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Deux femmes dans la tourmente, Teresa Messineo

Quatrième de couverture :

Dans le brasier de la Seconde Guerre mondiale, deux amies infirmières, deux destins, une vocation : soulager, soigner. Après des années de recherches historiques minutieuses, Teresa Messineo signe un premier roman passionnant, poignant de réalisme, et un formidable hommage à toutes ces héroïnes de l’ombre.

Jo et Kay se sont rencontrées à New York au cours de leurs études d’infirmière à la fin des années 1930. Désireuses de partir à l’aventure, les deux jeunes femmes s’engagent aux côtés des Alliés. C’est là que leurs chemins se séparent.

Jo est envoyée sur le front de l’Ouest, en France, où elle doit superviser un hôpital de fortune comptant six blessés : des vies fragiles pour lesquelles elle représente le seul espoir et qu’elle entend protéger jusqu’au bout.

Kay est envoyée à Hawaï. Après une parenthèse enchantée sur les plages de sable blanc, l’attaque de Pearl Harbour signe pour elle le début du cauchemar : prisonnière des Japonais, elle est déportée dans un camp à Manille.

Dans l’horreur des corps mutilés, de la maladie et de la famine, chacune s’accroche à sa vocation, mais aussi à l’amour et à l’amitié, pour trouver le courage de supporter l’insupportable. L’espoir sera-t-il plus fort que la mort ? Que restera-t-il de leur précieux lien après ces années de séparation et de souffrance ?

L’avis de MadameOurse :

Lorsque le programme des parutions de la collection Le Cercle Belfond nous a été dévoilé, j’étais ravie qu’il y ait un roman sur la seconde guerre mondiale, période que j’aime beaucoup lire comme vous le savez sûrement. J’ai l’impression qu’on n’en finira jamais sur ce sujet, que chaque nouveau roman est une façon de s’instruire sur cette période si dure. Je referme souvent ces lectures en ayant appris des choses.

Ici, on ne va pas parler de camps de concentrations, de déportation, du régime nazi ou autre. C’est une nouvelle facette de la guerre, que je n’avais jamais lue jusque là, celle des combats et du rôle joué par les infirmières militaires, présentes au cœur du conflit. L’an dernier, j’avais lu un roman sur des infirmières qui se passait pendant la première guerre mondiale, c’était intéressant mais le roman était assez pénible à comprendre. Ici, on a le même point de départ, mais pendant une autre période de l’histoire.

Nous allons suivre Jo en Europe et Kay à Hawaï. Et toutes deux sont des personnages qui forcent le respect. Leur dévouement aux blessés dont elles ont la charge est énorme, leur vie entière n’est vouée qu’à soigner, aider, assister ces hommes qui se sont engagés pour la patrie. Et elles aussi, infirmières sont engagées dans ce conflit, peu reconnues mais leur rôle n’est pas moins important. La plupart du temps, elles doivent soigner sans moyens médicaux, dans des conditions bien dures, en tentant elles aussi d’échapper aux nombreux bombardements. Le quotidien de nos deux amies est bien dur, leur volonté vacillera à plusieurs reprises et je le comprends. J’ai été outrée des obligations qui sont les leurs parce qu’elles sont des femmes, leur uniforme féminin, les bas, toutes ces contraintes ridicules à des moments où elles ont à peine de quoi s’habiller !

En parallèle, c’est assez effarant mais bien qu’elles soient au cœur du conflit, elles ne savent rien de ce qui se passe autour d’elles, de l’avancée de la guerre, des populations entières déportées, du sort de leurs proches aussi bien évidemment.

Des deux héroïnes, j’ai été plus touchée par Jo, elle m’a semblé plus présente dans le roman et j’ai aimé la suivre jusqu’à la fin de la guerre, à travers les retrouvailles qu’elle espère si fort. Cette phase plus personnelle du récit qui la concerne m’a aidée à créer un attachement à son personnage, ce que j’ai moins vécu avec Kay.

Ma notation : 

Deux femmes dans la tourmente est un agréable roman historique qui réussit son pari de nous présenter une facette précise de la seconde guerre mondiale. Ces femmes infirmières sont touchantes et leur rôle important est bien mis en avant ici.

Merci à Carine des éditions Belfond pour cette lecture.

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[Duo lecture] La goûteuse d’Hitler, Rosella Postorino

Pourquoi ce livre :

(MadameOurse) Ce titre est un de ceux que j’avais repérés lors de la rentrée de janvier. Le titre me promettait d’apprendre encore sur un sujet précis de la seconde guerre mondiale et j’adore ça. Lunatic souhaitait le lire avec moi.

(Lunatic) Le thème du roman me donnait très envie, je n’avais pas lu depuis longtemps un roman sur fond de 2ème guerre mondiale donc ce titre tombait à pic.

La couverture :

(Lunatic) La serviette avec ces initiales et les couverts illustrent parfaitement le titre du roman.

(MadameOurse) Ce sont surtout les coloris qui m’attirent ici avec ce rouge vif très présent.

La quatrième de couverture :

1943. Reclus dans son quartier général en Prusse orientale, terrorisé à l’idée que l’on attente à sa vie, Hitler a fait recruter des goûteuses. Parmi elles, Rosa.

Quand les S.S. lui ordonnent de porter une cuillerée à sa bouche, Rosa s’exécute, la peur au ventre : chaque bouchée est peut-être la dernière. Mais elle doit affronter une autre guerre entre les murs de ce réfectoire : considérée comme « l’étrangère », Rosa, qui vient de Berlin, est en butte à l’hostilité de ses compagnes, dont Elfriede, personnalité aussi charismatique qu’autoritaire.

Pourtant, la réalité est la même pour toutes : consentir à leur rôle, c’est à la fois vouloir survivre et accepter l’idée de mourir.

Après lecture :

(MadameOurse) Lunatic et moi avons lu pas mal de livres en duo depuis le début du mois et aucun n’a été un coup de cœur commun. On se disait que ça partait peut être mieux avec ce titre là. Je vous spoile ? Raté !

La goûteuse d’Hitler c’est Rosa, jeune berlinoise, mariée et dont le mari, comme nombre d’allemands, est parti à la guerre. Au décès de sa mère, elle part s’installer chez ses beaux parents à Gross Partsch. Et c’est là qu’elle sera choisie parmi d’autres jeunes femmes pour tenir le rôle de goûteuse d’Hitler. Si, au début, elles sont toutes très angoissées à l’idée de goûter un plat empoisonné , très vite elles s’installent dans une routine plutôt confortable. Elles sont bien nourries, bien payées, un statut plutôt envieux en cette époque de guerre. Et c’est là que ma première déception de lectrice arrive : le cadre historique lié au rôle de ces goûteuses n’est pas du tout expliqué. Y avait-t-il vraiment un risque pour Hitler ? Des plats empoisonnés ont-ils un jour été découverts ? Est-ce que l’une des goûteuses a été empoisonnée ? Pourquoi les personnes choisies ne sont que des femmes ? Et pourquoi des allemandes ? Ça m’aurait paru logique que ce soit des juives pour qui les nazis se seraient bien peu souciés qu’elles puissent mourir empoisonnées. J’arrête là la liste de questions car, vous savez quoi, après ma lecture je n’ai toujours aucune réponse à rien ! Et ça quand on se lance dans un roman historique basé sur des faits réels ça me dérange énormément. C’est ce que j’attendais de ma lecture et ça n’y est pas ! A quoi bon donc ?

Finalement, je me suis traînée dans cette lecture qui part parfois en tous sens, je n’ai jamais vraiment mémorisé qui étaient les différents personnages et quand le roman part dans une espèce de romance qui est plus une histoire de corps qu’une histoire de cœurs je n’ai pas compris. La vision de ces femmes délaissées dont les maris sont loin qui sont donc en manque de présence physique et qui se consolent dans les bras d’un autre, argh, non c’est pas ma vision des choses ! Et pourtant être une femme de militaire et subir les absences d’un époux je sais ce que c’est justement…

Enfin, parlons quand même de la fin du roman, un gros bide de plus. Un saut dans le temps qui n’explique pas les choses qui se sont passées à la fin de la guerre et qui met face à face deux personnages qui ne sauront toujours pas se parler…

(Lunatic) Vous aurez compris avec l’avis de MadameOurse qu’on est loin d’avoir refermé ce roman en étant conquises. Je pense tout de même avoir été un peu moins déçue qu’elle, même si j’étais bien contente de l’avoir fini bien avant elle, histoire de ne pas traîner cette lecture « boulet » trop longtemps.

On aurait pu s’attendre à un roman passionnant et instructif. Après tout, qui a entendu parler des goûteuses d’Hitler? Peu d’entre nous. Mais je trouve que cet élément est relégué au second plan, pour finalement nous parler essentiellement de Rosa. Ah Rosa! Quelle personnage insipide. Je n’ai eu aucune attache pour elle. Et impossible d’en avoir pour les personnages secondaires tant ils sont si peu exploités, décrits. Tout est bref, vite dit. J’en arrivais à la presque fin du roman et j’avais encore beaucoup de mal à nommer ou différencier les autres goûteuses.

Je n’ai pas plus accroché au style d’écriture. Le texte est brut, sans saveurs, sans émotions. Rien ne m’a touchée, alors que le sujet est loin d’être des plus réjouissants. Je n’ai pas réussi à ressentir la peur ou l’angoisse que devaient vivre ces femmes. Même la culpabilité que Rosa éprouve n’a pas su me toucher. On a l’impression qu’elle se rendait dans « la tanière du loup » comme d’autres vont au travail. MadameOurse le disait, le final nous apporte que peu d’explications sur l’après guerre, sur la suite, sur la destinée des personnages. J’ai néanmoins apprécié la mélancolie des derniers chapitres et la façon dont on constate comme Rosa est resté hantée par ces quelques mois en tant que goûteuse d’Hitler.

Ces rêves qu’on piétine, Sébastien Spitzer

Quatrième de couverture :

À Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets.

Au même moment, parmi les colonnes des survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille. Elle aurait pu le sauver. Elle s’appelle Magda Goebbels.

L’avis de MadameOurse :

J’ai lu ce livre dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de poche et j’étais ravie de le recevoir et d’avoir à le lire. Dans le fond, je suis de toute façon, toujours partante pour n’importe quel titre qui traite de la seconde guerre mondiale.

Ici, on va se retrouver face à une femme puissante de l’Allemagne nazie, une femme très proche d’Hitler : Magda Goebbels.

Entre les récits de la vie de Magda, on est amenés à lire des lettres d’un père à sa fille, des lettres qui n’ont jamais été remises à son destinataire mais qui sont portées par un trio qui parvient à s’échapper de l’errance sur les routes, à laquelle ils sont contraints une fois que les nazis évacuent les camps de la mort. Un homme, une femme et une petite fille, Ava, porteurs de ces lettres et qui vont en mesurer l’importance au fur et à mesure de leur lecture.

On sait, bien évidemment, en lisant le roman quel est le lien entre les deux phases de l’histoire mais j’avoue que je n’avais pas imaginé le secret qui est porté au fond de ses lettres. Et à mesure que l’Allemagne nazie sombre, que les grands chefs sentent la fin venue, Magda est elle aussi au pied du mur.

La plume de Sébastien Spitzer est assez intéressante dans ce type de livre, bien des choses sont dites en retenue, c’est à nous de les ressentir entre les lignes. Notamment sur la fin du roman concernant Magda j’ai apprécié que cela soit raconté de cette manière sinon j’aurais eu bien du mal à le lire.

J’ai néanmoins été gênée dans ma lecture par mon manque de connaissance concernant la vie de Magda Goebbels et notamment le rôle qu’elle a pu avoir lors de cette guerre. Si elle était une intime d’Hitler au même titre que son mari, présentée parfois comme la Première Dame du Reich, qu’a-t-elle réellement fait ? Ça a été un manque pour moi au cours de ma lecture mais je crois que ce n’est pas un défaut qu’on peut reprocher à l’auteur car le but n’est pas de la juger mais de lire le roman en se disant qu’elle était dans le camp des nazis, au plus haut du pouvoir nazi et qu’elle était à ce titre condamnable lorsque la guerre s’est achevée.

J’ai été touchée par la petite Ava, on lit la fin de ce qu’elle traverse, une fois son départ du camp de concentration où elle est née, c’est une petite fille qui n’a jamais « existé », un bébé caché parce que c’était la seule possibilité pour qu’elle ait des chances de vivre. Une petite réduite au silence, à la transparence et qui va finir par exister, par la force de sa mission de porteur de ces lettres. J’ai aimé la rencontre finale avec la photographe et le soldat US, une vraie douceur pour elle.

Ma notation :

Une bonne lecture, un roman instructif une fois de plus sur une part réelle de l’Histoire. Je n’ai remarqué qu’à la fin de ma lecture d’ailleurs que le personnage sur la couverture était une femme.

Sur les ailes de la chance, Georgia Hunter

Quatrième de couverture :

Au printemps 1939, la famille Kurc fait de son mieux pour mener une vie normale, en dépit du danger chaque jour plus proche. Halina savoure son histoire d’amour naissante, Jakob prépare son avenir avec Bella, et Mila s’habitue à son nouveau statut de mère, sous le regard bienveillant de Nechuma, la matriarche de cette joyeuse tribu. Chacun à sa façon tente d’oublier la situation de plus en plus précaire des Juifs dans leur ville de Radom, en Pologne. Mais l’horreur qui envahit l’Europe ne va pas tarder à les rattraper.

Séparés par six années de guerre et cinq continents, des jazz clubs du Paris des années 1930 aux plages de Rio de Janeiro en passant par le goulag sibérien et le ghetto de Varsovie, les Kurc vont traverser la guerre, poussés par la même rage de survivre et l’espoir, immense, qu’un jour ils seront à nouveau réunis.

L’avis de MadameOurse :

C’est une nouvelle fois avec MonJardinLittéraire que j’ai découvert ce roman qui vient de paraître aux éditions Charleston.

Le thème est dur puisque Sur les ailes de la chance retrace l’histoire d’une famille juive pendant la seconde guerre mondiale. C’est un thème que j’ai l’habitude de lire et pourtant cette fois j’ai eu du mal. Je crois que comme je n’étais pas encore très en forme suite à ma grippe, il m’a été pénible de lire cette histoire bien triste. Et pourtant, c’est une histoire qui a une finalité si forte, une lecture que je ne regretterai jamais !

La famille Kurc que nous allons suivre est composé des parents, Sol et Nechuma, leurs 5 enfants, tous en couple au début de la guerre et une petite fille déjà née en 1939, Felicia. Ils vivent à Radom en Pologne, une ville dont les statistiques de survie de la communauté juive sont tristement basses : 1%. Quand la guerre commence, bien sûr, eux n’ont aucune idée de ce que leur famille va traverser. Nous, lecteurs, allons donc découvrir ce que chaque membre de la famille a vécu, comment la vie les a déplacés à travers le monde alors que, sans la guerre, la plupart d’entre eux n’aurait sans doute jamais quitté Radom.

On va les suivre dans toute la Pologne, en Sibérie, en France, en Amérique latine, en Italie, etc. Sur les ailes de la chance est un titre merveilleusement trouvé pour l’histoire de cette famille tant à chaque événement vécu on ressent que c’est la dernière minute pour l’un d’entre eux. Jusqu’au rebondissement. Ça peut paraître génial pour ces gens d’en réchapper ainsi et en même temps ils ont vécu des choses si atroces. J’ai personnellement été plusieurs fois très retournée par la petite Felicia. Il y a un passage où elle est une petite fille de 2 ans et demi et, en lisant ce passage, j’ai vu ma propre fille dans ses conditions-là, je me suis imaginée devoir mettre en place le stratagème auquel a eu recours Mila sa mère, et mon cœur se retournait rien que de l’imaginer. Je me suis projetée dans cette scène et j’en ai les larmes aux yeux d’y repenser, je n’ose imaginer la force qu’il faut pour faire face à tout cela.

Ce roman qui est très dense et complet va évoquer de très nombreuses pages de cette horrible guerre, à travers le traitement réservé aux juifs pendant cette période partout dans le monde. Et il n’y a pas que les nazis qui étaient cruels avec ce peuple ! Et puis, une fois la guerre finie, est venu le temps pour cette famille de se retrouver. Alors que certains n’ont pas eu de nouvelles des autres depuis de nombreuses années, alors que tout le monde doute de retrouver ses parents, frère, sœur. Je ne vais pas vous dire comment ça finit, je préfère que vous le découvriez vous-même. La fin du roman est une ode à la famille, on ressent la force des liens entre eux, c’est une famille superbe et si soudée, une famille au sein de laquelle on se sentirait bien.

Ma notation :

Un roman sublime et un travail colossal pour l’écrire. Bravo à Georgia Hunter dont c’est le premier roman. Foncez le lire !

Today we live, Emmanuelle Pirotte

Quatrième de couverture :

Décembre 1944. C’est la contre-offensive allemande dans les Ardennes belges. Pris de panique, un curé confie Renée, une petite fille juive de sept ans, à deux soldats américains. Ce sont en réalité des SS infiltrés, chargés de désorganiser les troupes alliées. Ils décident d’exécuter la fillette. Mais au moment de tirer, Mathias, troublé par le regard de l’enfant, tue l’autre soldat. Commence dès lors une cavale, où ils verront le pire, et parfois le meilleur, d’une humanité soumise à l’instinct de survie.
Un roman captivant et troublant, porté par une écriture limpide, et dans lequel aucun personnage n’est blanc ou noir.

L’avis de MadameOurse :

Lunatic m’a offert ce livre à Noël, un titre que j’ai déballé avec le sourire tellement elle sait choisir ce qui va me plaire. Cette couverture est sublime, c’est un titre que je ne connaissais absolument pas ce qui fait une belle surprise et surtout, il est pile dans mes thématiques de lecture puisqu’il aborde la seconde guerre mondiale.

Depuis quelques semaines, j’ai enchaîné plusieurs belles lectures sur la seconde guerre mondiale et je suis complètement dedans et ai envie de continuer avec ces lectures qui me ravissent. Ici, on découvre un nouvel angle amené par cette histoire puisque le roman se passe à la toute fin de la guerre.  Dans les Ardennes belges où nous allons suivre nos personnages, une petite fille juive, Renée, a été protégée par une famille. Les alliés sont proches mais le risque est encore là pour elle, alors, elle va être confiée au curé. Celui-ci rencontre des soldats alliés et estime que Renée ne sera pas mieux protégée qu’avec eux. Ils emmènent la petite fille. Mais sous leur uniforme se cachent en fait deux SS qui, toujours fidèles à Hitler, ont bien vite décidé d’exécuter la fillette.

Mais un regard plus tard et Mathias ne se résout pas à cela. Commence alors une aventure pour la petite fille et le soldat allemand. Une histoire d’évidence, d’amitié, de rencontre. Rien n’explique cela, Mathias n’a aucune pitié pour le peuple juif, il est fidèle à la doctrine nazie et à son engagement au sein de l’armée allemande. Et pourtant, cette rencontre-là le trouble, le fait vaciller et donne une autre direction à sa vie.

Mais il est en fuite, c’est la débâcle pour l’armée allemande. Comment faire alors pour protéger la petite fille tout en ne prenant pas de risques pour lui même ? Notre duo trouvera un temps refuge dans une ferme avec de vrais soldats alliés où Mathias devra donc cacher sa nationalité. Le personnage de Mathias m’a bien plu : il est allemand mais il sait faire preuve de recul sur ce que son peuple a vécu, sur ce qui leur a été demandé en tant que soldats. Renée est quant à elle une petite fille touchante, elle a perdu sa famille, elle est donc sans attaches et a un énorme besoin d’affection mais sait aussi faire la part des choses avec une grande maturité pour son âge; elle a bien conscience qu’il ne lui faut pas s’attacher à la première personne bienveillante qui passera par là.

Ma notation :

Today we live est un joli roman, mené par un beau duo. Je n’ai pas réussi à m’y absorber complètement et à vraiment tomber sous le charme du roman. Mais je pense que cela est dû justement à ces autres titres lus récemment autour de mêmes thèmes. Il y a toujours une lecture qui amène un sentiment plus mitigé si elle fait suite à des titres qui ont marqué plus fortement notre esprit. Il aurait peut être pu susciter chez moi des émotions plus fortes sans cette « concurrence ».