Les hautes lumières, Xavier de Moulins

Quatrième de couverture :

C’est une histoire d’amour entre ombre et lumières, celle qui unit Nina, la coiffeuse de Bondy, à son mari Tahar, le chauffeur de taxi marocain.
C’est l’histoire d’un combat : Nina ne parvient pas à tomber enceinte, mais est prête à tout pour devenir mère. Ayant adopté avec Tahar un petit garçon au Maroc, elle se heurte à l’administration, qui refuse qu il soit ramené en France.
C’est l’histoire de désirs qui s’entrechoquent : pendant que la jeune femme, à El Jadida, se bat pour aller au bout de l’adoption, Tahar, resté à Paris, s’éprend d’une photographe qui lui propose son aide afin de rapatrier l’enfant clandestinement…
Une terrible course contre la montre s’engage alors ; dans cette course, certains s’effondreront juste avant la ligne d’arrivée, d autres parviendront à leurs fins mais à quel prix ?
Tous, du moins, auront couru un risque : le risque d’aimer.

L’avis de Lunatic :

Les premiers chapitres de ce roman m’ont mis une véritable claque. Dès les premières lignes, les premiers paragraphes j’ai été saisie par la façon dont Xavier de Moulins a su retranscrire avec perfection ce qu’une femme peut ressentir lorsque l’enfant ne vient pas. L’attente, les doutes, la honte, le désarroi, la souffrance physique et psychique. Quand il nous parle de Nina, de ses FIV, de ses examens, de son dégout d’elle-même, du vide, de toutes ses déchirures, j’ai cru qu’il parlait de moi. Tout ce que ressent Nina, je l’ai ressenti, je tournais fébrilement les pages, les larmes aux yeux croyant revivre mon calvaire. On suit Nina ensuite dans son combat pour faire rentrer en France un petit garçon qu’ils vont adopter au Maroc, un combat difficile et dans lequel elle va se plonger avec ténacité. En parallèle, son époux va se rapprocher d’une belle photographe. On se demande alors si Nina et Tahar vont enfin pouvoir gouter au bonheur.

Il est évident que ce roman m’a tellement touchée car il traitait d’un thème dont je me sens si proche, qui me parait si familier, mais au-delà de ce thème, l’écriture est juste sublime. Xavier de Moulins ne tombe pas dans le pathos, dans le mièvre. Les chapitres sont courts, brefs mais intenses. La psychologie des personnages est bien travaillée, les rendant très réalistes. Le rythme est haletant, avec un langage vif et percutant. Je n’ai pas pu lâcher ce roman, lu d’une traite, et j’en suis sortie totalement chamboulée. Nina et Tahar ont veillé avec moi quelques heures, m’accompagnant dans mes rêves et 48h après ma lecture, une partie d’eux est encore avec moi. Puis ce titre, qui bien avant de lire la 4e de couverture m’a fait penser à un titre de Fauve, que j’ai si souvent écouté pendant mon parcours PMA, ce même titre qu’il cite en exergue de son livre, comme un énième écho à mon parcours. Bref, vous aurez compris que c’est un réel coup de cœur, et une réelle surprise pour ce roman que je lisais au départ sans grande conviction.

Ma notation :

Une lecture touchante qui va me marquer longtemps.

 

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

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Une fois dans ma vie, Gilles Legardinier

Quatrième de couverture :

Trois femmes, trois âges, trois amies que les hasards de la vie et les épreuves ont rapprochées dans un lieu comme aucun autre. Trois façons d’aimer, dont aucune ne semble conduire au bonheur. Séparément, elles sont perdues. Ensemble, elles ont une chance. Au milieu des hommes, cramponnées à leurs espoirs face aux coups du sort, avec tous les moyens et l’imagination débordante dont elles disposent, elles vont tenter le tout pour le tout. Personne ne dit que ça ne fera pas de dégâts…
Toutes les histoires de Gilles Legardinier parlent d’êtres qui doivent apprendre quelque chose de l’existence ou d’eux-mêmes. Fidèle à son humanité, grâce à son talent unique fait d’humour, de sensibilité et d’un exceptionnel sens de l’observation de la nature humaine, il nous entraîne cette fois à la croisée de chemins que nous empruntons tous un jour…

L’avis de MadameOurse :

J’ai eu la chance de pouvoir lire ces derniers jours avant même sa parution, le dernier titre de Gilles Legardinier. Ce même Gilles Legardinier qui a signé LE roman qui a été mon coup de cœur 2016, coup de cœur qui reste à ce jour indétrôné (ce mot ne doit pas exister… tant pis). Partant de là, je ne vous cache pas ma joie à l’idée de pouvoir le lire avec quelques jours d’avance.

Je savais que nous serions dans un tout autre registre, retour à la comédie pour ce cru 2017. J’ai de suite été intriguée en lisant les premiers mots de la quatrième car il s’agit ici de l’histoire de 3 femmes. Histoire écrite par un homme donc. Connaissant la sensibilité de l’auteur, il me tardait de lire ces portraits de femme.

Eugénie, Juliette et Céline nous sont racontées dans leur quotidien, 3 amies de 3 générations avec un trait d’union : le théâtre dont Eugénie est la gardienne. Autour de ce lieu en péril, Gilles Legardinier nous entraîne avec les ingrédients habituels : l’humour en premier lieu qui amène des discours croustillants et des situations cocasses et, en second lieu, cette aptitude à dépeindre la vie humaine. Croyez moi, ces 3 femmes racontées à travers les yeux d’un homme sont bien jolies. Les petites failles qui font la nature des femmes y sont contées, sans jugement mais avec toute la douceur possible.

Autour de ça il y a la vie, l’amour, l’amitié, la famille, le quotidien, les joies et les peines et une bien jolie palette de personnages secondaires. Au cœur du théâtre, il y  a des personnages atypiques et plein de charme que vous aurez, j’en suis sûre, plaisir à découvrir.

Ma notation :

Un roman doux et léger, idéal pour passer un bon moment. A mes yeux toutefois, je trouve Gilles Legardinier encore plus exceptionnel dans ses thrillers. Je suis bien loin d’oublier Le premier miracle mais je suis très touchée du talent de l’auteur pour jongler d’un style à l’autre avec autant de réussite.

Merci à l’agence Gilles Paris de m’avoir permis de découvrir ce roman en avant première. Il parait ce jour aux éditions Flammarion.

La Lectrice De La Semaine (17)

Après une grande pause estivale consacrée à d’autres interviews, il est temps aujourd’hui de reprendre les interviews traditionnelles. Sachez que vous êtes toutes les bienvenues pour y participer, que vous ayez un blog lecture ou non ! N’hésitez pas à nous envoyer vos réponses par mail.

Aujourd’hui, je vous propose de voyager à travers la bibliothèque de Un mot, Une histoire dont le blog va bientôt fêter son 1er anniversaire.

La liseuse : comment t’est venu l’amour de la lecture ?
L’amour pour la lecture est venue très bizarrement… Une déception amoureuse qui m’a complètement coupé du monde, et puis tout bêtement je me suis mise à acheter des livres et à me renfermer dedans… Je sais, il y a plus gai…

La liseuse : A que(s) moment(s) de la journée et où lis-tu ?
En période scolaire, je lis plus souvent le soir dans mon lit, mais pendant le week -end et pendant les vacances, je lis toute la journée des fois.

La liseuse : Tu lis sur papier ou sur écran ?
Sans hésitation, sur papier, je ne pourrai jamais me mettre à lire sur un écran, impossible… Il ne faut surtout pas oublier d’où vient la lecture…

La liseuse : Où te fournis-tu ? Es-tu inscrite à la bibliothèque ?
Je me fournis beaucoup dans les brocantes de lire, car étant étudiante, je ne peux pas me permettre d’acheter comme je lis… Non je n’aime pas aller à la bibliothèque, du moins emprunter car il me faut absolument que les livres m’appartiennent.

La liseuse : que lisais-tu quand tu étais enfant / adolescente ?
Je ne lisais pas du tout quand j’étais enfant, j’étais plus un aventurier ahah.

La liseuse : Quels types de livres t’attirent le plus ? Et ceux que tu n’aimes pas ?
Je lis énormément de romance, d’histoires d’amour, new romance, mais plus je grandis plus je me dirige vers les histoires vraies. Je n’aime pas les livres policier…

La liseuse : Quel est ton rythme de lecture ?
Cela dépend de mon envie, de mes journées, de mes occupations, mais je lis deux/trois livres par mois, j’aimerais changer cela pour lire beaucoup plus.

La liseuse : que lis-tu en ce moment ?


En ce moment je suis en train de lire le tome 3 de Love gamme, puis ensuite je lirai Tu seras notre enfant de Charity Norman.

(NDLR : Un mot, une histoire a répondu au questionnaire au mois de juin donc les avis sur ces livres sont déjà sur son blog.

La liseuse : un roman que tu n’as pas pu finir ?
Le deuxième tome d’After… Une routine trop fréquente, ennuyeux même, mais néanmoins, j’ai fini les séries.

La liseuse : Quels sont tes auteurs fétiches ?
Anna Tod, Collen Hoover, Emma Chase, Jojo moyes, Marc Levy, Harlan Coben …

La liseuse : Quels sont tes romans coups de cœur ?


Mes romans de coup de cœur je dirai : Avant toi de Jojo Moyes, Les derniers jours de Rabbit Hayes d’Anna McPartlin..

 

 

A très vite pour découvrir une nouvelle lectrice de la semaine. N’hésitez pas à nous contacter pour participer.

 

Lectures d’octobre

En septembre, j’ai traversé un petit creux de lecture dont je ne me sens pas encore complètement sortie et je n’ai pas trop respecté mes prévisions livresques. Nous avions attaqué un duo lecture avec Lunatic pour Les jumelles d’Arrowood mais le début n’a su nous captiver ni l’une ni l’autre alors on a préféré, sans regret, l’abandonner. On sait déjà quel titre on envisage pour le prochain duo mais je pense que ce ne sera pas ce mois-ci.

Pour une fois, en octobre, je vais avoir plein de beaux livres papier à découvrir. Ce sont tous de nouvelles parutions. Je les ai obtenus par différents biais, je vous dirai ce qu’il en est en détail de chaque avis. Je suis ravie de les voir entrer dans ma bibliothèque car ils offrent des thèmes très variés et me faisaient tous très envie.

J’ai déjà commencé le prochain Gilles Legardinier et ne devrais pas tarder à le terminer.

Ces 4 romans vont sûrement occuper une majeure partie de mon mois donc je ne vais pas pouvoir prévoir grand chose d’autre à côté. Je réduis volontairement le nombre de tentations sur la plateforme Netgalley pour ne pas être submergée mais je me suis quand même laissée tenter par le dernier Jojo Moyes, auteure qui a tant de succès et que je n’ai pour ma part découverte que cette année.

Ma liste d’ebook à lire n’a pas varié hormis l’abandon sur Les jumelles d’Arrowood. Je suis certaine que je vous sortirai la même en novembre mais bon… je les mets pour la forme. Les deux qui me tente le plus sont ceux du milieu.

Et enfin, une sortie que j’attends depuis un an (si, si!) et qui intégrera forcément ma bibliothèque dès le 4 octobre. Je ne vais pas pouvoir le lire directement mais une fois le planning des romans papier respecté ce sera obligatoirement son tour. Dan Brown, le retour 4 ans après la dernière parution.

Verdict au cours du mois de novembre pour voir ce que j’aurais vraiment le temps de lire. J’aimerais bien avoir des journées plus longues pour lire plus tellement il y a de belles choses à découvrir en ce moment. Mais non, les journées ne font toujours que 24 heures. Et j’ai aussi une lecture en cours depuis début septembre que je souhaite achever. C’est un roman dont je ne parlerai pas ici car il s’agit d’un manuscrit mais sachez juste : j’ai un plaisir immense d’avoir la chance de le découvrir, d’être une des premières à qui l’auteure fait confiance. C’est son bébé, elle a terriblement peur des retours qu’elle va en avoir. Et moi je suis hyper flattée que mon amie me fasse cet honneur d’autant que je connais son talent pour les mots. J’espère que ce manuscrit aura le plus beau des cheminements et que j’aurais un jour la possibilité de vous le présenter ici, à sa parution. C’est une lecture en cours mais l’auteure mérite le succès. Et je lui fais un gros bisou si elle me lit ici.

Une robe couleur de vent, Sophie Nicholls

Quatrième de couverture :

Fabia Moreno vient de s’installer avec sa fille, Ella, dans la petite ville de York, où elle a ouvert un magasin de vêtements vintage. Une boutique de rêve, comme les femmes de York n’en ont encore jamais vu. Car Fabia possède un don pour dénicher la robe idéale et l’ajuster à chaque cliente. Autour de son commerce, bientôt, les destins se croisent, les identités se révèlent et les amours s’épanouissent… mais naissent aussi la méfiance et la jalousie.
L’exubérance de Fabia dérange, et la jeune Ella, à la peau cuivrée, est une adolescente bien mystérieuse.
Parviendront-elles à s’intégrer dans la communauté ?
Quel sombre secret cache Fabia derrière ses tenues flamboyantes et son accent chantant ? Sa fille elle-même sait-elle tout de l’histoire familiale ?

L’avis de MadameOurse :

J’ai lu ce roman dans un creux de lecture et, forcément, cela va s’en ressentir sur mon avis. J’ai débuté ma lecture sans plus de motivation que ça et en lisant petit bout par petit bout.

Au début du roman, Ella et sa mère Fabia s’installent à York. La maman ouvre un commerce de vêtements vintage qui va très vite plaire aux habitantes et Ella est une jeune adolescente sans histoire. Il y a quelques mystères qui sont amenés dans le roman : Fabia et son don pour les vêtements qui brode des mots cachés dans les tenues. Et Ella qui semble voir des couleurs autour d’elle dans certains endroits. J’attendais d’en savoir plus là dessus, sur ce don qui semblait unir les 2 femmes.

Petit à petit, on en apprend plus sur les origines de Fabia (qui n’est pas son nom de naissance). Iranienne, elle a épousé un italien qui ne fait plus partie de sa vie et on ne sait pas bien pourquoi. Est-ce que Fabia le fuit ? Est-il décédé ? Même Ella elle même semble ne pas savoir qui est son père… Fabia raconte également son enfance et conte notamment des histoires de son pays à sa fille. Les récits sont intégrés comme des apartés dans le roman et j’ai bien aimé ces parenthèses. Les contes sont très jolis.

Les petits mystères autour des « dons » m’ont intriguée et attachée à ma lecture mais je dois avouer que j’ai trouvé le récit assez plat. Les événements racontés ne m’ont pas captivée (et je rappelle que j’étais dans un creux de lecture). Il y a tout de même des personnages sympathiques, j’ai aimé les personnages masculins de Billy et David et le cadre de la boutique de vêtements est aussi assez plaisant.

J’ai toutefois été déçue par la fin, un mystère est explicité mais bon c’est pas non plus la grosse histoire hyper marquante et quant aux « dons » d’Ella et Fabia, finalement on ne saura rien de plus, je n’ai pas trop bien compris pourquoi. Je suis donc restée sur ma faim de ce point de vue.

Ma notation :

Une lecture qui ne me marquera pas.

 

(Roman lu en partenariat avec Netgalley et à paraître aux éditions Préludes le 04/10)