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Et ton coeur qui bat, Carène Ponte

Quatrième de couverture:

Au Meilleur Ami de l’Homme : un hôtel insolite où devant chaque chambre vous attend un petit chien abandonné que vous pourrez adopter ou non en partant.

Voyag’Elles : un guide touristique « spécial femmes » que Roxane a créé avec son amie Sam, et auquel elle a adjoint un blog irrésistible où elle raconte ses péripéties dans tous les coins de France.

Roxane : en dehors de son blog, une boule de souffrance rongée de culpabilité et de haine envers le responsable de son malheur.

Mais dans l’hôtel où Roxane a décidé de poser ses valises, pour Voyag’Elles, il y a des personnes sages qui, malgré les cruautés du destin, se consolent grâce aux petits bonheurs de la vie… et y trouvent la force d’affronter le lendemain.

L’avis d’Audrey :

Roxane, si tu savais comme j’ai eu envie de te prendre dans mes bras. Quand j’ai fait ta rencontre, je me suis dit que tu étais une femme libre, indépendante et qui vivait ses rêves. Tu as un job plutôt sympa : qui ne rêverait pas d’être payé pour voyager et parler de ses expériences touristiques sur un blog ? Tu es entourée d’une bonne copine Sam, et tu sembles fuir les appels téléphoniques de ta mère. Puis rapidement, j’ai compris que quelque chose clochait. Quelques réflexions, quelques paroles et un sentiment de malaise, de tristesse ambiante se dégageait finalement de toi. Puis quand enfin tu t’es livrée, quand j’ai compris, j’ai frissonné et eu tellement de peine pour toi.

Comme toi Roxane, je me suis senti dans un véritable cocon au sein de l’hôtel Au Meilleur Ami de l’Homme. Un établissement original, où tu feras de si belles rencontres (humaines mais canines aussi). Je ne suis pas fan des chiens, mais nul doute que quelques nuits là bas me feraient changer d’avis. Tu sais que je suis même allée voir sur Google ce qu’était un loulou de Poméranie et que j’ai trouvé cette petite bouille de chien plutôt mignonne. J’ai observé avec malice ta rencontre avec Albane et son père Frédéric. Un père et une fille adorables et accueillants. Que dire de Gwenole, ce vieux monsieur : sa tendresse, sa sagesse et l’excentricité de ses cravates. Je crois qu’il m’a autant touchée que toi, l’amour qu’il porte à sa femme, la résilience et l’abnégation dont il fait preuve sont admirables.

Roxane j’ai été témoin de ta transformation, de ta libération. J’ai senti ta rage, ta douleur mais aussi ton envie de vivre, de pardonner et d’aimer. J’ai aimé chaque moment passé avec toi, et si tu savais comme tu as soulevé tant d’émotions différentes en moi. Tu m’as bouleversée autant que tu m’as fait rire. Quelques scènes ou paroles m’ont décroché des rires exceptionnels.

Alors Roxane, je crois qu’on peut remercier vivement ton auteure, Carène Ponte, de t’avoir donné vie et de nous avoir servi encore une fois un roman qui a le don de nous toucher en plein cœur, de nous faire rire et de nous émerveiller par sa fraîcheur et son écriture moderne et piquante.

Ma notation :

Un très beau roman encore une fois, où les personnages vous montreront que malgré les épreuves de la vie, il faut savoir pardonner et saisir le bonheur qui nous entoure.

Je ne suis pas obligée de t’aimer, Maman, Harmony Rouanet

Quatrième de couverture :

Hermione vit dans une version moderne de «la petite maison dans la prairie». C’est le bonheur avec son mari, ses deux enfants et sa jolie maison en plein cœur des vignes. Pour en arriver là, elle a dû prendre une décision difficile, mais essentielle, pour son bien et celui de sa famille : se séparer de la personne la plus importante à ses yeux. Retour en 1980. Kate vient d’accoucher d’une petite fille et déjà, elle se ment à elle-même. Malgré ses 18 ans, elle a déjà vécu un parcours chaotique. Kate n’a pas toujours pris le bon chemin. Mais est-ce que cette naissance imprévue peut tout changer? À travers les années, nous suivons l’itinéraire d’une mère et d’une fille. L’une n’aurait pas dû être mère, l’autre n’aurait pas dû naitre. Jusqu’au jour de la révélation-choc qui bouleversera tout. Sous l’emprise d’une mère toxique, est-il possible de trouver la résilience?

L’avis de Laure :

Ce roman est le premier de la blogueuse La fille Kamoulox et je savais qu’elle s’était inspirée de son propre vécu pour l’écrire. Ce n’est pas un témoignage et on ne saura pas ce qui est réel ou imaginé de l’histoire d’Hermione et ça me va très bien comme ça.

J’ai découvert en lisant Je ne suis pas obligée de t’aimer, maman un thème dont je ne connaissais rien. Et c’est quelque chose que j’aime beaucoup dans la lecture que cet enrichissement personnel sur des sujets très variés. A travers l’histoire d’Hermione et de sa mère Kate, on comprend le phénomène de l’emprise psychologique et comment elle se construit. Comment une femme en arrive à ce point de folie, à régenter ainsi la vie d’une autre fût-elle sa fille ? Le personnage de Kate est vraiment effrayant, c’est une personne toxique, une de celles dont on se dirait en les croisant « fuyons ». Et pourtant, pour Hermione qui est sa fille, elle est piégée. D’abord trop jeune pour mesurer un comportement déviant puis, malheureusement, trop sous emprise pour pouvoir faire la part des choses.

Ce roman est intéressant dans la mesure où l’auteure n’est pas catégorique, il n’y a pas de parti pris, pas de jugement préétabli. Elle va nous raconter aussi le parcours de Kate. Parce qu’on ne devient pas un adulte toxique sans raison, parce qu’il y a forcément un cheminement de vie qui crée cette maladie psychologique. Et l’histoire de Kate a largement de quoi expliquer les choses.

Je voudrais être honnête avec vous concernant ce roman : il est auto édité et je l’ai ressenti. Le texte a manqué de relecture et j’ai buté sur un certain nombre de fautes d’orthographe, de conjugaison ou de langue. C’est dommage oui. Personnellement ça me gêne, peut être que pour d’autres ce sera sans importance. C’est le pendant de l’auto édition, c’est donc quelque chose que je ne veux pas critiquer. On fait tous des fautes en écrivant qu’on ne voit pas forcément en se relisant.

J’ai eu beaucoup d’affection pour Hermione en lisant son histoire, on ne peut qu’être empathique face à un tel parcours, à la force qu’il faut pour dépasser le vécu, y voir clair, se détacher de la personne toxique. Je m’attendais à une autre fin dans la confrontation qui va avoir lieu entre Hermione et sa mère, d’autant plus lorsqu’on sait ce que cette femme a commis, j’aurais aimé que cela finisse autrement. Mais quelque part, les sentiments véhiculés par le roman sont plus ceux de l’espoir que de la vengeance.

Ma notation : 

Un lecture intéressante pour son thème malgré le côté imparfait de ce roman auto édité.

Le jour où, Amélie Antoine

Quatrième de couverture:

Rebecca et Benjamin, deux êtres abîmés par la vie.

Une rencontre inattendue dans les allées d’un cimetière parisien.

L’amour qui naît doucement. Prudent, fragile aussi…

N’est-il pas déjà trop tard pour réparer ces deux cœurs brisés ?

L’avis d’Audrey :

Amélie Antoine ! Cette auteure, son écriture, sa sensibilité, ses mots touchants et percutants. J’aime tant la lire, j’aime les sentiments qu’elle fait surgir en moi à chaque lecture. J’aime le mélange de nostalgie, de morosité, couplé à l’espoir et à des bouffées de bonheur.

Quand j’ai eu ce dernier roman entre les mains, je ne savais pas où cette lecture allait m’amener. Je ne savais pas quels sentiments cette histoire allait me faire ressentir, mais je n’avais qu’une hâte entrer dans son univers, aller à la rencontre de ses nouveaux personnages.

Le premier chapitre commençait si bien. Un parc, des familles, des adolescents. Des rires, des manèges, des regards, des sensations. Puis les rires laissent place à des cris, des larmes. Un premier chapitre percutant et glaçant. L’auteure saisit ainsi son lecteur dès son premier chapitre.

Puis c’est le moment de la rencontre entre Rebecca et Benjamin. Une rencontre assez inattendue au cœur d’un cimetière, mais une rencontre si essentielle. Deux personnes abîmées par la vie, solitaires, angoissées, tristes.  Ils vont apprendre à se connaître, avec distance et pudeur. Se raconter leurs vies, les drames, les colères. Ils vont apprendre à vivre, à vivre mieux. Mais sont-ils prêts à laisser une petite place au bonheur ? Sont-ils capables de l’assumer ?

J’ai été complètement conquise par ce roman, par cette histoire et surtout par ces deux personnages. Comment ne pas être en totale empathie envers eux ? Le personnage de Rebecca m’a bouleversée. Dans ce roman, encore une fois, Amélie Antoine use d’une construction qui n’est pas linéaire. On oscille entre passé et présent, avant le jour où et après le jour où. Une construction néanmoins fluide qui permet de nous dévoiler doucement le passé, de mieux saisir les douleurs et de comprendre ainsi les personnages. Je m’étais préparée à des révélations, mais je n’avais pas imaginé ce que nous livre l’auteure sur ce fameux jour où. Le roman prend alors un autre sens, on bascule dans autre chose.

C’est noir, c’est triste mais pourtant dans cette obscurité l’auteure laisse la lumière entrer dans la vie de nos personnages. Ici encore, elle a su faire ressortir tant d’émotions de son récit. Je ne sais pas l’expliquer, mais Amélie Antoine me touche à chaque fois avec une telle force. J’étais mal au cours de ma lecture, j’ai souffert avec Rebecca, j’ai angoissé avec Benjamin. Chaque mot, chaque phrase comme autant de pics en plein cœur.

Je finirai en remerciant l’auteure. Merci pour tes romans, pour tes mots. Merci pour la sensibilité, la vérité, l’émotion. Merci pour tout ce que tu fais ressortir en moi avec chacun de tes textes.

Ma notation :

Deux personnages qui passeront un petit bout de temps avec moi. C’est tendre et violent, c’est beau, c’est triste. Un roman qui saisit et que vous n’oublierez pas.

Un matin ordinaire, Marjorie Tixier

 

Quatrième de couverture :

Laurence rêve d’un grand voyage mais son mari manque de confiance en lui pour l’emmener à l’autre bout du monde. Et puis surtout, elle a deux petites filles et un père gravement malade. Alors, pour s’évader et se ressourcer, elle court chaque vendredi à heure fixe, selon un rituel immuable.

Ce jour-là, pourtant, une rencontre inattendue l’attend…

C’est donc par un matin ordinaire que le destin de Laurence va basculer et redistribuer les cartes d’une vie de famille jusque-là bien réglée.

L’avis de Lunatic :

Ce roman m’a intriguée car je me demandais bien quelle rencontre Laurence avait pu faire lors de son jogging hebdomadaire pour faire basculer sa vie. J’avoue que si j’avais connu le thème du roman avant de le lire, je ne l’aurai peut-être justement pas lu. Sans être violent ou trop difficile, je n’avais pas envie de lire cela. Je m’imaginais une rencontre bien différente de celle décrite par l’auteure.

La construction du roman m’a par contre bien plu, c’est ce qui a fait pencher la balance pour que je continue ma lecture. L’auteure donne la parole à de nombreux personnages de l’entourage de Laurence : enfant, époux, voisine… Ainsi on aperçoit comment un même événement est vécu différemment par chacun des personnages. On est témoins d’une multitude de sentiments, d’émotions et de réactions. J’ai beaucoup aimé l’utilisation de ces divers points de vue. Les personnages sont décrits avec minutie, avec beaucoup de réalisme et pour ma part j’ai été particulièrement touchée par la fille cadette de Laurence. Je parlais de minutie, un peu trop peut-être. La multitude de détails peut vite lasser les lecteurs.

Sans être une lecture qui me marquera, ce roman est très plaisant et la plume de l’auteure est vraiment agréable à lire. Je la relirai avec curiosité.

Ma notation :

Un roman plaisant mais pas inoubliable.

 

(Merci à Librinova pour cette lecture)