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Être mère sans s’oublier : l’oracle, Soline Bourdeverre-Veyssière

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Quatrième de couverture :

Cet oracle vous offre la possibilité de tirer chaque jour ou chaque fois que vous en ressentez le besoin une carte « ressource » vous proposant un moment de bien-être à insérer dans votre routine journalière. Des rituels ancrés dans le quotidien, courts, réalisables et nourrissants, pour prendre soin de vous dans une vie bien occupée par un (ou plusieurs) enfant(s).

L’avis d’Audrey :

Je ne vais pas vous parler de littérature aujourd’hui, mais d’un coffret bien-être : Être mère sans s’oublier. Un joli coffret contenant 40 cartes et un livret regorgeant de conseils pour penser un peu à soi, qui fait suite à l‘essai de l’auteure paru en 2020.

Parce que dans mon cas, penser à mon fils et à son père, c’est bien, mais il me faut aussi trouver du temps pour moi. La charge mentale, etc etc, on connait, mais s’il était temps de se poser, même quelques minutes par jour pour respirer, se recentrer et ne penser qu’à nous en tant que femme ? Et surtout sans culpabiliser !

Ce coffret permet alors de tirer une carte au hasard et de suivre le conseil de l’instant. Autant de petits rituels, qui font du bien. J’avoue qu’en cette période morose et où j’accumule pas mal de fatigue, cet oracle de 40 cartes tombe à pic. Bienveillance et sérénité, de quoi souffler et m’évader un peu d’un quotidien fatiguant.

Je trouve les illustrations colorées et très jolies, ce coffret est un joli objet à garder et à offrir aux mères qui nous entourent. Et pour prolonger le plaisir et l’utilisation de cet oracle, je vais me confectionner une dizaine de cartes supplémentaires, avec des petits moments de douceurs et de lâcher-prise plus personnels selon mes habitudes et envies que j’ajouterai aux 40 cartes déjà très riches d’idées.

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Ma notation:

Un livre conseil et des cartes ressourçantes. 1,2,3, prête pour un voyage vers vous-même?

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Maman, maman, maman, #mèreEpuisée, Cévany

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Quatrième de couverture :

Chronique d’un burn-out maternel (qui finit bien !)

LA MAMAN QUE VOUS DEMANDEZ N’EST PAS DISPONIBLE, VEUILLEZ LAISSERUN MESSAGE APRÈS LE BIP SONORE !

Après la naissance de son premier enfant, Maddie ne se reconnaît plus. Loin d’être la mère qu’elle rêvait d’être, elle perd patience et hurle sur ses enfants. Elle culpabilise, et la honte la pousse à s’isoler. Elle est seule face à ses difficultés puisque ses proches ne semblent pas saisir l’ampleur du problème. L’histoire de Maddie, c’est l’histoire de beaucoup de mères de notre époque, qui sont épuisées et qui perdent les pédales.

Une BD sensible, drôle et puissante qui permet de mieux comprendre le mécanisme de l’épuisement maternel, de l’éviter ou de s’en sortir, car, oui, on peut s’en sortir !

L’avis de Laure :

En voici encore une lecture qui chamboule immédiatement ! J’ai su de suite pendant ma lecture que ce serait une BD à faire circuler chez mes copines, mon petit quatuor de mamans d’école qui se reconnaitra, celles avec qui on partage nos achats comme les moments up and down de nos vies de mères.

C’est l’histoire universelle d’une maman en congé maternité, celle dont on croit qu’elle a toutes ses journées libres mais qui est en fait complètement dépassée par les tâches ménagères, les sollicitations du bébé et son besoin de repos. Ajoutez à cela un conjoint peu présent pour la soutenir, une maman qui se met la pression pour être parfaite et vous obtenez un joli burn out ! Un événement qu’il ne faut pas minimiser et c’est en cela que cette BD est militante, elle nous montre aussi bien comment on peut glisser sans s’en rendre compte vers le burn out que les moyens de s’en sortir.

Prendre du temps pour soi, se faire aider, montrer au conjoint qu’il n’est pas là pour aider mais pour prendre sa part des tâches du foyer juste parce que le partage est normal et bien évidemment ne pas oublier de lâcher prise ! Ca parait tout bête comme ça mais c’est loin d’être aussi évident à notre époque. Alors je remercie Cévany pour cette BD militante, à mettre aussi entre les mains des pères pour qu’ils comprennent ce que les mères vivent. 

Les dessins sont de toute beauté, c’est frais, moderne et cela va droit au but.  A lire, à relire, à partager. Etre mère n’est pas que bonheur et beauté de tout instant et je remercie la parole qui s’ouvre sur ces sujets.

Ma notation :

Une lecture pour toutes les mères.

Merci aux éditions Leduc pour cette lecture

Parler à ma mère, David Allouche

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Quatrième de couverture :

« Si vous me demandez de parler de maman, je ne vous dirai rien. Je n’ai en tête ni la plante vulnéraire, ni la senteur des fleurs jaunes, ni le goût de fenouil mêlé à l’anis vert. Je me souviens que j’avais offert, une couronne de jasmin à la femme que j’aimais. Je regarde encore souvent cette photo où Emma me sourit gênée dans son manteau bleu Klein, en drap de laine fin, court, au toucher velours. »

L’avis d’Audrey :

En lisant ce roman, vous allez à la rencontre d’un homme fantasque et compliqué à cerner. Itsak est père d’un jeune garçon, il joue au tennis, pense beaucoup à sa mère et se trouve malgré lui dans le fauteuil rouge de Lucien, un psychanalyste.

Pas de longue discussion, il va droit au but: « J’ai tué ma femme ». On ne sait que faire de cette confession. Que s’est-il passé avec Emma, son épousé. Cette femme avec qui il vivait une réelle passion.

Je ne dirai pas grand chose de plus sur ce roman. Non pas car il m’a déçue ou ennuyé. Bien au contraire. L’histoire est courte (152 pages) mais intense,  et je pense qu’il faut tout simplement que vous vous confrontiez directement à  ces personnages.

A votre tour de vous plonger dans cette fable mêlant humour et tendresse. J’espère que vous apprécierait autant que moi cette plume qui détonne un peu parmi tout ce que j’ai l’habitude de lire.

Ma notation:

C’est le deuxième roman de l’auteur, après La kippa bleue en 2018, et j’ai passé à nouveau un très bon moment de lecture.

(Merci à l’auteur et aux éditions Balland  )

La chaîne, Adrian McKinty

Quatrième de couverture:

Le téléphone sonne. Un inconnu a  kidnappé votre enfant. Pour qu’il soit libéré, vous devez enlever l’enfant de quelqu’un d’autre. Votre enfant sera relâché quand les parents de votre victime auront à leur tour enlevé un enfant. Si un chaînon manque : votre enfant sera tué.

VOUS FAITES DÉSORMAIS PARTIE DE LA CHAINE.
VOUS N’ÊTES PAS LES PREMIERS.
VOUS NE SEREZ CERTAINEMENT PAS LES DERNIERS.

L’avis d’Audrey :

C’est Laure qui m’a dit que ce roman était pour moi, et elle avait bien raison. La 4ème de couverture donne le ton de ce roman : rien que ce pitch est déjà angoissant.

Assise à un arrêt de bus, Killye ne remarque pas l’homme qui s’approche d’elle, elle n’imagine pas que dans quelques secondes il va lui bander les yeux et l’obliger à rentrer dans sa voiture. Elle n’imagine pas qu’elle va être menacée, séquestrée et attachée au bout d’une chaîne dans une cave.

Rachel, la mère de la jeune fille s’apprête à se rendre à l’hôpital pour le suivi de son cancer dont elle est en rémission, son téléphone sonne : « Rappelez-vous toujours que ce n’est pas l’argent qui compte – c’est la chaîne. » Elle pense d’abord à une blague, mais pourtant une bizarre sensation l’envahit. Puis un 2ème appel, d’une personne différente confirme le pire : « J’ai enlevé votre fille ». Commence alors pour Rachel un véritable cauchemar. Les instructions sont claires : Elle doit payer 25000$, enlever à son tour un enfant, faire payer les parents qui devront à leur tour enlever un enfant, la chaîne se poursuivra et sa fille pourra être libérée. Pour Rachel il est inconcevable de rentrer dans ce jeu cruel, pourtant si elle n’obéit pas, sa fille sera tuée. Elle se lance d’abord en solo dans l’aventure, et demande rapidement de l’aide à Pete, le frère de son ex mari. Une aide précieuse et indispensable.

La première partie du roman se concentre donc sur cela : la séquestration de la jeune fille, les plans que va devoir mettre en place Rachel pour enlever un gamin, les obstacles qui se dressent sur son chemin, la peur, l’angoisse jusqu’à la délivrance. Puis la seconde partie montre les répercussions que cet événement a apporté dans la vie de Killye et sa mère : les angoisses, les cauchemars, le stress post traumatique. Mais surtout cette seconde partie montre l’origine du mal. Elle dévoile les personnes qui sont au bout de la chaîne, qui ont mis en place ce jeu cruel. En parallèle, notre mère de famille n’arrive pas à tirer un trait sur cette histoire. Et si pour oublier et pour enfin avancer il fallait défier et faire tomber ceux qui sont à l’origine cette chaîne?

Ce thriller est captivant dès les premières lignes. Il m’a saisi, m’a vraiment pris aux tripes. J’ai vécu l’enfer en même temps que Rachel. Je pense qu’en tant que maman, il a forcément eu un écho particulier en moi. Je me suis demandée à mon tour jusqu’où je serai prête à aller pour sauver mon fils? Aurai-je le courage et la force qu’a eu Rachel?

Au fil des enlèvements qui se succèdent dans l’intrigue, on remarque la force des mères. Elles sont transformées par la peur et la colère, comme enragées alors que les pères ont une approche plus douce et bienveillante sur les enfants qu’ils retiennent. Cette idée de devoir faire le pire pour sauver son enfant est vraiment angoissante et étouffante. Rachel se pose d’ailleurs la question à plusieurs reprises : « Quel genre de personne faut-il être pour enlever un enfant ? « .

Au delà de l’idée générale de cette chaîne qui est juste démente, le récit est hyper fluide, avec des chapitres enchaînant divers points de vue et qui donnent un joli rythme à l’ensemble. Je ne me suis pas ennuyée une seconde, et les personnages vont vous embarquer dans cette histoire. C’est noir, c’est angoissant et flippant. Il est effrayant de constater comme les parents obéissent aveuglement aux injonctions de la chaîne.

A la fin du roman, l’un des personnages ironise en demandant que si leur histoire devait être portée à l’écran, il souhaitait que son rôle ne soit pas joué par un abruti. Et je crois que tout est dit : ce roman doit être adapté au cinéma, car le texte est très cinématographique justement et j’y ai pensé plusieurs fois pendant ma lecture. L’auteure insiste beaucoup également sur la façon dont on utilise les réseaux sociaux : c’est grâce aux informations que les parents laissent sur Facebook, Instagram et autres blogs, que les ravisseurs choisissent leur cible. Une idée assez flippante et qui fait réfléchir sur ce que l’on laisse comme traces personnelle à la vue de tous.

Bref, lisez ce roman, je vous promets un moment de lecture exceptionnel.

Ma notation :

Un thriller qui se lit d’une traite, la peur au ventre. La chaîne va vous embarquer en enfer.

Journal d’un amour perdu , Eric Emmanuel Schmitt

 

Quatrième de couverture :

« Maman est morte ce matin et c’est la première fois qu’elle me fait de la peine. »
Pendant deux ans, Eric-Emmanuel Schmitt tente d’apprivoiser l’inacceptable : la disparition de la femme qui l’a mis au monde. Ces pages racontent son « devoir de bonheur» : une longue lutte, acharnée et difficile, contre le chagrin. Demeurer inconsolable trahirait sa mère, tant cette femme lumineuse et tendre lui a donné le goût de la vie, la passion des arts, le sens de l’humour, le culte de la joie. Ce texte explore le présent d’une détresse tout autant que le passé d’un bonheur, tandis que s’élabore la recomposition d’un homme mûr qui n’est plus « l’enfant de personne ». Éric-Emmanuel Schmitt atteint ici, comme dans La nuit de feu, à l’universel à force de vérité personnelle et intime dans le deuil d’un amour. Il parvient à transformer une expérience de la mort en une splendide leçon de vie.

 Ma notation :

Un texte d’une beauté éblouissante.