Archives du mot-clé T. Révay

Un avion sans elle, Duval et Pinheiro

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Quatrième de couverture :

Crédule Grand-Duc veut mourir. L’enquête de sa vie a échoué… Depuis dix-huit ans, il cherche l’identité de Lylie, la miraculée du mont Terrible, une petite fille rescapée du crash du vol Istanbul-Paris survenu le 23 décembre 1980. Car deux bébés étaient à bord ! Les Carville et les Vitral, deux familles que tout oppose — les Carville, issus de la haute bourgeoisie industrielle française, et les Vitral, vendeurs de frites sur la côte normande — se disputent celle que la presse ne tarde pas à surnommer « Libellule ». La justice finit par confier l’éducation de Lylie aux modestes Vitral. Engagé par les Carville, le détective s’est lancé dans un périple de dix-huit ans d’interrogations, d’hypothèses, de coups tordus et d’échecs… Et puis… alors qu’il va presser la détente, Crédule observe une dernière fois la une du journal de l’époque… Soudain, tout est clair…

Drame familial, polar parfaitement huilé et quête d’identité, l’adaptation au cordeau du roman de Michel Bussi orchestrée par Fred Duval se voit sublimée par la patte graphique et la narration de Nicolaï Pinheiro. Véritable page-turner, ce récit dense aux personnages complexes et attachants promène le lecteur dans les mystères de l’enquête autant que dans les décors des quartiers parisiens, les chemins de grande randonnée du Jura ou du front de mer dieppois. À la manière d’un subtil tour de magie, Un avion sans elle dévoile progressivement ses secrets pour mieux cacher le tour qu’il est en train de nous jouer.

L’avis de Laure :

J’ai découvert il y a peu l’adaptation BD du thriller Gravé dans le sable de Michel Bussi. J’ai vraiment aimé cette adaptation même sans avoir lu le roman avant. Avec Un avion sans elle, je fais une autre expérience de lecture : découvrir l’adaptation d’un roman que j’ai déjà lu et dont je me souviens parfaitement du twist final. Et croyez-moi, pour un roman lu en 2014, c’est assez exceptionnel que je me souvienne de la fin. Mais je crois que c’est le propre des romans de Michel Bussi avec leurs twists marquants qui fait qu’on ne peut pas les oublier.

J’ai donc plongé une nouvelle fois dans l’enquête qui mêle deux familles : les riches Carville et les Vitral, petite famille normande. Ils n’ont aucun point commun jusqu’au jour où leurs enfants respectifs décèdent dans le crash d’un avion. Un seul bébé rescapé, de qui est-elle la petite fille ? La guerre des clans commence à cette époque où les tests ADN n’existaient pas.

Bien des années plus tard, c’est Marc, le frère de Lylie qui va se dénouer l’enquête, reprenant le journal du détective privé qui a passé sa vie à tenter de démêler les indices. L’adaptation BD est vraiment fidèle à la réalité, j’ai beaucoup aimé les visages donnés ici aux personnages et j’ai retrouvé avec plaisir les très nombreuses péripéties de l’enquête, preuve en est que même dans un format BD, donc plus court, on peut de nouveau reproduire une enquête riche de rebondissements.

C’est tellement fidèle que je conseillerai sans hésiter cette BD à ceux qui n’ont encore jamais osé se pencher sur l’œuvre bien particulière de Michel Bussi, croyez-moi, il y a de fortes chances que vous ayez envie de lire les romans ensuite !

Ma notation :

Une adaptation très réussie, à lire et relire sans se lasser.

Une famille presque normale, M.T. Edvardsson

007

Quatrième de couverture :

Une famille suédoise tout ce qu’il y a de normal, ces Sandell…
Le père, pasteur. La mère, avocate. Une fille de 19 ans, bosseuse, qui rêve de voyages au long cours.
Le samedi, on file au cinéma. Le dimanche, en forêt. Ils trient leurs déchets, n’oublient jamais leur clignotant, rendent toujours à temps leurs livres à la bibliothèque.
Normale en apparence, du moins, comme toutes les familles qu’un meurtre sordide s’apprête à faire basculer dans l’horreur…

L’avis de Laure :

Nouvelle lecture dans le cadre du prix Nouvelles voix du polar, un pavé de 600 pages qui m’a donc occupée un bon moment. C’est l’histoire de la famille Sandell qui vit en Suède, une famille tout ce qu’il y a de plus classique jusqu’à ce que la justice s’invite à la fête.

Le roman débute sous la voix du père, Adam, pasteur, le jour où sa fille de 19 ans, Stella, est arrêtée par la police pour meurtre. C’est le ciel qui lui tombe sur la tête et pourtant il est déterminé à tout faire pour que sa fille soit libérée. Quitte à mentir… Il commence tout d’abord sa propre enquête, pour comprendre ce qui a pu se passer et surtout trouver une autre personne à faire accuser. Avec Adam, on replonge dans le passé de la famille, la façon dont le couple s’est connu, les premières années de parents et les premières difficultés avec une fille adolescente.

Puis c’est Stella qui prend la parole, de prison avant de laisser la mère, avocate, achever l’histoire au moment du procès. J’ai aimé cette lecture où tout se construit peu à peu, je n’ai réussi à faire aucune hypothèse autre que celle de la culpabilité de Stella qui apparait dès le début comme assez évidente. Mais il faut savoir ce qui s’est passé pour les personnages qui ait pu entrainer ce meurtre et comprendre ainsi le mobile que le meurtrier a pu avoir. Et ces éléments arrivent tardivement dans le roman ce qui explique sûrement mon absence d’hypothèse.

Ceci dit, j’ai trouvé ce roman assez long, 600 pages juste sur cette famille c’est beaucoup et quelques pages de moins ne m’auraient pas déplu. Et surtout, la fin, bof, bof, je l’ai trouvée plutôt décevante même si j’ai vraiment apprécié l’ambiance dans laquelle j’ai été plongée tout au long du roman.

Ma notation :

Un lecture un peu mitigée, des longueurs et une fin qui ne m’a pas convaincue.

 

Tous les jours de la vie, Debbie Macomber

008

Quatrième de couverture :

Cassie, Karen et Nichole. Les trois sœurs Carter ont vécu une enfance modeste mais heureuse… Jusqu’à la terrible décision qui a détruit tout l’équilibre familial. Alors qu’elle n’était encore qu’au lycée, Cassie est tombée follement amoureuse et a abandonné études et famille pour épouser l’homme qu’elle aimait. Un homme mauvais et manipulateur qui n’a pas tardé à faire de sa vie un enfer. Malgré les années et l’échec cuisant de ce mariage, ses sœurs ne lui ont jamais pardonné d’avoir brisé le cœur de leurs parents. Cassie a dû se reconstruire loin d’elles, essayant tant bien que mal d’offrir une vie meilleure à sa fille. Mais un jour, elle reçoit une lettre de Karen. Pleine d’espoir, Cassie se permet alors de croire à une réconciliation, peut-être même à un nouveau départ… 

L’avis de Laure :

Fin juin j’avais pris de l’avance sur ma PAL du mois et en ai donc profité pour sortir ce titre léger qui promettait une lecture rapide. Et si je ne vous en parle que maintenant c’est parce qu’il n’y a rien d’exceptionnel à en dire.

Cassie est une héroïne touchante, une femme en galère qui a connu des choses difficiles mais qui garde le courage, jour après jour, elle se bat pour sa fille, cumulant 2 emplois, supportant autant que possible l’appartement limite insalubre dans lequel elles vivent. Bien évidemment, on s’attache à elle de suite. Connaissant Debbie Macomber, on sait qu’elle va faire vivre des événements à son héroïne qui vont lui amener une vie plus douce. Elle va en effet bénéficier d’un programme qui offre des maisons neuves à des familles dans le besoin, en échange d’heures de bénévolat à la construction des maisons en question. J’ai bien aimé cette thématique dans le roman, elle rappelle toutes les émissions qu’on voyait à ce sujet il y a quelques années.

On va en savoir plus peu à peu sur le passé de Cassie, l’histoire avec le père de sa fille mais aussi la rupture avec ses parents et ses 2 sœurs. Les retrouvailles avec les 2 sœurs m’ont moins plu dans ce roman, c’est tellement bourré de clichés ! Sans surprise, l’auteure glisse aussi une petite romance dans le récit, une romance qui m’a un peu agacée par le comportement de Cassie. Certes, on peut comprendre sa méfiance compte tenu de son passé mais j’ai trouvé que ça allait trop loin, à trop de reprises donc j’ai trouvé ça un peu lourd à la longue.

Si j’ai retrouvé ici l’univers simple et léger de Debbie Macomber, je vous avoue que j’ai moins aimé ce roman que la saga Retour à Cedar Cove dont il me tarde de découvrir le cinquième tome à paraitre dans quelques mois.

Ma notation :

Une lecture agréable mais qu’on oublie vite !

 

Valentine ou le temps des adieux, Thérésa Révay

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Quatrième de couverture :

Paris, 1921. Au lendemain de son mariage avec l’héritier de la prestigieuse Maison Fonteroy, la jeune Valentine découvre le carcan d’une union dictée par la raison. Cette insatisfaction que rien ne saurait combler, est-ce cela, la vraie vie ? Passionnée et audacieuse, la jeune femme part en quête d’un destin à la mesure de ses rêves. Année après année, dans une Europe déchirée par la folie des hommes, Valentine ne va cesser de poursuivre avec orgueil ce bonheur qui se dérobe…

L’avis de Laure :

J’ai acheté ce livre de 660 pages en 2015… Près de 6 ans plus tard, je suis enfin en mesure de vous en parler ! Beau record et clairement le nombre de pages est souvent ce qui me décourage…

Je suis entrée tout doucement dans cette histoire qui nous présente dès le départ plusieurs personnages et lieux : Valentine, jeune parisienne qui se marie à l’héritier d’une maison de fourrure au début des années 20.  Le frère de son époux, Léon, a disparu avant la première guerre mondiale et ils ne l’ont jamais revu.  Nous suivons aussi, à Leipzig, Eva, chanteuse et son époux qui seront peu à peu impactés par la venue du nazisme. Et nous partons également en Russie avec Ivan et Anna.

Peu à peu, les liens se dessinent entre les histoires au fur et à mesure que la seconde génération naît puis grandit : Peter en Allemagne,  Sergueï en Russie et Camille, la fille de Valentine qui sera à mon sens bien plus l’héroïne du roman que sa mère qui est pourtant celle qui est mise en avant dans le titre du roman. J’ai aimé plein de choses dans ce roman : l’histoire de la mode et de la fourrure en particulier avec un savoir faire bien particulier qui nous est présenté dans ce roman.

C’est aussi un roman historique comme je les aime, qui va nous animer pendant plusieurs décennies, la seconde guerre mondiale, la séparation de l’Allemagne post guerre, la renaissance et la reconstruction douloureuse des pays et de leur économie. Et bien sûr, il y a ces liens passionnants entre les personnages, des histoires d’amour jamais faciles, des douleurs, des secrets, des liens familiaux fragiles et parfois source de tensions bref une fresque entre trois pays vraiment captivantes et qui justifie bien ces 660 pages !

Ma notation :

Il m’avait fait peur et pourtant, je suis bien contente de l’avoir lu !