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L’espoir des poupées russes, Ahava Soraruff

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Quatrième de couverture :

Dans les années 1950 en Russie, Katarina s’ennuie à mourir, perdue dans sa Sibérie natale. La jeune femme rêve de rejoindre Moscou, ville de tous les possibles où elle pourrait devenir actrice. Alors, quand on lui offre l’opportunité d’aller faire des études dans la capitale, elle part sans se retourner.

Pour subvenir à ses besoins, Katarina décroche un emploi de vendeuse dans un magasin. Du moins, officiellement. Car dans le secret de l’arrière-boutique, elle écoule des marchandises américaines pour le compte d’un trafiquant. En échange, il lui a promis de l’aider à fuir la Russie pour rejoindre les États-Unis.

Peu à peu, Katarina se prend à imaginer un avenir radieux à l’Ouest. Mais sur fond de guerre froide, dans le chaos de l’Histoire, l’espoir est un luxe. Pour se l’offrir, Katarina devra être prête à tous les sacrifices…

L’avis d’Audrey :

Deux temps, deux continents, deux histoires mais pourtant tout est lié.

Début des années 1950, on est au fin fond de la Sibérie et Katarina rêve juste d’émancipation et d’un peu plus de fantaisie dans sa vie. A l’image de son amie Natasha qui a quitté la campagne pour rejoindre Moscou, elle va avoir l’opportunité d’aller étudier en ville. Nouvelles rencontres, nouvelles envies : c’est surtout le début d’une nouvelle vie.

1991, Julian est un journaliste qui peine à trouver des sujets motivants et intéressants. Il va alors faire la rencontre d’une actrice un peu fantasque : Katarina. Ces deux personnages vont doucement s’apprivoiser et au fil des rendez-vous, elle va se livrer et lui raconter son passé.

Elle lui parlera de sa Russie, de sa rencontre avec Vadim, des raisons qui l’ont amenée aux États-Unis. Une vie pleine de mystères et de secrets. Le personnage de Katarina intrigue fortement Julian, ainsi qu’un objet qui semble très énigmatique. Un objet clé pour comprendre qui est Katarina.

J’ai toujours été attirée par les histoires qui touchent à la Russie. La couverture et le titre de ce roman ont logiquement attisé ma curiosité. Je découvre ici la plume de l’auteure, que vous connaissez peut-être avec son roman Les audacieuses. Une plume efficace, qui vous place d’emblée dans l’ambiance slave et sait ménager le mystère.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Julian, un personnage masculin qui tranche avec les héros sûrs d’eux et pleins de confiance que l’on a l’habitude de rencontrer. Il a ses failles, ses doutes et une certaine fragilité que j’ai apprécié. Je n’ai pas eu une telle attirance pour le personnage de Katarina, sans pouvoir l’expliquer, son personnage m’a agacée. Malgré ce détail, j’ai trouvé que ce roman était plaisant à lire : une belle histoire entre passé et présent, qui sait imposer une ambiance pleine de questions et de secrets.

Ma notation:

Il m’a manqué un « je ne sais quoi » pour apprécier totalement ce roman, mais cette lecture était très agréable.

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(Merci à Eric Poupet pour cette lecture)

Les secrets de Thornwood House, Anna Romer

Quatrième de couverture :

Les secrets n’appartiennent qu’aux vivants… Après le décès de son ex-mari, Audrey, photographe indépendante, et sa fille Bronwyn déménagent dans une propriété reçue en héritage dans un coin perdu du Queensland, en Australie. C’est dans cette maison abandonnée qu’elle recommence à zéro et qu’elle découvre la photo du grand-père de son mari, médecin pendant la Seconde Guerre mondiale. Intriguée par le personnage, elle apprend qu’il aurait assassiné sa maîtresse en 1946. Elle plonge alors dans un passé oublié et dans les secrets familiaux. Chose étrange, des meurtres similaires se produisent toujours dans la région. Le mystère s’épaissit et avec lui, les dangers..

L’avis de Laure :

Une couverture magique et pleine de mystère pour un roman captivant qui avait vraiment tout pour me charmer : secrets, maison de famille, seconde guerre mondiale. Un programme prometteur pour une lecture que j’ai adorée !

Thornwood house est la maison de famille de Tony, son ex, pourtant Audrey n’en a jamais entendu parler. Lorsqu’il se suicide, c’est un choc pour Audrey et sa fille Bronwyn tout d’abord par sa disparition puis lorsqu’elles apprennent avoir hérité de cette maison. Lorsqu’elles s’y installent, Audrey ne s’attend pas à tous les mystères du passé familial de Tony qu’elle va peu à peu déterrer.

Il y a d’abord ce grand père qui aurait assassiné sa compagne, juste après la seconde guerre mondiale. Il y a aussi la famille de Tony qui est directement concernée par d’autres mystères, que leur est-il arrivé pour que Tony ne parle plus jamais de son enfance, de son histoire, de ses proches ?

Le rythme du roman a été addictif pour moi tant tout m’y a plu. Il y a d’abord l’installation d’Audrey et sa fille à Thornwood, les connaissances qu’elles vont faire et les amitiés qui vont très vite se nouer avec des personnages secondaires qui ont été si attachants. C’est un renouveau pour elles deux, j’ai adoré sentir qu’elles allaient y être bien. Et puis il y a les mystères qui sont si bien amenés dans le récit, la découverte de lettres du passé que j’ai pris tant de plaisir à lire. On avance petit à petit, on trouve des réponses et d’autres questions arrivent. L’auteure intègre ensuite un journal intime qui est une nouvelle immersion dans le passé. Le procédé est habile et si prenant pour nous lecteurs. Et tout le suspense monte jusqu’à un final vraiment réussi. Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman et tous les éléments qui le constituent, la narration et le rythme des secrets sont parfaitement maitrisés. Vous allez adorer Thornwood, ses personnages et leurs secrets.

Ma notation :

Vous pouvez foncer sans hésiter sur cette lecture addictive.

Les sœurs de l’océan, Lucy Clarke

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Quatrième de couverture :

Lorsque Katie apprend la mort de sa sœur cadette, elle ne peut croire à la thèse du suicide. Mia, vingt-quatre ans, joyeuse et insouciante, venait d’entamer un voyage autour du monde avec son ami d’enfance. Comment a-t-elle pu se jeter du haut d’une falaise ? Et que faisait-elle seule à Bali ? Pour comprendre, Katie décide de partir sur ses traces, avec le carnet de voyage de Mia comme seul guide.
De la côte des Cornouailles aux plages idylliques d’Indonésie, Katie découvre une sœur aussi mystérieuse que les circonstances entourant sa mort. Cette recherche de la vérité se transforme en quête initiatique, à mesure que le voyage livre ses secrets sur Mia, leur famille et le véritable motif de ce tour du monde…

L’avis de Laure :

Ce roman était l’un des titres de ma PAL qui me faisait très envie alors j’ai profité du rythme plus calme de l’été pour le découvrir.

Katie va brutalement apprendre le décès de sa sœur, partie en voyage avec son meilleur ami depuis quelques mois pour un tour du monde. L’enquête va vite plonger Katie dans de nombreuses interrogations lorsqu’on lui annonce que sa sœur s’est suicidée. Cela lui parait tellement impossible et pourtant les éléments de l’enquête ne laissent pas trop la place au doute.

Katie va alors s’envoler à son tour sur les traces de Mia, d’un pays à l’autre, accompagnée à chaque étape par le journal de voyage que sa sœur tenait. Et de page en page, à travers le récit que Mia a fait de son voyage, on découvre ce qu’elle a vécu mais aussi toutes ses pensées sur sa vie, sur la relation fragile qui l’unissait à sa sœur, la perte de leur mère, les événements qui ont fragilisé la relation des deux sœurs, etc.

J’ai apprécié cette lecture et en même temps je sais qu’elle ne me marquera pas. Il m’a sûrement manqué le petit truc qui crée l’émotion via l’attachement aux personnages. Mais malheureusement j’ai trouvé Katie assez froide et n’ai pas été émue par le deuil qu’elle traverse. Quant à Mia, je ne me suis pas sentie proche d’elle au cour de ce voyage autour du monde qu’elle démarre. Sans doute parce que ce genre de voyage très roots n’est pas du tout ma tasse de thé mais peut-être fera-t-il rêver certains d’entre vous ? Le final du roman était néanmoins à la hauteur avec une surprise que je n’aurais pas imaginée et le deuil finale de Katie me l’a rendue touchante, j’étais contente de lire qu’elle allait pouvoir repartir positivement dans sa vie.

Ma notation :

Une lecture sympathique mais pas mémorable.

Un autre bleu que le tien, Marjorie Tixier

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Quatrième de couverture :

 » Je ne raconte ce rêve à personne alors il reviendra.
Ainsi vont les songes qui ne se laissent pas découdre. « 

Restée mutique suite à un traumatisme dont elle n’a aucun souvenir, Rosanie vit à l’abri du monde depuis vingt ans, enfermée dans son univers feutré, protégée par son sauveur devenu son mari. Un jour, attirée par les thermes de la ville –; elle qui craint pourtant l’eau –; elle rencontre Félice, une femme sportive et volontaire, brisée par un tragique accident. Fascinée par sa force de caractère, Rosanie se résout à abattre le mur de silence derrière lequel elle s’est terrée pendant si longtemps.

Porté par un style poétique et envoûtant,
Un autre bleu que le tien dresse le portrait, entre forces et fêlures, d’une femme qui se bat contre son propre silence pour retrouver sa vérité.

L’avis de Laure :

Une couverture enivrante parfaite pour emporter dans ses bagages de vacances et à l’intérieur tant de douceur, de partage, de renaissance et de bienveillance. 

C’est une histoire pleine de secrets, dans lesquels on progresse peu à peu, une page après l’autre, les mystères se lèvent. C’est l’histoire de Rosanie qui a été sauvée de la noyade par Antonin et qui n’a jamais su dire un mot depuis lors. Il est devenu son mari, ils ont construit leur histoire malgré ce handicap. Et puis un jour, aux thermes, Rosanie rencontre Félice. Une sportive victime d’un accident d’escalade. Elle y a a perdu ses deux jambes et l’homme qu’elle aimait. 

Entre les deux femmes se tisse peu à peu, une relation de confiance, de confidences, le tout sans jugement, tout en bienveillance et en simplicité. Et si c’est exactement ce qu’il fallait à Rosanie pour guérir ? Pour débloquer son passé et aller de l’avant ? Elles vont également toutes les deux faire la connaissance d’Estelle et de son fils de 5 ans, Solen. Une jeune maman peu sûre d’elle qui traîne aussi ses blessures. On sait, on sent la force du lien entre ces personnages. Les secrets ne m’ont pas tant surprise parce que l’auteure nous laisse les deviner peu à peu. Mais chaque page qui se tourne dénouant un blocage de l’un des personnages nous apaise également. 

Je me suis vraiment laissée emporter par l’ambiance si belle de ce roman. La plume de Marjorie Tixier crée comme une bulle autour de nous, nous entrons dans l’intimité de ces personnages en confiance, on sait qu’ils vont vivre ensemble un renouveau dans leurs vies et on a juste envie de les accompagner, de savoir qu’ils iront un peu mieux chaque jour. Je vous recommande la découverte de ce beau roman aux secrets plein de douceur. Il traite d’amitié, de maternité, d’amour, de handicap et chaque mot en est si juste. 

Ma notation :

Un bien joli roman.

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(Merci à Estelle des éditions Fleuve pour cette lecture)

Un mariage en été, Beatriz Williams

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Quatrième de couverture :

Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre se joue une passionnante histoire d’amour, de trahison, de quête de pouvoir et de rédemption.

Miranda Schuyler n’est qu’une adolescente lorsqu’elle découvre Winthrop Island, durant l’été 1951, à l’occasion du mariage de sa mère et du richissime Hugh Fisher. Plongée dans une vie légère et glamour faite de pool parties et de sorties au Country Club, Miranda est également fascinée par la communauté de pêcheurs portugais installée sur l’île depuis des générations, et notamment par Joseph Vargas, le fils du gardien du phare.
Mais les rapprochements entre les deux clans sont mal vus. Et alors que Miranda tisse des liens de plus en plus forts avec Joseph, un drame éclate qui va bouleverser le destin de chacun…

Dix-huit ans plus tard, c’est une Miranda accablée qui revient à Winthrop. Mais loin de lui apporter la paix qu’elle espérait, son retour va raviver des plaies laissées béantes. Quels lourds secrets planent sur cette île coupée du monde ? Miranda parviendra-t-elle à briser l’omerta ?

L’avis de Laure :

Un mariage en été devait sortir en 2020 mais… Covid oblige, il n’arrive que maintenant. Je l’attendais donc depuis plus d’un an et malheureusement, la découverte n’a pas été à la hauteur de l’attente.

Autant j’avais été charmée par la saga des soeurs Schuyler, autant cette fois la mayonnaise n’a pas pris. J’ai pourtant retrouvé avec plaisir l’univers bien particulier de Beatriz Williams, ces familles bourgeoises qu’elle met en avant, qui vivent toujours dans des lieux préservés. Ici, c’est sur l’île de Winthrop Island que les locaux vont côtoyer les « Familles », mais sans trop se mêler car les univers sociaux des uns et des autres n’ont rien à voir.

L’histoire alterne entre 3 périodes : 1930, 1951 et 1969. On a l’impression que rien ne change sur la façon de vivre de l’île même si les personnages vieillissent. Le clivage entre les locaux et leurs vies moyennes et la bourgeoisie riche et bien pensante qui cache sa face sombre sera toujours présente en toile de fond. On sait, on sent que Beatriz Williams nous cache le lien entre les personnages, ce lien qui va venir expliquer pourquoi Joseph, le fils du gardien de phare, sera accusé et emprisonné pour le meurtre du beau père de Miranda. Les ingrédients étaient là, comme dans les précédents romans de l’auteure et je ne saurai pas vous expliquer pourquoi l’immersion, cette fois, n’a pas fonctionné pour moi.

Mais je garde en tête le bel univers de l’auteure, une façon d’écrire sur la bourgeoisie américaine qui me plait beaucoup, où l’on est amené à lire les confidences des personnages comme un récit que ledit personnage énoncerait sans même reprendre son souffle. Beatriz Williams a cet univers bien à elle qui fait que je resterai gourmande de la lire encore, parce qu’elle nous offre quelque chose que je n’ai rencontré avec aucun autre auteur.

Ma notation :

Une déception mais qui n’entache pas mon plaisir de lire Beatriz Williams.

Merci à Claire des éditions Belfond pour cette lecture.