T’en souviens-tu mon Anaïs, Michel Bussi

Quatrième de couverture :

Voilà treize jours qu’Ariane a posé ses valises dans cette villa de la côte d’Albâtre. Pour elle et sa fille de 3 ans, une nouvelle vie commence. Mais sa fuite, de Paris à Veules-les-Roses, en rappelle une autre, plus d’un siècle plus tôt, lorsqu’une fameuse actrice de la Comédie-Française vint y cacher un lourd secret. Se sentant observée dans sa propre maison, Ariane perd peu à peu le fil de la raison…
Bienvenue au pays de Caux, terres de silences, de pommiers et de cadavres dans les placards…

L’avis de Lunatic :

Je vous l’ai déjà dit plusieurs fois, mais j’affectionne tout particulièrement le genre de la nouvelle, alors je ne pouvais pas passer à coté de cette sortie chez Pocket d’un recueil de 4 courts textes de Michel Bussi.

Bon déjà, le pays de Caux comme cité en 4ème de couverture je ne situais pas vraiment, et c’est donc en Normandie que Michel Bussi nous entraîne dans ses trois premières nouvelles. Dans la première, Ariane qui retape une vieille bâtisse pour y installer sa boutique d’art ira sur les traces de la comédienne Anaïs Aubert. Quelle secret Anaïs cache-t-elle à Veule les Roses? Pourquoi Arianne se sent épiée? J’ai aimé cette nouvelle qui prend appui sur des lieux et des personnages réels et j’ai été assouvir ma curiosité pour en apprendre davantage à ce sujet après ma lecture.

Dans la seconde nouvelle, il est question d’une armoire normande, vieil héritage de famille qu’il ne faut surtout pas ouvrir. Une armoire qui attise la curiosité d’un vieux couple parti se ressourcer quelques jours dans une belle propriété normande. Est-ce que cette armoire cache-t-elle vraiment ce que redoutent nos personnages? Sans en dévoiler davantage, je peux dire que je n’avais pas vu venir le final de cette nouvelle, c’est très appréciable.

La troisième nouvelle impose à un homme de faire un retour sur sa vie, sur ses souvenirs. Imaginez qu’au hasard d’une brocante, une dame tient un stand dont chaque objet semble tout droit sorti de son passé : les disques de son fils, les poupées de sa fille….Son épouse lui parle de coïncidences, lui n’y croit pas, il est persuadé qu’on lui a volé les objets de sa vie passée. Il se met alors en quête de cette vendeuse. Une bien jolie nouvelle sur le thème de la famille, de la nostalgie, des souvenirs et des liens à retisser avec ceux que l’on aime.

La dernière nouvelle nous entraine à des milliers de kilomètres de la Normandie, à La Réunion. Nuit du passage à la nouvelle année, un drame se joue sous nos yeux de lecteurs. J’ai moins aimé ce texte, j’étais bien en Normandie je n’ai pas trop compris ce choix de nous changer de lieu. Le final vaut quand même qu’on s’y attarde, un petit détail anodin qui a son importance.

Un moment de lecture plaisant et sympathique qui me font presque regretter de ne pas avoir pris le temps de me plonger dans ses derniers romans. Erreur à corriger rapidement.

Ma notation :

Un recueil réussi qu’il serait dommage de rater.

Publicités

La vengeance du pardon, Eric-Emmanuel Schmitt

Quatrième de couverture :

Recueil de quatre nouvelles : deux soeurs jumelles que tout oppose moralement s’aiment et se haïssent tout au long de leur vie, un homme jouisseur abuse d’une fille candide et lui arrache son enfant, un père dur et fermé s’humanise au contact de sa petite fille avec qui il se plonge dans le lecture du «Petit Prince» et une femme rend régulièrement visite à l’assassin de sa fille en prison.

L’avis de Lunatic :

C’est avec beaucoup d’impatience que j’ai retrouvé la plume d’Eric Emmanuel Schmitt, dans un style littéraire que j’affectionne particulièrement, la nouvelle. Ici on a 4 nouvelles autour d’un même thème: le pardon. L’auteur excelle dans ce genre littéraire, et j’ai dévoré ces 4 nouvelles, avec une nette préférence pour la 3ème, qui d’ailleurs donne son titre au recueil. On est face à une mère, Élise, qui rend visite au meurtrier de sa fille en prison, elle souhaite savoir pourquoi cet homme a fait cela et lui s’interroge sur les raisons de ses visites. On assiste à un véritable ping-pong verbal entre nos deux personnages. J’étais mal à l’aise à la lecture de ce récit. Je ne comprenais pas Élise, pourquoi désirer cette confrontation? Jusqu’où ira sa descente aux enfers? Puis vient le final, un final juste éblouissant à mon sens!

La dernière nouvelle, toute en poésie et douceur, tourne autour de Saint Exupery, avec Daphné, cette petite fille qui demande à son voisin de 92 ans de lui dessiner un avion. Le vieil homme va vite être confronté à son passé et ne se pardonnera pas un crime qu’il ignorait avoir commis. Comment se faire pardonner? La première nouvelle, c’est l’histoire de jumelles, que tout oppose, si semblables et si différentes. La seconde nouvelle est celle qui m’a le moins plu, dans laquelle un jeune homme riche, profite de la naïveté d’une fille pour la mettre dans son lit, je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher votre lecture.

J’ai retrouvé dans ce recueil tout ce que j’aime chez cet auteur. Une écriture fluide, simple mais qui en même temps est pleine de finesse, si bien construite, avec des descriptions psychologiques de personnages cinglantes et touchantes. On ne se contente pas de lire, on s’interroge, on réfléchit, sur le récit mais aussi sur la vie, nos vies. Toute une palette d’émotions différentes traverse les nouvelles. On s’interroge sur ce que l’on a pardonné, ce qui nous reste à donner comme pardon.

Ma notation :

Un moment de lecture fantastique que vous ne devez pas louper!

 

Merci à Gilles Paris Agence pour la lecture de ce livre.

 

 

Crimes au musée, Collectif

Quatrième de couverture :

Dix-huit nouvelles de grandes dames du noir, européennes et québécoises.

Elles écrivent des polars. De ceux que l’on dévore. Et à la demande d’un lecteur passionné, elles se sont réunies autour d’un thème séduisant : le musée comme lieu de tous les crimes.

L’avis de Lunatic :

Un recueil de nouvelles qui regroupe 18 textes de femmes, avec comme point commun un lieu : le musée. Deux précédents recueils ont déjà été publiés, crimes à la librairie et crimes à la bibliothèque. On pourrait se dire que la lecture de 18 nouvelles dans un même lieu pourrait être lassante, mais pas du tout, car chaque auteure a utilisé ce prétexte de lieu pour nous écrire des textes différents, et tous plus ou moins glaçants à leur manière. J’avais envie de lire ce livre pour retrouver certaines auteures comme Barbara Abel, Karin Giebel ou Ingrid Desjours mais surtout pour me familiariser avec la plume d’autres écrivains, que je ne connaissais pas du tout.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé que chaque nouvelle était de qualité, avec des personnages, des faits et des chutes agréables à lire. J’ai vraiment aimé picorer ces nouvelles. Petite préférence pour celle de Barbara Abel, avec un final tragique  prenant le lecteur comme seul témoin. J’ai apprécié à la fin de chaque nouvelle le petit texte biographique de l’auteure que nous fait Richard Migneault (la personne à l’origine du recueil) qui ne se contente pas d’une bio de presse, mais donne son propre ressenti sur les auteures ! Un petit plus pour avoir envie de les découvrir davantage.

Ma notation :

Des petits textes sympas.

Les contes d’Eva Luna, Isabel Allende

Quatrième de couverture :

Eva Luna, héroïne du précédent roman d’Isabel Allende, n’avait pas son pareil pour conter des histoires aussi extraordinaires que véridiques, tirées de la chronique locale de son village, Agua Santa.
On trouvera ici un nouvel échantillon du talent de la Schéhérazade latino-américaine. Vingt-trois récits burlesques ou sombres, de nostalgie ou de colère, d’ironie ou de révolte.

L’avis de Lunatic :

En discutant avec Mme Ourse sur nos envies lectures, je lui parlais d’Isabel Allende et des bons avis que l’on me donnait sur son roman La maison aux esprits. Mme Ourse m’a gâtée une fois de plus en m’offrant ce livre, elle connait mon amour pour les nouvelles, donc elle ne pouvait pas mieux choisir.

Ici au lieu de parler de nouvelles, on peut parler de contes. Chaque conte mettant en scène une femme. La conteuse c’est Eva Luna, personnage d’un précédent roman, elle est pleine d’imagination, de fantaisie et si créative.  Au fil des contes, on déambule dans des mondes totalement imaginaires, burlesques, déjantés. Les personnages sont forts, marquants, originaux.  J’ai eu un coup de cœur pour l’histoire d’une femme qui vend des mots et des vers pour remplacer les armes. Ces contes mêlent poésie, humour, amour… Les histoires me semblaient bien trop courtes tant je voulais passer encore un peu de temps avec tous ces personnages. J’ai mis quelques semaines à lire ce recueil, car je voulais faire durer ma lecture. Je picorais les contes, piochant au hasard, sachant que j’allais passer un réel moment d’évasion grâce à ma lecture.

Ma notation :

 Une merveille! Envoûtant.

Café Lowendal et autres nouvelles, Tatiana de Rosnay

Quatrième de couverture :
Solitude, obsession amoureuse, désenchantement… Tatiana de Rosnay égrène, dans ce recueil inédit, dix nouvelles peuplées de personnages un peu perdus, en quête de frissons ou d’affection. Écrivains en crise, couples en pleine déréliction, jeunes gens avides, tous voient un jour leur vie basculer. Pour le pire ou pour le meilleur… Laissez-vous prendre par la petite musique de Tatiana de Rosnay: elle sait à merveille évoquer le timbre un peu fêlé de la mélancolie.

L’avis de Lunatic :
Mais pourquoi j’insiste avec Tatiane de Rosnay? J’avais déjà eu beaucoup de mal avec Son carnet rouge.
Encore une fois je suis vraiment déçue après ma lecture. Les nouvelles sont insipides, il n’y a pas de chute, pas de révélations. Tout est plat, sans intérêt. Les nouvelles tournent toutes autour des mêmes thèmes: amour, adultère, trahison, sur le métier d’écrivain souvent, sur la passion…
Malheureusement il ne suffit pas d’un bon auteur pour faire un bon recueil de nouvelles…

Ma notation :
Je ne recommande pas cette lecture.