Archives du mot-clé 2nde guerre mondiale

La nuit quand elle vient, Aurore Py

Quatrième de couverture :

Cela commence en mai 1939, dans la campagne de Cluny. La guerre gronde, de plus en plus proche. Dans la famille Etcheberry, je demande Marie, la jeune veuve qui se débat de toutes ses forces pour faire vivre sa ferme. Je demande Claire, sa fille, qui s’est entichée de Gabin, ce garçon que tous semblent avoir oublié. Je demande Emma, sa sœur, institutrice communiste. Je demande Jeanne, sa mère, qui veille sur la maisonnée. Je demande Louise, sa belle-sœur, au désir insatiable de maternité. Bientôt, les hommes – quand ils ne sont pas déjà morts – vont être appelés au front. Et ce sont les femmes, ces femmes, qui vont devoir prendre soin des leurs, tenir le cap, assurer la survie des entreprises. Avec cette passionnante fresque, Aurore Py nous plonge dans la France rurale de cette période.

L’avis de Laure :

J’ai complètement craqué pour ce roman lorsque je l’ai vu passer dans les parutions de juin et ai découvert par la même occasion la maison d’édition (éditions de l’Aube). Comme toute parution autour de la seconde guerre mondiale, mon intérêt était vite là. Bon évidemment ce n’est que 6 mois après que je le découvre… C’est l’histoire d’une PAL toussa…

Et finalement, ce livre ne sera pas du tout dans mes tops conseils de titres traitant de la seconde guerre mondiale. L’angle d’approche particulier était trop simpliste et peu intéressant à mes yeux. On est au cœur d’une famille qui vit à Cluny en Saône et Loire. On est en zone libre et on va suivre une famille composée essentiellement de 2 sœurs et un frère, tous 3 adultes et mariés. Autour d’eux gravitent donc leur mère, leurs enfants, leurs conjoints, leurs relations professionnelles, etc. Tout le roman finalement n’a vocation qu’à conter l’existence de cette famille qui est perturbée par la guerre.

Je ne me suis pas attachée à la famille et à sa problématique de vie. Certes on découvre comment les femmes vont s’adapter au départ des hommes, comment tout un chacun appréhende le changement lié à la guerre mais ce quotidien ne m’a pas franchement intéressée. C’est un roman du terroir et je n’ai pas trouvé la guerre si présente que ça dans le récit. La famille vit en campagne, assez préservée des conflits, n’est pas trop impactée par les restrictions alimentaires puisque la sœur aînée a repris la ferme familiale. Alors certes, une mère et son fils juif arrivent dans le récit mais d’abord ils ont pris soin de cacher leur identité et on ne ressent pas trop la menace de cacher ce jeune garçon juif qui va trouver refuge chez Emma, la sœur cadette.

Peut être que ce roman aurait pu me plaire si je n’avais pas eu des attentes plus fortes par rapport au cadre historique choisi. Là en l’occurrence, pour moi il sonne un peu creux.

Ma notation :

Une lecture que j’avais hâte de découvrir mais qui m’a déçue tant l’histoire est simple, limite banale.

L’espoir ne meurt jamais, Tamara McKinley

Quatrième de couverture :

Angleterre, juin 1940. Le père de Rita, 17 ans, est parti au front. Celle-ci peut cependant compter sur le soutien des habitants de la petite bourgade côtière de Cliffehaven.
Lorsque sa maison est détruite sous un bombardement, beaucoup croyaient que Rita flancherait. Pas du tout ! Elle est au contraire déterminée a participer a l’effort de guerre.
Contrainte d’abandonner son rêve d’intégrer les Forces féminines de l’aviation, elle se porte volontaire au sein d’une unité de pompiers.

Rita s’est fait une promesse : ne jamais perdre foi. Avec l’espoir d’un jour retrouver ceux qu’elle aime.

L’avis de Laure :

2019 sera l’année de la saga de la Pension du bord de mer avec la lecture ici du 3ème tome et le 5ème qui suivra le mois prochain (puisque j’avais commencé ma lecture par le 4ème). C’est donc avec grand plaisir que j’ai ouvert ce nouveau tome, pas découragée du tout par son épaisseur.

J’ai moins savouré ce tome, il en faut bien un après tout, parce que j’y ai moins retrouvé l’ambiance savoureuse de la pension. Et pour cause, l’histoire se passe beaucoup moins au cœur de la pension et Peggy Reilly va également s’absenter une partie du tome. C’est donc un roman un peu différent des précédents, centrés sur d’autres personnages.

Une nouvelle fois, c’est une toute jeune femme qui a une volonté et une motivation surprenantes pour son jeune âge que nous suivons. Rita n’a que 17 ans lorsque son père quitte la ville pour s’engager. Sa mère étant décédée à sa naissance, il ne lui reste plus que Louise et Tino, ses voisins qui l’ont toujours aimée comme leur propre fille et Roberto, leur fils. Louise espère depuis toujours voir les deux jeunes gens se marier.

D’ascendance italienne, cette famille est malheureusement arrêtée par la police à l’entrée en guerre de l’Italie aux côtés de l’Allemagne. Voici un pan de l’Histoire que je ne connaissais pas, tous ces ressortissants italiens intégrés en Angleterre et y ayant construit leur vie depuis des années sont alors vus comme des ennemis et rejetés par tous. Rita se retrouve donc à prendre soin de Louise après l’arrestation de ses mari et fils. Et Louise qui a grandi comme un enfant couvée avant de dépendre ensuite de son mari ne sait pas faire face seule et se retrouve dépendante de Rita qui va prendre à cœur de s’occuper de sa « Mamma ».

Mais Rita est aussi une jeune femme qui a envie de s’investir dans la vie, elle travaille dans une usine mais rêverait en réalité de s’engager dans la RAF en tant que mécanicienne. On va la suivre dans sa volonté d’évoluer dans la vie tout en se rendant utile pour son pays en temps de guerre. Et toujours, Louise ne lui facilitera pas la tâche. Je me suis agacée à plus d’une reprise en les lisant, du chantage que Louise exerce sur la jeune fille qui lui a pourtant tant donné.

Après un bombardement qui détruira leur maison, Louise et Rita finiront à la Pension du Bord de mer où, enfin, on retrouve un peu plus les personnages clés de la saga. La famille Reilly va alors venir en aide à Rita leur nièce toujours avec la même sensibilité et empathie. Le final du roman a juste manqué un petit peu de romance à mes yeux, je m’y étais un peu habituée dans les précédents tomes !

Ma notation :

Un tome de la saga qui sera, je pense, celui que j’aurais le moins aimé. Mais les ingrédients habituels sont toujours là et Tamara McKinley maîtrise son sujet à la perfection. Je me suis moins attachée à Rita et ai franchement été énervée par le comportement de Louise, d’où ma notation plus basse pour L’espoir ne meurt jamais.

Qu’une parenthèse, Gaëlle Ausserré

Quatrième de couverture :

Paris, printemps 1960. Hélène, quinze ans, découvre des lettres adressées à sa mère, Solange, pendant la guerre. Toutes les certitudes qu’elle a sur sa famille sont remises en question. Solange fait alors à sa fille le récit émouvant d’un épisode de sa vie qu’elle souhaitait oublier. En 1938, Solange est une jeune étudiante en médecine indépendante et solitaire lorsqu’elle fait la connaissance d’une famille qui va transformer son existence. Quand la guerre éclate, elle découvre l’Occupation, la peur, les arrestations, et, malgré tout, des amitiés inattendues. Au cœur de cette période troublée, elle est également contrainte de faire la paix avec son passé. Au travers des yeux de Solange, les secrets entourant sa vie se dévoilent peu à peu.Ce roman retrace l’histoire bouleversante d’une jeune femme poussée par la guerre dans ses retranchements, amenée à faire des choses dont elle se pensait incapable afin de protéger ceux qu’elle aime.

L’avis de Laure :

J’aime beaucoup les histoires qu’ont parfois les livres avant même qu’on ne les lise. Et celle qui concerne ce roman m’a touchée. C’est l’auteure, Gaëlle Ausserré, qui m’a écrit un mail suite à une chronique que j’avais faite d’un autre roman. Parce que je suis sensible (et pas qu’un peu !) aux romans sur la seconde guerre mondiale, elle voulait me parler du sien et m’en a gentiment proposé la lecture. Quand on reçoit une aussi agréable proposition, on l’étudie toujours. Là surprise, un roman à la couverture absolument sublime et un résumé qui m’a beaucoup, beaucoup attirée. On est effectivement pile poil dans ce que j’aime lire, entre secrets et seconde guerre mondiale.

C’est Hélène, 15 ans, qui va, en 1960, se retrouver plongée dans les secrets de sa mère. Elle tombe par hasard sur les lettres d’un mystérieux Samuel, écrites à sa mère au moment de la guerre. Qui est cet homme ? Quel est le lien entre son histoire et celle de sa mère ? Solange est au pied du mur, il est temps d’en finir avec les secrets et de tout dévoiler à sa fille.

Nous voilà partis dans le Paris d’avant guerre, Solange, étudiante en médecine va sympathiser avec sa voisine Léna. Et elle va faire connaissance du frère de celui-ci, le fameux Samuel. Ici avant tout, on est dans une histoire d’amour tellement jolie ! Les émotions que fait passer l’auteure autour de ce couple m’ont beaucoup touchée. Malheureusement, la guerre arrive et avec elle, la menace va vite planer. En particulier pour Samuel qui est juif. Le couple va vivre un périple vers la zone libre, ils vont devoir se cacher jusqu’à ce que la guerre se termine. Ce sont tous deux des jeunes gens passionnés, dévoués, courageux, leur histoire est vraiment émouvante. En fait, je n’arrive pas à vous en raconter les détails car je crois qu’il vaut mieux simplement se plonger dans le roman et se laisser embarquer par les événements.

C’est une histoire pas facile, comme toutes celles qu’on lit sur cette période de l’histoire. J’ai été émue et touchée par les personnages, leurs secrets, leur attachement à la famille, leur dévouement. L’écriture est très agréable à lire, précise, complète tout en restant simple et douce. J’ai aimé les grands parents de Solange, j’ai aimé le nouvel Isaac qu’on redécouvre après guerre, j’ai aimé l’ami Robert, j’ai été plus qu’émue pour la petite Hannah. En bref, oui j’ai a-do-ré ce roman !

Ma notation :

Il y a parfois de jolies pépites dans l’auto édition. Celle-ci en est une. Ne passez pas à côté.

Elle voulait juste marcher tout droit, Sarah Barukh

Quatrième de couverture :

1946. La guerre est finie depuis quelques mois lorsque Alice, huit ans, rencontre pour la première fois sa mère. Après des années à vivre cachée dans une ferme auprès de sa nourrice, la petite fille doit tout quitter pour suivre cette femme dont elle ne sait rien et qui lui fait peur, avec son drôle de tatouage sur le bras. C’est le début d’un long voyage : de Paris à New York, Alice va découvrir le secret de son passé, et quitter l’enfance pour toujours.

L’avis de Laure :

Ce roman historique m’intéressait inévitablement comme tout roman autour de la seconde guerre mondiale. Ici on est finalement plus dans l’après guerre et la reconstruction d’une petite fille qui n’avait jamais connu ses parents et va découvrir leur parcours et leurs secrets.

Lorsqu’on fait la connaissance d’Alice, elle grandit aux côtés de Jeanne qui l’a élevée depuis qu’elle est tout bébé. Elle sait avoir été confiée par sa mère le temps de la guerre mais elle ne sait rien de plus. J’ai aimé la narration de ce roman, contée à travers la voix de la petite fille parce que nous adultes comprenons certains éléments de l’histoire notamment les chiffres que sa maman aura sur le bras mais la petite fille, elle, ne voit que des éléments bizarres pour lesquels elle n’a aucune analyse et que les adultes ne lui expliquent pas.

Alice est très attachante, finalement l’après guerre est pour elle le début des désillusions. Alors qu’elle avait une vie stable et heureuse aux côtés de Jeanne, voilà le retour de sa mère, une femme fermée et qui semble si triste. Elles s’installent toutes deux aux côtés de Monsieur Marcel et là de nouveau on ne sait pas qui est le vieil homme, comment il est devenu ami avec la mère d’Alice. C’est une petite fille perdue dans un monde d’adultes duquel on ne lui dit rien que l’on suit, elle prend beaucoup sur elle pour s’adapter et c’est dur finalement de la lire.

Un nouveau coup du sort va mener la petite fille à New York où elle fera la connaissance de Vadim, un homme aveugle suite à la guerre, un homme qui est dans sa peine lui aussi et qui rejette la présence de la petite fille. Mais c’est sans compter sur les ressources de l’enfant qui va découvrir quelques éléments de la vie de Vadim et qui fera en sorte de dérider l’homme et de se faire aimer de lui. Cette reconstruction de Vadim à travers l’aide, la bienveillance et le positivisme d’Alice est délicieuse à lire. Et puis je me doutais un petit peu des révélations qui allaient suivre et de la jolie fin que l’auteure allait amener.

Alice et Vadim vont vivre un périple assez mouvementé de retour vers la France, ensemble, en quête des secrets de la naissance d’Alice. Une fin de roman douce, poétique qui, malgré la tristesse de l’histoire de nos personnages, nous fait refermer le livre avec le sourire.

Ma notation :

Un bien joli roman historique où j’ai été prise par l’émotion que m’ont apportée les personnages.

 

Si loin des siens, Tamara McKinley

Quatrième de couverture :

Septembre 1940. Polly Brown souffre à l’idée de bientôt devoir se séparer d’Alice. Mais a-t-elle d’autre choix ? Au Canada, sa fillette de cinq ans sera a l’abri de la menace ennemie.
A Cliffehaven, sur la côte sud de l’Angleterre, ou la jeune infirmière s’est fait muter pour se rapprocher de son mari grièvement blessé au combat, les bombardements sont fréquents.
Sur place, Polly emménage a la pension du Bord de Mer, ou elle se lie d’amitié avec une jeune Polonaise qui a perdu les siens.
Et, au moment où Polly commence a se faire a l’idée que son mari ne survivra peut-être pas a ses blessures, elle apprend qu’un sous-marin allemand a coulé le bateau a bord duquel Alice se trouvait…

L’avis de Laure :

Je me régale tellement avec cette saga ! J’ai découvert le tome 4 l’an dernier et eu l’envie de lire les premiers tomes tellement j’avais apprécié ma lecture. Après le tout premier tome, lu en août, je poursuis sans tarder avec le tome 2.

C’est un vrai plaisir de retrouver la famille Reilly qui va accueillir une nouvelle pensionnaire : Polly Brown. Elle vient travailler à l’hôpital de Cliffehaven pour s’y rapprocher de son mari, blessé au combat. Elle laisse sa fille Alice aux bons soins de sa mère et sa sœur qui partent se réfugier au Canada.

On est dans la continuité de la saga que j’ai retrouvée comme un cocon familier dont la pension du bord de mer, tenue par Peggy, est comme un personnage à part entière. On a beau être en plein dans le conflit de la seconde guerre mondiale, à une période où les attaques aériennes sont quasi quotidiennes et où les privations alimentaires sont le quotidien, je me sens terriblement bien à lire Tamara McKinley. Car, une nouvelle fois, au cœur du roman, on retrouve chaleur, bienveillance, affection, soutien. Les personnages sont unis, ils s’entraident et c’est vraiment beau à lire.

Le quotidien des anglais en guerre, à l’abri certes sur leur île est passionnant à lire. J’ai adoré suivre le travail quotidien des infirmières qui sont toutes accueillies chez Peggy. On se rend compte à quel point cette période était éreintante à vivre et pourtant l’énergie est là, ils se donnent tous au maximum pour leur pays, pour leurs amis. Et puis les petits plaisirs de la vie perdurent, notamment ceux de la jeunesse à travers les rencontres entre les jolies infirmières célibataires et des beaux soldats australiens.

En fait, cette saga c’est une vraie lecture d’ambiance, je sais déjà que tous les tomes me charmeront et je crois qu’il est inutile d’en dire plus sur le contenu du roman pour vous donner envie. Il y a des coups durs pour de nombreux personnages mais au final c’est avec le sourire qu’on referme ce beau roman. Petit plus, j’ai adoré pouvoir retrouver Sally, le personnage principal du premier tome, c’était chouette de savoir ce qu’elle est devenue.

Ma notation :

J’adore la famille Reilly et l’ambiance qui se dégage de cette saga. Il y a tant d’amour et de bienveillance malgré la dure époque vécue par tous. Le tome 3 de la saga sera dans ma PAL de novembre, hors de question d’attendre pour poursuivre la saga dont le tome 5 sort d’ailleurs en novembre.