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[Duo lecture] Doucement renait le jour, Delphine Giraud

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Les romans autour d’un secret de famille m’attirent beaucoup en général, donc j’avais très envie de lire cette histoire.

(Laure) J’avais beaucoup entendu parler du premier roman de Delphine Giraud mais n’ai pas eu l’occasion de le découvrir. Cette fois, je me suis laissée tenter.

La couverture :

(Laure) Cette couverture est magnifique et très attractive !

(Audrey) J’aime beaucoup. Puis ce bouquet, clin d’œil évident au métier de Connie.

La quatrième de couverture :

Connie, jeune femme au caractère bien trempé, a réalisé son rêve de devenir fleuriste et gère sa boutique d’une main de maître. Mais le jour où elle découvre une ancienne photo d’elle à côté d’un petit garçon, toutes ses certitudes s’effondrent. Qui est cet enfant ? Acculé, son père lui avoue qu’il s’agit de Mat, son petit frère. Victime d’un accident à l’âge de deux ans, il est resté tétraplégique et communique peu avec le monde extérieur. Connie l’a effacé de sa mémoire. Emportée par son désir de connaître son frère et de rattraper le temps perdu, elle oublie alors une question essentielle: pourquoi ses parents ont-ils préféré lui cacher l’existence de Mat pendant si longtemps ? Elle ignore encore ce qu’il en coûte de remuer le passé…

Après lecture :

(Audrey) Connie est une jeune femme célibataire et solitaire, qui se sent très bien dans sa boutique de fleurs. Son histoire familiale semble compliquée, mais elle n’imaginait pas qu’en cherchant une photo de son enfance, elle allait trouver un frère, dont elle avait complètement oublié l’existence. Suite à de troubles circonstances, ses parents n’avaient rien fait pour préserver sa mémoire à ce sujet. C’est un choc pour Connie, un véritable coup de massue qui remet tout en question dans sa vie.

Quel est son vrai passé ? Pourquoi a-t-elle zappé son frère ainsi, et comment ce dernier, Mat, est-il devenu handicapé à l’âge de 2 ans ? Doucement, les souvenirs remontent et des vérités sont dévoilées.

J’ai des sentiments assez ambivalents avec ce roman. J’ai beaucoup apprécie ma lecture, j’ai aimé le suspense et cette quête de réponses qui amènent pas mal de surprises, mais j’ai eu un peu plus de mal avec le style de l’auteure. Par moments, j’y ai trouvé quelques maladresses, et j’ai eu le sentiment que à d’autres moments, certaines scènes en disaient trop, dévoilant quelques indices nous permettant de comprendre trop facilement quelques éléments clés du passé de Connie et de ses proches.

Mais dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment de lecture en duo avec Laure, où nous avons pu discuter des personnages et du déroulement de l’intrigue.

(Laure) Ce joli roman contemporain m’a fait passer un bon moment. Je me suis vite attachée à Connie dont j’ai aimé l’univers. C’est une jeune femme qui a ouvert sa boutique de fleurs, un cadre qui va égayer une partie du roman et où je me suis sentie bien. Un jour lors d’une balade en forêt, elle tombe nez à nez avec un cycliste, une frayeur qui va la marquer soudainement. C’est assez paradoxal car la scène n’avait rien de dangereux mais cela suscite chez Connie une drôle de réaction.

Très vite, elle va partir sur le chemin des souvenirs de son enfance et se rendre compte qu’elle avait enfoui un pan de sa vie pourtant important. En effet, elle n’a jamais été fille unique, elle a un frère Mat, qui a passé toute sa vie depuis ses 2 ans dans un institut pour personnes handicapées. Choquée, Connie va vite renouer le lien avec ce frère caché qui ne peut plus parler depuis l’accident qui l’a rendu handicapé. J’ai beaucoup aimé la naissance de ce lien entre ce frère et cette sœur. Connie va s’impliquer au côté de ce frère avec une belle énergie et lui fera vivre des moments exceptionnels pour ce jeune homme qui n’est jamais sorti de l’institut où il vit.

Pourtant, peu à peu, alors que la vie de Connie pourrait paraitre douce et équilibrée, des souvenirs lui viennent, il faut qu’elle comprenne ce qu’il s’est passé quand elle était enfant, qu’elle retrouve le chemin vers ses souvenirs. On la suit alors dans une quête à travers laquelle l’auteure évoque quelques sujets forts, celui de l’amnésie traumatique, de la dépression et des secrets.

J’ai aimé l’ambiance de ce roman, ses personnages attachants (comme l’atypique Firmin), j’ai aimé cette héroïne blessée qui va enfin pouvoir se construire et je n’ai rien deviné de ce passé mystérieux. Si au final, la révélation du secret n’a pas été inoubliable pour moi, c’est la belle ambiance de ce roman que je vais surtout garder en tête.

(Merci à Estelle de Fleuve Editions pour cette lecture)

[Duo lecture] Le cœur cousu, Carole Martinez

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Le dernier roman de l’auteure attisait ma curiosité, mais je voulais d’abord lire ce roman paru en 2007. Alors quand Laure en a parlé dans son planning lecture, je me suis joint à elle.

(Laure) Ce livre m’a été offert en 2016 à l’occasion d’un swap organisé sur le blog et ce n’est que maintenant que je le sors enfin de ma PAL…

La couverture :

(Laure) Après lecture, cette couverture colle bien aux personnages du roman.

(Audrey) Une femme très intrigante, ce rouge vif: j’aime assez.

La quatrième de couverture :

Dans un village du sud de l’Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse… Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s’initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d’un combat de coqs, elle est condamnée à l’errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d’enfants, eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels. Carole Martinez construit son roman en forme de conte: les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d’imaginer. Le merveilleux ici n’est jamais forcé: il s’inscrit naturellement dans le cycle de la vie.

Après lecture :

(Laure) Quelle drôle de lecture ! Ce n’est pas évident de vous en parler. On se le disait avec Audrey, le style de ce roman ne colle pas avec ce que l’on a l’habitude de lire. C’est un roman plein de poésie et de mystère, avec des événements qui sont parfois à la limite du fantastique. Ou du fantasque ? je ne sais pas.

Le rythme est particulier, j’avais l’impression par moments de défiler la vie de personnages tous simples, une famille espagnole, plutôt pauvre, qui vit pas mal de déboires. Une histoire simple d’un premier abord mais étayée de ci de là par de drôles d’évènements qui sont le côté fantastique de l’histoire et qui ont attiré mon attention. Je me suis attachée à Frasquita, au pouvoir qui va lui naitre pour la couture, à la beauté des œuvres qu’elle va créer et comment celles-ci vont influer dans sa vie. Et puis il y a les très nombreux enfants que Frasquita aura, leur périple à travers l’Espagne en pleine guerre civile, leur nouvelle vie dans un autre pays puis, plus tard, les histoires de chacune de ses filles, leurs mariages, leurs nouvelles familles.

Ce livre est un conte, il faut le lire sans trop se poser de questions, se laisser emporter sous la plume de Carole Martinez, se laisser charmer par ses personnages uniques et atypiques. C’est plein de poésie, c’est attachant et j’ai passé un doux moment avec ce roman bien qu’il ait été une lecture déroutante pour moi de par son originalité aussi.

(Audrey) Une lecture qui me laisse une sensation bizarre. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, mais je n’ai pas refermé ce livre avec enthousiasme non plus. C’est d’abord l’écriture et un ton très particulier qui m’a surprise. Très éloigné de ce que j’aime lire d’ordinaire, une langueur présente, et pourtant je n’ai pas abandonné. J’aurai pu, plusieurs fois, mais finalement je me suis laissé ensorceler par ce roman, ces histoires, ces personnages et ces lieux.

On va suivre les femmes d’une même famille. 3 générations qui se transmettent une mystérieuse boite à couture. On voyage alors dans un univers original, magique, quasi mystique. Une ambiance qui tranche avec le quotidien strict et religieux de l’Espagne. Les différentes scènes évoquent prières, pensées et étranges pouvoirs.

Laure parlait de conte, et j’ai le même ressenti. Un conte qui laisse place à la sorcellerie, à la magie et à toute la force des femmes. J’avoue que je ne relirai pas forcément de sitôt un roman de cette auteure, même si son dernier roman, Les roses fauves, qui semble reprendre un thème proche du Cœur cousu m’intrigue pas mal.

[Duo lecture] Malgré tout, Jordi Lafebre

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Une couverture qui m’a attirée, un titre accrocheur. Il m’en fallait pas plus pour me donner envie de découvrir cet album.

(Laure) Audrey m’a parlé de cette BD alors qu’elle la lisait en me disant « c’est beau il faut que tu la lises ». Alors je me suis exécutée !

La couverture :

(Audrey) Ce jeune couple qui semble heureux et épanoui. Pourtant ce nuage noir au dessus de leur tête laisse interrogateur.

(Laure) J’aime le doux reflet, les coloris de cette couverture. Ca donne envie.

La quatrième de couverture :

C’est l’histoire d’un amour à rebours. Une passion platonique mais éternelle entre deux êtres. D’un côté, il y a Ana. Sexagénaire charismatique, ancienne maire tout juste retraitée, mariée et maman. Une battante au grand coeur qui impose le respect. De l’autre, il y a Zeno. Célibataire endurci, libraire proche de la retraite et doctorant en physique qui aura mis quarante ans pour terminer sa thèse. Un esprit libre et voyageur, aussi séduisant que mystérieux.

Au fil des années, ils ont tissé ensemble un amour impossible et intarissable. Tout en égrainant les excuses qui ont empêché qu’elle ne prenne forme, on remonte le temps de cette romance et de ses méandres… jusqu’à sa source.

Après lecture :

(Audrey) Vous aurez remarqué que la bande dessinée ou les romans graphiques ne sont pas des genres dont je vous parle beaucoup ici. J’en lis très peu, je suis assez hermétique à cet art, et c’est bien dommage. Et je peux dire qu’il aurait été sacrément dommage de passer à coté de cette sublime histoire.

C’est en commençant avec le chapitre 20 que l’on va remonter l’histoire d’Ana et Zeno en partant de la fin.

On va remonter toute une vie, ou plutôt deux vies séparées, à s’aimer sans se toucher, sans se voir, sans vivre ensemble. Une vie à deux se contentant de quelques brefs moments, de quelques lettres ou appels. J’ai vraiment été touchée par cette histoire pleine de tendresse, de rendez vous ratés et de passion.

J’ai trouvé les dessins très jolis, qui mettent en avant le scénario,  la douceur et le grain de folie des personnages. Zeno a ce petit truc dans le regard qui m’a fait succomber dès les premières pages. Je comprends tellement pourquoi Ana n’a pas voulu ou pu l’oublier.

La ville d’Ana, qu’elle dirige en tant que maire a une belle place dans l’album et les personnages secondaires sont tout aussi passionnants et intéressants. Comment ne pas être ému par l’histoire de Julia que nous conte Zeno.

Un album coup de cœur qui a su me toucher et m’émouvoir. Une très belle surprise.

(Laure) Cette BD a une grande originalité de par sa narration à rebours. Le récit classique de l’histoire de Zeno et Ana n’aurait pas le même impact sur nous. Et en même temps, c’est presque une BD qu’il faudrait relire parce que forcément, la narration à rebours trouble un peu la compréhension du récit. Ca m’a un petit peu gênée dans ma lecture car j’ai mis un moment à comprendre l’enchainement des événements qui constituent la vie de nos personnages.

J’ai aimé le côté amour éternel que l’histoire présente, c’est doux, léger et si évident. Les dessins sont très plaisants à regarder, les confidences que Zeno et Ana se font d’année en année sont pleines de beauté également. Mais je crois qu’il m’a manqué quelque chose pour succomber et que c’est clairement lié au parti pris du récit à rebours. Et en même temps je salue cette originalité, ce risque pris par l’auteur !

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

[Duo lecture] Sa dernière promesse, Kathryn Hughes

Pourquoi ce livre :

(Audrey) J’ai lu chaque publication de l’auteure, alors pourquoi passer à coté de ce nouveau roman?

(Laure) J’avais été tentée en voyant passer la couverture lors de sa sortie alors j’ai entraîné Audrey avec moi.

La couverture :

(Audrey) Sympathique mais je ne vois pas la cohérence entre l’illustration et l’histoire du roman.

(Laure) Effectivement la couverture m’attirait beaucoup mais ne fait pas sens avec l’histoire à mon goût, dommage.

La quatrième de couverture :

Tara se sent seule après son divorce. Mais une lettre cachée dans un coffre va briser pour toujours sa solitude. Des mots inespérés qui dévoilent où est passée la mère de Tara, quarante après sa disparition.

De Manchester au sud de l’Espagne, un sublime voyage dans les émotions et le passé. Un roman incroyable et déchirant sur la façon dont l’espoir peut renaître grâce au pouvoir rédempteur de l’amour.

Après lecture :

(Audrey) Tara mère d’un garçon déjà étudiant, séparée de son mari depuis deux ans et surprise dans son quotidien par l’arrivée d’une lettre qui va la bouleverser et peut-être lui permettre de former le puzzle d’un passé fragmenté. Il y a 40 ans, sa mère Violet s’est volatilisée lors d’un voyage avec un homme. Tara a été élevée par sa grand-mère, et même si elle a du grandir et vivre avec l’absence de sa mère, la blessure et le manque sont toujours présents. En parallèle à son enquête, on a plusieurs récits de vie datant de 1978. Celui de Violet et Tara, mais aussi d’autres personnes, dont je n’ai pas compris le lien au départ. Puis doucement tout s’imbrique, se relie pour enfin dévoiler une vérité bien surprenante.

J’ai eu du mal à me sentir concernée par cette intrigue. J’ai trouvé que les 100 premières pages manquaient vraiment de dynamisme et de rythme. Je m’ennuyais de tant de détails et de scènes inutiles. Mais rapidement j’ai compris que ce qui me semblait inutile à cet instant ne l’était peut-être pas tant. J’ai finalement lu avidement le dernier tiers du roman, priant pour que Tara puisse savoir ce qui était arrivé à sa mère. Chaque lecteur ne pourra qu’attendre une issue positive, mais est-ce que l’auteure nous amène dans ce sens ? Il faudra le lire pour savoir. On est amené à détester certains personnages et à se prendre d’empathie pour d’autres.

On retrouve ici des thèmes chers à l’auteure. Vie sentimentale chahutée, secrets de famille, quête d’identité et de vérité mais peut-être un peu trop vu chez elle justement. Un peu cette impression de toujours lire le même roman.

(Laure) Contrairement à Audrey, j’ai beaucoup aimé l’entrée en matière du roman, découvrir plusieurs personnages et époques sans en faire de lien et basculer d’une histoire à l’autre en tentant de comprendre. Léo, dans un petit village d’Espagne, Violet et sa fille Tara dans une vie difficile en Angleterre et Tara 40 ans plus tard, jeune divorcée. Quels sont leurs liens ? On va mettre beaucoup de temps avant de le savoir même si j’ai vite formé une hypothèse juste concernant Tara. Elle va être amenée à repartir sur les traces de sa mère suite à un coffre qui renferme une partie de son passé et qu’un notaire va enfin pouvoir lui remettre.

Pour moi il y a eu un bémol dans cette narration c’est qu’elle est chaotique, on commence avec 3 histoires qui avancent en parallèle et puis d’un coup on ne sait plus ce qu’il advient de Léo. Comme je m’étais attachée au jeune homme, ma lecture a un peu faibli. Le secret que renferme le roman est vraiment sympathique et en même temps il n’est pas forcément si bien amené pour être totalement plausible.

J’ai apprécié cette lecture mais vous aurez compris que la narration ne m’a pas totalement convaincue. Dommage.

[Duo lecture] Le temps d’un été, Kristan Higgins

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Je n’avais pas forcément envie de lire ce roman. Ma dernière rencontre avec l’auteure m’avait un peu refroidie (rappellez-vous), mais Laure a su susciter mon intérêt.

(Laure) J’avais bien envie de relire Kristan Higgins, je gardais un très bon souvenir de sa dernière romance. J’ai parlé du roman à Audrey et hop, je l’ai embarquée en duo !

La couverture :

(Audrey) Colorée, estivale, reprenant les codes de ses autres parutions. Très sympa.

(Laure) Jolie couverture, l’image est bien représentative de l’histoire et des personnages.

La quatrième de couverture :

Quand Emma apprend que sa grand-mère, la très chic – et très riche – Geneviève London, veut faire de sa fille adolescente son unique héritière, elle manque lui raccrocher au nez. La dernière fois que les deux femmes se sont adressé la parole, Emma avait 18 ans, elle était enceinte, et Geneviève la mettait à la porte.
Aujourd’hui psychologue diplômée (quoique bien endettée) et mère formidable (à tendance un peu parano), Emma n’a plus rien à lui prouver. Mais Geneviève a ses raisons et les invite, le temps d’un été, à reformer une famille. Si c’est la dernière occasion pour Riley de rencontrer son aïeule, Emma peut bien retourner à la maison de son enfance. Pardonner à la vieille sorcière, en revanche, c’est hors de question !

Après lecture :

(Audrey) Je m’attendais à un roman de chick litt, et on est très loin. Avec ce roman, on part à la rencontre de la famille London, une famille tourmentée et avec qui la vie n’a pas toujours été des plus douces. Emma, mère célibataire de Riley une ado, accepte à contre cœur de renouer contact avec Geneviève sa grand-mère lorsqu’elle lui apprend être malade. C’est elle qui l’a élevée suite au suicide de sa mère, et c’est elle qui n’a pas hésité une seule seconde à la mettre à la porte quand, à 16 ans, Emma lui a appris sa grossesse.

On imagine alors très bien que les retrouvailles entre les deux femmes vont être explosives. C’est accompagnée de Pop, son grand père, qu’Emma et sa fille vont passer un été dans la grande et somptueuse villa de Geneviève. Un été ponctué de reproches, de révélations, de secrets libéres et pourquoi pas de reconstructions personnelles pour quelques personnages.

J’ai vraiment aimé ce roman, même si l’on pourrait reprocher que le récit peine par moment à avancer et que les doutes et questionnements des personnages ainsi que de trop nombreux flash back inutiles freinent un peu le déroulement de l’intrigue et alourdissent l’ensemble. J’ai eu beaucoup de compassion et d’empathie pour un personnage en particulier, mais je vous laisse découvrir lequel si vous lisez ce roman. Vous devinerez vite.

Un roman qui met en scène des drames et des tourments, et qui pourtant dévoile un beau message de résilience, d’espoir et d’amour. J’ai beaucoup aimé ma lecture.

(Laure) J’ai moi aussi été décontenancée par ce roman, je m’attendais également à quelque chose de bien plus léger et je n’ai pas été totalement conquise à cause du rythme, assez inégal. Le pitch de l’histoire n’est pas si joyeux : Emma va avoir des nouvelles de sa grand mère après 16 ans de silence. 16 ans, pile l’âge de sa fille, que Geneviève ne connait donc pas. Logique puisqu’elle a mis Emma à la porte lorsque celle-ci est tombée enceinte. Et Geneviève m’a clairement été très antipathique : 85 ans, bourgeoise dégoûtée de son propre vieillissement, elle évoque les changements de son corps dans un chapitre qui m’a fait rire (jaune). Et si elle appelle enfin Emma c’est avec un objectif très clair : que celle-ci l’aide à mettre fin à ses jours !

Ça commence fort et on se demande évidemment comment les personnages vont pouvoir se rabibocher. On va vite en savoir plus sur les uns et les autres et avoir notamment un autre point de vue sur Geneviève qui ne s’est jamais remise de la dramatique disparition de son fils aîné alors qu’il n’était qu’un enfant. J’ai peiné à accrocher sur cette première partie car l’auteure a à cœur de nous situer sur le passé de chacun et ça a amené des chapitres dont on aurait franchement pu se passer. Mon intérêt s’est accru petit à petit avec l’arrivée de Miller et notamment l’histoire de ce père veuf et sa fille de 3 ans, un petit diable insupportable et je ne mâche pas mes mots. Le personnage de la petite fille est vraiment hallucinant et flippant ! Alors évidemment, impossible de ne pas compatir au destin de ce pauvre père.

Peu à peu, les langues se dénouent en même temps que les liens se recréent et cet été va permettre à nos personnages de vivre de jolis instants de vie, de ceux qu’on classe dans les souvenirs précieux. J’ai apprécié ma lecture et en même temps il m’a manqué quelque chose, j’ai pâti des longueurs et j’aurais attendu une fin un peu plus forte émotionnellement parlant.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)