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Le testament de Marie, Colm Toibin

Quatrième de couverture :

Ils sont deux à la surveiller, à l’interroger pour lui faire dire ce qu’elle n’a pas vu. Ils dressent de son fils un portrait dans lequel elle ne le reconnaît pas et veulent bâtir autour de sa crucifixion une légende qu’elle refuse. Seule, à l’écart du monde, dans un lieu protégé, elle tente de s’opposer au mythe que les anciens compagnons de son fils sont en train de forger. Une réinterprétation bouleversante de la figure de Marie, un roman puissant et envoûtant.

L’avis de MadameOurse :

J’ai gagné ce livre lors d’un concours à l’occasion de sa sortie il y a 3 ans. Et vous imaginez bien que, si ce n’est que maintenant que je le lis, c’est parce qu’il sort de mon cadre habituel. J’ai une grosse problématique pour ce genre de lecture : ma culture athée fait que je ne connais rien de la religion chrétienne (ou des autres religions d’ailleurs). C’est quelque chose qui me handicape un peu quelque part, j’aimerais être plus instruite sur le sujet. Et j’avais donc peur en découvrant ce court roman, d’être paumée face à des références que je ne comprendrai pas.

Finalement, il n’en a rien été. Parce que ce roman est très simple et très largement centré autour du personnage de Marie. Et j’ai vraiment aimé le point de vue que l’auteur veut dresser dans son Testament. La volonté est de nous mettre dans la peau de cette femme qui, un jour, eut un bébé comme tant d’autres femmes dans le monde et qui va être confrontée au devenir d’homme de celui-ci. Marie est très neutre dans cette histoire, elle ne met pas son fils sur un piédestal, elle ne tente pas de convaincre tout son entourage de la Vérité énoncée par celui-ci. C’est juste une mère qui a déjà perdu son fils de par le chemin de vie qu’il a choisi, une mère qui va se retrouver, contre sa volonté, a devoir faire attention à sa propre vie. Car oui, via la crucifixion de Jésus, c’est la vie de tout son entourage qui est visée aussi; il faudrait assassiner tous ceux qui l’ont suivi dans sa pensée (tiens, tiens, je fais le parallèle avec Hitler et sa volonté de mettre fin au peuple juif…).

Je ne sais pas comment cette oeuvre a été perçue par les chrétiens, par ceux qui ont une bonne connaissance de la religion mais, personnellement, j’ai apprécié ce point de vue complètement humain. Et la Marie de Colm Toibin m’a touchée.

Ma notation :

Une lecture humaine très intéressante. Je suis contente d’avoir sorti ce livre de ma PAL. Et puis un jour, d’ici 10 / 20 ans (voyons large…), il faudra que je me trouve un livre qui explique bien la genèse de la religion chrétienne (et que je le lise donc…).

Origine, Dan Brown

Quatrième de couverture :

Robert Langdon, le célèbre professeur en symbologie, arrive au musée Guggenheim de Bilbao pour assister à la conférence d’un de ses anciens élèves, Edmond Kirsch, un éminent futurologue spécialiste des nouvelles technologies.

La cérémonie s’annonce historique car Kirsch s’apprête à livrer les résultats de ses recherches qui apportent une réponse aux questions fondamentales sur l’origine et le futur de l’humanité.

Mais la soirée va brusquement virer au cauchemar. Les révélations de Kirsch risquent d’être perdues à jamais. Contraint de quitter précipitamment Bilbao, Langdon s’envole pour Barcelone en compagnie d’Ambra Vidal, la directrice du musée. Ensemble, ils vont se lancer en quête d’un étrange mot de passe qui permettra de dévoiler au monde la découverte de Kirsch.

L’avis de MadameOurse :

Je suis une vraie addict de Dan Brown. J’ai lu tous ses romans et, 3 ans après Inferno, j’ai trouvé le temps long sans nouvelle publication. C’est depuis septembre 2016 soit un an avant la date prévue de publication que j’ai su que le roman allait arriver. Et ce 4 octobre 2017, j’étais en librairie pour l’acheter. Sauf que, mon planning livresque a fait que je ne l’ai ouvert que maintenant. Mais je voulais prendre le temps de le savourer.

On va retrouver avec plaisir Robert Langdon le héros récurrent de Dan Brown, en Espagne aux côtés de son ami Edmond Kirsch. Celui-ci a fait une découvert qui menace de faire sombrer le monde, de mettre fin aux religions au profit de la science. Comment ? En répondant aux questions phare dont seule la religion a su donner la réponse : « d’où venons nous ? » et « où allons nous? ».

Du rôle de spectateur de la découverte de son ami, Langdon va vite être pris à parti et virer acteur. Aux côtés d’Ambra Vidal, future épouse du roi d’Espagne, il va être pris dans une quête lui permettant de révéler la découverte de son ami.

Il y a un truc que j’ai trouvé dingue dans ce roman c’est que j’en avais lu 150 pages et qu’on en était toujours aux prémices du roman. Et cela sans aucune lassitude ni longueur ! C’est toujours hyper prenant, passionnant, cultivant. Ce roman est un peu moins axé je trouve sur le décodage dans la mesure où il y a moins de codes à résoudre pour nos héros mais tout est toujours aussi passionnant, la toile de fond du roman est crédible (à mes yeux de non spécialiste du moins), les sujets qui sont mis en avant sont très intéressants. J’ai bien aimé le changement de zone géographique, l’Espagne cette fois pour un petit vent de fraîcheur. Les personnages secondaires sont bien sympathiques également avec une petite partie romance concernant les futurs souverains d’Espagne. Bref, pour moi l’ensemble est réussi.

Ma notation :

Toujours un excellent moment de lecture avec Robert Langdon.

Entrez dans la danse, Jean Teulé

Quatrième de couverture :

Une étrange épidémie a eu lieu dernièrement Et s’est répandue dans Strasbourg De telle sorte que, dans leur folie, Beaucoup se mirent à danser Et ne cessèrent jour et nuit, pendant deux mois Sans interruption, Jusqu’à tomber inconscients. Beaucoup sont morts. Chronique alsacienne, 1519.

L’avis de Lunatic :

J’avais hâte de me replonger dans l’univers de Jean Teulé. Ses romans sont souvent la promesse d’un moment de lecture plaisant et dérangeant à la fois. Ses romans « historiques » sont pour moi de jolies pépites, et l’auteur use ici de son style d’écriture que j’aime tant, avec un vocabulaire fleuri, des descriptions crues et réalistes le tout ponctué de touches d’humour et de quelques anachronismes.

Le pitch ce de roman qu’on pourrait croire sorti de sa folle imagination est bien réel. Un jour de juillet 1514, à Strasbourg, une femme se met à danser sans pouvoir s’arrêter, bientôt ce sont des dizaines d’habitants qui se joignent à elle, des centaines, puis des milliers. Rapidement, cette danse sans fin entraîne épuisement et morts. Les danseurs s’écroulent au sol de fatigue, d’épuisement, les pieds en sang, les muscles raidis par la douleur. D’où vient cette « malédiction »? Est évoqué alors une épidémie, une maladie, un signe de Dieu? Et s’il s’agissait juste d’une sorte de transe collective du à un climat social difficile après des mois de famine et de sécheresse?

Ce roman court est tout de même un peu long. On peut vite s’y ennuyer, entre les descriptions des danseurs et les discussions que mènent le clergé de la ville avec les autorités politiques. Malgré toute l’originalité du sujet, et le travail de recherche intense qu’a du faire Jean Teulé, je ressors un poil déçue de ma lecture.

Ma notation :

Un court roman intriguant mais pas passionnant.

 

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

Le pouvoir, Naomi Alderman

Quatrième de couverture :

ET SI LES FEMMES PRENAIENT ENFIN LE POUVOIR DANS LE MONDE ENTIER ?
Aux quatre coins du monde, les femmes découvrent qu’elles détiennent le « pouvoir ». Du bout des doigts, elles peuvent infliger une douleur fulgurante – et même la mort.
Soudain, les hommes comprennent  qu’ils deviennent le « sexe faible ». Mais jusqu’où iront les femmes pour imposer ce nouvel ordre ?

L’avis de Lunatic :

Madame Ourse me faisait remarquer que cette couverture était bien moche, et je suis un peu d’accord avec elle. Même si ce rouge vif doit bien attirer l’œil  dans les rayons en librairie. Je préfère cette couverture américaine que je trouve moins laide. Mais pour le coup c’est plutôt la 4ème de couverture qui m’a intriguée et plusieurs articles que j’ai vu passer, annonçant ce roman comme le phénomène littéraire de cette rentrée de janvier 2018.

Imaginez que du jour au lendemain, les femmes, et plus précisément les adolescentes se retrouvent avec un étrange pouvoir. Celui de créer des pulsions électriques passant par leurs mains, plus ou moins contrôlées, permettant alors de se défendre face aux hommes et renversant alors les habitudes. C’est le moment de prendre une revanche sur des siècles de harcèlement, d’avilissement, de domination masculine. A noter que ces adolescentes peuvent faire resurgir ce pouvoir auprès de leurs aînés. C’est le point de départ de cette dystopie. Cet étrange bouleversement physique et  social nous est raconté à travers 5 personnages: Roxy, issu d’une famille de mafieux, qui va utiliser son pouvoir pour faire prospérer les affaires. Allie, une jeune fille paumée qui va devenir Mère-Ève et se transforme ainsi en nouvelle gourou ou déesse guidant les femmes qui détiennent le pouvoir. Tunde, une journaliste africain, qui va surfer sur le phénomène et couvrir à travers le monde tout les faits-divers et drames qu’entraînent ce pouvoir. Et enfin Margot, femme politique dont la fille détient ce pouvoir. Margot va créer des camps d’entraînements pour permettre aux filles de maîtriser le pouvoir afin de l’utiliser intelligemment. Cette implication va lui permettre d’assurer son avenir politique. On assiste à des révoltes dans divers pays, des soulèvements de femmes renversant les régimes en place et créant de nouveaux pays, les hommes sont tués, violés, persécutés. Bref, une sorte de guerre mondiale assez effrayante. Le roman évoque aussi des fait physiques ou scientifiques pouvant expliquer l’arrivée de ce pouvoir (et si on le détenait toutes depuis des siècles sans le savoir?).

C’est un roman très différent de ce que je lis d’ordinaire. Je l’ai trouvé assez dur, l’idée de pouvoir, des rôles qui s’inversent. Ces femmes qui deviennent pire que les hommes, cette idée de vengeance est assez dérangeante. Je ne suis pas féministe pour un sou, ça explique peut-être que je n’étais pas totalement conquise pendant ma lecture. C’est intéressant de voir comment l’auteur a voulu montrer que le pouvoir nouveau crée des armées, des envies de nouvelles religions. Les personnages sont intéressant, mais je n’ai pas réussi à me les approprier. On saute de l’un à l’autre trop vite, le déroulé chronologique est assez flou et trop rapide à mon sens. Arrivant vers la fin, je pensais qu’il ne s’agissait que d’un premier tome tant pour moi il y avait encore plein de choses à développer, à dire. Néanmoins ce roman se lit très bien,j’aurai tendance à le ranger en Young Adult par contre. J’ai vu qu’il allait être adapté en série télé, il ne pouvait en être autrement! Il est fait pour cela.

Ma notation :

Une lecture qui sort de mes habitudes et qui m’a plu! Pari réussi.

 

 

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

Et tu trouveras le trésor qui dort en toi, Laurent Gounelle

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Quatrième de couverture :

Tout commence le jour où Alice, une jeune femme dynamique et audacieuse, retrouve son ami d’enfance, Jérémie. Devenu prêtre de campagne, il lui confie être accablé par le faible nombre de fidèles qui le suivent. Athée et conseillère en communication, Alice se met en tête de l’aider à sa manière. Amenée par la force des choses à se plonger dans le monde de la spiritualité, du christianisme à l’hindouisme, du taoïsme au bouddhisme, Alice va découvrir une vérité universelle particulièrement troublante. Une vérité concernant l’homme et la clé de son épanouissement, passée sous silence par les religieux, perdue au fil des siècles… Dans ce nouveau roman émouvant et captivant, Laurent Gounelle nous entraîne dans un univers passionnant à la découverte de ce qui permet à l’homme de s’élever dans une autre dimension, où ses actes sont puissants et sa joie, un état durable.

L’avis de MadameOurse :

J’ai repéré ce roman lors de sa sortie en librairie. On n’est pas du tout dans la cible des romans qui m’attirent habituellement mais allez savoir pourquoi celui-ci m’a donné envie ? Sûrement comme un challenge, je suis athée et très peu cultivée sur l’histoire des religions et ça me manque alors le fait de pouvoir en apprendre plus dans un roman me semblait un bon compromis en attendant une motivation à lire la Bible (motivation qui ne viendra jamais soyons honnêtes).

Sauf que, ce roman au final n’en est pas un je trouve, la part de romancé dans l’histoire est bien trop faible. Je me suis sentie dans un prétexte énorme à philosopher et disséquer les écritures des textes sacrés (car il n’est pas question que du christianisme). On part ici d’un besoin ultra à la mode d’améliorer sa vie par tel ou tel prétexte, on creuse un peu les messages de Dieu, on ajoute une pointe de sel et zou le dernier Gounelle est né (auteur que je n’avais jamais lu jusque là). Je suis dure parce que je n’ai pas adhéré une seule seconde. Pourtant je l’ai lu jusqu’au bout, je suis étrange sans doute. Je suis convaincue que le message contenu dans le roman peut plaire, il y a de la recherche, il y a forcément un intérêt culturel pour certains.

Mais ce livre n’était pas pour moi. J’aime apprendre mais là on est à des années lumières d’un sujet dans lequel je peux entrer facilement. Et il m’a manqué une part romancée plus forte, plus entraînante. Dommage !

Ma notation :

Très honnêtement, je n’ai rien aimé dans cette lecture.