Sur les ailes de la chance, Georgia Hunter

Quatrième de couverture :

Au printemps 1939, la famille Kurc fait de son mieux pour mener une vie normale, en dépit du danger chaque jour plus proche. Halina savoure son histoire d’amour naissante, Jakob prépare son avenir avec Bella, et Mila s’habitue à son nouveau statut de mère, sous le regard bienveillant de Nechuma, la matriarche de cette joyeuse tribu. Chacun à sa façon tente d’oublier la situation de plus en plus précaire des Juifs dans leur ville de Radom, en Pologne. Mais l’horreur qui envahit l’Europe ne va pas tarder à les rattraper.

Séparés par six années de guerre et cinq continents, des jazz clubs du Paris des années 1930 aux plages de Rio de Janeiro en passant par le goulag sibérien et le ghetto de Varsovie, les Kurc vont traverser la guerre, poussés par la même rage de survivre et l’espoir, immense, qu’un jour ils seront à nouveau réunis.

L’avis de MadameOurse :

C’est une nouvelle fois avec MonJardinLittéraire que j’ai découvert ce roman qui vient de paraître aux éditions Charleston.

Le thème est dur puisque Sur les ailes de la chance retrace l’histoire d’une famille juive pendant la seconde guerre mondiale. C’est un thème que j’ai l’habitude de lire et pourtant cette fois j’ai eu du mal. Je crois que comme je n’étais pas encore très en forme suite à ma grippe, il m’a été pénible de lire cette histoire bien triste. Et pourtant, c’est une histoire qui a une finalité si forte, une lecture que je ne regretterai jamais !

La famille Kurc que nous allons suivre est composé des parents, Sol et Nechuma, leurs 5 enfants, tous en couple au début de la guerre et une petite fille déjà née en 1939, Felicia. Ils vivent à Radom en Pologne, une ville dont les statistiques de survie de la communauté juive sont tristement basses : 1%. Quand la guerre commence, bien sûr, eux n’ont aucune idée de ce que leur famille va traverser. Nous, lecteurs, allons donc découvrir ce que chaque membre de la famille a vécu, comment la vie les a déplacés à travers le monde alors que, sans la guerre, la plupart d’entre eux n’aurait sans doute jamais quitté Radom.

On va les suivre dans toute la Pologne, en Sibérie, en France, en Amérique latine, en Italie, etc. Sur les ailes de la chance est un titre merveilleusement trouvé pour l’histoire de cette famille tant à chaque événement vécu on ressent que c’est la dernière minute pour l’un d’entre eux. Jusqu’au rebondissement. Ça peut paraître génial pour ces gens d’en réchapper ainsi et en même temps ils ont vécu des choses si atroces. J’ai personnellement été plusieurs fois très retournée par la petite Felicia. Il y a un passage où elle est une petite fille de 2 ans et demi et, en lisant ce passage, j’ai vu ma propre fille dans ses conditions-là, je me suis imaginée devoir mettre en place le stratagème auquel a eu recours Mila sa mère, et mon cœur se retournait rien que de l’imaginer. Je me suis projetée dans cette scène et j’en ai les larmes aux yeux d’y repenser, je n’ose imaginer la force qu’il faut pour faire face à tout cela.

Ce roman qui est très dense et complet va évoquer de très nombreuses pages de cette horrible guerre, à travers le traitement réservé aux juifs pendant cette période partout dans le monde. Et il n’y a pas que les nazis qui étaient cruels avec ce peuple ! Et puis, une fois la guerre finie, est venu le temps pour cette famille de se retrouver. Alors que certains n’ont pas eu de nouvelles des autres depuis de nombreuses années, alors que tout le monde doute de retrouver ses parents, frère, sœur. Je ne vais pas vous dire comment ça finit, je préfère que vous le découvriez vous-même. La fin du roman est une ode à la famille, on ressent la force des liens entre eux, c’est une famille superbe et si soudée, une famille au sein de laquelle on se sentirait bien.

Ma notation :

Un roman sublime et un travail colossal pour l’écrire. Bravo à Georgia Hunter dont c’est le premier roman. Foncez le lire !

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2 commentaires sur « Sur les ailes de la chance, Georgia Hunter »

  1. Bonjour Madame Ourse,
    sur le même thème, avez-vous lu « Lutetia » de Pierre Assouline?
    On y découvre ce palace parisien avant la guerre, puis lorsqu’il devient une kommandantur et enfin lorsqu’il accueille les réfugiés des camps de concentration avant qu’il ne rejoignent leurs familles. Ce livre est magnifique, bouleversant, un véritable coup en plein cœur.
    Si vous ne le connaissez pas, je vous invite à le découvrir, je suis certaine qu’il ne manquera pas de vous plaire.
    Amitiés
    Laurence

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