Archives du mot-clé pma

Pièces détachées, Phoebe Morgan

Quatrième de couverture:

Corinne, Londonienne de 34 ans, a déjà eu recours à trois FIV. Mais cette fois, elle en est sûre, c’est la bonne. Elle va tomber enceinte. Cette cheminée miniature en terre cuite, qu’elle découvre un matin sur le pas de sa porte, n’est-elle pas un signe du destin ?

Cette cheminée coiffait le toit de la maison de poupée que son père adoré – célèbre architecte décédé il y a bientôt un an – avait construite pour elle et sa sœur Ashley quand elles étaient enfants.

Bientôt, d’autres éléments de cette maison de poupée font leur apparition : une petite porte bleue sur le clavier de son ordinateur, un minuscule cheval à bascule sur son oreiller…

Corinne prend peur. Qui s’introduit chez elle ? Qui l’espionne ? La même personne qui passe des coups de téléphone anonymes à Ashley ? Y a-t-il encore quelqu’un en qui la jeune femme puisse avoir confiance ?

L’avis d’Audrey :

2 sœurs, Corinne et Ashley. La première est en attente de grossesse après des FIV et des inséminations sans succès. La seconde est mère de famille et son couple semble fragile. La première trouve plusieurs éléments de sa maison de poupée laissés devant sa porte, sur son oreiller… tandis que la seconde est harcelée par des appels anonymes et silencieux. Les deux faits sont-ils liés?  Qui peut bien être derrière tout ça et surtout pour quelle raison ?

Personne ne prend vraiment au sérieux les interrogations de Corinne. La jeune femme est fragile, mais elle sait que cela n’est pas normal. Surtout que la maison de poupée offerte par leur père, maintenant décédé, a disparu du grenier de la maison familiale. Puis l’angoisse prend place, car quelqu’un est forcément entré chez elle pour déposer ces petits jouets.

La construction du roman est réussie. La narration est donnée successivement à plusieurs personnages, avec quelques touches du passé disséminées dans l’intrigue dans lesquelles j’ai cherché des indices pour comprendre où l’auteure allait nous embarquer. Mais sans succès. Le premier tiers du roman pourrait paraître un peu lent, mais il s’agit surtout d’installer nos personnages, de nous les décrire au mieux pour les comprendre et rentrer au cœur de l’intrigue.

L’ambiance du roman est assez noire. C’est étrange, étouffant et un certain malaise s’installe. Le premier tiers passé, l’intrigue s’accélère jusqu’à un final réussi, ne laissant aucun repos aux personnages. Autant dire qu’en lisant ce roman, vous vérifierez à deux fois si vos fenêtres et portes sont bien fermées, tant Corinne aura partagé ses peurs et angoisses avec vous.

Ma notation :

Un thriller psychologique angoissant, à l’ambiance noire que vous ne lâcherez pas.

(Merci à Mylène de L’Archipel pour cette lecture)

Le choix d’une vie, Alia Cardyn

Quatrième de couverture :

« Voici mon histoire. Elle aurait pu être si différente. Sans doute est-ce le réflexe facile d’une vie mature que de revisiter ses choix, d’oser les regarder pour ce qu’ils sont, autant de pas dans toutes les directions. Pourtant, je n’avais de cesse de marcher avec un but précis. À la minute de ma naissance, alors que je prenais ma première inspiration pour pousser ce cri puissant en quête d’air et de chaleur, mon destin était déjà tracé. Une chance m’était enlevée et le chronomètre lancé. Les lumières éblouissaient mes yeux s’ouvrant sur ce monde et il me restait si peu de temps pour réaliser mon rêve. »

L’épouse d’Archibald a disparu. Mary s’interroge sur son désir d’enfant. L’assurance du beau Jack est sur le point de vaciller. Et la très discrète Adélaïde aura bientôt plus d’un secret. Ils ont tous un point commun. Oseront-ils faire ce choix qui changera leur destin ?

L’avis de Laure :

Je découvre Alia Cardyn cette année. Après Une vie à t’attendre qui ne m’avait pas convaincue, je voulais laisser une autre chance à l’auteure qui est une personne dont j’apprécie les échanges sur les réseaux sociaux. Malheureusement, cette seconde lecture a été un second loupé…

Mary était pourtant le personnage qui avait tout pour me convaincre. Cette jeune femme célibataire et orpheline de ses parents n’a que 26 ans lorsqu’un médecin lui dit qu’il lui reste moins d’un an pour tenter de devenir maman. Ce n’est pas le plan immédiat de Mary qui n’a d’ailleurs pas de conjoint avec qui envisager de construire une famille. Mais cette épée de Damoclès la plonge dans l’effroi parce qu’il lui a toujours semblé évident qu’elle voulait des enfants.

Elle ne se sent pas spécialement prête mais elle n’a pas de temps, ni pour peser son projet ni pour prendre le temps de s’interroger sur le bien fondé de sa démarche. Elle ne veut pas prendre de risque et se lance dans un projet immédiat de maternité avec donneur.

Je pense avoir été décontenancée une fois de plus par la construction du roman d’Alia Cardyn. Il y a différents personnages qui interviennent en plus de Mary elle même : Jack, un jeune homme qui va donner son sperme par intérêt financier, Adélaïde, la secrétaire d’une centre de procréation et Archibald, le jardinier de Mary, qui écrit de longues lettres à son épouse disparue. Entre ces passages, je ne faisais pas le lien et je ne me sentais pas prise non plus dans un certain suspense. Comme s’il y avait un manque de cohérence. En tout cas, la construction m’a perdue et je n’ai pas été captivée ni pas les personnages, ni par leur histoire.

Ma notation :

Argh, cela fait donc 2 fois que, bien malgré moi, je n’éprouve pas d’émotions à la lecture des romans d’Alia Cardyn. Peut être n’est ce pas une auteure pour moi ? Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à vous faire votre propre avis.

Félicitations c’est encore une FIV !, Karine Degunst

Quatrième de couverture :

Si tu te sens seul(e), incompris(e) et démuni(e) face à l’infertilité.

Si tu reluques avec envie tous les gros ventres dans la rue, y compris celui de Jean-Claude, buveur de bière.

Si tu dois planifier ta vie professionnelle et personnelle en fonction des rendez-vous médicaux.

Si tu te dis que Mère Nature t’a joué un sale tour.

Si tu perds espoir, que tu deviens folle/ fou et que tu en as assez d’avoir des yeux rouges de lapin albinos, alors cet ouvrage est pour toi…

L’héroïne veut être enceinte.

Même si elle doit passer par la PMA, comme pour son premier enfant.

Même si elle sait ce que cela signifie, espoirs, doutes, couple en péril.

Pourtant, elle n’imagine pas les épreuves à franchir. La première fois, c’était facile finalement, là tout est plus complexe.

Voyage au pays de l’aliénation, elle nous livre une version non édulcorée de la PMA et de la grossesse.

Un témoignage sans concession et un outil de vulgarisation, jalonnés d’humour, piqués d’humeur et d’interrogations sociétales.

Laissez vous surprendre par la femme qui murmurait à l’oreille de ses ovaires…

L’avis de Miliette :

Mention spéciale à la couverture réalisée par Audrey Malfione !

J’avais lu Félicitations, c’est une FIV !  de la même auteure, que j’avais plutôt apprécié. Il s’agit donc d’une « suite », qui peut de mon point de vue tout à fait se lire de façon indépendante. Nous suivons l’auteure dans sa quête d’un deuxième enfant, dans le cadre d’un parcours PMA semé d’embûches.

Le sujet me touche évidemment, et je trouve qu’il est très intéressant de pouvoir en parler au travers de témoignages de ce type. Pour autant, je n’ai pas été conquise par cette lecture. Le ton se veut plutôt léger et humoristique, ce qui est un parti pris intéressant, mais je n’ai pas accroché à l’humour.

C’était agréable sur le fond de lire un récit sur ce thème raconté par quelqu’un qui est passé par là et qui donc raconte le parcours avec justesse et précision, mais la forme ne m’a pas emballée. Par ailleurs, il y a plusieurs petites fautes au cours du récit ; de mon point de vue, une relecture plus attentive aurait participé à un meilleur rendu pour le lecteur.

Il est difficile de bien cibler le public pour ce livre : il n’est peut-être pas adapté pour une personne qui rentrerait en parcours, auquel cas peut-être que Félicitations, c’est une FIV! serait alors plus approprié. Peut-être pour des proches de personnes concernées par l’infertilité ? Même si, là encore, il faut (de mon point de vue) distinguer un projet de premier ou de deuxième enfant.

Ma notation :

En conclusion, si je ne peux qu’adhérer au principe (communiquer sur l’infertilité et la PMA), je n’ai pas été réellement séduite par le ton de la lecture. Ceci étant, je salue le courage de l’auteure, il n’a pas dû être évident de communiquer sur ce sujet ô combien tabou et intime !

Merci à l’auteure de nous avoir adressé son livre,
paru le 14/05 chez Librinova.

Les secrets, Amélie Antoine

Quatrième de couverture :

Vous l’aimez plus que tout au monde.

Vous lui faites aveuglément confiance.

Vous ne rêvez que d’une chose :

fonder une famille ensemble.

Mais rien ne se passe comme prévu.

JUSQU’OÙ IRIEZ-VOUS POUR ÉVITER DE TOUT PERDRE ?

L’avis de Lunatic :

Conquise par son roman Fidèle au poste et par le projet sans elle/avec elle, j’étais curieuse de lire ce nouveau roman. Encore merci à Michel Lafon et Netgalley pour m’avoir permis de le découvrir en avant première.

Ce roman est original de par sa construction. La pagination est à l’envers, et on remonte à rebours dans l’histoire de Mathilde et Adrien. C’est difficile de vous parler du roman sans vous gâcher la lecture. Je ne vous parlerai que du premier chapitre : on assiste au bonheur de Mathilde qui vient de faire un test de grossesse positif. Derrière ce bonheur se cachent des années de galère, un parcours PMA long et épuisant avec son mari Adrien.

Ce roman m’a totalement sonnée. Remontant à l’envers l’histoire de Mathilde, j’ai ressenti avec elle cette rage, cette colère, cette déception. Bouffée par cette absence, par ce vide, par cette douleur. J’ai souffert avec Mathilde durant ma lecture, car j’ai moi aussi vécu ce parcours, ces années de galères. Les questions, les intrusions médicales, les échecs, les douleurs, le couple qui vacille, les espoirs… En lisant ce roman, j’avais l’impression de revivre 5 années que je pensais avoir oubliées, refoulées dans un coin de ma tête et tout est ressorti. Je me suis retrouvée en larmes, à tout évacuer. Amélie Antoine a su me toucher en plein cœur.

J’ai aimé l’écriture, le rythme, le style. J’ai aimé la justesse avec laquelle le parcours pour avoir un enfant est décrit. Les personnages sont si humains, si justes! Petit moment sympa : les allusions dans le récit sous forme de petit clin d’œil à ses autres romans. Mon avis est court mais ce roman plutôt que d’en parler, il se lit, il se vit.

Ma notation :

Juste un grand merci à Amélie Antoine pour ses mots, et les sentiments qu’elle a fait resurgir en moi !

 

(Roman lu en partenariat avec Netgalley à paraître le 08 mars chez Michel Lafon)

 

Les hautes lumières, Xavier de Moulins

Quatrième de couverture :

C’est une histoire d’amour entre ombre et lumières, celle qui unit Nina, la coiffeuse de Bondy, à son mari Tahar, le chauffeur de taxi marocain.
C’est l’histoire d’un combat : Nina ne parvient pas à tomber enceinte, mais est prête à tout pour devenir mère. Ayant adopté avec Tahar un petit garçon au Maroc, elle se heurte à l’administration, qui refuse qu il soit ramené en France.
C’est l’histoire de désirs qui s’entrechoquent : pendant que la jeune femme, à El Jadida, se bat pour aller au bout de l’adoption, Tahar, resté à Paris, s’éprend d’une photographe qui lui propose son aide afin de rapatrier l’enfant clandestinement…
Une terrible course contre la montre s’engage alors ; dans cette course, certains s’effondreront juste avant la ligne d’arrivée, d autres parviendront à leurs fins mais à quel prix ?
Tous, du moins, auront couru un risque : le risque d’aimer.

L’avis de Lunatic :

Les premiers chapitres de ce roman m’ont mis une véritable claque. Dès les premières lignes, les premiers paragraphes j’ai été saisie par la façon dont Xavier de Moulins a su retranscrire avec perfection ce qu’une femme peut ressentir lorsque l’enfant ne vient pas. L’attente, les doutes, la honte, le désarroi, la souffrance physique et psychique. Quand il nous parle de Nina, de ses FIV, de ses examens, de son dégout d’elle-même, du vide, de toutes ses déchirures, j’ai cru qu’il parlait de moi. Tout ce que ressent Nina, je l’ai ressenti, je tournais fébrilement les pages, les larmes aux yeux croyant revivre mon calvaire. On suit Nina ensuite dans son combat pour faire rentrer en France un petit garçon qu’ils vont adopter au Maroc, un combat difficile et dans lequel elle va se plonger avec ténacité. En parallèle, son époux va se rapprocher d’une belle photographe. On se demande alors si Nina et Tahar vont enfin pouvoir gouter au bonheur.

Il est évident que ce roman m’a tellement touchée car il traitait d’un thème dont je me sens si proche, qui me parait si familier, mais au-delà de ce thème, l’écriture est juste sublime. Xavier de Moulins ne tombe pas dans le pathos, dans le mièvre. Les chapitres sont courts, brefs mais intenses. La psychologie des personnages est bien travaillée, les rendant très réalistes. Le rythme est haletant, avec un langage vif et percutant. Je n’ai pas pu lâcher ce roman, lu d’une traite, et j’en suis sortie totalement chamboulée. Nina et Tahar ont veillé avec moi quelques heures, m’accompagnant dans mes rêves et 48h après ma lecture, une partie d’eux est encore avec moi. Puis ce titre, qui bien avant de lire la 4e de couverture m’a fait penser à un titre de Fauve, que j’ai si souvent écouté pendant mon parcours PMA, ce même titre qu’il cite en exergue de son livre, comme un énième écho à mon parcours. Bref, vous aurez compris que c’est un réel coup de cœur, et une réelle surprise pour ce roman que je lisais au départ sans grande conviction.

Ma notation :

Une lecture touchante qui va me marquer longtemps.

 

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)