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Les feux de Noël, Marie-Bernadette Dupuy

Quatrième de couverture:

Colmar, novembre 1924. Lisel Schmitt, vingt-deux ans, est première main dans un atelier de confection pour dames. Après avoir passé un an à Paris, employée d’une prestigieuse maison de couture, elle rêve de créer ses propres modèles et de faire carrière.
Son destin, jusqu’alors paisible et prometteur, bascule le jour où un incendie se déclare dans le magasin où elle travaille. Piégée dans l’immeuble en flammes, brûlée aux mains, elle est sauvée de justesse par Heinrich Keller, un pompier.
L’attirance est immédiate entre les deux jeunes gens, mais bientôt Lisel est victime d’une mystérieuse machination et confrontée à un terrible secret, ce qui pourrait briser tous ses rêves.

L’avis d’Audrey :

L’héroïne de ce roman, Lisel Schmitt travaille au sein d’un atelier de couture à Colmar pour la famille Weiss. Un soir, alors qu’elle pense être seule à l’atelier, elle est surprise par un employé qui depuis quelques jours lui tourne autour. Alors qu’elle repousse ses avances, un feu se déclare accidentellement dans l’atelier. La jeune femme ressort indemne du feu, avec quelques brulures aux mains. Heinrich Keller, Le pompier qui lui est venu en aide est charmée par Lise., l’attirance est immédiate entre eux. Après la peur de l’incendie, Lise n’imagine pas que le pire l’attend. Elle est accusée d’avoir mis le feu volontairement au local, et rapidement elle se sent suivi et menacée. Alors qu’elle pensait trouver un peu de réconfort auprès d’Heinrich, elle se résigne vite à espérer davantage de cet homme.

Lise est un vrai personnage de roman comme je les aime: un caractère bien à elle, une force et une détermination sans faille, la beauté et la jeunesse, des rêves et des projets pleins la tête. Malgré toutes les épreuves qu’elle va devoir vivre, elle saura garder cette étincelle si particulier et ne lâchera jamais. J’ai beaucoup aimé sa rencontre avec Heinrich, les difficultés qui se dressent entre eux, sa résignation et ce désir qu’elle a pour lui, toujours présent mais enfoui.

Le récit ne se contente pas de nous narrer une histoire d’amour tourmentée et difficile. A travers Lisel et Heinrich, c’est toute une histoire familiale, locale et historique compliqué qui est mis en lumière. Les secrets, les vengeances et les drames du roman mettent en avant la rancoeur qui pouvaient exister entre ceux qui étaient du coté français ou allemand pendant la 1ère guerre mondiale. L’Alsace est redevenu française à la fin du conflit, mais moins de 10 années plus tard, les cicatrices sont toujours présentes.

J’ai aimé déambulé dans les rues du Colmar des années 20 parmi les odeurs de pain d’épices ou de chocolat chaud et les lumières du christkindelsmärik (marché de noël). Les différents personnages du roman, permettent de se rendre compte aussi du fossé entre les notables, les riches et les ouvriers ou ceux de la campagne. Lisel sait attirer la sympathie autour d’elle, et elle sera ainsi aidé dans les terribles épreuves qui l’attendent.

Un roman captivant, difficile à lâcher. Alors que Lise semble déjà vivre le pire, l’auteure dresse sur sa route de nouvelles épreuves et on se demande vraiment jusqu’où les personnages prêts à tout pour lui nuire iront.

Ma notation :

Malgré quelques lenteurs, je me suis laissée porter par cette histoire. Une bien belle lecture.

Les fiancés du Rhin, Marie-Bernadette Dupuy

Quatrième de couverture :

Alsace, années 1930. Noëlle, fille adoptive d’un viticulteur de Ribeauvillé, s’éprend d’un jeune étudiant allemand, Hans, venu participer aux vendanges le temps d’une saison. Leur passion n’est pas vue d’un bon œil. L’hostilité à l’égard du couple grandit à mesure que la paix entre la France et l’Allemagne est menacée. Bientôt, la guerre sépare les fiancés : le jeune homme est contraint de retourner dans son pays. Avec pour seules armes leur amour et leur foi en la justice, Noëlle et Hans vont s’acharner à survivre et ne jamais renoncer à se retrouver. L’amour se moque des frontières…

L’avis de Tittounett :

Le résumé est super simpliste et j’ai été heureusement surprise par la richesse de l’histoire et la découverte d’un livre qui tient plus de la saga familiale que de l’histoire d’un personnage unique.

1928 Clémence et sa très jeune fille Noëlle arrivent dans un nouvel endroit. Clémence a répondu a une annonce d’emploi de secrétaire chez un riche viticulteur. Elles emménagent au domaine, rencontrent les autres employés notamment le couple Charles et Marguerite qui devient la meilleure amie de Clémence et Liesele qui devient la meilleure amie de Noëlle.

Mais réside aussi la mère du viticulteur, Martha, haineuse et amère, prête à tout pour séparer Clémence de son fils qui se rapprochent et souhaitent se marier.

Les années passent au travers des manigances de Martha, de l’amour entre Clémence et le si gentil Johann (le viticulteur), de l’amitié indéfectible entre Liesele et Noëlle.

Puis Noëlle rencontre Hans, la guerre se rapproche, nous sommes en Alsace, territoire annexé puis libéré puis à nouveau annexé. La haine des allemands même en temps de paix était tangible, la guerre arrivant la situation devient très violente.

Entre la haine et la violence de Martha soutenue par un ou deux méchants personnages, la guerre, la nationalité allemande de Hans, forcé de s’engager dans l’armée d’Hitler, les camps de concentration, le caractère de Noëlle, l’occupation, l’exode, ce livre est une superbe découverte.

Ma notation :

Je l’ai dévoré et adoré. J’ai hâte d’essayer un autre bouquin de l’auteur que je ne connaissais pas.