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[Duo lecture] Celle que je suis, Claire Norton

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Pourquoi ce livre :

(Audrey) Claire Norton m’a séduite dès son premier roman. Il était impensable de ne pas découvrir ce titre.

(Laure) Comme Audrey j’ai lu plusieurs romans de l’auteure et celui-ci m’attirait par le thème des violences conjugales qui y est traité.

La couverture :

(Laure) Une couverture sobre pour une histoire si dure, ce duo mère-fils est vraiment au cœur du roman.

(Audrey) Cette mère et ce fils dégagent beaucoup de douceur et d’amour. Mais après ma lecture je regarde cette couverture différemment. 

La quatrième de couverture :

Valentine vit dans une petite résidence d’une ville de province. Elle travaille à temps partiel au rayon librairie d’une grande surface culturelle. Les livres sont sa seule évasion ; son seul exutoire, le journal intime qu’elle cache dans le coffre à jouets de son fils. Et son seul bonheur, cet enfant, Nathan, qui vient de souffler ses six bougies.
Pour le reste, Valentine vit dans la terreur qu’au moindre faux pas, la colère et la jalousie de son mari se reportent sur Nathan… L’arrivée d’un couple de voisins âgés dans l’appartement d’en face va complètement bouleverser sa vision du monde

Après lecture :

(Audrey) Valentine est une mère de famille comme tant d’autres. Sauf que son quotidien, une fois que les portes de son appartement se referment n’est qu’angoisse et peur. Peur des cris, des gifles, des coups. On assiste aux crises de D. son époux. Un homme manipulateur et violent. L’arrivée d’un couple de nouveaux voisins permet à Valentine de recréer du lien. Faire semblant, toujours, mais pour une fois, elle baisse un peu sa garde. Une rencontre qui s’annonce déterminante, on le comprend vite.

Faut-il vraiment parler de ce roman ? Qu’en dire ? Il n’est pas possible d’en juger l’histoire ou les personnages. On ne peut pas dire que l’on a aimé ou pas. Tout le roman va bien au delà de ces considérations. Il faut le lire, on doit le lire et en parler autour de nous. Pour ne pas se taire, parce que Valentine peut être tout le monde. Valentine peut être notre voisine, notre sœur, notre boulangère, notre collègue.

J’ai lu ce roman avec une sensation de ventre noué tout le long. Les personnages m’ont bouleversée autant qu’ils m’ont mise en colère. Le sentiment d’assister avec impuissance à la violence qui monte de façon crescendo dans cette famille.

(Laure) Claire Norton nous livre avec ce roman un sujet si tristement d’actualité, celui des violences conjugales. Impossible de ne pas avoir la gorge nouée à la lecture de ce roman, impossible de ne pas prier de toutes nos forces pour que Valentine et son fils échappent enfin au joug de violence, de peur et de maltraitance qui pèse sur eux.

C’est une lecture dure de par le thème traité, inévitablement il y a des scènes d’une violence monstre. Mais c’est nécessaire, traiter ce sujet nécessite d’être réaliste et de représenter ce que vivent vraiment ces femmes. Si Claire Norton nous remue à ce point c’est justement parce que son sujet est bien traité.

Heureusement, c’est aussi un roman positif, il n’évoque pas que la spirale infernale de la violence, il n’illustre pas seulement cette femme et mère prête à tout subir pour préserver son fils (une partie du roman qui m’a encore plus choquée). Dans la vie de Valentine, il va y avoir Suzette, cette nouvelle voisine, une ouverture secrète dans la vie de Valentine qui va avoir enfin quelqu’un à qui se confier. Alors, on lit Celle que je suis avec l’espoir fou que Valentine entende, accepte cette main tendue et surtout qu’elle trouve en elle la force de décider de mettre fin à son enfer. Cela aussi on le comprend bien ici, partir n’est jamais simple, bien au contraire et c’est ce qui rend ces violences conjugales encore plus affreuses.

Si un élément du final du roman m’a moins convaincue car non nécessaire à mon sens pour un roman qui avait déjà tout, j’en garderai néanmoins le souvenir d’une lecture poignante et nécessaire. Un livre qu’il faut lire car être sensibilisé à ce sujet est tellement important !

[Duo lecture] Les possibles, Virginie Grimaldi

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Parce que malgré la déception de l’an dernier, Virginie Grimaldi fait partie des auteurs que j’aime lire chaque année.

(Laure)  Pareil,  j’aime suivre Virginie Grimaldi, tout simplement.

La couverture :

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(Laure) Un total coup de cœur, je suis fan !

(Audrey) Une couverture très douce et très reposante. J’aime beaucoup.

La quatrième de couverture :

Juliane n’aime pas les surprises. Quand son père fantasque vient s’installer chez elle, à la suite de l’incendie de sa maison, son quotidien parfaitement huilé  connaît quelques turbulences.
Jean dépense sa retraite au téléachat, écoute  du hard rock à fond, tapisse les murs de posters d’Indiens, égare ses affaires, cherche son chemin.
Juliane veut croire que l’originalité de son père s’est épanouie avec l’âge, mais elle doit se rendre à l’évidence  : il déraille.
Face aux lendemains qui s’évaporent, elle va apprendre à découvrir l’homme sous le costume de père, ses valeurs, ses failles, et surtout ses rêves.
Tant que la partie n’est pas finie, il est encore l’heure de tous les possibles.

Après lecture :

(Audrey) Un père et une fille. Deux personnalités bien différentes mais liées par un amour sans faille. Lorsque Juliane s’aperçoit que son père, Jean, semble « dérailler » par moment, elle décide de prendre les choses en main. Elle l’accueille chez elle, pour le plus grand plaisir de Charlie, son fils, qui trouve un sacré compagnon de jeu. Juliane a alors tout le loisir d’observer Jean, de se souvenir des moments heureux, mais surtout d’en créer de nouveaux.

Un duo père / fille plein de tendresse et d’émotion. Même si pour moi le récit était par moment un peu répétitif et frôlait le caricatural, je me suis surprise à le refermer avec la larme à l’œil. On retrouve dans ce texte tout l’humour, la sensibilité et la bienveillance qui caractérisent tant l’univers de Virginie Grimaldi.

(Laure) Une nouvelle fois, Virginie Grimaldi nous plonge au cœur d’une famille et de ses bouleversements. Une fois de plus, elle met en avant nos anciens, un sujet qui devient très fréquent dans les romans contemporains. C’est famille c’est celle de Juliane, mariée et mère d’un petit Charlie. Un jour, un incident détruit la maison de son père. Accident ou négligence ? Très vite, il semblerait que Jean ne soit pas toujours bien conscient de ce qu’il fait. 

En l’hébergeant chez elle, Juliane va prendre la mesure du problème, de ce père dont la tête ne fonctionne plus comme avant. Alors, il y a le diagnostic, les médecins, les pistes pour l’aider sont malheureusement maigres. Mais il y a aussi et surtout le quotidien, les moments qui restent de la vie, les souvenirs et la possibilité de profiter jusqu’au bout de ces proches qui s’affaiblissent. J’ai aimé cette vision douce de la vie, qui peu à peu nous fait comprendre, que, certes, ces événements sont douloureux pour nous mais qu’on peut les apprivoiser pour en tirer du beau. Une belle leçon de vie, à relire sans doute le jour où l’on y est confrontés.

Et que ne durent que les moments doux, Virginie Grimaldi

Quatrième de couverture :

L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place.
L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu.
L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.

C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

Avec une infinie justesse et beaucoup d’humour, Virginie Grimaldi déroule le fil de leur existence et nous invite à partager leurs joies et leurs angoisses, mais aussi les souvenirs, les rêves et les espoirs.

L’avis de Laure :

Ce livre… il est prévu dans ma whish list depuis des mois, depuis que Virginie Grimaldi nous annonçait cette sortie, ce livre qu’elle n’avait pourtant pas prévu d’écrire. Je l’ai acheté le lendemain de sa sortie, les avis unanimes, élogieux, évoquaient tous un tsunami d’émotion qu’il me tardait de découvrir à mon tour.

J’étais convaincue que j’allais être transportée et émue à mon tour. Mais non. Je vais être totalement à contre courant dans mes mots sur ce titre. Et parce que mon avis n’est pas celui de la majorité, je veux être concise. C’est un roman qui marche très bien et j’en suis vraiment heureuse pour l’auteure, pour la personne si généreuse et drôle que je lis chaque jour sur les réseaux sociaux. Si ce roman vous tente, j’ai envie de vous dire de le lire, de vous faire votre avis.

Pourquoi ça n’a pas marché avec moi ? C’est une question à laquelle il est très difficile de répondre quand on a lu un livre qui ne nous a pas touchée. Pourquoi ? Je n’en sais strictement rien ! L’histoire d’Elise et Lili est une histoire de mères, une histoire d’amour filial, une histoire de moments pas toujours faciles à traverser. Toutes deux traversent une page de leur vie qui va amener du renouveau, les événements du moment nécessitent qu’elles donnent un nouveau tournant à leur vie. Il leur faut se préparer à écrire une nouvelle page. Et on va les suivre dans cette transition.

J’ai attendu l’émotion, le moment-clé qui allait faire chavirer mon cœur, j’étais convaincue qu’il serait là. Mais il n’est jamais venu et j’ai le regret de dire que j’ai refermé ce livre sans avoir ressenti ce que tous les lecteurs évoquent. Et comme c’est un roman dont la clé est l’émotion, si l’émotion ne prend pas, la lecture est mitigée. Ça n’enlève rien à l’affection que j’ai pour l’auteure et au fait que j’aurai certainement envie de lire son prochain roman. Parfois, certaines lectures ne fonctionnent pas et c’est comme ça.

Ma notation :

Une lecture très mitigée, qui n’a pas suscité les émotions attendues chez moi

[Duo lecture] Quand nos souvenirs viendront danser, Virginie Grimaldi

Pourquoi ce livre :

(MadameOurse) Après de nombreux avis depuis la parution du nouveau roman de Virginie Grimaldi, j’ai eu envie de me laisser tenter à mon tour. Bien évidemment, je l’ai proposé à Lunatic car je me doutais qu’elle voudrait le lire aussi.

(Lunatic) Une évidence tout simplement. Mon rdv lecture de mai depuis quelques années…

La couverture :

(Lunatic) Les couvertures de Virginie Grimaldi sont toujours colorées, vives. Celui ci ne déroge pas à la règle et j’adore.

(MadameOurse)  Après lecture on sait à quel point ce couple en couverture est représentatif du roman. J’aime la typographie d’écriture du titre, je suis moins fan des coloris.

La quatrième de couverture :

Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.
Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé, nos souvenirs sont accrochés aux murs et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue. Nous ne sommes plus que six : Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et moi, Marceline.
Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos mémoires, nos vies –, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus. »
À travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié.

Après lecture :

(Lunatic) Bienvenue à l’impasse des colibris, où un groupe de d’octogénaires y a passé une grande partie de leurs vies. La vie a éloigné ce groupe de voisins, les haies séparent les jardins, les rideaux se ferment. Mais l’annonce de la prochaine destruction de l’impasse pour y installer une école rapproche nos personnages et c’est le moment pour Marceline de nous conter l’histoire de cette rue, de sa famille, de ses voisins. Une histoire de vie, de rencontre, d’amour, de naissance, de mort. Les moment joyeux qui laissent place aux malheurs, aux colères, aux espoirs, puis aux sourires à nouveau. En parallèle, ils vont s’unir pour tenter de barrer les projets du maire. Ce dernier, on le comprend très vite a grandi aux colibris, alors comment peut-il détruire l’endroit où il a grandi? Et si un drame s’y était déroulé?

J’ai dévoré ce roman : il est doux, tendre, touchant, marrant et épatant. On y retrouve toute la sensibilité de l’auteure, à travers des personnages émouvants, des scènes de vie pleines de générosité et de tendresse. On vit avec eux les moments de joie et les coups durs qui jalonnent leurs vies. On aime avec Marceline, on rigole avec Rosalie, on souffre avec Gustave, on rit, on pleure, on frissonne. Virginie Grimaldi a vraiment su nous dépeindre une galerie de personnages originale et pourtant si proches de nous. On retrouve également sa touche d’humour bien à elle, avec ses jeux de mots que j’affectionne tant. De quoi dédramatiser un peu le cœur du roman.

J’ai refermé ce livre un brin pensive, dérangée et soucieuse. Avec MadameOurse nous n’avons pas du tout eu le même regard sur le final du roman. Je n’en dirais pas plus, mais ça interroge forcément le lecteur.

Ce qui est sûr, c’est que dans 40 ans je veux moi aussi rejoindre le clan des « Octogéniaux » et continuer de regarder mon « Anatole » avec autant de bienveillance et d’amour que Marceline.

(MadameOurse) Je dois avouer que j’avais moyennement aimé le roman que Virginie Grimaldi nous avait offert l’an dernier. Et pourtant, cette nouvelle histoire me faisait envie. J’aime la femme qui se cache derrière l’auteure, son empathie, sa sensibilité et je suis ravie d’avoir plongé à ses côtés dans l’histoire d’Anatole et Marceline.

Dans ce roman, tout va si vite, les chapitres sont courts, vous serez vite immergés dans l’impasse des Colibris. Vous allez vous dire, encore un chapitre et j’arrête et vous ne le ferez pas. Il y a une bonne dynamique de lecture ponctuée entre le présent de la bande d’octogénaires et les souvenirs de Marceline, depuis 1955, année de son mariage avec Anatole et leur installation dans cette maison qui sera le réceptacle de tous leurs souvenirs.

Menacés d’expulsion, le couple et leurs voisins, devenus des amis depuis bien longtemps, vont se battre contre le maire qui souhaite implanter une nouvelle école à la place de leurs maisons. Ledit maire est justement un enfant ayant grandi dans cette impasse alors pourquoi cette décision ? Leur en veut-il ? On est intrigués, on se doute qu’un événement a eu lieu et on hâte de dérouler le fil des souvenirs pour savoir ce qu’il en est.

Les actions que vont entreprendre le groupe des Octogéniaux, comme ils s’appelleront eux mêmes, sont de vraies bouffées d’air pur, on rigole tant de leurs idées que des dialogues désopilants entre eux. Virginie Grimaldi a ce talent de conteuse, elle sait nous faire rire et elle évoque si bien les réalités de la vie, tout y est, c’est sensible et ça nous touche forcément. C’est la vie de tout un chacun mise en valeur par les plus jolis mots.

En bref, lisez ce livre pour ses personnages (la répartie de Marceline, voir extrait), pour l’humour permanent des situations contées (le mariage de Dylon et pupute, inoubliable), pour sa sensibilité, pour la réalité de la vie qui court entre chaque page et pour l’Amour avec ce grand A qui est aussi bien l’amour d’une vie, l’amour d’un couple que l’amour filial ou l’amour amical. Et j’espère que vous passerez alors un bien joli moment d’émotions.

Duo Lecture : Il est grand temps de rallumer les étoiles, Virginie Grimaldi

Pourquoi ce livre ?

(MadameOurse) C’est un des livres sur les parutions d’avril – mai dont nous avions parlé avec Lunatic en disant qu’on attendait cette sortie. Alors quand il a été proposé sur Netgalley, on n’a pas hésité une seconde.

(Lunatic) Pourquoi? Parce que c’est Virginie Grimaldi, tout simplement.

La couverture:

(MadameOurse) Une bien belle couverture sur un très joli titre. Exactement le genre d’image qui attirerait mon attention sur l’étal d’un libraire.

(Lunatic) Une couverture très sympa: Ce doré sur ce ciel bleu est joli et l’on comprends ce choix au cours de la lecture.

La quatrième de couverture :

Anna, 37 ans, croule sous le travail et les relances des huissiers.
Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l’observe depuis la bulle dans laquelle elle s’est enfermée.
À 17 ans, Chloé a des rêves plein la tête mais a choisi d’y renoncer pour aider sa mère. Elle cherche de l’affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Comme le carrosse de Cendrillon, ils se transforment après l’amour.
Lily, du haut de ses 12 ans, n’aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu’il a quitté le navire.
Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin.

Après lecture :

(Lunatic) Ce roman c’est l’histoire d’une famille. C’est l’histoire d’Anna, mère de 2 filles. Rien ne va plus: perte d’emploi, dettes, une ado qui semble à la dérive et la plus jeune qui semble à l’écart de tout. Sur un coup de tête (quoique un peu aidée par une grand-mère bienveillante), Anna embarque ses filles pour un road-trip en camping car,direction la Norvège. Au hasard de la route, elles vont se greffer à un groupe de touristes. C’est tout une petite tribu que l’on découvre, à laquelle Anna et ses filles vont plus ou moins s’attacher. Entre disputes, rancœurs, espoir et aventures en tout genre, les liens vont doucement se renouer.

J’ai aimé retrouver des personnages croisés dans un autre roman. J’ai aimé cette histoire de femmes, même si j’avais l’impression de tourner un peu en rond par moments. L’auteure a su retourner un peu la situation dans le derniers quart du récit, et on voit les choses différemment, Anna nous surprend alors! Belle surprise. Puis l’écriture, une merveille. Les chapitres donnent alternativement la voix aux 3 femmes de la famille. On a donc 3 style et 3 « ambiances » différentes. Le récit est ponctué d’humour tout le long du récit, même dans les moments graves. Mention spéciale à Lily qui mélange les expressions sans arrêt. Bref une vrai bouffée de bonheur. Mais ça reste entre nous, j’ai quand même préféré ses autres romans. Mais lisez celui-ci, pour vous faire votre propre avis.

(MadameOurse) Dans ce roman, Lily, Chloé et leur mère Anna racontent l’histoire à tour de rôle et cela offre 3 façons de raconter son roman pour Virginie Grimaldi : de manière traditionnelle pour Anna, via des chroniques comme sur un blog pour Chloé et par un journal intime auquel Lily donne un petit nom bien désuet, Marcel. J’ai beaucoup aimé la dynamique que cela amène au récit et le fait que cela nous permette d’être à tour de rôle dans la tête de chacun des personnages.

Lorsqu’Anna arrive au bout d’un quotidien usant de mère célibataire, endettée, perd son emploi et voit ses filles dans une routine morose, elle coupe les amarres et part dans les pays baltiques sur un coup de tête. On va la suivre à travers de beaux paysages que j’ai eu plaisir à découvrir sous la plume de Virgine Grimaldi. La mère et ses 2 filles vont se recentrer, se redécouvrir et apprendre à vivre de nouveau ensemble. Et c’est aux côtés d’une belle panoplie de personnage qu’on les suit. Il n’y a rien d’extraordinaire dans ce roman au final, je trouve. C’est truffé d’humour et c’est quelque chose qui m’a particulièrement plu, comme le dit Lunatic, Lily est la pro des fausses expressions françaises comme découvrir le poteau rose et c’est vraiment amusant à lire. Je crois que je ne me suis pas reconnue dans les personnages d’ados que sont Chloé et Lily, la faute peut être au prénom choisi…. Chloé m’a horrifiée et je priais dans ma tête pour ne pas avoir les mêmes problèmes avec mes adolescentes dans quelques années. Et il y a un truc qui m’a gênée dans la partie de son récit c’est qu’on a l’impression qu’elle tire de grandes leçons positives sur la vie. Mais mince, elle a 17 ans, c’est pas du tout raccord avec son niveau de maturité ou du moins moi je suis sceptique.

Mon avis est nettement plus mitigé que celui de Lunatic, j’ai aimé car c’est léger et on passe un bon moment mais c’est aussi un livre dont je sais que je vais vite l’oublier.

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(Roman lu en partenariat avec Netgalley à paraître le 02/05 chez Fayard)