Archives pour la catégorie Duo lecture

[Duo lecture] Malgré tout, Jordi Lafebre

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Une couverture qui m’a attirée, un titre accrocheur. Il m’en fallait pas plus pour me donner envie de découvrir cet album.

(Laure) Audrey m’a parlé de cette BD alors qu’elle la lisait en me disant « c’est beau il faut que tu la lises ». Alors je me suis exécutée !

La couverture :

(Audrey) Ce jeune couple qui semble heureux et épanoui. Pourtant ce nuage noir au dessus de leur tête laisse interrogateur.

(Laure) J’aime le doux reflet, les coloris de cette couverture. Ca donne envie.

La quatrième de couverture :

C’est l’histoire d’un amour à rebours. Une passion platonique mais éternelle entre deux êtres. D’un côté, il y a Ana. Sexagénaire charismatique, ancienne maire tout juste retraitée, mariée et maman. Une battante au grand coeur qui impose le respect. De l’autre, il y a Zeno. Célibataire endurci, libraire proche de la retraite et doctorant en physique qui aura mis quarante ans pour terminer sa thèse. Un esprit libre et voyageur, aussi séduisant que mystérieux.

Au fil des années, ils ont tissé ensemble un amour impossible et intarissable. Tout en égrainant les excuses qui ont empêché qu’elle ne prenne forme, on remonte le temps de cette romance et de ses méandres… jusqu’à sa source.

Après lecture :

(Audrey) Vous aurez remarqué que la bande dessinée ou les romans graphiques ne sont pas des genres dont je vous parle beaucoup ici. J’en lis très peu, je suis assez hermétique à cet art, et c’est bien dommage. Et je peux dire qu’il aurait été sacrément dommage de passer à coté de cette sublime histoire.

C’est en commençant avec le chapitre 20 que l’on va remonter l’histoire d’Ana et Zeno en partant de la fin.

On va remonter toute une vie, ou plutôt deux vies séparées, à s’aimer sans se toucher, sans se voir, sans vivre ensemble. Une vie à deux se contentant de quelques brefs moments, de quelques lettres ou appels. J’ai vraiment été touchée par cette histoire pleine de tendresse, de rendez vous ratés et de passion.

J’ai trouvé les dessins très jolis, qui mettent en avant le scénario,  la douceur et le grain de folie des personnages. Zeno a ce petit truc dans le regard qui m’a fait succomber dès les premières pages. Je comprends tellement pourquoi Ana n’a pas voulu ou pu l’oublier.

La ville d’Ana, qu’elle dirige en tant que maire a une belle place dans l’album et les personnages secondaires sont tout aussi passionnants et intéressants. Comment ne pas être ému par l’histoire de Julia que nous conte Zeno.

Un album coup de cœur qui a su me toucher et m’émouvoir. Une très belle surprise.

(Laure) Cette BD a une grande originalité de par sa narration à rebours. Le récit classique de l’histoire de Zeno et Ana n’aurait pas le même impact sur nous. Et en même temps, c’est presque une BD qu’il faudrait relire parce que forcément, la narration à rebours trouble un peu la compréhension du récit. Ca m’a un petit peu gênée dans ma lecture car j’ai mis un moment à comprendre l’enchainement des événements qui constituent la vie de nos personnages.

J’ai aimé le côté amour éternel que l’histoire présente, c’est doux, léger et si évident. Les dessins sont très plaisants à regarder, les confidences que Zeno et Ana se font d’année en année sont pleines de beauté également. Mais je crois qu’il m’a manqué quelque chose pour succomber et que c’est clairement lié au parti pris du récit à rebours. Et en même temps je salue cette originalité, ce risque pris par l’auteur !

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

[Duo lecture] Sa dernière promesse, Kathryn Hughes

Pourquoi ce livre :

(Audrey) J’ai lu chaque publication de l’auteure, alors pourquoi passer à coté de ce nouveau roman?

(Laure) J’avais été tentée en voyant passer la couverture lors de sa sortie alors j’ai entraîné Audrey avec moi.

La couverture :

(Audrey) Sympathique mais je ne vois pas la cohérence entre l’illustration et l’histoire du roman.

(Laure) Effectivement la couverture m’attirait beaucoup mais ne fait pas sens avec l’histoire à mon goût, dommage.

La quatrième de couverture :

Tara se sent seule après son divorce. Mais une lettre cachée dans un coffre va briser pour toujours sa solitude. Des mots inespérés qui dévoilent où est passée la mère de Tara, quarante après sa disparition.

De Manchester au sud de l’Espagne, un sublime voyage dans les émotions et le passé. Un roman incroyable et déchirant sur la façon dont l’espoir peut renaître grâce au pouvoir rédempteur de l’amour.

Après lecture :

(Audrey) Tara mère d’un garçon déjà étudiant, séparée de son mari depuis deux ans et surprise dans son quotidien par l’arrivée d’une lettre qui va la bouleverser et peut-être lui permettre de former le puzzle d’un passé fragmenté. Il y a 40 ans, sa mère Violet s’est volatilisée lors d’un voyage avec un homme. Tara a été élevée par sa grand-mère, et même si elle a du grandir et vivre avec l’absence de sa mère, la blessure et le manque sont toujours présents. En parallèle à son enquête, on a plusieurs récits de vie datant de 1978. Celui de Violet et Tara, mais aussi d’autres personnes, dont je n’ai pas compris le lien au départ. Puis doucement tout s’imbrique, se relie pour enfin dévoiler une vérité bien surprenante.

J’ai eu du mal à me sentir concernée par cette intrigue. J’ai trouvé que les 100 premières pages manquaient vraiment de dynamisme et de rythme. Je m’ennuyais de tant de détails et de scènes inutiles. Mais rapidement j’ai compris que ce qui me semblait inutile à cet instant ne l’était peut-être pas tant. J’ai finalement lu avidement le dernier tiers du roman, priant pour que Tara puisse savoir ce qui était arrivé à sa mère. Chaque lecteur ne pourra qu’attendre une issue positive, mais est-ce que l’auteure nous amène dans ce sens ? Il faudra le lire pour savoir. On est amené à détester certains personnages et à se prendre d’empathie pour d’autres.

On retrouve ici des thèmes chers à l’auteure. Vie sentimentale chahutée, secrets de famille, quête d’identité et de vérité mais peut-être un peu trop vu chez elle justement. Un peu cette impression de toujours lire le même roman.

(Laure) Contrairement à Audrey, j’ai beaucoup aimé l’entrée en matière du roman, découvrir plusieurs personnages et époques sans en faire de lien et basculer d’une histoire à l’autre en tentant de comprendre. Léo, dans un petit village d’Espagne, Violet et sa fille Tara dans une vie difficile en Angleterre et Tara 40 ans plus tard, jeune divorcée. Quels sont leurs liens ? On va mettre beaucoup de temps avant de le savoir même si j’ai vite formé une hypothèse juste concernant Tara. Elle va être amenée à repartir sur les traces de sa mère suite à un coffre qui renferme une partie de son passé et qu’un notaire va enfin pouvoir lui remettre.

Pour moi il y a eu un bémol dans cette narration c’est qu’elle est chaotique, on commence avec 3 histoires qui avancent en parallèle et puis d’un coup on ne sait plus ce qu’il advient de Léo. Comme je m’étais attachée au jeune homme, ma lecture a un peu faibli. Le secret que renferme le roman est vraiment sympathique et en même temps il n’est pas forcément si bien amené pour être totalement plausible.

J’ai apprécié cette lecture mais vous aurez compris que la narration ne m’a pas totalement convaincue. Dommage.

[Duo lecture] Le temps d’un été, Kristan Higgins

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Je n’avais pas forcément envie de lire ce roman. Ma dernière rencontre avec l’auteure m’avait un peu refroidie (rappellez-vous), mais Laure a su susciter mon intérêt.

(Laure) J’avais bien envie de relire Kristan Higgins, je gardais un très bon souvenir de sa dernière romance. J’ai parlé du roman à Audrey et hop, je l’ai embarquée en duo !

La couverture :

(Audrey) Colorée, estivale, reprenant les codes de ses autres parutions. Très sympa.

(Laure) Jolie couverture, l’image est bien représentative de l’histoire et des personnages.

La quatrième de couverture :

Quand Emma apprend que sa grand-mère, la très chic – et très riche – Geneviève London, veut faire de sa fille adolescente son unique héritière, elle manque lui raccrocher au nez. La dernière fois que les deux femmes se sont adressé la parole, Emma avait 18 ans, elle était enceinte, et Geneviève la mettait à la porte.
Aujourd’hui psychologue diplômée (quoique bien endettée) et mère formidable (à tendance un peu parano), Emma n’a plus rien à lui prouver. Mais Geneviève a ses raisons et les invite, le temps d’un été, à reformer une famille. Si c’est la dernière occasion pour Riley de rencontrer son aïeule, Emma peut bien retourner à la maison de son enfance. Pardonner à la vieille sorcière, en revanche, c’est hors de question !

Après lecture :

(Audrey) Je m’attendais à un roman de chick litt, et on est très loin. Avec ce roman, on part à la rencontre de la famille London, une famille tourmentée et avec qui la vie n’a pas toujours été des plus douces. Emma, mère célibataire de Riley une ado, accepte à contre cœur de renouer contact avec Geneviève sa grand-mère lorsqu’elle lui apprend être malade. C’est elle qui l’a élevée suite au suicide de sa mère, et c’est elle qui n’a pas hésité une seule seconde à la mettre à la porte quand, à 16 ans, Emma lui a appris sa grossesse.

On imagine alors très bien que les retrouvailles entre les deux femmes vont être explosives. C’est accompagnée de Pop, son grand père, qu’Emma et sa fille vont passer un été dans la grande et somptueuse villa de Geneviève. Un été ponctué de reproches, de révélations, de secrets libéres et pourquoi pas de reconstructions personnelles pour quelques personnages.

J’ai vraiment aimé ce roman, même si l’on pourrait reprocher que le récit peine par moment à avancer et que les doutes et questionnements des personnages ainsi que de trop nombreux flash back inutiles freinent un peu le déroulement de l’intrigue et alourdissent l’ensemble. J’ai eu beaucoup de compassion et d’empathie pour un personnage en particulier, mais je vous laisse découvrir lequel si vous lisez ce roman. Vous devinerez vite.

Un roman qui met en scène des drames et des tourments, et qui pourtant dévoile un beau message de résilience, d’espoir et d’amour. J’ai beaucoup aimé ma lecture.

(Laure) J’ai moi aussi été décontenancée par ce roman, je m’attendais également à quelque chose de bien plus léger et je n’ai pas été totalement conquise à cause du rythme, assez inégal. Le pitch de l’histoire n’est pas si joyeux : Emma va avoir des nouvelles de sa grand mère après 16 ans de silence. 16 ans, pile l’âge de sa fille, que Geneviève ne connait donc pas. Logique puisqu’elle a mis Emma à la porte lorsque celle-ci est tombée enceinte. Et Geneviève m’a clairement été très antipathique : 85 ans, bourgeoise dégoûtée de son propre vieillissement, elle évoque les changements de son corps dans un chapitre qui m’a fait rire (jaune). Et si elle appelle enfin Emma c’est avec un objectif très clair : que celle-ci l’aide à mettre fin à ses jours !

Ça commence fort et on se demande évidemment comment les personnages vont pouvoir se rabibocher. On va vite en savoir plus sur les uns et les autres et avoir notamment un autre point de vue sur Geneviève qui ne s’est jamais remise de la dramatique disparition de son fils aîné alors qu’il n’était qu’un enfant. J’ai peiné à accrocher sur cette première partie car l’auteure a à cœur de nous situer sur le passé de chacun et ça a amené des chapitres dont on aurait franchement pu se passer. Mon intérêt s’est accru petit à petit avec l’arrivée de Miller et notamment l’histoire de ce père veuf et sa fille de 3 ans, un petit diable insupportable et je ne mâche pas mes mots. Le personnage de la petite fille est vraiment hallucinant et flippant ! Alors évidemment, impossible de ne pas compatir au destin de ce pauvre père.

Peu à peu, les langues se dénouent en même temps que les liens se recréent et cet été va permettre à nos personnages de vivre de jolis instants de vie, de ceux qu’on classe dans les souvenirs précieux. J’ai apprécié ma lecture et en même temps il m’a manqué quelque chose, j’ai pâti des longueurs et j’aurais attendu une fin un peu plus forte émotionnellement parlant.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

[Duo lecture] Un enfant à tout prix, Pascale Rault Delmas

Pourquoi ce livre :

(Audrey) L’auteure a proposé de m’envoyer le livre. J’avais repéré ce titre et je savais que Laure allait le lire donc c’était une lecture duo inévitable. J’ai accepté sa proposition, surtout que le thème me parlait forcément après un long combat pour devenir mère.

(Laure) En tant que Lectrice Charleston, je savais que j’aurais l’opportunité de lire ce titre et pourtant je vous avoue que c’est une lecture que je redoutais. Quand c’est un thème auquel on est sensible on peut encore plus appréhender que le traitement fait par l’auteure ne nous plaise pas. J’étais d’autant plus contente de le lire avec Audrey que cela nous permettrait de partager nos ressentis.

La couverture :

(Audrey) Cette main d’enfant devant ce ciel laisse présager un roman plein d’espoir.

(Laure) Elle est toute simple, lumineuse, l’avion est un élément de l’histoire donc elle est cohérente.

La quatrième de couverture :

Hôtesse sur le Concorde, Isabelle est libre comme l’air, volant de pays exotiques en amants de passage. Lorsqu’elle rencontre le bel Andrew sur un Paris-New York, elle pense avoir enfin trouvé l’homme de sa vie. Au point d’essayer de lui faire un enfant, puisqu’il en rêve. Mais alors que le désir de maternité s’éveille peu à peu en elle, sa relation avec Andrew se dégrade. Si seulement elle arrivait à tomber enceinte, cela résoudrait tout, mais son corps s’y refuse.
Il lui faudrait un enfant. Un enfant à tout prix… Dans ce roman au rythme entêtant, Pascale Rault-Delmas explore, loin des clichés, les espoirs et blessures du désir d’enfant… jusqu’à l’obsession.

Après lecture :

(Audrey) Isabelle est hôtesse de l’air quand elle tombe sous le charme d’Andrew à bord d’un vol. L’attirance est réciproque, et bien vite le couple s’installe ensemble. Andrew est un homme tendre, attentionné et évoque la possibilité d’avoir un bébé. La jeune femme n’y pensait pas vraiment. Est-elle vraiment prête? En a-t-elle seulement envie? Mais faire un enfant n’est pas si simple qu’il n’y parait. Nous voila embarqués alors dans un roman fou où l’on suit Isabelle dans ses premiers pas au sein d’un centre de PMA. On découvre la façon dont Andrew vit la chose, avec distance, ne se remettant pas en cause dans les difficultés qu’éprouve Isabelle à être enceinte.

Rapidement, tout s’enchaîne. On assiste à des déceptions, des cris, des rencontres, des coups de théâtre. On y parle maternité, place du père, deuil périnatal et adoption. Le roman prend des virages inattendus, seule façon pour les personnages du roman de trouver une place de parents ou au contraire de savoir tirer un trait sur ce désir d’enfant.

J’avais quelques appréhensions avant ma lecture. Est-ce que lire un roman traitant du désir d’enfant, des difficultés à être mère, de la PMA n’allait pas réveiller de mauvais souvenirs. Je craignais d’être un peu chamboulée en partant à la rencontre d’Isabelle, et ce ne fut pas le cas. Je n’ai pas réussi à comparer son parcours au mien, je n’ai pas réussi à me prendre d’affection pour elle. Et je l’avoue ni pour aucun autre personnage. Il m’a manqué un soupçon de crédibilité pour être entièrement convaincue par leur histoire. Mais l’auteure le dit elle-même: « A travers une histoire aux rebondissements parfois peut-être un peu rocambolesques, j’ai voulu montrer que les humains ne sont pas maîtres de leur procréation. Traiter des difficultés rencontrées pour avoir un enfant est un sujet douloureux, c’est pourquoi, pour contrebalancer, j’ai voulu édulcorer mon récit en le saupoudrant d’un peu de romanesque. » 

J’ai refermé ce roman avec des sentiments ambivalents. L’impression d’avoir rencontré des personnages singuliers, qui ont su faire de cette histoire un message d’espoir et d’amour unique mais en même temps le manque de crédibilité m’a perturbée.

Je suis passée surement à coté du roman, lisez le pour vous vous faire votre propre opinion.

(Laure) Finalement, ce roman ne contenait pas ce que je m’attendais à y trouver. Je ne trouve pas tant que le roman soit centré sur le désir d’enfant, du moins moi je ne l’ai pas ressenti comme ça. Le personnage principal, Isabelle, n’a pas de désir de maternité lorsqu’elle rencontre Andrew. Mais lui oui. Il va parvenir à la convaincre mais la jeune femme, personnel navigant sur le Concorde, n’a plus de cycles depuis des années. L’irrégularité de sa vie a pu chambouler son corps. Elle va faire le sacrifice de ce métier qu’elle aime tant pour se donner une chance d’avoir un enfant. Ça ne suffira pas et elle découvrira donc la PMA dont on a un aperçu très bref et qui ne n’a pas spécialement fait écho en moi puisque le roman se passe dans les années 80.

A l’hôpital Béclère, Isabelle rencontre Agnès, qui est enceinte enfin après un parcours interminable. Si Isabelle ne m’émouvait pas spécialement, j’aurais pu m’attacher à Agnès mais elle ne sera présente dans l’histoire que comme un personnage secondaire. La suite du roman est rocambolesque, comme le présente l’auteure elle-même. Il va se passer une succession d’événements qui vont toucher tour à tour Isabelle, Andrew, Agnès. On ne s’ennuie pas et le rythme est là, rendant la lecture vraiment fluide et agréable. J’ai néanmoins été très surprise par cette lecture. Je ne sais pas ce que l’auteure voulait nous raconter. Comme je vous le disais, personnellement, je n’ai pas ressenti le désir d’enfant des personnages du roman donc je n’ai pas forcément cerné le but de cette succession d’événements qui nous amènent bien loin de ce que j’aurais pu imaginer. Le chemin vers la parentalité est multiple et on le sent bien ici mais en même temps, le roman n’est pas à prendre comme une illustration du monde réel tellement il est déconnecté de la réalité, les événements relatés ici sont vraiment amusants à lire mais pas spécialement crédibles. Je pense qu’il faut le lire plus comme une lecture distrayante et cocasse que comme une réflexion de fond sur la parentalité. Du moins, c’est ainsi que je l’ai lu. Et je l’ai apprécié ainsi.

[Duo lecture] Ces petits riens qui nous animent, Claire Norton

Pourquoi ce livre :

(Audrey) J’avais beaucoup aimé les deux précédents romans de l’auteure, impossible de ne pas lire celui-ci.

(Laure) J’ai les deux premiers romans dans ma PAL et je n’ai pas encore pris le temps de les lire. Ici, le résumé m’a tentée alors j’ai suivi Audrey.

La couverture :

(Audrey) Une très belle couverture, mais pourtant en refermant le livre, une tout autre image s’imposait à moi. La scène de fin, illustrée ou photographiée aurait été si parfaite.

(Laure) J’aime beaucoup. Coloris, image, c’est doux et apaisant.

La quatrième de couverture :

Ce matin-là, Aude est venue trouver refuge au parc des Buttes-Chaumont après avoir découvert l’infidélité de son mari.
Alexandre, lui, est contraint de faire un choix entre son grand amour et sa famille.
Quant à Nicolas, il s’inquiète des motifs qui ont poussé son frère à annuler le rendez-vous qu’ils avaient ensemble dans ce même parc.
Chacun plongé dans ses propres tourments, Aude, Alexandre et Nicolas débouchent en même temps sur le pont qui mène à l’île du Belvédère. Face à eux, une adolescente suspendue dans le vide menace de sauter. Portés par un même élan, sans réfléchir, ils se précipitent tous les trois pour la retenir.
Aucun d’eux n’imagine alors combien ce geste va profondément transformer leur vie.
Car ce sauvetage a un prix : celui de la promesse qui les lie désormais…
Ensemble, on est plus forts !
Une grande histoire d’amour et d’amitié comme on rêve tous d’en vivre.

Après lecture :

(Audrey) Parc des Buttes Chaumont, au petit matin : Alexandre, Aude et Nicolas ne se connaissent pas. Leurs regards se croisent, ils auraient pu rester de simples inconnus mais le cri d’une jeune fille va les réunir. Charlène s’apprête à sauter d’un pont. Ils lui viennent en aide, tentent de la convaincre et finissent par faire venir son père qui parle d’un simple caprice.

Elle accepte de lâcher la rambarde à condition que les 3 passants lui fassent la promesse de l’aider. Une promesse qu’ils approuvent sans savoir qu’il s’agit pour elle de retrouver la trace de sa mère, qu’elle n’a jamais connu. Notre trio aurait pu se contenter de filer une fois la jeune fille sur la terre ferme, mais non. Ensemble, ils vont essayer d’accompagner Charlène dans sa quête, au grand dam de son père. Il faut dire aussi que chacun traverse des épisodes personnels chaotiques et que s’occuper de Charlène, est peut-être le moyen de prendre du recul sur leurs propres situations.

Ensemble, ils vont vivre une folle aventure, pleine de surprises, de rebondissements qui va tous les faire grandir, évoluer et leur permettre de donner un nouvel élan à leurs vies.

Je lisais une blogueuse qui reprochait que ce roman accumule les clichés et que rien ne soit vraiment crédible. Mais pour ma part, je n’attends pas forcément d’un roman qu’il reflète ma réalité ou mon quotidien et j’accepte que les personnages soit différents de moi ou de mes idées. Je me suis beaucoup attachée à cette petite bande, touchée par ces moments ou parcours de vie pas évidents. J’ai aimé passer du temps en leur compagnie, assister à leur transformation et je n’avais aucune envie de les quitter. Si j’ai tant aimé ces personnages, c’est surement car Claire Norton use comme dans ses précédents romans d’une plume délicate et sensible, qui ne me laisse pas indifférente. Parce que j’ai aussi besoin de cela en lisant un roman : d’une histoire positive, belle et même si dès les premières lignes on peut présager que tout finira bien pour chacun d’entre eux, on prend plaisir à se laisser surprendre. La vie est par moments si terne, alors laissons nous illuminer par la magie que la littérature nous offre.

(Laure) Que j’ai aimé la scène d’ouverture de ce livre ! Ce parc, cette rencontre de 4 inconnus à un moment clé de leurs vies, la promesse faite des 3 plus âgés à cette jeune fille qui menace de se suicider. Et plus loin, l’union qui va naître entre eux, qui ne les unira pas seulement pour aider Charlène.

Alexandre, Aude, Charlène, Nicolas, Jérôme, ils sont tous émouvants, tous blessés par la vie. Le roman va prendre le temps de nous expliquer ce que chacun a vécu et traiter ainsi de nombreux sujets. J’ai tout particulièrement été touchée par l’histoire familiale de Jérôme et sa fille Charlène. Pourquoi cette mère a-t-elle abandonné sa fille, la laissant aux soins de son père alors qu’elle venait de naître ? Pourquoi cet homme n’a-t-il jamais refait sa vie ? Je n’imaginais rien du si lourd secret qu’il cache.

C’est un roman prenant parce que l’auteure nous donne vite envie de savoir ce que chacun cache et surtout comment, à eux tous, unis, ils vont savoir donner une nouvelle impulsion à leurs vies. On n’a pas envie de poser le livre, on veut poursuivre, savoir et les accompagner nous aussi.

Cette bande hétéroclite me laissera un bien agréable souvenir, leurs échanges sont mêlés d’humour, de petites piques par moments ou même de vrais coups bas mais ils nous montrent aussi et surtout au final que parfois, des inconnus peuvent nous apporter bien plus que les gens qui partagent notre vie depuis toujours.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)