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Une araignée dans le ventre, Anne Steiger

Quatrième de couverture :

Une araignée vivait en moi, un petit parasite, hargneux et pathétique. Je devais l’empêcher de nuire, trouver le moyen de l’expulser. Anne Steiger a longtemps souffert sans pouvoir mettre de mots sur sa douleur. Il aura fallu dix ans pour qu’un médecin pose enfin un diagnostic : elle souffre d’endométriose. Fin de l’histoire ? Pas vraiment. C’est un véritable parcours du combattant qui commence alors : de médecins en hôpitaux, de prescriptions médicamenteuses en actes chirurgicaux, elle va être confrontée à toutes sortes de traitements, plus ou moins efficaces, et à leurs effets secondaires souvent d’une violence extrême. Jusqu’au jour où elle décide de reprendre son corps en main, d’enquêter sur la maladie et le business qui l’entoure, et de ne plus subir.

L’avis de MadameOurse :

Il est rare que je lise des témoignages mais j’aime bien ça, je trouve souvent cela enrichissant et intéressant. J’ai eu l’opportunité de lire le témoignage d’Anne Steiger via une masse critique Babélio. Anne témoigne de son vécu sur une maladie dont je connais bien le nom : l’endométriose. Je suis une PMette et sans être confrontée moi même à cette maladie je sais quelles douleurs elle engendre. Je serai peut être touchée par l’adénomyose (cousine de l’endométriose) à l’avenir, (mes mère et grand-mère y ayant été confrontées) et c’est précieux d’en savoir plus.

C’est évidemment la première fois que je lisais un témoignage sur cette maladie. Et pourtant, sans comparaison possible, j’ai envie de vous dire que ce témoignage a tout, il est complet, il est dur (car la maladie l’est, car la science et l’état de la médecine de nous jours font que cela est encore dur), il est vrai, il est documenté, il est réaliste.

Anne est une journaliste de profession et elle a fait ici un VRAI travail de recherche en tant que patiente pour comprendre cette maladie et savoir où son médecin l’amenait mais aussi en tant que journaliste où il y a un travail de documentation énorme avec des sources réelles à aller lire pour approfondir le sujet si l’on le souhaite. Le récit va donc naviguer entre le témoignage personnel d’Anne, son vécu, son histoire médicale ainsi que les témoignages d’autres femmes qu’elle a pu rencontrer et des parties plus scientifiques qui expliquent la maladie de façon claire et compréhensible pour le lecteur. L’équilibre entre ces deux éléments du récit est bon, c’est une lecture fluide et c’est très important car ça rend possible la lecture pour un très large public.

Maintenant j’ai envie de vous dire à quel point j’ai été horrifiée par ce que j’ai lu. Je savais déjà que cette maladie est très mal, épouvantablement mal diagnostiquée, que ce sont des années de douleurs pour les femmes et de nombreux médecins avant de parvenir à mettre un mot sur leurs maux. Mais ma lecture m’a amenée bien plus loin dans l’horreur : il y a une source historique très ancienne qui est liée à la condition des femmes en général, à leur statut d’infériorité, à la volonté de les maintenir en dessous de l’homme. On est en 2018 et ces siècles d’histoire ont un poids énorme. La mixité on en est tellement tellement loin. La considération des femmes est un point important de la reconnaissance de cette maladie principalement féminine (et oui quelques hommes peuvent l’avoir). Ben oui quoi on s’en fout, c’est les femmes…. Navrant !

Et au delà de ça, les médecins, les spécialistes de l’endométriose ou ceux qui se présentent comme tels. Et toutes ces façons de soigner qui font plus de mal que de bien. A la limite de la boucherie… Il y a tout encore à découvrir pour SOIGNER vraiment les femmes de ce « cancer qui ne tue pas » et Anne met en lumière les traitements actuellement utilisés et leurs limites. Et encore, limites, le mot est faible. Atterrant !

C’est aussi plus de 20 ans de la vie d’Anne que l’on va suivre. J’espère fort qu’Anne va bien aujourd’hui, ou du mieux qu’il soit possible après cette épouvantable descente aux enfers qu’elle a vécue. Je me suis demandé à plusieurs reprises en la lisant comment j’aurais pu m’accrocher moi même dans une telle vie. Il faut garder en tête que toutes les femmes atteintes n’ont pas forcément de douleurs aussi profondes, pour certaines la maladie peut même être asymptomatique. Mais pour Anne, c’est la traversée du désert, c’est perdre sa vie sociale, intime, professionnelle, c’est la dépression, c’est des semaines entières passées au lit, c’est des maltraitances médicales en nombre, c’est le renoncement à la maternité, c’est encore tant d’autres choses. Oui franchement j’espère qu’Anne va bien aujourd’hui, c’est la seule chose que je peux souhaiter après l’avoir lue.

Ma notation :

Un témoignage important et précieux. A lire sans hésitation si vous voulez en savoir plus sur l’endométriose. Soyez juste prêts, je pense, si vous êtes vous mêmes concernée par la maladie à une lecture très dure.

(Roman lu dans le cadre des Masse Critique Babelio

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Duo lecture : Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée…

Pourquoi ce livre ?

(Zapette) En discutant dans mon petit groupe de lecture, plusieurs personnes ont parlé de ce livre qui les avait beaucoup marqué. Alors hop.

(PtBichon) En discutant avec des copines (😉), je me suis rendue compte que je n’avais jamais lu ce « classique » et que ça manquait sûrement à ma culture. Du coup quand on me l’a envoyé en e-book je me suis dis que c’était un signe.

 La couverture :

(Zapette) le titre comme la photo annoncent tout. Une jeune fille qui paraît comme tout le monde. Et pourtant.

La quatrième de couverture :

Ce livre terrible a connu un retentissement considérable en France et dans toute l’Europe. Ce que raconte cette jeune fille sensible et intelligente, qui, moins de deux ans après avoir fumé son premier « oint », se prostitue à la sortie de l’école pour gagner de quoi payer sa dose quotidienne d’héroïne, et la confession douloureuse de la mère font de Christiane F. un livre sans exemple. Il nous apprend beaucoup de choses, non seulement sur la drogue et le désespoir, mais aussi sur la détérioration du monde aujourd’hui. (roman paru en France en 1983)

Après lecture :

(Zapette) Un livre à faire lire à tous nos ados! Une histoire vraie qui paraît pourtant tellement impossible à imaginer se produire vraiment dans nos petites vies bien rangées. Et pourtant c’est si facile de dévier dans la drogue. Ça commence tout doucement, pour faire comme tout le monde, et puis peu à peu, sans qu’on s’en aperçoive, la vie devient un enfer, une jungle. C’est intéressant d’avoir les avis de sa mère aussi, qui ne voit rien ou ne veut rien voir parce que sa fille essaye de tout cacher et pourtant voudrait tout dévoiler.

Bref, un livre simple, qui se lit vite car on veut savoir ce qui arrive à cette enfant, et à la fois un livre vraiment très dur!! Clairement il fait flipper et j’avais limite l’impression de ressentir le manque, la solitude, la peur.. il file pas le moral avouons le. Mais il n’est pas là pour ça. Un super livre que je recommande à fond ! Et je le répète: faites le lire aux ados!!

(Ptbichon) Je ne regrette pas de l’avoir lu. Il se lit vite et l’écriture est fluide. Ça fait un peu flipper par contre, ça a l’air si « simple » de glisser dans la drogue… Du coup ça m’inquiète un peu pour Framboise (son fils, NDLR)… Si ça lui arrivait (oui je sais il vient à peine d’avoir 18 mois… On a le temps de voir venir…)
J’ai trouvé le témoignage sincère, sans faux semblant, Christiane ne se cherche pas d’excuse, elle relate simplement les faits. D’ailleurs il n’y a pas vraiment de « fin » et la curiosité m’a poussée, après ma lecture, à interroger Google sur ce qu’elle est devenue (j’ai vu qu’un autre livre était sorti, a l’occasion je le lirai sûrement).

Bref un livre que je recommande mais à ne pas lire dans une période où on est un peu morose (et peut-être aussi un livre à faire lire à nos enfants plus tard…).

Si vous avez envie de faire une lecture en duo, n’hésitez pas, nous en ferons régulièrement en tenant compte de vos envies de lectures et les duos évolueront d’une fois sur l’autre. Faites nous un petit mail en nous disant ce qui vous tenterait.

J’étais sa petite prisonnière, Jane Elliott

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Quatrième de couverture :

Jane n’a que 4 ans quand son cauchemar débute. Son beau-père, un homme violent et terrifiant, commence à abuser d’elle. Viols, coups et sadisme psychologique deviennent le quotidien de la fillette.
Elle grandit en restant prisonnière d’une véritable maison des horreurs. Dans le voisinage, tout le monde sait ce qui se passe, mais personne ne dit rien, par lâcheté et par peur. Pour Jane, le cauchemar va durer… 17 ans !
Jusqu’au jour où elle trouve le courage de s’enfuir. Et de se rendre à la police pour dénoncer son bourreau. C’est alors seulement que, pour Jane, la vie va vraiment commencer.

Une enfance volée, une vie brisée : un témoignage qui a bouleversé le monde entier.

L’avis de MadameOurse :

J’aime lire des témoignages. Je saurai pas expliquer pourquoi mais ça me plait de me plonger dans des histoires vraies de même que j’adore regarder à la TV les diverses émissions du type Enquêtes criminelles.

Ici, l’histoire vécue par Jane est vraiment dure. Sale Con comme elle l’appelle, mérite bien son nom. Cet homme est horrible. Et le pire c’est qu’on ne saura rien de ce qui l’a rendu si cruel. Jane va tout cumuler : violence verbale, psychologique, physique, sexuelle. TOUT. Et dès l’âge de 4 ans. Avec une mère consciente des choses à côté et victime elle même qui ne fera rien pour l’aider. Je ne sais pas comment on peut vivre 17 années comme ça, à subir le pire chaque jour, sans aucun moyen de défense. Et je ne sais pas non plus comment on sort de là, comment on se reconstruit.

J’ai été choquée plus d’une fois lors de ma lecture. Cet homme est un bourreau et il prend plaisir à taper, insulter, violenter quiconque. Car tout le monde y passe, son entourage connu, sa famille, ses voisins. Tout le monde. Et il n’a guère besoin d’excuses pour frapper… Je ne comprends pas comment cet homme a pu, dès la fin de son adolescence, créer autour de lui un règne de la terreur et prendre emprise sur tous. Car jamais personne avant Jane qui était au cœur des violences n’a pu le faire condamner. Et c’est pas faute de plaintes déposées contre lui.

Ma notation :

C’est une lecture dure, il faut y être préparé. J’ai dévoré les pages, je ne pouvais guère songer à laisser Jane à son malheur, je voulais connaître la suite. En refermant le livre, il me manque un semblant d’explications. Comment cela a-t-il pu être possible ?

Contre l’avis des médecins, James Patterson

Quatrième de couverture :

A 5 ans, la vie de Cory Friedman est bouleversée. D’abord des symptômes anodins. Bientôt, Cory semble ne plus pouvoir maîtriser son corps. Le verdict est terrible : Cory est atteint d’une combinaison rare mêlant syndrome de Gilles de la Tourette (comportement agressif incontrôlé), troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et d’autres désordres neurologiques.
Le garçon ne peut plus prétendre à une vie normale et sa famille doit se résoudre à le regarder souffrir. Ensemble, ils s’engagent dans un combat qui va durer quinze ans. De médecin en médecin, Cory et sa famille vont de déception en déception. Désespérés, ils tentent un ultime recours en envoyant l’adolescent dans un camp isolé de l’Utah. Là, il va vivre l’épreuve la plus éprouvante de sa vie et sombrer dans l’alcoolisme.
Contre l’avis des médecins est une histoire vraie. C’est l’histoire d’une rencontre entre un auteur mondialement connu, James Patterson, et le père de ce garçon. Ensemble, ils ont décidé de raconter le combat, le courage, les peines et les sacrifices de cette famille, mais aussi sa victoire sur la maladie alors que les médecins ne voyaient aucune issue heureuse.
L’avis de MadameOurse :

Cette lecture m’a attirée pour son coté instructif, je voulais en savoir plus sur le syndrome de Gilles de la Tourette. Et la quatrième de couverture m’intriguait, je me demandais comment il était possible de vaincre cette maladie. Mais encore une fois, je ne m’attendais pas à ça, ni dans la façon d’écrire ni dans l’histoire elle-même. 


Le roman est écrit par James Patterson qui est un auteur de fiction qui connait déjà un certain succès au moment où il rencontre Hal Friedman, le père de Cory. Il a alors envie de raconter le combat de Cory et sa famille contre la maladie. Mais ils font le choix assez troublant d’écrire le livre à la première personne, comme si Cory lui même l’avait écrit. Ça donne un résultat assez particulier, j’ai trouvé que cela rendait le récit assez froid du point de vue émotionnel. Cory se bat comme il peut, il en veut à son corps, il a de la peine pour sa famille qui le voit souffrir mais les émotions ne sont pas tellement creusées, évoquées.

Par ailleurs, le combat mené par Cory lui permet d’arriver à gérer sa maladie et à en vivre normalement après une quinzaine de sombres années. Mais je doute que la solution qui lui a permis ce mieux être puisse s’appliquer à d’autres malades. C’est un avis personnel mais la « solution » évoquée dans le livre ne me semble pas vraiment en être une. Ou tout du moins, peut-être n’est-elle pas suffisamment bien expliquée pour que l’on comprenne comment la reproduire. 

Toutefois, je reste prudente en donnant mon avis car je ne connais absolument pas cette maladie et peut-être que ce roman apporte une toute autre dimension lu par une personne qui côtoie la maladie ou la vit.

Ma notation :
C’est un livre qui se lit bien car il est découpés en courts chapitres qui correspondent chacun à une anecdote de la vie de Cory. J’ai apprécié qu’il ne soit pas truffé de références médicales un peu incompréhensibles pour le commun des mortels. Ça le rend abordable à un large public. Je le classerai néanmoins dans les livres qui se laissent lire car ma lecture me laisse avec trop d’interrogations pour que je lui mette une meilleure notation.
Vous avez également lu Contre l’avis des médecins ? Laissez nous un petit mot pour que votre avis sur le livre soit ajouté sur la fiche. Dès 5 avis de lecteurs, nous pourrons donner une note sur 20 au roman. Alors, dans quelle catégorie classeriez-vous cette lecture : c’est un coup de cœur / j’ai adoré / j’ai aimé / j’ai trouvé que ça se laissait lire / je n’ai pas aimé / je n’ai pas pu le lire en entier ?

Une journée particulière, Anne-Dauphine Julliand

Quatrième de couverture : 

Le 29 février est une date qui n’existe que tous les quatre ans. C’est aussi le jour de naissance de Thaïs – la petite princesse d’Anne-Dauphine Julliand -, atteinte d’une maladie génétique orpheline. Thaïs a vécu trois ans trois quarts. Elle a eu une courte vie, mais une belle vie.
Le jour où le 29 février réapparaît sur le calendrier, Anne-Dauphine s’offre une parenthèse, sans travail ni obligations. Elle veut vivre pleinement cette journée particulière: Thaïs aurait eu huit ans ! Le passé se mêle au présent. Chaque geste, chaque parole prend une couleur unique, évoque un souvenir enfoui, suscite le rire ou les larmes.
Anne-Dauphine Julliand aime à penser qu’il est possible de gravir des montagnes en talons hauts. Elle a le talent de croquer les émotions de tous les jours. Elle nous raconte sa vie, Loïc, ses fils Gaspard et Arthur, mais aussi Azylis, son autre princesse, malade elle aussi.
C’est une leçon de bonheur et une merveilleuse histoire d’amour, qui se lit d’un souffle, le coeur au bord des larmes.
L’avis de Soso :
C’est bien simple, je l’ai débuté et je ne l’ai pas lâché jusqu’à la dernière page… et j’ai vidé une autre boite de mouchoir car c’est évidemment très émouvant. C’est un livre difficile à décrire tellement on a peur d’en dénaturer la fraicheur.
C’est un hymne à la vie et à l’amour. Un livre qui donne également beaucoup d’espoir aux parents ayant perdu un enfant. On arrive à surmonter cette perte, à continuer à aimer la vie même si celle-ci nous a enlevé ce qu’on a de plus cher.
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