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1144 livres, Jean Berthier

Quatrième de couverture :

« Ma mère, comme dans un conte cruel pour enfants, s’était transformée en livres. »
Ainsi s’exprime le narrateur, né sous X, bibliothécaire de profession, qui voit sa vie bouleversée par la lettre d’un notaire. Il y apprend que sa mère biologique, dont il ignore absolument tout, vient de mourir et lui laisse un héritage singulier : 1 144 livres.
Que penser de ce geste ? Faut-il accepter l’héritage de quelqu’un qui vous a abandonné ? Qui était la femme cachée derrière ces ouvrages ? Seront-ils le chemin vers une mère retrouvée ? Cet événement confronte soudainement le narrateur à ses origines et à son amour des livres.

 

L’avis de Lunatic :

J’ai découvert la collection Les passes murailles de chez Laffont cet été avec le roman,  Tu seras ma beauté. Ravie par cette lecture, je regardais régulièrement leur publication et quand Netgalley a proposé ce roman de Jean Berthier je ne pouvais pas le laisser passer. Un roman qui parle de livres, un narrateur bibliothécaire (comme moi), une histoire personnel faisant écho à mon histoire familial, ce roman semblait écrit pour moi.

Ici on est face à un texte très court. La 4e de couverture parle de conte pour enfant, et j’ai pour ma part savouré ce texte comme une nouvelle, un genre que j’affectionne beaucoup. Pas de présentation inutile, de mise en situation. Premier chapitre du livre, le narrateur reçoit un courrier d’un notaire lui informant que sa mère biologique, qu’il ne connait pas, car né sous x, vient de mourir et lui laisse en héritage 1144 livres. Rien d’autres: pas de lettres, pas d’explications, aucune informations sur son identité. Cet événement amène logiquement des questions, doit-il accepter ou refuser ses livres?

L’écriture est pleine de poésie, de simplicité. L’utilisation d’un vocabulaire soutenu et un rythme assez lent peut rebuter certains lecteurs, mais j’ai trouvé que l’histoire et le personnage ne pouvait exister qu’à travers ce style. Le narrateur nous parle de son amour des livres, nous raconte comment il est venu à la lecture. Il nous parle de son métier de bibliothécaire, et malgré quelques clichés je me suis retrouvée dans certaines situations (ah le fameux Lire en fête…). Mais il nous parle aussi des difficultés d’être né sous x, le besoin ou non de savoir d’où l’on vient, de découvrir sa mère. Le tout sans pathos, sans tomber dans le larmoyant. Et j’ai beaucoup aimé cette idée de savoir qui est une personne selon les livres qu’elle possède.

Ce petit passage que je trouve superbe résume pourquoi j’ai aimé ce roman:

 

 

Ma notation :

Une lecture toute douce.

 

Le zoo, Gin Philipps

Quatrième de couverture :

Le zoo est sur le point de fermer ses portes. Joan et son fils de quatre ans, Lincoln, sont dans leur coin préféré, à l’écart du chemin principal. Ils profitent des dernières minutes. Mais quand ils se dirigent vers la sortie, ce qu’ils découvrent transforme cette journée de rêve en cauchemar : des corps étalés sur l’herbe, des hommes armés de fusils. Sans réfléchir, Joan prend son enfant dans ses bras et court, jusqu’à en perdre le souffle, jusqu’à ce que ses muscles la brûlent.
Pendant trois heures, la mère et son fils vont se retrouver piégés avec les animaux et les tueurs. Pour sauver Lincoln, Joan est prête à tout… même au pire.

L’avis de Lunatic :

J’avais envie de lire un thriller, après quelques lectures feel-good. J’avais ce roman sur ma PAL depuis l’automne, alors je m’y suis plongée. Ce titre m’avait interpellé à sa sortie de par son résumé. En tant que maman d’un garçon de presque 3 ans, je me demandais comment on peut se débrouiller dans ce genre de situation.

16h55, imaginez une mère et son fils qui s’apprêtent à sortir du zoo pour rentrer chez eux. En s’approchant de la sortie, Joan la maman se rend compte que quelque chose cloche, et comprend rapidement que son fils et elle sont en danger : elle aperçoit des corps au sol et un tireur. Elle attrape son fils sous le bras et se met à l’abri, comprenant rapidement qu’il n’y a pas qu’un seul homme armé. Imaginez alors toute l’angoisse d’une mère, la peur, la panique. Puis il faut trouver les mots pour expliquer à Lincoln ce qu’il se passe, et j’ai trouvé justement que Joan sur ce point a assuré! Elle a su le rassurer, sans lui mentir. « Les méchants peuvent nous tuer! ». Comment faire taire un enfant de 4 ans, le forcer à rester calme, immobile?

Évidemment, Joan ne peut pas rester dans sa cachette : la faim, le froid l’obligent à en à sortir. Toujours avec l’objectif de protéger Lincoln quoi qu’il arrive! J’ai tremblé avec elle quand elle prenait des risques, je me suis tu, j’ai eu peur que les « méchants » entendent ma respiration lors de ma lecture. J’étais moi aussi dans ce zoo, pétrifiée et apeurée. Joan va alors rencontrer deux autres personnes qui se cachent dans un restaurant, et à partir de ce moment, tout s’enchaîne. Je suis totalement admirative du courage et de la force dont Joan a fait preuve pour protéger son fils. J’imagine que dans ce genre de situation toutes les mères ne réagissent pas de la même façon. Je me suis alors interrogée sur ce que j’aurai fait en pareil cas.

20h05, fin du roman, je referme ce livre en tremblant, tétanisée par ces 3h angoissantes et stressantes. Quelle claque! Un final un peu sec, qui laisse en suspens pleins d’interrogations sur le devenir de certains personnages.

Ce roman huis-clos est tout simplement étouffant et angoissant. Le temps de ma lecture, j’étais enfermée avec Joan et son fils dans ce zoo. L’écriture est agréable, fluide. J’ai eu un peu de mal avec certains passages qui détaillent un peu trop les souvenirs ou pensées de Joan sur sa vie. Même si cela explique un peu son caractère, cela n’apporte pas grand chose au roman je trouve. Et enfin, j’ai été particulièrement marquée par une scène du roman que je ne peux pas détailler ici (pour ceux qui l’ont lu, la scène de la poubelle) qui m’a mis des frissons.

Ma notation :

Un roman marquant que j’ai beaucoup aimé. Foncez!

 

Ragdoll, Daniel Cole

Quatrième de couverture :

Un  » cadavre  » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur  » Wolf  » Fawkes dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d’autant que le tueur s’amuse à narguer les forces de l’ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.
Le dernier nom est celui de Wolf.

 

L’avis de Lunatic :

Ce thriller ne correspond pas vraiment à ce que j’aime lire d’ordinaire. Une 4e de couverture et des critiques qui l’annoncent comme assez violent, sanguinolent, et pourtant j’ai eu envie de le lire. Les premiers chapitres vous plongent directement dans l’ambiance du roman avec la découverte d’un cadavre dans un appartement. Un cadavre certes mais composé de morceaux de 6 victimes, le tout soigneusement assemblés comme peut l’être une poupée de chiffon, d’où le titre du roman. Commence alors l’enquête menée par quatre flics que tout oppose, décrits avec plein de clichés. Il est en de même pour les autres personnages du roman, dommage. Par contre j’ai aimé que l’auteur mette en avant le rôle des médias, des journalistes dans une enquête policière, et montre les dérives que cela entraîne.

Difficile de vous en dire plus sans trop dévoiler l’intrigue qui malgré quelques passages ennuyeux reste tout de même assez captivante. Par contre je n’ai pas trouvé ce roman si sanglant et difficile à lire comme beaucoup le disent. L’auteur distille le récit de quelques touches d’humour qui à mon sens n’apportent rien d’intéressant au roman. Il a su maintenir le suspense sur l’identité du tueur jusqu’au final, et j’aime cela. Néanmoins, j’ai détesté ce final et j’ai refermé le livre en soupirant.

Ma notation :

Petite déception.