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Elizas, Sara Shepard

 

Quatrième de couverture:

Une jeune femme, belle et fragile, un luxueux hôtel hollywoodien et un dangereux mélange d’alcools forts et de médicaments… Quand Eliza Fontaine, jeune auteure à succès, se réveille dans une chambre d’hôpital, il lui suffit d’un regard à ses proches pour comprendre qu’on la soupçonne d’une nouvelle tentative de suicide. N’a-t-elle pas été retrouvée ivre morte au fond d’une piscine alors qu’elle ne sait pas nager ? Pourtant, Eliza en a la certitude, cette fois, c’est différent. Ses souvenirs sont flous, sa mémoire se dérobe, mais elle se souvient d’une voix, d’un rire… Uniquement armée du roman qu’elle vient de terminer, et dans lequel semblent se mêler fiction et réalité, la jeune femme part à la recherche de ce qui s’est réellement passé. Car, s’il y a une chose dont Eliza est sûre, c’est qu’elle n’a pas sauté dans cette piscine. Quelqu’un a tenté de la tuer.

L’avis de Lunatic :

Un thriller offert par ma Madame Ourse. Elle connait mes goûts. Ce roman aurait pu me plaire effectivement, mais malheureusement je n’ai pas adhéré du tout à l’intrigue et au style de l’auteure. Dans ce roman, on a une héroïne vraiment dérangeante. Le lecteur ne sait pas si on peut se fier à elle, à ce qu’elle raconte et vit. Elyza est retrouvée au fond d’une piscine. Pas étonnant aux yeux de ses proches, elle a déjà essayé de se suicider ainsi ! Mais la jeune femme prétend que cette fois quelqu’un l’a poussée volontairement. Le doute s’installe forcément pour le lecteur.

Elyza qui s’apprête à sortir un roman est assez déstabilisé par son aventure, et décide d’enquêter elle-même puisque personne ne semble la croire. En parallèle, on lit les chapitres de son roman. Mais rapidement, tout se mélange entre sa vie et la fiction qu’elle a écrite. On ne sait plus trop qui croire et que croire.

Les thèmes de la maladie mentale, des déboires familiaux, des excès sont mis en avant dans le roman, mais j’ai trouvé le tout très faux, caricatural. Même si cela est volontaire, l’auteure embrouille le lecteur, mais cela manque de subtilité, et je m’y suis perdue. J’ai bâclé la lecture du dernier tiers du roman afin d’en connaitre le dénouement. Un final gâché par un récit en longueur et manquant de pep’s.

Les gens dans l’enveloppe, Isabelle Monnin

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Quatrième de couverture :

En juin 2012, j’achète à un brocanteur sur Internet un lot de 250 photographies d’une famille dont je ne sais rien. Les photos m’arrivent dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l’enveloppe il y a des gens, à la banalité familière, bouleversante. Je décide de les inventer puis de partir à leur recherche. Un soir, je montre l’enveloppe à Alex. Il dit : « On pourrait aussi en faire des chansons, ce serait bien. » Les gens dans l’enveloppe, un roman, une enquête, des chansons.

L’avis de Lunatic :

Voila un objet littéraire bien original puisqu’il mêle roman, enquête de journalisme et chanson. Cela fait longtemps qu’il m’attendait sur ma PAL, j’arrivais pas à le commencer, puis le moment est venu. L’auteur achète un lot de photos pour une poignée d’euros sur le net. Ce lot est essentiellement constitué de photos de famille, montrant toujours les mêmes gens de plusieurs générations, dans des lieux aussi différents qu’un salon, un jardin ou un camping… A partir de ces photos, elle va imaginer l’histoire de cette famille. Elle va leur trouver un prénom, « Laurence », « Suzanne »,  « Mamie Poulet »… Elle va créer leur identité et écrire leur histoire, leur drame.. Un roman entre France et Argentine.

Dans la seconde moitié du livre, l’auteur par le biais de son journal « intime » nous retrace l’enquête qu’elle a mené pour retrouver ces gens. Par un curieux hasard, cette famille est originaire de France Comté tout comme elle, et après quelques recherches sur le net à partir d’une photo de clocher d’église, elle retrouve le village où se situe la maison familiale de ces gens. Elle va se rendre dans le village de Clerval, recueillir les témoignages des gens du villages, d’anciens voisins.  Elle va retrouver la trace de cette famille, et va même pouvoir en rencontrer certains. Plusieurs éléments du roman se révèlent être bien proche de la réalité, c’est troublant.

Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’est cette quête pour trouver des gens à partir de photos. J’ai aimé cette description d’une famille de gens comme tout le monde, une famille comme il y en a tant. Néanmoins, je n’ai pas été touchée plus que ça, surement à cause d’une écriture que j’ai trouvé froide et sans âme. Je pense que l’auteur n’a pas réussi à se dévoiler complètement, à nous transmettre sa passion qui l’a animée durant toute ce projet. Puis, il y a les musiques d’Alex Beaupain, qu’il a écrites pour ce roman, que j’ai écouté brièvement. Je n’ai pas du tout était sensible à cette 3ème partie.

Ma notation :

 Un joli projet, une belle idée, mais j’en ressors déçue.