[Duo lecture] L’erreur, Susi Fox

Pourquoi ce livre :

(MadameOurse) J’ai été très tentée par ce thriller mettant une jeune mère en avant. Cette conviction profonde de mère face à un entourage qui ne va jamais la croire, ça m’intriguait !

(Lunatic) J’aime beaucoup les thrillers psychologiques mettant en scène des mères en détresse. Le pitch de ce roman me donnait donc forcément envie. Il était sur notre liste commune des envies lecture 2019, alors un duo s’imposait.

La couverture :

(Lunatic) Un bleu angoissant, un berceau vide… Une couverture glaçante parfaite pour ce genre de roman.

(MadameOurse) Une couverture très lumineuse mais glaciale, elle est parfaite pour le thème.

La quatrième de couverture :

Sasha a toujours voulu un bébé. Sa grossesse se déroule à merveille, jusqu’au jour où elle se retrouve à l’hôpital pour subir une césarienne d’urgence. À son réveil, elle demande à voir son enfant. Alors qu’elle s’attend à vivre un moment magique, Sasha plonge dans un cauchemar bien réel. Le nourrisson qu’on lui amène n’est pas le sien. La jeune mère n’a aucun doute, même si personne ne la croit. Ni les infirmières qui évitent ses questions, ni son mari qui essaie de la convaincre, ni sa meilleure amie, appelée au secours. Pour tous, Sasha souffre d’un stress lié aux circonstances de la naissance. Mais ce serait oublier combien l’instinct d’une mère est profondément ancré en elle, en dépit des apparences. Si le bébé devant elle n’est pas le sien, où est passé son enfant ? Et qui a pu faire cette erreur ?

Après lecture :

(Lunatic) Le prologue du roman donne le ton:

AVANT
Je pensais que j’adorerais être mère.
Je me trompais.
Je n’aime pas ça du tout ; pas même un seul instant. Je sais que je ne suis pas douée pour ça. Ma vie telle que je la connaissais s’est terminée le jour où j’ai accouché. Etre mère est la tâche la plus difficile qui m’ait jamais été donnée.

Sasha se réveille à l’hôpital, elle vient de subir une césarienne. Personne à ses cotés : pas de mari, pas de bébé. Puis elle plonge dans l’horreur absolue. Elle est persuadée que le bébé qu’on lui présente n’est pas le sien. On assiste vraiment à la descente aux enfers de Sasha. On a envie de la croire, mais en tant que lecteur on sait bien que ce n’est pas possible, elle a du se tromper, surtout que sa santé mentale semble être un peu perturbée. Le baby blues probable couplé à un passé familial compliqué ne joue pas en sa faveur.  On passe alors 7 jours à l’hôpital avec Sasha, entre RDV psy, rapprochement avec d’autres mamans et visites familiales.

L’écriture ne connait pas vraiment de temps mort, même si je trouve que certaines scènes  sont répétitives. L’auteure nous raconte le présent, mais aussi le passé via les souvenirs de Sasha et de Mark son époux. On rentre dans l’intimité de ce couple, et dans la souffrance de plusieurs années de combat afin d’avoir un bébé. Sans vraiment pouvoir soupçonner un personnage précis du roman, on en vient  douter de tout et tous. Le final est peu attendu, et son issue loin d’être crédible, mais ça n’enlève pas le plaisir que j’ai eu à lire ce roman.

(MadameOurse) Le roman se passe en Australie et débute sans temps mort : Sasha va mettre au monde son bébé, prématurément suite à un accident de voiture. Césarienne sous anesthésie générale puis le réveil dans cet hôpital froid où elle n’avait pas prévu d’accoucher. Son bébé est en néonatalogie et son mari à ses côtés. Une infirmière plutôt désagréable lui annonce qu’elle a un petit garçon alors qu’elle attendait une fille. Une erreur potentielle qui arrive à bien d’autres femmes mais … ce ne sera pas la seule erreur relevée.

En effet, lorsque Sasha rencontre enfin son petit garçon, elle en est convaincue : le bébé qu’on lui présente n’est pas le sien. Débute alors un combat pour elle afin de faire entendre sa voix aux médecins et à sa famille. Et personne ne la croit, tout est mis sur la dépression du post partum, le choc de la naissance prématurée et bien sûr, les inévitables secrets de famille que Sasha traîne avec elle.

J’ai été gênée par quelque chose au tout début de ma lecture : moi non plus je n’arrivais pas à croire Sasha. D’abord parce que cet instinct maternel qui semblait lui crier que le bébé n’était pas le sien, je l’ai trouvé peu évoqué. Du coup je n’ai pas pu partager le ressenti de Sasha et ai douté tout du long de sa conviction. Mais quelque part… c’était peut être pas plus mal comme ça parce que du coup j’ai lu tout le roman en tentant de disséquer chaque élément de faire une hypothèse sur ce qui serait révélé. Et j’ai fait chou blanc : impossible de voir venir les choses. Le roman est complexe parce qu’il y a l’histoire des personnages : le passé de Sasha et sa propre histoire de famille, un événement dur de sa vie professionnelle, le deuil de son mari qui a perdu son frère jumeau mais aussi les histoires des autres mères de la maternité. Avec tout ça, il y a de quoi faire mille et une hypothèses !

L’erreur est aussi un roman qui évoque le parcours vers la maternité (une grossesse après 8 ans pour Sasha) et évidemment, c’est un sujet qui m’a touchée. Entre les difficultés de la conception, les fausses couches et l’accouchement, je me suis sentie personnellement concernée par ce roman.

L’ambiance est réussie, je n’ai rien vu venir et la révélation finale, si elle ne m’a pas fait crier « ouaouh » est plausible. Je trouve quand même que l’histoire s’achève avec d’autres problématiques ouvertes.

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