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Le singe d’Harlow, Ludovic Lancien

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Quatrième de couverture :

Démis de ses fonctions de commandant à la PJ parisienne, le lieutenant Lucas Dorinel vit son exil brestois comme une petite mort. Jusqu’à ce qu’un message obscur _ Les Bêtes seront sacrifiées _ lui rappelle ce que la mort, la vraie, a de plus terrifiant.
Car le message le conduit à un cadavre. Sauvagement mutilé. Celui d’un homme incarcéré huit ans plus tôt pour le meurtre d’un enfant.
En s’adressant directement à lui, l’assassin réveille en Lucas à la fois son instinct de flic et sa violence. Le meurtrier et lui sont faits de la même étoffe. Prêts à combattre le mal par le mal.
Et à traquer les Bêtes là où elles se terrent.

L’avis de Laure :

Les envies de polar chez moi c’est toujours inopiné, celui-ci est sorti de ma PAL un peu par hasard. Mon mari me l’a offert en début d’année et ce n’est clairement pas le titre que j’aurais acheté mais il se passe à Brest donc c’est amusant de suivre une enquête dans des lieux qu’on connait.

Clairement, le rythme du polar est là dès le début pour nous immerger dans la lecture, chapitres courts, événements qui s’enchainent à bon rythme, nous sommes pris dans le récit avec beaucoup de rapidité. L’enquête est plaisante parce qu’à l’occasion du meurtre barbare d’un toxico qui vient de sortir de prison, se repose la question du crime qu’il a lui-même commis. Et si le passé n’était pas aussi simple qu’il s’affiche sur le papier ?

J’ai vraiment apprécié l’évolution de l’enquête et ça a été une lecture très plaisante pour moi car le rythme y contribue bien. Et en même temps, je vous l’avoue clairement, ne me reparlez pas de ce roman dans un mois, j’en aurai tout oublié ! Cela fait plusieurs années que je me rends compte que les polar sont éphémères dans ma tête, ils me plaisent, je passe un bon moment de lecture mais je les oublie aussi sec !

Ma notation :

Une lecture bien sympathique mais qui sera vite oubliée.

L’enfant dormira bientôt, François-Xavier Dillard

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Quatrième de couverture :

L’homme remonte l’escalier de la cave. Il a la démarche saccadée d’un automate brisé et tient dans ses mains deux petits sacs-poubelles recouverts de cristaux de givre. La dernière vision qu’il aura avant de plonger dans le néant restera éternellement gravée dans sa mémoire : du sac noir a glissé une chose atroce, innommable.

Michel Béjart rêve d’une existence heureuse avec son fils Hadrien, mais tous deux ne guériront jamais du drame familial survenu quinze ans plus tôt. Une macabre découverte qui a brisé leur vie pour toujours. Michel essaie de se reconstruire au sein de la fondation Ange qu’il a créée pour la protection de l’enfance, et tente de surmonter son chagrin et sa culpabilité auprès d’une poupée  » reborn « , étrange bébé plus vrai que nature, qu’il chérit quotidiennement.
Un matin, la commissaire Jeanne Muller débarque à la Fondation. Des nouveau-nés ont été enlevés, et un vent de panique sou e sur les maternités parisiennes. Pourquoi Michel s’inquiète-t-il soudainement ? Les disparitions auraient-elles un lien avec la Fondation? En investiguant au coeur de cette institution tout entière tournée vers la parentalité, Jeanne ne tardera pas à comprendre ce que l’arrivée d’un enfant peut provoquer dans notre société, dans nos foyers et dans nos esprits. Le meilleur comme le pire…

Une histoire où personne n’est vraiment innocent, pas même les enfants…

L’avis de Laure :

Une soudaine envie de polar et j’ai sorti de ma PAL ce titre de François-Xavier Dillard qu’Audrey m’a offert à Noël. Et directement j’étais dans le bain et sous le charme de cette narration en toile d’araignée. On part de tous les bouts de l’histoire pour aller au centre. Inévitablement, au début on est perdus, ne faisant aucun lien entre les personnages et les évènements qu’ils vivent.

C’est justement tout ce que j’adore en fait d’être totalement larguée puis de voir les fils se tisser, on comprend alors la temporalité, les personnages évoqués différemment dans certains chapitres, et on lambine encore un peu sur des liens qui ne se dévoileront qu’à la fin. Ca peut paraitre farfelu au départ de présenter cette femme qui a tué 2 nourrissons qu’elle a cachés à son mari, cette jeune femme qui semble enfin sortie de l’enfer de la prostitution et prête à se reconstruire, cet homme qui gère une fondation pour l’adoption, ces 2 couples dont le bébé vient d’être kidnappé au sein même de la maternité…

Autant de fils, autant d’histoires qui vont venir tisser une seule intrigue. L’enquête est suivie par une policière qui n’a pas sa langue dans sa poche et frise parfois avec la légalité mais après tout, tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins… Ou pas…

Tout est réuni ici pour livrer un polar trépidant, dont les thématiques traitées peuvent être sensibles et que j’ai adoré pour sa narration en toile d’araignée.

Ma notation :

Une lecture très plaisante.

Surtensions, Olivier Norek

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Quatrième de couverture :

Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu’on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels ? un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur ? se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ?
Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance…
Olivier Norek pousse ses personnages jusqu’à leur point de rupture. Et lorsqu’on menace un membre de son équipe, Coste embrasse ses démons.

L’avis de Laure :

Je lis bien peu de polars mais avec celui-ci, j’ai été bluffée dès le début. Je l’ai lu très vite tant l’intrigue nous saisit, impossible de ralentir, on veut savoir, on veut le prochain rebondissement, on veut le talent Norek !

Car oui, j’ai retrouvé ici ce qu’Olivier Norek met dans chacun de ses livres : il nous interpelle sur de nombreux sujets, dénonce, pointe du doigt. Et ça j’adore ! Ca commence justement au cœur d’une prison où le traitement des prisonniers est effrayant. Comme il l’explique si bien, comment peut-on remettre des criminels dans le droit chemin alors qu’en prison, tout est mille fois pire que dans la société ?

On va suivre ces criminels, en parallèle de l’enquête de police menée par Coste et son équipe. Du coup, pas de suspense sur qui a fait quoi, on en sait tout depuis le début mais l’intrigue est quand même ultra prenante, pleine de rebondissements et n’épargne personne. Braquer les scellés d’un tribunal, côtoyer des avocats qui magouillent pour faire libérer leurs clients, se faire justice soi même, déjouer les criminels en prenant un tour d’avance, etc. C’est tout simplement addictif et en plus, vu ce qu’Olivier Norek réserve à ses personnages, ça nous donne déjà envie de retrouver Coste, ses flics, la légiste, dans de prochaines aventures.

Tout est parfait dans ce livre, l’intrigue, l’angle d’approche qui nous place en lecteur omniscient, le réalisme des faits (qui dénonce allègrement notre système de justice au passage, aie, aie), la troupe de flics ultra soudée, la petite histoire d’amour impossible de notre cher Coste, le final détonnant. Comment voulez-vous vous ennuyer avec un bouquin pareil ?

Ma notation :

Un polar ultra prenant, génial !

Les mystères de Fleat House, Lucinda Riley

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Quatrième de couverture :

Au sein du prestigieux internat privé de St. Stephen, au coeur de l’idyllique campagne du Norfolk, se trouve l’austère dortoir de Fleat House, vieille bâtisse victorienne en cruel manque d’entretien.

Lorsqu’un élève y est retrouvé mort dans sa chambre, le directeur s’empresse de conclure à un tragique accident. Mais l’enquêtrice londonienne Jazz Hunter, sollicitée pour l’enquête, n’est pas de cet avis. En tentant de pénétrer le microcosme fermé que constitue le pensionnat, elle se rend vite compte que la victime, Charlie Cavendish, était un jeune homme arrogant qui avait beaucoup d’ennemis…

Alors que les mystères et les mensonges se multiplient à Fleat House, Jazz se retrouve plongée dans un monde fait de jeux de pouvoir, de dépendances émotionnelles et d’affaires inachevées. Bientôt, ce sont des secrets vieux de plus de trente ans qui refont surface, bien plus sombres que ce qu’elle aurait pu imaginer…

Avec un sens du suspense impeccable, Lucinda Riley nous embarque dans un thriller captivant au rythme effréné, aux côtés d’une héroïne mémorable.

L’avis de Laure :

C’est difficile de lire Lucinda Riley maintenant qu’elle n’est plus là. Pourtant, avec ce polar qu’elle a écrit en 2006, elle prouve une fois de plus son talent, sa capacité à livrer des histoires si variées. Et j’aurais adoré la voir alterner roman plein de secrets et roman plus polar. Parce qu’elle sait si bien le faire !

Les secrets de Fleat House est très bon, elle réussit une nouvelle fois à amener une grande galerie de personnages sans que l’on s’y perde, introduisant chacun tour à tour, dessinant sa personnalité et nous dévoilant sa vie. Peu à peu, on plonge dans une enquête dont on se doute très vite qu’elle prend sa source bien plus loin qu’on ne pourrait le croire au premier abord. J’ai aimé découvrir très vite que les personnes tuées à Fleat House sont loin d’être irréprochables. Il y a cette notion de bien et de mal dans ce roman qui est fort plaisante. Lucinda évoque un thème fort : celui du harcèlement scolaire et de ses conséquences. Et ici, cela peut aller jusqu’au crime.

Mais qui aurait intérêt alors à tuer ? Pourquoi ? Et surtout quel lien y a-t-il entre les différents personnages retrouvés morts ? Je n’aurais jamais vu venir le dénouement final même si certaines grandes lignes m’ont vite semblé évidentes.

J’aurais aimé retrouver l’enquêtrice Jazz dans d’autres aventures, ce roman laissant vraiment à penser qu’une série pourrait suivre. C’est un personnage totalement abouti, elle traine ses casseroles, avait été prête à arrêter totalement son métier mais elle a ça dans le sang et elle nous prouve avec cette enquête à quel point elle est déterminée à découvrir la vérité, laissant de côté les évidences qu’on tisse sur sa route. C’est donc avec regret que je sais que nous ne retrouverons pas Jazz, le talent de Lucinda nous manquera.

Ma notation :

Ludinda Riley sait aussi bien me conquérir avec ce polar bien ficelé qu’avec ses habituels romans, quel talent !

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture

13 jours, Valentina Giambanco

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Quatrième de couverture :

À Seattle, personne n’a oublié le mystère de la Hoh River : trois gamins enlevés, cachés dans les bois. Seuls deux d’entre eux avaient réapparu, incapables de se souvenir de ce qui leur était arrivé.
Vingt-cinq ans plus tard, James Sinclair, sa femme et leurs deux fils sont sauvagement assassinés. Au-dessus de la porte de la chambre, le tueur a laissé un message : 13 jours. Convaincue que les deux affaires sont liées – Sinclair était l’un des trois enfants kidnappés –, la police manque pourtant de preuves. Pour sa première grande enquête, l’inspecteur Alice Madison devra se fier à son instinct. L’assassin lui a donné 13 jours. 13 jours pour tenter de comprendre. 13 jours avant de plonger dans les ténèbres.
Un premier roman sombre et obsédant, best-seller en Grande-Bretagne, qui a imposé Valentina Giambanco sur la scène du thriller britannique.

L’avis de Laure :

Honte à moi avec ce roman que j’avais depuis 2017 au moins, c’était la dernière vieillerie de ma PAL que je me suis décidée à sortir en décembre. Un pavé de 670 pages en plus !

Mais 670 pages nécessaires pour nouer puis dénouer les fils de ce polar très structuré. Au début, j’ai trouvé ça assez compliqué à suivre parce que l’auteure nous présente tout un tas de personnages à la suite et qu’on ne comprend pas trop qui vient faire quoi ici. Mais ce sont les bords de la toile d’araignée et plus on l’avance vers le centre et mieux les choses se structurent, c’est donc un roman à la construction réussie.

J’ai beaucoup aimé suivre la jeune inspectrice Alice Madison dans cette enquête suite à la découverte du terrible meurtre de la famille de James Sinclair. Très vite, un suspect évident apparait, un homme lié déjà à Sinclair depuis son enfance mais aussi un homme recherché par la police pour d’autres faits, John Cameron. Chose étranger, James Sinclair, John Cameron et son avocat David Quinn, sont également tous 3 liés à un terrible kidnapping qu’ils ont vécu dans leur enfance. Les faits sont là, une histoire de base très complexe dans laquelle on progresse petit à petit. J’ai trouvé ça très fluide, prenant et impossible pour moi de deviner à l’avance les révélations qui allaient venir. Mais je suis très mauvaise à ce petit jeu !

J’ai aimé la dualité proposée par l’auteure qui nous interroge ainsi sur la catégorisation en méchant : peut-on faire le mal mais vouloir aussi le bien ? Certains faits peuvent-ils être, si ce n’est excusés au moins compréhensibles au vu du contexte ? A la suite d’Alice Madison, on est sur le fil entre le bien et le mal en progressant dans cette enquête au final haletant.

Ma notation :

Un polar réussi.