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Les intrépides, Hervé Commère

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Quatrième de couverture :

Avec nos voisins, les rapports sont bons parce qu’ils sont inexistants.
Mais lorsqu’une lettre nous informe que l’immeuble sera bientôt mis en vente, et les locataires, mis dehors, tout bascule. Car Valérie et moi, qui ne nous parlons plus, Bastien, le vendeur de savons qui se rêve en businessman, Suzanne, revenue finir sa vie dans le deux-pièces de sa jeunesse, et Dave Missouri, qui rase les murs avec son nom bizarre, nous nous découvrons un drôle de point commun : chacun possède une raison quasi vitale de ne pas partir d’ici.
Quand nous décidons de nous unir pour modifier le cours des choses, nous sommes loin d’imaginer que nous deviendrons inséparables.

L’avis d’Audrey :

Ce roman réunit des personnes que rien n’aurait pu réunir, hormis le fait de vivre dans le même immeuble. Quand notre narrateur, Raoul, reçoit une lettre l’informant que l’immeuble où il vit va être mis en vente, il est juste hors de question pour lui de partir, même si sa vie de couple derrière les portes de son appartement n’a rien de très joyeux. Avec Valérie son épouse il a perdu le contact, et ils vivent tel un couple fantôme.

Mais impossible de racheter à lui seul toutes les parts de cet immeuble. Alors qu’il ne fait que des les croiser dans le couloir, il va aller à la rencontre de ses voisins pour ensemble trouver une solution. Il y a Suzanne, une vieille dame, revenue sur les traces de son passé en voulant à tout prix se réinstaller dans un appartement où elle vécut il y a des décennies. Bastien, un jeune homme solitaire, carriériste et qui prend un peu de haut ses comparses. Puis David Missouri, dont on ne sait rien d’autre que son nom un peu ridicule.

Le petit groupe va s’unir, échafauder des plans pour ne pas quitter les lieux. Ils s’apprivoisent, se découvrent, se livrent plus intimement  et le fil du récit va les mener dans un semblant de road trip vers le Sud de la France, à la recherche d’un homme providentiel, qui, ils en sont sûrs, pourrait les sauver.

Un roman bien différent du genre auquel nous avait habitué l’auteur. J’ai été assez déstabilisée par ce changement de style. Même si j’ai trouvé notre petite troupe très rigolote et originale, je n’ai pas suffisamment su m’attacher à ces personnages. Ils auront eu le mérite de me faire sourire et de passer un doux moment de lecture malgré tout, et c’est bien l’essentiel.

Ma notation:

Un roman feel-good surprenant et qui fait le job : nous faire sourire tout en bienveillance.

fleuve

(Merci à Estelle des éditions Fleuve pour la lecture)

Filles du vent, Mathilde Faure

Quatrième de couverture :

L’escale. Ce joli pavillon blanc de banlieue parisienne abrite huit adolescentes, leur passé et leurs souffrances, des jeunes filles « placées » en foyer. Il y a Assa, la bonne élève, sérieuse, qui se réfugie dans la littérature pour ne rien laisser paraître de ses blessures ; Céline, la fugueuse récidiviste attirée par les beaux parleurs et l’argent prétendument facile ; Lina, qui se cache dans ses joggings et joue à la dure. Elles ne s’aiment pas particulièrement, s’évitent même.

Mais à l’automne 2019, quand la vague #noustoutes déferle sur la France, c’est ensemble qu’elles embarquent pour une fugue itinérante. Armées de feuilles et de marqueurs, elles collent leurs revendications et slogans sur les murs des grandes villes, les beaux immeubles et les gros ensembles, avec pour but de faire entendre la voix des jeunes filles placées, et de leur donner enfin une place.

Avec humour et finesse, Mathilde Faure dépeint les réalités d’une jeunesse trop souvent invisible et nous entraîne dans une folle fugue où nos héroïnes se découvrent elles-mêmes et comprennent la puissance de la sororité.

L’avis de Laure :

En octobre dernier, je vous parlais des manuscrits en finale du Prix de l’Héroïne engagée. 5 lectures que j’ai eu la chance de pouvoir faire en étant juré du prix et un choix final qui était une vraie évidence pour moi parmi les 5 titres lauréats.

Ce roman, le voici, c’est Filles du vent de Mathilde Faure, un roman dont déjà le titre à lui seul avait su me charmer. Je suis vraiment fière aujourd’hui de pouvoir vous reparler de ce titre, ravie qu’il soit édité et que vous puissiez à votre tour le trouver en librairie. Filles du vent, c’est 3 héroïnes que j’ai aimées de suite : Lina, Assa et Céline. 3 adolescentes placées, 3 adolescentes au passé difficiles, qui trainent derrière elles les casseroles d’une famille qui n’a pas su leur faire vivre une enfance douce et sans violence. Ce placement, elles n’y adhèrent pas forcément, elles n’ont pas spécialement envie d’en profiter pour se faire des amis, pour revivre loin de leurs familles.

Pourtant, elles vont s’engager dans un road trip à travers la France pour éveiller sur leur existence, pour que la société se rappellent qu’elles existent, qu’elles ont aussi le droit au bonheur. On est touchés par ces 3 petits bouts de femmes, leur détermination, leur jeunesse, la force de leur engagement. On apprend ce que c’est aujourd’hui en France qu’être un enfant placé.

J’ai aimé ce roman, je lui trouvais parfaitement sa place dans la lignée des grandes héroïnes Charleston, avec le bonus qu’ici l’auteure met en scène des adolescentes, je ne crois pas avoir lu d’autre titre chez Charleston dont le personnage principal est une adolescente et pourtant, ces jeunes filles sont de vraies héroïnes comme on les aime chez Charleston. Avec leurs failles, leur faiblesse, leur passé mais avec du courage, de la détermination et une volonté qui va les porter loin, ensemble, unies. Il faut le lire aussi parce qu’il est si actuel, qu’il nous interpelle et qu’on aime les lectures qui nous apportent un regard sur des sujets plus méconnus.

Alors, vous avez compris pourquoi c’était ce titre et pas un autre qui devait obtenir ce prix ?

Ma notation :

Un superbe roman actuel, touchant, émouvant et engagé !

Ciao Bianca, Vincent Villeminot

Quatrième de couverture :

Cela fait trois ans que Matthieu n’a pas vu sa famille, depuis qu’il a claqué la porte de la maison, le jour de ses 18 ans. Il n’a pas répondu aux appels de sa mère, a évité de donner des nouvelles.
Mais le jour où il apprend qu’elle vient de mourir, un cancer foudroyant, il ne peut faire autrement que d’aller à l’enterrement…
Enfin, l’enterrement… Ce n’est pas vraiment ça… juste une cérémonie…
Parce que Bianca Fois a prévu d’être inhumée en Sardaigne, dans le caveau familial. D’ailleurs, elle a déjà tout organisé : c’est Matthieu qui doit aller là-bas, pour l’accompagner jusqu’à sa dernière demeure. Seul avec son frère et sa sœur, des jumeaux de 11 ans, Gavi et Lena, qu’il ne connaît plus trop. Matthieu suppose d’ailleurs qu’il a beaucoup à se faire pardonner d’eux.
Ce dont il ne se doute pas, c’est que la descente de l’Italie, et le voyage sur l’île, vont être l’occasion de pas mal de galères, et aussi d’éblouissements, de bains de mer, de nuits à la belle étoile…

L’avis de MadameOurse :

J’ai été complètement charmée par la beauté de cette couverture, l’histoire m’a donné envie également de partir à la découverte de Bianca et ses 3 enfants. Cette parution jeunesse chez Fleurus n’est pas dans mes standards de lecture mais je n’ai pas ressenti un seul moment ce classement jeunesse.

Matthieu va apprendre soudainement le décès de sa mère, Bianca, qu’il n’a pas vue depuis 3 ans. Il a pris ses cliques et ses claques brutalement, coupant les ponts et ne revenant même pas lorsque sa mère lui annonça son cancer. A avoir trop attendu, c’est à son enterrement qu’il doit désormais se rendre. Sur place, il retrouve les jumeaux Lena et Gavi, 11 ans. Son frère et sa sœur sont assez sur leur garde, partagés quand au comportement à adopter face à ce frère qui les a abandonnés.

Bianca a pensé à tout pour son enterrement, elle veut être enterrée en Sardaigne, au cœur de ses racines familiales. Et c’est à ses 3 enfants qu’elle demande d’être présents sur place. Eux n’ont jamais mis les pieds sur cette île et vont devoir entamer ensemble un périple jusqu’en Italie. L’histoire pourrait paraître triste, avec bien sûr le deuil comme sujet principal ainsi que les relations familiales en général avec la brouille de Matthieu et sa mère. Pourtant, c’est une lecture si positive, plaisante, douce et pleine d’espoir.

Je me suis beaucoup amusée des interactions entre les 3 frères et sœur, j’ai adoré leur périple semé d’embûches et plein d’humour. J’ai voyagé aux côtés du trio, prenant vraiment plaisir à ce voyage comme s’il s’agissait de douces vacances italiennes alors que le motif était tout autre. Et surtout, j’ai pris un grand plaisir à les voir échanger tous les 3, refaire connaissance, partager, recréer le lien qui s’était rompu entre eux.

Ma notation :

Une très agréable lecture jeunesse, positive, bienveillante, généreuse.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

Les petites reines, Clémentine Beauvais

Quatrième de couverture :

A cause de leur physique ingrat, Mireille, Astrid et Hakima ont le malheur d’avoir gagné le « concours de Boudins »de leur collège de Bourg-en-Bresse, terminant respectivement Boudin d’Or, d’Argent et de Bronze. Comme elles n’ont pas l’intention de se lamenter sur leur sort, elles décident d’organiser un grand voyage à vélo, direction Paris, l’Elysée. L’idée ? Torpiller la garden-party du 14 Juillet ! Ce qu’elles n’avaient pas prévu, c’est que leur périple attirerait l’attention des médias… Un road-trip déjanté et comique, 100 % made in France, avec de la vraie cuisine du terroir et des colorants naturels.

L’avis de Laure :

On a pas mal vu passer ce roman ces derniers mois et je me suis laissée tenter à mon tour. Clémentine Beauvais nous emmène avec elle sur les routes de France dans un road trip loufoque à souhait mais pas sans émotion.

Mireille se voit décerner pour la 3ème fois consécutive le très méprisable titre de Boudin de son collège. Depuis le temps, elle a appris à accepter ses jugements bien désagréables sur son physique mais en veut toujours à son ancien meilleur ami d’enfance, à l’origine du concours de Boudins. Elle va alors faire la connaissance d’Astrid et Hakima les 2 autres adolescentes qui partagent le podium des Boudins avec elle et qui le vivent bien plus mal.

Elles se confient et vont se retrouver à échafauder l’idée d’une road trip vers Paris. Objectif : entrer dans la traditionnelle garden party de l’Elysée pour le 14 juillet. Là, elles ont toutes un rêve à réaliser. L’idée semble un peu folle mais elles vont pourtant la réaliser, aidées par Kader le frère aîné d’Hakima, revenu blessé des combats militaires et qui fera le trajet à leurs côtés en fauteuil roulant.

Ce roman est sympathique, léger, loufoque et permet vraiment de passer un agréable moment. Le trio rencontre tout un tas de personnages sur sa route et on ne s’ennuie pas. C’est un roman qui fera réfléchir les adolescents qui sont si cruels entre eux. Ici, on se dit que Mireille est vraiment forte d’avoir une telle répartie, de ne jamais se laisser blesser par aucun propos mais on sait bien que dans la vraie vie c’est plus difficile. Alors ça aide de lire la force de Mireille et l’aide et le soutien qu’elle va apporter à ses 2 amies. J’ai aimé cette lecture pour les thèmes traités et tout cela sans céder à la facilité, les 3 jeunes filles vont être des stars d’un jour mais ce n’est pas pour autant que les insultes cesseront.

Ma notation :

Un concentré de bonne humeur pour un agréable moment de lecture.

Nous étions merveilleuses, Laure Rollier

Quatrième de couverture : 

«  Je donnerais n’importe quoi pour pouvoir attraper par le col la gamine que j’étais et lui expliquer certaines choses.
Je lui dirais de prendre sa sœur dans ses bras plus souvent.
Je lui dirais de ne pas quitter l’homme qu’elle aime pour celui qui lui plaît.
Je lui dirais surtout de ne jamais porter de vert. Jamais. Je ne supporte plus cette couleur depuis que je suis ici.
Et vous, vous lui diriez quoi  ?  »

L’été de leur dix-huit ans, Noémie, Lisa, Marion et Stéphanie ont vécu un voyage inoubliable qui a scellé leur amitié pour toujours. Quatorze ans plus tard, les quatre amies décident de mettre leur vie d’adulte, le quotidien et toutes ses contrariétés de côté pour revivre le périple de leur adolescence. Ce qu’elles ignorent, c’est qu‘il sera le plus important de toute leur existence.

L’avis de Laure :

J’ai reçu le nouveau roman de Laure Rollier quelques jours avant sa sortie et il a de suite pris place sur le haut de ma PAL. Nous avions découvert Laure Rollier à l’occasion de la parution de son premier roman Hâte-toi de vivre ! il y a un an et demi (il sort en poche d’ailleurs, profitez-en). J’ai vu passer très vite plein de superbes avis avant de débuter la lecture à mon tour.

Mon livre dédicacé commençait par un double clin d’œil, celui de l’auteure lié à cette histoire de partage du plus beau prénom du monde (ben quoi ?) et puis la première partie du roman s’appelle Paris-Brest.  Qui n’est pas chauvin à aimer retrouver ses lieux de vie dans un roman ? Ici, c’est un road trip dans lequel Laure nous emmène donc des lieux il y en a d’autres. Et je me suis demandé si Laure connaissait réellement la ville où je vis…

C’est l’histoire de 4 amies de toujours que nous allons suivre. Noémie est comédienne de théâtre et en couple avec Antoine. Lisa et Manon les jumelles si différentes : la première est célibataire, la seconde mariée et mère de 2 garçons. Steph, la meilleure amie de Noémie est aussi en couple et maman d’une ado, Maya, qui va aussi prendre part au road trip.

Je me suis longtemps demandé où l’auteure nous amenait. Il y a des petits mystères dans le récit mais sur lesquels je me suis pas trop attardée, j’avançais dans le road trip, dans la semaine de vacances de la petite bande en me disant que c’était amusant à lire mais je n’en voyais pas la finalité. Et au détour d’une ligne, on était déjà page 191 je me suis dit « aaahhh ». J’ai peut être fait tilt un peu tard car j’avais une idée qui s’est révélée exacte 2 pages plus loin. J’ai aimé ce que Laure amène alors dans son récit, dans la vie de son personnage, parce que ça fait écho en moi.

Les dernières pages du roman ont alors filé très rapidement devant mes yeux jusqu’au dénouement final qui nous révèle ce qui lie ces amies. Mais comment vous dire ? Je suis restée sur ma faim. Je ne sais pas pourquoi, je comprends complètement les émotions que les autres lecteurs ont vécues dans cette lecture mais pour ma part les émotions sont restées lettre morte. Ça ne se commande pas. Et je le regrette parce que j’ai une affection toute particulière pour Laure, sa douceur, sa beauté. Je me demande si ce n’est pas à mettre sur le compte d’un mauvais moment pour moi. En témoignent d’ailleurs tous mes avis de septembre qui sont plus flop que top…

Ma notation :

J’aime toujours autant ce que Laure Rollier a à nous apporter. Et si cette lecture n’a pas réussi à matcher avec moi, je compte bien continuer à la suivre, la soutenir et la lire.

Merci aux éditions Mazarine pour cette lecture