Tension extrême, Sylvain Forge

Quatrième de couverture :

Aux limites du virtuel et de la réalité, les nouvelles technologies conduisent parfois à la folie !
Des cyberattaques paralysent la PJ de Nantes, infiltrent l’intimité des policiers et cernent une ville où le moindre objet connecté peut devenir une arme mortelle. Alors que les victimes s’accumulent, une jeune commissaire à peine sortie de l’école et son adjointe issue du « 36 » affrontent ensemble un ennemi invisible.
Toutes les polices spécialisées seront mobilisées pour neutraliser la nouvelle menace de la science complice du crime.

L’avis de Tittounett :

Un corps est retrouvé, celui d’un homme équipé d’un pacemaker qui a visiblement explosé purement et simplement. Accident possible s’agissant de composants électroniques sauf que la police découvre que cet homme a un frère jumeau, mort au même moment exactement d’une défaillance de son pacemaker aussi. Après vérification, leurs deux pacemakers ont sauté exactement en même temps.

On suivra une nouvelle commissaire peu présente je trouve et surtout deux flics, Isabelle (qu’on suivra par son prénom) et Charolle (qu’on suivra par son nom de famille).

Elle, flic stagnante hiérarchiquement mais pleine d’avenir, qui vient de perdre sa mère dont elle s’occupait au détriment de sa carrière car atteinte d’un Alzeihmer.

Lui, flic proche de la retraite dont ce sera la dernière affaire, père sur le tard qui veut passer plus de temps en famille.

Le tueur qui a beaucoup de connaissances informatiques, un passif lourd qui l’a fait basculer, une envie de détruire et de faire souffrir.

Attention, ce polar sur la réalité virtuelle est tout sauf avant-gardiste. Comment un homme pourrait, juste avec un accès internet (et pas mal de connaissance évidemment) faire basculer des infrastructures voire un pays entier.

Surtout comment l’ordinateur peut se transformer en arme, prendre des décisions lui-même, être autonome, prendre des initiatives.

Par certains rappels, ce livre vous avertit que tout ça est déjà possible et présent dans votre quotidien, qu’il en faudrait peu pour que ça bascule, que c’est même peut-être déjà fait.

Ma notation :

Un très bon polar, très (trop) réaliste donc un peu flippant. Mention néanmoins pour la fin et le lien entre la mort des jumeaux dès premières pages du bouquin et la suite de l’histoire. Capillotracté je trouve mais bon, ça n’enlève pas que le livre était vraiment bien, je le conseille aux amateurs de polar.

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La maison de poupée, MJ Arlidge

Quatrième de couverture :

Une jeune femme se réveille, désorientée. Elle n’est pas dans son lit mais dans une cave. Prisonnière d’un simulacre de chambre. La panique monte. Comment a-t-elle atterri là ?Pourquoi ?

Non loin de là, des promeneurs font une découverte macabre : le corps décomposé d’une femme. Sa disparition n’a jamais été signalée : sa famille recevait régulièrement de ses nouvelles via les réseaux sociaux et n’avait donc aucune raison de s’inquiéter. Quel assassin peut être assez pervers pour jouer ainsi avec les proches de ses victimes ?

La détective Helen Grace se lance sur la piste de ce meurtrier redoutable. Un prédateur vicieux et intelligent qui ne recule devant rien. Mais elle doit faire vite. Quelque part, une femme lutte pour sa survie…

L’avis de MadameOurse :

J’avais aimé il y a un an et demi Am stram gram, précédent roman de l’auteur et premier d’une série avec le commandant Helen Grace. C’est un auteur que j’avais envie de continuer à lire. Bon, il y a cependant un second tome à la série, Il court, il court le furet que je n’ai pas lu. Pour la compréhension de la vie personnelle des policiers du roman, c’est clairement mieux de les lire dans l’ordre. Mais si, comme moi, vous oubliez tout rapidement, ça ne va pas changer grand chose !

Bref, c’est encore un polar écrit suivant les mêmes codes : des chapitres hyper courts (2 à 4 pages maxi), une alternance chaque fois entre les différents personnages. Ainsi, Ruby se retrouve prisonnière, séquestrée par un dingue dans une cave. Terrorisée, elle va vite reprendre le dessus et tenter de ruser pour s’en sortir.

Par ailleurs, la police découvre le corps d’une jeune femme, enterré sur une plage. Ce qui commence d’abord comme 2 enquêtes ne le restera pas tant le commandant Helen Grace est vite convaincue non seulement qu’il y a un lien mais également qu’il y a d’autres jeunes femmes… Tout au long de son enquête, elle est personnellement dérangée par une hiérarchie qui ne croit pas en son flair et, encore plus, une cheffe qui ne cherche qu’à lui nuire. J’avoue que cette partie du roman ne m’a pas spécialement plu. OK, je peux comprendre ces vacheries au sein d’une équipe qui ne recherche que la gloire (ce qui est clairement pas le cas d’Helen en fait) mais bon… je sais pas pour moi cela n’a rien apporté au roman bien au contraire. Oui, ce serait trop facile si l’équipe pouvait enquêter facilement mais bon, on peut trouver autre chose ne pense !

Passé cette critique, c’est un roman qui est prenant et qui se lit donc assez vite, j’ai bien aimé qu’il y ait divers suspects, tous plausibles, tous bon à mettre en prison même ! On suit également le criminel lui même, on essaie de comprendre ce qui s’est passé dans sa tête pour en arriver à séquestrer ainsi ces jeunes femmes. Mais toujours l’auteur laisse le flou, un chapitre avec le criminel, un chapitre avec le suspect mais aucun lien qu’on ne puisse faire entre les deux !

Quand la fin arrive, c’est avec une accélération du rythme des événements plutôt appréciable pour le final. Mais là encore, bémols pour moi. D’une part, la psychologie du criminel, l’explication de ce qui a pu le conduire à ces actions restent assez sommaires à mes yeux. Et d’autre part, il y a des choses que je trouve peu crédibles dans le final comme le fait que le commandant Helen Grace parte en mission avec pour seule arme une matraque. Alors soit j’ai loupé quelque chose qui explique ce fait soit clairement, elle aurait du avoir une arme à feu ?

Ma notation :

Un polar agréable à lire malgré quelques bémols. Toutefois, un nouveau tome à la série Au feu, les pompiers sort dans quelques jours et il me tente beaucoup quand même.

La sorcière, Camilla Lackberg

Quatrième de couverture :

Nea, une fillette de 4 ans, a disparu de la ferme isolée où elle habitait avec ses parents. Elle est retrouvée morte dans la forêt, à l’endroit précis où la petite Stella, même âge, qui habitait la même ferme, a été retrouvée assassinée trente ans plus tôt. Avec l’équipe du commissariat de Tanumshede, Patrik mène l’enquête, tandis qu’Erica prépare un livre sur l’affaire Stella. Sur la piste d’une très ancienne malédiction, les aventures passionnantes d’Erica et de Patrik continuent, pour le plus grand plaisir des lecteurs.

L’avis de Tittounett :

On suit cette auteure depuis le début des aventures de Patrick et Erica, alors qu’ils ne se connaissaient même pas. Encore une fois, on retrouve vite ce qui fait du Camilla Lackberg : plusieurs histoires dans un bouquin. Le présent et l’enquête en cours : Néa, fille unique, est enlevée et retrouvée morte. Le passé et un autre drame : dans cette même maison, il y a 30 ans, Stella du même âge a été enlevée et retrouvée morte. Deux ados ont avoué puis se sont rétractées mais ont été jugés coupables malgré tout.

Un passé très lointain : une jeune mère de famille devient veuve avec sa jeune fille et part emménager chez sa mégère de sœur mariée à un pasteur du temps de la chasse aux sorcières. Au fur et à mesure du livre on rencontre tous les personnages (parfois un peu nombreux) des différentes époques, on réfléchit et on devine ou pas : qui a tué ? Quel est le lien entre les différentes époques ? On suit aussi la vie de Patrick et d’Erica, de la sœur d’Erica, la vie de la famille à qui on s’est attaché depuis tout ce temps.

On est toujours fan de cet auteur même si ce livre est un peu plus sombre que les autres, le drame est poignant, le lien pas évident voire un peu trop vague à mon goût, pas assez détaillé. La fin un peu dure et surtout trop brève.

Ma notation :

Malgré la fin pas assez détaillée, j’ai encore dévoré ce tome et hâte qu’elle en sorte un nouveau. J’aurais aimé une fin plus … comment vous dire sans vous spoiler, que les personnes du livre sachent le pourquoi de l’événement final et le lien entre l’histoire du temps des sorcières et les histoires « actuelles » est un peu trop vague à mon goût. Cette auteure est beaucoup plus précise d’habitude.

Territoires, Olivier Norek

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Quatrième de couverture :

À Malceny, dans le 93, on est habitués aux règlements de comptes. Mais un nouveau prédateur est arrivé en ville et, en quelques jours, les trois plus gros caïds du territoire sont exécutés. Le capitaine Coste et son équipe vont devoir agir vite, car leur nouvel ennemi s’implante comme un virus dans cette ville laissée à l’abandon, qui n’attend qu’un gramme de poudre pour exploser. Une ville où chacun a dû s’adapter pour survivre : des milices occultes surentraînées, des petits retraités dont on devrait se méfier, d’inquiétants criminels de 12 ans, des politiciens aveugles mais consentants, des braqueurs audacieux, des émeutiers que l’État contrôle à distance de drone. Et pendant ce temps, doucement, brûle la ville. La dernière affaire du capitaine Coste ? Elle se passe en enfer…

L’avis de MadameOurse :

Je l’ai déjà dit dans d’autres avis, je ne suis pas très fan de polars, leur préférant bien souvent les thrillers. Pour moi la différence entre les 2 (mais c’est mon interprétation personnelle) tient du fait de qui mène l’enquête, est ce que le roman nous fait suivre l’enquête de police ou juste un anonyme qui fait sa propre enquête. Être immergée au sein de l’équipe de police n’est pas ce que je préfère.

Mais ici, je savais à quoi m’attendre, l’auteur étant lui même policier, il était évident qu’on serait plongé dans un polar. Sauf que c’est un polar moderne et que le point de vue de l’homme avec son expérience propre et réelle de la police rendait le livre plus intéressant à mes yeux. Ce qui change complètement des polars habituels c’est le cadre : les cités et les trafics de drogue. Après 3 meurtres faisant tomber les caïds qui mènent la cité de Malceny, la police enquête.

Sans dévoiler l’histoire, je ne pensais pas que le roman irait si loin, les ficelles qui sont tirées ici font peur. Et encore plus en connaissant l’expérience de l’auteur, on se demande bien sûr « mais ça existe vraiment tout ça ? ». Je crois que je ne préfère même pas connaître la réponse à la question.

Malheureusement, ma lecture de ce roman au thème forcément éprouvant ne tombe pas au mieux avec l’actualité de cette semaine. Du coup j’avais du mal à m’y replonger et à le finir. Je pense que cela a aussi probablement joué sur mon appréciation de la lecture. Petit bémol, je trouve que le roman aurait gagné à avoir plus de suspense, ici l’enquête progressait sans que je me fasse surprendre par les évènements.

Ma notation :

Une sympathique découverte. Je remercie l’auteur Olivier Norek et les Editions Pocket pour m’avoir offert ce livre.

Je vous invite à découvrir une interview très sympa auquel l’auteur a répondu ici. J’apprécie énormément ces auteurs modernes avec qui on peut échanger le plus simplement du monde via leurs pages FB. On l’oublie souvent mais ceux qui écrivent sont des gens comme nous et Olivier Norek est d’ailleurs à ce titre un lecteur comme les autres !

Funérarium, Brigitte Aubert

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Quatrième de couverture :
A Cannes, Léonard exerce le singulier métier de thanatopracteur. Il accepte d’embaumer le cadavre d’une petite fille que sa mère a l’intention d’exposer dans sa chapelle privée. Mais il se rend vite compte que la petite a été victime de sévices. Intrigué autant que séduit par cette mère inquiétant et déséquilibrée, il se lance dans une enquête qui le mènera de l’incompréhension à l’horreur.

L’avis de MadameOurse :
Ce roman m’intriguait dans la mesure où le personnage principal exerce ce drôle de métier de thanatopracteur. J’aime les thrillers sombres et je me disais que ce livre allait forcément me plaire avec le postulat de base.Et en fait, bof ! Déjà je n’y ai pas retrouvé le suspense des thrillers. On se retrouve dans un huis clos chez la famille bourgeoise des Andrieu et malgré ça, je n’ai pas été happée par le suspense, je ne me suis à aucun moment creusé la tête en me demandant mais QUI était le méchant.Le début du roman m’a pourtant paru dérangeant comme le sont souvent les thrillers (et encore plus quand la victime est une enfant). De manière générale il y a plusieurs personnages dans le roman qui m’ont dérangée, qui semblaient pas nets, pas fréquentables. Les mœurs singulières des personnages principaux aussi m’ont déplu, que ce soit Chib ou son meilleur ami. Cela m’a surprise d’un roman écrit par une femme !

Je suis malgré tout allée au bout de ma lecture parce que ça reste difficile d’abandonner un thriller sans connaitre l’identité du méchant. Et je dois dire que le final est plutôt bon, je ne m’y attendais vraiment pas et cela a relevé un peu mon appréciation du roman.

Ma notation :
Ça se laisse lire mais je n’ai pas été séduite plus que ça par cette lecture.