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La sang des Belasko, Chrystel Duchamp

Quatrième de couverture:

Cinq frères et sœurs se réunissent dans la maison de leur enfance, la Casa Belasko, une imposante bâtisse isolée au cœur d’un domaine viticole au sud de de la France.Leur père, vigneron taiseux, vient de mourir. Il n’a laissé qu’une lettre à ses enfants, dans laquelle sont dévoilés nombre de secrets.

Le plus terrible de tous, sans doute : leur mère ne se serait pas suicidée – comme l’avaient affirmé les médecins six mois plus tôt. Elle aurait été assassinée…Au cours de cette nuit fatale, les esprits s’échauffent. Colères, rancunes et jalousies s’invitent à table. Mais le pire reste à venir. D’autant que la maison – coupée du monde – semble douée de sa propre volonté.

L’avis d’Audrey :

Comment vous parler de ce thriller sans justement trop vous en dire ! Sachez  que dès les premières lignes, l’auteure va vous prendre par la main, pour vous amener doucement dans un récit étouffant et addictif. Le prologue a su me saisir immédiatement : ce n’est pas l’un des personnages, mais une maison familiale qui nous interpelle.

« Cette première nuit de l’été, la plus courte de l’année, fut la plus longue de mon existence. Je savais ce qui m’attendait. Je savais que les cinq frères et sœurs hausseraient le ton et que j’assisterais, impuissante, à leurs querelles. Mais jamais je n’aurais imaginé être témoin d’une telle tragédie »

La fratrie Belasko se réunit dans la maison de famille après le décès de leur père pour ouvrir le testament. Une fratrie où l’on comprend bien vite que la bonne entente n’est pas vraiment au rendez-vous. Au fil des chapitres, des personnages et des retours entre passé et présent dans le récit, on devient témoin, comme la villa, des rancœurs, des disputes et des conflits qui règnent dans cette famille. Alors quand à la simple révélation d’un testament, s’ajoute une annonce concernant le décès de leur mère quelques mois avant la disparition du patriarche, tout explose. Et quand les dispositifs de sécurité de la maison les empêchent de s’en échapper, l’auteure nous dresse alors un huis clos familial, dans lequel on ressent toute la tension présente dans la maison, la peur et les angoisses de chacun.

Les personnages sont minutieusement décortiqués, afin que l’on puisse essayer de comprendre tous les enjeux et conséquences de leur passé familial. Tout s’accélère, on se demande jusqu’où la fratrie va aller durant cette nuit de cauchemar. Un roman qui se dévore en quelques heures, difficile à refermer. J’ai vraiment eu la sensation d’être enfermée moi aussi au cœur de la Casa Belasko.

Ce roman laisse une impression très positive sur moi. J’imagine tellement cette histoire mise en image pour une série ou un film. Les dialogues cinglants, les scènes, les personnages et cette intrigue à la construction si bien menée prenaient vraiment vie dans mon imaginaire.

En refermant ce roman, je me dis que je vais bien vite m’intéresser à son précédent titre, L’art du meurtre pour me replonger dans l’univers de l’auteure qui a su me ici me conquérir.

Ma notation :

Un huis clos angoissant, pleins de rebondissements. J’ai beaucoup aimé.

(Merci à Mylène de L’archipel pour cette lecture)

Le cri des corbeaux, Matthieu Parcaroli

Quatrième de couverture :

Après avoir participé à un concours en ligne, Julie et Théo gagnent un week-end pour deux tous frais compris dans une sublime villa à la montagne près du lac des corbeaux.
Pour ce jeune couple modeste, c’est le voyage de noces qu’ils n’ont jamais pu s’offrir. Sur place, le rêve s’arrête net lorsqu’ils voient débarquer un autre couple, eux aussi vainqueurs du concours. Comble de la malchance, le lieu, perdu dans la nature enneigée, ne semble pas desservi par le réseau. Impossible de contacter les organisateurs du jeu. Mais le séjour romantique bascule véritablement dans le cauchemar lorsqu’ils se rendent compte être enfermés dans cette immense propriété et que l’un d’eux disparaît au cours d’une coupure d’électricité.
La peur est un vilain défaut… et nos personnages vont l’apprendre de la plus cruelle des façons.

L’avis de Lunatic :

Julie gagne un séjour romantique suite à un concours sur internet, de quoi ravir Théo son compagnon. Ils sont conduits à bord d’une voiture aux vitres opaques par un chauffeur assez énigmatique sur les lieux du séjour: Une superbe villa, au cœur des Vosges. La villa sera le centre de l’intrigue, le centre d’un huis clos assez infernal. Théo et Julie vont être dérangés par un autre couple, eux aussi gagnants du concours. Autant le dire tout de suite, les relations entre les deux couples ne sont pas des plus cordiales dès le début. Chacun voulant profiter des lieux seul. Rapidement, le séjour prends une autre tournure que celui de détente et de repos escompté. Panne de réseau, électricité qui lâche et disparition d’un de nos personnages. Quelque chose se trame? Qui est à l’origine de cette disparition? Pourquoi? La villa est devenu une prison. Personne ne peut en sortir, l’atmosphère devient pesante, l’ambiance est étouffante et chacun doute des autres.  Puis une seconde disparition, puis…..

Le rythme du récit est rapide, il n’y a pas de temps mort. Les chapitres s’enchaînent et le lecteur comprends vite que tout était prévu d’avance, mais pourquoi? Qui peut en vouloir à nos deux couples? Les personnages sont finement travaillés, quoiqu’un peu caricaturaux par moment. Je n’ai eu aucune affinité avec eux, ils sont pour certains détestables et c’est qui fait leurs charmes. La villa est un personnage à part entière pour le récit. Sans elle, l’ambiance générale du roman ne serait pas si noire, anxiogène et angoissante.

En parallèle du récit, on a quelques bribes du passé de nos 4 protagonistes. J’ai essayé alors d’y chercher une explication, et je m’étais créée ma théorie. Je pensais avoir la clé du roman. Puis sans n’avoir rien vu venir, le twist final m’a mise une jolie claque. Que j’aime me faire avoir de la sorte! Pourtant une auteure que j’affectionne beaucoup avais usé d’un procédé semblable il y a quelques années, mais je n’avais pas imaginé cette option pour autant.

Un roman bref, court mais intense! Un conseil, jetez-vous sur ces 240 pages pour à votre tour passer quelques jours enfermés dans une villa machiavélique et découvrir pourquoi le roman porte comme titre: Le cri des corbeaux.

Ma notation :

Un premier roman très prometteur. J’ai aimé ce huis-clos sous forme de thriller psychologique. Très réussi.

Et comme Anais serial lectrice, je vais faire preuve d’un peu de chauvinisme. Matthieu Parcaroli est Lorrain, de ma région! Alors je vais lui faire une jolie place dans ma petite bibliothèque et conseiller son roman autour de moi.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)