Archives pour la catégorie Duo lecture

[Duo lecture] La vie rêvée des chaussettes orphelines, Marie Vareille

Pourquoi ce livre :

(Lunatic) J’ai lu deux romans de l’auteure avec plaisir. Je savais que j’allais forcément passer un bon moment de lecture.

(MadameOurse) J’avais été très agréablement surprise lors de ma lecture de Là où tu iras j’irai. Je lorgnais sur ce nouveau titre de la même manière que je bave devant toutes les nouvelles parutions des éditions Charleston en fait ! {Spoiler : le nouveau Martha Hall Kelly a de grandes chances d’arriver dans ma PAL d’ici les prochains mois (= j’ai pas l’intention de lui résister)}.

La couverture :

(Lunatic) Passons sur le bandeau intégré à la couverture et que j’aimerais chaque fois pouvoir retirer sur les titres des éditions Charleston. La couverture colle au titre du roman, mais j’avoue ne pas en être fan pour autant.

(MadameOurse) J’aime les coloris, c’est léger, simple, attractif.

La quatrième de couverture :

En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d’angoisse à l’idée que le drame qu’elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface.
Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n’a qu’un objectif : repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasque dont le projet se révèle pour le moins… étonnant : il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde. La jeune femme ne s’en doute pas encore, mais les rencontres qu’elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie.
Devenue experte dans l’art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu’à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler son passé ?

Après lecture :

(Lunatic) Ce titre et cette couverture sont bien trompeurs. J’étais loin d’imaginer la claque qu’allait me mettre ce roman. Je pensais lire un roman chick litt frais, divertissant et plein d’amour. Il n’est est rien. Même si d’amour il en est beaucoup question, ce roman est bien plus que cela. Dès les premières lignes j’ai aimé Alice, cette jeune femme névrosée, angoissée et à l’âme si triste. On sent tout de suite qu’elle fuit quelque chose ou quelqu’un? Quel drame veut-elle fuir? En parallèle de ses aventures parisiennes, on en apprend davantage sur elle à travers les pages de son journal intime datant  de 2012. Et là je n’ai pas pu m’empêcher de m’identifier à elle. Son désir d’enfant, les échecs. La description qu’Alice en fait est très juste et réel (moi aussi j’en ai bouffé de l’huile d’onagre, je voyais plus souvent ma gynéco que mes amies et le jus d’ananas n’a rien changé malheureusement…)  Grâce à ce journal, elle nous parle de sa famille, de son enfance, et de sa soeur Scarlett. Moins d’une année les sépare, elles se ressemblent autant qu’elles sont différentes. Et je peux avouer que j’ai eu aussi un vrai coup de cœur pour Scarlett.

Difficile d’en dire davantage, mais sachez juste que ce roman est une pépite. Rien n’est facile, aisé et simple pour nos personnages. Vous partirez à la rencontre de deux sœurs éloignées mais pourtant si fusionnelles. Et quand lentement, vous comprendrez où vous mène le récit, vous allez être bluffés. Marie Vareille va vous surprendre. J’ai avalé le roman en une journée, je ne pouvais pas le lâcher. Je peux affirmer que les sœurs Smith-Rivière resteront longtemps dans un coin de ma tête et de mon cœur.

(MadameOurse) Marie Vareille nous livre ici une si grande et belle oeuvre, une histoire de secrets, une histoire de famille, de sœurs, une histoire de sens à la vie après un drame. L’histoire d’Alice m’a moi aussi chamboulée, j’ai été prise dans le rythme des pages avec l’alternance parfaitement dosée de chapitres du présent et de rappels du passé via le journal intime de la jeune femme. Je voulais comprendre, faire le lien entre Alice, jeune mariée qui travaille dans la banque et qui n’arrive pas à avoir un bébé (moi aussi cette partie de l’histoire m’a touchée au plus profond) et Alice, seule au monde, qui s’installe à Paris et cherche un travail. J’ai aussi été touchée par l’enfance des 2 sœurs, Alice et Scarlett, si unies par leur faible écart d’âge, l’une aimée par sa mère, l’autre non. J’ai trouvé ça si triste pour elles deux la façon dont elles ont du se construire. C’était terriblement émouvant de lire leur enfance, de découvrir la construction des personnages depuis leur plus jeune âge.

L’Alice du présent a forcément vécu quelque chose de dramatique sinon comment expliquer qu’elle soit refermée sur elle même ainsi ? Qu’elle ne souhaite s’attacher à personne ? Ni collègues, ni voisins, ni amis et encore moins d’amour, ce n’est pas une vie. Puis Alice va trouver ce travail qui ne l’intéresse pas du tout, pour le développement de cette appli ayant la volonté de réunir les chaussettes orphelines. Il lui faut gagner de l’argent, elle accepte donc ce poste. Et vont alors entrer dans sa vie des personnes qui s’y feront une place et qui viendront peu à peu dénouer les cadenas autour de son cœur.

Je ne sais pas pourquoi j’avais vu venir le secret au cœur du roman, qu’est ce qui a pu me mettre sur la piste mais …. juste … wouaouh. Vous savez ? C’est comme une révélation de roman phénoménale, qui fait écho dans vos propres entrailles, nouées par l’émotion ? Alors, oui, oui, oui j’ai aimé, plus qu’aimé cette sublime histoire. Le soufflé est un peu retombé avec les pistes ouvertes pour la nouvelle vie d’Alice mais je n’oublierai pas les émotions que Marie Vareille a su me faire vivre.

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[Duo lecture] Les victorieuses, Laetitia Colombani

Pourquoi ce livre :

(Lunatic) Je n’avais pas aimé le premier roman de l’auteure. Mais j’avais envie de lui laisser une seconde chance.

(MadameOurse) Contrairement à Lunatic j’avais vraiment beaucoup aimé La tresse et je voulais relire Laetitia Colombani.

La couverture :

(Lunatic) Cette superposition de visages anonymes et ces couleurs criardes fait de cette couverture un objet bien voyant, qu’on ne peut louper dans les rayonnages, à l’image de son précédent roman.

(MadameOurse) Pour ceux qui ne le savent pas encore je n’aime pas le rose. Du coup les coloris de cette couverture ne m’attirent pas du tout. Mais elle est moderne.

La quatrième de couverture :

A 40 ans, Solène a tout sacrifié à sa carrière d’avocate : ses rêves, ses amis, ses amours. Un jour, elle craque, s’effondre. C’est la dépression, le burn-out. Tandis qu’elle cherche à remonter la pente, son psychiatre l’oriente vers le bénévolat : sortez de vous-même, tournez-vous vers les autres, lui dit-il. Peu convaincue, Solène répond pourtant à une petite annonce :  » association cherche volontaire pour mission d’écrivain public « .  [Quatrième de couverture volontairement tronquée]

Après lecture :

(Lunatic) J’avais trouvé La tresse ennuyeux, fade et sans saveur. Je me suis donc lancée dans ce nouveau roman avec un peu d’appréhension. Le chapitre d’ouverture commence fort, et on comprend que le moment de lecture qu’on s’apprête à passer aux cotés de Solène ne va pas être très facile. Avocate brillante, une vie personnelle qui l’est moins, un procès perdu et c’est le burn out. Solène plonge, son moral vacille, ses envies, ses espoirs disparaissent.

Elle s’embarque dans une mission qui s’annonce difficile en postulant pour être écrivain public au sein d’un foyer de femmes. Elle y va à reculons, redoutant la rencontre avec ces femmes et pensant n’avoir rien à apporter à ces résidentes. Doucement les liens se tissent, les méfiances se tassent et Solène a l’impression de servir à quelque chose.

En parallèle à ce récit, on rencontre une autre jeune femme, Blanche Garcin. On est au début du 20ème siècle, entre les deux guerres et l’auteure nous dresse le portrait d’une femme exceptionnelle. Forte, libre, moderne et résolument tournée vers les autres.  je n’avais pas lu la 4ème de couverture, je pensais lire un roman, et j’ai vite compris que tout ne pouvait pas être que fiction. Le palais de la femme existe vraiment.

Le récit a alors pris un autre sens à mes yeux. Ce roman n’est pas juste l’histoire de ces deux femmes, c’est l’histoire de plusieurs femmes, de ces résidentes que l’on rencontre, de celles dont l’auteure ne parle pas, mais qui ont vécu dans ce foyer ou y vivent toujours. Je l’ai trouvé dur à lire, j’étais mal à l’aise au cours de ma lecture. Un peu l’impression d’être une lectrice voyeuriste : venez lire la misère des autres, la souffrance de ces femmes à qui la vie ne sourit pas vraiment…  Je suis surement passée à coté du message que souhaite délivrer l’auteure. Un roman que j’ai préféré au précédent, mais qui malheureusement ne me laissera pas un souvenir terrible. Et je pense bien que je m’abstiendrai de lire le prochain.

(MadameOurse) Voici un duo lecture qui va être assez riche en terme d’avis car je ne partage pas le ressenti de Lunatic. Moi j’ai aimé ce roman, les personnages qui nous sont présentés, je me suis prise d’empathie pour ces femmes; car si le titre, Les victorieuses, est bien au féminin c’est parce que ce ne sont que des femmes dont nous allons lire l’histoire.

J’ai particulièrement aimé l’agencement du roman qui va astucieusement venir nous conter diverses histoires et destinées par le biais de Solène, cette avocate qui va se retrouver bénévole au Palais de la femme.

C’est à cet endroit, que va se dérouler la majeure partie du roman. Le lieu est aussi un des personnages du roman, son histoire va nous être contée par la voix de Blanche, la femme qui a eu l’idée de donner à ce lieu l’utilisation de foyer uniquement destiné aux femmes. Un projet colossal qui nous replongera au cœur des années 20. A cette époque déjà, les femmes seules avaient besoin de pouvoir trouver un tel lieu d’accueil.

Et de nos jours, via la voix de Solène, ce sont Binta, Sumeya, Cynthia, Iris, Salma, Viviane, La Renée qui vont raconter leur histoire à cette avocate qui se propose bénévolement de les aider à écrire leurs courriers. Ça m’a touchée car ces destinées si différentes mènent toutes à la misère. C’est terriblement triste de voir à quel point une vie peut chavirer. Migrante, jeune fille qui fuit sa famille, femme divorcée sans ressources, SDF, tant de parcours de vie qui les mènent là et sans possibilité de remonter la pente. Comme Solène qui va réaliser la dureté de la vie, j’ai été touchée par ce roman. Pour cette avocate d’ailleurs, c’est un gros passage à vide de sa vie, après son burn out professionnel, elle est en quête de sens à sa vie et ces rencontres vont la chambouler et la faire vaciller de nouveau. Au final, j’ai beaucoup aimé le ton du roman, rien de larmoyant mais un récit doux, simple et plein d’acceptation. Moi je vous le conseille !

[Duo lecture] Quand nos souvenirs viendront danser, Virginie Grimaldi

Pourquoi ce livre :

(MadameOurse) Après de nombreux avis depuis la parution du nouveau roman de Virginie Grimaldi, j’ai eu envie de me laisser tenter à mon tour. Bien évidemment, je l’ai proposé à Lunatic car je me doutais qu’elle voudrait le lire aussi.

(Lunatic) Une évidence tout simplement. Mon rdv lecture de mai depuis quelques années…

La couverture :

(Lunatic) Les couvertures de Virginie Grimaldi sont toujours colorées, vives. Celui ci ne déroge pas à la règle et j’adore.

(MadameOurse)  Après lecture on sait à quel point ce couple en couverture est représentatif du roman. J’aime la typographie d’écriture du titre, je suis moins fan des coloris.

La quatrième de couverture :

Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.
Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé, nos souvenirs sont accrochés aux murs et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue. Nous ne sommes plus que six : Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et moi, Marceline.
Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos mémoires, nos vies –, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus. »
À travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié.

Après lecture :

(Lunatic) Bienvenue à l’impasse des colibris, où un groupe de d’octogénaires y a passé une grande partie de leurs vies. La vie a éloigné ce groupe de voisins, les haies séparent les jardins, les rideaux se ferment. Mais l’annonce de la prochaine destruction de l’impasse pour y installer une école rapproche nos personnages et c’est le moment pour Marceline de nous conter l’histoire de cette rue, de sa famille, de ses voisins. Une histoire de vie, de rencontre, d’amour, de naissance, de mort. Les moment joyeux qui laissent place aux malheurs, aux colères, aux espoirs, puis aux sourires à nouveau. En parallèle, ils vont s’unir pour tenter de barrer les projets du maire. Ce dernier, on le comprend très vite a grandi aux colibris, alors comment peut-il détruire l’endroit où il a grandi? Et si un drame s’y était déroulé?

J’ai dévoré ce roman : il est doux, tendre, touchant, marrant et épatant. On y retrouve toute la sensibilité de l’auteure, à travers des personnages émouvants, des scènes de vie pleines de générosité et de tendresse. On vit avec eux les moments de joie et les coups durs qui jalonnent leurs vies. On aime avec Marceline, on rigole avec Rosalie, on souffre avec Gustave, on rit, on pleure, on frissonne. Virginie Grimaldi a vraiment su nous dépeindre une galerie de personnages originale et pourtant si proches de nous. On retrouve également sa touche d’humour bien à elle, avec ses jeux de mots que j’affectionne tant. De quoi dédramatiser un peu le cœur du roman.

J’ai refermé ce livre un brin pensive, dérangée et soucieuse. Avec MadameOurse nous n’avons pas du tout eu le même regard sur le final du roman. Je n’en dirais pas plus, mais ça interroge forcément le lecteur.

Ce qui est sûr, c’est que dans 40 ans je veux moi aussi rejoindre le clan des « Octogéniaux » et continuer de regarder mon « Anatole » avec autant de bienveillance et d’amour que Marceline.

(MadameOurse) Je dois avouer que j’avais moyennement aimé le roman que Virginie Grimaldi nous avait offert l’an dernier. Et pourtant, cette nouvelle histoire me faisait envie. J’aime la femme qui se cache derrière l’auteure, son empathie, sa sensibilité et je suis ravie d’avoir plongé à ses côtés dans l’histoire d’Anatole et Marceline.

Dans ce roman, tout va si vite, les chapitres sont courts, vous serez vite immergés dans l’impasse des Colibris. Vous allez vous dire, encore un chapitre et j’arrête et vous ne le ferez pas. Il y a une bonne dynamique de lecture ponctuée entre le présent de la bande d’octogénaires et les souvenirs de Marceline, depuis 1955, année de son mariage avec Anatole et leur installation dans cette maison qui sera le réceptacle de tous leurs souvenirs.

Menacés d’expulsion, le couple et leurs voisins, devenus des amis depuis bien longtemps, vont se battre contre le maire qui souhaite implanter une nouvelle école à la place de leurs maisons. Ledit maire est justement un enfant ayant grandi dans cette impasse alors pourquoi cette décision ? Leur en veut-il ? On est intrigués, on se doute qu’un événement a eu lieu et on hâte de dérouler le fil des souvenirs pour savoir ce qu’il en est.

Les actions que vont entreprendre le groupe des Octogéniaux, comme ils s’appelleront eux mêmes, sont de vraies bouffées d’air pur, on rigole tant de leurs idées que des dialogues désopilants entre eux. Virginie Grimaldi a ce talent de conteuse, elle sait nous faire rire et elle évoque si bien les réalités de la vie, tout y est, c’est sensible et ça nous touche forcément. C’est la vie de tout un chacun mise en valeur par les plus jolis mots.

En bref, lisez ce livre pour ses personnages (la répartie de Marceline, voir extrait), pour l’humour permanent des situations contées (le mariage de Dylon et pupute, inoubliable), pour sa sensibilité, pour la réalité de la vie qui court entre chaque page et pour l’Amour avec ce grand A qui est aussi bien l’amour d’une vie, l’amour d’un couple que l’amour filial ou l’amour amical. Et j’espère que vous passerez alors un bien joli moment d’émotions.

[Duo lecture] Les derniers jours de Rabbit Hayes, Anna Mc Partlin

Pourquoi ce livre :

(MadameOurse) J’ai eu l’occasion de trouver ce roman en bourse aux livres l’an dernier et il faisait parties des livres que je voulais découvrir cette année.

(Lunatic) J’ai toujours lu de bon retours sur ce roman, j’avais envie de le découvrir sans même lire la 4ème de couverture! Était-ce une bonne idée?

La couverture :

(Lunatic) Une couverture très attrayante, fleurie, colorée. Très chouette.

(MadameOurse) Tout comme Lunatic ! 😉

La quatrième de couverture :

Quand Mia, surnommée affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n’a plus que neuf jours à vivre.
Tous ses proches sont présents à ses côtés pour la soutenir. Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant, Davey et Grace, son frère et sa soeur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille, Juliet, sa fille de 12 ans qu’elle élève seule, et enfin Marjorie, sa meilleure amie et confidente. Au fur et à mesure que les jours passent et que l’espoir de la sauver s’amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s’interroger sur leur vie et la manière dont ils vont continuer sans celle qui leur apporte tant.
Car, si Rabbit a elle-même perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage.

Après lecture :

(MadameOurse) J’aime bien me laisser emporter dans des lectures « à l’aveugle », sans savoir de quoi il sera question et c’est clairement ce que j’ai fait d’abord en achetant ce roman sans en lire la 4ème de couverture puis en le commençant. On m’a dit « il est triste », je ne le savais même pas.

Mia, surnommée Rabbit depuis son enfance, a 40 ans, une fille adolescente et une famille aimante qui va l’accompagner lors de ses « derniers jours ». Car Rabbit a un cancer et il ne lui reste plus que quelques jours à vivre. Ce roman va retracer ainsi les derniers jours de sa vie. L’auteure a choisi, je trouve, un angle d’attaque à son sujet original. Il ne sera pas question ici du combat contre le cancer, que Rabbit a bien mené avant d’en arriver à ce stade, il sera assez peu question de santé aussi finalement, Rabbit souffre, c’est la fin mais il n’y a que très peu de détails médicaux dans l’histoire. Je trouve que toute l’histoire est plutôt centrée sur les liens familiaux, la perte qui va arriver pour les proches de Rabbit et la tentative de se préparer au deuil en vivant au mieux les derniers jours qui leur sont offerts.

La famille et les amis de Rabbit m’ont beaucoup plu, il y a un environnement très aimant entre eux, ils sont soudés et ils gardent une place importante pour l’humour dans leurs échanges, comme ils l’ont toujours fait. Mais bien sûr ils souffrent, bien sûr ils ne réagissent pas tous de la même manière, on le voit bien avec les parents de Rabbit et leurs réactions si opposées. Sans avoir vécu ce que la famille de Rabbit vit, le roman m’a eu l’air plutôt réaliste.

L’histoire n’est pas centrée que sur Rabbit, on revisite aussi sa jeunesse, sa bande d’amis et notamment son attraction si forte pour Johnny. Là il y a eu un élément du roman que je n’ai pas trop bien compris car Johnny a lui aussi disparu jeune des suites d’une dure maladie. Je n’ai pas saisi pourquoi l’auteure avait souhaité faire un si gros parallèle entre les deux personnages de son roman, je n’en ai pas vu l’intérêt.

J’ai aimé ce roman sans en être émue aux larmes comme cela a pu être le cas de Quand la nuit devient jour. Pour moi finalement cette lecture n’était pas à la hauteur de ce que j’en attendais après tous les avis élogieux que j’ai vu passer.

(Lunatic) J’ai commencé ce roman sans avoir lu la 4ème de couverture, je ne savais donc rien de l’histoire. Même si le titre du roman laissait présager le scénario, je ne m’attendais pas un tel récit. Mia que l’on surnomme Rabbit, qui se bat contre un cancer quitte l’hôpital. Non pas pour rentrer chez elle, mais pour rejoindre un centre de soins palliatifs où elle pourra passer ses derniers jours un peu plus sereinement, entourée de ses proches. Ses 9 jours nous permettent d’en savoir plus sur Rabbit, sur son passé et c’est l’occasion pour le lecteur de faire connaissance avec les membres de sa famille, sa fille Juliet et un certain Johnny, l’amour de jeunesse.

Ce roman m’a vraiment foutu le bourdon. Je reprenais ma lecture à chaque fois avec une boule au ventre. Je ne voulais pas le finir, je ralentissais ma lecture, comme si je pouvais ainsi repousser le final que l’on connait rien qu’en lisant le titre du roman. J’étais très mal à l’aise, j’avais l’impression de ne pas avoir ma place dans cette histoire. Cette sensation de m’immiscer en tant que lecteur dans l’intimité de cette famille, qui vit le pire. Alors que le roman pourrait appeler beaucoup d’émotions, j’avoue avoir été assez insensible aux personnages malgré toutes leurs qualités. Il n’y a que Juliet qui a su me toucher un peu, lorsque j’imaginais quelle pourrait être sa vie sans mère et comment cette jeune fille allait pouvoir se construire avec cet absence.

Au final sans m’ennuyer, il m’a manqué un je ne sais quoi pour vraiment apprécier ce roman. Malgré toute la bienveillance, générosité et bienveillance qu’il dégage, je l’ai trouvé terriblement triste, et ce n’est pas ce que j’attends personnellement d’un roman.

[Duo lecture] Une vie à t’attendre, Alia Cardyn

Pourquoi ce livre :

(MadameOurse) Je suis tombée sur une bonne occasion pour acheter ce livre et n’ai pas résisté, Alia Cardyn est une auteure que je suis depuis peu sur Instagram et j’ai plaisir à échanger avec elle sur plein de sujets, j’avais donc envie de découvrir ses romans. Et comme Lunatic l’avait aussi, on a programmé une lecture duo, pile pour ce beau WE où nous nous sommes rencontrées.

(Lunatic) Ce roman m’attendait depuis janvier sur ma PAL, alors autant le sortir pour une lecture duo comme on aime tant en faire.

La couverture :

Comme vous pouvez le voir ci-dessus, nous n’avions pas la même version du roman, Lunatic ayant le grand format Charleston et moi l’édition poche du même éditeur.

(Lunatic) Une couverture douce, avec ce papillon promesse de légèreté et poésie?

(MadameOurse) Les deux couvertures sont assez similaires dans l’idée mais pas dans les mêmes coloris. Je vous avoue que je préfère celle du poche. Maintenant ces bras nus, je ne vois pas trop leur rapport avec l’histoire…

La quatrième de couverture :

Qui devient-on dans une vie où des parents disparaissent mystérieusement ? Rose a six ans quand la tragédie se produit. Dans ce quotidien bouleversé, elle grandit avec sa version de l’histoire, ni douce ni porteuse. Qui Rose serait-elle aujourd’hui si elle ne pensait pas qu’ils l’ont abandonnée ? C’est la question que se pose celui qui l’a toujours aimée.
À Bali, seize ans après leur disparition, Rose découvre quelques mots sur un carton. Ils sont les premiers d’un périple essentiel. Comprendre ce qu’il est arrivé à ses parents, tisser un lien puissant avec une mère qu’elle découvre à travers l’écriture, et surtout, commencer à s’aimer.

Après lecture :

(Lunatic) Les premiers chapitres étaient prometteurs. L’histoire de cette petite fille qui se réveille dans une maison vide, ses parents ayant disparu. J’ai commencé par avoir pas mal d’empathie pour Rose, mais rapidement les divers sauts dans le temps m’ont perdue et je n’ai finalement pas réussi à m’attacher à ce personnage. J’ai eu beaucoup de mal à situer les lieux et les temps des chapitres, devant souvent retourner en arrière pour bien resituer les actions. Le récit manque de fluidité, les changements de narration m’ont vraiment déstabilisée. On assiste à l’évolution du personnage de Rose, à sa construction en tant que femme et mère malgré ce manque et l’absence de parents qui a marqué son enfance.

Doucement, subtilement, la vérité va resurgir après avoir reçu des mains d’un inconnu un papier bien mystérieux. je n’en dirai pas d’avantage, vous laissant découvrir tout ça. Je peux dire que j’ai bien plus apprécié le personnage de Gabrielle , la mère de l’héroïne que Rose. Les derniers chapitres semblaient plus maîtrisés, et le final bien que n’apportant rien d’extraordinaire au roman m’a permis de refermer ce roman sur une note positive avec une issue porteuse d’espoir et de bonheur.

(MadameOurse) Je vous avoue que j’ai eu du mal à me plonger dans ce roman, perturbée dès le début par l’alternance entre deux époques dans lesquelles j’ai été perdue. Il y a l’enfance de Rose et notamment ces années à partir desquelles ses parents disparaissent. Et puis on la suit jeune femme, toujours perdue dans sa vie, émotionnellement blessée et ne sachant plus s’attacher socialement à des personnes, trop détruite par cet abandon qu’elle n’a jamais pu comprendre, l’enquête de la gendarmerie ayant malheureusement fait chou blanc.

Un jour, elle coupe les ponts dans son quotidien et part au bout du monde. Et c’est là qu’un inconnu va la mettre sur la piste une nouvelle fois, de la quête de ses parents en lui remettant notamment le journal intime de sa mère. Malheureusement, je n’ai pas su être captivée par les révélations qui nous sont faites alors parce que tout s’embrouillait encore pour moi. Si j’avais deviné qui était le mystérieux homme, je lisais chaque passage sans trop comprendre, qui parlait, Rose enfant, Rose adulte, sa mère dans son journal ? J’ai malheureusement traversé toute ma lecture ainsi, un peu perdue.

Par conséquent je ne vais pas dire grand chose de plus sur cette lecture que j’ai déjà oubliée. En revanche, j’ai un autre livre de l’auteure dans ma PAL et je compte bien lui donner sa chance prochainement parce que ce titre était son premier roman et que je veux me faire un avis plus complet sur l’auteure qu’elle est.