habitude de rencontrer. Il a ses failles, ses doutes et une certaine fragilité que j’ai apprécié. Je n’ai pas eu une telle attirance pour le personnage de Katarina, sans pouvoir l’expliquer, son personnage m’a agacée. Malgré ce détail, j’ai trouvé que ce roman était plaisant à lire : une belle histoire entre passé et présent, qui sait imposer une ambiance pleine de questions et de secrets.

Ma notation:

Il m’a manqué un « je ne sais quoi » pour apprécier totalement ce roman, mais cette lecture était très agréable.

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(Merci à Eric Poupet pour cette lecture)

Les secrets de Thornwood House, Anna Romer

Quatrième de couverture :

Les secrets n’appartiennent qu’aux vivants… Après le décès de son ex-mari, Audrey, photographe indépendante, et sa fille Bronwyn déménagent dans une propriété reçue en héritage dans un coin perdu du Queensland, en Australie. C’est dans cette maison abandonnée qu’elle recommence à zéro et qu’elle découvre la photo du grand-père de son mari, médecin pendant la Seconde Guerre mondiale. Intriguée par le personnage, elle apprend qu’il aurait assassiné sa maîtresse en 1946. Elle plonge alors dans un passé oublié et dans les secrets familiaux. Chose étrange, des meurtres similaires se produisent toujours dans la région. Le mystère s’épaissit et avec lui, les dangers..

L’avis de Laure :

Une couverture magique et pleine de mystère pour un roman captivant qui avait vraiment tout pour me charmer : secrets, maison de famille, seconde guerre mondiale. Un programme prometteur pour une lecture que j’ai adorée !

Thornwood house est la maison de famille de Tony, son ex, pourtant Audrey n’en a jamais entendu parler. Lorsqu’il se suicide, c’est un choc pour Audrey et sa fille Bronwyn tout d’abord par sa disparition puis lorsqu’elles apprennent avoir hérité de cette maison. Lorsqu’elles s’y installent, Audrey ne s’attend pas à tous les mystères du passé familial de Tony qu’elle va peu à peu déterrer.

Il y a d’abord ce grand père qui aurait assassiné sa compagne, juste après la seconde guerre mondiale. Il y a aussi la famille de Tony qui est directement concernée par d’autres mystères, que leur est-il arrivé pour que Tony ne parle plus jamais de son enfance, de son histoire, de ses proches ?

Le rythme du roman a été addictif pour moi tant tout m’y a plu. Il y a d’abord l’installation d’Audrey et sa fille à Thornwood, les connaissances qu’elles vont faire et les amitiés qui vont très vite se nouer avec des personnages secondaires qui ont été si attachants. C’est un renouveau pour elles deux, j’ai adoré sentir qu’elles allaient y être bien. Et puis il y a les mystères qui sont si bien amenés dans le récit, la découverte de lettres du passé que j’ai pris tant de plaisir à lire. On avance petit à petit, on trouve des réponses et d’autres questions arrivent. L’auteure intègre ensuite un journal intime qui est une nouvelle immersion dans le passé. Le procédé est habile et si prenant pour nous lecteurs. Et tout le suspense monte jusqu’à un final vraiment réussi. Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman et tous les éléments qui le constituent, la narration et le rythme des secrets sont parfaitement maitrisés. Vous allez adorer Thornwood, ses personnages et leurs secrets.

Ma notation :

Vous pouvez foncer sans hésiter sur cette lecture addictive.