Archives pour la catégorie Laure

La sœur disparue, Lucinda Riley

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Quatrième de couverture :

Maia, Ally, Star, CeCe, Tiggy et Électra. Recueillies bébés par l’énigmatique Pa Salt, les six soeurs d’Aplièse ont chacune découvert leur histoire. Mais elles ont toujours su qu’elles devraient être sept, tout comme les étoiles des Pléiades auxquelles elles doivent leurs prénoms. À présent que leur père a disparu, elles n’ont qu’un indice pour trouver leur dernière soeur : le dessin d’une bague en forme d’étoile à sept branches, sertie de diamants et d’émeraudes.

Nouvelle-Zélande, Canada, France, Irlande… Les six soeurs se lancent dans une quête haletante à travers le monde. Peu à peu, elles découvrent une magnifique histoire d’amour, de bravoure et de sacrifice, qui a commencé près d’un siècle plus tôt, alors que d’autres courageuses jeunes femmes avaient décidé de risquer leur vie pour changer le monde autour d’elles…

L’avis de Laure :

Un an tout juste après La sœur du soleil, véritable coup de cœur pour moi, le temps est enfin arrivé de pouvoir découvrir l’histoire et le nom de la mystérieuse septième sœur, celle que Pa Salt n’a jamais eu la chance de connaitre avant sa mort.

Je ne vous cache pas le bonheur de retrouver la famille d’Aplièse et la famille que nous connaissons si bien maintenant. Par un procédé qui manque quand même un petit peu de subtilité, Lucinda Riley lance son récit tout en nous donnant des nouvelles de chacune des sœurs. Quel plaisir de savoir ce que chacune est devenue, j’ai vraiment immédiatement adoré le présent du récit. Nos sœurs vont faire la chasse à travers le monde à celle que Georg, le notaire de la famille, a désignée comme étant la septième sœur. Mais cette femme va vite se mettre à fuir les sœurs, se sentant menacée par la survenue de rappels du passé. Mary, dite Merry, vient de perdre son mari et va retourner en Irlande, là où elle a grandit, 37 ans après avoir fui le pays dans de mystérieuses conditions.

C’est à ce moment-là qu’elle va enfin découvrir le journal de Nuala, jeune irlandaise qui a vécu la révolte pour l’indépendance du pays. J’ai apprécié l’histoire du passé car, comme dans tous les romans de Lucinda Riley, elle mêle un contexte historique richement documenté à des héros auxquels on s’attache si vite. Mais je vous avoue que je n’avais qu’une envie c’est de vite retrouver le présent et comprendre le lien entre les 6 sœurs et la famille de Merry. Et j’ai vraiment savouré ce présent, les petits détails sur les vies de nos sœurs, la rencontre avec de nouveaux personnages dont un coup de cœur particulier pour Jack et l’organisation en toile de fonds de la croisière qui va réunir les sœurs un an après le décès de leur père.

Ce 7ème tome est plein de rebondissements avec plusieurs temporalités du passé, avec un mystère qui va venir semer le doute sur l’identité réelle de la 7ème sœur pendant tout le long du roman et surtout avec une révélation finale énorme, que je n’aurais jamais pu imaginer. Alors, une nouvelle fois, inévitablement, on a hâte de lire la suite et de voir se dévoiler les derniers secrets de cette famille hors du commun. Merci Lucinda Riley de nous captiver ainsi avec une famille que nous n’oublierons jamais !

Ma notation :

Totalement addict à cette saga, oui ce sont des pavés mais croyez-moi, vous aussi aller succomber à la plume et au talent de Lucinda Riley.

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture

L’étrange garçon qui vivait sous les toits, Charlotte Bousquet, Christine Feret-Fleury, Fabien Fernandez

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Quatrième de couverture :

Un jeune garçon caché par sa famille en 1942, une ado confinée en 2020 : le récit poignant d’une rencontre qui défie le temps.

Lorsque son père médecin l’envoie chez Arlette, une ancienne infirmière de 93 ans à l’internet vacillant, Nina est persuadée qu’elle va vivre le pire des confinements. Mais bientôt, alors qu’elle fouille dans la cave pour tromper son ennui, la jeune fille découvre dans une malle la photo jaunie d’un garçon… qu’elle a déjà croisé dans l’escalier.
Ce portrait replonge Arlette dans un douloureux passé, celui de la guerre, d’un amour interdit et d’une blessure jamais refermée. Nina a-t-elle vraiment pu rencontrer Natan, cet adolescent juif qui a vécu caché dans l’immeuble pendant la Seconde Guerre mondiale ? Sauront-ils tous les deux dénouer les fils des sombres événements qui se sont déroulés 78 ans plus tôt ?

L’avis de Laure :

Sous cette couverture graphique bien travaillée, on retrouve l’illustration précise de la maison du roman où vont se croiser 2 adolescents : Nina va venir y vivre, hébergée par Arlette une amie de son père. Nous sommes en mars 2020, son père, médecin urgentiste, se prépare à l’afflux de patients qui menace les hôpitaux et sait qu’il ne pourra pas s’occuper correctement de sa fille qui sera confinée comme tous les français. Sous les toits, c’est là qu’a vécu Natan, en 1942. 

Très vite, Nina va croiser Natan. Avant de se rendre compte qu’elle est la seule à le voir.  Et c’est avec les moyens de bord d’un pays confiné qu’elle va tenter de comprendre qui il est et ce qui lui est arrivé, aidée par la suite par Arlette, qui l’héberge et qui vivait déjà dans cette maison du temps de la guerre. Arlette et Natan se connaissent et ont un passé commun.

Dans ce roman co écrit par 3 auteurs, il y a plein de choses très réussies : l’évocation du confinement de 2020 et de la vision bien dure des privations qu’il a amené dans nos vies est mis en parallèle avec les privations successives qu’a vécu le peuple juif. C’est un roman facile à lire, drôle par moments, fort émouvant à d’autres et qui évoque le lien intergénérationnel, l’homosexualité, l’amour en général également. De bien jolis sujets et des pages qui ont tourné avec facilité sous mes yeux. Et je n’ai pas du tout ressenti les 3 auteurs derrière l’histoire, preuve qu’ils ont su construire le récit en se partageant le travail sans que le lecteur ne le ressente. Et à ce titre je vous avoue que je suis bien curieuse du processus d’écriture !

Le final du roman m’a beaucoup plu, il fait le parallèle avec ce qu’on voit beaucoup dans les histoires de fantôme : le besoin de finir sa vie sur terre, de s’apaiser, régler ses problème pour pouvoir partir réellement.

Ma notation :

Un très beau roman jeunesse qui aborde des sujets forts et importants, à découvrir sans hésiter.

Merci aux éditions Slalom pour cette lecture

Si la lune éclaire nos pas, Nadia Hashimi

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Quatrième de couverture :

Kaboul est entre les mains des talibans. Depuis que son mari, considéré comme un ennemi du régime, a été assassiné, Fereiba est livrée à elle-même. Si elle ne veut pas connaître le même sort que son mari, elle doit fuir. Après avoir vendu le peu qu’elle possède, elle entreprend un voyage périlleux avec ses trois enfants, dans l’espoir de trouver refuge chez sa sœur, à Londres. Comme des milliers d’autres, elle traverse l’Iran, la Turquie, la Grèce, l’Italie et la France. Hélas, les routes de l’exil sont semées d’embûches : que devra-t-elle sacrifier pour de meilleurs lendemains ?

L’avis de Laure :

C’est totalement à l’aveugle que j’ai découvert cette lecture dans le cadre d’un livre mystère que m’a offert ma copine Monjardinlittéraire. Si j’ai très vite su que l’histoire était celle d’une famille de Kaboul, je n’ai à aucun moment deviné son titre ni son auteure.

Ce n’est pas une lecture vers laquelle je serai allée de moi même et pourtant elle m’a beaucoup plu. On va suivre d’abord Fereiba, jeune fille vivant à Kaboul. Sa mère est décédée à sa naissance et Fereiba a grandi avec la nouvelle épouse de son père qui l’a toujours traitée différemment de ses propres enfants. Alors, à l’âge où les jeunes filles commencent à se marier, elle appréhende un peu son sort. Après une bien triste désillusion, Fereiba va finalement épouser un homme profondément bon auprès duquel elle aura 3 enfants.

Lorsque les talibans prennent peu à peu possession du pays, on vit avec la famille la perte des libertés, la peur et l’hésitation à fuir. Malheureusement, c’est trop tard que la famille prend la décision de partir, après un drame ne leur laissant pas le choix. Le roman nous amène alors à découvrir la vie de migrants, dans l’espoir d’un sort meilleur ailleurs, en sachant pourtant la longue et si difficile route qui les attend.

Tantôt par la voix de Salim, le fils aîné, ou par celle de Fereiba, on suit avec passion le périple de la famille. C’est un roman qui illumine vraiment l’histoire de tous les migrants du monde car en lisant, Si la lune éclaire nos pas, on comprend non seulement le poids de cette décision mais aussi la peur permanente, le stress, la douleur, l’angoisse, les conditions de vie extrêmement difficiles. Je me suis attachée à Salim, à Fereiba, à cette famille qui reste forte, unie et pleine d’amour. Comment ne pas compatir pour leur sort ? Comment ne pas comprendre leur besoin d’une vie « normale » dans un pays qui leur permettra de travailler, d’aller à l’école, d’avoir des amis bref de vivre en toute simplicité ?

Ma notation :

Un très joli roman.

Le chant de la rivière, Hannah Richell

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Quatrième de couverture :

Des trois sœurs Sorrell, Lucy a toujours été la plus imprévisible. Pour autant, personne ne s’attendait à la voir annoncer ses noces une semaine à peine avant la cérémonie !

Pourquoi une telle urgence ? Lucy ne peut-elle jamais rien faire comme tout le monde ?

Tandis qu’Eve, l’aînée, décide de tromper son agacement et ses problèmes en s’investissant dans les préparatifs, Margot, la cadette, s’inquiète : elle, qui a rompu tous liens des années plus tôt, redoute ce séjour dans la maison de famille chargée de souvenirs douloureux, et la confrontation inévitable avec sa mère, cette grande romancière à l’inspiration tarie depuis longtemps.

Mais Margot n’est pas la seule à vouloir tenir le passé à distance. Car s’il est un trait que partagent les Sorrell, mère et filles, c’est le goût du secret. Et ces jours de fête pourraient se transformer en catharsis familiale…

L’avis de Laure :

Deux ans après Les secrets de Cloudesley, j’ai plongé avec la même facilité dans cet autre roman d’Hannah Richell. Exactement comme je le disais en 2019, cette nouvelle histoire m’a de suite plu et ici en particulier, les personnages féminins m’ont immédiatement touchée. Et j’adore quand une lecture commence ainsi parce que c’est la certitude de la savourer.

C’est d’abord l’histoire de retrouvailles sur un fond heureux mais tendu. Margot regagne la maison familiale pour le mariage de sa sœur, Lucy. Si elle est heureuse de retrouver ses 2 grandes sœurs, Eve et Lucy, les choses sont bien plus difficiles avec leur mère, Kit. On va comprendre peu à peu pourquoi, en replongeant dans l’enfance des 3 sœurs. Leur mère a commencé à écrire des romans à la naissance de l’aînée et est très vite devenue auteure à succès, pendant que leur père Ted, ne parvenait plus à finir l’écriture de ses pièces de théâtre. Mais le succès de Kit va prendre tant de place dans sa vie qu’elle en oubliera ses filles et son mari.

Par une alternance passé / présent très bien menée, on dénoue peu à peu les ficelles, les secrets et les drames du passé en même temps que le présent défile amenant lui aussi son lot de joies et de peine. Comme dans le précédent roman d’Hannah Richell, j’ai retrouvé un rythme, doux, presque tranquille pour conter cette famille et ses drames. Un rythme étonnant pour les secrets que les Sorrell cachent. Les liens entre les uns et les autres sont la force du récit et notamment ce qui se joue dans les non dits. On avance dans la révélation et l’ouverture que les personnages vont avoir pour avouer ce qu’ils vivent ou ont vécu et c’est tellement synonyme d’apaisement, de mieux être pour chacun qu’on est à la fois peinés par les durs événements révélés autant qu’on se réjouit de savoir que tout cela va permettre à chacun d’aller vers l’apaisement.

Je garderai un très bon souvenir du Chant de la rivière, pour ses personnages, leurs failles, leurs forces, les émotions qu’ils m’ont fait vivre. Et je garderai également un souvenir très visuel de ce roman et de Windfalls, la maison familiale qui a été un très beau cadre pour cette histoire.

Ma notation :

Un roman que je vous recommande vivement.

[Duo lecture] Les possibles, Virginie Grimaldi

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Parce que malgré la déception de l’an dernier, Virginie Grimaldi fait partie des auteurs que j’aime lire chaque année.

(Laure)  Pareil,  j’aime suivre Virginie Grimaldi, tout simplement.

La couverture :

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(Laure) Un total coup de cœur, je suis fan !

(Audrey) Une couverture très douce et très reposante. J’aime beaucoup.

La quatrième de couverture :

Juliane n’aime pas les surprises. Quand son père fantasque vient s’installer chez elle, à la suite de l’incendie de sa maison, son quotidien parfaitement huilé  connaît quelques turbulences.
Jean dépense sa retraite au téléachat, écoute  du hard rock à fond, tapisse les murs de posters d’Indiens, égare ses affaires, cherche son chemin.
Juliane veut croire que l’originalité de son père s’est épanouie avec l’âge, mais elle doit se rendre à l’évidence  : il déraille.
Face aux lendemains qui s’évaporent, elle va apprendre à découvrir l’homme sous le costume de père, ses valeurs, ses failles, et surtout ses rêves.
Tant que la partie n’est pas finie, il est encore l’heure de tous les possibles.

Après lecture :

(Audrey) Un père et une fille. Deux personnalités bien différentes mais liées par un amour sans faille. Lorsque Juliane s’aperçoit que son père, Jean, semble « dérailler » par moment, elle décide de prendre les choses en main. Elle l’accueille chez elle, pour le plus grand plaisir de Charlie, son fils, qui trouve un sacré compagnon de jeu. Juliane a alors tout le loisir d’observer Jean, de se souvenir des moments heureux, mais surtout d’en créer de nouveaux.

Un duo père / fille plein de tendresse et d’émotion. Même si pour moi le récit était par moment un peu répétitif et frôlait le caricatural, je me suis surprise à le refermer avec la larme à l’œil. On retrouve dans ce texte tout l’humour, la sensibilité et la bienveillance qui caractérisent tant l’univers de Virginie Grimaldi.

(Laure) Une nouvelle fois, Virginie Grimaldi nous plonge au cœur d’une famille et de ses bouleversements. Une fois de plus, elle met en avant nos anciens, un sujet qui devient très fréquent dans les romans contemporains. C’est famille c’est celle de Juliane, mariée et mère d’un petit Charlie. Un jour, un incident détruit la maison de son père. Accident ou négligence ? Très vite, il semblerait que Jean ne soit pas toujours bien conscient de ce qu’il fait. 

En l’hébergeant chez elle, Juliane va prendre la mesure du problème, de ce père dont la tête ne fonctionne plus comme avant. Alors, il y a le diagnostic, les médecins, les pistes pour l’aider sont malheureusement maigres. Mais il y a aussi et surtout le quotidien, les moments qui restent de la vie, les souvenirs et la possibilité de profiter jusqu’au bout de ces proches qui s’affaiblissent. J’ai aimé cette vision douce de la vie, qui peu à peu nous fait comprendre, que, certes, ces événements sont douloureux pour nous mais qu’on peut les apprivoiser pour en tirer du beau. Une belle leçon de vie, à relire sans doute le jour où l’on y est confrontés.