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Une dernière danse, Victoria Hislop

Quatrième de couverture :

Quand elle arrive à Grenade pour y prendre des cours de danse, Sonia, jeune Londonienne, ne sait rien du passé de la ville. Une conversation avec le patron du café El Barril va la plonger dans la tragique destinée de la famille Ramírez : soixante-dix ans plus tôt vivaient dans ces lieux trois frères aux idéaux opposés, veillant jalousement sur leur sœur, Mercedes, passionnée de flamenco. Tandis que celle-ci tombe amoureuse du guitariste gitan qui l’accompagne, l’Espagne sombre dans la guerre civile. Quel camp chacun va-t-il choisir ? Quels secrets et trahisons vont déchirer la fratrie à jamais ? Happée par ce récit de feu et de sang, Sonia est loin d’imaginer que sa propre existence en sera bouleversée…

L’avis de MadameOurse :

J’ai ce roman dans ma bibliothèque depuis un moment, je l’avais acheté pour continuer à découvrir Victoria Hislop après avoir adoré L’île des oubliés. C’est un peu par hasard que j’ai décidé de l’ouvrir maintenant.

Après 600 pages et venant de relire mon avis de L’ile des oubliés, je peux vous dire que les romans sont vraiment construits de la même façon : on débute la lecture en suivant une jeune femme à notre époque (ici Sonia) et celle-ci va se retrouver à découvrir le récit de l’histoire d’une famille (ici les Ramirez). Le début du roman a été assez long pour moi, il m’a vraiment fallu la grosse moitié du roman avant de me retrouver happée par l’histoire. On suit donc d’abord Sonia, une anglaise dont le couple est un peu en crise qui va partir faire un stage de danse, sa passion, avec sa meilleure amie, en Espagne.

Elle y rencontre par hasard un vieil homme, tenancier d’un bar, Miguel. Ils vont échanger et petit à petit il va lui livrer l’histoire intégrale de la famille qui était propriétaire du bar dans les années 30, les Ramirez. A partir de là, on change complètement de personnages et on oublie un peu Sonia et Miguel pour se concentrer sur la famille de Pablo et Concha avec leurs 4 enfants Antonio, Ignacio, le toreador, Emilio et Mercedes, la seule fille et danseuse de flamenco très talentueuse. A Grenade dans les années 30, la famille va imploser avec les durs événements que traversera le pays, le début de la guerre civile et l’arrivée au pouvoir de Franco.

Je me suis retrouvée face à ce sujet de l’Histoire que je ne connais absolument pas et que je n’ai pas trouvé très passionnant au début, le climat de conflit permanent ne rend évidemment pas la vie des personnages très plaisante. Mais petit à petit je me suis attachée aux personnages les uns après les autres. Victoria Hislop sait bien mener les choses sur ce point, je trouve, il n’y a pas un personnage clé dans son roman mais plusieurs et elle consacre à chacun une partie du récit. Et puis j’ai appris plein de choses sur cette page de l’histoire et même si ça m’attirait pas plus que ça à la base, ça s’est révélé très enrichissant.

Sur les 200 dernières pages j’étais bien accrochée à ma lecture avec vraiment l’envie d’en savoir plus sur les personnages et notamment sur Mercedes qui vivra sa passion pour la danse jusqu’au bout à travers tous les durs événements qu’elle aura à traverser. La famille a, au global, un destin assez tragique. J’étais tellement prise dans leur devenir à chacun que j’en avais presque oublié Sonia qui revient alors à la surface et amènera une belle conclusion au roman… (je n’en dis pas plus ce serait vraiment dommage)

Ma notation :

Une belle lecture même s’il m’a fallu beaucoup de temps pour m’y attacher. Je conseille ce roman à tous ceux qui aiment découvrir une page de la grande Histoire à travers des vies fictives.

L’île des oubliés, Victoria Hislop

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Quatrième de couverture :

L’été s’achève à Plaka, un village sur la côte nord de la Crète. Alexis, une jeune Anglaise diplômée d’archéologie, a choisi de s’y rendre parce que c’est là que sa mère est née et a vécu jusqu’à ses dix-huit ans. Une terrible découverte attend Alexis qui ignore tout de l’histoire de sa famille : de 1903 à 1957, Spinalonga, l’île qui fait face à Plaka et ressemble tant à un animal alangui allongé sur le dos, était une colonie de lépreux… et son arrière-grand-mère y aurait péri. Quels mystères effrayants recèle cette île que surplombent les ruines d’une forteresse vénitienne ? Pourquoi, Sophia, la mère d’Alexis, a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets…

L’avis de MadameOurse :

Cela fait longtemps que j’ai des échos sur cette auteure qui semble appréciée. Alors lorsque le groupe lecture dont je fais partie via FB l’a proposée en lecture commune ce mois-ci, j’ai sauté sur l’occasion. Et j’ai adoré cette lecture.

Au début du roman, on fait connaissance d’Alexis, une jeune femme en voyage en Crète l’île dont sa mère est originaire. Elle est en quête d’information sur sa famille face au silence de sa mère sur le sujet. Et elle va rencontrer une femme qui va se lancer dans le récit de la vie de sa famille. On part alors dans les années 30 où commence l’histoire de la vie de la famille Petrakis.

C’est une histoire basée sur un fait réel de la vie des Crétois : l’île de Spinalonga a été utilisée pendant de très nombreuses années pour isoler les personnes atteintes de la lèpre. J’ai trouvé ce sujet que je ne connaissais pas du tout très intéressant, à travers une histoire fictive on découvre bien à quel point ce bannissement était dur à vivre (on coupait les mères de leurs enfants, les enfants de leurs parents etc). Et puis au delà de ça, le voyage en Crète et les histoires de cette famille m’ont vraiment absorbée. J’ai toujours aimé les fresques familiales et celle-ci ne fait pas exception à la règle. J’ai complètement oublié au cours de la lecture que c’est la venue d’Alexis en Crète de nos jours qui nous a menée à voyager dans l’histoire de sa famille et du coup lorsqu’arrive le secret que cache la mère d’Alexis j’ai été surprise tant j’avais oublié qu’il y aurait une révélation à venir.

Ce roman est très riche et je ne m’y suis pas ennuyée une minute, tour à tour on découvre comment la colonie de lépreux a recréé une civilisation autonome sur l’île des oubliés puis on suit les villageois de Plaka dans leur vie plus ordinaire, les enfants qui grandissent, se marient, etc. J’ai aimé les personnages d’Eleni, de Maria sa fille, de Giorgis leur père et époux. J’ai râlé contre Anna la sœur et fille, j’ai suivi avec empressement les histoires d’amour de Maria et Anna. Bref, j’ai été totalement subjuguée.

Ma notation :

J’ai adoré, cette lecture est superbe. Une belle histoire de famille avec le dépaysement du cadre grec et le côté culturel de la société des lépreux de Spinalonga, un roman qui amène tout ce que je peux souhaiter trouver dans une lecture. Je vous le conseille vivement, malgré le côté dur de la vie destinée aux lépreux, le roman est vraiment bon !