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Les 5 règles du mensonge, Ruth Ware

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Quatrième de couverture :

RÈGLE NUMÉRO UN
Dis un mensonge

RÈGLE NUMÉRO DEUX
Ne change pas ta version

RÈGLE NUMÉRO TROIS
Ne te fais pas prendre

RÈGLE NUMÉRO QUATRE
Ne pas se mentir les unes aux autres

RÈGLE NUMÉRO CINQ
Savoir quand cesser de mentir

Quand quelqu’un meurt, ce n’est plus un jeu…

L’avis d’Audrey :

Quelle 4ème de couverture intrigante, vous ne trouvez pas? J’aime commencer un roman sans rien savoir de l’histoire ni des personnages.

Besoin de vous. C’est le SMS que reçoit Isa de la part de Kate. Elle sait que Fatima et Théa ont reçu le même message. Les 4 femmes sont amies depuis plus de 20 ans. Une amitié qui a débuté au lycée, alors qu’elles étaient en pension. Une amitié et un secret qui semblent les lier à jamais. Pour Isa, pas la peine de réfléchir, elle décide de se rendre à Salten, dans la maison de Kate le matin même. Elle prend avec elle sa petite fille, Freyia. Un tout jeune nourrisson qu’elle allaite et qu’elle n’imagine pas laisser.

Dès les voyage en train pour rejoindre ses amies, les chapitres laissent place aux souvenirs de jeunesse. On fait la connaissance de jeunes filles assez libérés, qui multiplient les expériences, les soirées arrosées ou autres incartades. Loin de l’image de femmes posées et responsables qu’elles montrent dans le présent.

Une ambiance très mystérieuse, presque malsaine s’installe rapidement. Quand on apprend pourquoi Kate a convoqué ses amies, on comprend alors que leur secret s’annonce  tragique, voire macabre ! Surtout ne rien dévoiler, continuer à mentir pour ne pas que tout vole en éclats.

J’ai adoré ce roman presque autant que j’en ai détesté chaque personnage. Je n’ai pas réussi à m’attacher à l’une seule d’entre elles. Mais en même temps je ne pense pas que ce soit le but de l’auteure que le lecteur se prenne de sympathie pour elles. Dans ce roman, comme dans les précédents, l’auteur décortique avec minutie la psychologie des personnages et les interactions entre eux. Bien qu’il y ait beaucoup de suspense et de surprises, l’action reste assez lente mais du coté positif. Vous savez, un peu à l’image de certaines séries policières anglaises comme Broadchurch.

Une fois que vous aurez lu ce roman, serez-vous prêts à garder le mensonge?

Ma notation:

Un thriller psychologique qui m’a beaucoup plu. Une histoire d’amitié qui tourne au drame pour notre plus grand plaisir de lecteur un peu machiavélique.

fleuve

(Merci à Estelle des éditions Fleuve pour la lecture)

La disparue de la cabine n°10, Ruth Ware

Quatrième de couverture :

Une semaine à bord d’un yacht luxueux, à silloner les eaux du Grand Nord avec seulement une poignée de passagers.
Pour Laura Blacklock, journaliste pour un magazine de voyage, difficile de rêver d’une meilleure occasion de s’éloigner au plus vite de la capitale anglaise.
D’ailleurs, le départ tient toutes ses promesses : le ciel est clair, la mer est calme et les invités très sélects de l’ Aurora rivalisent de jovialité. Le champagne coule à flot, les conversations ne manquent pas de piquant et la cabine est un véritable paradis sur l’eau.
Mais dès le premier soir, le vent tourne. Laura, réveillée en pleine nuit, voit la passagère de la cabine adjacente être passée par-dessus bord.
Le problème ? Aucun voyageur, aucun membre de l’équipage ne manque à l’appel. L’Aurora poursuit sa route comme si de rien n’était.
Le drame ? Laura sait qu’elle ne s’est pas trompée. Ce qui fait d’elle l’unique témoin d’un meurtre, dont l’auteur se trouve toujours à bord…

L’avis de Lunatic :

L’idée de faire une croisière sur un paquebot de luxe, avec l’impossibilité d’en sortir et passer des jours en pleine mer n’est pas du tout un truc qui me fait rêver pour des vacances. Et ce roman me conforte dans l’idée, qu’effectivement je ne le ferai jamais.

Laura ou Lo, journaliste d’un magazine à destination des touristes, doit remplacer sa chef pour le voyage inaugural d’un bateau de croisière à destination de la mer du nord, vers les fjords norvégiens. Ce n’est pas à elle que revient d’ordinaire ce genre de privilège et malgré un cambriolage plutôt violent qu’elle a subi quelques jours avant le départ, elle ne souhaite pas laisser sa place. Elle aurait peut-être mieux fait, surtout si l’on ajoute à cela une dispute avec son petit ami avant le départ. Chamboulée par ces événements, elle semble bien décidé à profiter de cette croisière pour se changer les idées. Elle fait connaissance avec les autres passagers du bateau (dont d’anciennes connaissances) et semble avoir du mal à trouver sa place parmi ces gens riches, brillants, venant d’un autre milieu qu’elle. La première soirée un peu trop arrosée pour Lo s’achève sur un drame. Elle est persuadée d’avoir vu sa voisine de cabine passer par dessus bord. Mais voila, la cabine est vide, aucune trace de cette jeune femme que personne d’autre n’a croisé. A partir de ce moment, Lo va tout faire pour démontrer qu’elle a raison.

J’ai eu un peu de mal à rentrer dans le roman. Les personnages sont assez caricaturaux je trouve. C’est sûrement un choix pour dénoncer le coté jet-set de ce milieu aisée, mais même Lo qui devrait nous apparaître plus attachante m’a ennuyée. Elle m’énervait même et j’en suis venue moi aussi à douter de son histoire. Après tout, Lo boit beaucoup, elle souffre de dépression, on ajoute à cela le traumatisme récent du cambriolage. Aucun indice ne donne envie de la croire. Et il a fallu attendre la 6ème partie du récit pour qu’enfin je trouve un minimum d’intérêt à ce roman. Et c’est bien trop long, car les 262 premières pages auraient pu se résumer en une cinquantaine de pages seulement. L’auteur nous sert ensuite une intrigue un peu tirée par les cheveux que je ne trouve pas crédible du tout. Et un final où notre pseudo héroïne, Lo s’en sort en trouvant des ressources psychologiques et physiques dont elle était totalement dépourvue avant. J’ai juste apprécié le dernier chapitre du roman, un joli clin d’œil d’un personnage sur l’idée de rebondir malgré les épreuves.

Ma notation :

Pas emballée par ce thriller malgré une idée originale de départ.