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La petite herboristerie de Montmartre, Donatella Rizzati

 

Quatrième de couverture:

Viola Consalvi passe pour la première fois la porte d’une herboristerie tout près de la rue Lepic, à Montmartre. Pour cette passionnée de naturopathie, la découverte de ce lieu hors du temps est un véritable coup de foudre. Au contact de cet endroit magique et de sa propriétaire, Gisèle, la jeune étudiante est confortée dans son choix d’étudier la médecine alternative, choix que n’a hélas pas accepté sa famille. Son diplôme en poche, Viola retourne à Rome et rencontre l’amour en la personne de Michel. S’ensuivent six ans de bonheur, qui volent en éclat quand Michel décède brutalement d’un arrêt cardiaque. Bouleversée, anéantie, Viola se sent basculer. Au plus fort de la tourmente, une idée lui traverse soudain l’esprit : et si elle retournait à Paris, là où tout a commencé ?

L’avis de Lunatic :

Envie d’une petite balade parisienne au cœur de Montmartre ? Envie de partir à la rencontre de personnages attachants, doux et émouvants ? Alors lisez ce roman. Le bandeau nous parle d’un roman feel good, pourtant lorsque le roman commence, on est loin du bonheur annoncé. Viola est de retour à Paris après le décès brutal de son époux. Elle perd pied, sa vie bascule, ne se sent pas soutenue par les siens en Italie. Elle décide de retourner à Paris, où elle a séjourné quelques années auparavant et d’y retrouver Gisèle, au cœur de son herboristerie, un lieu où Viola se sent si bien.

Viola qui a besoin d’être épaulée sera à son tour tentée d’aider les gens autour d’elle. Elle se refuse au bonheur, traînant son mal être, son mal de vivre, mais pourtant une rencontre pourrait lui donner envie de regoûter au bonheur et à l’amour. Cette possible relation naissante ne sera pourtant pas au cœur du roman, elle sera secondaire. Priorité à Viola, à son besoin de reconstruction personnelle.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Viola. Une femme douce, apaisante, que l’on a envie de voir heureuse. Les personnages secondaires sont très attachants aussi. L’écriture est fluide, les chapitres s’enchaînent. Au fil du récit, l’auteure nous offre quelques recettes de naturothérapie. Petite recette pour s’apaiser entres autres. Le roman m’a vraiment permis de découvrir l’utilisation des huiles essentielles, fleurs de Bach. J’ai découvert plus en détails la phytothérapie et une technique originale: l’iridologie. Imaginez que votre iris puisse révéler beaucoup de chose sur votre état de santé. J’ai vraiment trouvé le roman très instructif sur toutes ces médecines douces.

Au final, ce roman est un mélange réussi qui en fait un roman feel good réussi.

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Le vol de l’autruche, Crysten Sullivan

Quatrième de couverture :

Maggie est une jeune américaine de vingt-trois ans installée à Paris. À cause d’un grave problème de surpoids, elle se heurte au regard des autres, à la difficulté de trouver du travail, d’avoir des amis, de rencontrer l’amour.

Un jour, lors d’un entretien d’embauche dans une multinationale, on lui fait une proposition totalement inattendue. Si Maggie l’accepte, elle risque de voir le cours de sa vie changer du tout au tout. Mais pour cela, il va falloir quitter l’ombre et affronter la lumière. Maggie, « l’autruche » complexée et mal dans sa peau, va-t-elle réussir à prendre son envol ? Quelles épreuves et quelles joies l’attendent ? Comment se dévoiler lorsqu’on a passé toute sa vie à se cacher ?

L’avis de Lunatic :

Le vol de l’autruche, ou comment une jeune femme mal dans sa peau, va s’assumer, apprendre à s’aimer et prendre son envol pour enfin être heureuse! Maggie, américaine de 23 ans installée à Paris trouve  un job inespéré dans une multinationale. Un proposition de travail qui va l’obliger à sortir de sa coquille, s’ouvrir aux autres et enfin s’assumer. Maggie est ronde, est obèse, en obésité morbide. Quand en plus c’est Louis-Valentin, un charmant médecin qui insiste lourdement sur le sujet, la pilule passe encore moins bien pour cette jeune femme complexée.

J’aurai pu me reconnaître en Maggie, on partage ensemble nos nombreux kilos en trop. Et pourtant j’ai trouvé qu’elle était très caricaturale. Parce qu’elle est ronde notre héroïne est obligée de manger du camembert tout au long du roman? Parce qu’elle est grosse elle n’a pas de vie amoureuse ou sexuelle? J’ai trouvé la description de Maggie assez fausse et limite culpabilisante : tu es grosse car tu manges et ne bouge pas ! Malgré cela, elle reste un personnage attachant et j’ai aimé la façon dont elle s’adresse aux lecteurs, les prenant à partie. Toutes ces interpellations nous font rentrer dans son intimité, spectateurs complices de sa transformation, de son évolution. On rentre dans sa tête, partageant ses milles idées mais aussi dans son cœur.

On retrouve dans ce roman les codes d’une bonne comédie romantique, on a l’impression de lire du Bridget Jones ou Le diable s’habille en Prada. Les personnages secondaires sont assez originaux et apportent tous aide et conseils pour aider notre héroïne à s’accepter et à aller de l’avant. Le personnage de Bouddha, un ami proche de Maggie est vraiment original, donnant une petite touche de sagesse et de poésie au récit.  On a tous les éléments nous permettant de passer un bon moment : amitié, folle soirée, une « adversaire mesquine », rencontre amoureuse…  J’aime les messages que le roman veut transmettre sur la tolérance, les différences, l’amour de soi, la confiance.

Ma notation :

Un premier roman plein de qualités malgré quelques petits défauts sur le traitement du personnage à mes yeux (de nombreuses autres lectrices s’y identifieront surement). Un roman divertissant pour un moment de lecture sans prise de tête!

 

(roman lu en partenariat avec Gilles Paris Éditions)

De joie coulent mes larmes, Lena Walker

 

Quatrième de couverture :

Juriste sans entrain dans un cabinet d’avocats, Romy Bavarois rêve depuis sa plus tendre enfance de présenter le journal télévisé de la plus grande chaîne de France. Au décès de son grand-père, elle décide sans regret de tout quitter et de s’installer chez sa grand-mère à Saint-Tropez. Acceptant un emploi saisonnier de vendeuse de soufflés tropéziens, Romy se laisse vivre jusqu’au jour où elle rencontre Jean-Luc, le médium des stars. Lui fera-t-il des révélations décisives sur son avenir ? Aura-t-elle enfin l’électrochoc qu’il lui fallait pour sortir de sa douce léthargie et prendre son destin en main ?

 Ma notation :

Un roman très divertissant, une héroïne sympathique. J’ai pris plaisir à lire ce roman.

(Merci aux éditions Michel Lafon pour cette lecture)

 

 

Khalil, Yasmina Khadra

 

Quatrième de couverture :

Vendredi 13 novembre 2015. L’air est encore doux pour un soir d’hiver. Tandis que les Bleus électrisent le Stade de France, aux terrasses des brasseries parisiennes on trinque aux retrouvailles et aux rencontres heureuses. Une ceinture d’explosifs autour de la taille, Khalil attend de passer à l’acte. Il fait partie du commando qui s’apprête à ensanglanter la capitale.
Qui est Khalil ? Comment en est-il arrivé là ?
Dans ce nouveau roman, Yasmina Khadra nous livre une approche inédite du terrorisme, d’un réalisme et d’une justesse époustouflants, une plongée vertigineuse dans l’esprit d’un kamikaze qu’il suit à la trace, jusque dans ses derniers retranchements, pour nous éveiller à notre époque suspendue entre la fragile lucidité de la conscience et l’insoutenable brutalité de la folie.

 

L’avis de Lunatic :

Pour être franche, je n’avais pas vraiment envie de lire ce titre. Je n’avais pas envie de lire un roman qui donne la parole à un jeune terroriste, même s’il s’agit d’une fiction. Je me demandais comment on pouvait traiter de ce sujet si douloureux et encore si frais dans la mémoire collective.

Puis je l’ai feuilleté, lu quelques mots, puis quelques phrases et finalement je n’ai pas réussi à le laisser de coté. L’écriture de l’auteur m’a embarqué : sa sensibilité, son réalisme, sa pudeur, sa justesse. En même temps, tout au long de ma lecture j’étais dérangée et gênée par le thème du roman. Sans jamais justifier les choix de Khalil, le récit nous explique comment il en est arrivé là. L’enfance, la banlieue de Bruxelles, l’éducation, la religion, la famille, tant de raisons qui ont tout fait basculer.

Sans éprouver aucune sympathie pour le personnage, l’auteur donne à Khalil un semblant d’humanité. Ce qui peut paraitre très dérangeant. C’est difficile de parler de ce roman. On ne prend pas plaisir à le lire, et pourtant je l’ai refermé en étant satisfaite de ma lecture. Un roman utile.

Ma notation :

Un roman contradictoire. Dérangeant et plaisant à la fois.

 

Au premier chant du merle, Linda Olsson

 

Quatrième de couverture :

Élisabeth s’est retirée du monde. Sitôt installée dans sa résidence de Stockholm, elle a débranché la sonnette et fermé sa porte à double tour. Elias, artiste dyslexique, rêve sa vie en peinture. Otto, libraire à la retraite, vit par procuration au milieu de ses livres. Tous trois habitent le même immeuble. Ils ne se connaissent pas, mais ont en commun leur solitude et leur immense sensibilité.
Jusqu’au jour où Elias se décide à frapper à la porte d’Élisabeth pour lui remettre son courrier. Cet incident sortira-t-il cette femme aux ailes brisées de sa pénombre ? Ou faudra-t-il attendre un drame, et l’intervention inattendue d’Otto, pour faire entrer la lumière dans son appartement ?
Au seuil de l’été nordique, le chant du merle annonce les beaux jours. Ces trois solitudes sauront-elles réapprendre à sourire, à aimer et prendre le risque de tout perdre à nouveau ?

L’avis de Lunatic :

Ce roman est un cadeau de MadameOurse, et je comprends qu’elle se soit arrêtée sur ce livre tant la couverture est belle. Ce dos de femme, cette nuque fine et pleine de grâce qui attise le mystère. Une couverture sobre et pleine de douceur. A l’image du roman finalement, un récit tendre, rempli de poésie, en toute langueur. La 4ème de couverture laisse présager que l’on va lire un joli feel good et pourtant ce n’est pas vraiment cela.

Ce roman c’est un roman sur la solitude, la solitude dans laquelle sont plongés 3 personnages : Otto, un vieil homme veuf qui vit avec le souvenir de son épouse, entourée de ses livres et qui s’est pris d’amitié pour  son voisin Elias, un jeune homme plein de talent avec ses pinceaux ou feutres mais qui a quelques difficultés à lire causés par une dyslexie. Puis il y a Elisabeth, le personnage central du roman, fraîchement arrivée dans l’immeuble, vivant comme une recluse, enfermée dans son appartement, n’ouvrant pas ses cartons, ne possédant aucun meuble et ne souhaitant pas se mêler aux autres. Quel secret, quel drame, quel passé cache-t-elle? Et c’est une simple erreur du facteur qui va réunir ces 3 personnages. Ils vont se dévoiler, s’apprivoiser et s’aider à reprendre goût à la vie, à l’amour, en eux.

C’est vraiment un joli roman. Les personnages sont décrits avec beaucoup de pudeur, d’émotion. La musique, la littérature et le cinéma ont un rôle important dans ce roman, car ils permettent à nos personnages de s’évader, d’y enfouir peurs, émotions et espoirs. Une écriture pleine de sensibilité, de poésie et un livre qu’on referme avec le sourire et apaisée.

Ma notation :

Un roman à déguster lentement pour apprécier chaque mot, chaque phrase parfaitement choisi. J’ai beaucoup aimé.