Le pays du nuage blanc, Sarah Lark

Quatrième de couverture :

« Église anglicane de Christchurch (Nouvelle-Zélande) recherche jeunes femmes honorables pour contracter mariage avec messieurs de notre paroisse bénéficiant tous d’une réputation irréprochable. »

Londres, 1852. Hélène, préceptrice, décide de répondre à cette annonce et de tenter l’aventure. Sur le bateau qui la mène au Pays du nuage blanc, elle fait la connaissance de Gwyneira, une aristocrate désargentée promise à l’héritier d’un magnat de la laine. Ni l’une ni l’autre ne connaissent leur futur époux. Une nouvelle vie – pleine d’imprévus – commence pour les deux jeunes femmes, qu’une amitié indéfectible lie désormais…

L’avis de MadameOurse :

J’attendais d’avoir les 3 tomes de cette saga (voir la photo ci-dessus) pour débuter ma lecture. Et puis, ayant alors 3 gros pavés à enchaîner, j’ai eu du mal à me lancer. Mais ça y est, je viens d’achever le tome 1 ! Alléluia !

C’est pas évident, ceci dit, de chroniquer un roman de 755 pages parce qu’il va s’en passer des choses dans une histoire aussi étoffée ! Alors que dire sans spoiler ? Vous allez découvrir dans ce roman 2 anglaises qui partent s’installer (et se marier) en Nouvelle Zélande. Aucune des 2 ne connait son futur époux. Lors de leur voyage, elle vont devenir amies et resteront proches tout au long du roman malgré que les hommes qu’elles épousent soient ennemis.

On les suit dans l’adaptation à une nouvelle vie très différente de ce qu’elles ont connu en Angleterre. Elles vont découvrir la vie de couple et, assez classiquement pour des mariages arrangés, aucune des 2 n’y trouvera une belle relation avec son mari. Elles vont découvrir les us de leur pays et des peuples maoris qui vivent là.

Gwyneira particulièrement m’a beaucoup touchée. C’est une femme forte, passionnée par les animaux et qui va prendre une place active dans la gestion de la ferme de moutons des Warden. Elle connaîtra une très belle mais courte histoire d’amour. Je suis un peu fleur bleue et les chapitres concernant cette histoire d’amour m’ont beaucoup plu, j’aurais aimé que ce soit plus présent dans le roman. A l’opposé, les chapitres où l’on suit Lucas, l’époux de Gwyneira m’ont moins plu.

Hélène est un personnage qui m’a moins touché mais dont la vie est intéressante aussi, c’est également une femme forte qui va batailler avec un mari ivrogne et bon à rien !

Toutes deux deviendront mères et puis, comme dans toute saga, c’est alors la destinée de leurs enfants respectifs qui va nous être contée. Je n’ai pas été lassée par l’histoire malgré ses 755 pages donc c’est un roman vraiment prenant et sans longueurs malgré tout ! La thématique de la vie sauvage dans ces fermes géantes est bien traitée aussi je trouve, c’est présent parce que c’est le cœur de la vie des personnages mais pas barbant !

Ma notation :

Une belle lecture historique. Objectif, lire le 2ème tome en septembre et le 3ème avant la fin de l’année !

Les conquérantes tome 1, Alain Leblanc

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Quatrième de couverture :

Clémence n’a toujours désiré qu’une seule chose : mener une vie libre. Mais dans ce début de XXème siècle où la moindre revendication féministe est considérée comme une atteinte aux bonnes mœurs, le chemin sera long avant qu’elle n’accède enfin au bonheur. La première guerre mondiale, son sens des affaires et son amour de la mode feront d’elle, après bien des combats, une femme profondément moderne.

Journaliste et critique à Paris Match puis à France-Soir, Alain Leblanc est ensuite devenu scénariste pour la télévision et le cinéma. Il a écrit une vingtaine de romans, dont Un pont entre deux rives, adapté au cinéma avec Gérard Depardieu et Carole Bouquet.

L’avis de Tittounett :

Je suis une grande fan de saga et encore plus quand elle porte sur l’histoire du XXème siècle. Ici nous allons donc découvrir ce siècle au travers des yeux des femmes. On sait que le droit des femmes est encore un sujet sensible aujourd’hui et replonger dans la conquête de nos droits est très intéressant. On a envie de hurler quand le livre nous rappelle qu’on était réellement des objets, qu’on appartenait à nos maris, que nous n’avions aucun droit ou presque. Clémence a grandi dans cette partie du siècle et a été élevée par un père qui la considérait pas plus qu’un morceau de viande et une mère soumise à son mari. Très vite, elle se rebelle contre cette différence entre l’éducation de son frère aîné et la sienne jusqu’au jour où son père veut la vendre à un homme puisque les femmes ne servent qu’à faire des unions financières, à faire la cuisine et pondre des marmots. Ce tome sera donc sur la vie de Clémence, aura-t-elle le courage de fuir cette situation, le pourra-t-elle dans ce monde qui la condamnera à l’opprobre et à la honte ? Quel avenir peut-elle construire au milieu d’un monde en guerre dans les tranchées ? Les années, la guerre et surtout l’après-guerre fait évoluer la situation. Les femmes ont tenu le pays pendant que les hommes sont partis en guerre et Clémence en fait partie. On sait qu’à partir de ce moment de notre histoire, le rapport de force a commencé à évoluer mais à quel prix pour Clémence ?

Ma notation :

La saga le Siècle m’a beaucoup marquée et j’ai regretté le peu de place laissé au côté historique et politique mais j’ai dévoré ce livre malgré tout et j’ai hâte que le tome 2 sorte.

Le secret de Pembrooke Park, Julie Klassen

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Quatrième de couverture :

Jeune femme sensée, Abigail Foster s’inquiète pour l’avenir de sa famille depuis qu’ils sont ruinés jusqu’à ce qu’un étrange notaire leur propose d’emménager dans un grand manoir, Pembrooke Park, abandonné depuis dix-huit ans. Son père et elle s’y rendent et sont accueillis par le charmant vicaire, William Chapman, qui leur apprend que, selon des rumeurs, la maison renfermerait un trésor… Aux prises entre de vieux amis et de nouveaux ennemis, Abigail ignore les dangers auxquels elle devra faire face avant de lever le voile sur ces mystères et de trouver l’amour qu’elle recherche depuis toujours…

Nos avis :

Nous avons lu ce roman à 4 ! Marivalou nous disait l’avoir commencé et nous a donné envie, nous avons donc attaqué la lecture un petit peu après elle. Et au final, nous vous offrons donc 4 avis en 1 !

Marivalou : En débutant cette lecture, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, du coup, j’ai été agréablement surprise. Une narration fluide, beaucoup de dialogues (j’aime les dialogues), du mystère, surtout au début car si je n’ai pas chercher à percer les mystères, j’en avais deviné un. Toutefois, cela ne m’a pas gâché la lecture, au contraire, je voulais en savoir plus, comment, pourquoi, etc. Il y a aussi de la romance, et on s’attache très vite aux personnages principaux. Bref, j’ai bien aimé. Une lecture très agréable, sans prétention aucune, mais très agréable. Je conseille à tous les fans de la période du début du siècle, non du point de vue historique, mais pour ses robes, bals, histoires de domestiques et autres problèmes de riche.

Zapette : La couverture, le titre et les premières pages du livre nous emmènent directement chercher notre côté romantique plus ou moins caché. Une histoire de secrets, mais aussi d’amours, d’une autre époque, au début du 19ème siècle, que nous découvrons au fil du livre, à travers enquêtes, chasses aux trésors, crimes, fantômes, suspense, bals, mondanités, désirs, interdits, jalousies, religion, héritages et drames familiaux.  Des révélations attendues mais sans vraiment de surprise, plutôt facilement découvertes assez vite quand même.  Un livre qui se lit rapidement, facilement. Il est sympa, on passe un bon moment.

MadameOurse : J’ai adoré cette lecture qui va bien au delà de l’histoire d’amour romantique à souhait qu’on imagine derrière cette couverture. Pour moi le cœur du roman c’est le manoir de Pembrooke Park, l’histoire secrète de ce qu’il s’est passé 20 ans avant l’arrivée d’Abigail et sa famille. La jeune femme se rend vite compte que l’histoire passée du manoir est maintenue sous silence et n’aura de cesse de comprendre et de poser des questions aux uns et aux autres pour reconstruire les événements. Il y a pas mal de personnages dans le roman donc plein de liens entre les uns et les autres, je trouve l’histoire bien construite, la progression fluide, c’est prenant. J’ai vite eu des doutes sur certains éléments de l’histoire mais sans soupçonner l’intégralité des choses pour autant, je pense que l’auteure sème des petits indices exprès. A côté de ça, il y a plusieurs célibataires en quête d’amour et bien évidemment, on se doute bien de qui va finir avec qui même si tout du long, les personnages ont leur cœur encore « entre deux ». J’ai trouvé ça sympa qu’il y ait plusieurs couples en construction et pas une histoire d’amour unique et centrale. Le bémol ce serait la fin du roman, d’un coup tout s’accélère en fait j’étais tellement bien dans ma lecture que ça m’allait bien que les choses se révèlent les unes après les autres. Et l’épilogue pour le coup est un peu bref, j’en voulais plus sur le devenir des personnages, je m’étais attachée moi !

Margou : J’ai lu ce livre sur les conseils de copinautes. Le style est dit romantique ce qui n’est pas forcément mon genre préféré en littérature mais le terme mystère m’attirait bien. Je n’ai pas été déçue car je suis rentrée très vite dans cette histoire que j’ai lue très vite alors que j’étais fatiguée et que je lisais nettement moins ces derniers temps. L’histoire se passe dans la bourgeoisie britannique du XIXème siècle avec ses maîtres et serviteurs ce qui me plait bien comme univers. L’héroïne est une femme volontaire avec du caractère ce qui contraste avec la femme soumise juste bonne à se marier de l’époque. Dès les premiers chapitres on est happé dans une histoire de secrets de famille liés à cette mystérieuse maison qu’est Pembrooke Park. On se questionne sur l’existence ou non de paranormal tout en suivant les investigations et les rencontres de l’héroïne. Les personnages qu’elle va rencontrer sont intéressants, et bien décrits tout comme les lieux qu’on arrive à visualiser aisément. Les indices sont savamment distillés pour qu’on se fasse rapidement une idée sur ce fameux mystère. J’avais compris une grande partie de l’histoire secrète mais pas tout fort heureusement. En revanche, j’avoue qu’on devine assez rapidement quelles histoires d’amour vont éclore et qu’on sent vite que tout va bien se terminer. C’est un peu ma seule déception vis-à-vis de ce livre. Je recommande fortement cette lecture qui se lit vite et qui permet de passer un bon moment.

Le roman parait en édition poche aujourd’hui 24 février 2017.

 

Les mots entre mes mains, Guinevere Glasfurd

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Quatrième de couverture : 

Helena Jans van der Strom n’est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le cœur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir ?
En dévoilant cette relation amoureuse avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse, en avance sur son temps, et révèle une autre facette du célèbre philosophe français.
Un roman de passion et de liberté qui nous plonge dans une fresque envoûtante des Pays-Bas au « siècle d’or », à la manière de La Jeune Fille à la perle.

L’avis de MadameOurse :

J’avais noté ce roman dans ma sélection de la rentrée littéraire et j’ai eu la chance de le recevoir, offert par Lunatic. J’ai été ravie qu’elle m’ait choisi ce titre car je ne sais pas si j’aurai passé le pas de l’acheter par peur que le fait d’être confrontée au personnage de René Descartes et à ses œuvres ne me plaise pas.

En fait, le personnage au cœur du roman c’est Helena, pas Descartes. Elle a tout juste 18 ans lorsqu’elle devient la servante de M. Sergeant chez qui elle rencontrera Descartes. Et il va se nouer entre eux une histoire d’amour simple qui prendra sa source dans l’intérêt que porte Descartes à cette jeune femme qui sait lire et écrire ce qui est très rare pour une femme au 17ème siècle. Il va voir en elle un peu comme un sujet d’étude et à côté de ça, en deviendra amoureux. Mais cette histoire d’amour n’est ni conventionnelle ni acceptable, leur classe sociale les séparant.

Dans la première partie du récit, nous sommes à Amsterdam chez M. Sergeant, on découvre Helena et sa vie passée et c’est les premiers échanges avec Descartes qu’elle n’appellera jamais autrement que « Monsieur » comme il se doit au vu de son rang de servante. Par la suite, l’histoire évolue et mènera Helena dans d’autres villes de Hollande et le récit se fera plus personnel, plus centré sur la vie des personnages alors qu’il était beaucoup question de la lecture, l’écriture, les oeuvres littéraires dans la première.

Tout le roman est raconté sur un ton vraiment très doux. J’ai trouvé qu’il se lisait très vite, tout est fluide, les années passent sans qu’on le ressente, sans temps mort. On s’inquiète avec Helena, on est tristes avec elle et pour autant ce n’est pas un roman qui m’a tiré des larmes comme si l’auteure avait parfaitement dosé sa gestion des sentiments. Je suis très contente d’avoir pu lire ce livre un peu en marge de ce que j’ai l’habitude de lire. J’ai beaucoup aimé le thème principal du roman qui nous fait réfléchir sur la vie que peut avoir ce couple de classe sociale si éloignées au 17ème siècle. On sent très bien le poids de l’interdit qui pèse sur cet amour et c’est vraiment triste car il n’y a bien que les convenances sociales qui empêchent cette histoire de se vivre au grand jour.

Ma notation :

 Un très beau récit historique. A lire sans hésiter.