Miss Cyclone, Laurence Peyrin

Quatrième de couverture :

Coney Island, là où New York se jette dans la mer, est un endroit enchanteur l’été, avec sa fête foraine légendaire, et fantomatique l’hiver quand les manèges sont à l’arrêt. C’est là qu’Angela et June, 16 ans, ont grandi ensemble. Deux jeunes filles vives et joyeuses, que rien ne destinait à s’entendre, et que rien ne peut séparer.

Mais une nuit, la nuit où toute la jeunesse new-yorkaise pleure la mort de John Lennon, leur vie prend un tour inattendu : Angela, par un mélange de fatalisme et d’innocence, accepte de son petit ami ce qu’elle ne voulait pas vraiment. Parce qu’elle n’ose pas en parler à June, son silence devient un secret… Et leur destin
à toutes les deux en sera changé à jamais.

L’avis de Lunatic :

Miss cyclone c’est un roman sur l’amitié, mais aussi l’amour, sur les vies que l’on a, sur celles qu’elles auraient pu être si l’on avait fait d’autres choix, si l’on avait fait d’autres rencontres. Miss cyclone c’est Angela, elle doit ce surnom à Adam, rencontré en 1980 lorsqu’elle 16 ans, alors que tout le monde pleure John Lennon. 1980, en pleine insouciance dans sa jeunesse, elle partage ses rêves et envies avec Nick son petit copain mais surtout avec June, sa meilleure amie. 1980, l’année qui fera basculer Angela un peu trop vite dans le monde adulte. Angela est un personnage très attachant, tout l’oppose à June: la première est élevée par sa mère dans un quartier populaire, son père est mort. La seconde est issue d’une famille aisée et ses rêves sont bien différents de ceux de son amie.

Le roman est découpée en 4 parties pour 4 époques différentes: 1980, 1991, 1998 et 2001. Chaque partie fait référence à un événement marquant dans l’histoire des Etats-Unis. J’ai aimé également ces anecdotes historiques, ainsi que la description de New-York que Laurence Peyrin nous dresse. On est donc spectateur de l’évolution de nos 4 personnages, on voit se créer les familles, évoluer les liens d’amitié et on assiste aux doutes et diverses questions qui jalonnent la vie de nos 4 personnages. Au passage, l’auteure « oblige » son lecteur à se questionner, je me suis moi même demandée: Et si….? Où en serai-je aujourd’hui?

Chacun des personnages a su à un moment du roman m’agacer terriblement, et quand je rumine après un personnage, c’est que l’auteur a su m’embarquer totalement dans son récit. Un roman que j’ai aimé: j’ai aimé Miss cyclone et June, jalousant par moment leur amitié, j’aurai vraiment aimé rencontrer Nick pour lui dire ma façon de penser sur certains choix et juste envie de faire un gros câlin à Adam. J’ai aimé déambuler entre Coney Island et Manhattan.

Ma notation :

Un roman fort sur l’amitié qu’on referme avec un goût de trop peu.

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Il est toujours minuit quelque part, Cédric Lalaury

Quatrième de couverture :

Bill Herrington est un homme heureux.
La cinquantaine approchant, mari et père comblé, il occupe un poste de professeur de littérature dans une prestigieuse université américaine. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes…
Jusqu’au jour où il trouve dans son casier l’exemplaire d’un roman à sensation publié par un mystérieux inconnu : R. P. Kirkpatrick.
Pas de quoi chambouler Bill.

À un détail près : il s’agit d’une histoire vraie.
Celle d’un crime dont il était persuadé que personne n’en avait jamais eu connaissance.
Sur une île qu’il aurait voulu oublier pour toujours.

 

L’avis de Lunatic :

Bill, professeur d’Université connait un deuil dans sa famille : le frère de sa femme est décédé. Dans les jours suivant le décès, il trouve un livre dans son casier auquel il ne s’intéresse pas. Alan une jeune étudiante va rapidement lui parler de ce roman, et Bill se rend compte que ce roman c’est son histoire. L’histoire d’un meurtre, d’un secret datant de son adolescence. Mais qui a bien pu écrire ce texte ? Dans quel but ? Ses proches reçoivent à leur tour ce mystérieux roman. Bill enquête alors à la recherche de l’écrivain et de ses intentions ?

J’ai eu du mal à rentrer dans ce roman. La faute au style très original, déroutant mais dont je ne suis pas fan ? Aux personnages loin d’être attachants ? A son « héros » trop cynique et frôlant l’antipathie ? A une intrigue qu’on n’a l’impression d’avoir déjà lu voire vu dans un film ou téléfilm ? Puis doucement je me suis laissée saisir par l’intrigue, j’avais moi aussi envie de savoir qui était à l’origine de ce roman… C’est un roman court, dont les chapitres s’enchainent bien, et on se laisse vite prendre dans le suspense et les questions.

Ma notation :

Un thriller à l’atmosphère déroutante pour les curieux.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

 

Un appartement à Paris, Guillaume Musso

Quatrième de couverture :

Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante.
Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler.
À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.

L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.

Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

L’avis de MadameOurse :

Guillaume Musso est de ces auteurs dont je suis de près l’actualité et je connaissais la date de parution de ce nouveau roman depuis un bout de temps. Il en a présenté la belle couverture toilée il y a quelque temps en expliquant qu’elle est en lien avec le thème de l’art présent dans le roman. Et je dois dire que cette belle couverture, différente de ce qu’on voit d’habitude, m’a donné envie.

Cliquez sur la photo pour voir le détail de la couverture toilée / tissée

J’hésitais encore un peu à l’acheter mais ça n’a pas duré trop longtemps puisque je l’ai acheté et commencé dès le lendemain de sa parution. Et j’ai passé un très beau moment de lecture sous la plume de Guillaume Musso en compagnie de Madeline et Gaspard.

L’histoire est prenante, l’enquête est complète, intéressante, les personnages principaux sont très attachants. J’ai notamment suivi de près les aventures de Madeline qui décide d’avoir un enfant par FIV-DO. Alors, je ne suis pas une Fivette, mais le thème de la PMA (en Espagne pour Madeline) m’a paru bien traité. En sachant bien sûr qu’il faut simplifier pour les non connaisseurs. Gaspard est touchant aussi et on sent très vite qu’il y a un grand besoin d’affection derrière sa façade d’asocial.

Et puis il y a ce peintre, Sean Lorenz, un destin fort et tragique. L’enquête de Madeline et Gaspard sur les traces de cet homme dont ils ont loué la maison va les emmener très loin. Je ne me suis pas ennuyée une seconde et j’ai vraiment beaucoup aimé. J’ai lu presque en apnée les 60 dernières pages, en attente de la fin que Guillaume Musso nous avait préparée. Alors, elle sera, je pense, critiquée. Des 2 routes qu’il dessine pour nous, l’une si triste et réaliste et l’autre plus invraisemblable, l’auteur fait son choix. Et je le respecte, moi cette route là ne m’a pas gênée.

J’ai un regret quand même dans cette lecture c’est que le voyage nous ait amené à New York. J’étais tellement bien dans cet atelier d’artiste parisien, j’avais tellement le décor en tête que j’aurais bien voulu y rester jusqu’à la dernière page !

Ma notation :

Un très bon roman !

Sous la même étoile, Dorit Rabinyan

Quatrième de couverture :

Tout commence par le froid glacial d’un hiver à New York et tout se termine sur le sable brûlant des plages de Jaffa.

Le hasard a fait se rencontrer et s’aimer une femme et un homme qui ne se seraient jamais adressé la parole dans d’autres circonstances. La femme, c’est Liat, une Israélienne dévorée par une nostalgie profonde de Tel Aviv. L’homme, c’est ‘Hilmi, un peintre palestinien originaire de Ramallah.

À New York, espace neutre hors du temps et de la politique, Liat et ‘Hilmi décident de s’immerger, le temps d’un hiver, dans un amour impossible. Commence alors une vie commune dont la date d’expiration se rapproche chaque jour un peu plus. Dans cet univers clos qu’ils se sont créé, Liat et ‘Hilmi ont décidé d’ignorer les à-côtés, les différences et les fissures. Mais la réalité finit toujours par s’imposer…

L’avis de MadameOurse :

L’histoire d’amour qui commence en même temps que ce roman est une vraie évidence : ils se rencontrent et ne se quittent plus. Malgré la conscience forte de ce qui les sépare, ni Liat ni ‘Hilmi n’ont la « force » de résister à l’attirance. Elle juive de Tel Aviv, lui musulman de Ramallah, ils ont en commun l’amour de ce pays qui nous est si superbement décrit ici par l’auteure (elle m’a vraiment donné envie, je me suis transposée en Israël à chaque fois qu’elle en évoquait ses paysages). Pour le reste, tout les sépare à commencer par le conflit israélo-palestinien qui dure depuis de si longues années.

A New York, ils vivent leur amour dans une bulle, comme coupés du monde. Pourtant, ils gardent cette relation bien secrète, surtout Liat qui ne quittera jamais la peur farouche que sa famille l’apprenne. Ils vont vivre ensemble un certain nombre d’événements qui vont les rapprocher ou les séparer. Il y a une certaine tension sous jacente dans plusieurs passages du roman, j’ai trouvé ça un peu bizarre en fait parce qu’il s’agit souvent de raconter un moment assez anodin au final. Et puis, plus les jours de cet interminable hiver new yorkais passent, plus se rapproche la date de fin de leur relation. Ils le savent, leur amour ne pourra résister à leur retour dans leur pays natal. Rien ne pourra être dit ou fait pour que leurs familles acceptent leur histoire. Et l’auteure développe bien ce point dans ce roman, on ne peut pas être naïf en lisant Sous la même étoile, le fossé culturel, religieux, historique qui sépare Liat et ‘Hilmi est trop fort.

Il y a un petit point qui m’a semblé étrange dans ce roman, l’histoire se passe en 2002-2003 à New York. Juste après donc la chute du World Trade Center. Ce point ne figure pourtant aucunement dans le roman alors que je pense qu’il devait pourtant y avoir une tension suite à ces événements dans la vie de New York à cette époque, surtout face à nos 2 personnages principaux qui sont des immigrants.

Le roman se termine en Israël au retour de Liat. ‘Hilmi regagnera aussi à la même période la Palestine. J’ai trouvé la fin bien travaillée, ce n’est pas brutal, tout y est dans la conclusion.

Ma notation :

Ça n’a pas été un coup de cœur mais ce roman est riche de plein de beaux moments. Et c’est une lecture qui m’a vivement intéressée de par les thèmes qui y sont abordés.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

Cette terre promise, Erich Maria Remarque

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Quatrième de couverture :

Ludwig Sommer, jeune Allemand pourchassé par les nazis, a enfin rejoint les États-Unis. Son permis de séjour en poche, il part à la découverte de cette terre promise dont les richesses semblent inépuisables. Mais les souvenirs et blessures de la guerre, toujours vivaces, remettent en question la possibilité d’un nouveau départ.
Dans cet ultime roman, inédit en France, l’auteur d’À l’ouest rien de nouveau (Stock, 1929) brosse le portrait d’une incroyable communauté d’exilés tout en offrant une réjouissante satire de la société américaine.

L’avis de Lunatic :

Si j’ai eu envie de lire ce roman, c’est pour son auteur. Je me souviens avoir dévoré quand j’étais adolescente A l’Ouest rien de nouveau et enchaîné avec Arc de triomphe. C’est avec plein de curiosité que je me suis plongée dans ce roman inachevé, enfin traduit en français. On est en 1944, à New-York. Sur l’Ile d’Elis Island, on rencontre Ludwig Sommer, réfugié Allemand qui attend sur cette île comme des centaines d’autres réfugiés le droit de rentrer aux États-Unis. Il a traversé l’atlantique en prenant une autre identité, celle d’un juif allemand (quelle ironie pour l’époque…). En Europe, il a connu de nombreux malheur (interné, traqué par la Gestapo…). Grâce à l’action d’un riche homme d’affaire il sort de l’Ile et est hébergé à l’hotel Rausch, où il côtoie d’anciennes connaissances du vieux continent et y fait de nouvelles rencontres. On suit alors les aventures, les vies nouvelles de ces réfugiés. Ludwig Sommer se met en quête d’un travail, et intègre le milieu des marchands d’arts. J’ai aimé le portrait qu’il nous est fait alors de ce milieu. Il rencontre également une belle italienne, Maria Fiola qui lui donne envie de reprendre goût à la vie. Une vie qui depuis son arrivée aux États-Unis est faites de remords, de souvenirs, d’espoir perdu. La guerre achevée, on se demande alors s’il va rester aux États-Unis ou vouloir retourner en Allemagne.

Ce roman cumule des tas d’intérêt. On y découvre le New-York des années 40. On apprend comment ont été accueillis les réfugiés venus d’Europe et montre à quel point il a été difficile pour eux de retrouver une vie normale, d’oublier leurs racines européenne et leurs proches laissés là bas. Puisqu’il s’agit d’un roman inachevé, on nous propose les notes que l’auteur avait laissé pour nous donner des pistes sur la fin du roman. J’ai été assez frustrée au départ de ne pas savoir ce qu’il allait advenir de Ludwig, puis finalement il a pu continuer ainsi à vivre dans mon imagination comme je l’aurai voulu, sans que l’auteur me dicte une fin ou oriente son avenir. Mon final est joyeux, optimiste et lumineux, au contraire de l’auteur qui je pense nous aurait amené vers une fin plus sombre et tragique.

Ma notation :

Un très beau roman.

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(Roman lu en partenariat avec Netgalley)