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Maman, maman, maman, #mèreEpuisée, Cévany

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Quatrième de couverture :

Chronique d’un burn-out maternel (qui finit bien !)

LA MAMAN QUE VOUS DEMANDEZ N’EST PAS DISPONIBLE, VEUILLEZ LAISSERUN MESSAGE APRÈS LE BIP SONORE !

Après la naissance de son premier enfant, Maddie ne se reconnaît plus. Loin d’être la mère qu’elle rêvait d’être, elle perd patience et hurle sur ses enfants. Elle culpabilise, et la honte la pousse à s’isoler. Elle est seule face à ses difficultés puisque ses proches ne semblent pas saisir l’ampleur du problème. L’histoire de Maddie, c’est l’histoire de beaucoup de mères de notre époque, qui sont épuisées et qui perdent les pédales.

Une BD sensible, drôle et puissante qui permet de mieux comprendre le mécanisme de l’épuisement maternel, de l’éviter ou de s’en sortir, car, oui, on peut s’en sortir !

L’avis de Laure :

En voici encore une lecture qui chamboule immédiatement ! J’ai su de suite pendant ma lecture que ce serait une BD à faire circuler chez mes copines, mon petit quatuor de mamans d’école qui se reconnaitra, celles avec qui on partage nos achats comme les moments up and down de nos vies de mères.

C’est l’histoire universelle d’une maman en congé maternité, celle dont on croit qu’elle a toutes ses journées libres mais qui est en fait complètement dépassée par les tâches ménagères, les sollicitations du bébé et son besoin de repos. Ajoutez à cela un conjoint peu présent pour la soutenir, une maman qui se met la pression pour être parfaite et vous obtenez un joli burn out ! Un événement qu’il ne faut pas minimiser et c’est en cela que cette BD est militante, elle nous montre aussi bien comment on peut glisser sans s’en rendre compte vers le burn out que les moyens de s’en sortir.

Prendre du temps pour soi, se faire aider, montrer au conjoint qu’il n’est pas là pour aider mais pour prendre sa part des tâches du foyer juste parce que le partage est normal et bien évidemment ne pas oublier de lâcher prise ! Ca parait tout bête comme ça mais c’est loin d’être aussi évident à notre époque. Alors je remercie Cévany pour cette BD militante, à mettre aussi entre les mains des pères pour qu’ils comprennent ce que les mères vivent. 

Les dessins sont de toute beauté, c’est frais, moderne et cela va droit au but.  A lire, à relire, à partager. Etre mère n’est pas que bonheur et beauté de tout instant et je remercie la parole qui s’ouvre sur ces sujets.

Ma notation :

Une lecture pour toutes les mères.

Merci aux éditions Leduc pour cette lecture

Quand la reine chante, les abeilles dansent, Véronique Maciejak

Quatrième de couverture :

Marie aimerait être une mère qui assure. Une maman qui n’élève jamais la voix, qui se fait obéir sans punir, qui trouve toujours du temps pour ses enfants… Sauf que du temps, elle n’en a plus. Depuis qu’elle a décidé de quitter son travail pour se consacrer à sa famille, rien ne va. Elle est épuisée et débordée par les contraintes du quotidien. Alors elle crie, elle punit et ne parvient plus à gérer son ado précoce, son cadet hypersensible et sa petite dernière énergivore.
À l’aube de ses 40 ans, Marie frôle le burn-out parental. Mais a-t-elle le droit de se plaindre, elle qui a choisi d’être « au foyer » ? Et existe-t-il une recette pour devenir un parent parfait ?

L’avis d’Audrey :

Je suis maman d’un petit garçon de bientôt 6 ans, et même avec juste un enfant à la maison (quoique 2 avec le papa), j’avoue me sentir un peu débordée par moment. Alors quand ce roman titre être le roman que tout les parents devraient lire, je me suis dit qu’il fallait le découvrir.

Marie, qui gère la maison et l’organisation des journées avec 3 enfants est fatiguée et semble lasse de son quotidien. Un ado en pleine crise de rébellion, la petite dernière capricieuse et son garçon du milieu qui contre attente se montre presque parfait (trop beau pour ne pas paraitre suspect). Elle ne peut pas vraiment compter sur l’appui de son époux, submergé par son travail. La rencontre avec Rose, une nouvelle voisine va lui apporter une petite bouffée d’air et de détente. Rose va aller jusqu’à l’inscrire par surprise à un séminaire dédié à la parentalité. Marie ne s’imagine pas tout quitter pour prendre du temps pour elle. Mais tous sauront la convaincre de lâcher prise quelques jours et d’accepter ce moment pour elle.

Sur place, une discipline assez stricte surprend d’abord Marie: pas de téléphone, peu de contact avec les familles. Elle y fait la rencontre de Christianne, une mamie qui a tendance à trop gâter sa petite fille et à tout céder, et de Jennifer,  toute jeune maman qui frôle le baby blues. Ce séminaire c’est l’occasion rêvée de prendre soin de soi, de se détendre mais surtout d’appréhender une nouvelle façon de gérer son quotidien.

Ce roman, est un vrai coaching de vie, auquel en tant que lecteur on peut participer. Toutes les clés, les conseils et démarches qui sont proposés à Marie, on peut les mettre à profit nous même. Logiquement, je me suis interrogée sur ma façon de gérer mon quotidien et l’éducation que je donne à mon fils. Mais il faut noter que ce roman de développement personnel n’est jamais culpabilisant. Tout est expliqué avec pas mal de bienveillance. Partir à la rencontre de Marie, c’est un peu partir à la rencontre du parent que nous sommes nous même.

Ce que j’aime bien avec de nombreux ouvrages de chez Eyrolles, c’est que le coté développement personnel qui en règle général me gonfle vite, est brillamment mêlé à la fiction. Ainsi, les messages passent en douceur et ici l’auteure use de beaucoup de fluidité dans son style pour que ce roman se lise avec plaisir en enthousiasme.

Ma notation :

Un roman agréable à lire.

Je ne suis pas obligée de t’aimer, Maman, Harmony Rouanet

Quatrième de couverture :

Hermione vit dans une version moderne de «la petite maison dans la prairie». C’est le bonheur avec son mari, ses deux enfants et sa jolie maison en plein cœur des vignes. Pour en arriver là, elle a dû prendre une décision difficile, mais essentielle, pour son bien et celui de sa famille : se séparer de la personne la plus importante à ses yeux. Retour en 1980. Kate vient d’accoucher d’une petite fille et déjà, elle se ment à elle-même. Malgré ses 18 ans, elle a déjà vécu un parcours chaotique. Kate n’a pas toujours pris le bon chemin. Mais est-ce que cette naissance imprévue peut tout changer? À travers les années, nous suivons l’itinéraire d’une mère et d’une fille. L’une n’aurait pas dû être mère, l’autre n’aurait pas dû naitre. Jusqu’au jour de la révélation-choc qui bouleversera tout. Sous l’emprise d’une mère toxique, est-il possible de trouver la résilience?

L’avis de Laure :

Ce roman est le premier de la blogueuse La fille Kamoulox et je savais qu’elle s’était inspirée de son propre vécu pour l’écrire. Ce n’est pas un témoignage et on ne saura pas ce qui est réel ou imaginé de l’histoire d’Hermione et ça me va très bien comme ça.

J’ai découvert en lisant Je ne suis pas obligée de t’aimer, maman un thème dont je ne connaissais rien. Et c’est quelque chose que j’aime beaucoup dans la lecture que cet enrichissement personnel sur des sujets très variés. A travers l’histoire d’Hermione et de sa mère Kate, on comprend le phénomène de l’emprise psychologique et comment elle se construit. Comment une femme en arrive à ce point de folie, à régenter ainsi la vie d’une autre fût-elle sa fille ? Le personnage de Kate est vraiment effrayant, c’est une personne toxique, une de celles dont on se dirait en les croisant « fuyons ». Et pourtant, pour Hermione qui est sa fille, elle est piégée. D’abord trop jeune pour mesurer un comportement déviant puis, malheureusement, trop sous emprise pour pouvoir faire la part des choses.

Ce roman est intéressant dans la mesure où l’auteure n’est pas catégorique, il n’y a pas de parti pris, pas de jugement préétabli. Elle va nous raconter aussi le parcours de Kate. Parce qu’on ne devient pas un adulte toxique sans raison, parce qu’il y a forcément un cheminement de vie qui crée cette maladie psychologique. Et l’histoire de Kate a largement de quoi expliquer les choses.

Je voudrais être honnête avec vous concernant ce roman : il est auto édité et je l’ai ressenti. Le texte a manqué de relecture et j’ai buté sur un certain nombre de fautes d’orthographe, de conjugaison ou de langue. C’est dommage oui. Personnellement ça me gêne, peut être que pour d’autres ce sera sans importance. C’est le pendant de l’auto édition, c’est donc quelque chose que je ne veux pas critiquer. On fait tous des fautes en écrivant qu’on ne voit pas forcément en se relisant.

J’ai eu beaucoup d’affection pour Hermione en lisant son histoire, on ne peut qu’être empathique face à un tel parcours, à la force qu’il faut pour dépasser le vécu, y voir clair, se détacher de la personne toxique. Je m’attendais à une autre fin dans la confrontation qui va avoir lieu entre Hermione et sa mère, d’autant plus lorsqu’on sait ce que cette femme a commis, j’aurais aimé que cela finisse autrement. Mais quelque part, les sentiments véhiculés par le roman sont plus ceux de l’espoir que de la vengeance.

Ma notation : 

Un lecture intéressante pour son thème malgré le côté imparfait de ce roman auto édité.