Archives pour la catégorie Duo lecture

[Duo lecture] Hadley & Grace, Suzanne Redfearn

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Un duo d’héroïnes, l’excuse parfaite pour lire ce roman en duo 😉

(Laure) Quand on a la chance d’être partenaire Faubourg Marigny c’est l’opportunité de se laisser transporter par des histoires pleines de surprises et ce road trip s’annonçait évidemment prometteur.

La couverture :

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(Laure) Une couverture aux accents très américains et qui laisse bien imaginer le road trip que l’histoire nous réserve.

(Audrey) Ce roman nous emmène sur les routes, fidèle à l’image de cette couverture.

La quatrième de couverture :

Décidée à fuir un mari violent et abusif, Hadley décide de prendre ses deux enfants sous les bras et de tout quitter.
La jeune quarantenaire n’est pourtant pas des plus aventureuses… Mais elle sait que c’est son unique chance de protéger sa famille.

Grace est la toute jeune maman de Miles. Elle aussi est bien décidée à quitter son mari, qui dépense leurs rares économies dans les jeux d’argent.

Mais quand le chemin des deux femmes se croisent, leur quête commune pour un nouveau départ risque de prendre une autre tournure…

Comprenant qu’elles sont plus fortes à deux, elles décident de s’enfuir ensemble, chacune devant décider ce qu’elle est prête à risquer pour l’autre.

Une histoire forte de découverte de soi, deux héroïnes qui puisent dans leurs dernières ressources pour offrir la meilleure vie possible à leurs enfants, tout en découvrant de nouvelles formes d’amour et de famille tout au long de leur aventure.

Après lecture :

(Audrey) Prêts à vivre une folle et rocambolesque aventure ? Croyez-moi, ces deux femmes vont vous en faire voir de toutes les couleurs.

J’ai aimé ce duo féminin dès les premiers instants de leur rencontre. Tout leur échappe, et pourtant elles vont savoir rebondir. Mais surtout, un lien intense de confiance et d’amitié va se créer entre elles. Ensemble, elles sont plus fortes et puisent le courage nécessaire pour s’en sortir. J’avoue que j’ai bien souvent craint pour elles, mais elles ont su me surprendre à chaque fois par tant d’audace.

L’auteure enchaine les situations cocasses pour notre plus grand plaisir. Un roman très divertissant, à l’intrigue très cinématographique. On en redemande.

(Laure) A chaque nouvelle parution Faubourg Marigny, je salue l’originalité du roman, j’ai l’impression de lire quelque chose que je n’ai jamais lu ailleurs et quand on lit autant que moi c’est vraiment agréable. Hadley & Grace nous offrent ce renouveau à travers un road trip rocambolesque à souhait, une histoire très visuelle qu’on imaginerait parfaitement adaptée au cinéma.

Derrière Hadley et Grace se cachent deux mères de famille : un bébé, un jeune garçon et une adolescente qui vont se retrouver eux aussi embarqués malgré eux, dans le road trip que leurs mères n’avaient pas imaginé une seconde devoir vivre. Ce qui est génial avec cette histoire c’est combien ces 2 femmes n’aspirent juste à la base qu’à la normalité, à retirer de leurs vies ces irritants qui ne les rendent pas heureuses. Et puis c’est l’escalade, un événement après l’autre qui vont les emmener très loin et les mettre en danger face à la justice.

Plus on avance dans l’histoire, plus ça se complexifie et moins on imagine la possibilité d’une fin heureuse pour nos héroïnes attachantes. Mais Suzanne Redfearn nous surprend jusqu’au bout avec ce roman haletant !

(Merci aux éditions Faubourg Marigny pour cette lecture)

[Duo lecture] La libraire de Dachau, Shari J. Ryan

 

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu un roman sur le thème de la seconde guerre mondiale. Ce titre arrivé par surprise chez moi était l’occasion idéale pour une lecture duo avec Laure.

(Laure) Vous pouvez mettre n’importe quel nom de camp de concentration dans un titre, vous m’aurez attirée. Les éditeurs le savent bien et la preuve que ça marche à chaque fois avec moi !

La couverture :

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(Laure) Une couverture qui parle tout de suite, on situe directement l’endroit où se passe le roman. 

(Audrey) Un bleu omniprésent. Porteur d’espoir malgré la dureté du thème ?

La quatrième de couverture :

Aux États-Unis, à l’aube des années 2020, la vie de Grace bascule lorsqu’on lui annonce qu’elle vient d’hériter d’une librairie à Dachau, en Allemagne. L’endroit lui a été légué par une grand-mère biologique dont elle ignorait complètement l’existence. Grace décide de traverser l’Atlantique et se lance dans une véritable enquête pour combler les silences de l’extraordinaire et douloureuse histoire de Mathilda, sa grand-mère. Une histoire qui débute dans l’Allemagne crépusculaire des années 1940. Hans, l’amour de toujours de Mathilda, est en danger parce qu’il est juif. La jeune femme n’hésite pas une seconde et le cache dans son grenier. Pendant des mois, ils vivent à la lueur des bougies. Jusqu’au jour où Hans est trahi et déporté au camp de Dachau… Dès lors, Mathilda est poussée par la rage de survivre et par une promesse : un jour, ils vivront libres et heureux.

Après lecture :

(Audrey) On en a lu des romans sur les camps de concentration, sur l’horreur de cette seconde guerre mondiale, sur les déchirures qui traversent les familles, et pourtant, ce roman aura su me saisir comme si je lisais un roman sur ce thème pour la première fois.

J’ai tout de suite aimé Grace et l’histoire qu’elle allait découvrir sur sa grand-mère, dont elle ignorait tout. Car on l’aura compris, la vie de Mathilda au cœur de ce conflit, va être une succession de drames et le récit est juste déchirant. J’ai aimé la façon dont les secrets du passé vont être révélés doucement, par la lecture de lettres et les confidences d’un allié sur place : Archie, qui s’occupe de la librairie alors que Grace débarque en Allemagne. 

Au delà d’un roman historique, c’est surtout un roman d’amour. Un amour pour lequel Mathilda aura fait preuve de bravoure, sans jamais perdre espoir. C’est un très beau portrait de femme, courageuse et passionnée, qui va vous faire vivre diverses émotions. 

(Laure) Mais quelle belle découverte ! Une histoire sur les camps qui se passe hors des camps et … au présent ! Cela pourrait paraitre étonnant et pourtant c’est tout ce que j’ai adoré, déplacer le lieu et la temporalité de l’histoire ne l’ont pas rendue moins forte bien au contraire !

Lorsque Grace hérite d’un bien immobilier à Dachau, c’est le ciel qui lui tombe sur la tête, elle qui a accompagné en vain pendant des années sa mère en quête de ses origines. Et c’est alors qu’elle est décédée depuis quelques années qu’elle va savoir d’où elle venait ?! C’est la chance de sa vie et elle part sur place sans attendre. C’est là que nous allons découvrir l’histoire de sa grand mère, Tillie et de Hans, le jeune garçon juif qu’elle aimait depuis toujours.

C’est une histoire très forte, poignante par moments tant le comportement de certains personnages est révoltant. Et pourtant c’est beau parce que Grace a cette chance de découvrir l’histoire de sa grand mère dans tous ses détails. Et à travers Tillie, elle va découvrir dans quelles circonstances est née sa mère. L’histoire d’un bébé tant aimé qui sera pourtant adopté à l’autre bout du monde, l’histoire d’une famille qui ne sera jamais réunie. Et si… L’auteure achève avec cette lueur d’espoir, cette beauté qui nous fait vraiment refermer le livre avec ravissement. Que c’était beau !

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(Merci à Eric Poupet pour cette lecture)

[Duo lecture] Un printemps éblouissant à Vert Cottage, Lucy Daniels

 

Pourquoi ce livre :

(Audrey) J’ai hésité à lire ce roman, puis la promesse d’une lecture duo en compagnie de Laure avec un titre léger a suffi à me convaincre.

(Laure) Je me suis laissée tenter sans trop en savoir plus sur ce roman, juste pour la promesse de légèreté, idéale pour l’été.  Il s’agit en fait du 3ème tome de la saga Vert Cottage et si j’ai eu un peu de mal au début à cerner les personnages, cela ne m’a pas trop gênée par la suite de ne pas avoir lu les premiers tomes.

La couverture :

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(Laure) Magnifique ! Colorée, pailletée, tout ce qui m’attire si facilement.

(Audrey) J’avoue que je ne suis pas fan des couvertures un peu trop voyantes à mon goût. Mais c’est un détail sans grande importance.

La quatrième de couverture :

Une aventure pleine de bonheur et de tendresse dans ce feel-good parfait pour les lectrices à la recherche d’émotions chaleureuses.

Dans le petit village de Welford, il y a de l’amour dans l’air. Mandy Hopeest sur un petit nuage. Vert-Cottage, son centre d’aide et de sauvetage d’animaux est une réussite. Elle est aussi de plus en plus proche du beau Jimmy Marsh. D’autre part, son meilleur ami James Hunter réapprend tout doucement à aimer la vie, après avoir fait face à un tragique événement.

Mais lorsqu’une crise inattendue fait perdre confiance à Mandy en ses capacités de vétérinaire, c’est le drame ! Si elle n’arrive pas à se pardonner c’est aussi bien sa relation avec Jimmy que le futur de Vert-Cottage qui seront en danger.

​Il faudra des amis, de l’amour, toute une communauté soudée et un éléphant avec des problèmes de défenses pour rappeler à Mandy et aux villageois que le printemps dans le Yorkshire est la plus belle période de l’année.

Après lecture :

(Audrey) Sans avoir été réellement passionnée par ce roman, j’ai passé en compagnie de l’héroine, Mandy, un bon moment de lecture. Je craignais un peu d’être perdue, puisque comme Laure je n’avais pas lu les précédents tomes. Mais quelques rappels m’ont permis de rapidement comprendre le contexte et de cerner les personnages du roman.

Mandy est vétérinaire. Elle met tout son cœur et toute son énergie à s’occuper au mieux des animaux. En parallèle, on suit son histoire d’amour avec Jimmy et la difficile relation qu’elle a avec les enfants de ce dernier. Le rôle de belle mère n’est pas toujours facile. Plusieurs autres situations viennent se greffer à tout cela, rendant le roman assez dense.

Un roman léger et tendre, comme j’aime en lire par moment quand j’ai besoin de réconfort. Je me suis surprise à ressentir pas mal d’émotion lors d’une des interventions animalières de Mandy. Moi qui ne suis pas particulièrement attachée aux animaux (oui vous pouvez me jeter des pierres), je me suis surprise à éprouver de l’empathie pour une chienne.

Après lecture, j’ai découvert que l’auteur que j’imaginais être une femme, était en fait un collectif, réputé notamment pour toute une série de romans animaliers à destination des enfants. Si vous avez la trentaine, vous avez peut-être lu, enfant, un roman de cette collection.

(Laure) Vert Cottage est bien la lecture légère à laquelle je m’attendais. Elle m’a parfois fait penser aux romans de Debbie Macomber, du léger, des histoires mignonnes et agréables à découvrir.

C’est l’histoire de Mandy, vétérinaire dans la clinique de ses parents, elle a ouvert également un refuge pour les animaux, Vert Cottage. Ses journées défilent ainsi à toute vitesse entre les deux facettes de son métier, qui l’amènent à travailler à des horaires assez larges. Elle essaie également de consacrer le plus de temps possible à Jimmy, son petit ami, et d’avancer les travaux de sa maison en construction ! Je me suis demandé comment la pauvre ne s’écroulait pas avec tout ça car il y a bien sûr les embûches de la vie qui s’ajoutent à tout ça. D’abord, sa relation avec Jimmy va être un peu compliquée quand celui-ci va présenter à Mandy ses 2 enfants, gentils en apparence mais qui n’ont pas tellement envie de la présence de Mandy dans leur vie. Et c’est assez réciproque pour Mandy qui n’a aucune attirance pour les enfants. Comme ce n’est pas tout, un projet de construction d’une usine va amener Mandy dans un nouveau combat pour préserver la faune sauvage. Et puis, la mère de la jeune femme connaitra aussi des soucis de santé.

Pas de quoi s’ennuyer une minute donc avec ce roman ! J’ai beaucoup aimé les aspects du métier de vétérinaire de Mandy. En revanche, je n’ai pas accroché du tout à sa relation amoureuse avec Jimmy. J’ai trop eu le sentiment que Mandy se mettait des œillères, avançant avec lui comme si tout allait bien alors que ce n’est pas du tout le point de vue extérieur que j’en avais. En résumé, une lecture sympathique mais il m’aurait fallu plus d’affection pour les personnages pour avoir envie d’en découvrir les autres tomes.

[Duo lecture] Celle que je suis, Claire Norton

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Pourquoi ce livre :

(Audrey) Claire Norton m’a séduite dès son premier roman. Il était impensable de ne pas découvrir ce titre.

(Laure) Comme Audrey j’ai lu plusieurs romans de l’auteure et celui-ci m’attirait par le thème des violences conjugales qui y est traité.

La couverture :

(Laure) Une couverture sobre pour une histoire si dure, ce duo mère-fils est vraiment au cœur du roman.

(Audrey) Cette mère et ce fils dégagent beaucoup de douceur et d’amour. Mais après ma lecture je regarde cette couverture différemment. 

La quatrième de couverture :

Valentine vit dans une petite résidence d’une ville de province. Elle travaille à temps partiel au rayon librairie d’une grande surface culturelle. Les livres sont sa seule évasion ; son seul exutoire, le journal intime qu’elle cache dans le coffre à jouets de son fils. Et son seul bonheur, cet enfant, Nathan, qui vient de souffler ses six bougies.
Pour le reste, Valentine vit dans la terreur qu’au moindre faux pas, la colère et la jalousie de son mari se reportent sur Nathan… L’arrivée d’un couple de voisins âgés dans l’appartement d’en face va complètement bouleverser sa vision du monde

Après lecture :

(Audrey) Valentine est une mère de famille comme tant d’autres. Sauf que son quotidien, une fois que les portes de son appartement se referment n’est qu’angoisse et peur. Peur des cris, des gifles, des coups. On assiste aux crises de D. son époux. Un homme manipulateur et violent. L’arrivée d’un couple de nouveaux voisins permet à Valentine de recréer du lien. Faire semblant, toujours, mais pour une fois, elle baisse un peu sa garde. Une rencontre qui s’annonce déterminante, on le comprend vite.

Faut-il vraiment parler de ce roman ? Qu’en dire ? Il n’est pas possible d’en juger l’histoire ou les personnages. On ne peut pas dire que l’on a aimé ou pas. Tout le roman va bien au delà de ces considérations. Il faut le lire, on doit le lire et en parler autour de nous. Pour ne pas se taire, parce que Valentine peut être tout le monde. Valentine peut être notre voisine, notre sœur, notre boulangère, notre collègue.

J’ai lu ce roman avec une sensation de ventre noué tout le long. Les personnages m’ont bouleversée autant qu’ils m’ont mise en colère. Le sentiment d’assister avec impuissance à la violence qui monte de façon crescendo dans cette famille.

(Laure) Claire Norton nous livre avec ce roman un sujet si tristement d’actualité, celui des violences conjugales. Impossible de ne pas avoir la gorge nouée à la lecture de ce roman, impossible de ne pas prier de toutes nos forces pour que Valentine et son fils échappent enfin au joug de violence, de peur et de maltraitance qui pèse sur eux.

C’est une lecture dure de par le thème traité, inévitablement il y a des scènes d’une violence monstre. Mais c’est nécessaire, traiter ce sujet nécessite d’être réaliste et de représenter ce que vivent vraiment ces femmes. Si Claire Norton nous remue à ce point c’est justement parce que son sujet est bien traité.

Heureusement, c’est aussi un roman positif, il n’évoque pas que la spirale infernale de la violence, il n’illustre pas seulement cette femme et mère prête à tout subir pour préserver son fils (une partie du roman qui m’a encore plus choquée). Dans la vie de Valentine, il va y avoir Suzette, cette nouvelle voisine, une ouverture secrète dans la vie de Valentine qui va avoir enfin quelqu’un à qui se confier. Alors, on lit Celle que je suis avec l’espoir fou que Valentine entende, accepte cette main tendue et surtout qu’elle trouve en elle la force de décider de mettre fin à son enfer. Cela aussi on le comprend bien ici, partir n’est jamais simple, bien au contraire et c’est ce qui rend ces violences conjugales encore plus affreuses.

Si un élément du final du roman m’a moins convaincue car non nécessaire à mon sens pour un roman qui avait déjà tout, j’en garderai néanmoins le souvenir d’une lecture poignante et nécessaire. Un livre qu’il faut lire car être sensibilisé à ce sujet est tellement important !

[Duo lecture] Les possibles, Virginie Grimaldi

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Parce que malgré la déception de l’an dernier, Virginie Grimaldi fait partie des auteurs que j’aime lire chaque année.

(Laure)  Pareil,  j’aime suivre Virginie Grimaldi, tout simplement.

La couverture :

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(Laure) Un total coup de cœur, je suis fan !

(Audrey) Une couverture très douce et très reposante. J’aime beaucoup.

La quatrième de couverture :

Juliane n’aime pas les surprises. Quand son père fantasque vient s’installer chez elle, à la suite de l’incendie de sa maison, son quotidien parfaitement huilé  connaît quelques turbulences.
Jean dépense sa retraite au téléachat, écoute  du hard rock à fond, tapisse les murs de posters d’Indiens, égare ses affaires, cherche son chemin.
Juliane veut croire que l’originalité de son père s’est épanouie avec l’âge, mais elle doit se rendre à l’évidence  : il déraille.
Face aux lendemains qui s’évaporent, elle va apprendre à découvrir l’homme sous le costume de père, ses valeurs, ses failles, et surtout ses rêves.
Tant que la partie n’est pas finie, il est encore l’heure de tous les possibles.

Après lecture :

(Audrey) Un père et une fille. Deux personnalités bien différentes mais liées par un amour sans faille. Lorsque Juliane s’aperçoit que son père, Jean, semble « dérailler » par moment, elle décide de prendre les choses en main. Elle l’accueille chez elle, pour le plus grand plaisir de Charlie, son fils, qui trouve un sacré compagnon de jeu. Juliane a alors tout le loisir d’observer Jean, de se souvenir des moments heureux, mais surtout d’en créer de nouveaux.

Un duo père / fille plein de tendresse et d’émotion. Même si pour moi le récit était par moment un peu répétitif et frôlait le caricatural, je me suis surprise à le refermer avec la larme à l’œil. On retrouve dans ce texte tout l’humour, la sensibilité et la bienveillance qui caractérisent tant l’univers de Virginie Grimaldi.

(Laure) Une nouvelle fois, Virginie Grimaldi nous plonge au cœur d’une famille et de ses bouleversements. Une fois de plus, elle met en avant nos anciens, un sujet qui devient très fréquent dans les romans contemporains. C’est famille c’est celle de Juliane, mariée et mère d’un petit Charlie. Un jour, un incident détruit la maison de son père. Accident ou négligence ? Très vite, il semblerait que Jean ne soit pas toujours bien conscient de ce qu’il fait. 

En l’hébergeant chez elle, Juliane va prendre la mesure du problème, de ce père dont la tête ne fonctionne plus comme avant. Alors, il y a le diagnostic, les médecins, les pistes pour l’aider sont malheureusement maigres. Mais il y a aussi et surtout le quotidien, les moments qui restent de la vie, les souvenirs et la possibilité de profiter jusqu’au bout de ces proches qui s’affaiblissent. J’ai aimé cette vision douce de la vie, qui peu à peu nous fait comprendre, que, certes, ces événements sont douloureux pour nous mais qu’on peut les apprivoiser pour en tirer du beau. Une belle leçon de vie, à relire sans doute le jour où l’on y est confrontés.