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Toutes ces choses qu’on n’a jamais faites, Kristan Higgins

Quatrième de couverture :

Avant de mourir, la jeune Emerson, obèse morbide gravement malade, remet une enveloppe à ses deux meilleures amies Marley et Georgia, 34 ans, et leur fait promettre de suivre ses instructions. Elles découvrent qu’il s’agit de « La liste de choses à faire quand elles seraient minces », rédigée à 18 ans au camp d’amaigrissement où elles avaient formé leur trio.
Décidées à relever le défi lancé par leur défunte amie, les deux jeunes femmes vont devoir apprendre à surmonter leurs peurs et leurs complexes. Marley parviendra-t-elle à se délester de la culpabilité qui la ronge depuis la mort de sa sœur jumelle ? Georgia saura-t-elle trouver les ressources pour s’opposer à sa famille qui ne cesse de la rabaisser ? Munies de leur to-do list, elles sont prêtes à tout oser !

 Ma notation :

Vous l’aurez compris, j’ai eu un peu de mal avec le roman, alors même que je l’ai trouvé agréable à lire. Je n’ai qu’une chose à faire, aller vite lire un autre roman de l’auteure pour ne pas rester sur cette impression bancale.

 

 

Le vol de l’autruche, Crysten Sullivan

Quatrième de couverture :

Maggie est une jeune américaine de vingt-trois ans installée à Paris. À cause d’un grave problème de surpoids, elle se heurte au regard des autres, à la difficulté de trouver du travail, d’avoir des amis, de rencontrer l’amour.

Un jour, lors d’un entretien d’embauche dans une multinationale, on lui fait une proposition totalement inattendue. Si Maggie l’accepte, elle risque de voir le cours de sa vie changer du tout au tout. Mais pour cela, il va falloir quitter l’ombre et affronter la lumière. Maggie, « l’autruche » complexée et mal dans sa peau, va-t-elle réussir à prendre son envol ? Quelles épreuves et quelles joies l’attendent ? Comment se dévoiler lorsqu’on a passé toute sa vie à se cacher ?

L’avis de Lunatic :

Le vol de l’autruche, ou comment une jeune femme mal dans sa peau, va s’assumer, apprendre à s’aimer et prendre son envol pour enfin être heureuse! Maggie, américaine de 23 ans installée à Paris trouve  un job inespéré dans une multinationale. Un proposition de travail qui va l’obliger à sortir de sa coquille, s’ouvrir aux autres et enfin s’assumer. Maggie est ronde, est obèse, en obésité morbide. Quand en plus c’est Louis-Valentin, un charmant médecin qui insiste lourdement sur le sujet, la pilule passe encore moins bien pour cette jeune femme complexée.

J’aurai pu me reconnaître en Maggie, on partage ensemble nos nombreux kilos en trop. Et pourtant j’ai trouvé qu’elle était très caricaturale. Parce qu’elle est ronde notre héroïne est obligée de manger du camembert tout au long du roman? Parce qu’elle est grosse elle n’a pas de vie amoureuse ou sexuelle? J’ai trouvé la description de Maggie assez fausse et limite culpabilisante : tu es grosse car tu manges et ne bouge pas ! Malgré cela, elle reste un personnage attachant et j’ai aimé la façon dont elle s’adresse aux lecteurs, les prenant à partie. Toutes ces interpellations nous font rentrer dans son intimité, spectateurs complices de sa transformation, de son évolution. On rentre dans sa tête, partageant ses milles idées mais aussi dans son cœur.

On retrouve dans ce roman les codes d’une bonne comédie romantique, on a l’impression de lire du Bridget Jones ou Le diable s’habille en Prada. Les personnages secondaires sont assez originaux et apportent tous aide et conseils pour aider notre héroïne à s’accepter et à aller de l’avant. Le personnage de Bouddha, un ami proche de Maggie est vraiment original, donnant une petite touche de sagesse et de poésie au récit.  On a tous les éléments nous permettant de passer un bon moment : amitié, folle soirée, une « adversaire mesquine », rencontre amoureuse…  J’aime les messages que le roman veut transmettre sur la tolérance, les différences, l’amour de soi, la confiance.

Ma notation :

Un premier roman plein de qualités malgré quelques petits défauts sur le traitement du personnage à mes yeux (de nombreuses autres lectrices s’y identifieront surement). Un roman divertissant pour un moment de lecture sans prise de tête!

 

(roman lu en partenariat avec Gilles Paris Éditions)

La femme qui voit de l’autre coté du miroir, Catherine Grangeard et Daphnée Leportois

Quatrième de couverture :

Lucie fête ses 25 ans en famille. Comme d’habitude, sa mère n’a pas prévu de gâteau : le poids de Lucie la range, selon les médecins, dans la catégorie des obésités modérées. Lucie a trente kilos en trop. Trente kilos dont ni le sport ni les régimes ne sont jamais venus à bout… Quand elle fait le bilan de ses efforts, Lucie se dit qu’elle a le choix entre : 1. Avoir faim non-stop tout en faisant du sport à outrance. 2. Continuer de grossir et mourir d’un infarctus trop jeune.

A la table familiale, elle fait une déclaration tranchante : pour son anniversaire, elle va s’offrir une chirurgie bariatrique. Avant l’opération, le protocole prévoit un rendez-vous avec une psy. Pour Lucie, il s’agit surtout d’obtenir que la psychanalyste signe en bas du formulaire et autorise l’intervention. Mais cette première rencontre s’ouvre sur d’autres entretiens au cours desquels Lucie interrogera son rapport à son corps, à l’autre et au monde. Lucie optera-t-elle finalement pour la chirurgie ou trouvera-t-elle une autre voie pour se sentir bien dans sa peau ?

L’avis de Lunatic :

Lorsque Eyrolles nous as proposé de lire ce roman, je disais à Madame Ourse que ce titre était pour moi ! Comme l’héroïne de ce roman, mon IMC me classe dans la catégorie obésité morbide. J’étais donc curieuse de découvrir une héroïne qui pouvait me ressembler un peu. Et j’ai vite compris qu’elle était loin de me ressembler. Lucie, jeune prof d’anglais au collège n’assume pas son poids, ses rondeurs, son physique. Aucun régime ne fonctionnant, et n’imaginant pouvoir rester ainsi, elle décide de passer par la chirurgie. Mais avant cela, elle doit avoir l’accord d’un psychologue. En découle alors une vraie réflexion, une remise en question qui risque bien de l’amener vers d’autres chemins.

Lucie j’aurai pu l’apprécier, elle est touchante, émouvante mais ce manque de confiance en elle à trop haute dose est énervant. J’avais envie de lui botter les fesses. Puis il faut dire que les auteurs du roman font d’elle une vrai caricature de la « grosse ». Lucie mange trop, Lucie mange mal, Lucie ne fait pas de sport, Lucie vit seule, Lucie est entourée de proche « grossophobes », Lucie est victime de moqueries au collège. Tant de clichés pour un seul personnage, qui sont en plus poussés à l’extrême je trouve : un vélo d’appartement comme cadeau d’anniversaire de la part de sa famille, la caissière du supermarché qui commente ses achats, des réflexions déplacées du corps médical. Alors je vis peut-être dans un pays de bisounours, mais je n’ai jamais eu à vivre de genre de souffrances que subit Lucie quasi quotidiennement.

Ce livre m’a fait sourire tant les auteurs semblent être passés à coté du sujet. Même si le sujet veut être traité avec bienveillance et que le récit véhicule un message positif sur l’estime de soi et sur le fait d’apprendre à s’aimer.

Ma notation :

Je referme ce livre assez déçue.