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[Duo lecture] La vie rêvée des chaussettes orphelines, Marie Vareille

Pourquoi ce livre :

(Lunatic) J’ai lu deux romans de l’auteure avec plaisir. Je savais que j’allais forcément passer un bon moment de lecture.

(MadameOurse) J’avais été très agréablement surprise lors de ma lecture de Là où tu iras j’irai. Je lorgnais sur ce nouveau titre de la même manière que je bave devant toutes les nouvelles parutions des éditions Charleston en fait ! {Spoiler : le nouveau Martha Hall Kelly a de grandes chances d’arriver dans ma PAL d’ici les prochains mois (= j’ai pas l’intention de lui résister)}.

La couverture :

(Lunatic) Passons sur le bandeau intégré à la couverture et que j’aimerais chaque fois pouvoir retirer sur les titres des éditions Charleston. La couverture colle au titre du roman, mais j’avoue ne pas en être fan pour autant.

(MadameOurse) J’aime les coloris, c’est léger, simple, attractif.

La quatrième de couverture :

En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d’angoisse à l’idée que le drame qu’elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface.
Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n’a qu’un objectif : repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasque dont le projet se révèle pour le moins… étonnant : il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde. La jeune femme ne s’en doute pas encore, mais les rencontres qu’elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie.
Devenue experte dans l’art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu’à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler son passé ?

Après lecture :

(Lunatic) Ce titre et cette couverture sont bien trompeurs. J’étais loin d’imaginer la claque qu’allait me mettre ce roman. Je pensais lire un roman chick litt frais, divertissant et plein d’amour. Il n’est est rien. Même si d’amour il en est beaucoup question, ce roman est bien plus que cela. Dès les premières lignes j’ai aimé Alice, cette jeune femme névrosée, angoissée et à l’âme si triste. On sent tout de suite qu’elle fuit quelque chose ou quelqu’un? Quel drame veut-elle fuir? En parallèle de ses aventures parisiennes, on en apprend davantage sur elle à travers les pages de son journal intime datant  de 2012. Et là je n’ai pas pu m’empêcher de m’identifier à elle. Son désir d’enfant, les échecs. La description qu’Alice en fait est très juste et réel (moi aussi j’en ai bouffé de l’huile d’onagre, je voyais plus souvent ma gynéco que mes amies et le jus d’ananas n’a rien changé malheureusement…)  Grâce à ce journal, elle nous parle de sa famille, de son enfance, et de sa soeur Scarlett. Moins d’une année les sépare, elles se ressemblent autant qu’elles sont différentes. Et je peux avouer que j’ai eu aussi un vrai coup de cœur pour Scarlett.

Difficile d’en dire davantage, mais sachez juste que ce roman est une pépite. Rien n’est facile, aisé et simple pour nos personnages. Vous partirez à la rencontre de deux sœurs éloignées mais pourtant si fusionnelles. Et quand lentement, vous comprendrez où vous mène le récit, vous allez être bluffés. Marie Vareille va vous surprendre. J’ai avalé le roman en une journée, je ne pouvais pas le lâcher. Je peux affirmer que les sœurs Smith-Rivière resteront longtemps dans un coin de ma tête et de mon cœur.

(MadameOurse) Marie Vareille nous livre ici une si grande et belle oeuvre, une histoire de secrets, une histoire de famille, de sœurs, une histoire de sens à la vie après un drame. L’histoire d’Alice m’a moi aussi chamboulée, j’ai été prise dans le rythme des pages avec l’alternance parfaitement dosée de chapitres du présent et de rappels du passé via le journal intime de la jeune femme. Je voulais comprendre, faire le lien entre Alice, jeune mariée qui travaille dans la banque et qui n’arrive pas à avoir un bébé (moi aussi cette partie de l’histoire m’a touchée au plus profond) et Alice, seule au monde, qui s’installe à Paris et cherche un travail. J’ai aussi été touchée par l’enfance des 2 sœurs, Alice et Scarlett, si unies par leur faible écart d’âge, l’une aimée par sa mère, l’autre non. J’ai trouvé ça si triste pour elles deux la façon dont elles ont du se construire. C’était terriblement émouvant de lire leur enfance, de découvrir la construction des personnages depuis leur plus jeune âge.

L’Alice du présent a forcément vécu quelque chose de dramatique sinon comment expliquer qu’elle soit refermée sur elle même ainsi ? Qu’elle ne souhaite s’attacher à personne ? Ni collègues, ni voisins, ni amis et encore moins d’amour, ce n’est pas une vie. Puis Alice va trouver ce travail qui ne l’intéresse pas du tout, pour le développement de cette appli ayant la volonté de réunir les chaussettes orphelines. Il lui faut gagner de l’argent, elle accepte donc ce poste. Et vont alors entrer dans sa vie des personnes qui s’y feront une place et qui viendront peu à peu dénouer les cadenas autour de son cœur.

Je ne sais pas pourquoi j’avais vu venir le secret au cœur du roman, qu’est ce qui a pu me mettre sur la piste mais …. juste … wouaouh. Vous savez ? C’est comme une révélation de roman phénoménale, qui fait écho dans vos propres entrailles, nouées par l’émotion ? Alors, oui, oui, oui j’ai aimé, plus qu’aimé cette sublime histoire. Le soufflé est un peu retombé avec les pistes ouvertes pour la nouvelle vie d’Alice mais je n’oublierai pas les émotions que Marie Vareille a su me faire vivre.

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La promesse de Bois-Joli, Lyliane Mosca

Quatrième de couverture :

En Champagne. Dix ans après le drame qui l’a rendue orpheline, Lara étouffe dans sa vie trop tranquille. Lorsqu’elle ne s’occupe pas de son frère, la jeune femme rêve d’amour et de musique. Sa route croise celle d’Audran, maître verrier au passé mystérieux. Est-ce une folie de s’abandonner à ce coup de foudre ?

Dans la vie de Lara, il y a la musique, la nature, la rêverie. Professeur de collège près de Troyes, elle joue du violoncelle au sein d’un orchestre symphonique. Elle habite avec sa grand-mère et son jeune frère Julien qui peine à surmonter le traumatisme de l’accident mortel de leurs parents, neuf ans plus tôt. Alors Lara s’évade lors de promenades solitaires sur son setter. Au village de Creney, elle aime se recueillir devant le monument aux cinquante-trois martyrs. Le visage photographié d’un résistant de vingt ans la trouble tant. Ne ressemble-t-il pas à celui qui hante ses rêves, la nuit ?
Un jour, en visitant des ateliers d’artistes, elle rencontre Audran Mondeville, verrier, la trentaine séduisante. Et pleine de mystère. Sans rien se révéler de leurs passés respectifs – à la demande d’Audran -, ils tissent une relation secrète.
Mais tout finit par se savoir au village, et leur liaison ne plaît pas à tout le monde…

L’avis de MadameOurse :

La promesse de Bois-Joli m’a attirée par la luminosité et la douceur de sa couverture. Et le résumé avec cette histoire de secrets a fini de me convaincre que ce livre était fait pour moi.

Je ne m’y suis pas trompée et ai passé un bien joli moment dans la quête du bonheur de Lara. Cette jeune femme m’a beaucoup touchée. Elle a perdu ses parents pendant son adolescence, vit désormais dans la boulangerie familiale avec sa grand mère, son oncle et son petit frère. Elle est forte et fragile à la fois, elle a une grande douceur et une intelligence émotionnelle en elle; c’est un personnage qui m’a vraiment touchée et dont j’attendais de la lire enfin heureuse. C’est une jeune femme si altruiste, soucieuse du bien être de ses proches.

Elle va faire la rencontre d’Audran qui sera une belle étincelle dans sa vie. Mais cette étincelle est menacée par les mots que l’homme lui assène alors même qu’il a autant envie qu’elle de lui donner son cœur. Il laisse entendre que leur relation ne pourra pas durer lorsqu’elle saura tout de son passé. Seulement, il veut vivre son été avec elle, sans se soucier de cette menace et décide donc de tout lui taire, de lui demander sa confiance pour quelques semaines. « Un jour je te dirai tout ». Lara est intriguée et essaie de mener l’enquête mais fait confiance, « l’amour est aveugle » comme le proverbe dit si bien.

J’avais bien vite deviné quelle était cette menace qui planait sur le couple et je ne me suis pas trompée. Je crois que c’était assez évident et pour autant ça n’a rien gâché au plaisir de ma lecture. Et puis le roman a filé parce qu’il a une bonne dynamique et qu’au delà de l’histoire d’amour de ce couple et du secret que cache Audran, l’auteure nous raconte plein d’autres choses. J’ai adoré la destinée de la boulangerie qui périclite avec cette grand mère obstinément fermée qui refuse tout développement. Je me suis régalée à l’arrivée de la compagne de l’oncle de Lara, un vrai vent de fraîcheur pour un bien joli personnage. Il y a aussi la jolie relation de Lara avec son frère, ce petit oiseau qu’elle a pris sous son aile au décès de leurs parents et qu’elle n’abandonnera jamais.

En bref, Lyliane Mosca a su me charmer ici, tissant une histoire riche avec des personnages attachants.

Ma notation :

Une très agréable lecture. Si vous avez envie de savoir ce que cache La promesse de Bois-Joli, je vous conseille fortement de ne pas résister !

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

L’île des derniers secrets, Emma Piazza

Quatrième de couverture :

Depuis que l’homme qu’elle aimait est parti, Teresa ne parvient plus à peindre. Peut-être est-ce la solitude, ou cet enfant qui grandit dans son ventre malgré elle…
Aussi, quand sa grand-mère lui lègue la villa familiale en Corse, elle hésite  : elle s’était juré de ne jamais retourner sur la terre natale de son père, avec qui elle a rompu les liens. Mais n’est-ce pas une chance de mener une vie plus stable  ?
De retour au cap Corse, la beauté sauvage de l’île l’envoûte à nouveau : l ’austérité de la garrigue, les vagues se brisant contre les rochers. Teresa se heurte cependant à l’accueil hostile de sa famille, auquel vient bientôt s’ajouter le sentiment d’être épiée…
Une nuit tragique, tout bascule  : Teresa se retrouve prisonnière dans une maison inconnue et pourtant étrangement familière.
Pourquoi personne ne lui vient-il en aide ? Et si tout le monde connaît la vérité, pourquoi tout le monde se tait ?

L’avis de MadameOurse :

C’est en duo avec Lunatic que nous avions programmé la lecture de ce titre. Alors que je m’y lançais tout doucement, elle a eu encore plus de mal que moi et préféré abandonner la lecture. Je ne lui jette pas la pierre, j’ai eu bien du mal avec le début du roman moi aussi.

Tout commence pourtant sur un chapitre énigmatique qui capte vite notre attention où Teresa va se retrouver braquant un fusil sur un homme avant de lui tirer dessus. Puis, on la retrouve un mois plus tôt, au Portugal. L’auteure évoque les mystères passés de sa vie et nous on est un peu paumés, il y a cet homme à qui elle s’adresse et qui ne fait plus partie de sa vie, cette grossesse qu’elle découvre et dont elle ne veut pas, son isolement dans cette ville où elle vit depuis peu. Bref, j’ai eu du mal, je ne comprenais pas grand chose et tout était si bizarre !

Teresa suit des cours de portugais auprès de William à qui elle va peu à peu se confier. Lorsqu’elle se trouve rappelée auprès de sa grand mère en Corse, qui veut lui léguer une maison, il se trouve que William partira aussi pour l’île de beauté, sur les traces d’un peintre dont il veut écrire la biographie.

A ce stade du roman, l’histoire bascule et j’en ai été très surprise, ne m’attendant pas du tout au côté thriller vers lequel on évolue. Teresa est plongée au coeur d’un drame, amenée à se cacher et à fuir. Puis, elle sera sauvée par un mystérieux homme qui va la séquestrer. L’histoire va mener Teresa sur les secrets de sa famille. Mais tout est si brouillon ! Il y a plein d’incohérences, les faits ne sont pas bien amenés, il y a trop de choses qui m’ont perturbée dans ma lecture et qui sont, je pense, liées au côté assez court du roman. L’auteure va trop vite et il manque des choses. Par exemple, à deux reprises, Teresa parle de parvenir à quitter la Corse vers l’Italie. Mais pourquoi ce pays alors qu’elle vient du Portugal ?

Une fois le secret final révélé, je n’ai pas été subjuguée, je crois que petit à petit on s’attend vraiment aux révélations qui sont faites. Pour moi, en plus de toutes les incohérences du roman, je n’ai pas eu de plaisir particulier à la fin de l’histoire. Dommage !

Ma notation :

Un premier roman qui partait sur de belles idées mais qui n’est pas assez abouti pour avoir réussi à me charmer.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

Le ciel de Darjeeling, Nicole Vosseler

Quatrième de couverture :

Cornouailles, 1876. Après la mort de son père, Helena, 16 ans, se retrouve dans la misère. Un jour, un inconnu lui fait une offre. Aussi riche que séduisant, Ian Neville lui propose de l’épouser et d’assurer l’éducation de son jeune frère. Mais il y met une condition : qu’elle accepte de le suivre en Inde, où il gère une vaste plantation de thé au pied de l’Himalaya.

En se donnant à son mystérieux bienfaiteur, la jeune femme a conscience de faire un saut dans l’inconnu. Mais l’espoir de ne manquer de rien, le cadre de vie somptueux de Darjeeling et le charme de son époux ont raison de ses réticences.

Jusqu’au jour où, Ian étant en voyage, Helena reçoit la visite d’un homme qu’elle avait rencontré lors d’un bal en Angleterre. Leurs retrouvailles éveillent en elle des questions sur le passé de Ian, dont celui-ci n’a jamais rien voulu lui dire. Pourquoi ignore-t-elle tout de son ascendance ? Cessera-t-il un jour d’être un étranger à ses yeux ?

Un voyage initiatique et sensuel aux confins de l’Inde millénaire.

L’avis de MadameOurse :

Un roman historique, une superbe couverture, une histoire d’amour mais aussi de secrets, hop, il ne m’en fallait pas plus pour être tentée. Je suis toujours fidèle à mes goûts et je ne le regrette jamais, surtout pas en refermant un livre comme celui-ci, charmée une fois de plus.

Avec ce roman, je me suis laissée embarquer en Inde, aux côtés de Ian et Helena. S’ils font connaissance en Angleterre où Helena vient de perdre son père, c’est bien en Inde que Ian va la convaincre de venir vivre avec lui. Car, elle le sait en acceptant de l’épouser, sa vie à lui est en Inde. Ce n’est pas sans peur qu’elle entreprendra ce long voyage avec son énigmatique époux. Ils se connaissent peu, il est immensément riche mais personne ne sait d’où il tient sa fortune ni quel est son passé. Il est également très bon et Helena sera vite sous le charme de son bel époux.

Ce roman est très prenant, il débute par un long voyage qui est passionnant à lire, qui va nous faire traverser des régions sublimes (qui m’ont rappelé ma lecture de La mariée de Ceylan). L’auteure manie à merveille l’art de la description et les images se forment devant nos yeux. J’ai appris beaucoup sur l’Inde dans ce roman; saviez-vous qu’il y avait un désert dans ce pays ? Moi non ! L’histoire se passe pendant la colonisation anglaise, les affrontements entre l’armée de la Couronne et les peuples indiens y sont aussi très présents, sans toutefois nous rendre la lecture lourde, c’est bien amené et mêlé à l’histoire de nos personnages.

Une fois Ian et Helena arrivés sur la plantation de thé de celui-ci, la vie quotidienne s’agence. J’ai aimé le personnage d’Helena, son adaptabilité à sa vie nouvelle, sa simplicité et son intérêt pour les tâches de sa vie d’épouse. Elle reste quand même perturbée par les zones d’ombre que cachent le passé de son mari. Je m’attendais à ce qu’on en apprenne plus sur celui-ci, bribe après bribe mais le procédé choisi par l’auteure est tout autre et j’ai particulièrement aimé cette façon de faire.

Au cœur du roman, elle va en effet nous plonger dans une autre histoire, celle de la famille de Ian. Une histoire époustouflante, très liée avec la culture du peuple indien, à l’époque des maharadjas. Ce procédé du récit dans le récit m’a beaucoup plu car l’histoire des parents de Ian est tellement dense, forte, pleine d’événements traumatiques qu’on n’aurait pas pu la lire seulement bribe après bribe. Il fallait vraiment s’y immerger. Et que les personnages sont beaux ! Ce roman met vraiment en avant les destinées des hommes : Winston, Mohan, Ian, trois très beaux personnages qui sont finalement plus importants encore que les femmes de l’histoire. Du moins, moi je l’ai ressenti comme ça et j’ai beaucoup apprécié que l’auteure fasse la part belle à ses personnages masculins.

Une fois qu’Helena (et nous lecteur) aurons eu la révélation de tous les secrets de cette famille, une révélation vraiment dingue (je n’ai pas de mot pour décrire cela !), viendra alors le temps du choix. Quelle vie Helena choisira-t-elle de vivre ? Se sentira-t-elle la force de porter elle aussi le poids des secrets ? L’auteure nous tisse une fin douce, pleine d’émotion, un final très réussi.

Ma notation :

Un roman magnifique.

(Merci à Mylène des éditions Archipel pour cette lecture)

[Duo Lecture] Tout ce qui nous répare, Lori Nelson Spielman

Pourquoi ce livre :

(MadameOurse) Lunatic me parlait cet été de Lori Nelson Spielman en me disant que ça faisait un moment qu’on ne l’avait pas lue. Et, dans les jours qui ont suivi, les éditions Le Cherche Midi ont annoncé la sortie de Tout ce qui nous répare pour le 18/10. C’est pendant presque 2 mois qu’on a été appâtées par cette lecture avant qu’elle ne sorte. Alors, bien évidemment, on s’est ruées dessus !

(Lunatic) J’ai adoré les 2 premiers romans de cette auteure, comment ne pas lire ce 3ème livre. Et il était juste évident que ce serait en duo !

La couverture :

(MadameOurse) Je dois vous avouer que cette couverture ne me charme pas. Je n’aime pas spécialement ce jaune pâle ni le fait qu’on ne voit que le bas du corps de cette femme. Et le bandeau publicitaire rouge qui n’est pas un ajout sur la couverture mais qui réduit l’image me dérange aussi.

(Lunatic) Comme le dit Madame Ourse, rien de bien transcendant sur cette couverture. Dommage.

La quatrième de couverture :

Fais la paix avec ton passé. Ton avenir en dépend.

Erika Blair a tout pour être heureuse : une carrière au sommet et deux filles magnifiques. Sa vie sombre brutalement lorsque l’aînée, Kristen, meurt dans un accident. Entre culpabilité dévorante et déni obstiné, Erika et sa fille cadette, Annie, s’éloignent peu à peu, chacune prisonnière de son propre chagrin.

Erika reçoit un jour un mail anonyme : « Chasse ce qui te pèse et cherche ce qui t’apaise. » Elle reconnaît cette citation, tirée d’un cahier qu’elle a préparé avec amour pour ses filles, dans lequel elle a consigné les sages paroles de sa mère et de sa grand-mère. Qui peut bien lui avoir envoyé ce message et ceux qui suivront ? Des indices, semés entre les lignes, orientent Erika vers l’île de son enfance, Mackinac. Ce n’est qu’en remontant là-bas le fil de son passé torturé qu’elle pourra retrouver le chemin vers ses filles.

Après lecture :

(Lunatic) Les pages ont défilé, les chapitres courts s’enchaînaient, partageant avec Madame Ourse sur nos ressentis de lecture, sur le déroulement de l’intrigue et sur nos attachements aux personnages. Comment ne pas éprouver sympathie, tendresse, et affection pour cette galerie de personnage. En priorité pour nos 2 héroïnes, mère et fille qui bien qu’elles vivent le même drame n’arrivent pas à le vivre ensemble, à s’épauler. Ce roman est plein de non-dits, de remords ou regrets. C’est un roman de famille, de secrets, de pardon, de fautes, d’amour. Un roman d’espoir et de bonheur au final, malgré les épreuves, les miracles puis les désillusions.

J’ai trouvé ce 3ème roman plus abouti que les précédents. Même si l’atmosphère qui s’en dégage est plus triste, plus mélancolique, le message qu’il souhaite donner est très fort et puissant. J’avais un peu peur pendant la lecture que l’auteure nous emmène vers un final peu crédible qui aurait tout gâché à mes yeux, même si on l’aurait tant souhaité pour nos personnages. J’ai été particulièrement touchée par le personnage d’Erika, cette mère forte et faible à fois, si sûre d’elle en apparence et qui pourtant doute tant. A l’inverse plutôt agacée par le père d’Annie, peu présent dans le roman comme dans la vie de la jeune fille.

Une très belle lecture, des personnages forts et touchants au cœur d’une intrigue passionnante. J’ai adoré. ça va être long d’attendre le prochain roman de Lori Nelson Spielman.

(MadameOurse) Il ne m’a fallu que 3 jours pour lire les presque 500 pages de ce roman. C’est un vrai plaisir de lecture, on entre dans l’histoire et on ne la lâche plus. On s’attache infiniment aux personnages, à tous les personnages même les secondaires qui sont si touchants (Kate, Rory, Olive). On se prend à chercher une hypothèse sur les secrets que l’auteure tisse autour de son histoire. Et les pages filent, filent, filent.

Le roman débute par le deuil qui va toucher Erika et sa fille Annie lorsqu’elles perdent leur fille et sœur Kristen. A cause d’un quiproquo qui va malheureusement durer un moment, toutes les deux se sentent responsables du décès de Kristen et se renferment sur leur douleur ce qui va conduire à les éloigner l’une de l’autre. Annie va donc décider de s’éloigner de sa mère et partir. De l’île de Mackinac à Paris, on la suivra dans sa quête désespérée, elle est en effet persuadée que sa sœur est bien en vie.

Par la suite, Erika va aussi être amenée à se poser des questions par les drôles de mails qu’elle reçoit d’un expéditeur mystérieux qui semble bien au courant des petites citations qui ont toujours eu tant d’importance dans sa vie. Tiraillée entre son métier exigeant, son deuil, les blessures de son passé et sa fille qui la fuit, Erika aura à se retrouver pour pouvoir poursuivre une vie plus sereine.

Que vous dire de plus ? C’est un roman si plaisant à lire ! Lori Nelson Spielman a conçu ici une histoire forte, qui nous emporte et des personnages qu’on aurait envie de côtoyer dans la vraie vie. Je dois juste vous avouer que je m’étais imaginée une fin époustouflante et que j’ai eu un brin de déception parce que ça n’a pas été le cas. Mais cette fin est très douce, complète, apaisée. Elle va parfaitement avec le thème du deuil qui est au cœur du roman.