Archives du mot-clé secrets de famille

Après l’océan, Laurence Peyrin

003

Quatrième de couverture :

Rescapées du Titanic, que deviendront les deux soeurs Alistair, seules dans un New York inconnu ?

En ce printemps 1912, parmi d’autres naufragés hagards tirés de l’océan, Letta Alistair, 24 ans, serre contre elle sa petite sœur Molly en regardant approcher la statue de la Liberté. Elles sont les deux seules survivantes de leur famille, engloutie comme 1491 personnes avec « l’insubmersible » Titanic.

Les sœurs Alistair ont tout perdu. Leur père, Charles, dit le roi de la tourte, célèbre pour ses pâtes brillantes, ses viandes moelleuses mêlées d’oignons caramélisés, avait embarqué famille et biens pour développer son savoir-faire à New York. Letta ne peut même pas s’autoriser le désespoir, car Molly l’inquiète, plongée depuis le drame dans un profond mutisme.

Le naufrage du Titanic est un événement majeur qui secoue toute l’Amérique, et les victimes sont prises en charge, logées à l’hôtel, examinées à l’hôpital. Et après ? Letta va devoir puiser très loin en elle pour survivre dans ce New York qu’elle n’aime pas et qu’elle ne comprend pas. Et se battre pour sauver sa petite sœur bientôt qualifiée de « folle » dans un siècle qui traite mal les fous…

L’avis de Laure :

Je lis Laurence Peyrin depuis 2018 et mon coup de cœur pour L’aile des vierges. Je n’ai de cesse depuis que de retrouver la force de ce roman dans un nouveau. Pourtant, elle a écrit des choses différentes ses dernières années, avec lesquelles j’ai moins accrochés ou que j’ai même abandonné comme Une toute petite minute l’an dernier. Mais je m’obstine et je me disais que cette année serait la bonne, savourant par avance le fait que l’auteure revienne à un roman historique.

Après l’océan était donc sur ma liste d’anniversaire et n’a pas tardé à être lu. Il met en scène une famille qui va vivre le drame du Titanic, un sujet que l’on voit beaucoup dans la littérature et qui me plait chaque fois. Letta vient de perdre ses parents, son frère, son époux et se retrouve seule avec sa petite sœur, choquée et mutique, dans un New York inconnu. Imaginez de suite la vaillance de ce personnage qui va devoir se relever, car, dès le début, elle le sait, elle doit continuer, donner un nouveau sens à sa vie, pour Molly sa sœur.

J’ai apprécié la reconstruction de Letta, les personnages aidants qu’elle va trouver sur sa route, qui vont l’aider à y voir clair sur le sens qu’elle doit redonner à sa vie. Un nouveau drame la menace pourtant à travers la folie présumée de sa sœur, un sujet qui montre une fois de plus le triste traitement des maladies mentales à cette époque…

Sur la fin du roman, j’ai apprécié les nouveaux projets que Letta va mettre en œuvre et la façon dont elle va parvenir à ses fins, j’adore les personnages comme cela qui ne s’en laissent pas compter et se donnent les moyens de réaliser leurs rêves. Pour autant, une nouvelle fois, je reste sur ma faim car le roman n’était pas aussi fort que je l’aurais aimé. C’est le triste jeu des comparaisons, quand on attend d’un roman plus qu’on ne le devrait. Alors, L’aile des vierges restera sans doute mon incontournable de l’auteure. Et ce n’est pas grave car il en vaut vraiment la peine !

Ma notation :

Un joli roman historique même si j’en attendais plus.

Des jours et des vies, Gill Paul

004

Quatrième de couverture :

2016

Confrontée à l’infidélité de son mari, Kitty Fisher quitte Londres pour se réfugier dans le chalet de son arrière-grand-père, aux États-Unis. Là, sur les rives du lac Akanabee, elle découvre un magnifique bijou qui va lui permettre de révéler un secret de famille longtemps caché…

1914

La Russie est au bord de la rébellion, et la famille impériale, les Romanov, fait face à un futur tout aussi terrifiant qu’incertain. La grande-duchesse Tatiana est tombée amoureuse d’un officier de cavalerie, Dimitri, mais les événements vont mettre à mal leur relation naissante ainsi que leurs vies…

L’avis de Laure :

Une fois de plus, je sors une relique de ma PAL, un livre qui n’aurait jamais du accéder au statut de relique, que j’aurais du lire bien avant tant il en valait la peine ! Et pourtant oui, je l’avais depuis 3 ans… Il m’a fait peur car je n’accroche pas toujours avec les romans qui mettent en scène l’histoire russe. Et pourtant, comme j’ai été emballée finalement par cette superbe histoire qui se dénoue sur un siècle !

La partie historique met en scène une histoire d’amour impossible : celle de Tatiana, l’une des filles du tsar et Dimitri, un soldat de la garde. Leur histoire va être compliquée par le début du déclin de la famille Romanov et je ne m’attendais pas à toutes les péripéties et drames qui vont les marquer. La lecture est superbement documentée, on en apprend plus sur les Romanov et la façon dont ils ont été durement emprisonnés. Sans oublier leur destin dramatique bien sûr… Dimitri est un personnage extrêmement touchant, qui va se démener tellement pour les Romanov et pour Tatiana en particulier. Fou d’amour, il est prêt à tout !

Et puis, en 2016, Kitty va découvrir qui était son arrière grand-père, dont elle a hérité d’un chalet aux USA. Elle remonte le fil de sa vie et les secrets de l’histoire familiale dont personne ne lui avait jamais parlé. C’est un roman absolument captivant, la double temporalité a su me charmer comme très souvent dans les romans de ce genre. C’est équilibré et on s’attache aussi bien à Kitty qui reconstruit sa vie qu’à la destinée de Dimitri et Tatiana.

Un sujet en particulier est extrêmement plaisant dans cette lecture, un sujet qui a amené tant de thèses réelles sur la destinée des Romanov puisque leur destin est toujours méconnu. De nombreuses personnes se sont fait passer pour l’une des filles Romanov après la guerre. Ici, l’auteure imagine que l’un d’eux ait pu survivre et on se demande donc tout du long si Kitty a un lien avec cette famille via son arrière grand-père. Cela rend l’enquête encore plus passionnante.

Jamais je ne me serai doutée des derniers détails que l’auteure nous réserve et qui viennent achever l’histoire de la plus belle des façons. Un roman vraiment sublime sur l’amour absolu que je vous recommande vivement !

Ma notation :

Un très beau roman !

Le jardin au clair de lune, Corina Bomann

007

Quatrième de couverture :

Le jour où un étrange vieil homme lui offre un violon orné d’une rose, la vie de Lilly Kaiser bascule. Quelle énigme renferment l’instrument et la partition intitulée Le Jardin au clair de lune dissimulée à l’intérieur ?
De Berlin à Londres en passant par l’Italie, ses recherches vont mener Lilly jusqu’à Sumatra, une île d’Indonésie au passé colonial. Des plantations de canne à sucre aux concerts éblouissants, Lilly met ses pas dans ceux de deux violonistes virtuoses, Rose et Helen, qui ont enchanté les foules cent ans plus tôt. Elle est encore bien loin de se douter qu’en pénétrant dans le mystérieux et sublime  » jardin au clair de lune  » elle a rendez-vous avec sa propre histoire… et avec l’amour.

L’avis de Laure :

C’est moins de 2 mois après ma découverte de l’auteure dans L’ile aux papillons que je la relis, un nouveau pavé mais toujours le même plaisir de lecture qui fait qu’on est rapidement absorbés dans l’histoire, à ne pas voir les pages passer.

La construction est totalement similaire, c’est peut-être le bémol car j’aime aussi les auteurs qui savent se renouveler. Mais Corina Bomann maitrise parfaitement sa thématique : le passé / présent, les secrets de famille, l’enquête dans le temps avec le voyage dans des contrées dépaysantes. Et personnellement, cela suffit parfaitement à me conquérir !

Lilly, une antiquaire allemande va voyager à la suite d’un mystérieux violon qu’un inconnu lui offre. Un violon de grande valeur et dont l’étui cache également une partition dont l’auteur est inconnu. De l’Angleterre à l’Italie, en passant par Sumatra, nous reconstituons l’histoire de 2 femmes violonistes, celles qui ont eu en leur possession le fameux violon dont Lilly hérite. L’enquête est fluide, les personnages sont beaux, leurs histoires attachantes et j’ai adoré voir Lilly renaitre au fur et à mesure de son enquête.

Tout est réuni pour faire de ce roman une belle lecture et je n’ai pas boudé mon plaisir. En addict de lectures historiques que je suis, je sais à l’avance que ce genre de lecture va me plaire et ça ne loupe jamais ! Alors si vous aimez ces thématiques autant que moi, n’hésitez pas.

Ma notation :

Une très belle lecture.

L’ile aux papillons, Corina Bomann

005

Quatrième de couverture :

2008, Berlin.
Diana Wachenbach, brillante avocate, est appelée à Londres au chevet de sa grand-tante bien-aimée. Cette dernière la charge d’une étrange mission : percer le lourd secret, resté entier, qui pèse sur leur famille.

Alors que son couple bat de l’aile, la jeune femme décide de s’envoler pour le Sri Lanka, terre de ses ancêtres, colons à Ceylan.
Sur cette « île aux papillons », elle va découvrir une prophétie qui semble avoir changé le destin de sa famille et l’histoire d’un amour interdit plus fort que la mort…

L’avis de Laure :

Quelle beauté que ce roman ! Je me suis totalement régalée avec cette lecture qui m’a bien fait penser d’ailleurs à La maison de l’orchidée. Comparer Corina Bomann à Lucinda Riley peut paraitre un peu fort mais j’ai vraiment eu le même ressenti de lectures, des secrets, une double temporalité, du dépaysement, bref tout ce que j’adore dans les romans historiques.

Ici c’est Diane qui va être confrontée aux secrets de sa famille le jour où sa tante décède. Peu à peu, elle est immergée dans une enquête sur les traces de deux sœurs qui sont ses ancêtres, deux anglaises ayant émigré au Sri Lanka avec leurs parents. Dans ce passé, on est d’abord sous le charme de la découverte des lieux, à travers le regard des deux sœurs, conquises par cette nouvelle vie. Leur père a hérité une plantation de thé où Grace va découvrir des conditions de travail qui vont la révolter. C’est un très beau personnage que j’ai adoré découvrir et suivre dans ces décisions toujours personnelles et si fortes. Je n’ai pas du tout été surprise par la décision qu’elle fera pour sa vie, même si celle-ci est totalement à contre courant des vies habituelles des femmes de l’époque.

Le roman a un très bel équilibre entre le passé de Grace et Victoria et l’enquête de Diane, qui va suivre les traces de ses 2 ancêtres et découvrir elle aussi le Sri Lanka. De la même manière, elle va rencontrer de beaux personnages qui l’aideront dans son enquête mais lui apporteront beaucoup également dans sa vie personnelle. Il y a de petites facilités dans l’enquête, les éléments s’enchainent un peu trop facilement parfois et j’ai trouvé que ça manquait donc un peu de crédibilité. Mais j’ai trouvé la lecture tellement plaisante malgré ça que je pardonne volontiers ce point à l’auteure.

L’ile aux papillons est une lecture tellement addictive qu’on tient à tout prix à savoir tout ce qu’a vécu Grace pour être ainsi déshéritée par son père. Et c’est sans surprise que j’ai refermé ma lecture conquise par la destinée de cette héroïne qui aura tout donné par amour. Je vous conseille vivement cette lecture qui mêle admirablement secrets de famille et dépaysement.

Ma notation :

Un très beau roman. Un autre titre de l’auteure est dans ma PAL et vous vous doutez bien qu’il m’attire encore plus à présent !

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture

Le parfum des sentiments, Cristina Caboni

004

Quatrième de couverture :

Quand Elena, vingt-six ans, surprend son petit ami avec une autre dans la cuisine du restaurant dont ils ont tous deux la gestion, son univers s’écroule. Elle qui pensait avoir enfin trouvé l’équilibre après une enfance malheureuse doit maintenant affronter seule la vie et cesser d’avancer avec des œillères. Il est temps qu’elle accepte son don, celui que chacune des femmes de sa famille s’est transmis au fil des siècles : la capacité à traduire les sentiments et les atmosphères en parfums. Elle quitte alors Florence pour s’installer à Paris, où elle est recrutée par un parfumeur de renom. Et, quand elle fait la rencontre du mystérieux Cail McLean, le bonheur semble enfin à portée de main. Pourtant…

L’avis de Laure :

J’ai tout lu de Cristina Caboni depuis mon coup de cœur pour Le jardin des fleurs secrètes en 2019. Il me restait à découvrir Le parfum des sentiments, premier roman qu’elle ait publié en France.

Le titre n’est pas mensonger, on plonge ici dans une histoire des parfums, un thème fort, un thème original, passionnant, enivrant, j’ai adoré mon excursion dans les vies d’une famille de nez, des femmes talentueuses qui ont chaque fois partagé leur savoir avec leur fille. C’est Elena que nous allons suivre principalement. La jeune fille a tout acquis de sa grand mère. A la fin brutale de son histoire d’amour, elle rebondit sur les conseils de sa meilleure amie en venant s’installer à Paris. Elle va très vite trouver du travail en tant que conseillère en parfumerie mais son vrai talent, sa vraie passion, c’est la conception. Aidée de son amie, elle va tout faire pour pouvoir exercer ce métier passion et révéler tout son talent.

A Paris, elle va devoir faire face à de nouveaux challenges, donner un nouveau sens à sa vie et vivre enfin pour elle. Elle fait très vite la connaissance de Cail, un voisin qui a la passion des plantes. Dès le début entre ces 2 personnages, j’ai ressenti un lien d’une force évidente, c’est simple, il n’y a pas à se poser de questions. Alors on parcourt les pages du roman sans crainte, on sait que leur histoire va prendre son envol, que leur lien ne peut pas se rompre. Même si l’auteure met quelques surprises sur leur chemin, j’étais en confiance, apaisée moi aussi par la relation que les lie.

Comme toujours avec Cristina Caboni, le roman est aussi une histoire de secrets qui vont replonger Elena dans le passé de sa famille. C’est un roman dense et chaque fois que j’avais l’occasion de me replonger dans cette lecture, je le faisais avec un immense plaisir, conquise dès le début et jusqu’à la toute fin. J’ai beaucoup appris sur le monde des parfums, ce thème amène une grande originalité au roman. Les personnages sont beaux, j’ai adoré les accompagner sur leur chemin de vie, j’ai encore en tête les images du roman et je sais qu’elles resteront longtemps dans un coin de ma mémoire.

Ma notation :

Si vous ne la connaissez pas, Cristina Caboni est une auteure à découvrir !