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[Duo lecture] Un printemps éblouissant à Vert Cottage, Lucy Daniels

 

Pourquoi ce livre :

(Audrey) J’ai hésité à lire ce roman, puis la promesse d’une lecture duo en compagnie de Laure avec un titre léger a suffi à me convaincre.

(Laure) Je me suis laissée tenter sans trop en savoir plus sur ce roman, juste pour la promesse de légèreté, idéale pour l’été.  Il s’agit en fait du 3ème tome de la saga Vert Cottage et si j’ai eu un peu de mal au début à cerner les personnages, cela ne m’a pas trop gênée par la suite de ne pas avoir lu les premiers tomes.

La couverture :

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(Laure) Magnifique ! Colorée, pailletée, tout ce qui m’attire si facilement.

(Audrey) J’avoue que je ne suis pas fan des couvertures un peu trop voyantes à mon goût. Mais c’est un détail sans grande importance.

La quatrième de couverture :

Une aventure pleine de bonheur et de tendresse dans ce feel-good parfait pour les lectrices à la recherche d’émotions chaleureuses.

Dans le petit village de Welford, il y a de l’amour dans l’air. Mandy Hopeest sur un petit nuage. Vert-Cottage, son centre d’aide et de sauvetage d’animaux est une réussite. Elle est aussi de plus en plus proche du beau Jimmy Marsh. D’autre part, son meilleur ami James Hunter réapprend tout doucement à aimer la vie, après avoir fait face à un tragique événement.

Mais lorsqu’une crise inattendue fait perdre confiance à Mandy en ses capacités de vétérinaire, c’est le drame ! Si elle n’arrive pas à se pardonner c’est aussi bien sa relation avec Jimmy que le futur de Vert-Cottage qui seront en danger.

​Il faudra des amis, de l’amour, toute une communauté soudée et un éléphant avec des problèmes de défenses pour rappeler à Mandy et aux villageois que le printemps dans le Yorkshire est la plus belle période de l’année.

Après lecture :

(Audrey) Sans avoir été réellement passionnée par ce roman, j’ai passé en compagnie de l’héroine, Mandy, un bon moment de lecture. Je craignais un peu d’être perdue, puisque comme Laure je n’avais pas lu les précédents tomes. Mais quelques rappels m’ont permis de rapidement comprendre le contexte et de cerner les personnages du roman.

Mandy est vétérinaire. Elle met tout son cœur et toute son énergie à s’occuper au mieux des animaux. En parallèle, on suit son histoire d’amour avec Jimmy et la difficile relation qu’elle a avec les enfants de ce dernier. Le rôle de belle mère n’est pas toujours facile. Plusieurs autres situations viennent se greffer à tout cela, rendant le roman assez dense.

Un roman léger et tendre, comme j’aime en lire par moment quand j’ai besoin de réconfort. Je me suis surprise à ressentir pas mal d’émotion lors d’une des interventions animalières de Mandy. Moi qui ne suis pas particulièrement attachée aux animaux (oui vous pouvez me jeter des pierres), je me suis surprise à éprouver de l’empathie pour une chienne.

Après lecture, j’ai découvert que l’auteur que j’imaginais être une femme, était en fait un collectif, réputé notamment pour toute une série de romans animaliers à destination des enfants. Si vous avez la trentaine, vous avez peut-être lu, enfant, un roman de cette collection.

(Laure) Vert Cottage est bien la lecture légère à laquelle je m’attendais. Elle m’a parfois fait penser aux romans de Debbie Macomber, du léger, des histoires mignonnes et agréables à découvrir.

C’est l’histoire de Mandy, vétérinaire dans la clinique de ses parents, elle a ouvert également un refuge pour les animaux, Vert Cottage. Ses journées défilent ainsi à toute vitesse entre les deux facettes de son métier, qui l’amènent à travailler à des horaires assez larges. Elle essaie également de consacrer le plus de temps possible à Jimmy, son petit ami, et d’avancer les travaux de sa maison en construction ! Je me suis demandé comment la pauvre ne s’écroulait pas avec tout ça car il y a bien sûr les embûches de la vie qui s’ajoutent à tout ça. D’abord, sa relation avec Jimmy va être un peu compliquée quand celui-ci va présenter à Mandy ses 2 enfants, gentils en apparence mais qui n’ont pas tellement envie de la présence de Mandy dans leur vie. Et c’est assez réciproque pour Mandy qui n’a aucune attirance pour les enfants. Comme ce n’est pas tout, un projet de construction d’une usine va amener Mandy dans un nouveau combat pour préserver la faune sauvage. Et puis, la mère de la jeune femme connaitra aussi des soucis de santé.

Pas de quoi s’ennuyer une minute donc avec ce roman ! J’ai beaucoup aimé les aspects du métier de vétérinaire de Mandy. En revanche, je n’ai pas accroché du tout à sa relation amoureuse avec Jimmy. J’ai trop eu le sentiment que Mandy se mettait des œillères, avançant avec lui comme si tout allait bien alors que ce n’est pas du tout le point de vue extérieur que j’en avais. En résumé, une lecture sympathique mais il m’aurait fallu plus d’affection pour les personnages pour avoir envie d’en découvrir les autres tomes.

[Duo lecture] Celle que je suis, Claire Norton

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Pourquoi ce livre :

(Audrey) Claire Norton m’a séduite dès son premier roman. Il était impensable de ne pas découvrir ce titre.

(Laure) Comme Audrey j’ai lu plusieurs romans de l’auteure et celui-ci m’attirait par le thème des violences conjugales qui y est traité.

La couverture :

(Laure) Une couverture sobre pour une histoire si dure, ce duo mère-fils est vraiment au cœur du roman.

(Audrey) Cette mère et ce fils dégagent beaucoup de douceur et d’amour. Mais après ma lecture je regarde cette couverture différemment. 

La quatrième de couverture :

Valentine vit dans une petite résidence d’une ville de province. Elle travaille à temps partiel au rayon librairie d’une grande surface culturelle. Les livres sont sa seule évasion ; son seul exutoire, le journal intime qu’elle cache dans le coffre à jouets de son fils. Et son seul bonheur, cet enfant, Nathan, qui vient de souffler ses six bougies.
Pour le reste, Valentine vit dans la terreur qu’au moindre faux pas, la colère et la jalousie de son mari se reportent sur Nathan… L’arrivée d’un couple de voisins âgés dans l’appartement d’en face va complètement bouleverser sa vision du monde

Après lecture :

(Audrey) Valentine est une mère de famille comme tant d’autres. Sauf que son quotidien, une fois que les portes de son appartement se referment n’est qu’angoisse et peur. Peur des cris, des gifles, des coups. On assiste aux crises de D. son époux. Un homme manipulateur et violent. L’arrivée d’un couple de nouveaux voisins permet à Valentine de recréer du lien. Faire semblant, toujours, mais pour une fois, elle baisse un peu sa garde. Une rencontre qui s’annonce déterminante, on le comprend vite.

Faut-il vraiment parler de ce roman ? Qu’en dire ? Il n’est pas possible d’en juger l’histoire ou les personnages. On ne peut pas dire que l’on a aimé ou pas. Tout le roman va bien au delà de ces considérations. Il faut le lire, on doit le lire et en parler autour de nous. Pour ne pas se taire, parce que Valentine peut être tout le monde. Valentine peut être notre voisine, notre sœur, notre boulangère, notre collègue.

J’ai lu ce roman avec une sensation de ventre noué tout le long. Les personnages m’ont bouleversée autant qu’ils m’ont mise en colère. Le sentiment d’assister avec impuissance à la violence qui monte de façon crescendo dans cette famille.

(Laure) Claire Norton nous livre avec ce roman un sujet si tristement d’actualité, celui des violences conjugales. Impossible de ne pas avoir la gorge nouée à la lecture de ce roman, impossible de ne pas prier de toutes nos forces pour que Valentine et son fils échappent enfin au joug de violence, de peur et de maltraitance qui pèse sur eux.

C’est une lecture dure de par le thème traité, inévitablement il y a des scènes d’une violence monstre. Mais c’est nécessaire, traiter ce sujet nécessite d’être réaliste et de représenter ce que vivent vraiment ces femmes. Si Claire Norton nous remue à ce point c’est justement parce que son sujet est bien traité.

Heureusement, c’est aussi un roman positif, il n’évoque pas que la spirale infernale de la violence, il n’illustre pas seulement cette femme et mère prête à tout subir pour préserver son fils (une partie du roman qui m’a encore plus choquée). Dans la vie de Valentine, il va y avoir Suzette, cette nouvelle voisine, une ouverture secrète dans la vie de Valentine qui va avoir enfin quelqu’un à qui se confier. Alors, on lit Celle que je suis avec l’espoir fou que Valentine entende, accepte cette main tendue et surtout qu’elle trouve en elle la force de décider de mettre fin à son enfer. Cela aussi on le comprend bien ici, partir n’est jamais simple, bien au contraire et c’est ce qui rend ces violences conjugales encore plus affreuses.

Si un élément du final du roman m’a moins convaincue car non nécessaire à mon sens pour un roman qui avait déjà tout, j’en garderai néanmoins le souvenir d’une lecture poignante et nécessaire. Un livre qu’il faut lire car être sensibilisé à ce sujet est tellement important !

[Duo lecture] Les possibles, Virginie Grimaldi

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Parce que malgré la déception de l’an dernier, Virginie Grimaldi fait partie des auteurs que j’aime lire chaque année.

(Laure)  Pareil,  j’aime suivre Virginie Grimaldi, tout simplement.

La couverture :

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(Laure) Un total coup de cœur, je suis fan !

(Audrey) Une couverture très douce et très reposante. J’aime beaucoup.

La quatrième de couverture :

Juliane n’aime pas les surprises. Quand son père fantasque vient s’installer chez elle, à la suite de l’incendie de sa maison, son quotidien parfaitement huilé  connaît quelques turbulences.
Jean dépense sa retraite au téléachat, écoute  du hard rock à fond, tapisse les murs de posters d’Indiens, égare ses affaires, cherche son chemin.
Juliane veut croire que l’originalité de son père s’est épanouie avec l’âge, mais elle doit se rendre à l’évidence  : il déraille.
Face aux lendemains qui s’évaporent, elle va apprendre à découvrir l’homme sous le costume de père, ses valeurs, ses failles, et surtout ses rêves.
Tant que la partie n’est pas finie, il est encore l’heure de tous les possibles.

Après lecture :

(Audrey) Un père et une fille. Deux personnalités bien différentes mais liées par un amour sans faille. Lorsque Juliane s’aperçoit que son père, Jean, semble « dérailler » par moment, elle décide de prendre les choses en main. Elle l’accueille chez elle, pour le plus grand plaisir de Charlie, son fils, qui trouve un sacré compagnon de jeu. Juliane a alors tout le loisir d’observer Jean, de se souvenir des moments heureux, mais surtout d’en créer de nouveaux.

Un duo père / fille plein de tendresse et d’émotion. Même si pour moi le récit était par moment un peu répétitif et frôlait le caricatural, je me suis surprise à le refermer avec la larme à l’œil. On retrouve dans ce texte tout l’humour, la sensibilité et la bienveillance qui caractérisent tant l’univers de Virginie Grimaldi.

(Laure) Une nouvelle fois, Virginie Grimaldi nous plonge au cœur d’une famille et de ses bouleversements. Une fois de plus, elle met en avant nos anciens, un sujet qui devient très fréquent dans les romans contemporains. C’est famille c’est celle de Juliane, mariée et mère d’un petit Charlie. Un jour, un incident détruit la maison de son père. Accident ou négligence ? Très vite, il semblerait que Jean ne soit pas toujours bien conscient de ce qu’il fait. 

En l’hébergeant chez elle, Juliane va prendre la mesure du problème, de ce père dont la tête ne fonctionne plus comme avant. Alors, il y a le diagnostic, les médecins, les pistes pour l’aider sont malheureusement maigres. Mais il y a aussi et surtout le quotidien, les moments qui restent de la vie, les souvenirs et la possibilité de profiter jusqu’au bout de ces proches qui s’affaiblissent. J’ai aimé cette vision douce de la vie, qui peu à peu nous fait comprendre, que, certes, ces événements sont douloureux pour nous mais qu’on peut les apprivoiser pour en tirer du beau. Une belle leçon de vie, à relire sans doute le jour où l’on y est confrontés.

[Duo lecture] Celle qu’il attendait, Baptiste Beaulieu

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Parce que Baptiste Beaulieu. Tout simplement.

(Laure) Oui pour l’auteur ! Et parce que je garde un souvenir inoubliable de son précédent roman.

La couverture :

Ebook pour IG (15)

(Laure) Poétique, lumineuse, colorée, elle correspond très bien à cette histoire.

(Audrey) Douce et sensible, à l’image de l’auteur et du roman.

La quatrième de couverture :

Eugénie D déborde d’imagination et de projets farfelus pour s’isoler d’un monde qui l’effraie. Elle sait les hommes prompts à arracher les ailes des femmes.
Joséphin, chauffeur de taxi mutique, est né dans un pays en guerre. Il charrie sa maigreur et sa méfiance des hommes. Pour oublier sa mélancolie, il tourne la terre sous ses mains à l’infini.
Leurs vies basculent quand ces deux empotés magnifiques se croisent sur un quai de gare.
Une rencontre improbable, une histoire d’amour hors du temps.

Après lecture :

(Audrey) Prêt à lire une histoire d’amour totalement différente de tout ce que vous connaissez ? Prêt pour partir à la rencontre de deux personnages originaux, singuliers et à fleur de peau ? Alors arrêtez tout, et laissez vous portez par les talents de conteur de Baptiste Beaulieu.

Joséphin et Eugénie n’ont rien en commun, ils auraient pu ne jamais se croiser, et pourtant, c’est sur un quai de gare que tout commence entre eux. Ils s’observent, se fuient, se manquent afin de mieux se trouver. Ces deux là s’attirent, ils sont complémentaires. Et c’est le début d’une folle aventure amoureuse, pleine de poésie, de douce passion et de découverte.

Eugénie est une femme fragile, qui craint les hommes, qui craint les gens en général. Elle déborde d’idées fantaisistes. Joséphin m’a semblé plus terre à terre, marqué par une trajectoire trouble dans un pays en guerre, même s’il ne manque pas de magie dans son quotidien. Ils ont tout les deux une vision de la vie qui ne ressemble en rien à celle des gens lambda. Et c’est surement pour cela qu’ils étaient fait pour s’aimer.

Baptiste Beaulieu m’a pas mal surprise avec ce roman. Il nous livre un texte atypique, nous dressant le portrait de deux personnages extraordinaires. J’ai été désarçonnée par la narration du roman, qui a un peu haché ma lecture. Rapidement j’avais l’impression de lire du Boris Vian. L’originalité des personnages, l’excentricité de certaines scènes, les inventions d’Eugénie et les listes folles de nos personnages m’ont vraiment plongée dans un univers à part. Les métaphores, la poésie, les symboliques utilisées donnent vraiment un coté merveilleux au roman.

J’ai d’abord été agacée pendant ma lecture. Je ne comprenais pas ce qu’il nous décrivait. J’ai trouvé dans un premier temps les personnages un peu niais, sans saveur. Puis ils ont su me saisir finalement. J’ai mis du temps à entrer dans son univers, à me laisser charmer par ces personnages. J’aurai du lâcher prise plus tôt, ne pas résister à l’appel poétique et fabuleux de cette histoire. J’ai lu le dernier quart du roman avec une boule au fond de la gorge. Je l’ai refermé les larmes aux yeux avant d’aller me coucher. Et je me suis surprise à rêver de Josephin et d’Eugénie. A mon réveil je ne pensais plus qu’à eux, avec l’impression d’avoir raté quelque chose et avec la ferme intention de relire ce roman, en me laissant planer dès les premières lignes pour cette fois ci ne pas rater un seul instant de leur histoire.

Vous l’aurez compris. Un sentiment très particulier avec cette lecture. Ce roman, à l’image de ces personnages, ne ressemble à rien à ce que l’on a l’habitude de lire. Une expérience de lecture originale que je vous conseille fortement. Partez à la rencontre de Josephin et Eugénie pour être bouleversés à votre tour!

(Laure) Baptiste Beaulieu va vous surprendre avec ce nouveau roman ! On sort des codes du roman traditionnel et on part vers un univers poétique, fantaisiste, magique. Eugénie m’a fortement fait penser à Amélie Poulain et le texte m’a donné l’impression de lire Mathias Malzieu. Cette histoire est originale et atypique. 

C’est l’histoire d’un amour mais racontée si différemment. J’ai été charmée par cette plongée dans un univers bien particulier, charmée par cette rencontre avec des personnages originaux. On retrouve ce qui fait l’univers de Baptiste Beaulieu et les combats qui l’animent. Ainsi, il va ici transmettre un message contre la grossophobie, un message d’amour pour son corps quel qu’il soit et il encourage en ce sens à se défaire du regard de la société.

– De quelle couleur c’est, un baiser? dit-il.

– Bleu comme une framboise, répondit-elle sans réfléchir.

Dans cette histoire fabuleuse, pleine de mystère, je me suis laissée porter, me disant que je comprendrai les détails par la suite. Si j’ai aimé cet univers et su m’y transporter, j’ai moins adhéré au message féministe qui arrive à la fin du roman. Mais c’est la difficulté des romans qui ont une part engagée, on ne partage pas toujours pleinement la vision sur une thématique précise. Néanmoins, si vous connaissez Baptiste Beaulieu, l’homme, ses combats, vous le retrouverez pleinement ici et vous ne serez donc pas surpris des contenus qu’il nous livre. Je l’ai beaucoup retrouvé dans ce roman où il est sincère, il est lui et il nous livre une histoire d’amour unique, atypique et originale.

[Duo lecture] Vers le soleil, Julien Sandrel

Pourquoi ce livre :

(Audrey) C’est devenu notre rituel de printemps, on lit en duo les parutions de Julien Sandrel sans même s’intéresser au « pitch » du roman.

(Laure) J’ai toujours envie de savoir ce que nous réserve Julien Sandrel d’une année à l’autre et puis c’est toujours chouette de partager nos ressentis avec Audrey.

La couverture :

Ebook pour IG

(Laure) Rien d’exceptionnel ou très peu d’indices en lien avec l’histoire dans cette couverture mais des couleurs attractives.

(Audrey) A l’image de toutes ses couvertures. Colorée et moderne !

La quatrième de couverture :

14 août 2018. Tess part vers la Toscane, où elle doit rejoindre pour les vacances sa fille Sienna et l’oncle de celle-ci, Sacha. Mais alors qu’elle fait étape chez sa meilleure amie à Gênes, un effroyable grondement ébranle la maison, et tout s’écroule au-dessus d’elle. Une longue portion du pont de Gênes vient de s’effondrer, enfouissant toute la zone. Tess est portée disparue.

Après lecture :

(Audrey) Petite nouveauté avec l’auteur, cette fois ci, il met en avant un homme pour personnage principal. Une nouvelle perspective intéressante, lui qui nous avait habitué à des femmes au cœur de ses romans. C’est donc Sacha qu’on découvre dans ce roman. Comédien sans succès, il tombe sous le charme de Tess dans un café. La jeune femme le recontacte rapidement, non pas pour un RDV de séduction, mais pour une mission. Laquelle ? haha, je vous laisse découvrir.

On retrouve Sacha quelques années plus tard, en 2018. Il est en Italie avec Sienna, la fille de Tess qui doit les rejoindre. Un drame (que chaque lecteur doit encore avoir en tête) survient,  le pont Morandi de Gène s’écroule. Tess est portée disparue ! Sacha est incapable d’annoncer à Sienna la nouvelle. Les voilà partis pour plusieurs jours sur les routes d’Italie. Le temps pour Sacha d’appréhender les évènements et de préparer un plan. Car même s’il n’a aucun lien de sang avec la jeune enfant, il n’est pas envisageable qu’on les sépare.

De beaux personnages, touchants et humains. J’ai beaucoup aimé Sienna, son espièglerie, son innocence et la façon dont Sacha veille sur elle, comme sur sa propre fille. Sacha est une homme bienveillant et bon. Julien Sandrel nous livre un roman lumineux et plein d’émotions, avec certaines scènes qui m’ont serré le ventre. Une histoire qui se dévore, avec toujours chez cet auteur, ce petit goût de trop peu. J’aurai voulu en lire davantage.

(Laure) Une lecture dévorée en seulement 2 jours, une narration fluide, entrainante et forcément addictive sinon on ne le lirait pas si vite. J’ai de suite aimé les personnages de ce nouveau roman. Comment ne pas s’attacher à ce que ce drôle de trio a construit ? Cette petite fille si touchante, sa mère qui a  construit sa vie après un passé bien difficile et Sacha qui s’est peu à peu tellement attaché aux 2 femmes.

Lorsque le drame survient, c’est un quotidien qui vacille, venant anéantir le lien entre Sacha et Sienna. Il n’est plus rien pour la petite fille en l’absence de sa mère. Mais il ne veut pas rompre le lien. Alors, il fuit. Il y a plein de choses déroutantes dans ce roman, dans les choix des personnages, dans la vitesse à laquelle Julien Sandrel nous dévoile ses secrets les uns après les autres. C’est le reproche que je lui fais facilement. Ce roman me convaincrait plus avec 100 pages supplémentaires. 100 pages pour amener du suspense, pour nous laisser faire quelques hypothèses, pour répondre à des questions que l’on se pose.

Et pourtant, malgré l’absence de ces 100 pages qui auraient fait monter ma notation sur ce roman, je l’ai aimé ! Et je remercie Julien Sandrel de m’avoir emmené avec lui en Italie, malgré le drame que l’on traverse aux côtés des personnages, je me suis sentie bien dans ces doux instants de vie que Sacha et Sienna vont partager sous le beau soleil de l’Italie.